Revue ivoirienne du 02 novembre 2026 : sortie de la liste grise du GAFI, Nahio et les revendications des producteurs du cacao au cœur des débats

La presse ivoirienne de ce lundi consacre une large place, dans ses parutions du jour, à plusieurs sujets qui alimentent l’actualité nationale. De la sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en passant par les séquelles des violences électorales à Nahio et les revendications des producteurs de cacao dominent les Unes.

Sortie de la liste grise du GAFI : entre satisfaction et interrogations

La sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise du GAFI s’impose comme l’un des principaux sujets à la une. Le quotidien Le Patriote en fait son titre phare et revient sur les efforts ayant permis au pays de « laver son image ». Une lecture plus critique est toutefois proposée par Le Nouveau Réveil. Le journal préfère interroger les circonstances qui ont conduit à l’inscription du pays sur cette liste, avec une manchette sans détour : « N’était-il pas mieux de ne jamais y entrer ? ». Tout en reconnaissant l’importance de cette sortie, le quotidien met en garde contre le risque d’un retour sur cette liste.

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Nahio : un an après les violences, les familles enterrent leurs morts

L’actualité est également marquée par le souvenir douloureux des violences survenues lors de la présidentielle, un an auparavant. À Nahio, les victimes continuent de faire l’objet de commémorations à travers l’inhumation des défunts. La Voie originale évoque quatre personnes enterrées « dans la douleur », tandis que Notre Voie choisit une manchette particulièrement évocatrice : « Nahio enterre enfin ses morts ! ».

Mais le quotidien élargit également le débat à la question des responsabilités liées aux événements passés. Il met ainsi en avant les déclarations du professeur Jean-Noël Loucou, qui réclame des comptes aux acteurs de la rébellion armée ayant marqué la période 2002-2011.

Filière cacao : les producteurs font entendre leurs revendications

Le cacao figure lui aussi parmi les sujets qui retiennent l’attention des journaux. À Toulepleu, une importante mobilisation de producteurs sert de cadre aux déclarations de Koné Moussa sur les prix pratiqués dans certaines zones de production.

Selon Soir Info, celui-ci révèle que le kilogramme de cacao est acheté à 1 800 FCFA à Daloa. Dans les colonnes de L’Inter, il affirme également que « la stratégie du Synap-Ci a commencé à produire ses effets ». De son côté, La Voie originale met l’accent sur les revendications des producteurs, évoquant un prix de 1 200 FCFA le kilogramme et la mobilisation de 8 000 producteurs qui « font bloc pour leur dignité ».

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Affaire de corruption présumée au PPEF : la Justice Ivoirienne dément les révélations de Jeune Afrique et clarifie la présence du FBI

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme est monté au créneau pour démentir les informations publiées par l’hebdomadaire Jeune Afrique concernant un prétendu réseau de corruption et d’extorsion de fonds au sein du Pôle pénal économique et financier (PPEF). Dans un communiqué, le Garde des Sceaux rejette catégoriquement ces accusations et apporte des précisions sur la présence d’agents du FBI dans cette institution judiciaire.

Dans son édition du vendredi 30 octobre 2026, Jeune Afrique a évoqué la découverte présumée d’un réseau de corruption et d’extorsion de fonds au sein du Pôle pénal économique et financier. Selon les informations rapportées par l’hebdomadaire, la Gendarmerie nationale aurait ouvert une enquête, sur la base de renseignements transmis par le FBI, visant certains membres de cette juridiction. L’article faisait également état de la découverte de trois comptes bancaires à l’étranger qui seraient liés au réseau présumé.

Le ministère de la Justice conteste les révélations de Jeune Afrique

Face à ces révélations, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, autorité de tutelle du PPEF, oppose un démenti catégorique. Il estime que les affirmations publiées par le journal sont dépourvues de tout fondement et précise qu’aucun service américain n’a saisi l’État de Côte d’Ivoire au sujet d’une telle affaire. Le département ministériel insiste également sur l’absence d’enquête de la Gendarmerie nationale au sein du Pôle pénal économique et financier concernant les faits évoqués par l’hebdomadaire. Il réfute ainsi tout lien entre une prétendue investigation et la présence d’agents du FBI dans les locaux de cette juridiction.

