Côte d’Ivoire : la Défense dément la rumeur sur le décès de l’épouse du Vice-Premier Ministre

Le Service de Communication de la Défense a démenti, mercredi 1er juillet 2026, les informations diffusées sur les réseaux sociaux annonçant le décès de l’épouse du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense.

Le Service de Communication de la Défense dénonce une « information mensongère et dénuée de tout fondement » dans un communiqué et affirme que l’épouse du ministre se porte bien et n’est pas concernée par ces allégations. « La Communication de la Défense apporte un démenti formel à cette rumeur malveillante », précise le communiqué, invitant les populations à se référer uniquement aux sources officielles pour toute information concernant les autorités publiques.

La Défense a également exprimé son indignation face à la publication du journal Échos de la République, qui avait annoncé un prétendu « deuil national » dans son édition du 1er juillet 2026. Le Service de Communication accuse le média d’avoir diffusé une fausse information susceptible de porter atteinte à la sérénité des institutions et de troubler l’ordre public.

Face à cette situation, le ministère indique se réserver le droit d’engager des actions judiciaires contre le journal et les auteurs de cette publication auprès des instances de régulation des médias et des juridictions compétentes.

Le Service de Communication de la Défense appelle enfin les citoyens et les professionnels des médias à faire preuve de vigilance et de responsabilité, tout en rappelant l’importance de privilégier les canaux officiels de communication de l’État.

 

Ministère de la Défense - RCI
© Ministère de la Défense - RCI

Abidjan : le renouvellement de 3 000 gbaka et taxis communaux entre dans sa phase pilote

Les transporteurs du Grand Abidjan peuvent désormais soumettre leurs dossiers pour bénéficier du programme de renouvellement des véhicules de transport artisanal. Lancée mardi 30 juin 2026 par le Projet de mobilité urbaine d’Abidjan (PMUA) sur la plateforme numérique du Fonds de développement du transport routier (FDTR), cette opération ouvre la phase pilote du projet visant à remplacer 3 000 taxis communaux et minicars « gbaka » sur le corridor du Bus Rapid Transit (BRT).

Inscrite dans la composante dédiée au transport artisanal du PMUA, cette initiative vise à moderniser progressivement le parc de véhicules, à professionnaliser les acteurs du secteur et à améliorer la qualité des transports publics dans le Grand Abidjan. Pour cette phase pilote, une centaine de transporteurs, déjà identifiés sur des lignes tests, sont invités à déposer leurs dossiers afin de bénéficier du dispositif.

Selon le coordonnateur adjoint du PMUA, Aly Coulibaly, cette étape permettra d’évaluer le fonctionnement du mécanisme avant son extension.

« La phase pilote nous permettra de corriger les éventuelles insuffisances avant d’étendre l’opération à l’ensemble des 3 000 véhicules », a-t-il expliqué.

 

Un investissement de 15 milliards de FCFA

Estimé à près de 15 milliards de FCFA, le programme prévoit la mise en place d’une garantie auprès d’une banque partenaire ainsi que le financement d’une prime à la casse destinée à faciliter le remplacement des anciens véhicules par des modèles neufs.

Le directeur général de l’Agence de mobilité urbaine du Grand Abidjan (AMUGA) et coordonnateur du PMUA, Romain Kouakou, a indiqué que cette initiative complète les grands projets de mobilité déjà engagés par l’État, notamment le métro d’Abidjan et le Bus Rapid Transit (BRT).

Soutenu par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD), le projet prévoit également le renouvellement de 3 000 véhicules, la formation de 5 000 à 6 000 transporteurs et conducteurs ainsi que la digitalisation des procédures de sélection et d’accompagnement des bénéficiaires. Les transporteurs qui souhaitent intégrer le programme devront notamment suivre les formations du PMUA, s’affilier à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) et remplir les critères d’éligibilité définis par le projet.

 

Les transporteurs saluent une promesse tenue

Les professionnels du transport accueillent favorablement le lancement effectif de cette opération, longtemps attendue. Le directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises du transport routier de Côte d’Ivoire, Diaby Ibrahim, a salué la concrétisation du projet.

« Nous avions douté au départ, nous nous rendons compte que le gouvernement a tenu parole et a joint l’acte à la parole », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé que plus de 3 000 chefs d’entreprise et conducteurs ont déjà bénéficié des formations organisées dans le cadre du PMUA. Les futurs exploitants devront recruter leurs chauffeurs parmi ces professionnels formés afin d’améliorer la qualité du service, la sécurité des passagers et la professionnalisation du secteur.

