Kinshasa sous tension : le sit-in de l’opposition dispersé, plusieurs leaders blessés

L’esplanade du Palais du Peuple à Kinshasa a été le théâtre d’une forte mobilisation ce vendredi 12 juin. Des militants de l’opposition, rassemblés à l’appel de la coalition « C64 », ont convergé vers le Parlement pour dénoncer une révision constitutionnelle qu’ils assimilent à une tentative de maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi.

Dès les premières heures de la journée, un important dispositif sécuritaire a été déployé par la Police nationale congolaise. Barrages filtrants, unités antiémeutes et contrôle strict du périmètre ont transformé les environs du Parlement en zone fortement sécurisée. Malgré la recommandation des autorités provinciales de délocaliser le rassemblement vers le terrain Assossa, les organisateurs ont maintenu leur position, considérant l’esplanade du Palais du Peuple comme un symbole politique incontournable.

Violents affrontements et blessure de Martin Fayulu

La situation a dégénéré avant même le début officiel du rassemblement. Sur l’avenue de l’Enseignement, des heurts ont éclaté entre militants de l’opposition et membres de la Force du Progrès, proche du pouvoir. Jets de projectiles et échanges de coups ont rapidement entraîné une intervention des forces de sécurité.

La tension est montée d’un cran lorsque les manifestants ont tenté de forcer les cordons de police devant le Palais du Peuple. Lors de la dispersion, les forces de sécurité ont blessé Martin Fayulu à la tête, selon plusieurs témoignages concordants. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent le leader de l’ECiDé le visage ensanglanté, soutenu par ses proches dans un climat de confusion générale.

Le bilan humain reste encore incertain, mais plusieurs blessés sont signalés des deux côtés. L’opposition dénonce un usage excessif de la force, tandis que les autorités justifient leur intervention par la nécessité de sécuriser une zone sensible et de faire respecter les itinéraires autorisés.

Une opposition unie, renforcée par le soutien de Joseph Kabila

Au-delà des affrontements, la journée illustre une recomposition politique marquée. La coalition C64 rassemble désormais plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Delly Sesanga, Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Jean-Marc Kabund, unies dans leur rejet de toute modification de la Constitution de 2006.

Fait marquant, l’ancien président Joseph Kabila a publiquement apporté son soutien à cette démarche. Dans une déclaration publiée la veille de la manifestation, il dénonce un complot contre la Nation et la démocratie. Il appelle à une mobilisation nationale contre le projet de révision constitutionnelle. Cette prise de position accentue la pression politique sur le pouvoir en place. Le gouvernement fait déjà face à des critiques sur l’état des libertés publiques.

De son côté, le gouvernement défend une réforme présentée comme nécessaire pour renforcer la stabilité institutionnelle et améliorer l’efficacité de l’action publique, un argument qui peine à apaiser les tensions dans un climat politique déjà fortement polarisé.

Retour au calme fragile et perspectives de tensions prolongées

En fin de journée, les abords du Palais du Peuple ont retrouvé un calme relatif. Les forces de l’ordre ont maintenu leur dispositif, tandis que les derniers groupes de manifestants se sont dispersés progressivement.

La Coalition Article 64, qui dénonce une atteinte aux acquis démocratiques, annonce déjà la poursuite de la mobilisation dans les prochains jours. Les porte-parole de l’opposition promettent de maintenir la pression politique.

Sur le plan médical, une équipe a pris en charge Martin Fayulu dans une structure sanitaire non précisée. Les autorités évoquent de leur côté un « traumatisme facial » sans danger vital immédiat. Cet épisode est largement relayé dans les médias. Il pourrait devenir un symbole des tensions politiques actuelles. Le dialogue entre pouvoir et opposition semble fortement fragilisé.

Mondial 2026 : Ronwen Williams pointe un manque de soutien Africain après la défaite des « Bafana Bafana »

Le capitaine de l’Afrique du Sud, Ronwen Williams, a attribué une partie de la défaite (2-0) face au Mexique à un manque de solidarité continentale. À l’issue du match d’ouverture du Mondial 2026, le gardien sud-africain a exprimé sa frustration face à l’absence de soutien des supporters africains.

En conférence de zone mixte, Ronwen Williams n’a pas caché sa déception après la rencontre. Il estime que son équipe n’a pas bénéficié de l’élan habituel de solidarité africaine lors des grandes compétitions internationales.

