Réforme électorale en Côte d’Ivoire : Vincent Toh Bi s’oppose à un rôle des préfets dans l’organisation des scrutins

Le débat sur la réforme du système électoral en Côte d’Ivoire continue d’alimenter les réactions au sein de la classe politique. Dans une publication diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien préfet d’Abidjan et président du mouvement Aube Nouvelle, Vincent Toh Bi Irié, s’est prononcé contre toute implication des préfets et sous-préfets dans l’organisation des prochaines élections, estimant qu’une telle option risquerait d’affaiblir l’autorité de l’État et d’exposer davantage l’administration territoriale aux controverses politiques.

Cette prise de position intervient quelques jours après la rencontre organisée, le lundi 22 juin 2026, entre le Premier ministre Robert Beugré Mambé, les partis politiques et des représentants de la société civile. À cette occasion, le chef du gouvernement a présenté les grandes lignes d’une réforme appelée à remplacer l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI), dissoute en Conseil des ministres le 7 mai 2026.

Le projet gouvernemental prévoit la mise en place d’un nouveau dispositif articulé autour de trois organes distincts. Le premier serait chargé de l’organisation matérielle des élections, le deuxième du recensement et de la centralisation des suffrages afin de garantir la sincérité des résultats, tandis que le troisième assurerait les missions de supervision et de contrôle du processus électoral.

 

Vincent Toh Bi met en garde contre une implication du corps préfectoral

Pour Vincent Toh Bi, le corps préfectoral ne doit pas être associé à la gestion des scrutins, au risque de voir sa neutralité remise en cause dans un contexte politique souvent marqué par de fortes tensions.

« Dans un pays où tous les partis au pouvoir ont toujours voulu conserver le pouvoir pour la vie, en réduisant à néant, par des artifices institutionnels et sécuritaires, les opposants, les élections deviennent l’opportunité de violence extrême. C’est pour cette raison que, dans les débats que le Gouvernement a initiés pour une réforme électorale, il ne faut pas mêler les préfets et sous-préfets à nos palabres politiques et à des suspicions de partialité », a-t-il déclaré.

Pour appuyer son analyse, l’ancien préfet évoque un épisode remontant à 1995 à Tiémé, dans le département d’Odienné. Il rappelle que des populations avaient alors agressé un sous-préfet, qu’elles accusaient, avec l’ensemble du corps préfectoral, d’avoir organisé un scrutin contesté marqué par l’exclusion du RDR.

 

Préserver la crédibilité de l’administration territoriale

Selon Vincent Toh Bi, préserver la neutralité du corps préfectoral constitue un enjeu majeur pour maintenir l’autorité de l’État. Vincent Toh Bi estime que les préfets et sous-préfets garantissent la stabilité institutionnelle, la sécurité et le développement du pays. Il considère qu’il ne faut pas les exposer aux contestations politiques liées aux processus électoraux.

« Il faut confier l’organisation des élections à un corps indépendant, qui n’aura pour unique mission que les élections. Le corps préfectoral est l’un des corps les plus puissants de Côte d’Ivoire sur lequel repose la stabilité, la sécurité et le développement du pays. Si les populations déshonorent ce corps ou doutent de lui à cause des élections, l’autorité de l’État sera affaiblie, ce qui est encore plus grave pour notre pays », a-t-il soutenu.

Le gouvernement engage cette réforme électorale dans un contexte où les précédents scrutins ont régulièrement suscité des contestations. Les crises liées aux élections de 2020, puis les critiques formulées contre la CEI lors des consultations de 2025, continuent d’alimenter les débats sur les garanties d’impartialité du futur dispositif.

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Si le principe d’une nouvelle architecture institutionnelle semble désormais acté par le gouvernement, l’opposition réclame une participation pleine et entière aux discussions afin de parvenir à un consensus sur les règles du jeu électoral. Pour plusieurs acteurs politiques, cette concertation apparaît indispensable pour renforcer la crédibilité des futures institutions chargées d’organiser les élections et prévenir de nouvelles tensions.