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À terme, le renouvellement des 3 000 taxis communaux et « gbaka » constitue l’une des principales mesures prévues par le gouvernement pour intégrer durablement le transport artisanal au futur système de mobilité du Grand Abidjan, aux côtés du métro, du BRT et des autres modes de transport collectif.

Côte d’Ivoire : les voyages des ministres à l’étranger désormais soumis à l’autorisation de Beugré Mambé

Dans une circulaire adressée à l’ensemble des ministres, le chef du gouvernement instaure de nouvelles règles destinées à mieux encadrer les missions à l’étranger, avec pour objectif de renforcer la discipline et de rationaliser les dépenses publiques.

Selon le contenu de la note circulaire révélé par Jeune Afrique, tout déplacement officiel d’un membre du gouvernement hors du territoire national devra désormais recevoir l’autorisation préalable du Premier ministre. Le document daté du 15 juin précise également que la durée de ces missions ne pourra pas dépasser sept jours.

« Tous les déplacements à l’extérieur du pays des membres du gouvernement doivent être autorisés par le Premier ministre, chef du gouvernement. La durée de ces déplacements ne peut excéder sept jours ».

La circulaire encadre aussi la composition des délégations accompagnant les ministres lors de leurs déplacements. Le Premier ministre exige que seuls les collaborateurs dont les compétences sont directement liées à l’objet de la mission puissent faire partie de la délégation.

« Les seuls collaborateurs autorisés à accompagner les membres du gouvernement dans le cadre de missions officielles à l’extérieur du pays sont ceux dont la technicité est avérée dans le domaine objet de leur déplacement », indique le texte.

Au-delà du rappel des règles administratives, ces nouvelles dispositions traduisent la volonté du gouvernement de mieux maîtriser les ressources consacrées aux déplacements officiels. En limitant la durée des missions et la taille des délégations, l’exécutif entend réduire les coûts liés aux voyages à l’étranger et renforcer la rigueur dans la gestion des finances publiques.

Avec cette circulaire, Robert Beugré Mambé affiche sa volonté d’imposer davantage de discipline au sein de l’équipe gouvernementale, dans un contexte où la rationalisation des dépenses de l’État figure parmi les priorités de l’exécutif.

Fortes pluies à Abidjan : le lourd bilan relance le débat sur le déguerpissement des zones à risque

Les pluies diluviennes qui ont frappé Abidjan ces derniers jours replacent la question de l’occupation des zones à risque au cœur des préoccupations des autorités. Alors que le bilan humain continue de s’alourdir, le gouvernement envisage une reprise des opérations de déguerpissement afin de prévenir de nouvelles catastrophes.

Réuni le lundi 29 juin 2026 autour du Premier ministre Robert Beugré Mambé, le gouvernement a fait le point sur les conséquences des intempéries avec les principaux membres de l’exécutif, les autorités sécuritaires et les maires du Grand Abidjan. Selon le bilan officiel communiqué par les services de sécurité, une vingtaine de personnes ont perdu la vie. Toutefois, des sources proches de la réunion de crise évoquent un bilan provisoire plus lourd.

D’après ces sources, Abidjan a enregistré près de 798 millimètres de pluie ces derniers jours, contre 441 millimètres à la même période en 2025. Cette pluviométrie exceptionnelle a provoqué d’importantes inondations, des glissements de terrain et l’effondrement de plusieurs habitations.

Toujours selon ces informations, les autorités auraient recensé 42 corps, dont ceux de 12 membres d’une même famille, tandis que 17 autres victimes restaient en cours d’identification au moment de la réunion, portant le bilan provisoire à 59 décès.

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Les autorités plaident pour une reprise des déguerpissements

Face à cette situation, plusieurs responsables ont insisté sur la nécessité de renforcer les actions de prévention. Selon des sources concordantes, le ministre de l’Intérieur et plusieurs maires ont recommandé au Premier ministre d’engager rapidement des opérations de déguerpissement dans les zones à risque et d’empêcher toute nouvelle occupation des sites concernés.

Pour les autorités locales, la prolifération des habitations dans les bas-fonds, les zones inondables et les secteurs exposés aux glissements de terrain accentue considérablement les conséquences des fortes pluies.

