Communiqué du Conseil national de sécurité du jeudi 17 septembre 2026

Le président de la République, Alassane Ouattara, a présidé, ce jeudi 17 septembre 2026, au Palais de la Présidence de la République, une réunion du Conseil national de sécurité portant sur la situation sécuritaire générale.

À l’issue des échanges, il ressort que la situation sécuritaire de notre pays continue d’être stable, du fait de l’efficacité des opérations de sécurisation menées par nos Forces de Défense et de Sécurité, sur l’ensemble du territoire national.

Le Conseil national de sécurité se félicite ainsi de la baisse continue de plusieurs formes de criminalité, à savoir les attaques de coupeurs de route, de domiciles et de commerces, et les vols de véhicules et de motos.

Le Conseil National de Sécurité se réjouit également du bon déroulement de l’opération « Épervier Spécial », lancée le 7 septembre dernier, pour une durée de 90 jours, dans les villes de Bouaké, Daloa et Korhogo, et visant le démantèlement des réseaux de trafics illicites de Médicaments de Qualité Inférieure et Falsifiés (MQIF) et de médicaments détournés, la lutte renforcée contre la drogue, ainsi que la répression de l’incivisme routier.

En effet, cette opération, qui mobilise 1 320 éléments de la Police et de la Gendarmerie Nationales, enregistre, sur la seule période du 7 au 16 septembre, le bilan suivant :

  •  La destruction et la non-recolonisation de 56 fumoirs ;
  •  La saisie de près de 183 tonnes de MQIF et médicaments détournés ;
  •  La saisie de plus de 3 500 engins, essentiellement pour non-port de casque de protection et défaut de plaques d’immatriculation ;
  •  L’interpellation de 196 individus, conduits devant les parquets pour incitation à la violence et trafic de MQIF et stupéfiants ; et
  •  L’interpellation de 180 enfants en conflit avec la loi, mis à la disposition de la Cellule de Coordination, de Suivi et de Réinsertion (CCSR) pour leur prise en charge.

Au regard de ces données encourageantes, le Président de la République félicite le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, de même que les Forces de Défense et de Sécurité engagées dans cette opération, pour les résultats probants obtenus sur cette courte période. Il les exhorte, par ailleurs, à maintenir cette dynamique en vue du plein succès de l’opération « Épervier Spécial ».

Le Conseil National de Sécurité note enfin, avec satisfaction, la réussite des festivités marquant la commémoration du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, les 6 et 7 août derniers.

À ce titre, le Président de la République adresse ses remerciements et félicitations à l’ensemble des acteurs ayant grandement contribué au succès de ces réjouissances, sur l’ensemble du territoire, à savoir ceux impliqués dans l’organisation et la sécurisation de cet évènement d’envergure pour notre pays, ainsi que les populations vivant en Côte d’Ivoire pour leur comportement citoyen, observé lors de ces festivités.

En dépit de ce bilan globalement satisfaisant de la situation sécuritaire générale, le Conseil National de Sécurité note que certains faits devront continuer à faire l’objet d’une vigilance accrue. Il s’agit, notamment, des cas d’accidents de la circulation, dont le nombre est passé de 1 549 en juillet 2026 à 1 657 en août 2026, soit une hausse d’environ 7 % par rapport au mois de juillet.

Par ailleurs, concernant le cas de l’orpaillage illégal dans notre pays, le Conseil National de Secrétariat, en vue d’éradiquer ce fléau, avait décidé, lors de sa dernière réunion, du renforcement de la réponse étatique, par le biais de diverses mesures.

Dans cette dynamique, un atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal s’est tenu les 4 et 5 septembre 2026, à Yamoussoukro, en vue, notamment, de définir et préciser les mesures de renforcement indispensables.

Le Conseil National de Sécurité salue l’engagement résolu des Préfets de Région, exprimé au cours de cette rencontre, à éradiquer durablement le fléau de l’orpaillage illégal dans leurs circonscriptions administratives, dans un délai de six (6) mois, principalement à travers une mobilisation accrue du renseignement territorial, une coordination renforcée des forces compétentes et un suivi rigoureux des actions entreprises.

