« Laurent Gbagbo n’est pas un criminel » : le PPA-CI répond à Amadou Coulibaly sur le Pacte social

Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a réagi aux déclarations du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, concernant Laurent Gbagbo et son initiative baptisée « Pacte social ». Dans une déclaration rendue publique le mardi 21 juillet à Abidjan, la formation politique a condamné des propos qu’elle considère comme une attaque personnelle contre son président et une sortie incompatible avec les exigences liées à la fonction ministérielle.

Cette réaction intervient après les critiques formulées par Amadou Coulibaly, qui a contesté la démarche de l’ancien chef de l’État et remis en cause sa légitimité à porter un projet de réconciliation nationale.

Le PPA-CI invoque l’acquittement définitif de Laurent Gbagbo par la CPI

Dans son intervention, le parti de Laurent Gbagbo s’appuie notamment sur la décision de la Cour pénale internationale (CPI), qui a confirmé l’acquittement définitif de l’ancien président ivoirien des charges retenues contre lui après plusieurs années de procédure.

Pour le PPA-CI, tous doivent respecter cette décision judiciaire majeure. Le parti juge désormais « inacceptable » de continuer à présenter Laurent Gbagbo comme un criminel, alors que la justice internationale l’a définitivement acquitté. La formation politique considère que les appréciations politiques ne peuvent remettre en cause une décision rendue par une institution judiciaire.

Revenant sur le projet défendu par Laurent Gbagbo, le PPA-CI présente le « Pacte social » comme une démarche politique visant à renforcer la cohésion nationale. Selon le parti, cette initiative repose sur plusieurs axes : la réconciliation entre les Ivoiriens, la justice sociale, le rassemblement national, la restauration de la confiance entre citoyens et la promotion du mérite dans la gestion des affaires publiques. Le PPA-CI estime ainsi que les critiques formulées par le porte-parole du gouvernement traduisent un manque de recul et ne correspondent pas aux exigences d’un débat politique constructif.

Le parti dénonce des attaques répétées contre son président

Au-delà de la polémique née des déclarations d’Amadou Coulibaly, le PPA-CI déplore également ce qu’il considère comme des attaques récurrentes visant Laurent Gbagbo, notamment sur les réseaux sociaux. La formation politique s’interroge sur l’absence de réaction des autorités face à ces campagnes qu’elle juge virulentes et estime qu’elles contribuent à raviver les tensions politiques.

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Dans sa conclusion, le PPA-CI condamne officiellement les propos attribués au ministre Amadou Coulibaly et invite les acteurs politiques à privilégier un discours plus responsable. Le parti affirme que la Côte d’Ivoire a besoin d’un débat fondé sur « la vérité, la justice, la réconciliation et le respect », plutôt que d’échanges susceptibles de réveiller les blessures du passé.

Cette nouvelle confrontation verbale entre le pouvoir et le camp de Laurent Gbagbo relance le débat autour de la mémoire des crises ivoiriennes et des conditions d’un véritable apaisement politique à l’approche des prochains grands rendez-vous électoraux.

Accident de Touba-Biankouma : 39 morts, l’enquête révèle des défaillances majeures du car Diarra Transport

Neuf jours après le tragique accident qui a coûté la vie à 39 personnes sur l’axe Touba-Biankouma, le ministère des Transports et des Affaires maritimes a dévoilé les premiers résultats de l’enquête administrative et technique. Sans empiéter sur la procédure judiciaire ouverte par le parquet de Touba, les autorités mettent déjà en lumière plusieurs défaillances liées au véhicule, à son exploitation et aux conditions de transport des passagers.

Le drame, survenu le 13 juillet 2026 au niveau du village de Zouzousso III, continue de marquer les esprits. L’autocar de la compagnie Diarra Transport, qui effectuait la liaison Odienné-Yamoussoukro, a quitté la chaussée avant de terminer sa course dans le fleuve Bafing. Le bilan communiqué reste lourd avec 39 morts, 45 blessés et sept rescapés.

