Côte d’Ivoire / PPA-CI : Laurent Gbagbo se dit prêt à dialoguer « sans ligne rouge » avec le gouvernement

À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce jeudi 2 juillet 2026 à son cabinet de Cocody, le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, a réaffirmé sa disponibilité à dialoguer avec le pouvoir. Pendant plus de deux heures d’échanges avec les médias, l’ancien chef de l’État a abordé les principales questions politiques, économiques et sociales de l’actualité, tout en présentant le pacte social qu’il entend proposer aux Ivoiriens.

Évoquant les relations entre son parti et le gouvernement, Laurent Gbagbo a tenu à clarifier sa position. « Je n’ai pas de ligne rouge à ne pas franchir dans un dialogue avec le pouvoir » a t’il déclaré, affirmant que le PPA-CI soutient le principe du dialogue, à condition que le cadre, les objectifs et les modalités des échanges soient clairement définis.

 

Pourquoi le PPA-CI a boycotté la rencontre du 22 juin ?

L’ancien président a également évoqué la décision du PPA-CI de ne pas prendre part à la réunion organisée le 22 juin 2026 par le Premier ministre Robert Beugré Mambé avec les partis politiques. Selon Laurent Gbagbo, cette décision ne traduisait pas un refus du dialogue. Il a expliqué que le PPA-CI avait sollicité des précisions sur l’ordre du jour dès la réception de l’invitation, sans obtenir de réponse des organisateurs.

 « Nous avons reçu la lettre d’invitation nous convoquant à une rencontre le lundi 22 juin 2026. Nous avons répondu le même jour pour connaître les raisons de cette rencontre ou son ordre du jour. Malheureusement, nous n’avons reçu aucune réponse jusqu’à ce jour », a-t-il expliqué.

Ce n’est qu’après la tenue de la rencontre que son parti a appris que les échanges portaient sur la réforme du système électoral, engagée après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI).

«  C’est plus tard que nous avons entendu que les discussions ont porté sur la réforme électorale. Le moment venu, nous donnerons notre avis et vous en serez informés », a assuré le président du PPA-CI.

Laurent Gbagbo a également estimé que plusieurs critiques formulées contre son parti résultaient d’une mauvaise compréhension de ses positions politiques et des préoccupations qu’il défend.

« L’incompréhension de nos prises de position par certains responsables politiques est le fruit de leur méconnaissance des réalités des populations ivoiriennes ».

Selon lui, le débat public devrait davantage se concentrer sur les attentes sociales des populations plutôt que sur les polémiques politiques.

 

Un pacte social axé sur la justice et le partage de la croissance

Profitant de cette conférence de presse, le président du PPA-CI a présenté les grandes orientations du pacte social qu’il souhaite soumettre aux Ivoiriens. Il a plaidé pour la construction d’un nouveau consensus national reposant sur la justice sociale, la solidarité et une meilleure redistribution des richesses produites par le pays.

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Pour Laurent Gbagbo, les performances économiques enregistrées par la Côte d’Ivoire doivent désormais se traduire par une amélioration tangible des conditions de vie des populations.

Avec cette sortie médiatique, le président du PPA-CI a défendu sa vision d’un dialogue politique inclusif, qu’il considère comme un instrument essentiel pour renforcer la cohésion nationale. Laurent Gbagbo appelle les acteurs politiques à engager un dialogue ouvert afin de répondre plus efficacement aux défis économiques et sociaux auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée.

 

Inondations à Abidjan : 59 morts, l’État ordonne de « Quitter les zones identifiées à risque »

Les fortes pluies qui se sont abattues sur Abidjan et ses environs ont provoqué un bilan particulièrement dramatique. Selon les chiffres communiqués par le porte-parole du gouvernement ivoirien, 59 personnes ont perdu la vie à la suite des intempéries enregistrées dans la capitale économique et ses communes périphériques.

Face à l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement a ordonné l’évacuation immédiate des zones jugées dangereuses. Lors du Conseil des ministres du mercredi 1er juillet, le porte-parole a lancé un appel sans ambiguïté : « Quittez les zones identifiées comme à risque ».

