ECO 2027 : la CEDEAO confirme le lancement progressif de la monnaie unique ouest-africaine

L’ECO reste au cœur des ambitions d’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest. À l’issue de leur 69ᵉ session ordinaire tenue le 19 juillet 2026 à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont réaffirmé leur volonté de concrétiser le lancement de la monnaie unique régionale en 2027. Une échéance que l’organisation entend désormais respecter à travers une mise en œuvre progressive.

Face aux écarts de performances économiques entre les États membres, la CEDEAO a choisi une approche graduelle. La future monnaie unique sera d’abord introduite dans les pays qui remplissent les critères de convergence macroéconomique et qui sont prêts à intégrer immédiatement l’union monétaire.

Les autres États membres bénéficieront d’un accompagnement technique et institutionnel afin de leur permettre de rejoindre progressivement l’espace monétaire commun une fois les conditions réunies. Pour les dirigeants de la CEDEAO, cette méthode doit permettre d’assurer la crédibilité de l’ECO et d’éviter qu’un retard de certains pays ne compromette une nouvelle fois le calendrier du projet.

 

Des critères stricts pour sécuriser la future monnaie

La réussite de l’ECO repose sur le respect de plusieurs critères de convergence définis par l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO). Parmi les exigences prioritaires figurent notamment :

  • un déficit budgétaire inférieur ou égal à 3 % du produit intérieur brut (PIB) ;
  • une inflation annuelle maîtrisée à 5 % maximum ;
  • un financement du déficit public par la banque centrale limité à 10 % des recettes fiscales ;
  • des réserves extérieures capables de couvrir au moins trois mois d’importations.

D’autres critères complémentaires concernent également la stabilité financière des États, notamment un ratio dette publique/PIB inférieur ou égal à 70 % et une variation du taux de change nominal limitée à +10 %.

 

Les banques centrales poursuivent les travaux techniques

En parallèle, les institutions communautaires poursuivent les discussions sur les aspects techniques liés à la mise en œuvre de l’ECO. La Conférence des chefs d’État a salué les consultations engagées entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales des pays membres. Ces échanges portent notamment sur la gouvernance de la future union monétaire, son architecture institutionnelle et les modalités pratiques du lancement.

Les dirigeants ont également pris acte de l’enregistrement officiel de la marque « ECO » auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), une étape destinée à protéger l’identité juridique de la future monnaie régionale.

Le projet ECO, évoqué depuis plusieurs décennies, a connu plusieurs reports en raison des difficultés rencontrées par les États membres pour atteindre les critères de convergence et s’accorder sur le fonctionnement de la future union monétaire. En maintenant l’échéance de 2027, la CEDEAO entend envoyer un signal fort sur sa détermination à concrétiser cette ambition régionale.

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Si plusieurs défis restent à relever, notamment sur le plan économique et institutionnel, les dirigeants ouest-africains espèrent faire de l’ECO un véritable moteur d’intégration, capable de stimuler le commerce régional, d’attirer davantage d’investissements et de renforcer la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest sur les marchés internationaux.

Élection à la FIF 2026 : le nombre de votants passe de 81 à 89 pour désigner le futur président

La course à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) prend une nouvelle dimension. Prévue le 12 septembre 2026 à la salle C de la Fondation Félix Houphouët-Boigny, l’Assemblée générale élective verra le nombre d’électeurs passer de 81 en 2022 à 89 en 2026, conformément aux statuts et au Code électoral de l’instance dirigeante du football ivoirien.

Cette évolution du collège électoral pourrait peser dans les rapports de force entre les différents prétendants à la succession ou au renouvellement du mandat du président sortant, Idriss Yacine Diallo.

Les 89 votants seront issus des structures affiliées à la FIF et habilitées à participer au scrutin. La composition du corps électoral se présente comme suit :

  • 16 clubs de Ligue 1 ;
  • 28 clubs de Ligue 2 ;
  • 40 clubs de Division 3 ;
  • 5 groupements d’intérêt représentant différentes composantes du football national.