Au regard des conclusions de cet atelier, le Conseil National de Sécurité, en complément des décisions arrêtées lors de sa réunion du 23 juillet 2026, approuve les mesures prioritaires recommandées par les participants, et décide, à ce titre :

  •  Du renforcement des capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité locales ;
  •  De l’augmentation substantielle du nombre des brigades opérationnelles du Groupement Spécial de Lutte contre l’Orpaillage Illégal ;
  •  De l’intensification de la surveillance fluviale, à travers la création de 21 Pelotons de Sécurité Fluviale pour assurer le contrôle permanent des 4 grands fleuves de notre pays et leurs affluents ;
  •  Du durcissement des sanctions avec l’adoption prochaine d’une loi visant à aggraver les peines réprimant les infractions liées à l’orpaillage illégal. De même, toute forme de participation indirecte ou de complicité logistique ou financière sera désormais traitée comme une infraction autonome ;
  •  De la mise en place de mesures de réhabilitation écologique et de réinsertion économique : Il s’agira, ici, d’accompagner d’une part, la restauration des sites détruits par l’orpaillage illégal, à travers des programmes de Travaux à Haute Intensité de Main-d’Œuvre (THIMO) et l’implication du Génie Militaire, et, d’autre part, la réinsertion économique des orpailleurs illégaux nationaux, grâce à des activités génératrices de revenus ;
  •  De l’instauration d’un moratoire de six (6) mois sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale ;
  •  Du déploiement d’un dispositif de communication et de Suivi-Évaluation qui permettra de rendre compte, de façon objective, de l’évolution du phénomène.

Le Président de la République a instruit le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense, de même que l’ensemble des Ministres concernés à l’effet de prendre les dispositions idoines pour l’exécution, dans les plus brefs délais, de ces différentes mesures.

De plus, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, proposera des mesures en vue de la professionnalisation de la filière aurifère, y compris la formation professionnelle, la reconversion des jeunes, les comptoirs d’achat, la cartographie de notre patrimoine minier et la mise en place de raffineries.

Au terme de la réunion, le Chef de l’État, satisfait du bilan sécuritaire général, a réitéré ses félicitations à l’ensemble des acteurs impliqués dans la sécurisation de notre pays, tout en saluant particulièrement l’abnégation des Forces de Défense et de Sécurité dans l’accomplissement de leurs missions.

Il les a, enfin, encouragés à intensifier leurs efforts pour continuer à garantir le climat de paix et de sécurité qui prévaut dans notre pays.

Fait à Abidjan, le jeudi 17 septembre 2026
M. Fidèle SARASSORO,
Ministre, Secrétaire Exécutif du Conseil
National de Sécurité

Décès de Dr Bamba Maférima, DGA des Impôts et maire de Séguéla

La Côte d’Ivoire est en deuil après l’annonce du décès de Dr Bamba Maférima, épouse M’Bahia, directrice générale adjointe (DGA) des Impôts. Elle est décédée ce vendredi 18 septembre 2026, selon son entourage.

La disparition de cette haute responsable provoque une vive émotion au sein de la Direction générale des impôts (DGI), mais également à Séguéla, dans le nord de la Côte d’Ivoire, où elle exerçait les fonctions de maire.

Une carrière construite au sein de l’administration fiscale

Dr Bamba Maférima était présentée comme une spécialiste de la fiscalité et de la gestion publique. Son parcours administratif s’était construit au fil des années au sein de l’administration fiscale ivoirienne, où elle avait occupé plusieurs responsabilités. Sortie major de sa promotion à l’École nationale d’administration (ENA) d’Abidjan, dans la filière Impôts, elle avait progressivement gravi les différents échelons de l’administration fiscale.

Titulaire des qualifications d’expert-comptable diplômée selon les régimes français et UEMOA et de comptable publique, Bamba Maférima avait également construit un solide parcours académique. En 2021, elle avait soutenu à l’Université Alassane Ouattara une thèse de doctorat consacrée aux comportements face à la fraude fiscale. Son travail avait obtenu la mention « très honorable » et reçu l’appréciation de ses pairs.