Les échanges ont également porté sur les mesures d’accompagnement destinées aux ménages concernés par ces futures opérations. Suspendues ces dernières semaines, les opérations de déguerpissement pourraient reprendre sous la coordination du gouvernement, avec un dispositif d’assistance sociale et psychologique destiné aux populations déplacées.

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Les autorités invitent par ailleurs les habitants installés dans les zones exposées aux inondations, aux glissements de terrain, à l’insalubrité ou aux risques d’électrocution à anticiper leur départ afin de protéger leurs biens avant d’éventuelles interventions des engins de démolition. La succession des épisodes pluvieux meurtriers renforce ainsi les appels à une application plus stricte des mesures de prévention, dans un contexte où la pression foncière continue de favoriser l’occupation de secteurs identifiés comme dangereux.

Revue de presse du 01 Juillet : l’élimination des Éléphants, les restrictions de voyage pour les ministres et les inondations à la Une

L’élimination de la Côte d’Ivoire en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Norvège (2-1) domine largement la revue de presse de ce mercredi 1er juillet 2026. Les quotidiens reviennent sur la fin du parcours des Éléphants, les premières réactions du sélectionneur Emerse Faé, mais aussi sur les nouvelles mesures du Premier ministre Robert Beugré Mambé concernant les déplacements des membres du gouvernement et les conséquences des récentes inondations à Abidjan.

 

Les Éléphants au cœur de l’actualité

Les journaux consacrent une large place à la défaite des Éléphants face aux Vikings de la Norvège, synonyme de fin d’aventure au Mondial 2026. Fraternité Matin revient sur l’élimination de la sélection ivoirienne, tandis que Le Patriote titre : « Fin du rêve américain pour les Éléphants ». De son côté, L’Intelligent d’Abidjan choisit de saluer le parcours des hommes d’Emerse Faé avec une Une sobre : « Merci pour ces moments ».

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Emerse Faé réagit après l’élimination

Les premières déclarations du sélectionneur national occupent également les colonnes de plusieurs quotidiens. Le Jour Plus évoque « le rêve noyé de tout un peuple » et analyse les raisons de cette élimination. Pour sa part, SuperSport estime que la domination des Éléphants n’a pas suffi, avec ce titre : « Éléphants, dominer n’est pas gagner ». Le quotidien sportif rapporte également les premiers mots d’Emerse Faé après la rencontre : « On aura tout donné jusqu’au bout ».

« Nous avons tout fait, nous avons tout donné pour rendre les Ivoiriens fiers. C’est difficile de perdre à la dernière minute. Nous avons beaucoup appris au cours de cette compétition. Nous avons manqué de maturité. Merci au peuple de Côte d’Ivoire pour les ondes positives et son soutien sans faille. Nous reviendrons plus forts. » Propos recueillis par Sabine Kouakou, envoyée spéciale.

 

Patrick Achi fixe ses priorités, Gbagbo attendu

L’actualité politique occupe aussi une place importante dans les journaux du jour. Le Patriote met en avant les cinq priorités présentées par le président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi, pour renforcer la Côte d’Ivoire. Liberté revient également sur son intervention lors de la clôture de la première session parlementaire, estimant que le président de l’institution a pris en compte les attentes des populations.

De son côté, Le Quotidien d’Abidjan annonce une importante prise de parole de l’ancien président Laurent Gbagbo, prévue ce jeudi 2 juillet 2026.

 

Voyages ministériels et inondations

Plusieurs quotidiens s’intéressent enfin aux décisions du Premier ministre Robert Beugré Mambé concernant les missions officielles à l’étranger. Le Sursaut révèle que le chef du gouvernement a décidé de durcir les conditions encadrant les déplacements des membres du gouvernement hors du pays.

Enfin, Soir Info revient sur les conséquences des fortes pluies qui ont frappé Abidjan et rapporte notamment le décès par noyade de deux élèves, illustrant la gravité des inondations enregistrées ces derniers jours.

 

Soir Info
© Soir Info

Mondial 2026 : la Côte d’Ivoire s’arrête en 16es de finale après une belle résistance face à la Norvège

La belle aventure de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026 a pris fin ce mardi 30 juin. Opposés à la Norvège en seizièmes de finale, les Éléphants se sont inclinés 2-1 au terme d’une rencontre disputée et riche en occasions. Malgré une prestation encourageante, les hommes d’Emerse Faé ont manqué d’efficacité face à des Norvégiens plus réalistes, qui décrochent leur qualification pour les huitièmes de finale où ils retrouveront le Brésil.

