Adjamé : 4 817 faux maillots des Éléphants saisis lors d’une opération anti-contrefaçon

Les forces de sécurité ont porté un coup dur au commerce de produits sportifs contrefaits. Une opération menée à Adjamé a permis la saisie de 4 817 maillots frauduleux aux couleurs des Éléphants de Côte d’Ivoire, a annoncé Police Secours ce mardi 9 juin 2026.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre la contrefaçon conduite par le Comité national de lutte contre la contrefaçon (CNLC). Les éléments de la Gendarmerie mobile d’Agban et de la Brigade de gendarmerie d’Adjamé ont coordonné cette action sur la base de renseignements recueillis sur le terrain.

 

Un important stock découvert dans un entrepôt

Lors de la perquisition, les enquêteurs ont mis la main sur plusieurs sacs contenant des maillots orange soigneusement conditionnés et prêts à être distribués sur le marché.

Selon les premières constatations, le stock pouvait laisser croire à une cargaison officielle destinée aux supporters ivoiriens. Les vérifications effectuées par les services compétents ont toutefois permis d’établir qu’il s’agissait de produits contrefaits destinés à alimenter un réseau de commercialisation illégale. Les autorités soupçonnent l’existence d’une filière organisée spécialisée dans la fabrication et la distribution de faux équipements sportifs.

Les 4 817 maillots saisis ont été retirés du circuit commercial afin d’empêcher leur mise en vente. Les services de sécurité poursuivent désormais leurs investigations pour identifier les fabricants, fournisseurs et distributeurs impliqués dans ce trafic. Les autorités estiment que cette saisie ne représente qu’une partie d’un réseau plus vaste dont les ramifications restent à déterminer.

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La question de la contrefaçon des produits dérivés des Éléphants n’est pas nouvelle. À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 organisée en Côte d’Ivoire, la Fédération ivoirienne de football (FIF) avait déjà alerté sur la multiplication des faux maillots circulant sur le marché. L’instance dirigeante du football ivoirien invitait alors les supporters à privilégier les circuits officiels de distribution afin de garantir l’authenticité des équipements et de protéger les droits liés à la marque des Éléphants.

À ce jour, la FIF n’a toutefois pas encore communiqué officiellement sur les modalités de commercialisation des maillots de la sélection nationale en vue de la Coupe du monde 2026.

Mondial 2026 : l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan refoulé à son arrivée aux États-Unis

Coup dur pour le football africain à quelques jours de la Coupe du monde 2026. Sélectionné par la FIFA pour officier lors du tournoi, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan ne participera finalement pas à la compétition après s’être vu refuser l’entrée sur le territoire américain.

L’information, révélée par l’Agence France-Presse (AFP) le 8 juin 2026, a été confirmée par une note interne de la FIFA. L’instance mondiale du football précise que l’officiel somalien ne pourra ni prendre part au stage de préparation des arbitres ni diriger des rencontres durant le Mondial.

La FIFA renvoie à la décision des autorités américaines

Selon les informations communiquées par les services américains de contrôle aux frontières, Omar Abdulkadir Artan est arrivé le 6 juin à l’aéroport international de Miami en provenance d’Istanbul. À l’issue d’un contrôle approfondi, les autorités l’auraient déclaré « inadmissible » sur le territoire américain en raison de difficultés liées à la vérification de ses antécédents. Les autorités américaines n’ont toutefois communiqué aucun détail supplémentaire sur les motifs exacts de cette décision.

Face à cette situation, la FIFA a rappelé qu’elle ne disposait d’aucun pouvoir en matière d’immigration et que l’admission des personnes sur le territoire relevait exclusivement des autorités du pays hôte. À Mogadiscio, la nouvelle a suscité l’incompréhension. Les autorités somaliennes contestent les raisons avancées par les services américains et estiment que l’arbitre remplissait toutes les conditions nécessaires à son voyage.