Cette double expérience académique et professionnelle avait contribué à asseoir sa réputation dans les domaines de la fiscalité et de la gestion publique.

Parallèlement à ses responsabilités à la DGI, notamment au siège de l’institution à la Tour E du Plateau, Bamba Maférima s’était également engagée dans la vie politique. Cadre du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), elle avait remporté les élections locales de 2023 et accédé à la fonction de maire de Séguéla.

Avec sa disparition, la DGI et la commune de Séguéla perdent une responsable qui avait occupé à la fois des fonctions importantes dans l’administration fiscale et dans la gestion locale.

CHU de Bouaké : alerte après le signalement d’un faux médecin

La Direction générale du CHU de Bouaké appelle à la vigilance après l’identification, par les caméras de surveillance, d’un individu aperçu dans plusieurs services de l’établissement. Selon les éléments constatés, cet homme se présenterait comme un médecin interne des hôpitaux pour accéder aux différents services et commettre des actes de vol.

Face à cette situation, la direction invite le personnel, les patients, les parents et les accompagnants à redoubler de prudence. La direction invite chacun à vérifier l’identité et la fonction de toute personne avant de lui confier un effet personnel ou un objet de valeur.

Le CHU appelle à signaler toute information

L’établissement demande également à toute personne qui reconnaîtrait l’individu ou qui disposerait d’informations susceptibles de permettre son identification ou sa localisation de contacter rapidement le CHU de Bouaké. Deux numéros sont communiqués à cet effet : 0502547050 et 0173929424.

La Direction générale profite de cette alerte pour rappeler aux visiteurs et aux accompagnants l’importance du respect des procédures d’accueil, d’identification et de sécurité appliquées à l’entrée de l’établissement. Ces mesures protègent les patients, le personnel, les visiteurs ainsi que leurs biens.

Dans ce contexte, le CHU de Bouaké souligne que la vigilance et la collaboration de chacun restent indispensables pour maintenir un environnement hospitalier sécurisé.

« La sécurité de tous est l’affaire de chacun », rappelle l’établissement.

Monétisation en Côte d’Ivoire : « YouTube, monétisez-nous ! Je veux mon djai » lance Himra

La question de la monétisation des contenus sur YouTube en Côte d’Ivoire revient au centre des débats. L’artiste rappeur ivoirien Himra a directement interpellé la plateforme américaine, mercredi 16 septembre 2026, dans une publication relayée sur sa page Facebook.

La sortie du rappeur intervient dans le sillage du plaidoyer lancé par l’artiste français Tiakola, qui appelle YouTube et les plateformes de streaming à mieux prendre en compte les contenus produits par les artistes afro-francophones.

Himra réclame les revenus liés aux vues

Présenté dans le texte comme le « roi de la Drill Ivoire » et numéro 1 sur les plateformes de streaming payantes en Côte d’Ivoire, notamment Apple Music et Spotify, Himra a choisi de s’adresser directement à YouTube sur la question de la monétisation, qu’il affirme toujours absente du territoire ivoirien.

L’artiste met en avant les performances réalisées par les créateurs locaux sur la plateforme. Selon lui, les artistes ivoiriens enregistrent « des centaines de milliers de vues » et devraient pouvoir bénéficier des revenus générés par leurs contenus.

« YouTube, monétisez-nous ! Je veux mon djai », écrit-il dans son message, en prenant notamment l’exemple des artistes nigérians qui tirent des revenus de leurs clips diffusés sur YouTube.

Dans un autre passage, Himra insiste sur la visibilité obtenue par les artistes ivoiriens :

« On dirait vous ne nous voyez pas mais on a des centaines de milliers de vues. (…) On n’a qu’à regarder les Naijas se jouer les dangereux à cause de monétisation. Monétiser nous ».

