Mondial 2026 : la Côte d’Ivoire s’arrête en 16es de finale après une belle résistance face à la Norvège

La belle aventure de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026 a pris fin ce mardi 30 juin. Opposés à la Norvège en seizièmes de finale, les Éléphants se sont inclinés 2-1 au terme d’une rencontre disputée et riche en occasions. Malgré une prestation encourageante, les hommes d’Emerse Faé ont manqué d’efficacité face à des Norvégiens plus réalistes, qui décrochent leur qualification pour les huitièmes de finale où ils retrouveront le Brésil.

Dès les premières minutes, les Éléphants ont affiché leurs intentions offensives en multipliant les incursions dans le camp adverse. Très entreprenants sur les côtés et dangereux sur coups de pied arrêtés, ils ont toutefois manqué de réussite dans le dernier geste. Les statistiques illustrent cette domination : 14 corners obtenus, 14 tirs tentés, dont cinq cadrés. Mais face à une équipe norvégienne disciplinée et efficace, les Ivoiriens ont payé cher leurs approximations défensives.

La Norvège a trouvé l’ouverture à deux reprises, profitant notamment d’un cafouillage dans la défense ivoirienne. Opportuniste, Erling Haaland a inscrit le deuxième but en poussant le ballon au fond des filets de Yahia Fofana.

 

Amad Diallo change le visage du match

Entré en cours de jeu à la place d’Ange-Yoan Bonny, Amad Diallo a redonné de l’allant à l’attaque ivoirienne. Son impact a immédiatement transformé la physionomie de la rencontre, avec davantage de vitesse, de percussion et de créativité. C’est d’ailleurs lui qui a relancé le suspense. Après une récupération haute et un une-deux avec Nicolas Pépé, le joueur de Manchester United a éliminé son défenseur d’un crochet avant d’ajuster le gardien norvégien Orjan Nyland d’une frappe précise.

Dans les ultimes instants de la rencontre, Amad Diallo a encore failli arracher l’égalisation sur un coup franc parfaitement exécuté. Sa tentative, qui prenait la direction de la lucarne, a finalement été détournée par une parade décisive du portier norvégien. Malgré cette élimination, la Côte d’Ivoire quitte le Mondial la tête haute. Les Éléphants auront marqué cette édition grâce à un parcours solide en phase de groupes, avec un nul convaincant contre l’Allemagne et des victoires face à Curaçao et à l’Équateur.

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Cette campagne a également permis à plusieurs joueurs de se révéler sur la scène internationale. Amad Diallo, Yann Diomandé, Christ Inao Oulaï et Nicolas Pépé ont confirmé leur potentiel et attiré l’attention au cours de la compétition.

Si le rêve d’un premier quart de finale mondial s’est envolé, les Éléphants quittent les États-Unis avec des motifs d’espoir. Leur parcours confirme les progrès du football ivoirien et laisse entrevoir un avenir prometteur pour cette génération.

 

Journal d'Abidjan
© Journal d'Abidjan

En Afrique du Sud, une journée sous haute tension en pleine campagne anti-immigrés

Près de 25 000 immigrés ont déjà quitté l’Afrique du Sud face à la montée des tensions autour d’une campagne anti-étrangers. Alors que plusieurs rassemblements sont annoncés ce mardi 30 juin 2026, les autorités sud-africaines ont renforcé le dispositif sécuritaire afin d’éviter d’éventuels débordements dans un climat marqué par la peur et les menaces visant les communautés étrangères.

La tension s’est installée depuis plusieurs semaines autour d’un ultimatum lancé par des mouvements citoyens en dehors de tout cadre légal. Ces organisations exigent le départ des étrangers en situation irrégulière, les accusant notamment de concurrencer les Sud-Africains sur le marché de l’emploi.

 

Un climat de peur dans les grandes villes

Dans plusieurs métropoles sud-africaines, notamment Johannesburg, Durban et Le Cap, des communautés étrangères ont cherché refuge dans des camps improvisés ou devant leurs représentations diplomatiques. Certains migrants ont abandonné leurs logements, leurs activités professionnelles et parfois même des proches établis dans le pays, dans l’espoir de regagner leur terre d’origine.