Ces cinq groupements sont l’Union des anciens footballeurs de Côte d’Ivoire (UAFCI), l’Association des footballeurs ivoiriens en activité (AFI), l’Amicale des arbitres de football de Côte d’Ivoire (AMAFCI), l’Association des entraîneurs et éducateurs de football ainsi que l’Association des médecins du football.

 

Un vote pondéré qui donne l’avantage aux grandes divisions

Comme lors du scrutin de 2022, l’élection devrait se dérouler selon un système de pondération des voix. Chaque catégorie d’électeurs ne disposera donc pas du même poids dans le résultat final. Les clubs de Ligue 1 bénéficieront de trois voix chacun, soit un total de 48 voix. Les clubs de Ligue 2 disposeront de deux voix chacun, représentant 56 voix au total. Les formations de Division 3 auront une voix chacune, pour un total de 40 voix, tandis que les cinq groupements d’intérêt pèseront collectivement cinq voix.

Ce mécanisme confère ainsi une influence majeure aux clubs professionnels, particulièrement ceux évoluant dans les deux premières divisions nationales.

Le souvenir brûlant de l’élection Diallo-Diabaté-Drogba

Le prochain scrutin intervient après une élection 2022 particulièrement disputée. Organisée à Yamoussoukro, elle avait opposé trois figures majeures du football ivoirien : Idriss Yacine Diallo, Sory Diabaté et Didier Drogba.

Au premier tour, les résultats avaient placé Idriss Diallo en tête avec 59 voix, devant Sory Diabaté avec 50 voix et Didier Drogba avec 21 voix. Éliminé à l’issue de ce premier round, l’ancien capitaine des Éléphants avait quitté la course. Le second tour avait donné lieu à un duel extrêmement serré entre Idriss Diallo et Sory Diabaté. Le premier l’avait finalement emporté avec 63 voix contre 61, soit seulement deux voix d’écart.

 

Une présidentielle 2026 sans Sory Diabaté, mais avec de nouveaux prétendants

Le contexte de l’élection de septembre 2026 sera différent. Sory Diabaté, finaliste du scrutin précédent, ne pourra pas participer après son décès survenu le 5 juillet 2024. De son côté, Didier Drogba, dont la candidature avait marqué l’élection précédente, n’a pas encore officiellement annoncé son intention de revenir dans la course.

Face au président sortant Idriss Yacine Diallo, plusieurs noms circulent déjà parmi les potentiels challengers. Parmi eux figurent notamment Malick Tohé ainsi que Cissé, président du Racing Club d’Abidjan.

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À moins de deux mois de l’échéance, les grandes manœuvres semblent déjà engagées dans les coulisses du football ivoirien. Avec un collège électoral élargi et un système de vote donnant un rôle central aux clubs, l’élection à la présidence de la FIF s’annonce une nouvelle fois comme un moment majeur pour l’avenir du football national.

Passage de l’OM à Abidjan : Naya Jarvis interpelle Siandou Fofana sur les retombées touristiques de l’opération

Le séjour de l’Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire continue de susciter des réactions dans le paysage politique et économique national. Quelques jours après le passage du club français à Abidjan, la députée RHDP de Gohitafla, Naya Jarvis, interpelle le ministre du Tourisme, Siandou Fofana, sur l’impact réel de cette initiative pour la destination Côte d’Ivoire.

Dans une contribution rendue publique, l’élue s’interroge sur les objectifs économiques et touristiques de cette opération portée dans le cadre de la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire ». Elle demande notamment à connaître les résultats attendus et les bénéfices concrets pour le secteur touristique ivoirien.

« Nous avons tous constaté la venue de l’équipe de l’Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire pour un match. Je me pose une question simple : quel était l’objectif réel de cette initiative ? S’agissait-il de promouvoir la destination Côte d’Ivoire ? Si tel était le cas, quels sont les résultats concrets attendus et les retombées mesurables pour notre secteur touristique ? », a-t-elle questionné.