Pour éclairer les raisons de la présence des agents américains, le ministère explique qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une coopération judiciaire entre les deux pays. Ce partenariat a notamment conduit à la mise en place d’une Task force réunissant le Pôle pénal économique et financier, ses enquêteurs, des procureurs américains ainsi que des agents du FBI spécialisés dans la lutte contre la sextorsion et le blanchiment de capitaux.

Selon le communiqué, cette collaboration a déjà permis de résoudre plusieurs affaires de sextorsion impliquant des victimes américaines. Certaines d’entre elles ont malheureusement mis fin à leurs jours, souligne le ministère. Les opérations menées dans le cadre de cette structure commune ont également abouti à l’interpellation de plusieurs personnes mises en cause. Celles-ci ont ensuite été jugées et condamnées à de lourdes peines d’emprisonnement par le Pôle pénal économique et financier.

 

Le FBI et les procureurs américains en visites régulières au PPEF

Le ministère précise par ailleurs que les procureurs américains et les agents du FBI ont effectué plusieurs déplacements au sein du Pôle dans le cadre des activités de cette Task force. À ces différentes occasions, ils ont été reçus à plusieurs reprises par les hautes autorités judiciaires ivoiriennes. Cette coopération a, selon le communiqué, donné des résultats salués par les autorités américaines. Le Pôle pénal économique et financier a notamment reçu leurs vives félicitations à la suite de l’arrestation et de la condamnation de plusieurs cybercriminels.

En conclusion, le Garde des Sceaux réaffirme son soutien au Pôle pénal économique et financier ainsi qu’à l’ensemble de ses acteurs. Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme salue leur engagement dans la lutte contre la criminalité financière et souligne leur contribution significative au retrait de la Côte d’Ivoire de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI).

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Justice : le procureur de la République de Divo, Sylla Mory, est décédé

Nommé en août 2026 à la tête du parquet du Tribunal de première instance de Divo, le magistrat est décédé le mercredi 28 octobre. Annoncée officiellement le lendemain par le préfet de région, sa disparition suscite déjà une vive émotion au sein de l’institution judiciaire et dans toute la région du Lôh-Djiboua.

Sylla Mory, procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Divo, est décédé dans l’après-midi du mercredi 28 octobre 2026. L’information a été officiellement portée à la connaissance du public le jeudi 29 octobre par le préfet de région et préfet du département de Divo, Womblegnon Célestin, lors d’une activité consacrée aux questions sécuritaires.

Cette annonce a surpris les acteurs administratifs et judiciaires ainsi que les populations locales, qui avaient découvert le magistrat dans ses nouvelles fonctions quelques mois seulement auparavant. À ce stade, les autorités n’ont communiqué aucune précision sur les circonstances de son décès.

 

Nommé procureur de Divo en août 2026, une mission brutalement interrompue

La disparition de Sylla Mory intervient alors qu’il venait à peine de prendre ses fonctions à la tête du parquet de Divo. Le magistrat avait été nommé à ce poste en août 2026, dans le cadre du mouvement de magistrats intervenu au cours de cette période. Cette désignation lui confiait la responsabilité de conduire l’action du ministère public dans le ressort du Tribunal de première instance de Divo. Cette nouvelle affectation devait marquer une étape importante de son parcours professionnel. Toutefois, le magistrat n’aura exercé cette responsabilité que pendant quelques mois, avant que son décès ne mette brutalement fin à sa mission.

Avant sa nomination à Divo, Sylla Mory avait déjà acquis une expérience au sein de plusieurs juridictions ivoiriennes. Sa carrière l’avait notamment conduit au Tribunal de première instance de Gagnoa, où il avait exercé en qualité de substitut du procureur de la République en 2011. Il avait ensuite poursuivi son parcours à la section de tribunal d’Oumé, en occupant les fonctions de substitut résident. Ces différentes affectations lui avaient permis de se familiariser avec le fonctionnement des juridictions et les réalités judiciaires de plusieurs localités. Sa nomination à Divo s’inscrivait ainsi dans la continuité d’une carrière consacrée à la magistrature et au service public de la justice.