L’Afrique du Sud accueille environ 3 millions d’étrangers, soit 5,1 % de sa population, selon les données officielles. La première économie du continent attire depuis plusieurs années des travailleurs venus principalement d’autres pays africains, à la recherche d’opportunités économiques.

Mais la situation actuelle rappelle les épisodes de violences xénophobes déjà connus par le pays en 2008 et 2015. Cette fois, l’ampleur des départs inquiète davantage les autorités, avec des ressortissants du Malawi, du Zimbabwe, du Mozambique, du Nigeria ou encore du Ghana contraints de quitter le pays par leurs propres moyens ou à travers des opérations de rapatriement organisées.

 

Des accusations contre les migrants sur fond de chômage élevé

Les mouvements antimigrants, notamment « March and March », affirment vouloir défendre les intérêts des Sud-Africains sans recourir à la violence. Ils accusent cependant les étrangers sans papiers de prendre des emplois locaux, alors que le pays affiche un taux de chômage supérieur à 32 %.

Ces groupes dénoncent également ce qu’ils considèrent comme une pression supplémentaire sur les services publics, notamment la santé, ainsi qu’une implication supposée des migrants dans la criminalité. Des accusations qui ne reposent pas toujours sur des données vérifiées. Sur le terrain, cette rhétorique a déjà provoqué des actes de violence. Quatre personnes, deux Mozambicains, un Éthiopien et un Malawite, ont perdu la vie dans des incidents liés à ces tensions. Des commerces appartenant à des étrangers ont également été ciblés par des actes de pillage.

Au-delà des violences physiques, de nombreux immigrés dénoncent une multiplication des intimidations. Plusieurs témoignages recueillis font état de licenciements et d’expulsions de logements, certains employeurs et propriétaires craignant des sanctions ou des représailles.

« Je suis déçue de ce que nos frères et sœurs sud-africains nous font subir. Même les enfants nous narguent et nous demandent quand nous allons rentrer chez nous », témoigne Katiija Rajab, une Malawite de 36 ans employée comme domestique près de Durban depuis trois ans, qui a décidé de rentrer dans son pays.

Face à la situation, le Ghana et le Nigeria ont organisé des vols de rapatriement pour plusieurs centaines de leurs ressortissants, tout en appelant Pretoria à mieux gérer cette crise qui ternit l’image d’un pays longtemps considéré comme un symbole de solidarité africaine après la fin de l’apartheid.

 

Les autorités renforcent le dispositif sécuritaire

Pour éviter une escalade, le ministre intérimaire de la Police, Firoz Cachalia, a annoncé un renforcement du déploiement des forces de sécurité et averti les personnes susceptibles de provoquer des troubles. Le président Cyril Ramaphosa ainsi que plusieurs responsables locaux ont également engagé des consultations avec les autorités traditionnelles et religieuses afin d’appeler au calme et à la retenue.

Les autorités redoutent particulièrement des tensions dans le KwaZulu-Natal et à Johannesburg, deux zones déjà marquées par des épisodes de violences majeures. La province du KwaZulu-Natal avait notamment été frappée en juillet 2021 par des émeutes meurtrières ayant fait plus de 330 morts après l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma.

Pour plusieurs analystes, la montée des discours hostiles aux migrants intervient également dans un contexte politique marqué par les prochaines élections municipales prévues le 4 novembre.

« Des partis politiques font de la surenchère (…) Ils paradent en se présentant comme étant anti-immigrés », analyse le politologue Sandile Swana, évoquant notamment les stratégies de certains mouvements politiques comme le parti MK de Jacob Zuma ou Action SA.

Le dirigeant du KwaZulu-Natal, Thami Ntuli, a appelé dimanche à éviter une nouvelle crise dans la province. « Quelles que soient nos inquiétudes concernant l’immigration illégale (…), nous ne laisserons pas cette province partir une seconde fois en fumée », a-t-il déclaré, appelant à préserver la paix sociale.