« Notre défaite n’est pas seulement liée à notre performance. Je crois que le manque de soutien de nos frères africains a également joué un rôle. Habituellement, l’Afrique soutient toujours ses représentants dans les grands tournois. Cette fois, nous avons eu l’impression que notre défaite faisait le bonheur de certains », a-t-il déclaré.

Selon lui, certains supporters auraient même préféré soutenir le Mexique. Le gardien des Bafana Bafana, également joueur de Mamelodi Sundowns, regrette un manque d’unité autour de la sélection sud-africaine. Il affirme que cette situation a pesé moralement sur son groupe lors de cette entrée en compétition.

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« Les Africains ont toujours soutenu d’autres pays africains à chaque Coupe du monde, mais je ne comprends pas pourquoi notre cas est différent. Beaucoup d’Africains ont soutenu le Mexique, pas nous, les Sud-Africains. Nous avons presque coulé des larmes. En tant qu’Africains, soyons unis », a-t-il insisté.

Il rappelle que les sélections africaines bénéficient habituellement d’un soutien mutuel en Coupe du monde.

Un contexte marqué par des tensions en Afrique du Sud

Ces déclarations interviennent dans un climat sensible, marqué par des épisodes de violences xénophobes en Afrique du Sud ces dernières années. Plusieurs ressortissants africains, notamment nigérians, zimbabwéens, mozambicains et congolais, ont été victimes d’agressions.

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Malgré la défaite, Ronwen Williams a été l’un des joueurs les plus en vue côté sud-africain. Il s’est distingué dès la 5e minute par une première intervention décisive. Battu sur l’ouverture du score de Julián Quiñones à la 9e minute, il a ensuite enchaîné plusieurs arrêts importants, dont une parade juste avant la pause. Il a également été sauvé par son poteau à la 43e minute.

Impuissant sur le second but de Raúl Jiménez à la 67e minute, le capitaine reste néanmoins l’un des rares Sud-Africains salués pour sa prestation lors de cette entrée en matière difficile.

Sécurité routière : 569 auto-écoles contrôlées, le gouvernement engage une vaste réforme du secteur

Le ministère des Transports et des Affaires maritimes a lancé une opération nationale de contrôle des auto-écoles. Au total, 569 établissements ont été inspectés à Abidjan et à l’intérieur du pays. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer la formation des conducteurs et à lutter contre l’incivisme routier.

La Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC) pilote cette mission de terrain. Elle entend garantir une meilleure qualité d’apprentissage et renforcer la sécurité sur les routes ivoiriennes. Le directeur général, Oumar Sacko, a rencontré les responsables d’auto-écoles le mardi 9 juin 2026. Il leur a présenté les premiers résultats du contrôle et les pistes de réorganisation du secteur.

Des dysfonctionnements relevés dans plusieurs établissements

Selon le directeur de la circulation et de la sécurité routière, Coulibaly Kafona, les inspections ont concerné 302 auto-écoles à Abidjan et 267 à l’intérieur du pays. Les équipes ont relevé plusieurs insuffisances, notamment la présence d’auto-écoles non agréées et le non-respect des programmes officiels. Les conditions d’obtention du permis de conduire ont également été jugées trop souples, selon le rapport.

Pour Oumar Sacko, ces pratiques fragilisent les efforts de l’État en matière de sécurité routière. Il a insisté sur la nécessité de revaloriser le permis de conduire, qu’il considère comme un véritable certificat de compétence. Selon lui, la qualité de la formation impacte directement la sécurité des usagers de la route.

Face à ces constats, la DGTTC prévoit plusieurs réformes. Elles portent notamment sur l’harmonisation des tarifs et l’accompagnement des auto-écoles. L’objectif est d’assainir durablement le secteur et d’améliorer son organisation. L’administration annonce également la création prochaine d’un cadre permanent de dialogue avec les professionnels. Un atelier national sera organisé afin de recueillir les propositions et préoccupations des acteurs du secteur.

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Les responsables d’auto-écoles ont accueilli favorablement cette démarche. Le président de l’UNAPAE-CI, Koko Guillaume, a annoncé que des propositions seront transmises sous 15 jours. Il a estimé que cette réforme permettra de revaloriser la profession et d’améliorer la formation des conducteurs.

