Mondial U15 de la FIFA : les Éléphanteaux écrasent le Kirghizistan (4-0) et filent en huitièmes de finale

La sélection ivoirienne U15 a validé son billet pour les huitièmes de finale du Tier B grâce à une victoire nette face au Kirghizistan, ce mercredi 28 octobre 2026. Les jeunes Éléphants défieront désormais l’Argentine avec l’ambition de poursuivre leur parcours.

Les Éléphanteaux U15 poursuivent leur aventure à la Coupe du Monde et Festival U15 de la FIFA. Opposée au Kirghizistan en seizièmes de finale du Tier B, la Côte d’Ivoire s’est imposée sur le score sans appel de 4-0, ce mercredi 28 octobre 2026, décrochant ainsi sa qualification pour le tour suivant.

 

Reversés dans la division B après avoir terminé deuxièmes de leur groupe au premier tour, les jeunes Ivoiriens ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Programmée à 12 h 45, soit 8 h 45 GMT, la confrontation a tourné à l’avantage des Éléphanteaux dès les premières minutes.

La sélection ivoirienne n’a pas tardé à faire la différence. Diarrassouba Dramane a ouvert le score dès la 8e minute, avant que Berté Cheick ne double la mise cinq minutes plus tard, à la 13e minute. Les jeunes pachydermes ont ensuite accentué leur domination grâce à Bilé Trésor, buteur à la 16e minute. Okoma Pharrel a finalement porté le score à 4-0 à la 36e minute, scellant une victoire convaincante pour les Ivoiriens. Grâce à cette performance offensive, la Côte d’Ivoire poursuit son parcours dans le Tier B et peut désormais se tourner vers son prochain défi.

La prochaine étape s’annonce importante pour les Éléphanteaux, qui affronteront l’Argentine à 19 heures, soit 15 h GMT. Cette rencontre aura pour enjeu une place en quarts de finale.

Daloa : une dispute conjugale vire au drame, une jeune gérante de maquis perd la vie

Âgés de 26 ans, D. Lou Fabienne, dite « Fabi », et son compagnon, S. Arthur, vivaient au quartier Kennedy 2. Une violente altercation sur fond de soupçons d’infidélité aurait précédé la mort de la jeune femme. Le compagnon a été interpellé et une enquête a été confiée à la BRI de Daloa.

Le quartier Kennedy 2 de Daloa est plongé dans la consternation après la mort tragique de D. Lou Fabienne, surnommée « Fabi ». Âgée de 26 ans et gérante de maquis, la jeune femme a perdu la vie dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 octobre 2026, à la suite d’une violente dispute avec son compagnon, S. Arthur, un boulanger du même âge.

Selon les premiers éléments rapportés dans cette affaire, des soupçons d’infidélité auraient alimenté les tensions au sein du couple. Originaire de Bahoulifla, un village situé à 16 kilomètres de Vavoua, Fabi partageait avec son compagnon une maison de deux pièces dans ce quartier de Daloa, capitale de la région du Haut-Sassandra.

Des tensions récurrentes au sein du couple

D’après des sources proches de l’affaire, la relation entre les deux jeunes gens était marquée depuis quelque temps par des scènes de jalousie répétées. Arthur aurait régulièrement soupçonné sa compagne d’infidélité, des accusations que celle-ci aurait toujours rejetées. Ces différends donnaient lieu à des disputes au domicile du couple. Jusqu’à la nuit du drame, les altercations se seraient généralement apaisées après quelques moments de tension. Mais cette fois, la confrontation aurait pris une tournure fatale.

Selon les premières déclarations attribuées à S. Arthur lors de son audition par les enquêteurs, une violente altercation aurait éclaté entre les deux compagnons. Au cours de la dispute, le boulanger se serait emparé d’une bouteille avant de porter un coup à la tempe de Fabi. Sous la violence du choc, la jeune femme aurait perdu l’équilibre avant de s’effondrer dans le salon. Les circonstances précises de cet épisode et les conditions exactes du décès devront être établies par les investigations.

Après les faits présumés, Arthur se serait retrouvé auprès du corps de sa compagne. Des témoignages rapportés par le voisinage indiquent qu’il aurait ensuite pris une douche et changé de vêtements, ceux qu’il portait étant maculés de sang.