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Miss Côte d’Ivoire 2026 : le chapelet de Louisette N’Guessan relance le débat sur la neutralité du concours

Le sacre de Louisette N’Guessan à l’élection de Miss Côte d’Ivoire 2026 continue d’alimenter les débats. Quelques jours après son couronnement, le samedi 27 juin 2026, le chapelet qu’elle portait au poignet lors de la cérémonie suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Si certains internautes considèrent ce geste comme une simple expression de sa foi, d’autres s’interrogent sur la place des symboles religieux dans un concours national. Parmi eux figure le juriste consultant et écrivain Kamelan Romaric Loradien, qui appelle le Comité Miss Côte d’Ivoire (COMICI) à revoir son règlement.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, Kamelan Romaric Loradien estime que l’apparition visible d’un symbole religieux sur la scène du concours soulève des interrogations quant au principe de neutralité. Tout en rappelant qu’il est lui-même chrétien, il soutient que la foi relève de la sphère privée et qu’un concours national doit préserver une image d’impartialité vis-à-vis de toutes les convictions.

Selon lui, cette question dépasse le cas de la nouvelle Miss Côte d’Ivoire et mérite une réflexion de fond sur les règles qui encadrent la compétition.

 

Le risque d’ouvrir la voie à d’autres revendications

Le juriste estime que si le COMICI autorise l’affichage d’un symbole chrétien, il lui sera difficile de s’opposer, lors des prochaines éditions, au port d’autres signes religieux ou spirituels. Il cite notamment le port d’un chapelet musulman, d’un voile ou encore d’attributs liés aux religions traditionnelles africaines.

À ses yeux, l’absence de règles précises pourrait alimenter des revendications fondées sur la liberté religieuse et placer les organisateurs dans des situations délicates. Pour Kamelan Romaric Loradien, une candidate appelée à représenter la Côte d’Ivoire comme ambassadrice culturelle devrait s’abstenir de toute manifestation confessionnelle visible durant le concours.

Afin de prévenir de nouvelles polémiques, le juriste propose au COMICI d’introduire une clause de neutralité philosophique et spirituelle dans son règlement intérieur. Une telle disposition, selon lui, permettrait d’encadrer clairement le port de signes religieux tout en garantissant l’équité entre les candidates.

Il affirme également être disposé à accompagner bénévolement le comité dans la rédaction de ce cadre juridique afin d’assurer, selon ses termes, le respect du principe de laïcité et l’égalité de traitement entre toutes les participantes.

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Cette prise de position intervient alors que les discussions se poursuivent sur les réseaux sociaux depuis le couronnement de Louisette N’Guessan. À ce stade, le COMICI n’a pas officiellement réagi à la polémique. Toutefois, ce débat pourrait conduire les organisateurs à clarifier leur position sur le port de signes religieux lors des prochaines éditions de l’élection de Miss Côte d’Ivoire.

 

Cadic N’guessan
© Cadic N’guessan

Kamelan Romaric Loradien
© Kamelan Romaric Loradien

Défense : la Côte d’Ivoire et la Pennsylvanie scellent un partenariat stratégique pour renforcer les capacités des FACI

Le Chef d’État-major général des Armées de Côte d’Ivoire, le Général d’Armée Lassina Doumbia, et le Général Jo Pippy, Chef d’État-major de la Garde nationale de Pennsylvanie, ont signé, le 25 juin 2026 aux États-Unis, un protocole d’accord destiné à renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI). L’information a été rendue publique par le ministère ivoirien de la Défense.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du State Partnership Program, une initiative du gouvernement américain visant à développer la coopération militaire avec des pays partenaires. L’accord repose sur quatre priorités : la formation et l’interopérabilité des unités, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la cyberdéfense et la sécurisation des espaces numériques, ainsi que le soutien médical en opérations et la réponse aux catastrophes.

À travers ce programme, les FACI bénéficieront de formations spécialisées de haut niveau, notamment dans les domaines aéroterrestre et numérique. Le partenariat prévoit également un renforcement des compétences des militaires ivoiriens dans la prise en charge des traumatismes de guerre et des interventions de secours lors de catastrophes naturelles majeures.

 

Une délégation ivoirienne en immersion aux États-Unis

Conduite par le Général Lassina Doumbia, la délégation ivoirienne comprenait plusieurs officiers supérieurs, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire aux États-Unis ainsi que le ministre des Sports.