Marine nationale : le PHM Vaillance signe un retour après la revue navale internationale de Lagos

La Marine nationale ivoirienne a accueilli, ce jeudi 11 juin 2026, le Patrouilleur de Haute Mer (PHM) Vaillance, de retour de mission au Nigeria. Le bâtiment avait pris part aux festivités du 70ᵉ anniversaire de la Marine nigériane et à la revue navale internationale organisée à Lagos.

Le PHM Vaillance a représenté la Côte d’Ivoire lors des célébrations du 70ᵉ anniversaire de la Marine nigériane. Le navire a participé aux cérémonies organisées à Lagos pour cet événement militaire majeur. Cette présence marque le retour de la Côte d’Ivoire sur la scène navale internationale. Le pays n’avait plus participé à ce type de rendez-vous depuis plusieurs années. La mission a également renforcé la visibilité de la Marine nationale ivoirienne. Elle a favorisé la coopération entre les marines partenaires de la sous-région.

Un retour salué par la Marine nationale

À son arrivée, les autorités militaires ivoiriennes ont chaleureusement accueilli le navire. Elles ont salué le retour du Vaillance comme une réussite opérationnelle et diplomatique pour la Marine nationale. Selon les responsables militaires, cette mission démontre les progrès des capacités navales ivoiriennes. Elle confirme également l’engagement de la Marine nationale dans les missions de représentation internationale.

Au cœur de cette réussite, le commandant du bâtiment, le Capitaine de corvette Kouakou Djaiblond Dominique Y, a été particulièrement salué. Le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMMAR) a souligné son professionnalisme et son sens élevé du devoir. Durant toute la mission, il a assuré la conduite de l’équipage avec rigueur, discipline et sang-froid, dans un contexte de forte visibilité internationale.

Cette participation marque une étape importante pour la Marine nationale, qui renoue avec les grandes rencontres navales internationales. Elle témoigne également de la volonté des autorités ivoiriennes de renforcer la présence du pays dans les espaces maritimes stratégiques.

Cette mission réussie à Lagos confirme le repositionnement progressif de la Côte d’Ivoire dans la coopération navale régionale et internationale.

 

Déguerpissements à Abidjan : le Ghana rapatrie 327 ressortissants touchés par les démolitions

Le Ghana a lancé une opération d’urgence pour rapatrier 327 de ses ressortissants vivant en Côte d’Ivoire, après les récentes opérations de déguerpissement menées dans plusieurs quartiers d’Abidjan. Selon les autorités ghanéennes, une première vague de 228 personnes a regagné le pays le jeudi 11 juin 2026.

Les personnes concernées résidaient principalement dans des zones touchées par les démolitions, notamment dans la commune de Port-Bouët. Privées de logement et confrontées à la perte de leurs moyens de subsistance, elles se sont retrouvées dans une situation jugée préoccupante par Accra.

Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a indiqué que son gouvernement avait mobilisé gratuitement des bus et des camions afin d’assurer le transport des ressortissants et de leurs biens vers le Ghana. Selon les autorités diplomatiques ghanéennes, le gouvernement a lancé cette opération pour protéger et assister les citoyens affectés. Il prévoit de rapatrier le reste du contingent ce vendredi 12 juin.

Accra attend le versement des indemnisations

Au-delà de l’assistance d’urgence, le gouvernement ghanéen affirme suivre de près la question des compensations annoncées par les autorités ivoiriennes.

Le ministère ghanéen des Affaires étrangères indique qu’Abidjan a exprimé sa volonté d’indemniser les personnes affectées par les démolitions. La représentation diplomatique du Ghana en Côte d’Ivoire poursuivra les échanges avec les autorités concernées afin de veiller au versement effectif des indemnisations promises aux sinistrés.

Depuis plusieurs semaines, les opérations de déguerpissement se multiplient dans le District autonome d’Abidjan. Les autorités justifient ces interventions par des impératifs de sécurité et de prévention des risques d’inondation.

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À Port-Bouët, notamment dans le quartier de Vridi 3, plusieurs habitations ont été détruites. Ces opérations suscitent toutefois de nombreuses réactions en raison de leurs conséquences sociales, particulièrement en cette période de fortes pluies.

Samuel Okudzeto Ablakwa
© Samuel Okudzeto Ablakwa

Déguerpissements à Abidjan : le PDCI-RDA en mission de solidarité auprès des populations sinistrées

Face aux conséquences des opérations de déguerpissement en cours dans le District autonome d’Abidjan, le Groupe parlementaire PDCI-RDA s’est rendu sur le terrain ce jeudi 11 juin 2026. La délégation a exprimé sa solidarité aux familles touchées, plongées dans une situation de précarité à la suite des démolitions.