À la tête du parquet, le procureur de la République occupe une fonction essentielle dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire. Il intervient notamment dans la mise en œuvre de la politique pénale, l’exercice de l’action publique et le suivi des procédures judiciaires. Il veille également à l’application des lois pénales, dirige les enquêtes dans le cadre de ses attributions et représente les intérêts de la société devant les juridictions compétentes.

CAN : la CAF fait marche arrière et rétablit le rythme d’une édition tous les deux ans

Un an après avoir annoncé le passage à une Coupe d’Afrique des nations organisée tous les quatre ans, la Confédération africaine de football (CAF) revient sur sa réforme. Son comité exécutif a approuvé à l’unanimité le rétablissement du rythme biennal, avec un calendrier de transition qui prévoit toutefois des intervalles irréguliers entre certaines éditions.

La Confédération africaine de football a officiellement renoncé à son projet d’organiser laCoupe d’Afrique des nations (CAN) compétition tous les quatre ans. Dans un communiqué publié ce vendredi 30 octobre 2026, l’instance continentale a annoncé que son comité exécutif avait adopté à l’unanimité le retour à une organisation tous les deux ans.

 

Ce changement de cap intervient après les déclarations du président de la CAF, Patrice Motsepe, qui avait annoncé, au début du mois, un réexamen de la réforme. Au cœur des interrogations figurait notamment la capacité de la future Ligue des nations africaine à générer suffisamment de revenus. Cette compétition devait également se dérouler tous les deux ans.

Patrice Motsepe a expliqué que la CAF s’interrogeait sur les délais nécessaires pour que cette nouvelle compétition produise les recettes escomptées. Malgré le rétablissement du cycle de deux ans, le calendrier des prochaines éditions ne suivra pas immédiatement une périodicité régulière. La CAN 2027 reste maintenue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Elle sera suivie de l’édition 2028, avant les rendez-vous de 2031 et 2033.

Cette programmation particulière répond également à une volonté de la CAF d’éviter une concurrence de calendrier avec la Coupe du monde 2030. Selon Patrice Motsepe, l’instance africaine ne souhaite pas organiser la CAN au cours de cette même année.

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Blanchiment en Côte d’Ivoire : le GAFI retire officiellement le pays de sa liste grise après 2 ans de réformes

Après 24 mois de surveillance renforcée, La Côte d’Ivoire a officiellement quitté la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Inscrit sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) depuis le 25 octobre 2024, le pays a officiellement obtenu son retrait de ce dispositif de surveillance renforcée à l’issue de la plénière de l’organisation, tenue à Paris ce vendredi 30 octobre 2026.

Avec quelques mois, Abidjan affiche un délai de sortie inférieur à la moyenne des autres pays africains ayant quitté la liste grise depuis 2024. Ces derniers ont, en effet, enregistré une durée moyenne de 36 mois, soit trois années, avant de retrouver une situation normale. Sur la période récente, seule l’Algérie a fait mieux que la Côte d’Ivoire, avec vingt mois de surveillance. Cette performance place néanmoins le pays parmi les États africains ayant enregistré les délais de sortie les plus courts.

L’enquête exclusive d’Enquêtemedia résume cette trajectoire en affirmant qu’« Abidjan fait figure de bon élève en matière de réformes ». Le média annonce également des révélations sur les « délais dissimulés », les « surcoûts invisibles » et les coulisses du processus. Un éclairage qui laisse entrevoir les contraintes ayant accompagné les deux années de mise en conformité.