Pluies diluviennes à Abidjan : le gouvernement annonce des mesures d’urgence pour les sinistrés

Le Premier ministre Beugré Mambé a convoqué, lundi 29 juin 2026, une réunion d’urgence consacrée aux conséquences des fortes pluies qui frappent le Grand Abidjan. Cette rencontre a rassemblé les membres du gouvernement, les maires du district d’Abidjan et les différents acteurs engagés dans la prévention et la gestion des risques, afin de coordonner la réponse face aux dégâts enregistrés.

Au cours de cette rencontre, le chef du gouvernement a transmis le message de compassion du président de la République, Alassane Ouattara, aux familles endeuillées et aux populations touchées par les intempéries.

À l’issue des échanges, plusieurs décisions ont été arrêtées pour renforcer l’assistance aux personnes affectées. Le gouvernement prévoit notamment l’identification de sites de recasement, le relogement des ménages sinistrés, l’accompagnement social des victimes ainsi que la poursuite des travaux d’aménagement d’un site d’accueil définitif à Songon. Ces mesures visent à apporter une réponse immédiate aux populations touchées tout en préparant des solutions durables face aux risques liés aux inondations dans le Grand Abidjan.

 

Vagondo Diomandé appelle à la responsabilité

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, a, pour sa part, appelé les populations à adopter des comportements plus responsables face aux risques liés à la saison des pluies. Il a estimé que l’intensité des précipitations enregistrées cette année est supérieure à celle des années précédentes et a regretté que certaines populations n’aient pas toujours suivi les consignes de prévention malgré les campagnes de sensibilisation menées en amont.

« Il faut que tout le monde comprenne que l’une des causes essentielles de ce qui arrive, c’est l’incivisme », a déclaré le ministre.

La Société d’Exploitation et de Développement Aéroportuaire, Aéronautique et Météorologique (SODEXAM) avait déjà alerté sur le caractère exceptionnel de la saison des pluies 2026. L’institution météorologique avait annoncé des précipitations excédentaires, notamment dans le District autonome d’Abidjan et sur l’ensemble du littoral ivoirien. Face à cette situation, les autorités appellent les populations à la vigilance et à éviter les zones exposées aux risques d’inondation et d’éboulement.

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Revue de presse du 30 juin : les pluies meurtrières à Abidjan dominent les Unes des journaux ivoiriens

Les conséquences des fortes précipitations enregistrées à Abidjan le lundi 29 juin 2026 occupent une place centrale dans les journaux parus ce mardi 30 juin. Les éboulements, les inondations et le bilan humain des intempéries constituent le principal sujet développé par la presse nationale.

 

Le gouvernement face à l’urgence après les éboulements

À la Une de Fraternité Matin, l’accent est mis sur la réaction des autorités face à la situation : « Fortes pluies à Abidjan / Éboulements meurtriers : le gouvernement hausse le ton. Le Premier ministre préside une réunion de crise hier ». Le journal revient également sur les performances enregistrées par la Côte d’Ivoire dans le cadre du Projet d’Amélioration de la Gouvernance pour la Délivrance des Services aux citoyens (PAGDS).

De son côté, Le Matin consacre sa Une aux dégâts provoqués par les intempéries : « Saisons pluvieuses | Abidjan sous les eaux : plusieurs morts, d’importants dégâts enregistrés hier… ». Le quotidien détaille les mesures annoncées par les autorités, notamment celles du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, qui affirme que la tolérance ne sera plus de mise face aux comportements mettant des vies en danger. Le journal rapporte également le message de compassion du président Alassane Ouattara aux familles touchées.

Un bilan humain lourd et des mesures d’urgence annoncées

Le Mandat revient également sur la gestion de crise avec le titre : « Pluies diluviennes à Abidjan : Mambé préside une réunion de crise à la Primature ». Le journal évoque un bilan provisoire de 20 morts annoncé par les autorités, l’ouverture d’établissements scolaires pour accueillir les sinistrés ainsi qu’un projet de relogement à Songon.