Dans le sillage du plaidoyer de Tiakola

Cette prise de position intervient après celle de Tiakola. Le rappeur français avait profité du clip de son morceau « Melo Décalé », publié sur YouTube le 12 juin dernier, pour appeler à la monétisation des clips vidéo des artistes afro-francophones sur la plateforme.  En Côte d’Ivoire, cette problématique est évoquée depuis juin 2024, avec des actions déjà engagées autour de la question.

La question des revenus générés par les plateformes numériques s’inscrit aussi dans les échanges engagés par les autorités ivoiriennes.

Le 2 février 2026, par la voix de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remack, les autorités ivoiriennes ont entamé des échanges stratégiques avec la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) sur la régulation et la monétisation des contenus diffusés sur les plateformes numériques.

La revendication portée par Himra intervient ainsi alors que la question des revenus tirés des plateformes numériques reste posée pour les artistes et créateurs de contenus ivoiriens.

Simone Ehivet Gbagbo : « Dieu m’a demandé de prier pour Alassane Ouattara »

Dans le podcast « Au cœur des convictions », Simone Ehivet Gbagbo revient sur son parcours politique, son rapport à Laurent Gbagbo ainsi que sur une expérience spirituelle vécue pendant ses années de détention à Odienné. L’ancienne prisonnière affirme notamment que ses convictions politiques ne découlent pas de son époux, même si celui-ci a, selon elle, nécessairement influencé son parcours.

Interrogée sur ce qu’aurait été sa trajectoire politique sans Laurent Gbagbo, Simone Ehivet Gbagbo estime qu’elle aurait pu devenir la femme politique qu’elle est aujourd’hui. Elle reconnaît toutefois que leur parcours commun a eu un impact sur sa vie politique, considérant que les individus s’influencent naturellement les uns les autres.

Elle insiste cependant sur l’origine de ses propres engagements.

« Mes engagements, je les tiens de mon expérience, de mon vécu, de l’analyse de ma situation et de ma capacité à prendre des décisions », explique-t-elle, avant d’appeler chacun à construire ses propres choix et à en assumer les conséquences.

Selon elle, une décision peut conduire à de nouveaux progrès, mais peut également s’avérer mauvaise. Dans ce dernier cas, elle estime qu’il faut en tirer les enseignements, procéder aux corrections nécessaires et poursuivre son chemin.

Trois ans et demi de détention à Odienné

Simone Ehivet Gbagbo évoque également une période particulièrement marquante de son parcours : sa détention à Odienné, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Elle raconte avoir vécu cette période avec un profond ressentiment envers le pouvoir arrivé après la perte du pouvoir de son camp. Elle dit avoir vécu cette situation comme un renversement par la force et la violence, avant de se retrouver elle-même en prison.

Dans ce contexte, elle affirme avoir choisi de s’accrocher à sa foi. Pendant les trois années et demie passées en détention à Odienné, elle explique avoir consacré l’essentiel de ses lectures à la Bible, mettant de côté ses autres ouvrages. C’est au cours de cette période qu’elle dit avoir découvert le Psaume 72, attribué au roi Salomon. Elle raconte avoir été particulièrement touchée par ce texte, dans lequel Salomon demande à Dieu de l’aider à bien gouverner et à agir pour son peuple.

La lecture de ce psaume lui aurait d’abord fait penser à Laurent Gbagbo. Elle explique avoir regretté de ne pas avoir découvert ce texte plus tôt afin de pouvoir le lire pour son époux lorsqu’il accédait au pouvoir.

Elle raconte ensuite avoir eu, dans son esprit, cette réponse : « Ce n’est pas pour Gbagbo que je t’ai conduite à ce texte, mais pour Alassane Ouattara. »

Cette perspective, dit-elle, l’aurait profondément déstabilisée compte tenu de son ressentiment envers Alassane Ouattara et de la situation dans laquelle elle se trouvait alors.