 De l’inscription en 2024 à la validation des réformes en juin 2026

Le retrait de la Côte d’Ivoire n’est pas le fruit d’une décision isolée. Il intervient au terme d’un processus réglementaire engagé dès le 25 octobre 2024, date de l’inscription du pays sur la liste grise du GAFI. Une étape décisive a été franchie le 19 juin 2026, lorsque le plan d’action ivoirien a été jugé substantiellement achevé. Cette validation a ensuite permis aux évaluateurs de l’organisation d’effectuer une visite sur place afin d’apprécier les progrès réalisés. Leur évaluation constituait l’ultime étape avant la décision définitive prise lors de la plénière parisienne.

Derrière ce calendrier se trouvent plusieurs chantiers techniques, notamment la mise à niveau du cadre juridique, le renforcement des cellules de renseignement financier, l’amélioration de la traçabilité des flux financiers et la supervision des professions assujetties. Autant de réformes destinées à répondre aux standards internationaux et à convaincre les évaluateurs du GAFI.

La sortie de la liste grise dépasse largement le cadre d’une reconnaissance institutionnelle. Elle devrait contribuer à faciliter les relations bancaires internationales en réduisant les contraintes liées au statut de pays sous surveillance renforcée. Pour les opérateurs économiques, cet allègement pourrait se traduire par une diminution des frictions dans les transactions transfrontalières et une amélioration des conditions d’exécution des opérations financières. La réduction potentielle du coût des transactions constitue également l’un des effets attendus de cette décision.

Les coulisses des réformes encore attendues

La décision du GAFI confirme l’aboutissement du processus de mise en conformité, mais les conditions dans lesquelles les autorités ont mené les réformes continuent de susciter l’attention. Enquêtemedia annonce notamment des développements sur les contraintes moins visibles de cette période, avec un intérêt particulier pour les délais et les surcoûts qu’auraient supportés les différents acteurs.

Au terme de 24 mois de surveillance, la Côte d’Ivoire retrouve ainsi une position plus favorable dans le dispositif international de lutte contre les flux financiers illicites. En quittant la liste grise le 30 octobre 2026, après avoir franchi les différentes étapes du processus de mise en conformité, le pays met fin à une période de surveillance qui aura duré un an de moins que la moyenne observée pour les autres États africains sortis de cette liste depuis 2024.

Cette décision vient clôturer deux années de réformes et d’efforts destinés à répondre aux exigences de l’institution en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Au-delà de son caractère institutionnel, cette évolution constitue un signal important pour la crédibilité de la place financière ivoirienne et ses relations avec les partenaires économiques internationaux.

Affaire Coach Medhi : interpellé au Mali, l’influenceur remis à la justice ivoirienne

Deux mois après son arrestation au Mali, Medhi Sabraoui, visé par plusieurs plaintes pour viols, agressions sexuelles et violences présumés, a été remis aux autorités judiciaires ivoiriennes. Dans le cadre de cette affaire, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a accueilli 17 femmes.

L’affaire connaît un nouveau développement judiciaire. Après plusieurs semaines de détention au Mali, l’influenceur Medhi Sabraoui, plus connu sous le pseudonyme de « Coach Medhi », est désormais entre les mains de la justice ivoirienne. Selon les informations rapportées par L’@venir.ci, ce jeudi 29 octobre 2026, les autorités maliennes ont procédé à sa remise à leurs homologues ivoiriens. Le créateur de contenus fait l’objet de plusieurs plaintes portant sur des faits présumés de viols, d’agressions sexuelles et de violences.

 

Son interpellation remonte aux environs du 20 août, sur le territoire malien, à la faveur de la coopération policière entre Abidjan et Bamako. Depuis son arrestation, les autorités maliennes l’ont maintenu en détention, le temps de finaliser la procédure de remise à la Côte d’Ivoire. Il avait quitté le pays après l’éclatement du scandale, à la fin du mois d’avril.

À l’origine de cette affaire, une série de témoignages rendus publics à partir du 24 avril 2026, selon le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant. En l’espace de quelques jours, plusieurs jeunes femmes ont pris la parole sur les réseaux sociaux, notamment dans des vidéos diffusées face caméra, pour dénoncer des faits qu’elles attribuent à l’influenceur. Leurs récits faisaient état de situations de harcèlement, de viols ainsi que de violences physiques et psychologiques.