Même tonalité dans Le Patriote, qui affiche : « Pluies diluviennes à Abidjan, hier : un bilan lourd. Plus de 20 morts ». Le journal insiste sur les mesures prises par le gouvernement et la compassion exprimée par le chef de l’État envers les familles endeuillées.

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Soir Info fait également des intempéries son principal sujet avec : « Pluies diluviennes à Abidjan : plusieurs morts, des personnes recherchées ». Le quotidien met en avant l’annonce de nouvelles actions gouvernementales pour faire face à la situation.

Les journaux alertent sur les zones à risque

Dans ses colonnes, L’Avenir titre : « Pluies diluviennes sur Abidjan : le bilan est très lourd ». Le journal mentionne les zones placées en vigilance orange, notamment Yopougon, Cocody, Songon et Bingerville. Il traite aussi d’autres sujets politiques, notamment l’absence prolongée de Tidjane Thiam à l’étranger et l’affaire des démolitions à Koumassi Campement.

L’Expression revient sur « une journée cauchemardesque » marquée par les décès, les inondations et les éboulements. Le journal publie également des témoignages de proches des victimes et revient sur l’affaire des démolitions à Koumassi Campement avec le déferrement d’Alloui Jacques devant la Section antiterroriste.

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La gouvernance publique et les autres dossiers à la Une

De son côté, L’Inter titre : « Pluies diluviennes à Abidjan : une vingtaine de morts en 48 heures. Le gouvernement annonce des mesures ». Le quotidien consacre aussi un espace aux avancées du PAGDS présentées par le ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly.

Le Nouveau Réveil fait également des fortes pluies son principal dossier : « Fortes pluies, éboulement à Mossikro : tout Abidjan inondé, une vingtaine de morts ». Le journal évoque les nouvelles mesures gouvernementales et revient sur la célébration des 80 ans du PDCI-RDA à Paris.

 

Les autres faits marquants de l’actualité nationale

Au-delà des intempéries, plusieurs autres sujets occupent les pages des journaux. Le Jour Plus s’intéresse aux missions gouvernementales à l’étranger avec le titre : « Mission des ministres à l’étranger : Beugré Mambé tape du poing sur la table ». Le journal s’interroge également sur les conditions d’hébergement des membres du gouvernement en déplacement et souligne le rôle confié à Masséré Touré-Koné.

Le Quotidien d’Abidjan consacre sa Une au nouveau modèle de la Commission électorale indépendante (CEI), tandis que Générations Nouvelles rapporte les critiques de Séraphin Prao sur la nouvelle architecture électorale et les appels de plusieurs partis politiques à un dialogue inclusif.

 

Mondial 2026 : les Éléphants au centre de l’actualité sportive

Enfin, l’actualité sportive occupe les colonnes de Supersport, qui se penche sur le match Côte d’Ivoire–Norvège en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Le journal met en avant le duel entre Yann Diomandé et Erling Haaland ainsi que la mobilisation de plus de 3 000 supporters ivoiriens à Dallas. Il relaie également les propos du capitaine Franck Kessié : « Nous avons les armes pour nous qualifier ».

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Koumassi Campement : le gouvernement apporte une aide de 250 000 FCFA à 400 ménages déguerpis

Face à la situation difficile vécue par les populations de Koumassi Campement après les déguerpissements, le gouvernement ivoirien a déployé un dispositif d’aide sociale. La ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, a conduit, dimanche 28 juin 2026 au Lycée municipal de Koumassi, une opération d’assistance destinée à 400 ménages touchés.

Les bénéficiaires prioritaires sont les familles hébergées dans des établissements scolaires servant de sites provisoires de relogement, ainsi que les femmes ayant récemment accouché, les personnes en situation de handicap et les personnes âgées.