Elle explique avoir alors contesté, dans ses prières, cette demande qu’elle attribue à Dieu. Selon son récit, elle aurait rappelé les événements vécus en Côte d’Ivoire et les responsabilités qu’elle attribuait au pouvoir en place dans sa propre situation. Elle affirme toutefois avoir reçu à trois reprises la même demande : prier pour Alassane Ouattara à partir de ce texte biblique.

Une prière qui, selon son récit, transforme son regard

Après cette troisième demande, Simone Ehivet Gbagbo dit avoir décidé d’obéir, tout en précisant que son cœur n’était pas en accord avec cette démarche. Elle raconte avoir alors demandé que son obéissance soit considérée malgré l’absence de conviction personnelle. Elle affirme avoir commencé à réciter le texte matin et soir pendant une semaine.

Les trois premiers jours, explique-t-elle, les paroles sortaient de sa bouche sans correspondre à ce qu’elle ressentait intérieurement. Elle dit toutefois avoir poursuivi cette pratique. À partir du quatrième jour, son état d’esprit aurait commencé à évoluer. Elle raconte que son cœur a progressivement accepté la démarche.

Les cinquième, sixième et septième jours, elle affirme avoir finalement récité le texte « avec joie » pour Alassane Ouattara. Elle décrit cette évolution comme une guérison intérieure, marquée, selon ses propres termes, par la disparition des pleurs, des larmes et des lamentations.

Elle conclut ce récit en expliquant avoir ensuite vécu « joyeuse » à Odienné durant le reste de ses trois années et demie de détention.

Pétrole : PETROCI et PETROBRAS signent 8 contrats de partage de production en Côte d’Ivoire

PETROCI et PETROBRAS franchissent une nouvelle étape dans leur partenariat avec la signature, jeudi 17 septembre 2026, de huit Contrats de Partage de Production (CPP). Une première entre les deux groupes, qui marque l’entrée du géant pétrolier brésilien dans le bassin sédimentaire ivoirien.

Cette signature constitue une étape importante pour PETROCI et le secteur des hydrocarbures en Côte d’Ivoire. Elle ouvre une nouvelle phase dans l’exploration pétrolière et gazière sur les différents blocs concernés.

PETROBRAS apporte son expertise offshore

Spécialisé dans l’exploration et la production d’hydrocarbures en eaux profondes et ultra-profondes, PETROBRAS met dans le cadre de ce partenariat son expérience des opérations offshore complexes ainsi que ses technologies. L’arrivée du groupe brésilien dans le bassin sédimentaire ivoirien est présentée comme un signe de son attractivité croissante et de la dynamique portée par PETROCI. Son expertise doit notamment permettre d’accélérer les travaux de recherche sur les blocs concernés.

La cérémonie s’est déroulée au Sofitel Hôtel Ivoire, en présence de Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, et d’Adama Coulibaly, ministre de l’Économie, des Finances et du Budget. Les deux membres du gouvernement ont assisté à la signature aux côtés des délégations de PETROBRAS et de PETROCI, ainsi que de plusieurs invités.

Au-delà de l’exploration, cette collaboration vise également à contribuer au renforcement du positionnement de la Côte d’Ivoire comme hub énergétique régional.

À travers ces huit CPP, PETROCI Holding réaffirme sa mission de valorisation des ressources nationales et de consolidation des capacités énergétiques du pays. Ce partenariat avec PETROBRAS traduit également la volonté de PETROCI de s’appuyer sur de grands acteurs de l’industrie afin de renforcer les capacités énergétiques de la Côte d’Ivoire.

Cacao ivoirien : Simon Adingra sollicité comme ambassadeur à l’international

En déplacement à Amsterdam dans le cadre de la 82e réunion du Conseil d’administration du Fonds commun pour les produits de base (CFC), une rencontre autour du cacao ivoirien a réuni, mercredi 16 septembre 2026, le responsable à l’origine de cette initiative et l’international ivoirien Simon Adingra.

Au cours d’un dîner organisé en marge de cette visite de travail, les échanges ont porté sur plusieurs sujets, notamment le football ainsi que l’actualité nationale et internationale. Mais la rencontre a surtout permis d’aborder un projet consacré à la promotion du cacao ivoirien sur la scène internationale.