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Conseiller au ministère somalien de la Jeunesse et des Sports, Ciise Aden Abshir a dénoncé une mesure qu’il juge contraire aux valeurs de mérite et d’équité promues par le football international. Selon lui, Omar Abdulkadir Artan disposait d’un visa valide avant son départ et son exclusion prive injustement la Somalie d’une représentation historique sur la scène mondiale.

 

Un contexte marqué par les restrictions migratoires

Cette affaire intervient alors que les ressortissants somaliens sont soumis à des contrôles renforcés dans le cadre de la politique migratoire américaine. La Somalie figure en effet parmi les pays concernés par les mesures de restriction de voyage durcies sous l’administration du président Donald Trump, ce qui complique davantage l’accès de ses citoyens au territoire américain. Bien qu’aucune autorité n’ait officiellement établi de lien entre ces restrictions et le cas de l’arbitre, plusieurs observateurs estiment que le contexte migratoire actuel a pu influencer la décision des autorités américaines.

À 34 ans, Omar Abdulkadir Artan s’apprêtait à entrer dans l’histoire du sport somalien. Premier arbitre de son pays retenu pour une phase finale de Coupe du monde, il incarnait la progression du football somalien sur la scène internationale. Arbitre FIFA depuis 2018, il s’est imposé ces dernières années parmi les références africaines grâce à ses prestations lors des compétitions continentales.

Sa consécration est intervenue en 2025 lorsque la Confédération africaine de football (CAF) l’a désigné meilleur arbitre africain de l’année. Sauf retournement de situation de dernière minute, son absence réduira à 51 le nombre d’officiels africains présents à la Coupe du monde 2026, contre 52 initialement retenus par la FIFA.

Revue de presse du 9 Juin : réforme électorale, Grève aux Affaires maritimes, crise des déchets et tensions sociales dominent l’actualité

Les débats autour de la réforme du système électoral, la polémique sur la gestion des déchets à Abidjan et les tensions sociales aux Affaires maritimes occupent le devant de la scène dans les journaux ivoiriens de ce mardi 9 juin 2026.

 

L’opposition réfléchit à une nouvelle architecture électorale

La dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) continue d’alimenter les discussions dans les rangs de l’opposition. Plusieurs titres rapportent qu’une réflexion est en cours pour la mise en place d’un nouveau mécanisme chargé de l’organisation des élections.

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Selon Le Nouveau Réveil, Simone Gbagbo propose la création d’un Haut Conseil électoral. Une initiative soutenue par plusieurs acteurs politiques, notamment Ahoua Don Mello et Charles Blé Goudé. Le Sursaut, L’Inter et Générations Nouvelles relaient également cette proposition qui vise à redéfinir le cadre institutionnel des futurs scrutins.

 

Gbagbo et Thiam mobilisent leurs troupes

À quelques mois d’échéances politiques importantes, les principaux partis de l’opposition poursuivent leur réorganisation. Au PPA-CI, Laurent Gbagbo reprend la main sur les questions de fonctionnement interne. La Voie Originale évoque une réorganisation du parti sous la supervision directe de l’ancien chef de l’État, tandis que L’Inter revient sur les orientations données aux responsables locaux à l’issue du rassemblement de Songon M’Brathé.

Du côté du PDCI-RDA, les appels à l’unité se multiplient autour de Tidjane Thiam. Le Nouveau Réveil et Le Bélier mettent en avant la volonté des cadres du parti de resserrer les rangs derrière leur président dans la perspective de la reconquête du pouvoir.

Pendant ce temps, la presse proche du pouvoir met davantage l’accent sur l’action diplomatique du RHDP. Le Matin et Le Rassemblement saluent l’hommage rendu par le président Alassane Ouattara à l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade à l’occasion de son centenaire.

 

Déchets à Abidjan : la bataille des chiffres

La question de la salubrité urbaine continue de diviser la presse ivoirienne. Les journaux favorables au gouvernement mettent en avant les résultats de l’opération de ramassage des déchets lancée dans le district d’Abidjan. Le Rassemblement estime que l’ultimatum de 72 heures fixé par les autorités a permis une amélioration visible de la situation. De son côté, Le Matin rapporte que près de 26 000 tonnes de déchets ménagers auraient été évacuées en quelques jours.