Conduite par le président du groupe parlementaire, Me Jean Chrysostome Blessy, la mission a parcouru plusieurs sites fortement impactés. Les députés se sont notamment rendus à Vridi-Canal à Port-Bouët, au campement « Quartier Nanan Félix Houphouët-Boigny » à Koumassi, ainsi qu’au site de Gobelet à Cocody.

Sur place, les élus ont échangé avec les populations sinistrées, contraintes pour certaines de se réfugier dans des écoles ou chez des proches après la perte de leurs habitations.

Un message de compassion et de soutien

Devant les victimes, Me Blessy a dénoncé une situation qu’il juge difficilement acceptable. Il a estimé que le développement d’un pays ne pouvait se construire au détriment de la dignité des citoyens. Le président du groupe parlementaire a insisté sur la détresse des familles, notamment des enfants et des personnes vulnérables, privées de logement en quelques heures. Il a affirmé la présence du PDCI-RDA aux côtés des populations affectées.

Au-delà des déclarations, la délégation parlementaire a apporté un soutien financier immédiat. Une enveloppe globale de 1 500 000 FCFA a été distribuée, soit 500 000 FCFA pour chacun des trois sites visités. Cette aide vise à répondre aux besoins urgents des familles touchées par les déguerpissements et à atténuer les premières difficultés rencontrées. S’adressant aux populations, les députés ont assuré qu’ils continueront de relayer leurs préoccupations au sein des institutions.

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Ils ont réaffirmé leur volonté de porter leur voix dans le débat parlementaire. Au nom du président du parti, Tidjane Thiam, le groupe parlementaire a fait un rappel. Le progrès ne doit laisser personne en marge. Le Groupe parlementaire a exprimé sa gratitude à Tidjane Thiam pour son accompagnement. Il a aussi remercié le député-maire de Port-Bouët, Dr Emmou Sylvestre, pour son accueil. Les députés ont également salué la mobilisation de l’ensemble de la délégation, soulignant leur engagement auprès des populations en difficulté.

Revue de presse du 12 juin : démolitions à Koumassi, lutte contre le blanchiment et une démission du ministre Vagondo exigée, dominent l’actualité

En Côte d’Ivoire, deux dossiers majeurs occupent les unes des journaux ce vendredi 12 juin 2026. Il s’agit des démolitions d’habitations à Koumassi Campement et des déclarations du procureur financier sur le blanchiment de capitaux. Ces affaires alimentent débats et réactions dans la presse nationale.

Koumassi Campement : une affaire qui s’envenime

Le dossier des démolitions à Koumassi connaît un nouveau développement. Le procureur financier a annoncé que le principal mis en cause, M. Brou Alloui Jacques, est activement recherché par la justice ivoirienne.

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Dans les journaux, l’affaire suscite indignation et vives réactions. Le Bélier évoque une « bataille de versions » entre la mairie et le parquet, estimant qu’elle fragilise la confiance des citoyens. La mairie affirme s’appuyer sur une décision de justice, tandis que le procureur soutient que le document présenté ne donne aucune autorisation de déguerpissement.

Plusieurs titres dénoncent la gravité des faits. Le Canard déchaîné parle d’un « rasage inhumain de Koumassi-Campement » et évoque un scandale d’État. Le Sursaut s’interroge sur d’éventuelles complicités. La Voie Originale dénonce, elle, un document fictif ayant servi de base aux opérations.

Polémique politique et réactions en chaîne

Les réactions politiques se multiplient. Le Nouveau Réveil soulève plusieurs interrogations sur les responsabilités dans cette affaire et évoque un possible « iceberg » derrière le principal suspect.

Selon ce journal, le PDCI-RDA estime que la responsabilité du gouvernement est engagée. Dernière Heure Monde rapporte même que le parti aurait demandé la démission du ministre de l’Intérieur, le général Vagondo Diomandé. De son côté, Le Temps relaie la réaction du parti de Laurent Gbagbo, qui exige des explications du RHDP. Le journal souligne également la condamnation des déguerpissements par la Ligue des femmes de ce parti.

Blanchiment de capitaux : le procureur durcit le ton

L’autre sujet majeur concerne la lutte contre le blanchiment de capitaux. Le procureur financier Jean-Claude Aboya a mis en garde contre les avoirs d’origine douteuse, selon Générations Nouvelles.