Pour Naya Jarvis, la valorisation de l’image de la Côte d’Ivoire ne devrait pas se limiter à la capitale économique. La députée estime que cette visite aurait pu servir de vitrine aux autres régions du pays disposant d’importants atouts culturels et naturels.

« Si l’ambition était de mettre en valeur notre pays, pourquoi limiter cet événement à Abidjan ? Pourquoi ne pas avoir organisé des activités à Yamoussoukro, San Pedro, Korhogo ou dans d’autres régions qui regorgent de richesses culturelles et de sites touristiques exceptionnels ? », a-t-elle relevé.

Selon elle, la Côte d’Ivoire possède un potentiel touristique encore largement sous-exploité, avec des sites qui nécessitent davantage d’investissements, d’aménagements et de promotion afin d’attirer plus de visiteurs.

 

L’Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire dans le cadre de « Sublime Côte d’Ivoire »

L’Olympique de Marseille a séjourné à Abidjan du 16 au 19 juillet 2026 dans le cadre du partenariat liant le club français à la Côte d’Ivoire à travers l’initiative « Sublime Côte d’Ivoire ». Ce déplacement s’est achevé par un match amical face à Yamoussoukro FC, remporté par les Phocéens sur le score de 3-0. Mais pour la députée de Gohitafla, une telle initiative doit pouvoir générer des retombées économiques mesurables, notamment en matière d’emploi, d’investissement touristique et de développement local.

La sortie de Naya Jarvis intervient également dans un contexte marqué par les opérations de déguerpissement dans plusieurs zones exposées aux risques d’inondation. L’élue questionne ainsi les choix budgétaires du gouvernement.

« Monsieur le Ministre, pendant que certaines populations vivent les conséquences des déguerpissements et attendent des réponses, était-il réellement prioritaire de consacrer autant de moyens à cette opération ? », a-t-elle lancé.

Tout en reconnaissant la pertinence de la vision portée par « Sublime Côte d’Ivoire », la parlementaire appelle à renforcer les investissements dans les infrastructures touristiques locales et à associer davantage les collectivités territoriales aux projets de promotion du secteur.

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Vers un débat à l’Assemblée nationale

Naya Jarvis estime que le développement touristique ivoirien doit reposer sur une approche plus inclusive, permettant aux différentes régions du pays de bénéficier des retombées économiques des grandes initiatives nationales.

« La promotion durable du tourisme passe avant tout par la valorisation de nos sites, le développement des infrastructures, l’implication des collectivités territoriales et des actions dont les retombées sont concrètes et profitent à l’ensemble des Ivoiriens », a-t-elle conclu, annonçant que le débat pourrait se poursuivre à l’Assemblée nationale.

Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire : le ministère du Tourisme dément un paiement de 3 milliards FCFA

Le ministère ivoirien du Tourisme et des Loisirs monte au créneau pour mettre fin aux rumeurs entourant la venue de l’Olympique de Marseille (OM) en Côte d’Ivoire. Alors que des informations relayées sur les réseaux sociaux évoquaient un versement de 3 milliards de FCFA par l’État ivoirien pour accueillir le club phocéen, le département ministériel a formellement démenti ces allégations.

Invité de l’émission « La Quotidienne Info », lundi 20 juillet 2026, Christian Bohouman, directeur de la Communication du ministère du Tourisme et des Loisirs, a assuré que cette opération ne reposait pas sur un financement direct de cette ampleur, mais sur un partenariat structuré entre plusieurs acteurs.

« Cette venue de l’OM s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’un partenariat. Elle ne répond pas à une contractualisation complémentaire entre Sublime Côte d’Ivoire et l’Olympique de Marseille », a-t-il expliqué.

 

Une opération intégrée à la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire »

Selon le ministère, le passage du club marseillais à Abidjan s’inscrit dans le cadre du projet SUMMER Tour, une initiative rattachée à la stratégie nationale de promotion touristique « Sublime Côte d’Ivoire ». L’objectif affiché par les autorités est de renforcer la visibilité internationale de la destination ivoirienne, en s’appuyant sur la notoriété d’un club historique du football français pour attirer davantage l’attention sur les atouts touristiques, culturels et économiques du pays.

