Ouattara veut la poursuite du dialogue politique afin d' »honorer » la mémoire de Hamed Bakayoko

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a invité mercredi le gouvernement à poursuivre le dialogue politique afin d' »honorer » la mémoire du Premier ministre défunt Hamed Bakayoko, à l’entame d’un Conseil des ministres à Abidjan.

« Afin d’honorer sa mémoire, nous devons poursuivre le dialogue politique, le développement de notre pays avec engagement et détermination dans une Côte d’Ivoire apaisée et ouverte à tous », a déclaré M. Alassane Ouattara, dans un discours.  

Le gouvernement a « repris le travail pour nos concitoyens et je sais que chacun de nous fera l’effort nécessaire pour retrouver le rythme qui a été le nôtre au cours de ces dernières années », a ajouté le président ivoirien. 

« Pendant les années qu’il a passé au gouvernement, Hamed a travaillé avec abnégation (pour) la consolidation de la paix, du dialogue politique, de la sécurité ainsi que de l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens », a-t-il témoigné.  

Pour M. Ouattara « Hamed était un fils » ainsi que pour la Première dame. Il perd un proche collaborateur et un grand serviteur de l’Etat. Souffrant, il s’est rendu en France le 18 février, mais sa santé se dégradant, il sera évacué à Fribourg, en Allemagne, où il succombera d’un cancer le 10 mars.

L’intérimaire du Premier ministre défunt, Patrick Achi, a dit prendre la parole avec une vive émotion à ce Conseil des ministres, qui intervient après l’inhumation tenue le vendredi 19 mars 2021 à Séguéla, dans le nord-Ouest du pays. 

« Nous savons combien la perte cruelle et brutale de votre proche, fidèle et loyale collaborateur, de votre fils, le Premier ministre Hamed Bakayoko vous afflige », a affirmé M. Patrick Achi, pour qui se souvenir de Hamed, c’est se souvenir de tous ses combats pour rétablir le pays et sa marche vers le progrès.

Il a assuré que les Ivoiriens sont avec le chef de l’exécutif dans cette douloureuse épreuve et « les membres du gouvernement entendent rester debout et déterminés » à poursuivre sur sa haute égide la grande oeuvre de construction du pays, ce qui serait le plus bel hommage à Hamed Bakayoko.  

Des témoignages émus ont été rendus au Premier ministre défunt Hamed Bakayoko (56 ans) à l’occasion de ses obsèques. M. Ouattara perd en moins de huit mois un autre fils politique, attachant, après le décès du Premier ministre précédent Amadou Gon Coulibaly.

Le Canada et la Bad œuvrent pour la création d’un fonds pour le climat

Les deux parties ont récemment signé un accord de 105,8 millions de dollars américains pour matérialiser ce projet prenant notamment en compte le genre.Paraphé le 17 mars dernier, cet accord donnera naissance à « un fonds spécial transformateur » selon un communiqué de la Banque africaine de développement (Bad). Celui-ci, poursuit la source, sera capitalisé grâce, d’une part, à la combinaison d’une contribution remboursable de 105,8 millions de dollars américains visant à accorder des prêts concessionnels tant pour des opérations souveraines que non souveraines, et d’autre part, à une contribution de 7,9 millions de dollars américains pour une assistance technique complémentaire.

La Bad se chargera de l’administration de ce nouveau fonds destiné aux projets liés au changement climatique en Afrique et dans lesquels la participation de la gent féminine est fortement recommandée. La signature de l’accord a été effectuée en marge du Symposium Canada-Afrique sur la croissance propre.

Lors de cette cérémonie virtuelle, Karina Gould, la ministre canadienne du Développement international, a déclaré : « Le changement climatique est l’un des défis les plus importants de notre époque. Et bien que nous soyons tous touchés par ce phénomène, nous savons que tout le monde n’est pas affecté de la même manière. Cela signifie que les personnes vulnérables et marginalisées supportent plus le poids de cette crise ».

Le Canada et l’institution financière africaine prévoient d’utiliser les ressources de ce fonds dans « les technologies innovantes à faible émission de carbone, les énergies renouvelables, l’agriculture intelligente, la foresterie durable, la gestion de l’eau et les projets de résilience climatique ».

De son côté, Akinwumi Adesina, le président de la Bad, a affirmé que « dans la reconstruction de l’Afrique après la Covid-19, la résilience climatique est très importante ». En outre, le Nigérian a précisé que les moyens financiers déployés par le Canada, un des principaux membres non régionaux du Groupe de la Bad, « sont uniques pour l’aide (qu’ils) nous apportent dans notre adaptation au changement climatique ».

En termes de financement pour le climat, la Banque africaine de développement a pour but d’atteindre 40 % d’ici à la fin de 2021. Entre 2016 et 2019, ses investissements dans ce domaine ont quadruplé en passant de 9 à 36 % de son portefeuille. La Bad a pris l’engagement de fournir aux pays africains un financement climatique de 25 milliards de dollars d’ici à 2025.

Le Symposium Canada-Afrique sur la croissance propre a rassemblé des dirigeants des secteurs public et privé de ce pays nord-américain et de l’Afrique subsaharienne. Cette rencontre d’échanges visait, d’après le document de la Bad, « à identifier des moyens novateurs pour faire croître leurs économies tout en réduisant les émissions de carbone et en renforçant la résilience au changement climatique ».

La FAO rend un vibrant hommage au défunt PM ivoirien Hamed Bakayoko

L’équipe multidisciplinaire du Bureau sous-régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique de l’Ouest a rendu lundi un vibrant hommage au défunt Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, à l’ouverture de sa 12e réunion tenue en mode virtuel.

Les participants, ont lors d’un moment de recueillement, observé une minute de silence en hommage au défunt Premier ministre de la Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko décédé le 10 mars 2021 à Fribourg, en Allemagne, selon une note transmise à APA, mercredi.  

La session, pilotée par visioconférence depuis la Côte d’Ivoire, s’est ouverte en présence du ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture, Gaoussou Touré, du ministre guinéen de l’Agriculture et de l’élevage, Roger Patrick Millimono. 

« Je remercie la FAO pour le choix de la Côte d’Ivoire comme pays hôte de la 12ème réunion de l’Équipe multidisciplinaire pour l’Afrique de l’Ouest qui a pour thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux » », a déclaré le ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture, Gaoussou Touré. 

« Cette réunion est l’occasion de renforcer la cohésion pour une collaboration accrue et permettra également d’assurer une planification conjointe et une responsabilité mutuelle dans la conduite des actions visant à mettre en place des systèmes alimentaires résilients et à reconstruire en mieux après la crise de la Covid-19 », a-t-il dit. 

Les travaux qui ont porté sur la construction des systèmes agroalimentaires résilients en Afrique de l’Ouest, interviennent dans un contexte où la pandémie de Covid-19 a impacté les sources de revenus et les moyens d’existence des populations rurales et urbaines. 

Le représentant de la FAO en Côte d’ivoire, Samy Gaiji, a tenu à mettre l’accent sur les opportunités, qui ont émergé depuis le début de cette crise sanitaire, pour transformer les systèmes alimentaires afin de mieux soutenir les populations.

Pour lui, c’est l’occasion pour le pays de déployer des valeurs pour repenser une économie moins extravertie et plus intégrée, tournée vers la transformation des produits locaux pour la satisfaction des besoins alimentaires, sanitaires, énergétiques et en équipement. 

Les échanges ont ressorti « la nécessité urgente de construire des systèmes agroalimentaires résilients face aux conflits, au changement climatique, aux ravageurs et aux maladies transfrontaliers ». 

Le Commissaire de la CEDEAO pour l’Agriculture, l’environnement et les ressources en eau, Sékou Sangaré, a souligné que « l’agriculture est un secteur stratégique pour lutter contre la pauvreté, créer de l’emploi et assurer l’approvisionnement des populations en denrées alimentaires ».

Le coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Gouantoueu Robert Guéï, a invité les participants à porter « un regard rétrospectif sur 2020, une année qui marquera l’humanité, par la pandémie de la Covid-19, mais aussi une année où la FAO a induit beaucoup de changements dans sa façon de travailler par de nouvelles orientations ». 

En Afrique de l’Ouest et au Sahel, près de 17 millions de personnes ont actuellement besoin d’une assistance alimentaire immédiate. Ce chiffre pourrait augmenter à près de 24 millions pendant la prochaine période de soudure qui interviendra entre juin et août 2021, si des mesures appropriées ne sont pas prises à temps.