Une crevaison à l’origine de la perte de contrôle du car

Selon les premières conclusions du Bureau Enquête Analyse Accident (BEA), une crevaison du pneu avant droit serait à l’origine de la perte de contrôle du véhicule, survenue environ 80 mètres avant le fleuve. Toutefois, les enquêteurs évoquent plusieurs facteurs ayant pu favoriser cet incident. Parmi eux figure notamment le surnombre de passagers constaté à bord du véhicule.

Le car, prévu pour accueillir 69 personnes, transportait 91 passagers au moment de l’accident. Les enquêteurs ont relevé la présence de tabourets installés dans les couloirs ainsi que de voyageurs contraints d’effectuer le trajet debout.

« Le car transportait 91 personnes pour une capacité de 69 places », a indiqué le directeur général de l’Office de la sécurité routière (OSER), Etienne Kouakou, lors de la présentation des résultats.

Des pneus de différentes marques et des irrégularités techniques

Les investigations ont également porté sur l’état des pneumatiques. Les six pneus du véhicule provenaient de trois marques différentes et présentaient des caractéristiques techniques divergentes, notamment concernant les indices de charge, de vitesse, les dates de fabrication et le niveau d’usure. Pour les enquêteurs, cette situation constitue un facteur aggravant dans un contexte où la fiabilité des équipements joue un rôle essentiel dans la sécurité routière.

Le BEA évoque également un possible manque de maîtrise du véhicule par le conducteur au moment de la crevaison, un point que les enquêteurs vont approfondir dans la suite de leurs investigations.

Des anomalies administratives découvertes sur le véhicule

Au-delà des aspects techniques, l’enquête a révélé plusieurs irrégularités administratives. Le car circulait notamment avec deux plaques d’immatriculation provisoires différentes. Les services compétents indiquent également que plusieurs documents obligatoires n’ont pas été présentés, notamment l’assurance, la carte de transport et le certificat de visite technique. Selon les enquêteurs, ces anomalies auraient pu permettre au véhicule d’échapper à certains dispositifs de contrôle, notamment la vidéoverbalisation. Mis en circulation en février 2025, le véhicule était pourtant soumis aux exigences réglementaires en vigueur.

Les investigations se poursuivent également sur la compagnie Diarra Transport. Le directeur de la Police spéciale de la sécurité routière, le commissaire divisionnaire major Touré Abdoulkader, a assuré qu’aucune sanction n’avait encore été prise contre l’opérateur.

« Nous poursuivons les vérifications sur l’ensemble de son parc et les enquêtes se poursuivent », a-t-il déclaré.

Les autorités souhaitent ainsi établir toutes les responsabilités, parallèlement à la procédure judiciaire engagée après l’accident. Face à ce nouveau drame routier, le ministère des Transports annonce une série de mesures destinées à améliorer la sécurité sur les routes ivoiriennes. Parmi les réformes envisagées figurent :

  • le renforcement de la formation des chauffeurs et des gestionnaires de compagnies ;
  • la création d’une plateforme numérique de suivi des véhicules, assurances, visites techniques et listes de passagers ;
  • un contrôle renforcé des documents avant toute souscription d’assurance ;
  • l’obligation d’obtenir le permis de catégorie B avant l’accès aux autres catégories ;
  • une surveillance accrue des axes routiers considérés comme dangereux.

Les autorités assurent que l’enquête administrative se poursuivra afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet accident et d’identifier les responsabilités dans cette tragédie qui endeuille de nombreuses familles.

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« Laurent Gbagbo nous parle de pacte social, lui qui a rompu tous les pactes sociaux » : Amadou Coulibaly charge l’ancien président

Le débat autour du « pacte social » proposé par l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo prend une nouvelle tournure. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, dit Am’s, a vivement réagi à cette initiative, en mettant en avant les événements douloureux de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire.

Dans une déclaration, massivement relayé sur Facebook, le membre du gouvernement a remis en cause la crédibilité de l’ancien chef de l’État à porter un tel projet, estimant que son bilan politique ne correspond pas, selon lui, aux valeurs associées à la notion de pacte social.

« Laurent Gbagbo est un champion des concepts creux et fumeux. C’est un spécialiste de l’enfumage », a déclaré Amadou Coulibaly, avant d’évoquer une ancienne formule attribuée au général Robert Guéï qui qualifiait Laurent Gbagbo de « boulanger ».