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L’opposition adopte une lecture totalement différente. Le Nouveau Réveil pointe les conséquences des inondations, des effondrements d’immeubles et de l’insalubrité, interrogeant la responsabilité des autorités publiques. Notre Voie accuse pour sa part le ministre Amédé Kouakou de ne pas dire toute la vérité sur la gestion des contrats liés à la collecte des déchets, évoquant notamment la situation préoccupante dans la zone d’Azito.

 

Déguerpissements : la polémique se poursuit

La gestion des opérations de déguerpissement menées dans plusieurs communes d’Abidjan reste également au cœur des débats. Le Quotidien d’Abidjan rapporte que le ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Bacongo, a tenté d’expliquer les motivations de ces opérations face aux critiques de plusieurs leaders d’opinion.

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À Koumassi Campement, les conséquences sociales de ces démolitions continuent de susciter des réactions. Le Bélier réclame l’ouverture d’une enquête parlementaire, tandis que Le Mandat et RHDP News mettent en avant les actions de solidarité menées auprès des populations affectées.

 

Grève aux Affaires maritimes : montée des tensions

Le front social s’est également invité à la Une de plusieurs quotidiens. La grève observée au ministère des Affaires maritimes a dégénéré après l’intervention des forces de l’ordre. Selon Notre Voie et Le Sursaut, les manifestants ont été dispersés à l’aide de gaz lacrymogènes. Générations Nouvelles fait état d’un blessé et de 27 agents interpellés à l’issue des affrontements.

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Grand-Lahou entre enfinvoit le bout du tunnel

Au milieu de cette actualité marquée par les tensions, plusieurs journaux mettent en avant une nouvelle porteuse d’espoir pour les populations de Grand-Lahou. Fraternité Matin et L’Avenir saluent la livraison officielle du dispositif de protection du cordon sableux de Lahou-Kpanda par le Premier ministre Robert Beugré Mambé. Un ouvrage présenté comme une réponse durable à l’érosion côtière qui menace la localité depuis plusieurs années.

Pour Le Mandat, cette réalisation marque « la fin du désespoir » pour les habitants confrontés à l’avancée de l’océan et à la disparition progressive de leurs terres.

Affaires maritimes : 27 agents arrêtés après une grève, le SYNABEPAM hausse le ton et appelle à la paralysie des services

La tension est montée d’un cran ce lundi au sein des Affaires maritimes. Le Syndicat national des agents des Affaires maritimes (SYNABEPAM) affirme que plusieurs de ses membres ont été interpellés après la dispersion d’un rassemblement syndical par des éléments des forces de l’ordre.

Dans une déclaration rendue publique à l’issue de cette journée de mobilisation, le secrétaire général du SYNABEPAM, Madjou Glé Henri Joël, a dénoncé ce qu’il qualifie d’atteinte au droit de grève et à la liberté syndicale.

« Une lutte syndicale où nous avons demandé à nos camarades de participer sans armes mais plutôt avec des pancartes ne peut être assimilée à un trouble à l’ordre public »

, a-t-il déclaré. Selon le syndicat, toutes les procédures légales auraient été respectées avant le lancement du mouvement. Le SYNABEPAM rappelle même avoir suspendu son mot d’ordre de grève par le passé afin de privilégier le dialogue avec les autorités. Les revendications portent notamment sur le paiement des indemnités contributives au logement ainsi que sur la prise en compte de plusieurs doléances professionnelles restées, selon le syndicat, sans réponse satisfaisante.