Dans le cadre de la politique d’ouverture et de transparence entre l’Organisation et ses États Membres prônée par le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, plusieurs ministres et représentants permanents auprès de la FAO à Rome participent à cette réunion. 

En outre, les gouvernements, les institutions économiques sous-régionales, les partenaires techniques et financiers, la société civile et les représentations de la FAO des 15 pays membres de la CEDEAO contribuent à dresser le bilan des actions menées et définir les perspectives pour l’année 2021. 

La première réunion virtuelle de l’Équipe multidisciplinaire de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest qui s’est ouverte lundi et qui table sur la problématique de l’insécurité alimentaire, du ralentissement économique, du changement climatique, des conflits et de la pandémie de Covid-19, se déroule jusqu’à ce mercredi 24 mars 2021.

Congo : l’opposition conteste la victoire de Denis Sassou Nguesso

Au Congo, des candidats de l’opposition annoncent un recours contre la réélection pour un quatrième mandat du président sortant.Réélu avec un score soviétique de 88,57 %, Denis Sassou Nguesso n’est pas applaudi par tout le monde au Congo. Car les opposants dénoncent un scrutin « calamiteux » avec comme point d’orgue la rapide publication des résultats provisoires intervenue hier mardi.

« Ce n’est pas en un jour qu’on peut compiler les résultats venus de tout le Congo. Il y a quelque chose qui étonne : dans la plupart des résultats, on suit l’ordre de présentation des candidats sur le bulletin de vote. Donc, c’est quelque chose de préconçu », a noté Mathias Dzon, classé troisième avec 1,90 % des suffrages, derrière le défunt Guy-Brice Parfait Kolélas.

Ce dernier, décédé dimanche des suites de la Covid-19, occupe la deuxième place avec 7,84 % des voix. Son allié Jean-Jacques Yhombi-Opango dénonce aussi la « précipitation » dans la publication des résultats.

« J’aimerais bien voir avec quel matériel ils ont pu faire. Je veux bien qu’on évolue. On nous dit ici qu’il n’y a pas de biométrie, qu’il n’y a pas toute cette technologie. Le faire aussi vite ? Je suis assez surpris. Ce n’est pas normal. Toutes les compilations ne sont pas encore arrivées à Brazzaville. C’est vraiment très sale », a-t-il dit sur RFI.

En revanche, le porte-parole de la campagne de Sassou Nguesso, Anatole Collinet Makosso, a pris le contre-pied des candidats de l’opposition.

Logistique

« L’État a ses canaux de transmission de l’information. Cela ne doit quand même pas être comparé à l’individu qui ne sait même pas par quel moyen il peut faire parvenir les résultats ici. S’ils étaient mieux organisés, ils pouvaient les avoir. L’État ne doit quand même pas subordonner son fonctionnement à la dextérité, à la diligence ou à la non-diligence des particuliers. Ce n’est pas possible », a expliqué M. Makosso.

En plus du grief de la « précipitation » évoqué plus haut, les opposants comptent corser leur recours en invoquant l’article 70 de la Constitution congolaise. Il prévoit, selon eux, le report ou l’annulation de l’élection présidentielle en cas de décès d’un candidat.

Cependant, le camp du pouvoir s’appuie sur « les dispositions de l’article 36 » de la loi fondamentale. A ce niveau, Anatole Collinet Makosso note qu’il « n’y a aucun problème ».  Lundi dernier, le président de la Commission électorale, Henri Bouka, avait estimé que le scrutin était valide, puisque le candidat Kolélas est mort après la tenue du vote.

Quelques heures avant son décès et le début du scrutin, l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, 61 ans, avait publié une vidéo dans laquelle il affirmait « se battre contre la mort ». « Cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter », avait-il déclaré, alité, affaibli, avec un masque d’assistance respiratoire sur la main. Il a succombé dans la nuit du dimanche au lundi dans l’avion qui l’acheminait en France pour des soins.

Au pouvoir depuis 36 ans, Denis Sassou Nguesso, 77 ans, surnommé « empereur » par ses pairs ivoirien et guinéen, avait face à lui six candidats pour l’élection du 21 mars. Sur son compte Twitter, il n’a publié que le mot « MERCI » depuis la publication des résultats provisoires.

Politique, santé et économie au menu des quotidiens marocains

La question de l’intégrité territoriale du Royaume, la réforme du système de santé, la campagne de vaccination et la production minière sont les principaux sujets évoqués par les quotidiens marocains parus ce mercredi.+Aujourd’hui Le Maroc+ écrit que toutes les tentatives des adversaires d’affaiblir la position légale et juste du Maroc auprès des institutions européennes « ont toujours fini par être déjouées par le Maroc ».

La question de la souveraineté du Maroc sur son Sahara ne supporte pas de positions mitigées et l’administration américaine, à l’instar d’une majorité de pays à travers le monde, l’a actée en janvier dernier, rappelle le quotidien, notant que sur ce dossier précisément, les décideurs et responsables européens, que ce soit au sein des institutions de Bruxelles ou à titre individuel, « ne peuvent pas invoquer une pseudo-neutralité qui est en soi une reconnaissance ».

Il estime que les défis auxquels seront confrontés ensemble les pays européens et leur partenaire, le Maroc, « exigent qu’il y ait une vision partagée basée, comme toujours, sur le respect mutuel et la suprématie de la légalité ».

+L’Economiste+, qui revient sur le système de santé au Maroc, écrit qu’alors que les promesses d’élargissement de la protection sociale au Maroc avancent à grands pas, le chantier de la dématérialisation et des systèmes d’informations semble d’une réelle portée pour répondre aux nouveaux besoins.

Contrairement à de nombreux autres secteurs, y compris publics, le système de santé reste très en marge des enjeux de la transformation numérique, constate l’auteur de l’article, soulignant que le personnel de santé serait pourtant le plus grand gagnant à travers les nombreux atouts qui se profilent, notamment l’allégement du travail, un meilleur suivi des parcours des malades et un pilotage amélioré des dépenses de santé.

Sous ce prisme, cette réforme ne semble pas tellement celle d’une « utopie technologique », mais un « quasi-accélérateur » de la reconfiguration du système de santé du pays, estime-t-il.

+Al Alam+ croit savoir que le Maroc se prépare à recevoir de nouveaux lots de quatre millions de doses de vaccins anti-covid-19 dans les prochains jours.

L’arrivée de ces expéditions des vaccins russe «Spoutnik V» et chinois «Sinopharm» va permettre d’accélérer le rythme de la vaccination, ralenti ces dernières semaines par le manque de vaccin.

+L’Opinion+ rapporte que la part du secteur minier dans le PIB national est estimée à 10% avec un nombre d’emplois directs d’environ 40 000. En termes d’exportations, le secteur contribue à hauteur de 80 % en volume et 20 % en valeur.

La production dépasse 38 millions de tonnes, dont 35 millions de phosphates et environ 3 millions de tonnes pour les autres produits (argent, cobalt, plomb, zinc, cuivre, manganèse, Guenfoud barytine, bentonite, sel gemme, Zelmou fluorine, fer, argiles, talc…),

Leader mondial dans le domaine des phosphates, le Maroc est premier producteur africain d’argent et de barytine, et occupe le troisième rang pour la fluorine et le cobalt sur le continent. Les principales mines actuellement en production, toutes découvertes par l’ONHYM et sont mises en exploitation dans le cadre de partenariat public-privé.

Niger: l’UA indignée par la récurrence des attaques terroristes

Le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Moussa Faki Mahamat s’indigne et exprime sa préoccupation suite à la récurrence des attaques terroristes prenant des civils pour cibles au Niger.En l’espace d’une semaine, 203 personnes ont été tuées dans l’Ouest du pays par des hommes armés. Six jours avant l’attaque de dimanche dernier qui a fait 137 morts, 66 personnes avaient perdu la vie à Tillabéry. Cette région frontalière de Tahoua se situe dans la zone dite des trois frontières à la lisière du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

« Toute en condamnant fermement la lâcheté des dernières attaques intervenues dimanche 21 mars dans la région de Tahoua au Niger (…) le président de la Commission présente ses condoléances aux familles des victimes », rapporte la CUA dans un communiqué.

Elle réitère l’urgente nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme dans le Sahel pour préserver les vies humaines et appelle à la solidarité de tous dans ces moments particulièrement éprouvants.

Même réaction du Le HCR. L’agence onusienne chargée des réfugiés condamne les attaques meurtrières contre des personnes déplacées qui ont fui de précédentes violences.