Le ministre a ensuite rappelé plusieurs épisodes marquants de la crise ivoirienne pour justifier son opposition à cette initiative. Il a notamment évoqué des atteintes à la liberté de la presse, des violences contre des journalistes et des épisodes sanglants survenus sous la présidence de Laurent Gbagbo.

« C’est sous Laurent Gbagbo qu’on a brûlé des rédactions de journaux, qu’on a détruit des journaux et que des journalistes ont été assassinés », a-t-il affirmé, citant notamment le cas de Guy-André Kieffer, journaliste franco-canadien disparu en 2004.

Amadou Coulibaly a également dénoncé les violences commises contre des populations civiles durant cette période, estimant que l’ancien président ne pouvait pas faire abstraction du passé tout en appelant à une réconciliation nationale.

« Il peut décider d’être amnésique, mais nous, nous sommes des contemporains. Il peut oublier ce passé, mais nous ne pourrons pas l’oublier », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement a également réagi aux propos de Laurent Gbagbo sur ses conditions de détention à Korhogo après la crise postélectorale de 2010-2011, notamment son isolement et l’absence de visites. Pour Amadou Coulibaly, cette évocation contraste avec le sort réservé aux victimes des violences politiques. Il a cité plusieurs personnalités militaires disparues durant les différentes crises ivoiriennes, estimant que certaines personnes auraient « préféré être en vie » plutôt que de bénéficier de visites en détention.

« Vous êtes en vie, vous qui avez contribué à tuer des gens, vous avez détruit des vies, et vous vous plaignez de vos conditions de détention. Mais qu’en est-il de ceux qui sont morts ? », a-t-il lancé à l’endroit de l’ancien président.

Dans son intervention, le ministre a enfin rappelé les manifestations des 25, 26 et 27 mars 2005, qui avaient fait plusieurs centaines de morts selon certaines estimations, dénonçant l’usage de moyens militaires dans la gestion de ces troubles.

« On a utilisé des hélicoptères pour faire du maintien de l’ordre. De quoi nous parle-t-il ? », a-t-il interrogé.

Cette sortie relance le débat politique autour du projet de « pacte social » défendu par Laurent Gbagbo, entre appel à l’apaisement national pour ses partisans et critiques sur la responsabilité historique de l’ancien président pour ses opposants.

Élection à la FIF : le dépôt des candidatures ouvre le 23 juillet, voici les conditions à remplir

La course à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) est désormais ouverte. La Commission électorale a annoncé, ce mardi 21 juillet 2026, l’ouverture officielle de la période de dépôt des candidatures pour l’élection du président et des autres membres du Comité exécutif de l’instance dirigeante du football ivoirien.

Conformément aux statuts de la FIF et à son Code électoral, les dossiers pourront être déposés du jeudi 23 juillet au lundi 10 août 2026 au siège de la Fédération, à Treichville, du lundi au samedi entre 10 heures et 16 heures.

Des critères stricts pour briguer la présidence de la FIF

Les prétendants à la présidence devront satisfaire à plusieurs conditions prévues par les textes de la Fédération. Ils devront notamment être de nationalité ivoirienne, être âgés d’au moins 35 ans, résider en Côte d’Ivoire et jouir pleinement de leurs droits civils et civiques. Chaque candidat devra également présenter une liste complète des membres du futur Comité exécutif et bénéficier du parrainage de quatre membres actifs de la FIF.

Les statuts imposent par ailleurs des exigences d’intégrité. Les candidats ne devront avoir fait l’objet d’aucune sanction prononcée au cours des cinq dernières années par la FIF, la Zone Ouest B, la Confédération africaine de football (CAF), la FIFA ou toute autre instance sportive.

Un dossier administratif particulièrement fourni

La Commission électorale exige un dossier complet comprenant notamment une demande de candidature, un curriculum vitae ou une biographie, une déclaration de disponibilité, les lettres de parrainage, une copie de la carte nationale d’identité ou du passeport ivoirien, un casier judiciaire de moins de trois mois, un certificat de nationalité, un certificat de résidence, une attestation de régularité fiscale ainsi que le formulaire d’enquête d’intégrité dûment renseigné.