Le compagnon interpellé, la BRI chargée de l’enquête

Au petit matin du mercredi 28 octobre, le boulanger aurait été découvert en pleurs près du corps sans vie de Fabi. Alertés, des éléments de la police se sont rendus sur les lieux pour effectuer les premières constatations. À l’issue de cette intervention, S. Arthur a été interpellé afin de répondre des faits qui lui sont reprochés dans le cadre de la procédure judiciaire. Le procureur de la République a été informé de l’affaire. L’enquête a été confiée à la Brigade de recherche et d’intervention de Daloa (BRI Daloa). Les enquêteurs sont chargés de recueillir les témoignages et de déterminer les circonstances exactes de cette mort violente.

La disparition de la jeune gérante de maquis, âgée de seulement 26 ans, suscite l’émotion dans le quartier Kennedy 2. Alors que les investigations se poursuivent, cette affaire remet en lumière les conséquences dramatiques que peuvent entraîner les conflits conjugaux lorsqu’ils basculent dans la violence. Les soupçons d’infidélité évoqués dans les premiers éléments de l’enquête ne sauraient justifier le recours à la violence. Il appartient désormais aux investigations d’établir les faits et les responsabilités, avant que la justice ne donne les suites appropriées à cette affaire.

Politique en Côte d’Ivoire : le CNDH interpelle sur les procédures visant le PDCI-RDA et le PPA-CI

Dans une déclaration publiée le 28 octobre 2026, le Conseil national des droits de l’homme appelle au respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et de l’indépendance de la justice. Il exhorte également les autorités, les acteurs politiques et les leaders d’opinion à privilégier le dialogue pour préserver la paix sociale.

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) appelle à la vigilance dans le traitement des procédures judiciaires visant plusieurs responsables politiques ivoiriens. Dans sa déclaration n° 19/2026, datée du 28 octobre 2026 à Abidjan, l’institution met l’accent sur la nécessité de concilier la conduite des enquêtes judiciaires avec le respect des droits fondamentaux et des principes de l’État de droit.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des procédures engagées contre des cadres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) et du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). Selon le Conseil, les 19 et 23 octobre 2026, plusieurs responsables de ces formations ont fait l’objet de convocations, d’inculpations et de placements sous contrôle judiciaire devant la section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan.

 

Présomption d’innocence et droits de la défense : les principes rappelés

Face à cette actualité judiciaire, le CNDH rappelle que l’appartenance politique ne saurait soustraire un citoyen à l’application de la loi. Mais, dans le même temps, nul ne doit subir de restrictions arbitraires de ses droits en raison de ses opinions ou de son engagement politique. Pour étayer cette position, l’institution se réfère aux principes consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Le Conseil insiste notamment sur le respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et des exigences d’un procès équitable. Il précise qu’une convocation, une audition ou un placement sous contrôle judiciaire ne constitue en aucun cas une preuve de culpabilité. Celle-ci ne peut être établie que par une décision judiciaire définitive rendue au terme d’une procédure régulière.

Le CNDH insiste sur l’indépendance de la justice

Au-delà des garanties accordées aux personnes concernées par les procédures, le Conseil rappelle que l’indépendance de la justice demeure un pilier essentiel de l’État de droit et de la vie démocratique. À ce titre, il estime qu’elle doit être protégée contre toute forme d’interférence et que les décisions judiciaires doivent être préservées de toute tentative de discrédit. Le CNDH reconnaît néanmoins aux autorités compétentes le pouvoir de mener, dans le cadre de leurs attributions légales, les investigations nécessaires à la manifestation de la vérité, à l’examen des événements passés et à la préservation de l’ordre public. Il souligne toutefois que ces missions doivent s’exercer dans le respect des garanties procédurales et des libertés fondamentales.

 

Un appel aux autorités et aux acteurs politiques à la responsabilité

Dans sa déclaration, le Conseil adresse plusieurs recommandations aux institutions et aux acteurs concernés. Il invite d’abord les autorités judiciaires à garantir effectivement le droit à la liberté et à la sûreté, l’égalité devant la loi, le principe du contradictoire, les droits de la défense et la présomption d’innocence, à toutes les étapes des procédures. L’institution appelle également les autorités publiques et les responsables politiques à privilégier les voies légales et institutionnelles. Elle les exhorte à faire preuve de responsabilité dans leurs prises de position afin de contribuer à l’apaisement du climat sociopolitique.