Le Rassemblement souligne pour sa part la mobilisation de plusieurs acteurs judiciaires et administratifs dans la lutte contre la criminalité financière. Juges, douaniers et forces de sécurité sont annoncés en première ligne.

Réforme électorale : les tensions politiques se dessinent

Enfin, la presse évoque les premières tensions autour de la future réforme électorale. Le Patriote note des divergences déjà visibles entre partis d’opposition sur les règles à venir. Le Matin s’interroge sur l’intérêt suscité par la future Commission électorale et rappelle que l’État conserve la main sur le processus de réforme.

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Mondial 2026 : l’Afrique du Sud s’incline 2-0 face au Mexique pour son entrée en lice

L’Afrique du Sud a raté son entrée en matière au Mondial 2026. Opposés au Mexique le jeudi 11 juin à l’Estadio Azteca, les Bafana Bafana se sont inclinés 2-0 lors du match d’ouverture, dominés par un pays hôte plus efficace et plus discipliné.

Les Mexicains ont imposé un rythme élevé dès le coup d’envoi. Dès la 5e minute, Raúl Jiménez a obligé le gardien Ronwen Williams à intervenir sur une demi-volée dangereuse. Dans la foulée, la pression du “Tri” a été récompensée avec une ouverture du score rapide.

Quiñones punit une erreur défensive

À la 9e minute, Julián Quiñones a exploité une erreur de relance de Sithole pour récupérer le ballon et tromper Williams d’une frappe entre les jambes. Le Mexique a ensuite contrôlé le match, multipliant les offensives face à une défense sud-africaine sous pression. Malgré la domination mexicaine, le gardien sud-africain Ronwen Williams a longtemps maintenu son équipe dans le match. Il s’est notamment illustré sur une parade décisive face à Jiménez. Mais à la 43e minute, Quiñones a encore trouvé le poteau, manquant de peu le doublé.

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Le tournant du match intervient à la 50e minute avec l’expulsion de Sithole. Le défenseur sud-africain a été sanctionné d’un carton rouge direct pour avoir stoppé une action manifeste de but sur Gutiérrez. Réduits à dix, les Bafana Bafana ont encore tenté de réagir. À la 68e minute, Raúl Jiménez a fait le break sur un centre précis d’Alvarado, inscrivant le deuxième but mexicain d’une tête imparable. Avant cela, Modiba avait tenté de relancer les siens avec une frappe lointaine sans succès.

La situation s’est aggravée pour l’Afrique du Sud à la 84e minute avec l’expulsion de Themba Zwane après un geste d’humeur. L’intervention de la VAR a confirmé la sanction, laissant les Bafana Bafana terminer à neuf. Malgré leur infériorité numérique, les Sud-Africains n’ont pas encaissé davantage de buts, et ont tenté une ultime action dans le temps additionnel sans réussite. Le score est resté inchangé jusqu’au coup de sifflet final.

Avec cette défaite, l’Afrique du Sud commence sa Coupe du monde à la dernière place du groupe A. Elle affiche une différence de buts de -2. Les hommes d’Hugo Broos doivent réagir lors du prochain match. Ils veulent rester en course pour la qualification en huitièmes de finale.

Corée du Sud renverse la Tchéquie dans un match maîtrisé

Dans l’autre rencontre du jour, la Corée du Sud a réussi son entrée en lice à la Coupe du monde 2026 en s’imposant 2-1 face à la République tchèque à Dallasau USA, lors de la première journée du groupe A et s’installe à la deuxième place.

Les deux équipes ont livré une première mi-temps décevante, ponctuée par des sifflets du public. Aucune n’a réussi à prendre l’ascendant. La Tchéquie a ouvert le score à la 59e minute grâce à une tête de son capitaine Ladislav Krejci, consécutive à une longue touche dans la surface.

Hwang In-beom a égalisé à la 67e minute avant de devenir passeur décisif sur le but d’Oh Hyeon-gyu à la 80e minute, offrant la victoire aux Sud-Coréens. Portée par Son Heung-min, la Corée du Sud a largement dominé la possession et les occasions. Mais elle a tardé à concrétiser face à une Tchéquie classée 38e mondiale et de retour en Coupe du monde après 2006.