« Le HCR évalue les besoins et se tient prêt à fournir des soins de santé aux personnes affectées ainsi qu’à assurer leur protection, alors que les populations pourraient rejoindre les villes voisines d’Intikane, de Telemces et de Tahoua, où nous fournissons déjà, avec nos partenaires, une assistance humanitaire aux réfugiés, aux déplacés internes et aux personnes vulnérables parmi les communautés d’accueil », écrit-il dans un communiqué de presse.

La presse raconte la rencontre émissaire de Touba/opposition

La rencontre, hier soir à Dakar, entre Serigne Bass Mbacké Porokhane, émissaire du Khalife général des mourides avec le Front de résistance nationale (FRN, opposition), fait la Une des quotidiens sénégalais parvenus ce mercredi à APA.« Tension entre le pouvoir et l’opposition-Le sermon de Serigne Mountakha », titre Le Quotidien, dans lequel journal, le Khalife affirme : « On n’accède pas au pouvoir par des armes ou des pierres ».

A propos de cette rencontre FRN/émissaire du Khalife, L’As note que « l’opposition expose ses doléances à Serigne Mountakha ».

« Les exigences de l’opposition à Macky Sall », renchérit Rewmi Quotidien, soulignant que le FRN demande le limogeage du Procureur et du Doyen des juges, le renoncement public de Macky Sall à une 3e mandat, l’abrogation du parrainage, la suppression du statut de non électeur.

« Le FRN liste ses exigences, Serigne Mountakha apaise. Le Khalife invite au calme, à la paix et remet 50 millions f cfa pour les familles des victimes des manifestations. Il invite les acteurs politiques à attendre la période des campagnes électorales pour présenter bilan ou projet », détaille Les Echos à sa une.

De son côté, Vox Populi met le focus sur « la faveur que le Khalife demande à Macky et Sonko » : « Ce sont mes deux fils qui se font face, il est de notre rôle de vous demander de tout cesser. Maintenant, celui qui accepte de m’accorder cette demande, je vais le remercier ».

Dans le journal, le Khalife dit à qui veut l’entendre : « Le changement ne peut s’opérer que par le vote, la violence n’a pas sa place dans la démocratie ».

En attendant, pour la bonne conduite des politiques publiques et pour mieux soutenir les actions présidentielles, La Tribune informe qu’on va vers « le retour du poste de Premier ministre en 2022 ».

« Occupation du terrain politique-Quand Sonko requinque l’opposition ! », s’exclame Sud Quotidien.

Traitant du financement des jeunes, des assemblées générales tous azimuts, Walf Quotidien titre : « Rebondir à tout prix ! »

Les accords avec les enseignants entre 2018 et 2020 occupent la Une de L’As qui constate que « l’Etat se radicalise ».

« 25.966 actes traités entre 2019 et 2021 », affirme le ministre de la Fonction publique, Mariama Sarr.

Mais « c’est du bluff », de l’avis du syndicaliste enseignant, Saourou Sène.

Pourtant, Le Soleil informe que « 166 milliards de Fcfa (ont été) décaissés en 3 ans » pour payer les rappels des enseignants.

Augmentation de 12% du taux d’accès à l’électricité en Afrique

Vingt millions d’Africains ont été raccordés à l’électricité entre 2014 et 2018, soit plus du double de la hausse observée pour la période 2000-2013.Ainsi, le taux d’accès à l’électricité en Afrique est passé de 42% en 2015 à 54% en 2019 grâce, notamment, au soutien de la Banque africaine de développement (Bad). Celle-ci a financé des projets d’interconnexion entre ses pays membres africains (dits régionaux) et favorisé le recours aux énergies renouvelables.

« Avec l’appui de la banque, 291 MW de nouvelles capacités de production d’électricité ont été installées en 2019 dont 60% à partir de sources d’énergies renouvelables. Au cours de la même année, quelque 432 kilomètres de lignes de transport d’électricité et 435 kilomètres de lignes de distribution ont été réalisées sur le continent, ce qui a favorisé l’accès de près de 468 000 personnes à l’électricité en 2019 », rapporte un communiqué de presse reçu, ce mercredi à APA.

Il souligne que la Bad a exhorté ces dernières années ses pays membres africains à rationaliser leurs capacités de production et à partager leur surplus d’électricité afin d’améliorer les échanges énergétiques transfrontaliers, dont le taux n’est que de 8% sur le continent.

Entre 2014 et 2020, la banque a effectué des investissements importants dans les énergies renouvelables, notamment dans le parc éolien du Lac Turkana, au Kenya, le complexe solaire NOOR Ouarzazate au Maroc et le Programme solaire Burkina Faso 2025 dénommé « Yeleen ».

Maroc : L’entraineur du Raja, Jamal Sellami présente sa démission

L’entraineur du Raja de Casablanca, Jamal Sellami a présenté, mardi soir sa démission.Le coach rajaoui (50 ans) n’a pas résisté à la salve de critiques qui lui a été adressée après la défaite du club lors du derby casablancais face au Wydad de Casablanca dimanche dernier (2-0).

Après un an et demi sur le banc du Raja, Jamal Sellami a remporté avec le club un titre de champion du Maroc et des qualifications pour la demi-finale de la Ligue des Champions et la finale de la Coupe Mohammed VI.

Pour rappel, le comité directeur du club s’est réuni cet après-midi et a décidé de le maintenir à son poste. Une décision qui a poussé des dirigeants du club a démissionné.

Le Maroc rendra hommage à Mahtar Mbow à l’occasion du sommet de l’Africanité

Le Maroc rendra hommage au Professeur Amadou Mahtar Mbow à l’occasion de la 2ème édition du sommet de l’Africanité, prévue du 5 au 7 avril prochain à Casablanca.« Dans le cadre du centenaire du Professeur Amadou Mahtar Mbow célébré sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc abrite à Casablanca la seconde édition du sommet de l’Africanité, occasion à laquelle le trophée de l’Africanité sera remis au premier directeur africain de l’Unesco, le professeur Amadou Mahtar Mbow en hommage à son parcours exceptionnel, historique et fort exemplaire », indiquent un communiqué des organisateurs.

Lors de ce second sommet, placé sous la thématique « Made in Africa: Parole aux femmes d’Afrique », la parole sera donnée à des personnalités, à des femmes africaines et aux futurs leaders pour parler de leur projet et raconter leur succès, précise la même source.

L’objectif du sommet de l’Africanité est d’accompagner en fédérant la dynamique du leadership des femmes et des jeunes en Afrique, sélectionnés par la Fondation, pour faire connaitre leurs projets immédiats, les encourager et enfin les aider à trouver un financement. Selon ses organisateurs, ce sommet se veut un porte parole de la femme et de la jeunesse africaine face à la communauté internationale.

Pour rappel, la fondation Trophée de l’Africanité organisatrice de cet événement à Casablanca a déjà récompensé plus de 140 personnalités dans le monde dont 10 chefs d’Etat africains.

Préparatifs pour le Ramadan: offre abondante en produits de base (ministère)

L’état actuel et prévu pour les semaines et mois à venir en matière d’approvisionnement du marché national en produits de base et de première nécessité se caractérise par une offre abondante et diversifiée qui répond aux besoins des citoyens à travers tout le Royaume, souligne mardi le ministère de l’Intérieur.Lors d’une réunion consacrée à l’évaluation et au suivi de la situation d’approvisionnement du marché national et des prix des produits de base, il a été confirmé que l’état d’approvisionnement actuel et prévu lors des semaines et mois à venir est caractérisé par une offre abondante et diversifiée qui répond aux besoins des citoyens à travers tout le Royaume en termes de produits de base, qu’ils soient locaux ou importés, en particulier ceux qui sont très prisés à l’occasion du mois de Ramadan, assure la même source.

Les prix des principales denrées, ajoute-t-on, sont en majorité stables et restent à leurs niveaux normaux, avec des variations relatives enregistrées dans les prix de certains produits par rapport à la même période l’an dernier, comme la baisse relative enregistrée dans les prix des légumes, des viandes rouges, des légumineuses et des fruits secs, et l’augmentation relative enregistrée dans les prix des huiles alimentaires, de la viande blanche et des œufs.

En dépit des données rassurantes et des indicateurs positifs, note le ministère, les pouvoirs publics ont été appelés à suivre de près la situation de l’offre et de mobiliser les différents acteurs afin d’assurer l’abondance des produits de première nécessité sur les marchés, à travers tout le Royaume, avec les quantités et la qualité requises et à des prix raisonnables, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter tout défaut d’approvisionnement.