Les médias, les organisations de la société civile et les utilisateurs des réseaux sociaux sont, eux aussi, invités à faire preuve de rigueur dans le traitement et la diffusion de l’information. Le CNDH insiste sur la nécessité de respecter la présomption d’innocence et la dignité des personnes concernées. Par ailleurs, l’institution réaffirme sa disponibilité à examiner, dans le cadre de ses attributions, toute information crédible faisant état d’éventuelles violations des droits de l’homme.

Le dialogue présenté comme une voie pour préserver la paix sociale

Au-delà des procédures judiciaires en cours, le CNDH recommande au gouvernement, à l’ensemble de la classe politique et aux leaders d’opinion de privilégier constamment le dialogue constructif et la concertation.  Pour le Conseil, l’État de droit ne repose pas uniquement sur l’application effective de la justice. Il exige également une protection réelle des droits et libertés fondamentaux. Le respect de ces deux principes est présenté comme une condition essentielle à la confiance des citoyens dans les institutions, au pluralisme démocratique et à la cohésion nationale.

En conclusion, le CNDH réaffirme sa vigilance quant au respect des droits fondamentaux, individuels et collectifs, ainsi qu’au fonctionnement des institutions de la République. Il assure vouloir poursuivre sa mission dans un esprit d’impartialité, d’indépendance et de responsabilité.

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Revue Ivoirienne du 29 octobre : les appels du CNDH, les tensions autour de l’opposition, coopération entre Abidjan et Kinshasa et le prix du poisson à la Une

La presse ivoirienne de ce jeudi 29 octobre 2026 met en lumière les libertés publiques, l’indépendance de la justice, les tensions autour de l’opposition, le rapprochement sécuritaire entre Abidjan et Kinshasa, ainsi que les préoccupations des vendeuses de poisson.

 

Libertés publiques et justice : le CNDH au centre des débats

Les recommandations du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et les procédures judiciaires visant des responsables de l’opposition retiennent l’attention de plusieurs journaux ivoiriens.  Le Nouveau Réveil place au premier plan l’appel du CNDH au « respect du droit à la liberté et à la sûreté ». Le journal relaie également la recommandation de l’institution en faveur du « dialogue constructif et de la concertation », présentés comme des voies à privilégier face aux tensions.

Le Quotidien d’Abidjan choisit, pour sa part, d’interpeller directement les autorités à travers son titre : « Le CNDH interpelle le gouvernement ». Le quotidien met l’accent sur une exigence essentielle du Conseil : « L’indépendance de la justice doit être préservée de toute forme d’interférence ». Dans le même dossier, Dernière Heure estime que les autorités sont désormais « face à leurs responsabilités », en attirant l’attention sur les droits de la défense et la présomption d’innocence. Le Temps retient, quant à lui, l’appel à « privilégier les voies légales ».

Affi N’Guessan et l’opposition

Les réactions politiques liées au contrôle judiciaire de cadres du PPA-CI et du PDCI alimentent également les débats. Dans les colonnes du Temps, Pascal Affi N’Guessan exprime son désaccord avec cette mesure, qu’il juge sévèrement : « Ce n’est pas digne de la Côte d’Ivoire ». L’Expression adopte une approche différente en consacrant un titre à l’ancien Premier ministre : « Affi N’Guessan rattrapé par son passé ». De son côté, Notre Voie élargit la réflexion à la situation politique ivoirienne en s’appuyant sur un classement international. Le journal rapporte que la Côte d’Ivoire occupe la 107ᵉ place sur 143 pays et est qualifiée d’« autocratie électorale ».

Côte d’Ivoire-RDC : le rapprochement militaire retient l’attention

La visite à Abidjan du vice-Premier ministre congolais Guy Kabombo Mwadiamvita constitue un autre temps fort de cette revue de presse. Plusieurs quotidiens reviennent sur sa rencontre avec Téné Birahima Ouattara, ministre ivoirien de la Défense, en mettant l’accent sur les perspectives de coopération entre les deux pays.