Pour Christian Bohouman, l’événement relève donc davantage d’une démarche de promotion et de partenariat que d’une opération financée intégralement par l’État.

L’OM aurait pris en charge son déplacement

Le responsable de la communication du ministère a également apporté des précisions sur la répartition des dépenses liées à la visite du club français. À l’en croire, l’Olympique de Marseille a assumé l’ensemble des coûts liés au déplacement de sa délégation, composée non seulement des joueurs, mais aussi du staff technique et médical.

« Notre partenaire, l’Olympique de Marseille, a pris en charge tous les frais liés à son déplacement. Ils ont affrété un avion. Les 80 personnes présentes ne sont pas uniquement des joueurs, mais également l’encadrement technique, les médecins, les cuisiniers et plusieurs membres du staff. Tous ces frais ont été supportés par le club », a-t-il indiqué.

Concernant l’implication financière de l’État ivoirien, Christian Bohouman a reconnu une participation, mais précise qu’elle s’est concentrée sur des besoins logistiques, notamment l’hébergement et la restauration. Il a également souligné que le ministère a sollicité l’appui de partenaires privés afin de limiter les dépenses publiques.

« Il y a une contribution qui a été faite par l’État de Côte d’Ivoire, notamment pour couvrir l’hébergement et la restauration, mais pas de façon totale. Nous avons également activé nos partenaires privés qui accompagnent ce genre d’activités afin de diminuer au mieux la note », a-t-il précisé.

 

« Les 3 milliards FCFA sont totalement erronés »

Face aux accusations diffusées ces derniers jours, le ministère se veut catégorique. Pour Christian Bohouman, le montant de 3 milliards de FCFA évoqué dans certaines publications ne correspond pas à la réalité.

« On ne pouvait pas être plus loin de la vérité en affirmant que la Côte d’Ivoire a payé 3 milliards de FCFA pour recevoir l’Olympique de Marseille. C’est complètement erroné », a-t-il déclaré.

Cette mise au point intervient alors que la visite de l’OM continue d’alimenter le débat public en Côte d’Ivoire, notamment sur les retombées économiques et touristiques attendues d’une telle initiative. Pour les autorités, cette opération constitue avant tout un outil de rayonnement international au service de la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire ».

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Abidjan / Cocody : la SODECI annonce une coupure d’eau ce mercredi, voici les quartiers concernés

Les habitants de plusieurs secteurs de Cocody devront s’organiser. La Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI) a annoncé une interruption temporaire de la desserte en eau potable, ce mercredi 22 juillet 2026, en raison de travaux de maintenance sur son réseau de distribution.

Les perturbations débuteront à partir de 8 heures et toucheront principalement les quartiers Saint-Viateur et le nouveau CHU d’Angré. Selon la SODECI, ces interventions s’inscrivent dans son programme de maintenance préventive visant à garantir la fiabilité des installations et à améliorer durablement la qualité du service.

Durant les travaux, les habitants des zones concernées pourraient subir une baisse de pression ou une interruption temporaire de l’alimentation en eau potable. L’entreprise recommande aux populations de constituer des réserves d’eau afin de couvrir leurs besoins essentiels pendant cette période.

La SODECI mobilisera ses équipes techniques tout au long de l’opération afin de rétablir la distribution d’eau dans les meilleurs délais. L’entreprise n’a toutefois communiqué aucun horaire précis pour le retour à la normale.

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L’entreprise présente ses excuses aux usagers pour les désagréments occasionnés et rappelle que ces travaux sont indispensables pour renforcer la performance du réseau et assurer une meilleure continuité de la distribution d’eau potable à Cocody.

 

SODECI
© SODECI

ONU : Bassirou Diomaye Faye apporte le soutien officiel du Sénégal à la candidature de Macky Sall

Le Sénégal a officiellement décidé de soutenir la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’annonce intervient après une rencontre tenue vendredi 17 juillet 2026 au Palais de la République entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien chef de l’État.