Dès les premières minutes, les Éléphants ont affiché leurs intentions offensives en multipliant les incursions dans le camp adverse. Très entreprenants sur les côtés et dangereux sur coups de pied arrêtés, ils ont toutefois manqué de réussite dans le dernier geste. Les statistiques illustrent cette domination : 14 corners obtenus, 14 tirs tentés, dont cinq cadrés. Mais face à une équipe norvégienne disciplinée et efficace, les Ivoiriens ont payé cher leurs approximations défensives.

La Norvège a trouvé l’ouverture à deux reprises, profitant notamment d’un cafouillage dans la défense ivoirienne. Opportuniste, Erling Haaland a inscrit le deuxième but en poussant le ballon au fond des filets de Yahia Fofana.

 

Amad Diallo change le visage du match

Entré en cours de jeu à la place d’Ange-Yoan Bonny, Amad Diallo a redonné de l’allant à l’attaque ivoirienne. Son impact a immédiatement transformé la physionomie de la rencontre, avec davantage de vitesse, de percussion et de créativité. C’est d’ailleurs lui qui a relancé le suspense. Après une récupération haute et un une-deux avec Nicolas Pépé, le joueur de Manchester United a éliminé son défenseur d’un crochet avant d’ajuster le gardien norvégien Orjan Nyland d’une frappe précise.

Dans les ultimes instants de la rencontre, Amad Diallo a encore failli arracher l’égalisation sur un coup franc parfaitement exécuté. Sa tentative, qui prenait la direction de la lucarne, a finalement été détournée par une parade décisive du portier norvégien. Malgré cette élimination, la Côte d’Ivoire quitte le Mondial la tête haute. Les Éléphants auront marqué cette édition grâce à un parcours solide en phase de groupes, avec un nul convaincant contre l’Allemagne et des victoires face à Curaçao et à l’Équateur.

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Cette campagne a également permis à plusieurs joueurs de se révéler sur la scène internationale. Amad Diallo, Yann Diomandé, Christ Inao Oulaï et Nicolas Pépé ont confirmé leur potentiel et attiré l’attention au cours de la compétition.

Si le rêve d’un premier quart de finale mondial s’est envolé, les Éléphants quittent les États-Unis avec des motifs d’espoir. Leur parcours confirme les progrès du football ivoirien et laisse entrevoir un avenir prometteur pour cette génération.

 

Journal d'Abidjan
© Journal d'Abidjan

En Afrique du Sud, une journée sous haute tension en pleine campagne anti-immigrés

Près de 25 000 immigrés ont déjà quitté l’Afrique du Sud face à la montée des tensions autour d’une campagne anti-étrangers. Alors que plusieurs rassemblements sont annoncés ce mardi 30 juin 2026, les autorités sud-africaines ont renforcé le dispositif sécuritaire afin d’éviter d’éventuels débordements dans un climat marqué par la peur et les menaces visant les communautés étrangères.

La tension s’est installée depuis plusieurs semaines autour d’un ultimatum lancé par des mouvements citoyens en dehors de tout cadre légal. Ces organisations exigent le départ des étrangers en situation irrégulière, les accusant notamment de concurrencer les Sud-Africains sur le marché de l’emploi.

 

Un climat de peur dans les grandes villes

Dans plusieurs métropoles sud-africaines, notamment Johannesburg, Durban et Le Cap, des communautés étrangères ont cherché refuge dans des camps improvisés ou devant leurs représentations diplomatiques. Certains migrants ont abandonné leurs logements, leurs activités professionnelles et parfois même des proches établis dans le pays, dans l’espoir de regagner leur terre d’origine.

L’Afrique du Sud accueille environ 3 millions d’étrangers, soit 5,1 % de sa population, selon les données officielles. La première économie du continent attire depuis plusieurs années des travailleurs venus principalement d’autres pays africains, à la recherche d’opportunités économiques.