L’initiative consiste à mettre en place un pool d’ambassadeurs bénévoles issus des secteurs sportif, culturel et artistique, appelés à contribuer à la promotion et à la visibilité du cacao ivoirien à l’étranger. Le choix de Simon Adingra est notamment lié à son statut de joueur de l’Ajax, club basé à Amsterdam. La ville constitue ainsi le cadre symbolique de cette démarche, puisqu’elle est présentée dans le texte comme la capitale mondiale du cacao.

L’objectif affiché est de mobiliser des personnalités dont la notoriété peut contribuer à porter davantage la voix du cacao ivoirien sur les marchés internationaux.

Derrière cette démarche se trouve une ambition clairement exprimée qui est de renforcer la visibilité du cacao ivoirien afin de favoriser une meilleure valorisation de la production. Chaque relais supplémentaire en faveur du cacao ivoirien à l’international renforce sa visibilité sur les marchés et peut, à terme, améliorer les revenus des personnes qui travaillent quotidiennement dans les plantations.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la volonté de constituer ce réseau d’ambassadeurs bénévoles issus du sport, de la culture et du monde artistique.

Bruno Nabagné Kone
© Bruno Nabagné Kone
 

Revue de presse du 18 septembre : Riposte contre l’orpaillage illégal, Affaire Koumassi Campement et Koné Katinan au cœur des Unes

La lutte contre l’orpaillage illégal, les développements de l’affaire de Koumassi Campement et la détention de Koné Katinan dominent les Unes des journaux ivoiriens parus vendredi 18 septembre 2026. Les quotidiens accordent également une place à la filière café-cacao et aux questions de gouvernance locale.

L’orpaillage illégal au premier plan après les décisions du CNS

Les nouvelles mesures annoncées par le Conseil national de sécurité (CNS), réuni sous la présidence du chef de l’État, occupent une place centrale dans les journaux. La réponse des autorités face à l’orpaillage illégal est largement commentée au lendemain de cette réunion.

Soir Info met ainsi en avant les « mesures fortes » arrêtées par le CNS, notamment la radiation de gendarmes impliqués dans des faits liés à l’orpaillage illégal.

De son côté, Fraternité Matin revient sur les dispositions destinées à intensifier la lutte contre le phénomène et dresse parallèlement le bilan de l’opération « Épervier spécial ». Le Patriote, L’Essor Ivoirien et Le Matin consacrent également leurs Unes au durcissement annoncé de la réponse des autorités.

La décision de suspendre pendant six mois l’octroi de nouvelles autorisations minières retient particulièrement l’attention de Le Matin et L’Avenir. Le Jour Plus évoque pour sa part une suspension temporaire des nouveaux permis miniers, accompagnée d’une réforme annoncée du secteur aurifère.

Sur le volet sécuritaire, Le Rassemblement élargit le sujet à la drogue et à l’incivisme, tout en annonçant la création de 21 pelotons de sécurité fluviale. Aujourd’hui insiste également sur la surveillance des cours d’eau.

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Koumassi Campement : les journaux scrutent les suites de l’affaire

L’affaire de Koumassi Campement occupe elle aussi une place importante dans les éditions du jour. Les journaux s’intéressent à ses dimensions judiciaires, politiques et administratives, ainsi qu’au rôle attribué au ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Bacongo.

Le Nouveau Réveil met en avant les déclarations du député Diabagaté, avec un titre consacré à la « difficile protection de deux pontes du RHDP ».

Notre Voie s’interroge, de son côté, sur la position qu’Alassane Ouattara pourrait adopter à l’égard de Cissé Bacongo après les déclarations attribuées au procureur Koné Barman Oumar. Le quotidien revient également sur la question des crimes de Nahio.

Pour Dernière Heure Monde, l’affaire est abordée sous les angles administratif et sécuritaire, notamment autour du plan ORSEC et de la question des compétences du District autonome d’Abidjan.