Jusqu’à cette annonce, la candidature de Macky Sall n’avait pas été officiellement présentée par son propre pays. C’est le Burundi, qui assure la présidence tournante de l’Union africaine (UA), qui avait porté son nom. En mars dernier, une vingtaine d’États africains, dont le Sénégal, avaient refusé d’apporter leur soutien à l’ancien chef de l’État pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l‘ONU.

Selon un communiqué de la présidence sénégalaise, Macky Sall est venu présenter au président en exercice sa candidature à la succession du secrétaire général de l’ONU. Les deux hommes ont échangé dans « un climat empreint de cordialité et de courtoisie républicaine ».

 

Dakar mobilise sa diplomatie pour défendre la candidature

À l’issue de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a décidé d’accorder « le plein soutien » du Sénégal à la candidature de son prédécesseur. Le chef de l’État a également instruit le gouvernement ainsi que l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de mener une campagne active auprès des États membres des Nations unies afin de promouvoir cette candidature.

Dans son communiqué, la présidence sénégalaise présente désormais la candidature de Macky Sall comme « celle du Sénégal au service de l’Afrique et d’un multilatéralisme plus performant ».

Bassirou Diomaye Faye appelle par ailleurs toutes les forces vives de la nation à soutenir cette ambition internationale, placée sous le signe de la défense des intérêts africains au sein des grandes institutions mondiales. Cette rencontre entre l’actuel président et son prédécesseur est également présentée comme un symbole d’attachement au dialogue politique, à la continuité de l’État et au rassemblement autour des intérêts supérieurs du Sénégal.

 

Quatre candidats en lice pour succéder à Antonio Guterres

Avec l’appui officiel du Sénégal, Macky Sall rejoint désormais la course au poste de secrétaire général des Nations unies avec un soutien renforcé. Il devra toutefois faire face à plusieurs candidats de premier plan, dont Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et Rebecca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). L’élection du futur secrétaire général de l’ONU s’annonce ainsi comme l’un des grands rendez-vous diplomatiques des prochains mois.

 

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CEDEAO : Tiémoko Meyliet Koné a représenté la Côte d’Ivoire au 69e Sommet des chefs d’État en Sierra Leone

Représentant le président Alassane Ouattara, le vice-président Tiémoko Meyliet Koné a défendu la vision ivoirienne de l’intégration ouest-africaine lors du sommet de la CEDEAO en Sierra Leone. Au cœur des échanges, le financement du Pacte pour l’avenir, investissements privés et nouvelle gouvernance de l’organisation régionale.

Le vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, a représenté le président Alassane Ouattara à la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, couplée au Sommet sur l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, tenu le 19 juillet 2026 en Sierra Leone. Organisées au Centre international de conférences Julius Maada Bio, ces rencontres ont réuni les dirigeants ouest-africains autour des grands défis de l’intégration politique, économique et sécuritaire de la sous-région.

 

Abidjan insiste sur le financement du Pacte pour l’avenir

Prenant la parole au nom de la Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné a réaffirmé l’engagement du pays en faveur du Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale, aligné sur la Vision 2050 de la CEDEAO. Le vice-président ivoirien a notamment soutenu les priorités du document, axées sur : la paix et la sécurité ; la transformation économique ; la transition numérique ; l’inclusion sociale et le renforcement de l’autonomie stratégique de la CEDEAO.

Il a toutefois insisté sur un défi majeur : le financement du Pacte. Selon lui, la faiblesse des ressources internes des États impose une réflexion approfondie sur les mécanismes de mobilisation des financements afin d’assurer la mise en œuvre effective des ambitions régionales.

 

Aliko Dangote annonce 36 milliards de dollars d’investissements

Le sommet a également été marqué par l’intervention du milliardaire nigérian Aliko Dangote, récemment désigné président du Conseil des Affaires de la CEDEAO. Invité d’honneur des chefs d’État, l’homme d’affaires a annoncé un programme d’investissements de 36 milliards de dollars d’ici à 2030, principalement destiné à l’Afrique de l’Ouest.