Attécoubé, commune la plus durement touchée

Dans le district d’Abidjan, la commune d’Attécoubé apparaît comme l’épicentre du drame. Les inondations et glissements de terrain y ont causé la majorité des pertes humaines, avec plus d’une vingtaine de décès, dont des membres d’une même famille. Selon les autorités, ces drames s’expliquent en partie par la recolonisation illégale de sites précaires, pourtant déjà déguerpis lors d’opérations précédentes.

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Pour éviter la répétition de telles tragédies, le gouvernement a annoncé une nouvelle orientation : les zones évacuées ne resteront pas vacantes. Elles feront l’objet de projets publics d’aménagement et de développement, afin d’empêcher toute nouvelle occupation illégale. Cette stratégie vise à sécuriser durablement les espaces identifiés comme dangereux et à limiter les risques liés aux installations anarchiques.

Au-delà des interventions d’urgence pilotées par la ministre de la Solidarité, l’exécutif insiste sur la nécessité de renforcer la prévention. Le porte-parole du gouvernement a appelé les populations à respecter strictement les consignes de sécurité et à adopter une attitude responsable.

« Le gouvernement a toujours été aux côtés des victimes. (…) Mais le plus important ici, ce n’est pas de témoigner la solidarité. Quel que soit ce que le gouvernement fera, ça ne pourra jamais rétablir une vie brisée. Il faut donc prévenir. Il faut éviter d’en arriver à ces situations dramatiques », a-t-il déclaré.

Pour accompagner les populations affectées, l’État ivoirien a annoncé la mise en œuvre d’un programme de relogement de grande ampleur. Cette initiative concerne à la fois les victimes des inondations et les personnes touchées par les opérations de déguerpissement. Deux sites ont été identifiés pour accueillir les futurs logements : Songon et la zone de l’autoroute du Nord. Au total, 12 000 logements sociaux (HLM) y seront construits, permettant à terme de reloger environ 60 000 personnes issues des quartiers vulnérables d’Abidjan.

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Sénégal : Pape Gueye suspend sa carrière en sélection et critique le staff de Pape Thiaw

L’élimination du Sénégal en seizièmes de finale de la Coupe du monde face à la Belgique (2-3) continue de provoquer des remous. Quelques heures après la rencontre, le milieu de terrain des Lions, Pape Alassane Gueye, a annoncé qu’il mettait sa carrière internationale entre parenthèses tant que le staff technique dirigé par Pape Thiaw restera en place.

Le joueur de Villarreal a fait cette annonce dans une story publiée sur son compte Instagram.

« Tant que c’est ce staff technique, je ferai une pause »

Dans son message, Pape Gueye a d’abord indiqué qu’il s’exprimerait prochainement sur les circonstances de l’élimination des Lions.

« Je reviendrai pour vous dire quelques mots par rapport à l’élimination », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « Mais j’annonce aujourd’hui que tant que c’est ce staff technique, je ferai une pause sur la sélection. »

Le milieu de terrain n’a pas détaillé les raisons de cette décision. Toutefois, sa prise de position laisse entrevoir un profond désaccord avec le sélectionneur Pape Thiaw et son encadrement technique. Pape Gueye a promis de revenir prochainement pour expliquer les motivations de cette décision, qui intervient dans un contexte de forte déception après l’élimination des Lions face à la Belgique.

La 86e minute, le tournant fatal des Lions

Lors de la rencontre avec la Belgique, Le Sénégal semblait maîtriser son huitième de finale grâce à une organisation solide et un avantage de deux buts. Mais tout a basculé à la 86e minute, lorsque Romelu Lukaku a réduit le score (2-1), avant que Youri Tielemans n’égalise trois minutes plus tard (89e) à la suite d’une erreur de Mory Diaw.

En prolongation, la Belgique a définitivement renversé la rencontre après une intervention du VAR pour une faute de Lamine Camara sur Tielemans dans la surface. L’international belge a transformé le penalty à la 120e+5 minute, offrant aux Diables Rouges une victoire (3-2) et une qualification inespérée.