 

Vingt-sept agents arrêtés, selon le syndicat

Le SYNABEPAM affirme que 27 agents ont été arrêtés au cours de cette journée de mobilisation. Parmi eux figurent plusieurs responsables syndicaux, dont le porte-parole et secrétaire de coordination Est du syndicat, l’adjudant Sié Aronan Touré, ainsi que le secrétaire adjoint chargé de la communication, le sergent Kevin Zagadou. Le syndicat cite également les noms de nombreux autres agents interpellés, notamment

  • Sgt Vamy Bi secrétaire de coordination zone ouest du SYNABEPAM.
  • Sgt Koulah Eudes Gnamtin membre du SYNABEPAM
  • Sgt Konan Nicaise membre du SYNABEPAM et bien d’autres agents des affaires maritimes arrêtés
  • Sgt Kra Claude Armel
  • Sgt Ouattara djabirou
  • Sgt Sangare Siaka
  • Sgt silue Zié
  • Sgt Kouamé konan gastein
  • Sgt sieko Christian
  • Sgt bamba
  • Sgt Koula EudesBesson Atsé.
  • Sgt Jeannot SG communication Adiaké.
  • Sgt KOUASSI KONAN ( CHIKITO)
  • Sgt Yapo adompo athmann Joël.
  • Sgt Ouattara yaya
  • Konan Kouadio Nicaise
  • Sgt Koné Moussa
  • Sgt N’dri yao Séraphin
  • Kouassi Charles Lebon
  • Sgt Coulibaly fongongnon
  • Sgt paco Donatien
  • Sgt kamaté Paul
  • Yao Séraphin
  • Sgr N’guessan kouakou
  • Sgt koné moussa

Le syndicat fait également état d’un blessé, identifié comme le sergent Ange Freddy.

 

Appel à la cessation des activités

Face à cette situation, le SYNABEPAM exige « la libération immédiate et sans délai » de l’ensemble des agents interpellés. En guise de riposte, l’organisation syndicale appelle tous les agents des Affaires maritimes à suspendre leurs activités jusqu’à la libération de leurs collègues.

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Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte de tensions sociales autour des revendications salariales et indemnitaires portées par les agents du secteur. À l’heure où nous mettions sous presse, aucune réaction officielle des autorités compétentes n’avait encore été enregistrée concernant les arrestations dénoncées par le syndicat.

Réforme de la CEI : le RPP propose 11 recommandations pour une nouvelle gouvernance électorale

La réflexion sur l’avenir du système électoral ivoirien se poursuit après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Réuni en séminaire national le samedi 6 juin 2026 à Abidjan, le Rassemblement pour la Paix, le Progrès et le Partage (RPP) a dévoilé une série de propositions visant à refonder l’architecture électorale du pays.

À l’issue des travaux, qui ont rassemblé militants, cadres et sympathisants du parti, onze résolutions ont été adoptées. Les participants ont notamment examiné le bilan de l’ancienne CEI et formulé des pistes de réforme pour la future institution chargée d’organiser les élections.

Dans sa déclaration finale, le parti dirigé par le Professeur Tiemoko Doumbia estime que la disparition de la CEI ouvre une opportunité de bâtir un système électoral « crédible, consensuel et adapté aux exigences démocratiques ».

 

Une institution composée d’acteurs non partisans

Le RPP plaide pour la création d’un organe électoral indépendant, inclusif et professionnel. Il doit garantir la transparence des scrutins et la sincérité des résultats. Parmi les principes évoqués figurent l’indépendance institutionnelle et la compétence des membres. Le parti insiste aussi sur la transparence des procédures. La redevabilité constitue également un principe central.

Le parti propose une structure composée de onze membres. Celle-ci comprendrait quatre personnalités indépendantes issues notamment des milieux universitaire et juridique, deux représentants de la société civile, deux représentants des secteurs public et privé, un représentant de la chefferie traditionnelle et deux représentants des confessions religieuses.

Le RPP veut préserver l’autonomie de la future institution. Il recommande d’exclure les personnes ayant récemment occupé des fonctions gouvernementales. Sont aussi concernées celles ayant exercé des responsabilités dans un parti politique. Les détenteurs récents de mandats électifs seraient également exclus. Le parti propose aussi une déclaration de patrimoine obligatoire. Elle s’appliquerait avant, pendant et après les fonctions des membres de l’organe électoral.