Le communiqué souligne, par ailleurs, que compte tenu des risques et des répercussions de la pandémie de Covid-19 qui subsistent encore, et afin de protéger la santé et la sécurité des citoyens, il est impératif pour l’ensemble des acteurs de poursuivre leurs efforts dans ce cadre et de veiller en toute fermeté au respect des mesures de distanciation préventive et sociale dans tous les espaces, les groupements commerciaux, les points de vente et magasins de services qui connaissent une très grande affluence, avant et pendant le mois de Ramadan.

Il est également impératif que les interventions des services et mécanismes de contrôle à caractère préventif et coercitif soient adossées à l’accompagnement et l’assistance de toutes les parties du processus de consommation, insiste le ministère, mettant l’accent sur la nécessité d’associer toutes les instances concernées, notamment les Chambres professionnelles, les associations des commerçants et les associations de protection du consommateur, aux efforts déployés pour encadrer et sensibiliser commerçants et consommateurs.

Congo : Denis Sassou Nguesso réélu avec 88,57 % des voix

Deux jours après la mort de son principal opposant, Guy-Brice Parfait Kolélas, le président sortant est déclaré vainqueur de la présidentielle selon les résultats provisoires de la Commission électorale.« L’empereur », surnom de Denis Sassou Nguesso, a obtenu sans surprise un cinquième mandat de 5 ans à la tête du Congo. Décédé dimanche dernier à Paris (France), après avoir été diagnostiqué positif à la Covid-19, Guy-Brice Parfait Kolélas arrive en deuxième position avec  7,84 % des suffrages valablement exprimés.

A lire aussi : Denis Sassou Nguesso, l’insubmersible

A en croire le ministre de l’Intérieur, le chef de file du Parti congolais du Travail (PCT, au pouvoir) a largement dominé ses adversaires dans la quasi totalité des 108 sous-préfectures du pays. Sassou Nguesso n’a perdu qu’à Kinkala et Louingui dans la région du Pool et dans l’arrondissement de Makélékélé situé dans la capitale Brazzaville.

Le taux de participation à l’élection présidentielle du 21 mars s’établit à 67,55 %.

Mahamadou Issoufou dit « au revoir » à Ouattara avant son départ le 2 avril

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a dit mardi « au revoir » à Alassane Ouattara à Abidjan, lors d’une audience à la présidence de la République, avant la passation des charges le 2 avril 2021 au nouveau président élu Mohamed Bazoum.

« Je voudrais cher frère te remercier. Il fallait que je vienne te voir en tant que président de la République du Niger pour te dire au revoir, parce que le 2 avril prochain, je vais passer le témoin à un nouveau président démocratiquement élu par le peuple nigérien », a déclaré M. Mahamadou Issoufou devant les caméras.  

Saisissant cette occasion, M. Mahamadou Issoufou a renouvelé toutes ses condoléances à la suite de la disparition du Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, le 10 mars dernier, tout en exprimant les condoléances de l’ensemble du peuple nigérien.

Il s’est réjoui de « la qualité des rapports » qu’il a eus au plan personnel et de la qualité de travail abattu ensemble pendant ces années avec le président ivoirien, ce qui a permis d’ailleurs de renforcer les relations bilatérales entre le Niger et la Côte d’Ivoire.  

« Ce que nous avons fait ensemble a permis d’enregistrer des progrès, aussi bien au niveau de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) qu’à l’échelle du continent », a-t-il poursuivi. 

« J’ai noté également, la très forte solidarité de la Côte d’Ivoire, dans la lutte contre le terrorisme qui menace le Sahel et le bassin du lac Tchad », a dit le président Mahamadou Issoufou, qui a « apprécié le soutien financier de la Côte d’Ivoire, surtout pour le financement du contingent tchadien qui a permis d’intensifier la lutte contre le terrorisme ». 

« La solidarité des pays amis est très importante. Je voudrais renouveler mes remerciements pour la qualité des relations que nous avons eues entre le Niger et la Côte d’Ivoire. Nous allons continuer à travailler ensemble pour le bonheur de nos populations », a-t-il ajouté.

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, s’est réjoui de cette visite, tout en assurant que son pays est disposé à soutenir les efforts du G5 Sahel dans l’élan de la lutte contre le terrorisme qui enregistre un regain ces derniers jours. 

M. Ouattara a évoqué le ralentissement des économies de la région à la suite de la pandémie de Covid-19, tout en laissant entendre que « nous sommes en roue libre pour l’Éco (la monnaie commune de la Cedeao) » après cette crise sanitaire.  

Mohamed Bazoum succède, le 2 avril 2021, à Mahamadou Issoufou qui achève son second mandat quinquennal à la tête du pays. Le Cour constitutionnelle nigérienne a confirmé le 21 mars son élection à la présidentielle du 21 février.  

Côte d’Ivoire: un accident de la circulation fait trois morts sur l’autoroute du nord

Une collision entre deux camions de transport de marchandises diverses sur l’autoroute du nord voie sud PK 13, a fait sept victimes dont trois décès certains mardi aux environs de 03h43 mn ( heure locale et GMT), a appris APA auprès du Groupement des sapeurs pompiers militaires ( GSPM).

Dans une note d’information, les pompiers ont précisé que les quatre blessés de cet accident ont été évacués à l’hôpital Saint Jean Baptiste de Bodo, sur l’autoroute du Nord. 

Selon le gouvernement ivoirien, la surcharge, l’état des routes et l’imprudence des conducteurs sont généralement à l’origine de 94% des accidents de la route qui surviennent en Côte d’Ivoire. 

 L’année 2020 s’est achevée dans le pays avec un total de 31 361 interventions des sapeurs-pompiers qui ont recensé 32 234 victimes dont 1097 décès. 

Niger : un deuil national de trois jours décrété

Les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national, à compter de ce mardi 23 mars, en mémoire des victimes des récentes attaques jihadistes.Le bilan officiel est lourd : 203 morts en l’espace d’une semaine. Les assauts jihadistes du dimanche 21 mars « dans les localités d’Intazayene, de Bakorat et Wistane et plusieurs autres hameaux et campements (région de Tahoua) » ont causé 137 décès selon un communiqué du gouvernement nigérien.

Six jours auparavant, 66 personnes avaient perdu la vie à Tillabéri. Cette région frontalière de Tahoua se situe dans la zone dite des trois frontières à la lisière du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

L’exécutif nigérien a remarqué que les auteurs de ces attaques sanglantes, « en prenant dorénavant les populations civiles pour cible, franchissent une étape de plus dans l’horreur et la barbarie ».

C’est pourquoi, le gouvernement a appelé « la population à plus de vigilance tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre la lutte contre le terrorisme jusqu’à la victoire finale ».

Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), a exprimé ce mardi « son indignation et sa préoccupation suite à la récurrence des attaques terroristes » visant des civils.

En outre, le Tchadien a réitéré « l’urgente nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme dans le Sahel pour préserver les vies humaines » et appelé « à la solidarité de tous dans ces moments particulièrement éprouvants ».

Pour sa part, Mahamadou Issoufou, qui gère les affaires courantes avant l’investiture de Mohamed Bazoum, a convoqué dimanche dernier une réunion du Conseil National de Sécurité. Sur tweeter, le président sortant a soutenu que « tout est mis en œuvre pour que ces crimes ne restent pas impunis ».

Son successeur à la tête de la République du Niger a déploré ces attaques « contre les paisibles populations civiles ». Mohamed Bazoum, dont la victoire à l’élection présidentielle du 21 février a récemment été confirmée par la Cour constitutionnelle, a un dossier chaud sur sa table. Le nouveau chef de l’État prendra ses fonctions le 2 avril prochain.

RD Congo : les violences à l’Est inquiètent l’Onu

La Haut-commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Michelle Bachelet s’est dit « préoccupée » par la recrudescence des violences commises à l’Est de la République démocratique du Congo qui ont fait près de 3000 morts en 2020.Ce cycle de violences a déjà coûté la vie à 2 945 civils, dont 553 femmes et 286 enfants précise l’ancienne présidente du Chili nommée à ce poste en 2018. Championne confirmée des droits de l’homme au leadership novateur, ce médecin-pédiatre  soutient que cinq rapports ont été produits l’année dernière sur la situation « alarmante » dans l’Est de la RDC, déchiré par les violences des groupes armés et intercommunautaires. Ces rapports confirment l’augmentation de 21% des violations des droits de l’homme perpétrées sur des civils sur l’année 2020.