Mais la situation actuelle rappelle les épisodes de violences xénophobes déjà connus par le pays en 2008 et 2015. Cette fois, l’ampleur des départs inquiète davantage les autorités, avec des ressortissants du Malawi, du Zimbabwe, du Mozambique, du Nigeria ou encore du Ghana contraints de quitter le pays par leurs propres moyens ou à travers des opérations de rapatriement organisées.

 

Des accusations contre les migrants sur fond de chômage élevé

Les mouvements antimigrants, notamment « March and March », affirment vouloir défendre les intérêts des Sud-Africains sans recourir à la violence. Ils accusent cependant les étrangers sans papiers de prendre des emplois locaux, alors que le pays affiche un taux de chômage supérieur à 32 %.

Ces groupes dénoncent également ce qu’ils considèrent comme une pression supplémentaire sur les services publics, notamment la santé, ainsi qu’une implication supposée des migrants dans la criminalité. Des accusations qui ne reposent pas toujours sur des données vérifiées. Sur le terrain, cette rhétorique a déjà provoqué des actes de violence. Quatre personnes, deux Mozambicains, un Éthiopien et un Malawite, ont perdu la vie dans des incidents liés à ces tensions. Des commerces appartenant à des étrangers ont également été ciblés par des actes de pillage.

Au-delà des violences physiques, de nombreux immigrés dénoncent une multiplication des intimidations. Plusieurs témoignages recueillis font état de licenciements et d’expulsions de logements, certains employeurs et propriétaires craignant des sanctions ou des représailles.

« Je suis déçue de ce que nos frères et sœurs sud-africains nous font subir. Même les enfants nous narguent et nous demandent quand nous allons rentrer chez nous », témoigne Katiija Rajab, une Malawite de 36 ans employée comme domestique près de Durban depuis trois ans, qui a décidé de rentrer dans son pays.

Face à la situation, le Ghana et le Nigeria ont organisé des vols de rapatriement pour plusieurs centaines de leurs ressortissants, tout en appelant Pretoria à mieux gérer cette crise qui ternit l’image d’un pays longtemps considéré comme un symbole de solidarité africaine après la fin de l’apartheid.

 

Les autorités renforcent le dispositif sécuritaire

Pour éviter une escalade, le ministre intérimaire de la Police, Firoz Cachalia, a annoncé un renforcement du déploiement des forces de sécurité et averti les personnes susceptibles de provoquer des troubles. Le président Cyril Ramaphosa ainsi que plusieurs responsables locaux ont également engagé des consultations avec les autorités traditionnelles et religieuses afin d’appeler au calme et à la retenue.

Les autorités redoutent particulièrement des tensions dans le KwaZulu-Natal et à Johannesburg, deux zones déjà marquées par des épisodes de violences majeures. La province du KwaZulu-Natal avait notamment été frappée en juillet 2021 par des émeutes meurtrières ayant fait plus de 330 morts après l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma.

Pour plusieurs analystes, la montée des discours hostiles aux migrants intervient également dans un contexte politique marqué par les prochaines élections municipales prévues le 4 novembre.

« Des partis politiques font de la surenchère (…) Ils paradent en se présentant comme étant anti-immigrés », analyse le politologue Sandile Swana, évoquant notamment les stratégies de certains mouvements politiques comme le parti MK de Jacob Zuma ou Action SA.

Le dirigeant du KwaZulu-Natal, Thami Ntuli, a appelé dimanche à éviter une nouvelle crise dans la province. « Quelles que soient nos inquiétudes concernant l’immigration illégale (…), nous ne laisserons pas cette province partir une seconde fois en fumée », a-t-il déclaré, appelant à préserver la paix sociale.

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Miss Côte d’Ivoire 2026 : le chapelet de Louisette N’Guessan relance le débat sur la neutralité du concours

Le sacre de Louisette N’Guessan à l’élection de Miss Côte d’Ivoire 2026 continue d’alimenter les débats. Quelques jours après son couronnement, le samedi 27 juin 2026, le chapelet qu’elle portait au poignet lors de la cérémonie suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Si certains internautes considèrent ce geste comme une simple expression de sa foi, d’autres s’interrogent sur la place des symboles religieux dans un concours national. Parmi eux figure le juriste consultant et écrivain Kamelan Romaric Loradien, qui appelle le Comité Miss Côte d’Ivoire (COMICI) à revoir son règlement.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, Kamelan Romaric Loradien estime que l’apparition visible d’un symbole religieux sur la scène du concours soulève des interrogations quant au principe de neutralité. Tout en rappelant qu’il est lui-même chrétien, il soutient que la foi relève de la sphère privée et qu’un concours national doit préserver une image d’impartialité vis-à-vis de toutes les convictions.