 

Une autonomie garantie par la Constitution

Parmi les autres propositions figure l’inscription de la future institution électorale dans la Constitution. Cette mesure vise à renforcer sa stabilité juridique et à lui garantir une autonomie administrative et financière. Le RPP recommande par ailleurs la mise en place de mécanismes permanents d’audit, de contrôle et d’évaluation afin de renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral.

Au-delà des réformes institutionnelles, le séminaire a lancé un appel à l’ouverture d’un dialogue politique national. Le parti souhaite associer à cette réflexion le gouvernement, les partis politiques, les organisations de la société civile, les autorités religieuses et l’ensemble des acteurs concernés.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par les débats sur l’après-CEI. Dissoute en mai 2026 après vingt-cinq années d’existence, l’institution faisait l’objet de critiques récurrentes de plusieurs formations politiques et organisations de la société civile, qui dénonçaient son manque d’indépendance. À l’approche des prochaines échéances électorales, les appels en faveur d’un organe plus consensuel et moins politisé continuent de se multiplier.

 

Mondial 2026 : après leur arrivée aux États-Unis, la Côte d’Ivoire va livrer un dernier match amical

Quelques jours après la victoire historique des éléphants face à la prestigieuse équipe  de France (2-1), les Éléphants poursuivent leur montée en puissance aux États-Unis. La sélection ivoirienne disputera un deuxième match de préparation ce lundi 8 juin à 23h GMT face à l’Union II au Subaru Park de Philadelphie.

Moins prestigieuse que l’affiche contre les Bleus, cette rencontre permettra néanmoins au sélectionneur Emerse Faé de poursuivre ses réglages et d’évaluer davantage son groupe avant le début de la compétition mondiale. Ce match constitue une nouvelle occasion pour le staff technique de tester différentes options tactiques et d’offrir du temps de jeu à plusieurs joueurs avant l’entrée en lice de la Côte d’Ivoire au Mondial 2026.

 

Philadelphie déjà conquise par les Éléphants

L’arrivée des champions d’Afrique dans la ville américaine suscite un réel enthousiasme. Les responsables du Philadelphia Union ont d’ailleurs salué l’opportunité d’accueillir la sélection ivoirienne dans leurs installations.

« Accueillir le match amical de la Côte d’Ivoire contre l’Union II et une séance d’entraînement pour la communauté est un moment important pour le Philadelphia Union, la ville de Chester et les supporters de football de toute la région »,

a déclaré Tim McDermott, président du Philadelphia Union. Arrivés aux États-Unis samedi dernier, les hommes d’Emerse Faé ont pris leurs quartiers dans la région de Philadelphie. Le Subaru Park a été retenu comme camp de base et principal site d’entraînement des Éléphants durant cette phase préparatoire. Portée par la confiance née de son succès historique contre la France, la Côte d’Ivoire poursuit ainsi sa préparation avec l’ambition d’aborder la Coupe du monde dans les meilleures dispositions.

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Inondations à Abidjan : le gouvernement déclenche des mesures d’urgence après les fortes pluies

Les fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans le District autonome d’Abidjan ont conduit le gouvernement à renforcer sa riposte face aux inondations. Réuni le 4 juin 2026 sous la présidence du Premier ministre, Dr Beugré Mambé, un conseil interministériel de crise a évalué l’ampleur des dégâts et arrêté plusieurs mesures d’urgence.

Cette réunion a permis aux différents départements ministériels concernés de dresser un état des lieux des infrastructures affectées et des perturbations observées dans plusieurs secteurs du Grand Abidjan. Les autorités ont ainsi défini une série d’actions destinées à soulager rapidement les populations touchées et à prévenir de nouvelles difficultés.

Parmi les zones les plus impactées figurent notamment Bingerville et le boulevard Koffi Gadeau. Dans ces secteurs, les accumulations d’eau ont fortement perturbé la circulation et compliqué les déplacements des usagers.

 

Des travaux immédiats annoncés

Face à cette situation, le gouvernement a décidé d’engager sans délai des travaux ciblés afin d’améliorer la mobilité et de renforcer la sécurité des populations. Les mesures annoncées comprennent l’accélération de la réalisation d’ouvrages de drainage dans les zones les plus exposées aux inondations. Les autorités prévoient également une vaste opération de curage des réseaux d’assainissement pour faciliter l’évacuation des eaux pluviales et limiter les risques de nouvelles accumulations.