LIRE AUSSI : Affaire de la 86e minute : Sénégal, Côte d’Ivoire et RDC victimes d’un scénario répétitif au Mondial 2026

Publication de Pape Gueye
© Publication de Pape Gueye

Simone Ehivet Gbagbo au PPA-CI : tournée politique pour un Haut Conseil électoral et enjeux de réforme en Côte d’Ivoire

La dynamique de réforme du système électoral ivoirien s’accompagne d’une série de consultations politiques. À ce titre, la tournée engagée par la plateforme des partis politiques, dont fait partie le Mouvement des générations capables (MGC) de Simone Ehivet Gbagbo, se poursuit avec un agenda chargé.

Après des échanges avec la coalition CAP-Côte d’Ivoire puis avec le PDCI-RDA, la délégation s’apprête désormais à rencontrer le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) dirigé par Laurent Gbagbo.

 

Simone Ehivet Gbagbo en première ligne des “rencontres stratégiques”

L’information a été rendue publique par Simone Ehivet Gbagbo elle-même dans une publication diffusée le mercredi 1er juillet sur les réseaux sociaux. Elle y précise que la plateforme politique a lancé une tournée nationale et internationale pour promouvoir son projet de création d’un Haut Conseil électoral.

Selon ses propos, « la Présidente Simone Ehivet Gbagbo est désignée comme cheffe de délégation pour plusieurs rencontres stratégiques majeures », incluant notamment le PDCI-RDA, le PPA-CI, la CAP-CI, le RHDP, ainsi que des institutions comme le Nonce apostolique, la Représentation des Nations unies, le patronat ivoirien et l’ambassade de Russie.

L’objectif affiché de cette démarche est de convaincre les différentes formations politiques d’adhérer à une proposition alternative de réforme électorale. Simone Ehivet Gbagbo insiste sur la nécessité de favoriser une concertation entre partis d’opposition afin de leur permettre de « parler d’une seule voix devant le gouvernement ».

La séquence politique actuelle fait suite à la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) en mai dernier. En juin, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présenté une nouvelle architecture électorale structurée autour de trois organes distincts : l’un chargé de l’organisation matérielle des élections et du fichier électoral, un second dédié au dépouillement et à la proclamation des résultats, et un troisième consacré à la supervision et au contrôle du processus électoral. Ce projet de réforme, encore en attente d’examen parlementaire, suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique.

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Une réforme qui divise la classe politique ivoirienne

Si certains acteurs politiques saluent une opportunité de renforcer la transparence et la confiance dans les scrutins, d’autres expriment de fortes réserves. Le MGC et le PDCI-RDA estiment notamment que le dispositif proposé ne garantit pas une indépendance suffisante du système électoral et redoutent une influence persistante du ministère de l’Intérieur. Ces divergences alimentent un climat politique marqué par la méfiance et la recherche de nouveaux équilibres institutionnels.

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La rencontre avec le PPA-CI, un rendez-vous à forte portée symbolique

Au-delà des enjeux techniques de la réforme électorale, l’attention se concentre sur la future rencontre entre Simone Ehivet Gbagbo et le PPA-CI de Laurent Gbagbo. Cette séquence politique intervient après plusieurs années de séparation entre les deux figures historiques de la vie politique ivoirienne. Elle relance ainsi les interrogations sur la capacité des anciens alliés à converger sur certaines positions politiques, malgré leurs trajectoires désormais distinctes.

Depuis le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire en juin 2021, après son acquittement définitif par la Cour pénale internationale, l’ancien président a engagé une nouvelle phase politique. Il a publiquement demandé le divorce d’avec Simone Ehivet Gbagbo, actant une rupture à la fois politique et personnelle. Depuis cette séparation, chacun a poursuivi son propre chemin : Laurent Gbagbo a fondé le PPA-CI, tandis que Simone Ehivet Gbagbo a créé le MGC, avec lequel elle a participé à l’élection présidentielle de 2025.

Un héritage commun malgré des trajectoires divergentes

Cette rupture a consacré l’éclatement du couple politique qui avait marqué la vie politique ivoirienne pendant plusieurs décennies au sein du Front populaire ivoirien (FPI). Pourtant, les deux leaders restent liés par un héritage commun, la lutte clandestine, la création du FPI, la gestion du pouvoir entre 2000 et 2011, ainsi que les épreuves de la crise post-électorale.