Au cours de leur mission, les responsables ivoiriens ont visité plusieurs infrastructures de la Garde nationale de Pennsylvanie, notamment ses bases, ses écoles, ses centres de formation et d’entraînement, ses installations de recherche et de développement dans le domaine de la défense, ainsi que le centre de traumatologie Penn Presbyterian de Philadelphie. Selon le ministère de la Défense, une délégation américaine se rendra à Abidjan dès le 14 juillet 2026 pour lancer officiellement les premières activités prévues dans le cadre de cet accord.

Ce nouveau protocole vient renforcer une collaboration déjà active entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis dans le domaine de la sécurité. Les deux pays travaillent notamment ensemble dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest, à travers les programmes de formation dispensés à l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILT) de Jacqueville.

 

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Les États-Unis soutiennent également la modernisation des Forces armées de Côte d’Ivoire. En septembre 2025, ils avaient remis aux FACI un lot de 90 véhicules militaires, composé de 80 pick-up destinés au transport des troupes et de 10 véhicules de dépannage, afin de renforcer les capacités opérationnelles de l’armée ivoirienne.

 

   

Réforme électorale en Côte d’Ivoire : Vincent Toh Bi s’oppose à un rôle des préfets dans l’organisation des scrutins

Le débat sur la réforme du système électoral en Côte d’Ivoire continue d’alimenter les réactions au sein de la classe politique. Dans une publication diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien préfet d’Abidjan et président du mouvement Aube Nouvelle, Vincent Toh Bi Irié, s’est prononcé contre toute implication des préfets et sous-préfets dans l’organisation des prochaines élections, estimant qu’une telle option risquerait d’affaiblir l’autorité de l’État et d’exposer davantage l’administration territoriale aux controverses politiques.

Cette prise de position intervient quelques jours après la rencontre organisée, le lundi 22 juin 2026, entre le Premier ministre Robert Beugré Mambé, les partis politiques et des représentants de la société civile. À cette occasion, le chef du gouvernement a présenté les grandes lignes d’une réforme appelée à remplacer l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI), dissoute en Conseil des ministres le 7 mai 2026.

Le projet gouvernemental prévoit la mise en place d’un nouveau dispositif articulé autour de trois organes distincts. Le premier serait chargé de l’organisation matérielle des élections, le deuxième du recensement et de la centralisation des suffrages afin de garantir la sincérité des résultats, tandis que le troisième assurerait les missions de supervision et de contrôle du processus électoral.

 

Vincent Toh Bi met en garde contre une implication du corps préfectoral

Pour Vincent Toh Bi, le corps préfectoral ne doit pas être associé à la gestion des scrutins, au risque de voir sa neutralité remise en cause dans un contexte politique souvent marqué par de fortes tensions.

« Dans un pays où tous les partis au pouvoir ont toujours voulu conserver le pouvoir pour la vie, en réduisant à néant, par des artifices institutionnels et sécuritaires, les opposants, les élections deviennent l’opportunité de violence extrême. C’est pour cette raison que, dans les débats que le Gouvernement a initiés pour une réforme électorale, il ne faut pas mêler les préfets et sous-préfets à nos palabres politiques et à des suspicions de partialité », a-t-il déclaré.

Pour appuyer son analyse, l’ancien préfet évoque un épisode remontant à 1995 à Tiémé, dans le département d’Odienné. Il rappelle que des populations avaient alors agressé un sous-préfet, qu’elles accusaient, avec l’ensemble du corps préfectoral, d’avoir organisé un scrutin contesté marqué par l’exclusion du RDR.

 

Préserver la crédibilité de l’administration territoriale

Selon Vincent Toh Bi, préserver la neutralité du corps préfectoral constitue un enjeu majeur pour maintenir l’autorité de l’État. Vincent Toh Bi estime que les préfets et sous-préfets garantissent la stabilité institutionnelle, la sécurité et le développement du pays. Il considère qu’il ne faut pas les exposer aux contestations politiques liées aux processus électoraux.

« Il faut confier l’organisation des élections à un corps indépendant, qui n’aura pour unique mission que les élections. Le corps préfectoral est l’un des corps les plus puissants de Côte d’Ivoire sur lequel repose la stabilité, la sécurité et le développement du pays. Si les populations déshonorent ce corps ou doutent de lui à cause des élections, l’autorité de l’État sera affaiblie, ce qui est encore plus grave pour notre pays », a-t-il soutenu.