« Nous sommes devant vous cet après-midi au nom du Président de la République pour vous exprimer sa compassion, pour vous dire que le gouvernement se trouve à vos côtés et vous rassurer que ce que vous avez subi ne sera pas vain », a déclaré la ministre devant les populations concernées.

 

Une aide financière et des kits de première nécessité distribués

Chaque ménage a reçu une enveloppe de 250 000 FCFA, accompagnée d’un kit alimentaire comprenant notamment du riz, de l’huile et du concentré de tomate. UNICEF a également fourni des kits de première nécessité aux ménages bénéficiaires. Cette assistance comprend plusieurs équipements destinés à améliorer les conditions de vie des familles, notamment des nattes, des seaux, des kits d’hygiène, des bidons, des savons, des bassines, des ustensiles de cuisine et des lampes solaires.

Pour Myss Belmonde Dogo, cette aide ne suffit pas à effacer les difficultés rencontrées par les sinistrés, mais elle traduit l’engagement de l’État à les soutenir durant cette période.

« Si, lors du partage de votre kit, vous constatez qu’il manque quelque chose, ne vous retenez pas de nous le dire », a-t-elle insisté.

Au nom des familles bénéficiaires, Affi Aka, chef adjoint de Koumassi Campement, a salué l’appui reçu. « Grâce à ce geste, nos larmes sont un peu séchées aujourd’hui. Merci également à l’Unicef et au ministère de la Cohésion nationale », a-t-il déclaré. À travers cette opération de solidarité, le gouvernement entend réaffirmer son engagement en faveur de l’accompagnement des populations vulnérables et du renforcement de la cohésion sociale face aux situations de crise.

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16es de finale du Mondial 2026 : Côte d’Ivoire – Norvège, Franck Kessié mise sur « l’humilité » des Éléphants

À quelques heures de son seizième de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Norvège, la sélection ivoirienne affiche sérénité et détermination. Depuis Dallas, où se disputera la rencontre ce mardi 30 juin, le capitaine des Éléphants, Franck Kessié, a livré le ressenti du groupe dans une interview diffusée sur les réseaux sociaux.

Le milieu de terrain ivoirien a insisté sur l’état d’esprit qui anime les joueurs d’Emerse Faé. Malgré la qualité de l’adversaire, il assure que l’équipe reste concentrée sur son propre jeu et sur les consignes du sélectionneur.

« Nous affrontons la Norvège, qui est une très bonne équipe avec de très grands joueurs. Notre force, c’est l’humilité. Nous travaillons et restons concentrés sur nous-mêmes. Nous essayons d’appliquer les consignes du coach. Ce sera une très belle affiche et nous sommes heureux de vivre ces moments », a déclaré Franck Kessié.

Quelques heures avant la rencontre, les Éléphants et le staff technique ont effectué la traditionnelle reconnaissance de la pelouse du stade qui accueillera cette confrontation face à la sélection norvégienne emmenée par Erling Haaland.

Portés par un parcours convaincant depuis le début de la compétition, les hommes d’Emerse Faé abordent ce rendez-vous avec ambition. Une victoire leur ouvrirait les portes des huitièmes de finale de la Coupe du monde, une performance qui marquerait une nouvelle page de l’histoire du football ivoirien.

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Yann Diomandé : « Tout le monde veut gagner cette rencontre »

L’attaquant ivoirien Yann Diomandé a affiché la sérénité et l’ambition qui règnent au sein du groupe des Éléphants. En conférence de presse d’avant-match, il a assuré que la sélection ivoirienne aborde cette rencontre dans un excellent état d’esprit après un début de compétition réussi.

« Nous sommes dans un bon état d’esprit. La Côte d’Ivoire est un pays de joie. Nous avons bien commencé la compétition et nous voulons poursuivre sur cette lancée », a-t-il déclaré.

Pour le jeune attaquant, l’enjeu de cette affiche est suffisamment important pour mobiliser l’ensemble de l’équipe, sans qu’il soit nécessaire de multiplier les discours.