Dans ce contexte chargé d’histoire et de symboles, la rencontre annoncée entre la délégation de Simone Ehivet Gbagbo et le PPA-CI dépasse le cadre strict de la réforme électorale. Elle pourrait permettre d’évaluer les possibilités de rapprochement entre les principales forces de l’opposition sur les questions institutionnelles, malgré des trajectoires désormais séparées. Aucune date officielle n’a toutefois encore été communiquée pour cette rencontre.

Affaire de la 86e minute : Sénégal, Côte d’Ivoire et RDC victimes d’un scénario répétitif au Mondial 2026

À Seattle, le Sénégal a vécu un effondrement brutal face à la Belgique (3-2 après prolongation) en Coupe du monde. Les Lions de la Teranga, pourtant en contrôle total, menaient 2-0 jusqu’à la 86e minute avant de voir le match leur échapper complètement dans un final irrespirable.

Les Diables Rouges se qualifient finalement pour les huitièmes de finale, où ils affronteront les États-Unis ou la Bosnie, au terme d’un match marqué par une succession de rebondissements initiés… à partir de la 86e minute.

 

La 86e minute comme point de rupture du match

Jusqu’à l’heure de jeu avancée, le Sénégal impose son rythme, s’appuyant sur une organisation solide et une maîtrise inspirée de ses performances en Coupe d’Afrique des Nations. Tout semble sous contrôle jusqu’au moment charnière du match. C’est à la 86e minute que tout bascule, Romelu Lukaku réduit le score (2-1). Trois minutes plus tard, à la 89e minute, Youri Tielemans égalise après une erreur de Mory Diaw (2-2). En quelques instants, l’avantage sénégalais disparaît totalement, transformant une qualification quasi acquise en chaos total.

La prolongation ne change pas la dynamique psychologique née de cette fameuse fin de match. Le VAR intervient ensuite pour signaler une faute de Lamine Camara sur Youri Tielemans dans la surface. Après plusieurs minutes de discussion, l’arbitre désigne le point de penalty. Tielemans transforme à la 120e + 5 minute, offrant à la Belgique une qualification inespérée (3-2).

 

Une défaillance collective concentrée sur la fin de match

Le Sénégal, longtemps dominateur, s’effondre dans les derniers instants d’un match pourtant maîtrisé pendant plus de 80 minutes. L’entrée de Romelu Lukaku a pesé lourd dans le changement de rythme, mettant sous pression une défense sénégalaise qui a fini par céder. Ce scénario relance les interrogations sur la gestion des fins de rencontre : concentration, lucidité et maîtrise des moments clés semblent avoir fait défaut au pire moment.

Si la Belgique se qualifie, sa prestation globale reste critiquée malgré le résultat. Le sélectionneur Rudi Garcia devra analyser une équipe longtemps dominée, où plusieurs cadres, dont Kevin De Bruyne, ont été en difficulté avant le sursaut final. La qualification masque difficilement les déséquilibres observés pendant une grande partie du match.

 

La 86e minute, un point commun inquiétant pour l’Afrique

Ce match s’inscrit dans une tendance plus large qui frappe plusieurs sélections africaines dans ce Mondial, la fameuse “affaire de la 86e minute”.

  • L’Afrique du Sud encaisse un but à la 90+2e minute face au Canada alors qu’elle se dirigeait vers les prolongations.
  • La Côte d’Ivoire est éliminée après un but encaissé à la 86e minute contre la Norvège.
  • La RD Congo, après avoir mené 1-0 face à l’Angleterre, craque aux 75e et 86e minutes.
  • Le Sénégal mène 2-0 jusqu’à la 85e minute avant d’encaisser trois buts (86e, 89e et 120e minute).

 

Cette répétition interroge, simple coïncidence ou problème structurel dans la gestion des fins de match ? Les erreurs individuelles, la baisse de concentration et les choix tactiques dans les dernières minutes apparaissent comme des facteurs récurrents. Malgré ces éliminations cruelles, les performances globales restent encourageantes. Les équipes africaines ont montré qu’elles peuvent rivaliser avec les grandes nations, confirmant une progression continue sur la scène mondiale.