Ces bandes armées qui opèrent dans cette zone s’en prennent désormais aux organismes internationaux. En février, ils avaient ciblé un convoi du Programme Alimentaire Mondiale (Pam) dans le Nord-Kivu qui avait couté la vie à l’ambassadeur italien Luca Attanasio, son garde du corps et son chauffeur congolais.

De son coté, la représentante spéciale du Secrétaire général et chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) Bineta Keïta, prône une batterie de mesures allant du « renforcement de la lutte contre l’impunité, la mise en place d’un processus de justice transitionnelle crédible et holistique, la mise en place d’un programme crédible de démobilisation, de désarmement, de réintégration communautaire », pour un retour d’une paix durable dans cette zone.                               

Uemoa : les présidents se réunissent le 25 mars 2021

La 22e Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) se tiendra par visioconférence à cause de la crise sanitaire mondiale.Le nouveau coronavirus sera au cœur des débats avec le point de « la situation au sein de l’espace communautaire à l’heure des campagnes de vaccination », indique un communiqué reçu ce mardi à APA.

En outre, les dirigeants des huit pays membres, les membres du Conseil des ministres et les chefs des institutions de l’Uemoa discuteront de « l’état de l’Union en 2020 avec notamment la situation économique, monétaire et financière ainsi que l’état de mise en oeuvre des chantiers de haut niveau ».

Les travaux de cette session, dont le démarrage est fixé 10 heures GMT, seront présidés par le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, par ailleurs président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa.

Celle-ci est l’organe suprême qui définit les grandes orientations de la politique de l’Union et nomme les présidents et les membres des organes et institutions. La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement se réunit au moins une fois par an.

Maroc : Royal Air Maroc adopte le bon à délivrer électronique

Dans le cadre du déploiement de sa stratégie de digitalisation du fret aérien, Royal Air Maroc (RAM) poursuit son innovation et s’associe à Portnet S.A. pour l’adoption du bon à délivrer (BAD) électronique, indique un communiqué de la RAM.Après avoir lancé la dématérialisation de la soumission des déclarations sommaires via PortNet, la compagnie nationale amorce désormais la délivrance électronique du bon à délivrer, auparavant remis physiquement par le transporteur au consignataire de la marchandise, précise la compagnie.

Grâce à cette innovation, Royal Air Maroc participe activement à la fluidification des flux du fret aérien, et améliore la transparence et la traçabilité des opérations y afférent.

Ainsi, le bon à délivrer (BAD), document nécessaire à la livraison des marchandises placées sous surveillance douanière, est désormais généré automatiquement. Il est mis à disposition de l’importateur ou de son représentant de manière électronique, à travers la plateforme du Guichet Unique PortNet en se basant sur l’Identifiant Commun Entreprises (ICE) du destinataire, explique RAM.

Grâce à l’adoption du BAD électronique, le document est désormais disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. De ce fait, le nouveau service accélère les opérations d’enlèvement et de sortie des marchandises. Son accessibilité en ligne permet également une visibilité en temps réel pour l’ensemble des acteurs concernés, améliorant la transparence ainsi qu’une réduction des échanges physiques de documents entre Royal Air Maroc et les importateurs nationaux, qui revêt une importance cruciale dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire toujours en vigueur.

A travers cette démarche mise en place au niveau de l’ensemble des terminaux Fret de la compagnie nationale, Royal Air Maroc offre à la communauté des importateurs et transitaires nationaux une meilleure qualité de service, une chaîne logistique plus fluide, et un gain de temps considérable se traduisant par une plus grande efficacité des processus de traitement des marchandises importées, conclut le communiqué.

Politique, économie et faits divers à la Une au Sénégal

Une diversité de sujets liés à la politique, à l’économie et aux faits de société fait la Une de la presse sénégalaise reçue ce mardi à APA.Le Quotidien dissèque le rapport sur la liberté et la démocratie et informe que « le Sénégal sort du Top 10 ».

« Le rapport de Freedom house couvre la période 2017-2020. Le pays (Sénégal) passe de libre à partiellement libre », indique le journal.

De son côté, L’As diagnostique « comment les partisans de Macky Sall nuisent à leur leader » à travers leurs écarts de langage et la mauvaise communication.

Revenant sur les récentes violences meurtrières, Walf Quotidien note que le ministre de la Justice, « Me Malick Sall charge Sonko » qui, selon le journal, fait face à l’équation des faux amis en cherchant des alliés partout.

« Le prochain complot, c’est de m’accuser de terrorisme », alerte Ousmane Sonko dans Vox Populi.

Nos confrères notent que « l’arène politique (est) en ébullition…malgré le contexte de Covid-19 ».

« Echappée solitaire d’Ousmane Sonko qui ne s’arrête pas de visiter. Marquage à la culotte de Khalifa Sall (ex maire de Dakar) qui reprend ses tournées. L’opposition multiplie les rencontres, l’APR et ses alliés en phase de remobilisation », détaille Vox Populi.

Le pèlerinage à la Mecque fait la Une de Walf Quotidien qui souligne que « Riyad corse les conditions », compromettant ainsi les chances du Sénégal.

En économie, L’As révèle que « les produits alimentaires flambent » à cause des dégâts collatéraux de la Covid-19.

« Coures et livraison à domicile, transport de passagers…Les +thiak thiak (conducteurs de motos) doublent les taxis », rapporte Walf Quotidien.

Pendant ce temps, Sud Quotidien s’intéresse aux « dégâts collatéraux du renouvellement des accords de pêche Sénégal-UE » et s’exclame : « L’économie maritime au point mort ! »

Dans ce journal, Moustapha Dieng du syndicat des pêcheurs autonomes soutient : « Le Sénégal gagne moins de 10 milliards en 5 ans. Nos pêcheurs peuvent rapporter plus de 10 milliards annuellement au Sénégal si l’Etat y met les moyens ».

Libération reste sur le secteur de la pêche, notant « encore un drame en mer » avec trois pêcheurs de Thiaroye-Sur-Mer portés disparus depuis vendredi dernier.

Les quotidiens sportifs traitent des matchs du Sénégal contre le Congo et l’Eswatini dans le cadre des 5e et 6e journées de la Can 2022.

« 31 Lions arrivent à Brazzaville. 24 joueurs ont quitté Paris en jet privé. Les 4 Turcs arrivés à Dakar par vol commercial…pour voyager avec Kouyaté et les deux locaux. Gana et Diallo ont rejoint la tanière la tête haute », explique Stades.

« Les Lions à Brazzaville ce mardi. Premier galop à 18h00 GMT », renchérit Record.

Législatives: le Conseil constitutionnel ivoirien rejette l’appel de « KKP »

Le Conseil constitutionnel ivoirien a rejeté la requête en appel du député sortant de Yamoussoukro Kouassi Kouamé Patrice dit « KKP », qui accuse le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), le parti au pouvoir de « fraudes » lors des élections législatives du 6 mars 2021, selon une source proche de son parti.

M. Kouassi Kouamé Patrice était candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition) pour les législatives du 6 mars 2021 à Yamoussoukro. Il avait dénoncé face à la presse, avec son colistier, Baba Sylla, « 14.000 voix frauduleuses sur 20.000 votants ».

« Oui, ils (les membres du Conseil constitutionnel, chargés de trancher les contentieux des élections législatives) ont rejeté l’appel », a déclaré une source au sein du Pdci, ex-allié du Rhdp.  

Yamoussoukro, ville natale de Félix Houphouët-Boigny, fief du Pdci, comprend deux sièges de députés. Le Conseil constitutionnel vient via son verdict de confirmer la victoire du Rhdp devant le Parti démocratique de Côte d’Ivoire. 

Le Rhdp, parti au pouvoir, dirigé par Alassane Ouattara, a remporté la majorité des sièges avec 137 élus, devant l’opposition qui recueille 91 sièges et les candidats indépendants 26 sièges, selon les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante (CEI).

Maroc : nouvelles nominations à la tête de la Cour des comptes, de la Cour de cassation et du Conseil de la concurrence

Le Roi Mohammed VI a procédé, lundi, a des nominations dans le secteur de la Justice et de l’économie.Ainsi, le Souverain a nommé Mmùe Zineb El Adaoui, au poste de premier président de la Cour des comptes. A cette occasion, le Souverain a prodigué à la nouvelle présidente ses hautes orientations, pour qu’elle veille à ce que cette institution accomplisse ses missions constitutionnelles, particulièrement en matière de l’exercice du contrôle supérieur des finances publiques et dans le domaine de soutien et de protection des principes et valeurs de bonne gouvernance, de transparence et de reddition des comptes, indique un communiqué du cabinet royal.