Le Bélier affirme pour sa part que la justice « cherche encore » Cissé Bacongo. L’Intelligent d’Abidjan appelle quant à lui à distinguer les déclarations effectivement tenues par le procureur de celles qui pourraient lui être attribuées dans le débat public.

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Koné Katinan : une détention largement commentée

La détention de Koné Katinan complète les principaux sujets traités par les journaux ivoiriens ce vendredi. L’Inter revient sur son incarcération, intervenue une semaine plus tôt, et rapporte notamment le message adressé par l’intéressé à ses parents.

La Voie Originale adopte un ton critique à propos de cette détention, qu’elle évoque notamment à travers les termes d’« enlèvement », de « séquestration » et d’« incarcération injuste », tout en s’intéressant à l’état d’esprit de Koné Katinan.

Le Quotidien d’Abidjan rapporte une demande attribuée au Parti communiste français, qui appelle à la libération immédiate de Koné Katinan.

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Café-cacao : le prix du cacao et 291 milliards de FCFA à la Une

Enfin, la filière café-cacao constitue un autre axe important de cette revue de presse. Le Temps met notamment en avant le prix du cacao et une affaire portant sur 291 milliards de francs CFA, tout en évoquant le Conseil du café-cacao et l’Organisation interafricaine du café (OIA).

Le journal annonce également une interview de Bilé Bilé, présentée comme une « interview vérité », consacrée notamment au fonctionnement du Conseil du café-cacao et de l’OIA.

Orpaillage illégal : la Côte d’Ivoire déploie 21 pelotons et suspend les nouvelles autorisations minières pendant 6 mois

21 pelotons de sécurité seront déployés sur les principaux cours d’eau de Côte d’Ivoire pour renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal. La mesure figure parmi les décisions prises jeudi 17 septembre à Abidjan par le Conseil national de sécurité (CNS). Réuni autour de cette question, le CNS a également décidé de renforcer les opérations contre les exploitations clandestines et d’agir sur leurs réseaux de financement ainsi que sur leur soutien logistique.

L’exploitation clandestine de l’or demeure une préoccupation majeure pour les autorités ivoiriennes, qui mobilisent depuis plusieurs années les services de l’État dans les zones concernées. Après les mesures annoncées le 23 juillet, le gouvernement veut désormais intensifier les interventions et améliorer la coordination des acteurs engagés dans la lutte.

Les préfets de région seront au cœur de cette nouvelle phase. Réunis les 4 et 5 septembre à Yamoussoukro, ils se sont engagés à renforcer le renseignement territorial et à améliorer la coordination des forces dans leurs circonscriptions. Cette mobilisation devra être conduite sur une période de six mois.

Le dispositif opérationnel doit également bénéficier de moyens supplémentaires. Le nombre de brigades du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal sera accru, tandis que les capacités des forces de défense et de sécurité déployées dans les régions seront renforcées.

21 pelotons pour surveiller les cours d’eau

La stratégie ne se limitera pas aux sites d’extraction clandestine. Le CNS a décidé de créer 21 pelotons de sécurité fluviale chargés de surveiller les quatre grands fleuves ivoiriens ainsi que leurs affluents. L’objectif est d’assurer une présence permanente des forces de sécurité sur ces cours d’eau et de compléter les opérations menées directement sur les zones d’orpaillage illégal.

Parallèlement, le gouvernement prévoit de remettre en état les terrains dégradés par l’exploitation minière clandestine. Le Génie militaire doit prendre part à ces opérations, avec l’appui de programmes à haute intensité de main-d’œuvre.

La réponse gouvernementale doit également s’étendre aux acteurs qui permettent aux exploitations clandestines de fonctionner. Une nouvelle loi est en préparation afin de renforcer les sanctions applicables aux infractions liées à l’orpaillage illégal.

Le futur texte doit notamment permettre de poursuivre séparément les personnes qui financent ces activités ou leur apportent un soutien matériel et logistique. La complicité financière ou matérielle pourrait ainsi devenir une infraction autonome, élargissant le champ des poursuites aux acteurs qui contribuent au fonctionnement des exploitations sans prendre directement part à l’extraction.