 

 

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Déguerpissements à Port-Bouët : bras de fer entre la Mairie et le District d’Abidjan sur fond d’accusations de “sale besogne”

Dans une réponse officielle à la lettre référencée N°0085/2026/DAA/CAB/apa, le Député-Maire de Port-Bouët a réagi aux opérations de déguerpissement menées dans sa commune, évoquées par le Ministre Gouverneur du District autonome d’Abidjan sur ses plateformes digitales, notamment « Bacongo Community » et « Team Bacongo ».

Le courrier, qui accuse réception de la correspondance du Ministre Gouverneur, marque d’emblée un ton ferme, teinté d’« étonnement » et d’« indignation » face à ce que la Mairie considère comme une tentative de l’associer à des opérations qualifiées de « déguerpissements unilatéraux ».

 

Des accusations de “sale boulot” au cœur de la controverse

Le Maire de Port-Bouët conteste toute implication dans ces opérations, rappelant que le Ministre Gouverneur lui-même aurait qualifié ces actions de « sale boulot » sur sa page officielle Facebook « Cissé Ibrahima Bacongo », le 22 juin 2026. Il affirme également que le District aurait conduit de manière autonome des opérations de déguerpissement dans plusieurs zones de Port-Bouët, notamment Zimbabwé, Toviato, Vridi Canal, ainsi que Vridi Plage, Anlaya, Phare-Littoral et Cité mobile, selon une référence administrative citée dans le courrier.

Le document rappelle plusieurs engagements antérieurs attribués au Ministre Gouverneur. Lors d’une réunion du Cadre Permanent de Concertation en 2024, il aurait assuré aux maires que les sites concernés « ne sont pas à démolir ou à déguerpir », mais qu’ils feraient l’objet d’un traitement concerté avec les directions techniques communales. De même, lors d’un déjeuner de presse tenu le 16 janvier 2025 à l’Hôtel du District au Plateau, il aurait affirmé n’avoir « pas eu besoin de l’avis du Maire pour casser l’Abattoir », ni pour procéder à l’aménagement du site déguerpi.

 

Un rejet catégorique de toute complicité avec le District

Dans sa réponse, la Mairie de Port-Bouët rejette toute tentative de rapprochement avec les actions du District, affirmant ne partager ni la méthode ni la qualification de « sale besogne ». Elle dénonce des opérations menées sans considération des souffrances des populations, estimant que les déguerpissements sont réalisés en dehors du cadre légal et sans mesures d’accompagnement adéquates.

La Mairie conteste également la logique de certaines opérations, notamment celles ayant entraîné le déplacement de milliers de familles, parfois en période de fortes pluies et d’examens scolaires, qualifiant ces situations de « sale besogne ».

Le courrier évoque également des inquiétudes liées à la réaffectation des terrains déguerpis. La Mairie de Port-Bouët dénonce des cas de redistribution de sites à des opérateurs économiques pour la construction d’entrepôts, sans lotissement, permis de construire ni étude d’impact environnemental et social, notamment à proximité de l’Hôpital Général et de l’entrée internationale d’Abidjan.

Face à cette approche, la commune met en avant sa propre stratégie. Le Conseil municipal affirme avoir choisi la voie de la régularisation et de la restructuration des quartiers précaires plutôt que les déguerpissements systématiques. Cette politique est conduite en partenariat avec le BNETD et sous le contrôle du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, avec pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations et de leur permettre d’obtenir des titres fonciers définitifs.

 

Un désaccord profond sur la gouvernance locale

Le document insiste sur le principe de collaboration entre institutions locales, estimant qu’un Ministre Gouverneur ne peut se substituer à un Maire, mais doit travailler en concertation avec les communes. La Mairie rappelle son adhésion initiale au Cadre Permanent de Concertation (CPC), tout en affirmant s’en être progressivement retirée, dénonçant une plateforme devenue selon elle un espace de validation de décisions déjà arrêtées.