Le Roi a également nommé Mohamed Abdennabaoui premier président de la Cour de Cassation, et en cette qualité, président délégué du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), alors qu’El Hassan Daki devient, lui, Procureur général du Roi près la Cour de Cassation et en cette qualité, président du ministère public.

De son côté, Ahmed Rahhou a été nommé à la tête du Conseil de la concurrence en succédant à Driss Guerraoui.

« Cette nomination intervient suite à la soumission à la haute attention royale du rapport de la commission ad-hoc chargée par le Souverain de mener les investigations nécessaires à la clarification de la situation née de la confusion créée par les décisions discordantes du Conseil de la Concurrence dans l’affaire des ententes éventuelles dans le secteur des hydrocarbures contenues dans les notes divergentes portées à la haute attention de Sa Majesté le Roi les 23 et 28 juillet 2020 », indique le cabinet royal.

COMESA : la Zambie et le Zimbabwe pilotent un projet d’industrialisation

La Zambie et le Zimbabwe pilotent un projet du Marché commun d’Afrique orientale et australe (COMESA) visant à renforcer la capacité des industriels de la région à participer activement à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).La Secrétaire générale du COMESA, Chileshe Kapwepwe, a déclaré que les deux voisins d’Afrique australe ont récemment signé un protocole d’accord pour mettre en œuvre un projet d’industrialisation commun qui vise à promouvoir une croissance économique autonome, équilibrée et inclusive entre les deux pays.

Le projet devrait « offrir au secteur privé la possibilité de bénéficier de la Zone de libre-échange continentale africaine grâce à une compétitivité accrue ».

« Une fois réussi, le projet pilote sera étendu à d’autres États membres de la région », a déclaré Mme Kapwepwe lundi. Elle a déclaré que la réussite du projet permettrait aux deux pays de réaliser une transformation économique inclusive et durable grâce à l’industrialisation.

Le projet devrait se traduire par une forte participation du secteur privé, une utilisation efficace du cadre de partenariat public-privé, une coordination effective et un investissement accru dans la science, la technologie et l’innovation.

La région du COMESA comprend 21 États membres avec une population de plus de 583 millions d’habitants et un produit intérieur brut de 800 milliards de dollars américain.

Géographiquement, le COMESA couvre près des deux tiers du continent africain avec une superficie de 12 millions de kilomètres carrés.

Côte d’Ivoire: du nectar de palme transformé dans une usine de fortune en un punch fort (REPORTAGE)

A Tchantchebé, un campement se trouvant à 7 Km du centre-ville de Bonoua, une agglomération sise à 60 Km au Sud-est d’Abidjan, de jeunes gens doués d’ingéniosités produisent de l’alcool à base du vin de palme dans une usine de fortune, en pleine forêt.

Le nectar de palme communément appelé « bandji » est très prisé en Côte d’Ivoire. Sa teneur en sucre provoque une fermentation forte au bout de deux semaines et sert à produire de l’alcool dénommé « koutoukou » dont le pourcentage volumique se situe autour de 50 degrés.   

En pleine forêt, à Tchantchebé, l’on aperçoit quelques tentes faites en pailles, sous lesquelles sont installées des usines artisanales faites de barriques posées sur un foyer surchauffé, et à proximité, une piscine pour refroidir les tuyaux acheminant l’alcool dans des bidons de 15 à 20 litres.

Sur les lieux, une cohorte de jeunes nous aborde dans un décor ou de part et d’autre, sont extraits des palmiers au sol, du vin de palme qu’ils nous offrent à l’entame des échanges comme le recommande la tradition locale, avant de demander l’objet de notre venue. 

Après les échanges emprunts de courtoisies, ils nous lancent que pour visiter le site, il faut « faire un geste », une manière voilée de demander quelques billets de banque. La requête satisfaite nous ouvre le jeu des questionnements.        

Kofi Dongnon (21 ans), un jeune Togolais, opère dans ce milieu depuis cinq ans. Visiblement passionné, il nous conte son expérience et le processus de production du koutoukou, debout près d’un fût de 1 000 litres de vin de palme en fermentation. 

Les producteurs, dit-il, s’installent sur un site lorsque les propriétaires jugent que les palmiers ne portent plus de fruits, alors s’engagent des discussions sur le prix de l’arbre, cédé entre 3500 et 4000 Fcfa. Un palmier pouvant, au bout de trois mois d’exploitation, produire plus de 200 litres.

« On met le bandji fermenté dans la barrique et quand le feu est attisé, la vapeur s’échappe dans un câble et sort dans un tuyau, immergé dans une piscine », et une fois refroidie, cette vapeur se transforme en eau sous forme de Koutoukou, explique-t-il.

Déployés sur un site, les producteurs font des habitations de fortune, dans cette zone forestière sans électricité, tout le temps de l’exploitation. Kofi Dongnon, lui, peut toucher entre 150 000 et 200 000 Fcfa selon les ventes, qui grimpent en période de froid.       

Thierry Djetouan, un grossiste, qui fait la distribution du koutoukou depuis 22 ans, relève que les fûts de 200 litres, de janvier à mars, sont cédés à « 100, 110 ou 120 000 Fcfa ». Mais en saison pluvieuse, les prix vont de « 100 à 150.000 Fcfa où le litre part de 1 500 Fcfa » contre 1 000 Fcfa d’ordinaire.   

Cet alcool, souvent fabriqué dans de mauvaises conditions, fait d’énormes dégâts et est source de nombreuses maladies et d’empoisonnements dans le pays, où le phénomène est répandu notamment dans les quartiers précaires. 

« Le koutoukou, c’est très bon pour la santé, le matin tu te réveilles, tu prends un verre, ça te donne de la force pour manger, à midi aussi un verre. Mais, quand tu en abuses, ça te détruit et peut créer l’ulcère de foie », témoigne Paul Ayimin, un consommateur depuis dix ans, venu s’approvisionner.   

Cette substance, fabriquée de manière artisanale, a pignon sur rue dans le pays. Elle est surtout consommée pour son coût moindre et est vendue par tournée, servie dans de petits  verres, à hauteur de 100 FCfa. 

L’usine de fortune, conçue avec du matériel de reconstitution ou des outils industriels qui ne servent plus, les producteurs obtiennent le koutoukou après fermentation et chauffage du « bandji » pour pouvoir réaliser la distillation, après quoi ils recueillent le produit final.  

Suite aux drames parfois causés par la consommation d’alcool frelaté, une rencontre s’imposait avec un spécialiste de la santé, pour creuser sur le fléau de létalité lié à la prise de doses du koutoukou  tiré du vin de palme ou du raphia.       

Dr Arthur Kanganga, médecin néphrologue, fait observer que l’atelier de fabrication est fait de produits métalliques, parfois constitués d’acier ou de plomb dont des particules peuvent se retrouver dans l’alcool qui va plus tard entraîner des effets. Or, « on sait que le plomb est cancérigène ».  

Souvent des fabricants utilisent du méthanol, une sorte d’alcool réputée moins cher, qui entre dans la constitution des liqueurs pour augmenter le degré d’alcool et la quantité. Mais, une fois au niveau du foie, il se métabolise et se transforme en acide formique, renseigne Dr Kanganga.

« Cet acide formique va agir au niveau du cerceau, du sang et désorganiser carrément tout le système (organique), entraînant un coma et des troubles respiratoires », insiste le médecin, illustrant qu’il a été démontré que plus tard, l’acide formique peut endommager le nerf optique et rendre aveugle.

A la cité des arts d’Abidjan, située à Cocody, une commune huppée de la capitale économique du pays, des picoleurs parfois nantis raffolent le koutoukou. Dans un cabaret, tenu par une jeune dame qui a requis l’anonymat, cette dernière présente cet alcool avec plusieurs arômes.

Le koutoukou, ici, est fait avec plusieurs parfums. Cette vendeuse qui fait de ce business une activité secondaire, propose des saveurs au gingembre, au « bissap » ou au poivre ; et parfois avec des tisanes contre le paludisme.      

Relations ivoiro-burkinabè: vulgarisation d’un accord-cadre sur la coopération transfrontalière

Les secrétariats chargés des Commissions nationales des frontières de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso viennent de procéder à une vulgarisation de l’accord-cadre de coopération transfrontalière entre les deux pays, à travers deux ateliers.

Le Secrétariat exécutif de la commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNFCI) et le Secrétariat permanent de la commission nationale des frontières du Burkina Faso (SP-CNF) ont tenu le premier atelier le 12 mars à Ferkessédougou, dans la Région du Tchologo, dans le nord ivoirien.  