Le gouvernement engage cette réforme électorale dans un contexte où les précédents scrutins ont régulièrement suscité des contestations. Les crises liées aux élections de 2020, puis les critiques formulées contre la CEI lors des consultations de 2025, continuent d’alimenter les débats sur les garanties d’impartialité du futur dispositif.

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Si le principe d’une nouvelle architecture institutionnelle semble désormais acté par le gouvernement, l’opposition réclame une participation pleine et entière aux discussions afin de parvenir à un consensus sur les règles du jeu électoral. Pour plusieurs acteurs politiques, cette concertation apparaît indispensable pour renforcer la crédibilité des futures institutions chargées d’organiser les élections et prévenir de nouvelles tensions.

Pluies diluviennes à Abidjan : le gouvernement annonce des mesures d’urgence pour les sinistrés

Le Premier ministre Beugré Mambé a convoqué, lundi 29 juin 2026, une réunion d’urgence consacrée aux conséquences des fortes pluies qui frappent le Grand Abidjan. Cette rencontre a rassemblé les membres du gouvernement, les maires du district d’Abidjan et les différents acteurs engagés dans la prévention et la gestion des risques, afin de coordonner la réponse face aux dégâts enregistrés.

Au cours de cette rencontre, le chef du gouvernement a transmis le message de compassion du président de la République, Alassane Ouattara, aux familles endeuillées et aux populations touchées par les intempéries.

À l’issue des échanges, plusieurs décisions ont été arrêtées pour renforcer l’assistance aux personnes affectées. Le gouvernement prévoit notamment l’identification de sites de recasement, le relogement des ménages sinistrés, l’accompagnement social des victimes ainsi que la poursuite des travaux d’aménagement d’un site d’accueil définitif à Songon. Ces mesures visent à apporter une réponse immédiate aux populations touchées tout en préparant des solutions durables face aux risques liés aux inondations dans le Grand Abidjan.

 

Vagondo Diomandé appelle à la responsabilité

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, a, pour sa part, appelé les populations à adopter des comportements plus responsables face aux risques liés à la saison des pluies. Il a estimé que l’intensité des précipitations enregistrées cette année est supérieure à celle des années précédentes et a regretté que certaines populations n’aient pas toujours suivi les consignes de prévention malgré les campagnes de sensibilisation menées en amont.

« Il faut que tout le monde comprenne que l’une des causes essentielles de ce qui arrive, c’est l’incivisme », a déclaré le ministre.

La Société d’Exploitation et de Développement Aéroportuaire, Aéronautique et Météorologique (SODEXAM) avait déjà alerté sur le caractère exceptionnel de la saison des pluies 2026. L’institution météorologique avait annoncé des précipitations excédentaires, notamment dans le District autonome d’Abidjan et sur l’ensemble du littoral ivoirien. Face à cette situation, les autorités appellent les populations à la vigilance et à éviter les zones exposées aux risques d’inondation et d’éboulement.

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Revue de presse du 30 juin : les pluies meurtrières à Abidjan dominent les Unes des journaux ivoiriens

Les conséquences des fortes précipitations enregistrées à Abidjan le lundi 29 juin 2026 occupent une place centrale dans les journaux parus ce mardi 30 juin. Les éboulements, les inondations et le bilan humain des intempéries constituent le principal sujet développé par la presse nationale.

 

Le gouvernement face à l’urgence après les éboulements

À la Une de Fraternité Matin, l’accent est mis sur la réaction des autorités face à la situation : « Fortes pluies à Abidjan / Éboulements meurtriers : le gouvernement hausse le ton. Le Premier ministre préside une réunion de crise hier ». Le journal revient également sur les performances enregistrées par la Côte d’Ivoire dans le cadre du Projet d’Amélioration de la Gouvernance pour la Délivrance des Services aux citoyens (PAGDS).

De son côté, Le Matin consacre sa Une aux dégâts provoqués par les intempéries : « Saisons pluvieuses | Abidjan sous les eaux : plusieurs morts, d’importants dégâts enregistrés hier… ». Le quotidien détaille les mesures annoncées par les autorités, notamment celles du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, qui affirme que la tolérance ne sera plus de mise face aux comportements mettant des vies en danger. Le journal rapporte également le message de compassion du président Alassane Ouattara aux familles touchées.