Au total, 17 femmes ont été accueillies par le ministère de la Femme dans le cadre de ce dossier. Les dénonciations ont progressivement pris de l’ampleur, mettant en lumière un contraste saisissant entre les accusations formulées et l’image publique que cultivait jusque-là « Coach Medhi ».

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Revue Ivoirienne du 30 octobre : le discours de Genève domine les unes, le CNDH et les finances publiques au cœur des débats

Le plaidoyer du chef de l’État sur l’industrialisation des matières premières domine les commentaires des journaux de ce vendredi 30 octobre 2026. En parallèle, le rôle du CNDH face aux procédures visant des opposants, les dossiers judiciaires et les controverses autour des finances publiques occupent une place importante dans les colonnes des quotidiens.

Genève : la presse salue le plaidoyer pour l’ industrialisation

L’intervention du chef de l’État à Genève continue de susciter de nombreuses réactions dans la presse ivoirienne. Plusieurs quotidiens mettent en avant la portée de son plaidoyer en faveur d’une nouvelle approche de l’industrialisation des matières premières. Le Patriote ne cache pas son enthousiasme et qualifie la prestation de « Masterclass », en insistant sur la nécessité d’une « re-globalisation de l’industrialisation des matières premières ». Le Rassemblement partage cette appréciation et décrit le chef de l’État comme « magistral à Genève ».

Au-delà de l’appréciation du discours, la transformation locale des ressources constitue l’un des principaux axes retenus par les journaux. Le Mandat met en exergue cette ambition à travers la déclaration : « Nous visons la transformation de nos matières premières chez nous ». L’Inter privilégie, pour sa part, la réflexion sur l’avenir de la mondialisation, estimant qu’elle peut être repensée pour générer davantage d’opportunités. L’Expression adopte un ton plus réservé en soulignant la nécessité de poursuivre les efforts : « Ces résultats sont certes importants, mais nous devons aller plus loin ».

Droits de l’homme : le CNDH face aux attentes du PPA-CI

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) se retrouve au centre d’un débat sur la protection des opposants et le respect des principes de l’État de droit. Générations Nouvelles interpelle directement l’institution avec cette interrogation en manchette : « Le CNDH peut-il faire bouger le pouvoir ? », sous le surtitre « Traque des opposants ». Dans le même dossier, La Voie originale revient sur les procédures visant des cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI. Le quotidien souligne que le CNDH « rappelle les exigences de l’État de droit ». Il relaie également la revendication du parti de Laurent Gbagbo, qui demande une vigilance similaire pour ses 1 947 militants qu’il considère comme des détenus politiques. De son côté, Dernière Heure met en évidence l’exigence du PPA-CI d’obtenir « un suivi concret » de cette situation.

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Affaire Koumassi campement et dossier Nahio : deux dossiers judiciaires sous les projecteurs

Les questions judiciaires occupent également une place notable dans cette revue des titres. Notre Voie met particulièrement en avant l’affaire « Koumassi campement », à travers l’intervention de la députée RHDP Adjaratou Traoré. Celle-ci réclame un débat à l’Assemblée nationale sur ce dossier Le Quotidien d’Abidjan choisit plutôt de revenir sur l’affaire de Nahio, un an après les faits. Le journal met en cause le silence de la justice, qu’il considère comme un facteur renforçant le sentiment d’impunité. Sa lecture du dossier se résume dans cette formule : « Le silence de la justice alimente le sentiment de l’impunité ».

Cour des comptes : les défaillances récurrentes et les milliards du budget 2025

Pendant que Genève occupe une grande partie des unes, la gestion des finances publiques retient aussi l’attention de plusieurs rédactions. Dernière Heure consacre sa manchette à la Cour des comptes et rapporte que l’institution « relève les mêmes défaillances au fil des années ». Une observation qui contraste avec l’idée d’un « bilan inattaquable ». Les données budgétaires alimentent également les commentaires. La Voie originale fait état d’un déficit de 2 208 milliards de FCFA sur le budget 2025. Dans Le Nouveau Réveil, Mamadou Koulibaly pointe une confusion de 2 210 milliards de FCFA dans les chiffres avancés par le gouvernement.