Le Jour Plus rapporte une déclaration de Téné Birahima Ouattara, selon lequel « cette rencontre réaffirme notre volonté commune de contribuer à la paix et à la stabilité en Afrique ». Une déclaration qui place la volonté de coopération au cœur des échanges. De son côté, L’Intelligent d’Abidjan insiste sur la nécessité de « resserrer » les rangs sécuritaires et militaires. Fraternité Matin privilégie, pour sa part, l’idée d’une coopération militaire renouvelée entre Abidjan et Kinshasa.

Prix du poisson : le mécontentement des vendeuses

L’actualité sociale trouve également sa place dans les colonnes de la presse ivoirienne. Le Temps choisit de mettre le poisson en évidence sur sa photo principale, en revenant sur la réduction annoncée de 2 500 FCFA de son prix. Mais le quotidien porte un regard critique sur les retombées de cette mesure pour les vendeuses. Selon le journal, on aurait « roulé dans la farine » les vendeuses de poisson.

Port d’Abidjan : les dockers dénoncent le SEMPA et menacent de paralyser les dépôts

Gestion du SEMPA, nominations provisoires et revendications sociales, lors d’un rassemblement tenu le mercredi 28 octobre 2026, un responsable syndical a appelé les dockers à renforcer leur mobilisation et mis en garde contre d’éventuelles actions susceptibles de perturber les activités portuaires.

Réunis sur le site portuaire, des dockers du port d’Abidjan ont entendu un responsable syndical dénoncer la gestion de leurs conditions de travail et appeler à une mobilisation collective pour la défense de leurs intérêts. Au centre de son intervention figurent le fonctionnement du SEMPA, les nominations provisoires ainsi que la prise en compte des revendications des travailleurs.

Face à l’assistance, le porte-parole des dockers a vivement critiqué les responsables qu’il accuse de faire passer leurs intérêts personnels avant ceux des travailleurs. Selon lui, les efforts fournis par les dockers pour assurer le fonctionnement des activités portuaires ne leur procurent pas des retombées à la hauteur de leur contribution.

Pour illustrer ce décalage, l’intervenant a évoqué un volume de 45 millions de tonnes, qu’il a présenté comme un indicateur de l’ampleur du travail accompli. Il a alors questionné la part des bénéfices dont profitent réellement les dockers au regard de cette performance, estimant que leur engagement ne se traduit pas par des avantages suffisants.

 

Le SEMPA et les nominations provisoires dans le viseur

La gestion du SEMPA a également été au cœur des critiques. Le responsable syndical reproche à cette structure de favoriser les divisions au lieu de s’attaquer aux difficultés rencontrées par les travailleurs. Il a particulièrement pointé du doigt les nominations provisoires et temporaires, qu’il considère comme un facteur supplémentaire de mécontentement, notamment en raison de l’absence, selon lui, d’un processus de désignation jugé satisfaisant.

Autre sujet de préoccupation, la commission chargée d’examiner la situation des travailleurs. L’intervenant affirme avoir signalé des irrégularités dans son fonctionnement et déplore l’absence de suites satisfaisantes aux engagements évoqués concernant la mise en place d’une permanence pour quelque 3 000 personnes. Une situation qui, à ses yeux, alimente davantage les frustrations au sein de la corporation.

Un appel à la solidarité, avec la menace d’actions perturbatrices

Au-delà des critiques, le porte-parole a adressé un message ferme aux dockers : ne pas attendre une intervention extérieure pour obtenir des changements. « Personne ne va venir nous donner notre bonheur », a-t-il lancé en substance, invitant les travailleurs à compter sur leur propre mobilisation, à renforcer leur solidarité et à se tenir prêts à défendre leurs revendications.

Le ton s’est durci lorsqu’il a évoqué la possibilité d’une paralysie des dépôts. Le responsable syndical a averti que, si les pratiques dénoncées se poursuivaient, les travailleurs pourraient engager des actions susceptibles de perturber les activités. Cette mise en garde fait ainsi planer la perspective d’une escalade du mouvement dans un espace stratégique pour les échanges commerciaux.