Au-delà de la gestion de l’urgence, les services techniques de l’État ont reçu pour mission d’identifier des réponses structurelles aux défis liés à l’urbanisation rapide et aux effets du changement climatique. Le gouvernement entend ainsi renforcer la résilience des infrastructures urbaines et réduire durablement les risques d’inondation dans la capitale économique.

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Les différentes administrations concernées travaillent désormais en synergie pour accélérer la mise en œuvre des mesures retenues. Les autorités assurent vouloir garantir la sécurité des populations tout au long de la saison des pluies.

À travers cette réaction, l’État réaffirme sa volonté de faire de la prévention des risques et de la modernisation des infrastructures des priorités nationales. L’objectif est de protéger les populations, préserver les biens et assurer la continuité des activités économiques malgré les intempéries.

 

Primature Côte d'Ivoire
© Primature Côte d'Ivoire

Affaire chômage des marins marchands : face-à-face entre des agents des affaires maritimes et les forces de l’ordre

Une émission diffusée le 4 Mai 2026 sur la chaîne LIFE TV, publié sur YouTube dans le cadre du programme “Y’A Problème” animé par John Jay, a mis en lumière les difficultés majeures que rencontrent les marins marchands ivoiriens après leur formation. Le débat a également évoqué une tension sociale croissante dans le secteur des affaires maritimes.

Sur le terrain, la situation s’est aggravée avec un face-à-face tendu entre des agents des affaires maritimes et les forces de l’ordre ce lundi selon un post de Serif Tall sur facebook . Les agents, en posture de revendication, ont exprimé leur ras-le-bol face à plusieurs doléances restées sans réponse.

Selon le syndicat à l’origine du mouvement, plusieurs arrestations ont été enregistrées. Les responsables affirment que des agents sont actuellement détenus à la préfecture et au camp d’Agban. Tous les membres du bureau exécutif du syndicat SYNABEPAM auraient été interpellés, à l’exception du secrétaire général. Interrogés par l’animateur, les stagiaires ont exposé plusieurs difficultés auxquelles ils sont confrontés.

  • Un secteur miné par le chômage et l’absence d’opportunités

Au-delà de la crise sociale, les témoignages recueillis dans l’émission révèlent de nombreuses difficultés structurelles. Le chômage des jeunes diplômés marins est l’un des principaux problèmes évoqués, avec une absence quasi systématique de débouchés après la formation. Plusieurs stagiaires affirment également ne pas être embarqués à l’issue de leur cursus. Faute de navires disponibles ou de recrutements suffisants, beaucoup restent livrés à eux-mêmes, sans perspective d’insertion professionnelle.

 

  • Des retards administratifs et des conditions de travail difficiles

Les participants dénoncent aussi des lenteurs dans la délivrance de documents essentiels, notamment les livrets maritimes et certificats professionnels. Ces retards freinent considérablement l’accès à l’emploi dans le secteur. À cela s’ajoutent des cas de rémunérations tardives ou parfois inexistantes après les stages embarqués. Certains marins affirment attendre longtemps avant de percevoir leurs salaires.

Sur les navires, des conditions de travail difficiles sont également évoquées, marquées par un manque de protection sociale et des traitements jugés inéquitables entre stagiaires et marins expérimentés.

 

  • Un encadrement jugé insuffisant et des dérives dénoncées

Les stagiaires pointent par ailleurs un manque d’encadrement et de suivi pendant leur formation et leurs périodes en mer. Beaucoup estiment ne pas bénéficier d’un accompagnement suffisant pour évoluer professionnellement. La question des intermédiaires est également soulevée. Des agences de placement sont accusées de pratiques abusives, notamment des promesses d’embarquement non tenues, aggravant la frustration des candidats au métier de marin marchand.