Six mois sans nouvelles autorisations minières

Autre mesure annoncée par le CNS, la suspension, pendant six mois, de la délivrance de nouvelles autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle. Dans le même temps, les autorités veulent favoriser la sortie de l’illégalité des orpailleurs ivoiriens. Les autorités envisagent des solutions de reconversion, notamment des activités génératrices de revenus et des programmes de formation professionnelle destinés particulièrement aux jeunes.

Le gouvernement entend enfin agir sur l’organisation générale de la filière aurifère. Le Premier ministre devra notamment travailler sur les comptoirs d’achat, la cartographie du patrimoine minier ainsi que sur la création de raffineries.

Le président de la République a demandé au Premier ministre, au ministre chargé de la Défense et aux autres membres du gouvernement concernés de mettre rapidement en œuvre les décisions arrêtées. Leur application fera l’objet d’un suivi afin d’évaluer l’évolution de l’orpaillage illégal à travers le pays.

Affaire Katinan Koné : « Il n’a jamais été question de séquestration », affirme le procureur

Le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, Koné Braman, rejette catégoriquement les accusations de « séquestration » formulées par la défense de Justin Katinan Koné. Selon lui, le quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), placé sous mandat de dépôt dans le cadre de faits présumés liés à la présidentielle ivoirienne de 2025, a été régulièrement convoqué et la procédure s’est déroulée dans le respect des délais légaux.

Lors d’une conférence de presse tenue mercredi 16 septembre 2026, à la salle des pas perdus du tribunal de première instance d’Abidjan, le chef du parquet a assuré que les droits de la défense avaient été respectés.

« Il n’a jamais été question de séquestration. Il a été régulièrement convoqué. Le délai de garde à vue a été respecté », a-t-il déclaré, précisant que quatre avocats étaient présents lors de la première procédure comme lors de la seconde.

Le statut d’ancien ministre contesté

Koné Braman est également revenu sur l’un des principaux arguments avancés par la défense de Justin Katinan Koné, son statut d’ancien ministre. Le procureur a estimé que cette qualité ne pouvait être retenue au regard de l’ordonnance N°2011-59 du 14 avril 2011, qui, selon lui, a annulé le gouvernement dirigé par Aké N’Gbo.

« Le gouvernement de M. Aké N’Gbo a été annulé par l’ordonnance N°2011-59 en date du 14 avril 2011 », a-t-il rappelé.

Il s’est ensuite interrogé sur le fait de qualifier Katinan Koné d’ancien ministre alors que cette ordonnance, qui n’aurait jamais été abrogée, continue de produire ses effets. S’appuyant sur cette lecture de la situation juridique, le procureur a été catégorique :

« M. Katinan n’a jamais été ministre de la République de Côte d’Ivoire. »

Le chef du parquet a par ailleurs tenu à préciser que l’incarcération de Justin Katinan Koné ne serait pas intervenue à la suite d’une plainte du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), parti au pouvoir. Selon Koné Braman, le responsable du PPA-CI a été écroué en raison de son implication présumée dans des faits qui se seraient produits au cours de la campagne électorale de la présidentielle ivoirienne de 2025.

« Pour cette procédure, je suis prêt », a assuré le procureur, affichant ainsi sa détermination à défendre la régularité de la procédure engagée.

Un mandat d’arrêt contre Me Habiba Touré

Dans le même contexte, Koné Braman a annoncé avoir engagé des poursuites contre Me Habiba Touré, autre cadre du PPA-CI. Il a également indiqué avoir décerné un mandat d’arrêt contre elle, en raison de son implication présumée dans des faits survenus pendant les élections présidentielles de 2025.

Justin Katinan Koné, quatrième vice-président du parti de Laurent Gbagbo, a été placé sous mandat de dépôt le 11 septembre 2026 pour des faits qualifiés d’« actes terroristes » en lien avec la présidentielle ivoirienne de 2025. De son côté, sa défense conteste la régularité de la procédure et dénonce une « séquestration ».

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