Dans son intervention, le syndicaliste a également appelé les autorités ivoiriennes à prendre en considération la situation des dockers. Il a rappelé que ces derniers sont des citoyens et des travailleurs dont les droits doivent être respectés. Selon lui, les performances réalisées dans les activités portuaires devraient s’accompagner d’une meilleure prise en compte de leurs préoccupations et de leurs revendications.

Côte d’Ivoire : le CEFIVE condamné à verser 40 millions FCFA à une ancienne étudiante pour un diplôme non accrédité

La Cour d’appel de commerce d’Abidjan a quadruplé les dommages et intérêts infligés au Centre d’étude de formation en informatique et visio enseignement (CEFIVE). En cause : l’impossibilité pour une diplômée de poursuivre son cursus en France, faute d’attestation de reconnaissance de son diplôme d’ingénieur.

Le Centre d’étude de formation en informatique et visio enseignement (CEFIVE) espérait obtenir l’annulation de sa condamnation en appel. L’établissement repart finalement avec une sanction financière quatre fois supérieure à celle prononcée en première instance. Dans son arrêt n° 518/2026 du 11 juin 2026, la Cour d’appel de commerce d’Abidjan a fixé à 40 millions de FCFA les dommages et intérêts dus à une ancienne étudiante, dont le projet de poursuite d’études en France a été compromis par l’absence d’accréditation de son diplôme.

 

Un diplôme qui compromet un projet d’études en France

Diplômée ingénieure du CEFIVE en 2022, après quatre années de formation, A.E.K.M envisage de poursuivre ses études à l’étranger. En 2024, une école située à Limoges prévoit de l’accueillir dans un programme de master. Mais son admission est conditionnée à la présentation d’une attestation certifiant la reconnaissance de son diplôme.

Le problème survient lorsque l’établissement ivoirien se révèle incapable de fournir ce document, l’accréditation de la formation n’étant plus valide. Faute de justificatif, la candidature de la jeune femme n’est pas validée. Une inscription à un niveau inférieur lui est alors proposée, tandis que l’acompte déjà versé ne lui est pas remboursé. Cette situation est à l’origine du contentieux judiciaire opposant l’ancienne étudiante à son établissement de formation.

De 10 à 40 millions FCFA : la condamnation alourdie en appel

Le 20 novembre 2025, le tribunal de commerce d’Abidjan condamne une première fois le CEFIVE à verser 10 millions de FCFA à l’étudiante. Insatisfait de cette décision, l’établissement interjette appel le 11 mars 2026. En réponse, la jeune femme forme un appel incident et réclame une indemnisation de 100 millions de FCFA.

Devant la première chambre de la Cour d’appel de commerce, présidée par le premier président Komoin François, le CEFIVE conteste sa responsabilité. L’établissement soutient notamment que l’État continue d’autoriser les formations d’ingénieurs et que les conditions d’accréditation ne relèvent pas de sa seule volonté. Il affirme également que son diplôme demeure reconnu et qu’aucun élément ne prouve que le refus opposé à l’étudiante est directement lié à ce problème d’accréditation. Ces arguments ne convainquent pas les magistrats, qui rejettent l’appel de l’établissement et accueillent partiellement celui de l’ancienne étudiante.

 

La Cour retient une faute contractuelle de l’établissement

Pour motiver sa décision, la juridiction rappelle que l’enseignement et la délivrance des diplômes relèvent du service public, y compris lorsqu’ils sont assurés par des établissements privés. Ces derniers doivent donc respecter le cadre fixé par l’État et s’assurer que les titres délivrés bénéficient des reconnaissances et accréditations requises. Les magistrats soulignent également que le CEFIVE connaissait depuis 2012 la réforme LMD (licence, master, doctorat), tout en continuant à délivrer des diplômes susceptibles de perdre leur validité. L’argument selon lequel les conditions d’accréditation échappaient au contrôle de l’établissement n’a donc pas été retenu.

Sur le fondement de l’article 1147 du Code civil, la Cour caractérise une faute contractuelle. Elle estime que l’absence d’attestation a fait perdre à l’étudiante une chance de poursuivre ses études à l’étranger. Pour évaluer le préjudice, les juges ont notamment pris en considération les ressources financières et les efforts investis dans la formation, les quatre années d’études accomplies ainsi que la dépréciation de la valeur du diplôme sur le marché de l’emploi.