Il s’est également dit prêt à développer, avec les États intéressés, des infrastructures capables de produire 10 000 mégawatts d’électricité, afin de soutenir l’industrialisation et la croissance économique de la région.

Sur le volet politique, le président guinéen Mamadi Doumbouya a appelé la CEDEAO à revoir sa stratégie vis-à-vis des transitions militaires. Il a plaidé pour une approche plus souple que la ligne de fermeté traditionnellement adoptée par l’organisation envers les auteurs de coups d’État.

 

Diomaye Faye prend la présidence de la CEDEAO

À l’issue des travaux, les chefs d’État ont adopté la Déclaration de Lungui 2026, qui fixe les grandes orientations du Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Ils ont également élu le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye à la présidence en exercice de la CEDEAO.

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Par ailleurs, les dirigeants ouest-africains ont désigné le général Birame Diop, ancien chef d’état-major général des armées et ancien ministre de la Défense du Sénégal, à la tête de la Commission de la CEDEAO pour un mandat de quatre ans à compter du 1er septembre 2026.

PND 2026-2030 : la Côte d’Ivoire vise 14 millions d’emplois et 3 millions d’emplois formels d’ici à 2030

Avec le Plan national de développement (PND) 2026-2030, il entend créer 2,5 millions d’emplois supplémentaires et doubler le nombre d’emplois formels afin d’accélérer la transformation économique du pays.

Le Plan national de développement (PND) 2026-2030 prévoit de faire passer le nombre de personnes en emploi de 11,5 millions à 14 millions à l’horizon 2030. L’annonce a été faite lundi 20 juillet à Abidjan par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, lors de la tribune « Les Rendez-vous du Gouvernement », organisée par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG). Selon le ministre, la création d’emplois constitue l’un des principaux leviers du nouveau programme de développement économique et social.

« Le PND 2026-2030 permettra de créer les conditions d’une croissance durable, inclusive, respectueuse de l’environnement et créatrice d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes », a-t-il déclaré.

Au-delà de la création d’emplois, l’exécutif veut accélérer la formalisation du marché du travail. Le PND ambitionne de porter le nombre d’emplois formels de plus de 1,5 million à plus de 3 millions d’ici à 2030. À travers ce nouveau plan, le gouvernement souhaite faire accéder la Côte d’Ivoire au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici à 2030.

Pour y parvenir, il table sur : une croissance économique moyenne de 7,2 % par an ; une réduction du taux de pauvreté de 37,5 % à moins de 20 % ; un renforcement du capital humain ; une industrialisation plus soutenue et une transformation accrue des matières premières. Le développement du secteur privé, l’amélioration de la productivité et le renforcement des compétences figurent également parmi les priorités du PND.

 

Capitaliser sur les résultats du PND 2021-2025

Souleymane Diarrassouba a rappelé que le nouveau programme s’inscrit dans la continuité du PND 2021-2025, dont le taux d’exécution atteint 94,01 %.

Selon les chiffres présentés, l’État a mobilisé 55 466 milliards de FCFA sur un coût global estimé à 59 000 milliards de FCFA, tandis que la croissance économique est restée proche de 6,5 % sur la période. Malgré ces performances, plusieurs obstacles continuent de freiner la transformation de l’économie ivoirienne.

LIRE AUSSI : Financement du PND 2026-2030 : la Côte d’Ivoire obtient 80 milliards de dollars, près de quatre fois son besoin de financement

Le ministre a notamment cité : le faible poids du secteur manufacturier, limité à 13,3 % du PIB ; un accès encore insuffisant au crédit privé (24,7 % du PIB) ; un secteur informel qui représente plus de 80 % de l’activité économique ; les défis liés à l’emploi des jeunes et des femmes, à la gouvernance, aux infrastructures et à la résilience climatique.