Le deuxième atelier, lui, a eu lieu le 15 mars à Gaoua dans la région du Sud-ouest du Burkina Faso. Les deux sessions ont regroupé les acteurs de ces régions frontalières en vue de la vulgarisation de l’accord-cadre de coopération transfrontalière signé entre les deux pays le 31 juillet 2019 à Ouagadougou.

Ces deux ateliers de vulgarisation visent notamment à favoriser une véritable appropriation de cet instrument juridique par les acteurs concernés des deux pays. Pour ce faire, ils ont regroupé les chefs de circonscription administrative, les présidents des conseils des collectivités territoriales, rapporte une note.

Ils ont en outre réuni les responsables des services techniques déconcentrés, les autorités coutumières et religieuses, les organisations de la société civile de la région des Cascades et celle du Tchologo d’une part, et du Sud- Ouest du Faso et du Bounkani (nord-est ivoirien) d’autre part.

En organisant ces rencontres, le SE-CNFCI et le SP-CNF, envisagent d’amener ces participants à être de « puissants relais » auprès de leurs communautés respectives pour une bonne compréhension et appropriation de cet accord- cadre en vue de la réussite de sa mise en œuvre.

Cet accord qui régit les relations des acteurs aux frontières des deux pays, fait état d’un financement conjoint de projets relatifs à la gestion des ressources naturelles partagées et de la transhumance dans le cadre de cet accord cadre.

Le texte expose les règles applicables aux organes de la coopération transfrontalière notamment le droit applicable et la juridiction compétente pour le règlement des différends ainsi que la situation de la matérialisation des frontières du Burkina Faso avec ses pays voisins depuis la création du SP-CNF.  

Il soulève la nécessité de l’établissement de document harmonisé sur la libre circulation des personnes et des biens ; et la nécessité de mettre en place un organisme commun pour la gestion des ressources naturelles partagées.

Dans son allocution de clôture, Mme le Secrétaire permanent de la commission nationale des frontières (SP-CNF),Léontine Zagré a soutenu que l’Accord-cadre « permettra aux acteurs frontaliers des deux pays d’entreprendre dans un cadre légal et dans leurs domaines de compétence respectifs des actions de coopération et de développement des espaces transfrontaliers ».

« Il est impérieux que les acteurs frontaliers des deux pays saisissent cette opportunité offerte par cet instrument pour développer une dynamique de création et ou de formalisation des cadres de coopération », a-t-elle déclaré.

« A l’instar de ce qui se passe aux frontières Burkina -Mali ou Burkina-Niger ou des projets conjointement gérés ont été réalisés, ces cadres formels de coopération transfrontalière vous serviront de tribune pour faire des plaidoyers auprès des deux états et surtout des partenaires techniques et financiers en vue de l’élaboration et la mise en œuvre de projets /programmes qui bénéficieront aux populations de part et d’autre de notre frontière commune. », a-t-elle poursuivi.  

Quant à, monsieur Coulibaly Abdramane, représentant M. Diakalidia Konaté, le Secrétaire exécutif de la commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNFCI) qui n’a pu effectuer le déplacement pour raison de deuil national, il s’est réjoui de la tenue de ces ateliers qui permettent aux structures en charge des frontières des deux pays de se retrouver encore une fois, moins d’un mois après la première réunion de la Commission mixte paritaire de matérialisation de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina.

Pour le représentant de M. Diakalidia Konaté, « ces rencontres témoignent de la nouvelle dynamique que les structures en charge des frontières des deux pays entendent imprimer à leur collaboration ».

Selon lui, « la coopération transfrontalière vient pour dynamiser les relations entre les populations de l’espace frontalier en créant ainsi un climat de paix, de sécurité qui sont les préalables au développement socio-économique ».  

Il a saisi l’occasion pour encourager tous les acteurs en charge des frontières à saisir les opportunités qu’offre l’Accord-cadre de coopération transfrontalière des deux pays pour initier des projets communs afin de renforcer la sécurité, la cohésion sociale et la paix et donner un fort élan au développement socio-économique dans l’espace frontalier et transfrontalier commun.

Ces séances de vulgarisation de cet accord-cadre ont été possibles grâce à l’appui financier du projet d’appui au Programme Frontière de l’Union Africaine (GIZ/PFUA). Créée le 12 juillet 2017, la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI) a pour mission d’assister le gouvernement dans la conception, la définition et la mise en œuvre des politiques et stratégies nationales.

Can 2021 : le Tchad disqualifié des éliminatoires

Cette décision de la Confédération africaine de football (Caf) est motivée par la suspension de trois mois de la Fédération tchadienne de football par le Ministère de la Jeunesse et des Sports tchadien.Cette décision pourrait chambouler le classement de la poule A des éliminatoires de la Can 2021. Même si les Sao, lanterne rouge avec un point étaient déjà éliminés de la course, leur retrait redistribue les cartes pour l’autre ticket qualificatif de la poule entre la Guinée et la Namibie

L’article 61 du règlement de la Can, dispose que « si une équipe se retire après avoir participé à l’ensemble de la première moitié des matchs de groupes. Les matchs restant à jouer dans ledit groupe sont perdus par pénalité trois buts à zéro. »

Conformément aux dispositions des articles 61 et 64 du règlement de la compétition, le Tchad perd ses deux matches contre la Namibie et le Mali.

Cette situation relance la Namibie adversaire du Tchad mercredi, qui va engranger 3 points après l’homologation du forfait de son adversaire pour revenir à deux unités de la Guinée, deuxième au classement avec 8 points.

La bataille pour la deuxième place s’annonce âpre entre le Syli condamné à la victoire face au Mali déjà qualifié. Et la Namibie, qui, en faveur de sa victoire sur tapis vert contre Tchad, se relance dans la course avant la dernière journée.

En cas de succès face aux Aigles mercredi à Conakry, les partenaires de Naby Keïta valideront leur billet pour la prochaine Can. Tout autre résultat, les expose  à un retour de la Namibie lors de la sixième et dernière journée dans une « finale » contre les Warriors dimanche prochain à Windhoek.

Classement des équipes après la 4ème journée :

Groupe A : 1er Mali (10 pts), 2ème Guinée (8 pts), 3ème Namibie (3 pts), 4ème Tchad (1 point)

Groupe B : 1er Burkina Faso (8 pts), 2ème Ouganda (7 points), 3ème Malawi (4pts), 4ème Soudan du Sud (3 pts)

Groupe C : 1er Ghana (9 pts), 2ème Afrique du Sud (9 pts), 3ème Soudan (6 pts) 4ème Sao Tomé-et-Principe (0 pt)

Groupe D : 1er Gambie (7 pts) 2ème Gabon (7 pts) 3ème RDC (6 pts) 4ème Angola (1 pt)

Groupe E : 1er Maroc (10 pts), 2ème Mauritanie (5 pts), 3ème Burundi (4 pts), 4ème Rep. Centrafricaine (3 pts)

Groupe F : 1er Cameroun (10 pts), 2ème Mozambique (4 pts), 3ème Cap-Vert (4 pts) 4ème Rwanda (2 pts)

Groupe G : 1er Egypte (8pts), 2ème Comores (8 pts), 3ème Kenya (3 pts), 4ème Togo (1 pt)

Groupe H : 1er Algérie (10 pts), 2ème Zimbabwe (5 pts), 3ème Botswana (4pts), 4ème Zambie (3 pts)

Groupe I : 1er Sénégal (12 pts), 2ème Congo (7 pts), 3ème Guinée-Bissau (3 pts), 4ème Eswatini (1 pt)

Groupe J : 1er Tunisie (10 pts), 2ème Guinée équatoriale (6 pts), 3ème Tanzanie (4 pts), 4ème Libye (3 pts)

Groupe K : 1er Côte d’Ivoire (7 pts), 2ème Madagascar (7 pts), 3ème Ethiopie (6 pts), 4ème Niger (3 pts)

Groupe L : 1er Nigeria (8 pts), 2ème Bénin (7 pts), 3ème Sierra Leone (3 pts), 4ème Lesotho (2 pts)

La Mauritanie renoue ses relations diplomatiques avec le Qatar

La Mauritanie a rétabli ses relations diplomatiques avec le Qatar, quatre ans après que Nouakchott a rompu ses liens avec le pays du Golfe.Selon un Tweet de l’Agence de presse du Qatar publié lundi, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’Etat du Golfe s’est entretenu avec son homologue mauritanien. Une rencontre au cours de laquelle les relations de coopération bilatérale ont été passées en revue.