La Cour fixe ainsi l’indemnisation globale à 40 millions de FCFA. Elle rejette l’appel du CEFIVE, accueille partiellement celui de l’étudiante et confirme les autres dispositions du jugement de première instance. Les dépens de l’appel sont également mis à la charge de l’établissement.

L’accréditation, un enjeu majeur pour les étudiants du privé

Si les 40 millions de FCFA accordés restent inférieurs aux 100 millions réclamés par l’ancienne étudiante, ils représentent néanmoins quatre fois l’indemnisation initiale. Au-delà du montant, la décision souligne la responsabilité d’un établissement de formation lorsque le défaut de reconnaissance d’un diplôme compromet les perspectives académiques et professionnelles de son titulaire.

Pour les familles qui investissent dans une formation supérieure privée à Abidjan, cette affaire met en lumière l’importance de vérifier les conditions d’accréditation d’un cursus dès l’inscription. Dans le cas d’A.E.K.M, la difficulté n’est apparue qu’en 2024, deux ans après l’obtention de son diplôme, au moment de préparer son admission dans une école française.

+ d’infos  « L’arrêt intégral sur le site officiel de la Cour » https://courdappelcommerceabidjan.org/?ddownload=8298

Port-Bouët : un suspect de 20 ans interpellé après le meurtre présumé d’une jeune fille à Gonzagueville

Retrouvé sans vie dans une décharge d’ordures ménagères le 4 septembre 2026, le corps d’une jeune fille de 18 ans avait déclenché une enquête de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI). Les investigations menées dans le cadre de l’opération Épervier spécial ont conduit à l’interpellation d’un suspect de 20 ans, qui devra répondre de ses actes devant le parquet.

Les forces de l’ordre ont découvert le vendredi 4 septembre 2026 le corps sans vie de D.A.P., une jeune fille de 18 ans, dans une décharge d’ordures ménagères à Gonzagueville, dans la commune de Port-Bouët. La victime gisait dans une mare de sang. À la suite de cette découverte, les forces de police de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) ont ouvert une enquête approfondie dans le cadre de l’opération Épervier spécial.

 

Les investigations conduites par les enquêteurs ont abouti à l’interpellation du présumé auteur du meurtre, identifié par les initiales K.K.F.A., âgé de 20 ans. Interrogé par les policiers, le suspect a livré sa version des faits, évoquant un différend survenu autour d’un échange de téléphones.

Selon ses déclarations, la jeune fille lui aurait fait part de son souhait d’échanger son iPhone 12 contre un iPhone 13. Il lui aurait alors promis de l’aider à réaliser cette opération avant de l’inviter à son domicile. Une fois sur place, il lui aurait révélé que son intention était en réalité d’avoir des rapports sexuels avec elle, et non de procéder à l’échange annoncé.

D’après les éléments rapportés lors de son interrogatoire, la victime aurait refusé cette proposition. Ce refus aurait déclenché une altercation entre les deux personnes. Au cours de la bagarre, le suspect affirme avoir utilisé un morceau de bois poli qui se trouvait dans sa chambre pour assommer la jeune fille.

Après les faits, il aurait transporté le corps sans vie jusqu’à une décharge d’ordures ménagères, où il l’aurait abandonné. Les enquêteurs ont découvert le corps de la victime dans cette décharge le 4 septembre dernier. Après son interpellation et son interrogatoire, les policiers présenteront le suspect au parquet afin qu’il réponde des faits qui lui sont reprochés.

Toussaint 2026 en Côte d’Ivoire : le dimanche 1er novembre 2026 déclaré férié et chômé

Communiqué officiel • Fête de la Toussaint

Le ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle informe les populations vivant en Côte d’Ivoire que le dimanche 1er novembre 2026, célébrant la Toussaint, est déclaré férié et chômé sur toute l’étendue du territoire national.

Cette disposition est prise conformément au décret n° 2011-371 du 4 novembre 2011, modifiant et complétant l’article 2 du décret n° 96-205 du 7 mars 1996 relatif à la liste et au régime des jours fériés en Côte d’Ivoire.