Dépendance aux importations et vie chère : les préoccupations économiques persistent

La question de l’approvisionnement en poisson remet en lumière la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur. Dans les colonnes du Nouveau Réveil, Yves Aka, président de la FAC-CI, dénonce cette situation et résume ses conséquences en ces termes : « Nous payons le prix de notre trop grande dépendance de l’extérieur ». La pression sur les prix des produits alimentaires constitue un autre sujet de préoccupation relayé par la presse. Dans Le Quotidien d’Abidjan, la Ligue des femmes du PPA-CI condamne l’inflation des prix des denrées. Cette prise de position remet la question du pouvoir d’achat au cœur des préoccupations économiques et sociales évoquées dans les colonnes des quotidiens ivoiriens.

Ahoua Don Mello conteste le rapport français sur l’influence russe en Afrique

Cité dans un document de l’agence française Viginum publié le 28 octobre 2026, le Dr Ahoua Don Mello conteste les accusations d’ingérence informationnelle russe en Afrique. Dans un communiqué, il dénonce une démarche qu’il juge néocoloniale et réaffirme son engagement en faveur de la souveraineté africaine et d’un monde multipolaire.

Le Dr Ahoua Don Mello monte au créneau après la publication d’un rapport français consacré aux activités d’influence russes sur le continent africain. Dans un communiqué intitulé « Dénonciation du rapport subversif du Secrétariat général français de la défense et de la sécurité nationale, citant Dr. Ahoua Don-Mello », il s’attaque au document de l’agence Viginum, publié le 28 octobre 2026 sous le titre « Globus : structure d’influence et d’ingérence informationnelle russe en Afrique ».

Le responsable conteste fermement les conclusions de ce rapport, qu’il considère comme une tentative de discréditer les relations entre les pays africains et leurs partenaires internationaux, notamment la Russie. Il dénonce une approche qu’il qualifie de néocoloniale et estime que les coopérations souveraines entre États ne devraient pas être assimilées à des opérations d’ingérence.

 

Ahoua Don Mello conteste les accusations d’ingérence

Dans son communiqué, le Dr Ahoua Don Mello reproche à Viginum de présenter des activités de diplomatie publique, des rencontres d’experts et des coopérations médiatiques internationales comme des mécanismes d’ingérence informationnelle. Il critique également la manière dont le rapport aborde certaines initiatives associatives et panafricaines. Selon lui, l’analyse de l’agence française va jusqu’à intégrer des événements culturels, notamment la Journée de l’unité nationale, dans son argumentaire sur l’influence russe en Afrique.

Le responsable estime par ailleurs que la date de publication du document, intervenue à la veille d’importants rendez-vous diplomatiques entre la Russie et l’Afrique, traduit une volonté de freiner le développement de ces relations. Il s’agit là de son appréciation des motivations entourant la publication du rapport.

Pour étayer sa position, Ahoua Don Mello affirme partager les observations de l’ambassade de Russie en France, qui aurait dénoncé dans ce document une approche marquée par la russophobie et une vision condescendante. Il rejette également les pressions et les menaces de sanctions qu’il attribue à certains responsables français. À ses yeux, ces méthodes ne sauraient remettre en cause la liberté de coopération de la Russie, des États africains et des personnalités engagées dans la défense de leur souveraineté.

Ses relations avec les acteurs de la coopération internationale assumées

Le Dr Ahoua Don Mello figure à plusieurs reprises dans le rapport, notamment en lien avec ses responsabilités au sein de l’Alliance internationale des BRICS. Sur ce point, il affirme que ses relations professionnelles avec des personnalités engagées en faveur de la souveraineté africaine ne relèvent d’aucune démarche clandestine. Il cite notamment Mohamed Bachir Ladan, avec lequel il dit entretenir une collaboration fraternelle et professionnelle. Selon lui, ces relations s’inscrivent ouvert.