Les deux parties ont par la suite accepté le rétablissement de relations diplomatiques complètes « entre les deux pays frères ».

Nouakchott a rompu ses liens avec le Qatar en 2017, après que le pays du Golfe a été accusé d’aider et d’encourager le terrorisme.

La Mauritanie, pays d’Afrique du Nord, avait suivi d’autres pays arabes comme l’Egypte et l’Arabie saoudite, qui avaient inscrit le Qatar sur leur liste noire des pays soutenant les activités des terroristes, des allégations que le Qatar a toujours niées.

Maroc/Foot : Le derby casablancais tourne au profit du WAC (2-0)

Le Wydad de Casablanca (WAC) s’est imposé, dimanche, face à son rival le Raja de Casablanca sur le score de 2 buts à 0, lors du 129ème derby qui les a opposés pour le compte de la 10è journée de championnat marocain de football.Les deux buts du WAC de Casablanca ont été inscrits au début de la rencontre, à la 5ème minute par un but d’Ayoub El Amloud et à 16ème minute du jeu par Achraf Dari.

Malgré les tentatives du Raja de revenir au score, avec deux réelles occasions à la 71e et la 76e minutes déviées par le poteau, le match s’est achevé en faveur des rouges et blancs.

Grâce à cette victoire, le WAC conforte sa position en tête du classement du championnat avec 22 points, suivi par son adversaire du jour qui stagne à la 2 ème place du classement avec 19 points.

En réaction à cette victoire, le coach du WAC, le Tunisien Faouzi Benzarti, a estimé que ses joueurs ont bien entamé le match et su exploiter les occasions qu’ils ont obtenues, saluant l’agressivité de ses joueurs.

Quant à Jamal Sellami, entraineur du Raja de Casablanca, il a reconnu que son équipe a mal géré les coups de pieds arrêtés et admet que c’était prévisible.

Il se désole également des nombreuses occasions créées et ratées en seconde période. Pour lui, le manque de fraîcheur physique engendré par le long périple en Zambie pour affronter le Nkana FC en Coupe de la CAF a été pour beaucoup dans la baisse de forme de son équipe.

L’un des derbies les plus spectaculaires au monde, le match Wydad-Raja s’est joué sans public pour la deuxième fois consécutive en raison des mesures préventives contre la Covid-19.

Sénégal: un projet musical de Thione Seck proposé à la Cedeao

Le projet « La Cedeao en chœur » du chanteur sénégalais Thione Seck, décédé dimanche 14 mars dernier, sera proposé au Parlement panafricain, informe le député sénégalais Djibril War.Mélodies post-mortem ! Malgré la mort de son initiateur, cet « album fédérateur » auquel devaient participer plusieurs artistes ouest-africains ira à son terme. C’est ce que laisse penser en tout cas Djibril War, élu sénégalais proche du pouvoir et président de la Commission des lois, de règlement et de discipline du parlement sous-régional basé à Abuja, au Nigéria.

De concert avec « son fils Wally Seck, l’héritier (…), je vais faire passer le projet au Parlement panafricain à la Commission culture parce que Thione Seck est un panafricaniste », a-t-il annoncé dans une dépêche de l’APS visitée lundi par APA.

Dans le cadre de son vaste projet musical, le défunt chanteur avait déjà enregistré des titres avec plusieurs artistes dont des Sénégalais. Son objectif était d’associer des musiciens représentant les différentes ethnies du pays et de sa diaspora ainsi que de la sous-région.

« Ce projet, à l’étape du mixage, devrait se présenter sous forme d’un coffret de trois albums. En y associant toutes les ethnies du Sénégal et des musiciens de l’Afrique et de la diaspora, Thione Seck confirme son attachement à l’unité nationale et à l’Union Africaine, concrétisant ainsi le rêve des pères fondateurs de l’Organisation pour l’Unité africaine, devenue Union africaine », a souligné le parlementaire, non moins avocat.

Me War s’est aussitôt dit convaincu que le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, qui va assurer la présidence tournante de l’Union africaine (UA) à partir de 2022, va aider à parachever cette œuvre musicale.

« Président de l’Union africaine en 2022, nous ne doutons pas un seul instant que le président Macky Sall va aider à parachever cette œuvre musicale du siècle, non plus à la dimension régionale, mais continentale, à la dimension de ses futures compétences, en invitant ses pairs chefs d’Etat à contribuer à sa réalisation », a-t-il ajouté.

Décédé dimanche 14 mars à Dakar à l’âge de 66 ans, Thione Seck était un chanteur et parolier qui a profondément marqué la musique sénégalaise depuis plus de quarante ans. Il est le fondateur du groupe « Raam Daan », un orchestre mbalax ancré dans la musique traditionnelle sénégalaise et moderne aux mélodies diverses.

Son fils Wally Seck, l’une des figures actuelles de ce style musical, a repris depuis quelques années le flambeau pour perpétuer l’héritage de son père dont l’œuvre contribuant à faire sortir la musique sénégalaise de l’influence latino-américaine ou occidentale est sans cesse rappelée.

Effondrements d’immeubles à Abidjan: des sanctions annoncées contre les fautifs

Le ministre ivoirien de la Construction, du logement et de l’urbanisme, Bruno Nabagné Koné a annoncé lundi à Abidjan après des effondrements récurrents d’immeubles dans la capitale économique ivoirienne que « désormais toutes les défaillances notées ( en matière de construction) seront l’objet de sanctions y compris chez nos agents ».

 M. Koné s’exprimait dans une conférence de presse après avoir visité les sites de deux immeubles qui se sont effondrés il y a quelques jours à Cocody dans l’Est d’Abidjan, faisant des dizaines de morts et plusieurs blessés.  

« Désormais toutes les défaillances notées feront l’objet de sanctions y compris les défaillances chez nos agents. Tout sera mis en œuvre pour que des poursuites soient engagées contre les personnes fautives », a promis M. Koné. 

Poursuivant, il a indiqué avec insistance que « désormais toute construction illégale sera l’objet de saisine du procureur» et que  «les contrevenants répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes».

 

Justifiant, les effondrements récurrents d’immeubles à Abidjan, M. Koné a estimé que  «c’est une sorte d’incivisme que nous connaissons dans ce secteur ». Parlant des causes de ces effondrements d’immeubles, il a ajouté que « la corruption reste marginale par rapport à l’incivisme ». 

Ces dernières années, les effondrements d’immeubles sont récurrents à Abidjan. Le 12 mars dernier, un immeuble R+4 en construction à Anono sans l’Est d’Abidjan s’est effondré faisant une dizaine de morts et plusieurs blessés. 

Samedi dernier, un autre immeuble sis à la Riviera Bonoumin ( Est d’Abidjan), déjà habité, a vu sa façade s’effondrer faisant de nombreux dégâts matériels.

Commerce : le salon intra-africain reporté à décembre

La deuxième foire commerciale intra-africaine (IATF 2021, sigle anglais) se tiendra du 8 au 14 décembre 2021.La rencontre était initialement prévue du 6 au 12 septembre 2021 au Rwanda. Mais selon les organisateurs, le report permettra un déploiement plus large des vaccins Covid-19 à travers le continent, tout en garantissant un bon déroulement de l’événement dans des conditions de santé optimales.

La décision de reporter la date du salon a été prise lors de la réunion extraordinaire virtuelle du Conseil consultatif de l’IATF 2021 qui s’est tenue le 18 mars dernier.

« La nouvelle date permettra aux organisateurs de faire le point sur toutes les dernières précautions de sécurité, de permettre un déploiement plus large des vaccins Covid-19 et de mettre en place des protocoles efficaces de sécurité et de prévention contre la Covid-19 », indique un communiqué publié ce lundi.

Selon ses organisateurs, l’IATF 2021 jouera un rôle crucial en aidant et en permettant aux entreprises et aux entreprises de toute l’Afrique de partager des informations commerciales et de conclure des accords commerciaux essentiels pour soutenir la mise en œuvre de la Zleca.

Le président du conseil consultatif, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, a déclaré à ce sujet que la nouvelle date donnera également aux pays et aux entreprises plus de temps pour se préparer.

« Notre intention est que tous les participants profitent pleinement des énormes opportunités de réseautage, de commerce et d’investissement qui se présenteront à la foire. Malgré la pandémie Covid-19, il y a beaucoup d’enthousiasme pour l’événement. Le temps additionnel accordé aux activités préparatoires et le déploiement efficace des vaccins Covid-19 permettra à l’IATF2021 de se tenir dans des conditions favorables », a déclaré Obasanjo.