Les candidats aux postes de membres du Comité exécutif devront remplir des conditions similaires. Ils devront également être âgés d’au moins 35 ans, résider en Côte d’Ivoire, présenter un casier judiciaire vierge de toute condamnation définitive et ne figurer que sur la liste d’un seul candidat à la présidence.

Le scrutin fixé au 12 septembre à Yamoussoukro

La Commission électorale a confirmé que l’Assemblée générale élective se tiendra le samedi 12 septembre 2026, à partir de 10 heures, dans la salle C de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, à Yamoussoukro. L’Assemblée générale élira le président de la FIF ainsi que les autres membres du Comité exécutif, qui piloteront le football ivoirien durant les quatre prochaines années.

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Cette échéance s’annonce particulièrement suivie par les acteurs du football ivoirien. Après une élection 2022 marquée par un duel serré entre Idriss Yacine Diallo et Sory Diabaté, le scrutin de septembre 2026 ouvre un nouveau chapitre pour la gouvernance de la FIF. À moins de deux mois du scrutin, l’ouverture officielle des candidatures donne le coup d’envoi de la bataille électorale. Plusieurs figures du football ivoirien se positionnent déjà comme de potentiels candidats à la présidence de la Fédération.

CAN 2032 : le Burkina Faso, le Mali et le Niger lancent leur candidature commune validée par la CAF

La candidature commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032 entre officiellement dans le processus d’attribution. La Confédération africaine de football (CAF) a confirmé la recevabilité de la déclaration d’intérêt déposée par les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), ouvrant ainsi la voie à la suite de la procédure.

L’annonce a été faite par la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), qui précise que les trois associations nationales ont satisfait aux exigences prévues par le règlement des candidatures de la CAF. Selon l’instance nigérienne, cette validation permet au dossier commun de poursuivre le processus officiel d’attribution des droits d’organisation de la compétition continentale.

La CAF valide la déclaration d’intérêt des trois pays de l’AES

Cette avancée intervient après une rencontre de travail tenue le samedi 18 juillet 2026 à New York, aux États-Unis, entre le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, et les responsables des fédérations de football du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Les présidents des fédérations concernées, le colonel Oumarou Sawadogo pour le Burkina Faso, Mahazou Cissé pour le Mali et Issaka Admou pour le Niger, ont présenté leur vision commune aux côtés du colonel-major Djibrilla Hima Hamidou, membre du Conseil de la FIFA et président d’honneur de la FENIFOOT.

Au cours des échanges, Patrice Motsepe a pris acte de l’ambition des trois États de l’AES d’accueillir ensemble la plus grande compétition footballistique africaine. Le président de la CAF a salué une initiative fondée sur la coopération régionale tout en rappelant la nécessité de respecter les critères et les procédures établis par l’organisation.

La candidature du Burkina Faso, du Mali et du Niger marque une nouvelle étape dans la stratégie de coopération entre les trois pays. Une organisation commune de la CAN 2032 représenterait toutefois un défi important en matière d’infrastructures sportives, d’hébergement, de transport et de sécurité.

Les trois États devront désormais convaincre la CAF de leur capacité à répondre aux exigences techniques du cahier des charges afin de poursuivre leur course face aux autres candidatures potentielles. Avec cette validation de la déclaration d’intérêt, le trio sahélien entre officiellement dans la compétition pour décrocher l’organisation de la CAN 2032, un rendez-vous qui pourrait constituer un événement sportif et diplomatique majeur pour la région.

Revue de presse du 22 juillet : le PDCI sous pression, l’OM fait débat et la bataille pour la FIF à la Une des journaux

La crise qui secoue le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) domine largement les Unes des quotidiens ce mercredi 22 juillet 2026. À quelques jours d’une décision judiciaire attendue sur les procédures de destitution visant Tidjane Thiam, le président du vieux parti a convoqué un Bureau politique extraordinaire pour le samedi 25 juillet et la demande de compte d’une députée au ministre du Tourisme après le passage de l’Olympique de Marseille à Abidjan.