« Nous n’avons pas besoin d’en dire beaucoup. C’est un match qui se suffit à lui-même pour nous motiver. Nous n’avons pas forcément besoin de nous parler davantage. Tout le monde veut gagner cette rencontre, et c’est ce que nous allons essayer de faire demain », a-t-il affirmé, illustrant la confiance et la détermination des Éléphants à poursuivre leur parcours dans la compétition.

Conscients de l’importance de l’enjeu, les champions d’Afrique comptent s’appuyer sur leur discipline, leur solidarité et leur confiance pour tenter de franchir un nouveau cap sur la scène mondiale.

Abidjan : malgré les pluies, les voyageurs dénoncent l’insalubrité des gares routières d’Adjamé

Les pluies diluviennes qui ont arrosé Abidjan dans la matinée du lundi 29 juin 2026 n’ont pas perturbé le fonctionnement des principales gares routières d’Adjamé. Autocars, minicars et taxis interurbains ont continué d’assurer leurs rotations, tandis que des milliers de voyageurs transitaient par ce principal carrefour du transport interurbain en Côte d’Ivoire.

Si l’activité est restée soutenue malgré les intempéries, de nombreux usagers attirent toutefois l’attention sur un autre problème : l’état de salubrité de plusieurs gares. Déchets abandonnés, eaux stagnantes et insuffisance d’entretien alimentent les critiques des voyageurs.

 

Déchets et eaux stagnantes au cœur des plaintes

Dans plusieurs espaces d’embarquement, les voyageurs dénoncent l’accumulation de bouteilles en plastique, d’emballages alimentaires, d’ordures ménagères et d’eaux stagnantes laissées par les fortes pluies. Une situation qu’ils jugent incompatible avec le rôle stratégique d’Adjamé, principal point de départ et d’arrivée des voyageurs à l’échelle nationale.

« Nous empruntons ces gares presque chaque semaine. Nous souhaitons simplement voyager dans un environnement propre et sain. C’est une question de dignité et de respect pour les voyageurs », témoigne un passager rencontré sur place.

Pour Diomandé, habitué des voyages interurbains, les compagnies de transport et les autorités doivent accorder une plus grande priorité à l’entretien des gares.

« Adjamé est une grande porte d’entrée de notre pays. Des milliers de personnes passent ici chaque jour. Il faut que les responsables des compagnies et les autorités concernées accordent une attention particulière à l’entretien des lieux. Une gare propre, c’est aussi une marque de respect envers les voyageurs », affirme-t-il.

Selon lui, la modernisation du transport ne peut se limiter au renouvellement du parc automobile ou à l’amélioration des infrastructures routières. Elle passe également par des espaces d’accueil propres et bien entretenus. D’autres usagers estiment que l’amélioration de la salubrité dépend autant des gestionnaires que des voyageurs eux-mêmes.

« Les responsables doivent renforcer les actions de nettoyage, mais les usagers doivent également changer leurs habitudes. La propreté d’une gare concerne tout le monde. Un espace propre donne une meilleure image de notre commune et de notre pays », explique Djédjé Solange, voyageuse régulière.

Elle recommande de renforcer les campagnes de sensibilisation afin d’encourager les passagers à utiliser les poubelles mises à leur disposition et à adopter des comportements plus responsables.

 

Les intempéries accentuent les difficultés

Les fortes pluies enregistrées ces derniers jours compliquent davantage les conditions d’attente dans plusieurs gares. Une voyageuse ayant souhaité garder l’anonymat explique que les eaux stagnantes mélangées aux déchets rendent les lieux particulièrement inconfortables.

« Nous venons ici pour voyager, pas pour supporter des conditions difficiles. Les déchets et les eaux stagnantes rendent l’attente pénible. Nous espérons que des solutions seront trouvées rapidement », confie-t-elle.