Le Député-Maire affirme avoir suspendu sa participation au CPC après avoir constaté des « méthodes cavalières » dans la conduite des opérations, notamment dans le quartier Abattoir. Il évoque également, dans ses accusations, l’usage de moyens logistiques et sécuritaires jugés excessifs, ainsi que le recours supposé à des forces privées armées, ce qui aurait conduit à la fin de la concertation entre les maires.

Malgré les tensions, la Mairie de Port-Bouët réaffirme sa volonté de maintenir des relations de travail « étroites et sincères » avec le District d’Abidjan. Elle plaide pour la tenue régulière des réunions du Conseil du District, afin de permettre des délibérations sur les budgets et les projets de développement des communes.

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En conclusion, la Mairie exprime sa compassion envers les victimes des déguerpissements à Port-Bouët, mais aussi dans d’autres communes touchées, notamment Yopougon-Gesco, Attécoubé-Boribana, Plateau et Adjamé-Village. Elle appelle enfin les autorités à assurer une prise en charge rapide et adéquate des populations affectées par ces opérations.

 

Réforme électorale en Côte d’Ivoire : « Tous les débats auront lieu à l’Assemblée nationale », tranche le gouvernement

Interpellé ce mercredi à la suite du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a précisé que les discussions relatives à la mise en place du nouveau dispositif électoral auront lieu à l’Assemblée nationale, conformément à la procédure législative en vigueur.

Selon lui, « Monsieur le Premier ministre, lors de son adresse aux partis politiques et à la société civile, a indiqué un processus. Ce texte ira à l’Assemblée nationale, qui est la représentation nationale. Et tous les débats auront lieu à l’Assemblée nationale avec la représentation nationale ».

Il a ajouté que, sauf les propositions de loi déposées par les députés, le gouvernement examine d’abord tous les projets de loi en Conseil des ministres avant de les transmettre au Parlement.

« Et c’est à l’Assemblée nationale, où, je le répète, se trouve la représentation nationale, que les débats se tiennent. Voilà le processus qui a été indiqué par Monsieur le Premier ministre. Je n’ai pas connaissance d’un autre processus que celui-là », a insisté le porte-parole.

Cette clarification intervient dans un contexte marqué par les appels répétés de l’opposition et de plusieurs organisations de la société civile à l’ouverture d’un dialogue politique avant toute réforme du système électoral. Ces acteurs estiment qu’une concertation inclusive est indispensable pour garantir un consensus sur les nouvelles règles du jeu électoral.

 

Une architecture électorale déjà esquissée par l’exécutif

En amont, le 22 juin dernier, le Premier ministre Robert Beugré Mambé avait rencontré à la Primature les responsables de partis politiques et d’organisations de la société civile. Il y avait présenté les grandes lignes du futur dispositif électoral envisagé par le gouvernement.

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Selon lui, la réforme a été conçue par un groupe d’experts s’inspirant de plusieurs expériences en Afrique de l’Ouest. Le dispositif proposé reposerait sur trois organes distincts, une structure dédiée à l’organisation matérielle des élections, une autre chargée du recensement et de la centralisation des suffrages afin de garantir « la qualité et la sincérité des résultats », et une troisième instance dédiée à la supervision et au contrôle de l’ensemble du processus électoral.

 

L’opposition dénonce une réforme jugée déséquilibrée

Du côté de l’opposition, les inquiétudes persistent. Si les objectifs de transparence et de souveraineté affichés par le gouvernement sont globalement partagés, plusieurs partis dénoncent une démarche jugée trop fermée. Dans un communiqué, le PDCI-RDA estime que « le gouvernement semble avoir déjà arrêté le contenu de sa réforme en s’appuyant sur ses propres experts, biaisant ainsi la démarche », critiquant également le format de la rencontre du 22 juin, qualifiée de simple « séance de travail ».

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Le Mouvement des générations capables (MGC), dirigé par Simone Gbagbo, a également exprimé ses réserves. Le parti estime qu’« une telle méthode n’est pas acceptable lorsqu’il s’agit de définir les règles du jeu démocratique ». Pour le MGC, les règles électorales destinées à garantir la paix sociale « ne peuvent être dictées de manière unilatérale et doivent impérativement résulter d’un consensus global ».