Les quotidiens reviennent également sur les initiatives en faveur du renforcement de l’offre sanitaire dans la commune de Marcory ainsi que sur l’ouverture imminente du processus électoral à la Fédération ivoirienne de football (FIF).

Le Bureau politique de Tidjane Thiam au cœur de l’actualité

Selon le communiqué signé le 20 juillet, les membres de cette instance sont attendus à 10 heures à la Maison du Parti, à Cocody. Exceptionnellement, le Comité des Sages participera également à cette réunion stratégique, qui devrait porter sur la gouvernance électorale, la vie interne du parti et l’actualité politique nationale.

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Cette convocation suscite de nombreux commentaires dans la presse. L’Inter barre sa Une avec : « Tout s’accélère au PDCI, Thiam convoque un Bureau politique ». Aujourd’hui choisit le titre « PDCI : un chef victimaire », tandis que Le Patriote, proche du RHDP, s’interroge : « Pourquoi le PDCI tremble tant et crie au complot ».

Après le passage de l’OM, Naya Jarvis interpelle Siandou Fofana

L’autre sujet politique qui retient l’attention concerne les retombées de la visite de l’Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire dans le cadre du programme Sublime Côte d’Ivoire. La députée RHDP de Gohitafla, Naya Jarvis, demande des explications au ministre du Tourisme, Siandou Fofana, sur les bénéfices réels de cette opération de promotion. Dans une contribution largement relayée sur les réseaux sociaux, elle s’interroge sur les objectifs poursuivis et les résultats attendus pour le secteur touristique.

« Quel était l’objectif réel de cette initiative ? S’agissait-il de promouvoir la destination Côte d’Ivoire ? Si tel était le cas, quels sont les résultats concrets attendus et les retombées mesurables pour notre secteur touristique ? », questionne l’élue.

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Cette sortie relance le débat sur l’impact économique et touristique du Summer Tour de l’OM, plusieurs observateurs regrettant que les activités se soient essentiellement déroulées à Abidjan.

Marcory : 55 millions FCFA d’équipements médicaux remis aux centres de santé

La presse revient également sur les actions en faveur du secteur de la santé. RHDP News annonce que le ministre Laurent Tchagba a procédé à la remise d’équipements médicaux d’une valeur de 55 millions de FCFA au profit des structures sanitaires de Marcory. Selon le quotidien, cette dotation vise à améliorer la qualité des soins et à renforcer les capacités des centres de santé de proximité. L’Inter relaie également cette information, mettant en avant l’impact attendu de ces nouveaux équipements sur l’offre de soins dans la commune.

Présidence de la FIF : le processus électoral s’accélère

L’actualité sportive est marquée par le lancement imminent de l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF).

Fraternité Matin annonce l’ouverture, dès demain, du dépôt des candidatures, une étape qui marque le début officiel de la course à la succession d’Idriss Yacine Diallo. De son côté, Tribune Ivoire consacre sa Une aux règles du scrutin, en détaillant les conditions d’éligibilité ainsi que les exigences administratives et statutaires auxquelles devront répondre les candidats.

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À moins de deux mois de l’Assemblée générale élective, la bataille pour la présidence de la FIF s’annonce déjà comme l’un des grands rendez-vous sportifs de cette année.

PDCI-RDA : Tidjane Thiam convoque un Bureau politique d’urgence avant le verdict du 30 juillet

À dix jours d’une décision judiciaire déterminante pour son avenir politique, Tidjane Thiam passe à l’offensive. Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a convoqué, en urgence, un Bureau politique pour le samedi 25 juillet 2026. Cette réunion stratégique intervient dans un contexte de fortes turbulences internes, alors que plusieurs procédures en justice visent à obtenir sa destitution de la tête du plus ancien parti politique ivoirien.

Selon un communiqué officiel signé le 20 juillet par Tidjane Thiam, les membres du Bureau politique sont attendus à la Maison du Parti, à Cocody, à partir de 10 heures, pour la 20ᵉ réunion de cette instance dirigeante.

Dans un souci d’élargir les consultations, le président du PDCI-RDA a également convié les membres du Comité des Sages à cette rencontre. La direction du parti dévoilera l’ordre du jour au début des travaux. Les participants se pencheront notamment sur la gouvernance électorale du PDCI-RDA, la vie interne de la formation politique et l’actualité politique nationale.