Un autre usager appelle à renforcer les moyens consacrés à la gestion des déchets. Selon lui, la forte fréquentation quotidienne des gares nécessite davantage de poubelles et un entretien plus régulier. Au fil des témoignages, une même revendication revient, améliorer durablement la salubrité des gares routières d’Adjamé.

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Les voyageurs invitent les services d’hygiène, la mairie d’Adjamé, les autorités compétentes et les responsables des compagnies de transport à coordonner leurs actions afin d’offrir un cadre plus propre, plus sécurisé et plus accueillant. Pour les usagers, ces infrastructures constituent la vitrine du transport interurbain ivoirien et doivent refléter une image à la hauteur de leur importance économique et sociale.

Air Côte d’Ivoire : la BOAD mobilise 50 milliards FCFA pour l’achat de quatre Airbus A319

Air Côte d’Ivoire poursuit le renforcement de sa flotte grâce à un nouvel appui financier de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Réuni le 26 juin 2026 à Lomé, le Conseil d’administration de l’institution régionale a validé un financement de 50 milliards de FCFA destiné à l’acquisition de quatre Airbus A319.

Selon la BOAD, cet investissement permettra à la compagnie nationale ivoirienne d’accélérer le développement de son réseau régional, de lancer de nouvelles dessertes et de conforter sa position parmi les principaux transporteurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre. La décision a été entérinée lors de la 151ᵉ session ordinaire du Conseil d’administration présidée par Serge Ekue.

Au cours de cette réunion, les administrateurs ont approuvé onze opérations représentant un montant global provisoire de 344,577 milliards de FCFA. Depuis sa création en 1973, la BOAD affiche désormais un volume cumulé d’engagements de 10 834,1 milliards de FCFA.

 

Une flotte appelée à atteindre 18 appareils

L’acquisition de ces Airbus A319 s’inscrit dans le plan de développement de la compagnie ivoirienne. Adaptés aux liaisons régionales, ces avions monocouloirs viendront renforcer une flotte qu’Air Côte d’Ivoire prévoit de porter à 18 appareils d’ici 2031. À terme, le transporteur ambitionne d’étendre son réseau à 35 destinations, dont six intercontinentales, afin de soutenir sa stratégie d’expansion sur les marchés africains et internationaux.

Ce nouveau financement vient renforcer un partenariat déjà engagé entre la banque régionale et Air Côte d’Ivoire. En mars 2025, la BOAD avait accordé 30 milliards de FCFA pour l’acquisition de deux Airbus A330-900neo, destinés à l’ouverture des premières lignes long-courriers de la compagnie au départ d’Abidjan vers des destinations telles que Paris, Genève, Londres, Beyrouth, New York ou Washington.

L’institution a poursuivi cet accompagnement en mars 2026 avec un financement supplémentaire de 35 milliards de FCFA consacré à la construction d’un centre régional de maintenance, réparation et révision des aéronefs (MRO) à Abidjan. Cette infrastructure doit permettre d’assurer l’entretien de la flotte d‘Air Côte d’Ivoire ainsi que celui d’autres compagnies aériennes de la sous-région.

Avec cette nouvelle enveloppe, la BOAD confirme son rôle de partenaire stratégique dans le développement d’Air Côte d’Ivoire. En l’espace de deux ans, la banque a accompagné la compagnie dans le financement de ses avions long-courriers, la création d’un centre de maintenance et, désormais, l’extension de son réseau régional. Ces investissements soutiennent les ambitions du transporteur ivoirien, qui entend consolider sa rentabilité tout en renforçant son statut de plateforme aérienne de référence en Afrique de l’Ouest.

 

Air Côte d'Ivoire
© Air Côte d'Ivoire

Mondial 2026 : la qualification des Éléphants rapporte déjà près de 9 milliards FCFA à la FIF

La brillante campagne de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026 a également des retombées financières importantes. En décrochant son billet pour les 16e de finale après sa victoire (2-0) contre Curaçao, le 20 juin dernier, les Éléphants ont permis à la Fédération ivoirienne de football (FIF) d’assurer une prime de 15,52 millions de dollars, soit environ 8,9 milliards de FCFA.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a confirmé ce montant, précisant qu’il intègre les différentes dotations accordées aux fédérations engagées dans cette édition historique du Mondial, disputée pour la première fois avec 48 équipes. Au total, l’instance mondiale a prévu une enveloppe record de 871 millions de dollars (plus de 501 milliards de FCFA) pour récompenser les sélections en fonction de leurs performances.