Selon lui, cette question dépasse le cas de la nouvelle Miss Côte d’Ivoire et mérite une réflexion de fond sur les règles qui encadrent la compétition.

 

Le risque d’ouvrir la voie à d’autres revendications

Le juriste estime que si le COMICI autorise l’affichage d’un symbole chrétien, il lui sera difficile de s’opposer, lors des prochaines éditions, au port d’autres signes religieux ou spirituels. Il cite notamment le port d’un chapelet musulman, d’un voile ou encore d’attributs liés aux religions traditionnelles africaines.

À ses yeux, l’absence de règles précises pourrait alimenter des revendications fondées sur la liberté religieuse et placer les organisateurs dans des situations délicates. Pour Kamelan Romaric Loradien, une candidate appelée à représenter la Côte d’Ivoire comme ambassadrice culturelle devrait s’abstenir de toute manifestation confessionnelle visible durant le concours.

Afin de prévenir de nouvelles polémiques, le juriste propose au COMICI d’introduire une clause de neutralité philosophique et spirituelle dans son règlement intérieur. Une telle disposition, selon lui, permettrait d’encadrer clairement le port de signes religieux tout en garantissant l’équité entre les candidates.

Il affirme également être disposé à accompagner bénévolement le comité dans la rédaction de ce cadre juridique afin d’assurer, selon ses termes, le respect du principe de laïcité et l’égalité de traitement entre toutes les participantes.

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Cette prise de position intervient alors que les discussions se poursuivent sur les réseaux sociaux depuis le couronnement de Louisette N’Guessan. À ce stade, le COMICI n’a pas officiellement réagi à la polémique. Toutefois, ce débat pourrait conduire les organisateurs à clarifier leur position sur le port de signes religieux lors des prochaines éditions de l’élection de Miss Côte d’Ivoire.

 

Cadic N’guessan
© Cadic N’guessan

Kamelan Romaric Loradien
© Kamelan Romaric Loradien

Défense : la Côte d’Ivoire et la Pennsylvanie scellent un partenariat stratégique pour renforcer les capacités des FACI

Le Chef d’État-major général des Armées de Côte d’Ivoire, le Général d’Armée Lassina Doumbia, et le Général Jo Pippy, Chef d’État-major de la Garde nationale de Pennsylvanie, ont signé, le 25 juin 2026 aux États-Unis, un protocole d’accord destiné à renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI). L’information a été rendue publique par le ministère ivoirien de la Défense.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du State Partnership Program, une initiative du gouvernement américain visant à développer la coopération militaire avec des pays partenaires. L’accord repose sur quatre priorités : la formation et l’interopérabilité des unités, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la cyberdéfense et la sécurisation des espaces numériques, ainsi que le soutien médical en opérations et la réponse aux catastrophes.

À travers ce programme, les FACI bénéficieront de formations spécialisées de haut niveau, notamment dans les domaines aéroterrestre et numérique. Le partenariat prévoit également un renforcement des compétences des militaires ivoiriens dans la prise en charge des traumatismes de guerre et des interventions de secours lors de catastrophes naturelles majeures.

 

Une délégation ivoirienne en immersion aux États-Unis

Conduite par le Général Lassina Doumbia, la délégation ivoirienne comprenait plusieurs officiers supérieurs, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire aux États-Unis ainsi que le ministre des Sports.

Au cours de leur mission, les responsables ivoiriens ont visité plusieurs infrastructures de la Garde nationale de Pennsylvanie, notamment ses bases, ses écoles, ses centres de formation et d’entraînement, ses installations de recherche et de développement dans le domaine de la défense, ainsi que le centre de traumatologie Penn Presbyterian de Philadelphie. Selon le ministère de la Défense, une délégation américaine se rendra à Abidjan dès le 14 juillet 2026 pour lancer officiellement les premières activités prévues dans le cadre de cet accord.

Ce nouveau protocole vient renforcer une collaboration déjà active entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis dans le domaine de la sécurité. Les deux pays travaillent notamment ensemble dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest, à travers les programmes de formation dispensés à l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILT) de Jacqueville.