Une bataille interne désormais portée devant les tribunaux

Cette convocation intervient alors que le PDCI-RDA traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire récente. Depuis l’élection de Tidjane Thiam à la présidence du parti en décembre 2023, une partie des cadres conteste sa légitimité et sa gestion de l’appareil politique.

La contestation a franchi un nouveau cap avec le dépôt de plusieurs recours devant les juridictions compétentes. Les requérants demandent l’annulation de son accession à la présidence et sa destitution, estimant que les conditions de son élection ne respecteraient pas les dispositions statutaires du parti.

Le verdict du 30 juillet au cœur de toutes les attentions

Le calendrier politique du PDCI-RDA s’accélère. La réunion du Bureau politique se tiendra seulement cinq jours avant le prononcé du jugement attendu le 30 juillet sur les recours engagés contre Tidjane Thiam. En réunissant simultanément les principaux dirigeants du parti et le Comité des Sages, le président du PDCI cherche à afficher un front uni, consolider ses soutiens et préparer la riposte politique, quelle que soit l’issue de la procédure judiciaire.

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L’arrêt attendu de la justice pourrait marquer un tournant majeur pour l’avenir du PDCI-RDA, à quelques mois des prochaines échéances politiques, et redessiner durablement les rapports de force au sein de l’opposition ivoirienne.

Démolition de Koumassi Campement : les victimes demandent à Dominique Ouattara de les aider à reconstruire leurs maisons

Les victimes du déguerpissement de Koumassi Campement veulent désormais aller au-delà de l’assistance d’urgence. À l’occasion de la cérémonie de remise de dons organisée le 17 juillet 2026 à la mairie de Koumassi, elles ont lancé un appel à la Première Dame, Dominique Ouattara, afin d’obtenir l’autorisation de regagner leurs sites détruits pour y reconstruire leurs habitations ou, à défaut, bénéficier d’une indemnisation jugée suffisante.

Cette requête intervient après la remise de vivres et de produits non alimentaires d’une valeur de 65 millions de FCFA, offerts par la Première Dame et remis aux bénéficiaires par sa directrice de cabinet, Sylvie Patricia Yao. Au nom des sinistrés, leur porte-parole, Didier Kouamé, a salué ce geste de solidarité, qu’il considère comme un premier signe d’écoute des autorités. En présence du chef suprême de Koumassi Campement, Nanan Koffi Marcelin, et des autorités municipales, il a exprimé la reconnaissance des populations.

« Depuis le 3 juin, nous avons pleuré, nous avons soupiré, nous avons crié, nous avons interpellé. Aujourd’hui, par la présence de la Première Dame, nous sommes en droit de dire que ces cris, ces pleurs et ces complaintes ont été entendus », a-t-il déclaré.

Le porte-parole a rappelé que les victimes avaient adressé, le 28 juin, un courrier au cabinet de Dominique Ouattara afin de solliciter son intervention, convaincues que son engagement social la conduirait à soutenir leur cause.

Le retour sur les sites, principale revendication

Si elles apprécient l’aide humanitaire reçue, les populations affirment que leur priorité reste la reconstruction de leurs logements. Les sinistrés demandent à pouvoir accéder de nouveau aux terrains où se trouvaient leurs habitations afin d’y rebâtir leur cadre de vie. Pour appuyer cette revendication, Didier Kouamé s’est référé au communiqué publié le 10 juin par le procureur de la République, indiquant qu’aucune décision judiciaire n’avait autorisé la destruction des habitations.

Or, les sites concernés sont placés sous scellés depuis le 12 juin, empêchant tout accès aux lieux. Les victimes réclament ainsi la levée de ces scellés dans le respect des procédures légales. À défaut, elles demandent une indemnisation leur permettant de se reloger dans des conditions dignes.

Des demandes adressées au ministère de la Construction

Au-delà de la question des terrains, les sinistrés souhaitent également une accélération du traitement de leurs dossiers fonciers. Didier Kouamé a invité le ministère de la Construction à mettre en place une procédure exceptionnelle pour examiner rapidement les demandes d’Arrêté de concession définitive (ACD) déjà déposées par plusieurs victimes. Selon lui, cette mesure faciliterait leur réinstallation et contribuerait à apaiser les tensions nées des opérations de déguerpissement.