Un bilan humain lourd et des mesures d’urgence annoncées

Le Mandat revient également sur la gestion de crise avec le titre : « Pluies diluviennes à Abidjan : Mambé préside une réunion de crise à la Primature ». Le journal évoque un bilan provisoire de 20 morts annoncé par les autorités, l’ouverture d’établissements scolaires pour accueillir les sinistrés ainsi qu’un projet de relogement à Songon.

Même tonalité dans Le Patriote, qui affiche : « Pluies diluviennes à Abidjan, hier : un bilan lourd. Plus de 20 morts ». Le journal insiste sur les mesures prises par le gouvernement et la compassion exprimée par le chef de l’État envers les familles endeuillées.

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Soir Info fait également des intempéries son principal sujet avec : « Pluies diluviennes à Abidjan : plusieurs morts, des personnes recherchées ». Le quotidien met en avant l’annonce de nouvelles actions gouvernementales pour faire face à la situation.

Les journaux alertent sur les zones à risque

Dans ses colonnes, L’Avenir titre : « Pluies diluviennes sur Abidjan : le bilan est très lourd ». Le journal mentionne les zones placées en vigilance orange, notamment Yopougon, Cocody, Songon et Bingerville. Il traite aussi d’autres sujets politiques, notamment l’absence prolongée de Tidjane Thiam à l’étranger et l’affaire des démolitions à Koumassi Campement.

L’Expression revient sur « une journée cauchemardesque » marquée par les décès, les inondations et les éboulements. Le journal publie également des témoignages de proches des victimes et revient sur l’affaire des démolitions à Koumassi Campement avec le déferrement d’Alloui Jacques devant la Section antiterroriste.

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La gouvernance publique et les autres dossiers à la Une

De son côté, L’Inter titre : « Pluies diluviennes à Abidjan : une vingtaine de morts en 48 heures. Le gouvernement annonce des mesures ». Le quotidien consacre aussi un espace aux avancées du PAGDS présentées par le ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly.

Le Nouveau Réveil fait également des fortes pluies son principal dossier : « Fortes pluies, éboulement à Mossikro : tout Abidjan inondé, une vingtaine de morts ». Le journal évoque les nouvelles mesures gouvernementales et revient sur la célébration des 80 ans du PDCI-RDA à Paris.

 

Les autres faits marquants de l’actualité nationale

Au-delà des intempéries, plusieurs autres sujets occupent les pages des journaux. Le Jour Plus s’intéresse aux missions gouvernementales à l’étranger avec le titre : « Mission des ministres à l’étranger : Beugré Mambé tape du poing sur la table ». Le journal s’interroge également sur les conditions d’hébergement des membres du gouvernement en déplacement et souligne le rôle confié à Masséré Touré-Koné.

Le Quotidien d’Abidjan consacre sa Une au nouveau modèle de la Commission électorale indépendante (CEI), tandis que Générations Nouvelles rapporte les critiques de Séraphin Prao sur la nouvelle architecture électorale et les appels de plusieurs partis politiques à un dialogue inclusif.

 

Mondial 2026 : les Éléphants au centre de l’actualité sportive

Enfin, l’actualité sportive occupe les colonnes de Supersport, qui se penche sur le match Côte d’Ivoire–Norvège en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Le journal met en avant le duel entre Yann Diomandé et Erling Haaland ainsi que la mobilisation de plus de 3 000 supporters ivoiriens à Dallas. Il relaie également les propos du capitaine Franck Kessié : « Nous avons les armes pour nous qualifier ».

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Koumassi Campement : le gouvernement apporte une aide de 250 000 FCFA à 400 ménages déguerpis

Face à la situation difficile vécue par les populations de Koumassi Campement après les déguerpissements, le gouvernement ivoirien a déployé un dispositif d’aide sociale. La ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, a conduit, dimanche 28 juin 2026 au Lycée municipal de Koumassi, une opération d’assistance destinée à 400 ménages touchés.

Les bénéficiaires prioritaires sont les familles hébergées dans des établissements scolaires servant de sites provisoires de relogement, ainsi que les femmes ayant récemment accouché, les personnes en situation de handicap et les personnes âgées.