 

Revue de presse du 21 juillet : PND 2026-2030, Nady Gbagbo et la crise au PDCI dominent les Unes

Le Plan national de développement (PND) 2026-2030, la réponse de Nady Gbagbo à la polémique autour de Jean-Luc Mélenchon et les remous au sein du PDCI-RDA occupent les premières pages des quotidiens ivoiriens de ce mardi 21 juillet 2026. Tour d’horizon des principaux titres.

Le PND 2026-2030 au cœur des priorités économiques

La presse nationale accorde une place importante au Plan national de développement (PND) 2026-2030, présenté lors des « Rendez-vous du gouvernement » par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba. Fraternité Matin met en avant l’ambition du programme avec le titre : « PND 2026-2030 : cap sur une Côte d’Ivoire prospère et stable ».

De son côté, La Régionale estime que ce plan doit permettre à la Côte d’Ivoire d’entrer « dans la cour des grands d’ici à 2030 ». Pour Le Mandat, le ministre a surtout détaillé « les conditions de la réussite du PND 2026-2030 », tandis que Le Patriote souligne « les 30 réponses qui rassurent les Ivoiriens ».

Plusieurs journaux s’intéressent également à la mise en œuvre du plan. L’Abidjanais appelle les collectivités territoriales à jouer un rôle déterminant, alors que Le Sursaut affirme que le ministre a expliqué « la vision 2026-2030 en français facile ». Enfin, L’Intelligent d’Abidjan met l’accent sur la portée stratégique du programme en évoquant « le plan ivoirien qui voit loin ».

 

L’« affaire Mélenchon » relance les échanges politiques

Autre sujet largement commenté : la réaction de Nady Gbagbo après les déclarations de l’homme politique français Jean-Luc Mélenchon. La Voie Originale barre sa Une avec : « Nady Gbagbo « éteint » Bandama, convoque Sarkozy, conseille Macron et applaudit l’AES ».

LIRE AUSSI : Relations Côte d’Ivoire-France : l’ambassade riposte aux propos de Jean-Luc Mélenchon et défend le climat de coopération

Dans la même dynamique, Le Temps explique « pourquoi Nady Gbagbo recadre Maurice Bandama », tandis que L’Avenir estime que sa réaction « ridiculise » son contradicteur. Générations Nouvelles évoque pour sa part « la cinglante réplique de Nady Bamba à Maurice Bandama ».

 

Le PDCI-RDA toujours confronté à ses tensions internes

Les divisions internes du PDCI-RDA continuent également d’alimenter les commentaires de la presse. Le Nouveau Réveil revient sur « la jurisprudence du 12e congrès ordinaire de 2023 », alors que L’Expression analyse les crises successives du parti en titrant : « Le RHDP, souffre-douleur du vieux parti ». Pour Le Bélier, le PDCI fait face au « vertige de son histoire », tandis que Dernière Heure Monde met en avant le soutien des militants à Tidjane Thiam, de Buyo à Soubré.

« Tentative de déstabilisation »

Le 30 juillet, la justice doit examiner la plainte visant Tidjane Thiam, une audience que plusieurs journaux présentent comme déterminante pour l’avenir du vieux parti. À la Une de Le Temps, le ton est sans équivoque : « L’avenir du PDCI se joue le 30 juillet ». De son côté, L’Avenir estime que la comparution annoncée de Tidjane Thiam fragilise la direction du parti, titrant : « Thiam devant le juge : la direction du PDCI perd sa sérénité ».

Face à cette situation, les soutiens de Tidjane Thiam affichent leur solidarité. Le Nouveau Réveil évoque une « tentative de déstabilisation » et affirme que « les militants font bloc derrière le parti et le président », tout en saluant la remise en liberté de six militants du PDCI-RDA après neuf mois de détention.

 

D’autres sujets à la Une

Au-delà de ces trois principaux thèmes, plusieurs journaux s’intéressent également : au lancement du nouveau parti politique d’Ahoua Don Mello ; à l’alerte sur la consommation de Tramado ; à la montée en puissance de Kadhafi sur la scène politique ; à l’assignation du Conseil Café-Cacao et de son directeur général devant la justice.