 

MEL TOURÉ

Revue de presse du 8 juin : déguerpissements, tensions politiques, UNJCI et Mondial 2026 dominent les Unes

L’actualité du lundi 8 juin 2026 est marquée par trois grands axes : la poursuite des opérations de déguerpissement à Abidjan, les dynamiques politiques nationales et les préparatifs du Mondial 2026.

La presse revient également sur des sujets sociaux sensibles, des faits divers et des mouvements au sein des partis politiques.

Politique : entre démentis, critiques et annonces internes

Au centre des débats politiques, Le Jour Plus met en avant des informations attribuées à des proches du chef de l’État. Le journal affirme que le pouvoir exécutif resterait engagé à conduire le mandat présidentiel à son terme, en écartant toute hypothèse d’interruption anticipée.

Dans le même registre, Notre Voie relaie les critiques de Pascal Affi N’Guessan, qui accuse le pouvoir en place de ne pas répondre aux attentes des populations, estimant que « ce pouvoir ne gouverne pas les Ivoiriens ».

Toujours dans l’opposition, Générations Nouvelles reprend des propos attribués au président du FPI, pour qui la situation actuelle constitue « un échec pour Alassane Ouattara ». Aujourd’hui nuance le débat en évoquant un exécutif qui tente d’apaiser les tensions, face à une opposition particulièrement offensive.

 

Déguerpissements à Abidjan : tensions sociales et drames humains

La presse revient largement sur la vague de démolitions en cours dans plusieurs quartiers d’Abidjan. Le Franc-Tireur évoque une situation particulièrement préoccupante, affirmant que des candidats aux examens nationaux se retrouvent sans abri en pleine période scolaire.

Dans la même dynamique, Le Nouveau Réveil critique la politique sociale du pouvoir à travers une formule mettant en cause l’écart entre slogan et réalité. Le Sursaut s’interroge également sur les motivations profondes de ces opérations, évoquant des soupçons autour des déguerpissements.

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De son côté, Le Nouveau Réveil dénonce les difficultés sociales à travers une formule critique opposant les promesses de logement à la réalité du terrain. Le Sursaut consacre pour sa part une enquête au déguerpissement de Koumassi Campement, qu’il qualifie de « vaste complot contre les pauvres ».

Sur le plan gouvernemental, RHDP News évoque des mesures d’urgence prises à l’issue d’une réunion de crise présidée par Beugré Mambé, tandis que Le Matin insiste sur le fait que les populations concernées auraient été informées en amont des opérations.

 

UNJCI : Marie-Laure N’Goran prend les commandes

Le 12ᵉ congrès de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) s’est achevé par l’élection de Marie-Laure N’Goran à la présidence du Conseil exécutif. Liberté titre sobrement : « MNL, présidente ! », tandis que Le Rassemblement confirme l’issue du scrutin avec « Marie Laure N’Goran, nouvelle présidente ! ».

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Partis politiques : recompositions et mobilisation interne

Au PPA-CI, la presse revient sur l’élection de la secrétaire nationale de la ligue des femmes. Le Quotidien d’Abidjan annonce l’arrivée de Guéi Sylvie Épse Doukoula à ce poste, tandis que La Voie Originale appelle à tourner la page des élections pour se concentrer sur l’action. Le Temps rapporte quant à lui un appel à la mobilisation lancé par la nouvelle responsable.

Au RHDP, Le Patriote met en avant une dynamique interne portée par la jeunesse du parti, notamment en matière d’adhésion et de formation politique.

 

Sport : cap sur le Mondial 2026

À quelques jours du début de la compétition, la Coupe du monde 2026 occupe également les Unes. La Côte d’Ivoire s’apprête à affronter l’Équateur le 15 juin à Philadelphie pour son entrée en lice. Fraternité Matin évoque une sélection ivoirienne « de plain-pied dans le rêve américain », tandis que SuperSport parle des « Éléphants, le Mondial de tous les espoirs ».