« Nous sommes devant vous cet après-midi au nom du Président de la République pour vous exprimer sa compassion, pour vous dire que le gouvernement se trouve à vos côtés et vous rassurer que ce que vous avez subi ne sera pas vain », a déclaré la ministre devant les populations concernées.

 

Une aide financière et des kits de première nécessité distribués

Chaque ménage a reçu une enveloppe de 250 000 FCFA, accompagnée d’un kit alimentaire comprenant notamment du riz, de l’huile et du concentré de tomate. UNICEF a également fourni des kits de première nécessité aux ménages bénéficiaires. Cette assistance comprend plusieurs équipements destinés à améliorer les conditions de vie des familles, notamment des nattes, des seaux, des kits d’hygiène, des bidons, des savons, des bassines, des ustensiles de cuisine et des lampes solaires.

Pour Myss Belmonde Dogo, cette aide ne suffit pas à effacer les difficultés rencontrées par les sinistrés, mais elle traduit l’engagement de l’État à les soutenir durant cette période.

« Si, lors du partage de votre kit, vous constatez qu’il manque quelque chose, ne vous retenez pas de nous le dire », a-t-elle insisté.

Au nom des familles bénéficiaires, Affi Aka, chef adjoint de Koumassi Campement, a salué l’appui reçu. « Grâce à ce geste, nos larmes sont un peu séchées aujourd’hui. Merci également à l’Unicef et au ministère de la Cohésion nationale », a-t-il déclaré. À travers cette opération de solidarité, le gouvernement entend réaffirmer son engagement en faveur de l’accompagnement des populations vulnérables et du renforcement de la cohésion sociale face aux situations de crise.

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16es de finale du Mondial 2026 : Côte d’Ivoire – Norvège, Franck Kessié mise sur « l’humilité » des Éléphants

À quelques heures de son seizième de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Norvège, la sélection ivoirienne affiche sérénité et détermination. Depuis Dallas, où se disputera la rencontre ce mardi 30 juin, le capitaine des Éléphants, Franck Kessié, a livré le ressenti du groupe dans une interview diffusée sur les réseaux sociaux.

Le milieu de terrain ivoirien a insisté sur l’état d’esprit qui anime les joueurs d’Emerse Faé. Malgré la qualité de l’adversaire, il assure que l’équipe reste concentrée sur son propre jeu et sur les consignes du sélectionneur.

« Nous affrontons la Norvège, qui est une très bonne équipe avec de très grands joueurs. Notre force, c’est l’humilité. Nous travaillons et restons concentrés sur nous-mêmes. Nous essayons d’appliquer les consignes du coach. Ce sera une très belle affiche et nous sommes heureux de vivre ces moments », a déclaré Franck Kessié.

Quelques heures avant la rencontre, les Éléphants et le staff technique ont effectué la traditionnelle reconnaissance de la pelouse du stade qui accueillera cette confrontation face à la sélection norvégienne emmenée par Erling Haaland.

Portés par un parcours convaincant depuis le début de la compétition, les hommes d’Emerse Faé abordent ce rendez-vous avec ambition. Une victoire leur ouvrirait les portes des huitièmes de finale de la Coupe du monde, une performance qui marquerait une nouvelle page de l’histoire du football ivoirien.

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Yann Diomandé : « Tout le monde veut gagner cette rencontre »

L’attaquant ivoirien Yann Diomandé a affiché la sérénité et l’ambition qui règnent au sein du groupe des Éléphants. En conférence de presse d’avant-match, il a assuré que la sélection ivoirienne aborde cette rencontre dans un excellent état d’esprit après un début de compétition réussi.

« Nous sommes dans un bon état d’esprit. La Côte d’Ivoire est un pays de joie. Nous avons bien commencé la compétition et nous voulons poursuivre sur cette lancée », a-t-il déclaré.

Pour le jeune attaquant, l’enjeu de cette affiche est suffisamment important pour mobiliser l’ensemble de l’équipe, sans qu’il soit nécessaire de multiplier les discours.

« Nous n’avons pas besoin d’en dire beaucoup. C’est un match qui se suffit à lui-même pour nous motiver. Nous n’avons pas forcément besoin de nous parler davantage. Tout le monde veut gagner cette rencontre, et c’est ce que nous allons essayer de faire demain », a-t-il affirmé, illustrant la confiance et la détermination des Éléphants à poursuivre leur parcours dans la compétition.