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Le porte-parole a également alerté sur la situation des familles hébergées provisoirement dans des écoles primaires de Koumassi Campement. Il a évoqué plusieurs drames survenus depuis leur déplacement, notamment le décès du bébé Koné Valy ainsi que celui du nouveau-né de Mme Eba Chantal, mort après un accouchement par césarienne dans un contexte particulièrement difficile. Pour les sinistrés, ces tragédies illustrent l’urgence de trouver une solution durable à leur relogement.

Procès SOCOCE Soubré : 7 ans de prison requis contre l’ex-gérante, 381 millions FCFA réclamés

L’affaire secoue la chaîne de distribution SOCOCE. À l’issue des débats, le procureur de la République a requis sept ans de prison ferme contre l’ancienne gérante de l’agence de Soubré, poursuivie aux côtés du magasinier et du chauffeur. Le ministère public a également demandé cinq ans d’emprisonnement ferme contre chacun des deux co-prévenus et le paiement solidaire de 381 millions FCFA.

Avant les réquisitions du parquet, l’avocat de la partie civile, représentant SOCOCE, avait réclamé 130 millions FCFA de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 31 juillet 2026.

Des irrégularités de plus de 126 millions FCFA relevées par un audit À la barre, le représentant de SOCOCE a retracé l’origine de la plainte. Selon lui, une mission de contrôle diligentée en septembre 2023 a mis au jour de nombreuses anomalies dans la gestion de l’agence de Soubré. Les contrôleurs affirment avoir découvert un important écart entre les montants déclarés en caisse et les sommes effectivement disponibles. Alors que la gérante avait déclaré 31,1 millions FCFA, les vérificateurs n’ont retrouvé que 67 000 FCFA.

L’audit aurait également révélé que 19,8 millions FCFA recouvrés auprès de clients n’avaient pas été reversés à l’entreprise. Les investigations menées auprès des débiteurs auraient montré que plusieurs d’entre eux avaient déjà réglé leurs factures, alors qu’ils apparaissaient toujours comme redevables dans les registres.

À cela s’ajouterait un écart de plus de 41 millions FCFA entre le stock physique et le stock comptabilisé. Selon la partie civile, le préjudice global s’élève à 126,49 millions FCFA.

L’ex-gérante reconnaît des erreurs, mais nie tout détournement

Interrogée par le tribunal, l’ancienne responsable de l’agence n’a pas contesté les irrégularités relevées.

« Je ne nie pas les faits. À un moment donné, il y a eu un manque de vigilance de ma part. Ma responsabilité est engagée », a-t-elle déclaré.

Elle a toutefois rejeté les accusations de détournement de fonds, attribuant les anomalies à des dysfonctionnements internes. Selon elle, certaines caissières modifiaient ou supprimaient des données dans le système informatique, tandis que des écarts de stocks se multipliaient. Elle affirme avoir alerté sa hiérarchie sur ces difficultés. Concernant les créances encaissées mais non reversées, elle a reconnu avoir procédé à de fausses inscriptions comptables afin de masquer les écarts de stocks.

« Je n’ai pas détourné l’argent. Je n’ai simplement pas pu justifier ces écarts », a-t-elle soutenu.

Le parquet met en doute ses explications

Face aux explications de la prévenue, le procureur de la République s’est montré particulièrement offensif. Il l’a interrogée sur la disparition des fonds, les écarts constatés dans les stocks ainsi que sur l’évolution de son train de vie durant sa gestion de l’agence.  Le ministère public s’est également intéressé à un maquis appartenant à son époux, se demandant si cet établissement s’approvisionnait auprès de SOCOCE sans paiement régulier.

L’ex-gérante a assuré que toutes les marchandises étaient accompagnées de factures, tout en reconnaissant ne pas disposer immédiatement des preuves. Questionnée sur la destination des 127 millions FCFA manquants, elle a répondu ne pas être en mesure de l’expliquer.

« J’ai manqué de vigilance. Je n’ai pas été à la hauteur », a-t-elle déclaré devant le tribunal.