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Distinctions et faits divers

Sur le plan institutionnel, Abidjan 24 et L’Essor ivoirien annoncent une distinction décernée au vice-Premier ministre Téné Birahima Ouattara, présenté comme meilleur ministre de la Défense de la décennie dans l’espace CEDEAO. En fait divers, Soir Info revient sur la mort d’un orpailleur à Brou-Akpaoussou (Andé), évoquant de nouvelles informations sur les circonstances du drame.

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Autres sujets à la Une

Enfin, plusieurs journaux évoquent des tensions au sein de la Chambre des rois et chefs traditionnels à Diabo et Languibonou. Le ministère de l’Éducation nationale fait également l’objet d’attention après l’annonce de nouvelles décisions concernant les affectations en classe de 6ᵉ et de Seconde.

Déguerpissement à Koumassi Campement : le chef du village brise le silence et réclame des explications

Plusieurs jours après l’opération de déguerpissement qui a frappé la cité Houphouët-Boigny, plus connue sous le nom de « Koumassi Grand Campement », les interrogations demeurent. Alors qu’une grande partie du quartier a été détruite, les habitants affectés peinent encore à comprendre les véritables raisons de cette intervention.

Depuis les démolitions, de nombreux ménages vivent dans des conditions difficiles. Certaines familles ont perdu leur logement et une grande partie de leurs biens. C’est le cas de Dao Djénéba. La sinistrée affirme avoir été prise au dépourvu par l’arrivée des engins de démolition.

« Ils sont arrivés sans nous prévenir. Je n’ai même pas pu sauver mes affaires. Je ne sais plus où aller. Ce matin, je suis venue à l’école primaire située à côté pour voir si je pouvais trouver un endroit où dormir avec mes enfants »,

a-t-elle confié, en larmes. La situation suscite également l’incompréhension chez plusieurs propriétaires qui affirment détenir des documents administratifs attestant de leurs droits sur les parcelles occupées.

« Nous avons nos Arrêtés de Concession Définitive (ACD), mais nos maisons ont été détruites. À quoi sert alors ce document ? Nous demandons au Président de la République de nous venir en aide »,

a déclaré Alassane Sawadogo.

 

Le chef du village dénonce un manque d’information

Trois jours après l’opération, le chef suprême de la cité Grand Campement, Nanan Marcellin Koffi, a réagi lors d’un point de presse. Le responsable coutumier affirme n’avoir reçu aucune information préalable concernant le déguerpissement. Selon lui, les autorités traditionnelles auraient dû être associées au processus.

« Le maire étant notre premier interlocuteur, je l’ai appelé. Il m’a dit qu’il n’était pas au courant. Jusqu’à présent, nous ne connaissons pas l’origine exacte du problème. Avant les autorités municipales, il y avait les autorités coutumières que nous sommes. Pourtant, je n’ai, ni de près ni de loin, été informé de cette situation »,

a-t-il regretté. Selon les informations communiquées au chef coutumier, l’opération serait liée à un différend foncier.

« Le secrétaire général de la mairie m’a fait savoir qu’un certain Brou Jacques, qui a obtenu gain de cause dans un litige foncier, a ordonné le déguerpissement. Toutefois, lors des démolitions, les équipes sont allées au-delà du périmètre concerné en détruisant des maisons qui ne se trouvent pas sur la parcelle appartenant à Brou Jacques »,

a-t-il expliqué. Ces déclarations alimentent davantage les interrogations autour des contours exacts de l’opération et de son périmètre d’exécution. Le chef coutumier a également dénoncé les conditions dans lesquelles les démolitions ont été menées. Il déplore l’absence d’information préalable ainsi que la précarité dans laquelle se retrouvent aujourd’hui les familles touchées. À l’issue de son intervention, il s’est rendu dans une école primaire où plusieurs sinistrés ont trouvé refuge de manière temporaire. Il leur a apporté son soutien et assuré que des démarches seraient entreprises afin de rechercher des solutions adaptées.

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À ce jour, les circonstances exactes de l’opération continuent de susciter des interrogations. En attendant des explications plus claires et d’éventuelles mesures d’accompagnement, de nombreuses familles restent confrontées à l’incertitude.