 

Aéroport d’Abidjan : les pourboires aux agents interdits sous peine de sanctions

Face aux plaintes de voyageurs dénonçant des sollicitations d’argent, les autorités ivoiriennes rappellent l’interdiction formelle de donner des pourboires aux agents dans les aéroports du pays. Une annonce sonore diffusée dans le hall des arrivées de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny met en garde contre les conséquences de toute violation de cette mesure.

À l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, une annonce sonore diffusée en boucle dans le hall des arrivées rappelle désormais aux usagers que les pourboires aux agents sont formellement interdits. Adressé aux passagers au départ comme à l’arrivée, ainsi qu’aux personnes qui les accompagnent, ce message vise à mettre un terme aux pratiques dénoncées par plusieurs voyageurs.

 

Une interdiction assortie d’un avertissement

Dans son annonce, le gouvernement indique qu’il est désormais « formellement interdit de donner des pourboires de quelques natures que ce soit aux agents dans les aéroports de Côte d’Ivoire ». Le message ne se limite pas à un simple rappel de la règle. Il prévient également que « toute violation de cette interdiction expose les auteurs aux dispositions de lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire ».

Cette mesure intervient dans un contexte marqué par des réclamations répétées de passagers, qui dénoncent les sollicitations financières de certains agents. La diffusion d’un message officiel dans les espaces de l’aéroport vise à faire connaître clairement l’interdiction et à décourager les comportements mis en cause. Le recours à une annonce sonore répétée souligne la volonté des autorités de donner davantage de visibilité à cette consigne. La question des pourboires est ainsi placée au centre des préoccupations liées à l’accueil et au traitement des usagers dans les aéroports du pays.

Principale porte d’entrée aérienne de la Côte d’Ivoire, l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny représente une vitrine du pays auprès des voyageurs. Les pratiques dénoncées sont donc susceptibles de nuire à l’image que les autorités souhaitent préserver. En rappelant fermement l’interdiction des pourboires, le gouvernement entend promouvoir davantage de professionnalisme et de rigueur chez les agents opérant dans les aéroports ivoiriens.

Mondial U15 de la FIFA : les Éléphanteaux écrasent le Kirghizistan (4-0) et filent en huitièmes de finale

La sélection ivoirienne U15 a validé son billet pour les huitièmes de finale du Tier B grâce à une victoire nette face au Kirghizistan, ce mercredi 28 octobre 2026. Les jeunes Éléphants défieront désormais l’Argentine avec l’ambition de poursuivre leur parcours.

Les Éléphanteaux U15 poursuivent leur aventure à la Coupe du Monde et Festival U15 de la FIFA. Opposée au Kirghizistan en seizièmes de finale du Tier B, la Côte d’Ivoire s’est imposée sur le score sans appel de 4-0, ce mercredi 28 octobre 2026, décrochant ainsi sa qualification pour le tour suivant.

 

Reversés dans la division B après avoir terminé deuxièmes de leur groupe au premier tour, les jeunes Ivoiriens ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Programmée à 12 h 45, soit 8 h 45 GMT, la confrontation a tourné à l’avantage des Éléphanteaux dès les premières minutes.

La sélection ivoirienne n’a pas tardé à faire la différence. Diarrassouba Dramane a ouvert le score dès la 8e minute, avant que Berté Cheick ne double la mise cinq minutes plus tard, à la 13e minute. Les jeunes pachydermes ont ensuite accentué leur domination grâce à Bilé Trésor, buteur à la 16e minute. Okoma Pharrel a finalement porté le score à 4-0 à la 36e minute, scellant une victoire convaincante pour les Ivoiriens. Grâce à cette performance offensive, la Côte d’Ivoire poursuit son parcours dans le Tier B et peut désormais se tourner vers son prochain défi.

La prochaine étape s’annonce importante pour les Éléphanteaux, qui affronteront l’Argentine à 19 heures, soit 15 h GMT. Cette rencontre aura pour enjeu une place en quarts de finale.