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Dans les faits divers, Soir Info rapporte qu’à Duffrebo, dans le département d’Agnibilékro, un individu armé d’une machette a défié des gendarmes.

 

L’Espagne toujours à l’honneur dans les pages sport

Dans les colonnes sportives, Supersport célèbre toujours le sacre de la Roja à la Coupe du monde 2026 avec le titre : « L’Espagne, un beau et grand champion ».

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Affaire Adnane Achirou : les plaignants réclament 201 millions FCFA, le procès renvoyé au 27 juillet

Le procès d’Adnane Achirou et de ses co-prévenus s’est poursuivi ce lundi 20 juillet devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF). Au cœur des débats : un litige commercial autour de l’achat de fonds de tasse d’hévéa et un préjudice de 201 millions de FCFA revendiqué par les plaignants.

Après le renvoi de l’audience du 16 juillet, les plaignants, les prévenus et leurs avocats étaient cette fois tous présents devant le tribunal. Pendant plus de deux heures, Bini Kouabena et Tah Kobena Thomas ont détaillé les circonstances du litige qui les oppose aux dirigeants des sociétés et coopératives poursuivies.

À l’issue des débats, la présidente du tribunal a renvoyé l’affaire au lundi 27 juillet 2026 pour la poursuite des audiences.

 

Un litige commercial autour de 395 millions FCFA

Selon les plaignants, l’origine du différend remonte à un partenariat entre la Compagnie ivoirienne d’hévéa (CIH), la société Prime Prestige, la coopérative COPHEZ et la Coopérative des planteurs d’hévéa du Zanzan (PCNB). Ils expliquent avoir versé 395 millions de FCFA à la coopérative COPHEZ pour l’achat de fonds de tasse destinés à l’usine.

« Nous avons remis 395 millions FCFA à la société COPHEZ pour l’achat des fonds de tasse. Six mois plus tard, nous n’avons reçu ni les produits ni notre argent », ont déclaré les plaignants à la barre.

Selon leurs explications, COPHEZ leur aurait indiqué avoir transféré les fonds à la coopérative PCNB, faute d’agrément pour exercer cette activité.

« Nous réclamons 201 millions FCFA »

Interrogés par le parquet, les plaignants ont précisé que leur demande porte sur 201 millions de FCFA.

« Ce que nous réclamons, c’est l’argent remis au responsable de PCNB pour acheter le produit, soit 201 millions FCFA », ont-ils affirmé.

Ils reprochent également à Mohamed Achirou, dirigeant de Prime Prestige, d’avoir effectué des paiements qu’ils jugent irréguliers dans le cadre de l’exécution du contrat signé avec la CIH.

« Nous reprochons à M. Achirou d’avoir mal payé », ont-ils déclaré devant le tribunal.

Les débats ont mis en lumière le fonctionnement des transactions entre les différentes structures. Selon les plaignants, la coopérative PCNB centralisait les paiements à la place des services comptables de la CIH. Ils accusent également les responsables concernés de n’avoir réglé que partiellement plusieurs fournisseurs, malgré les financements mobilisés.

« Les responsables des coopératives nous disaient que tous les paysans avaient été payés, alors qu’il n’en était rien », ont-ils soutenu.

Au cours de l’audience, l’avocat des plaignants a indiqué qu’une autre procédure judiciaire concernant les mêmes protagonistes était en cours devant un cabinet d’instruction. La défense s’est opposée à cette argumentation, estimant que le dossier actuellement examiné devait suivre son cours devant le PPEF.

Le procès reprendra le 27 juillet

Adnane Achirou est poursuivi pour complicité d’abus de confiance, tandis que les autres prévenus répondent notamment de faits d’abus de confiance et de blanchiment de capitaux. Le tribunal poursuivra l’examen de cette affaire le 27 juillet 2026, avec la continuation des débats sur les responsabilités des différentes parties dans ce contentieux financier portant sur plusieurs centaines de millions de francs CFA.

 

Alain Marcel Wognin
© Alain Marcel Wognin