Revue de presse du 02 juillet : inondations meurtrières, relogement des déguerpis et élimination des Éléphants au Mondial 2026 à la Une

Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 1er juillet 2026, le gouvernement ivoirien a annoncé un bilan de 59 morts suite aux récentes inondations survenues à Abidjan. À cette occasion, un projet de relogement des populations déguerpies a également été présenté par les autorités.

Dans la foulée, une autre actualité a marqué la journée, à Dallas, aux États-Unis, la désillusion est totale dans les rangs des Éléphants après leur élimination en Coupe du monde, en 1/16e de finale face à la Norvège.

 

Une rencontre préparatoire sous haute tension au cabinet du Premier ministre

Ce constat alarmant fait suite à une réunion tenue le lundi 29 juin 2026 au cabinet du Premier ministre. Y ont pris part le chef du gouvernement, les principaux membres de l’exécutif, les autorités sécuritaires ainsi que les maires des différentes communes. Selon les informations recueillies, les échanges ont mis en évidence la gravité de la situation dans la capitale économique, confrontée à des événements climatiques d’une intensité exceptionnelle.

798 mm de pluie en quelques jours : Abidjan submergée

D’après des sources concordantes, Abidjan a enregistré 798 millimètres de pluie sur les derniers jours, contre 441 millimètres à la même période en 2025. Cette forte augmentation des précipitations a entraîné de graves conséquences. Les intempéries ont provoqué des inondations massives, des glissements de terrain ainsi que l’effondrement de plusieurs habitations, causant d’importants dégâts matériels et de nombreuses pertes en vies humaines à travers la ville.

59 morts officiellement annoncés et polémique dans la presse

En Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a confirmé un bilan de 59 décès liés aux inondations. Cette annonce suscite des réactions dans la presse nationale. Le quotidien Notre Voie estime que cette situation traduit « l’impuissance du gouvernement ». De son côté, Le Patriote met en avant en Une l’appel des autorités : « Quittez les zones à risques ». Face à l’ampleur des dégâts, le gouvernement a réitéré son appel aux populations vivant dans les zones dangereuses de quitter ces espaces exposés.

Déguerpissements : des opérations recommandées pour libérer les zones à risque

La question des occupations des zones à risque a été au cœur des discussions. Selon plusieurs sources concordantes, le ministre de l’Intérieur ainsi que les maires ont recommandé au chef du gouvernement de lancer sans délai des opérations de déguerpissement. Ces mesures visent à libérer les emprises dangereuses et à empêcher leur réoccupation. Les autorités estiment que les constructions dans les bas-fonds, zones inondables et secteurs sujets aux glissements de terrain aggravent fortement les conséquences des fortes pluies.

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Relogement des déguerpis : le gouvernement annonce des logements sociaux

En réponse à la situation des populations déjà expulsées, le gouvernement a annoncé un programme de relogement à travers la construction de logements sociaux. Cette mesure est largement relayée par la presse. Le journal L’Avenir titre : « Bonne nouvelle pour les déguerpis : 60 000 personnes relogées dans les logements sociaux ». De son côté, L’Expression parle d’« une lueur d’espoir pour les déguerpis de Koumassi-Campement et Zimbabwe ».

 

Coupe du monde : les Éléphants éliminés, 

Sur le plan sportif, la Côte d’Ivoire a été éliminée en 1/16e de finale de la Coupe du monde par la Norvège. Selon le journal Super Sport, cette défaite a provoqué une ambiance de « colère et désolations à Dallas dans les rangs des Éléphants », marquant la fin prématurée du parcours ivoirien dans la compétition.

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Inondations en Côte d’Ivoire : le gouvernement annonce 12 000 logements pour les populations à risque

Le gouvernement ivoirien accélère sa réponse face aux conséquences des fortes pluies qui touchent le pays depuis le début de la saison pluvieuse. À l’issue du Conseil des ministres présidé mercredi 1er juillet 2026 par le Président de la République, Alassane Ouattara, l’exécutif a annoncé plusieurs mesures destinées à accompagner les populations sinistrées et à renforcer la prévention des risques.

Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué que les instructions du Chef de l’État relatives à la prise en charge des personnes affectées par les intempéries connaissent une mise en œuvre effective.

Le gouvernement a déjà identifié deux sites de relogement pour construire 12 000 logements à coût modéré. Ces habitations devraient permettre de reloger progressivement près de 60 000 personnes installées dans des zones exposées aux inondations et aux glissements de terrain.

Le gouvernement ivoirien indique avoir identifié deux sites de relogement pour la construction de 12 000 logements à loyer modéré, destinés à accueillir jusqu’à 60 000 personnes affectées par les opérations de déguerpissement. Cette annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, qui précise que cette initiative vise à accompagner les populations concernées tout en poursuivant les projets d’aménagement.

 

59 décès enregistrés depuis le début des pluies

Le gouvernement a également communiqué le bilan humain des intempéries. Depuis le début de la saison des pluies, 59 personnes ont perdu la vie, un bilan jugé préoccupant par les autorités alors que la période pluvieuse se poursuit. La commune d’Attécoubé reste la plus touchée, avec une vingtaine de décès enregistrés. Selon l’exécutif, plusieurs victimes occupaient des zones à risques que les autorités avaient déjà demandé aux populations de quitter.

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À l’inverse, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée dans les secteurs identifiés comme dangereux où les habitants ont respecté les mesures de sécurité et accepté les opérations d’évacuation. Pour le gouvernement, cette situation confirme l’importance du respect des consignes de prévention.

Face à cette situation, le gouvernement a exprimé sa compassion aux familles endeuillées et présenté ses condoléances aux proches des victimes. Il a également souhaité un prompt rétablissement aux personnes blessées. Les autorités ont renouvelé leur appel à la responsabilité des populations, les invitant à respecter strictement les mesures de sécurité, notamment l’évacuation des zones déclarées à haut risque.

 

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Affectation CEPE / BEPC en ligne 2026 : le ministère de l’Éducation dévoile le calendrier pour les admis

Le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation a dévoilé le calendrier des opérations d’affectation et d’orientation en ligne des élèves admis aux examens du CEPE et du BEPC, session 2026.

Les parents d’élèves et les candidats devront effectuer les démarches exclusivement par messagerie mobile, conformément au processus de dématérialisation mis en place par le gouvernement ivoirien pour les actes administratifs.

Selon le chronogramme établi par le ministère, les opérations débuteront le samedi 11 juillet 2026 pour les élèves admis en classe de sixième et le mardi 14 juillet 2026 pour ceux admis en classe de seconde. Elles prendront fin le lundi 27 juillet 2026 à minuit.

 

Affectation en sixième : un accès progressif selon les résultats du CEPE

Pour les admis au Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) 2026, le ministère a prévu un calendrier progressif basé sur le Total général de points (TGP) obtenu par les candidats. Les élèves ayant obtenu entre 153 et 170 points pourront engager leur procédure à partir du samedi 11 juillet à 12h00. Dès le dimanche 12 juillet, le ministère élargira l’accès aux candidats ayant obtenu entre 136 et 170 points.

Enfin, dès le lundi 13 juillet, l’ensemble des admis, avec des scores compris entre 85 et 170 points, pourront procéder à leur affectation jusqu’à la clôture prévue le 27 juillet.

 

Orientation en seconde : les demandes ouvertes dès le 14 juillet

Pour les candidats admis au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) 2026, les opérations d’orientation vers les classes de Seconde A, C, T1 et T2 commenceront le mardi 14 juillet à partir de 12h00. Contrairement à l’affectation en sixième, le ministère n’applique aucune sélection par tranche de points pour cette étape. Tous les élèves concernés pourront formuler leurs choix d’orientation durant la période fixée jusqu’au lundi 27 juillet à minuit.

Le ministère rappelle que la procédure reste entièrement numérique. Les parents ou tuteurs légaux devront envoyer le code « DOB » par SMS au 9991 afin d’accéder aux instructions nécessaires pour effectuer les démarches. Pour accompagner les familles, deux dispositifs d’assistance sont disponibles : le service SMS au 9991 et une ligne téléphonique dédiée au 25 20 00 36 06.

 

 

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