Le chauffeur et le magasinier également poursuivis

Les deux autres prévenus, le magasinier et le chauffeur, comparaissent pour leur implication présumée dans cette affaire. À la barre, le chauffeur a affirmé avoir transporté à plusieurs reprises des marchandises sans bons de livraison ni reçus, expliquant avoir agi à la demande du magasinier. Ces déclarations alimentent les soupçons de dysfonctionnements dans la gestion des stocks au sein de l’agence.

Avant la clôture des débats, invitée à prendre la parole une dernière fois, l’ancienne gérante a quitté le terrain des explications comptables pour évoquer sa situation familiale. Demandant la clémence du tribunal, elle a expliqué que sa fille de dix ans avait été victime d’abus sexuels et qu’une procédure était en cours devant le parquet de Soubré.

« Mes enfants ont besoin de moi. Je vous demande de revoir votre sentence », a-t-elle lancé, suscitant une vive émotion dans la salle d’audience où plusieurs membres de sa famille ont fondu en larmes.

Le tribunal rendra sa décision le 31 juillet 2026.

ECO 2027 : la CEDEAO confirme le lancement progressif de la monnaie unique ouest-africaine

L’ECO reste au cœur des ambitions d’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest. À l’issue de leur 69ᵉ session ordinaire tenue le 19 juillet 2026 à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont réaffirmé leur volonté de concrétiser le lancement de la monnaie unique régionale en 2027. Une échéance que l’organisation entend désormais respecter à travers une mise en œuvre progressive.

Face aux écarts de performances économiques entre les États membres, la CEDEAO a choisi une approche graduelle. La future monnaie unique sera d’abord introduite dans les pays qui remplissent les critères de convergence macroéconomique et qui sont prêts à intégrer immédiatement l’union monétaire.

Les autres États membres bénéficieront d’un accompagnement technique et institutionnel afin de leur permettre de rejoindre progressivement l’espace monétaire commun une fois les conditions réunies. Pour les dirigeants de la CEDEAO, cette méthode doit permettre d’assurer la crédibilité de l’ECO et d’éviter qu’un retard de certains pays ne compromette une nouvelle fois le calendrier du projet.

Des critères stricts pour sécuriser la future monnaie

La réussite de l’ECO repose sur le respect de plusieurs critères de convergence définis par l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO). Parmi les exigences prioritaires figurent notamment :

  • un déficit budgétaire inférieur ou égal à 3 % du produit intérieur brut (PIB) ;
  • une inflation annuelle maîtrisée à 5 % maximum ;
  • un financement du déficit public par la banque centrale limité à 10 % des recettes fiscales ;
  • des réserves extérieures capables de couvrir au moins trois mois d’importations.

D’autres critères complémentaires concernent également la stabilité financière des États, notamment un ratio dette publique/PIB inférieur ou égal à 70 % et une variation du taux de change nominal limitée à +10 %.

Les banques centrales poursuivent les travaux techniques

En parallèle, les institutions communautaires poursuivent les discussions sur les aspects techniques liés à la mise en œuvre de l’ECO. La Conférence des chefs d’État a salué les consultations engagées entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales des pays membres. Ces échanges portent notamment sur la gouvernance de la future union monétaire, son architecture institutionnelle et les modalités pratiques du lancement.

Les dirigeants ont également pris acte de l’enregistrement officiel de la marque « ECO » auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), une étape destinée à protéger l’identité juridique de la future monnaie régionale.

Le projet ECO, évoqué depuis plusieurs décennies, a connu plusieurs reports en raison des difficultés rencontrées par les États membres pour atteindre les critères de convergence et s’accorder sur le fonctionnement de la future union monétaire. En maintenant l’échéance de 2027, la CEDEAO entend envoyer un signal fort sur sa détermination à concrétiser cette ambition régionale.

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Si plusieurs défis restent à relever, notamment sur le plan économique et institutionnel, les dirigeants ouest-africains espèrent faire de l’ECO un véritable moteur d’intégration, capable de stimuler le commerce régional, d’attirer davantage d’investissements et de renforcer la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest sur les marchés internationaux.