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Salubrité en Côte d’Ivoire : Amédé Koffi Kouakou annonce une nouvelle dynamique dans la gestion des déchets

Quelques jours après l’ultimatum de 72 heures lancé pour assainir la capitale, le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, a effectué une visite de travail au siège de l’ANAGED, mercredi 10 juin 2026, afin d’évaluer les actions en cours sur la gestion des déchets ménagers.

Cette mission de terrain s’inscrit dans le suivi des actions gouvernementales sur la propreté urbaine. Elle vise à améliorer le cadre de vie des populations. L’objectif principal était de faire le point sur l’enlèvement des ordures. Il s’agissait aussi de renforcer l’efficacité des opérations sur tout le territoire. Accueilli par la directrice générale de l’ANAGED, Sarrahn Teinin Ouattara, le ministre a échangé avec les équipes techniques. Il s’est également informé de leurs conditions de travail.

Des efforts salués sur le terrain

Sur place, Amédé Koffi Kouakou a salué les progrès réalisés dans les opérations de collecte ces derniers jours. Il a encouragé les équipes à maintenir le rythme :

« Beaucoup a été fait en une semaine d’intenses opérations de collecte. Il faut poursuivre cette dynamique »

Le ministre a également félicité l’ANAGED pour ses performances techniques, notamment l’utilisation d’outils de suivi en temps réel et la gestion des plaintes des populations. Ces innovations sont présentées comme des leviers importants pour améliorer la réactivité du service public. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Amédé Koffi Kouakou, a également affiché sa fermeté concernant la gestion des déchets ménagers en Côte d’Ivoire :

« En matière de collecte des ordures ménagères, à ce jour, l’État de Côte d’Ivoire ne doit rien à personne. Il n’y a donc aucune raison que les ordures ne soient pas collectées à bonne date et à bonne heure. »

Le ministre a aussi annoncé des réformes importantes pour améliorer durablement la salubrité du pays :

« Nous allons mettre fin à un certain nombre de pratiques et je peux vous assurer que beaucoup de choses vont changer dans le domaine de la salubrité en Côte d’Ivoire. »

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Les participants ont qualifié cette rencontre de constructive et ont ouvert la voie à de nouvelles orientations pour renforcer durablement la gestion des déchets en Côte d’Ivoire. Le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement d’inscrire la salubrité au cœur des priorités nationales.

Internet : la Côte d’Ivoire autorise Starlink et prépare le lancement de la 5G

Le gouvernement a accordé à Starlink Network CIV une licence lui permettant de fournir des services d’Internet fixe par satellite sur l’ensemble du territoire national à partir de juillet 2026. L’annonce a été faite jeudi par le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, lors de l’émission Gouv’Talk organisée par le Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG).

Selon le ministre, cette autorisation permettra à Starlink de déployer une offre d’Internet haut débit par satellite, notamment dans les localités éloignées où les infrastructures classiques restent limitées.

« Les zones rurales, les écoles et les centres de santé qui ne disposaient pas d’accès à Internet pourront désormais être connectés », a expliqué Djibril Ouattara.

L’autorisation accordée à l’opérateur est valable pour une période initiale de douze mois. Cette phase servira notamment à évaluer la qualité du service avant la finalisation du cahier des charges définitif.

Des smartphones accessibles pour les populations rurales

Le ministre a également annoncé la mise en œuvre prochaine d’initiatives visant à faciliter l’accès aux smartphones dans les zones rurales. L’objectif affiché est de permettre au plus grand nombre de bénéficier d’une connexion Internet à moindre coût et à haut débit.

Parallèlement à l’arrivée de Starlink, la Côte d’Ivoire lancera officiellement le déploiement de la technologie 5G à partir de juillet 2026. Les villes de plus de 25 000 habitants seront progressivement couvertes. Djibril Ouattara a indiqué que son ministère travaille depuis plusieurs mois à l’amélioration des conditions d’exploitation des opérateurs télécoms, qui ont déjà commencé à adapter leurs infrastructures à cette nouvelle technologie.

Le ministre a par ailleurs révélé que le taux réel de couverture Internet du pays atteint actuellement 95 %, en prenant en compte la fibre optique, les box Internet ainsi que les réseaux 2G, 3G et 4G. Le gouvernement ambitionne désormais d’étendre les services mobiles à toutes les localités de plus de 800 habitants au cours des quatre prochaines années, afin de réduire davantage la fracture numérique sur l’ensemble du territoire.