 

Des primes qui progressent à chaque tour

Toutes les fédérations qualifiées pour la phase finale bénéficient d’une dotation minimale de 12,5 millions de dollars (environ 7,1 milliards de FCFA). Cette somme comprend 2,5 millions de dollars destinés à la préparation du tournoi et 10 millions de dollars garantis pour la participation à la phase de groupes.

En atteignant les huitièmes de finale, la Côte d’Ivoire a franchi un nouveau palier financier. La prime de la FIF atteint désormais 15,52 millions de dollars, soit près de 8,9 milliards de FCFA. L’aventure pourrait toutefois devenir encore plus lucrative. Une qualification pour les quarts de finale ferait grimper les gains à 24,72 millions de dollars (environ 14,2 milliards de FCFA).

La FIFA prévoit également 27 millions de dollars pour les équipes classées au pied du podium, 29 millions de dollars pour le troisième, 33 millions de dollars pour le finaliste et 50 millions de dollars (près de 28,7 milliards de FCFA) pour le futur champion du monde.

 

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Au-delà de la performance sportive, cette manne financière représente une opportunité importante pour la Fédération ivoirienne de football, dirigée par Idriss Diallo. Ces ressources pourraient être consacrées au développement du football national, notamment à la formation des jeunes joueurs, à la modernisation des infrastructures sportives, au renforcement des compétitions locales et à la professionnalisation de l’encadrement technique.

Toujours en lice dans la compétition, les hommes d’Emerse Faé continuent de viser un parcours historique. Chaque qualification leur permet non seulement de se rapprocher d’un premier sacre mondial, mais aussi d’accroître les ressources financières de la FIF, appelées à soutenir durablement le développement du football ivoirien.

Chaînes nationales cryptées après un abonnement Canal+ expiré : la Côte d’Ivoire face à un casse-tête réglementaire

En Côte d’Ivoire, la coupure des chaînes nationales sur les décodeurs Canal+ après l’expiration d’un abonnement continue de susciter l’incompréhension chez de nombreux téléspectateurs. Plusieurs consommateurs dénoncent une situation qu’ils jugent contraire au principe d’accès aux chaînes publiques et annoncent des actions de protestation contre l’opérateur.

À Yopougon, Mariam K., mère de trois enfants, fait partie des abonnés qui ne comprennent pas cette restriction. « Quand mon abonnement Canal+ finit, même les chaînes ivoiriennes disparaissent. Pourtant, ce sont nos chaînes nationales », déclare-t-elle, tout en pointant sa télécommande vers un écran devenu noir. Comme elle, plusieurs utilisateurs affirment ne plus pouvoir accéder aux chaînes publiques, notamment celles de la Radiodiffusion Télévision ivoirienne (RTI), une fois leur abonnement arrivé à expiration.

 

Une mobilisation annoncée contre Canal+ Côte d’Ivoire

La contestation a pris de l’ampleur ces dernières semaines avec l’annonce d’une marche de protestation portée par certains acteurs de la société civile. Cahié Kunta, président du mouvement des Chapeaux Rouges, accuse notamment Canal+ Côte d’Ivoire de remettre en cause la gratuité des chaînes nationales. Selon lui, les chaînes publiques étaient auparavant accessibles même lorsque l’abonnement n’était plus actif.

« Avant, Canal+ diffusait RTI 1, RTI 2 et RTI 3 même sur décodeur non réabonné. Aujourd’hui, même RTI 1 est cryptée si tu n’as pas rechargé », affirme-t-il.