Conscients de l’importance de l’enjeu, les champions d’Afrique comptent s’appuyer sur leur discipline, leur solidarité et leur confiance pour tenter de franchir un nouveau cap sur la scène mondiale.

Abidjan : malgré les pluies, les voyageurs dénoncent l’insalubrité des gares routières d’Adjamé

Les pluies diluviennes qui ont arrosé Abidjan dans la matinée du lundi 29 juin 2026 n’ont pas perturbé le fonctionnement des principales gares routières d’Adjamé. Autocars, minicars et taxis interurbains ont continué d’assurer leurs rotations, tandis que des milliers de voyageurs transitaient par ce principal carrefour du transport interurbain en Côte d’Ivoire.

Si l’activité est restée soutenue malgré les intempéries, de nombreux usagers attirent toutefois l’attention sur un autre problème : l’état de salubrité de plusieurs gares. Déchets abandonnés, eaux stagnantes et insuffisance d’entretien alimentent les critiques des voyageurs.

 

Déchets et eaux stagnantes au cœur des plaintes

Dans plusieurs espaces d’embarquement, les voyageurs dénoncent l’accumulation de bouteilles en plastique, d’emballages alimentaires, d’ordures ménagères et d’eaux stagnantes laissées par les fortes pluies. Une situation qu’ils jugent incompatible avec le rôle stratégique d’Adjamé, principal point de départ et d’arrivée des voyageurs à l’échelle nationale.

« Nous empruntons ces gares presque chaque semaine. Nous souhaitons simplement voyager dans un environnement propre et sain. C’est une question de dignité et de respect pour les voyageurs », témoigne un passager rencontré sur place.

Pour Diomandé, habitué des voyages interurbains, les compagnies de transport et les autorités doivent accorder une plus grande priorité à l’entretien des gares.

« Adjamé est une grande porte d’entrée de notre pays. Des milliers de personnes passent ici chaque jour. Il faut que les responsables des compagnies et les autorités concernées accordent une attention particulière à l’entretien des lieux. Une gare propre, c’est aussi une marque de respect envers les voyageurs », affirme-t-il.

Selon lui, la modernisation du transport ne peut se limiter au renouvellement du parc automobile ou à l’amélioration des infrastructures routières. Elle passe également par des espaces d’accueil propres et bien entretenus. D’autres usagers estiment que l’amélioration de la salubrité dépend autant des gestionnaires que des voyageurs eux-mêmes.

« Les responsables doivent renforcer les actions de nettoyage, mais les usagers doivent également changer leurs habitudes. La propreté d’une gare concerne tout le monde. Un espace propre donne une meilleure image de notre commune et de notre pays », explique Djédjé Solange, voyageuse régulière.

Elle recommande de renforcer les campagnes de sensibilisation afin d’encourager les passagers à utiliser les poubelles mises à leur disposition et à adopter des comportements plus responsables.

 

Les intempéries accentuent les difficultés

Les fortes pluies enregistrées ces derniers jours compliquent davantage les conditions d’attente dans plusieurs gares. Une voyageuse ayant souhaité garder l’anonymat explique que les eaux stagnantes mélangées aux déchets rendent les lieux particulièrement inconfortables.

« Nous venons ici pour voyager, pas pour supporter des conditions difficiles. Les déchets et les eaux stagnantes rendent l’attente pénible. Nous espérons que des solutions seront trouvées rapidement », confie-t-elle.

Un autre usager appelle à renforcer les moyens consacrés à la gestion des déchets. Selon lui, la forte fréquentation quotidienne des gares nécessite davantage de poubelles et un entretien plus régulier. Au fil des témoignages, une même revendication revient, améliorer durablement la salubrité des gares routières d’Adjamé.

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Les voyageurs invitent les services d’hygiène, la mairie d’Adjamé, les autorités compétentes et les responsables des compagnies de transport à coordonner leurs actions afin d’offrir un cadre plus propre, plus sécurisé et plus accueillant. Pour les usagers, ces infrastructures constituent la vitrine du transport interurbain ivoirien et doivent refléter une image à la hauteur de leur importance économique et sociale.