 

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Les États-Unis soutiennent également la modernisation des Forces armées de Côte d’Ivoire. En septembre 2025, ils avaient remis aux FACI un lot de 90 véhicules militaires, composé de 80 pick-up destinés au transport des troupes et de 10 véhicules de dépannage, afin de renforcer les capacités opérationnelles de l’armée ivoirienne.

 

   

Réforme électorale en Côte d’Ivoire : Vincent Toh Bi s’oppose à un rôle des préfets dans l’organisation des scrutins

Le débat sur la réforme du système électoral en Côte d’Ivoire continue d’alimenter les réactions au sein de la classe politique. Dans une publication diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien préfet d’Abidjan et président du mouvement Aube Nouvelle, Vincent Toh Bi Irié, s’est prononcé contre toute implication des préfets et sous-préfets dans l’organisation des prochaines élections, estimant qu’une telle option risquerait d’affaiblir l’autorité de l’État et d’exposer davantage l’administration territoriale aux controverses politiques.

Cette prise de position intervient quelques jours après la rencontre organisée, le lundi 22 juin 2026, entre le Premier ministre Robert Beugré Mambé, les partis politiques et des représentants de la société civile. À cette occasion, le chef du gouvernement a présenté les grandes lignes d’une réforme appelée à remplacer l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI), dissoute en Conseil des ministres le 7 mai 2026.

Le projet gouvernemental prévoit la mise en place d’un nouveau dispositif articulé autour de trois organes distincts. Le premier serait chargé de l’organisation matérielle des élections, le deuxième du recensement et de la centralisation des suffrages afin de garantir la sincérité des résultats, tandis que le troisième assurerait les missions de supervision et de contrôle du processus électoral.

 

Vincent Toh Bi met en garde contre une implication du corps préfectoral

Pour Vincent Toh Bi, le corps préfectoral ne doit pas être associé à la gestion des scrutins, au risque de voir sa neutralité remise en cause dans un contexte politique souvent marqué par de fortes tensions.

« Dans un pays où tous les partis au pouvoir ont toujours voulu conserver le pouvoir pour la vie, en réduisant à néant, par des artifices institutionnels et sécuritaires, les opposants, les élections deviennent l’opportunité de violence extrême. C’est pour cette raison que, dans les débats que le Gouvernement a initiés pour une réforme électorale, il ne faut pas mêler les préfets et sous-préfets à nos palabres politiques et à des suspicions de partialité », a-t-il déclaré.

Pour appuyer son analyse, l’ancien préfet évoque un épisode remontant à 1995 à Tiémé, dans le département d’Odienné. Il rappelle que des populations avaient alors agressé un sous-préfet, qu’elles accusaient, avec l’ensemble du corps préfectoral, d’avoir organisé un scrutin contesté marqué par l’exclusion du RDR.

 

Préserver la crédibilité de l’administration territoriale

Selon Vincent Toh Bi, préserver la neutralité du corps préfectoral constitue un enjeu majeur pour maintenir l’autorité de l’État. Vincent Toh Bi estime que les préfets et sous-préfets garantissent la stabilité institutionnelle, la sécurité et le développement du pays. Il considère qu’il ne faut pas les exposer aux contestations politiques liées aux processus électoraux.

« Il faut confier l’organisation des élections à un corps indépendant, qui n’aura pour unique mission que les élections. Le corps préfectoral est l’un des corps les plus puissants de Côte d’Ivoire sur lequel repose la stabilité, la sécurité et le développement du pays. Si les populations déshonorent ce corps ou doutent de lui à cause des élections, l’autorité de l’État sera affaiblie, ce qui est encore plus grave pour notre pays », a-t-il soutenu.

Le gouvernement engage cette réforme électorale dans un contexte où les précédents scrutins ont régulièrement suscité des contestations. Les crises liées aux élections de 2020, puis les critiques formulées contre la CEI lors des consultations de 2025, continuent d’alimenter les débats sur les garanties d’impartialité du futur dispositif.

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Si le principe d’une nouvelle architecture institutionnelle semble désormais acté par le gouvernement, l’opposition réclame une participation pleine et entière aux discussions afin de parvenir à un consensus sur les règles du jeu électoral. Pour plusieurs acteurs politiques, cette concertation apparaît indispensable pour renforcer la crédibilité des futures institutions chargées d’organiser les élections et prévenir de nouvelles tensions.