Le responsable associatif invoque également l’article 15 du Code ivoirien de la communication et cite certains pays voisins, comme le Burkina Faso, où des dispositions permettent le maintien de l’accès aux chaînes publiques dans certaines conditions.

Face à la polémique, la Fédération des associations de consommateurs de Côte d’Ivoire (FAC-CI) a engagé des discussions avec les différents acteurs concernés. Elle a rencontré la direction générale de Canal+ Côte d’Ivoire le 4 juin, avant d’échanger avec la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) le 23 juin.

Pour Yves Aka, président de la FAC-CI, la situation repose sur l’interprétation du décret n°2020-643 du 19 août 2020 relatif aux conditions d’accès à la Télévision numérique terrestre (TNT). Selon Canal+, la gratuité des chaînes nationales concerne uniquement les abonnés disposant d’un abonnement actif. Une lecture qui alimente le désaccord avec certains consommateurs.

 

Un conflit entre réglementation et réalités économiques

Les discussions avec la HACA auraient toutefois révélé une problématique plus complexe. « Nous avons compris en réalité la complexité que revêt l’application stricte du décret de 2020 signé par l’État de Côte d’Ivoire », explique Yves Aka.

D’après les éléments rapportés par la FAC-CI, une application stricte du texte pourrait remettre en cause l’autorisation accordée à Canal+ sur le territoire ivoirien. Une décision qui aurait des conséquences importantes, l’opérateur étant présent auprès de la majorité des ménages utilisant les services de télévision payante.

Les investissements publics dans la TNT constituent également un autre enjeu. L’État ivoirien a consacré plus de 35 milliards de FCFA au développement de cette infrastructure, dont l’utilisation reste encore limitée par une partie de la population.

 

Vers une révision du cadre réglementaire ?

Pour sortir de cette situation, la FAC-CI plaide pour une révision du décret afin d’en préciser les modalités d’application et d’éviter les interprétations divergentes.

La Côte d’Ivoire observe également les solutions mises en place dans d’autres pays. Selon Yves Aka, la HACA s’est notamment rapprochée du régulateur burkinabè afin d’étudier son modèle.

Au Burkina Faso, une convention avec Canal+ prévoit des mécanismes spécifiques, notamment des sanctions financières en cas de coupure des chaînes concernées. Une piste qui pourrait inspirer Abidjan dans sa recherche d’un équilibre entre protection des consommateurs, obligations réglementaires et enjeux économiques.

 

Dr
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Démolitions à Koumassi : Alloui Brou Jacques placé sous mandat de dépôt par la justice ivoirienne

L’affaire des démolitions de constructions survenues dans la commune de Koumassi connaît un nouveau développement judiciaire. Les services de la Police nationale ont déféré, ce lundi 29 juin 2026, Alloui Brou Jacques devant la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan. Le Procureur de la République précise que l’intéressé avait revendiqué les démolitions survenues à Koumassi.

Cette procédure intervient à la suite de l’enquête ouverte par le parquet le 10 juin 2026 après les démolitions intervenues le 3 juin dernier dans la commune de Koumassi. Les investigations menées par les services de la Police nationale ont conduit à l’interpellation du mis en cause.

À l’issue de son déferrement, le juge a ouvert une information judiciaire assortie d’un mandat de dépôt contre Alloui Brou Jacques.

La justice poursuit Alloui Brou Jacques pour troubles à l’ordre public, publication de fausses nouvelles de nature à porter atteinte au moral de la population ou à jeter le discrédit sur les institutions, destruction volontaire d’immeuble et dégâts volontaires à la propriété immobilière d’autrui.

Selon le communiqué du Procureur de la République, ces faits sont prévus et réprimés par les articles 179, 183, 190, 485, 486 et 495 du Code pénal ivoirien.

L’information judiciaire désormais ouverte devra permettre au magistrat instructeur de poursuivre les investigations afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ces démolitions et d’établir les éventuelles responsabilités dans cette affaire.

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