Maa Bio lance une cagnotte pour s’offrir une maison à 37 ans : Tikerama se retire après la polémique

Après avoir dénoncé des difficultés à accéder à un logement malgré le versement d’une caution, l’influenceuse ivoirienne Maa Bio a sollicité le soutien de sa communauté pour devenir propriétaire. Mais cette initiative, qui a suscité des réactions contrastées sur les réseaux sociaux, a conduit la plateforme Tikerama à se retirer du projet.

Tout commence par un direct sur TikTok. Visiblement affectée, Maa Bio y raconte que le syndicat d’une cité lui aurait refusé l’accès à un logement alors qu’elle avait déjà versé sa caution. Une situation qui l’amène à afficher une nouvelle ambition :

« Si je ne peux pas louer une maison dans mon propre pays, je vais devenir propriétaire. »

 

Déterminée à concrétiser ce projet, l’influenceuse décide alors de lancer une cagnotte, à la demande de ses fans. Dans une vidéo, Maa Bio précise qu’elle entend également contribuer financièrement à cette initiative. « Je vais contribuer moi-même à hauteur de 10 millions et consacrer quelques pourcentages de mes partenariats à ce projet. Je ne vais pas vous laisser seuls à tout faire », assure-t-elle.

Touchés par sa situation, plusieurs membres de sa communauté, connus sous le nom de « Bio », proposent de participer à une collecte de fonds afin de l’aider à devenir propriétaire. La communauté lance ainsi une cagnotte en ligne pour aider l’influenceuse à concrétiser son projet. Selon les informations rapportées, les contributeurs auraient récolté plus de 500 000 FCFA en seulement une heure.

Avec l’appui de la plateforme Tikerama, Maa Bio officialise ensuite sa collecte. Mais l’initiative suscite rapidement des réactions contrastées sur les réseaux sociaux. Si certains internautes expriment leur solidarité envers l’influenceuse, d’autres formulent des critiques à l’égard de cette démarche. Face à la polémique, Tikerama annonce finalement son retrait du projet dès ce matin, selon les informations rapportées. Cette décision marque un tournant dans une initiative qui avait pour objectif de mobiliser la communauté de Maa Bio autour de son projet immobilier.

Au-delà du cas de l’influenceuse, cette affaire remet sur la table la question du financement participatif porté par les personnalités des réseaux sociaux, ainsi que celle de la solidarité entre les créateurs de contenu et leurs communautés en ligne.

Affaire à suivre …

Justice : un diplomate nigérien maintenu en détention pour escroquerie de plus de 130 millions FCFA, deux orpailleurs poursuivis

La quatrième chambre de jugement a tenu sa première audience le mardi 27 octobre 2026, marquée par une cérémonie protocolaire, l’examen d’une demande de mise en liberté provisoire d’un diplomate nigérien poursuivi pour escroquerie et blanchiment de capitaux, ainsi que deux affaires d’orpaillage illégal. Les décisions concernant les prévenus poursuivis pour exploitation illégale de l’or sont attendues le 3 novembre 2026.

L’audience du mardi 27 octobre 2026 revêtait un caractère particulier avec la tenue de la première séance de la quatrième chambre de jugement, récemment créée. À cette occasion, la procureure de la République, le représentant du barreau et la présidente de la chambre ont échangé des mots de courtoisie et de confiance.

 

Une première audience sous le signe de la confiance entre acteurs judiciaires

Pour la représentante du ministère public, cette nouvelle fonction constitue une étape importante dans le parcours de la vice-présidente, auparavant doyenne des juges d’instruction au pôle pénal, économique et financier.

« Cette évolution rappelle une vérité fondamentale : les fonctions judiciaires se rejoignent toutes, dans la rigueur. Elles doivent veiller à l’application de la loi », a-t-elle déclaré, avant d’assurer à la nouvelle responsable que le parquet resterait disponible pour contribuer à l’œuvre de justice.

Le représentant du barreau a également salué le parcours de la magistrate, rappelant qu’elle avait su faire preuve de justice dans les dossiers qui lui avaient été soumis, y compris les plus délicats. Il s’est dit convaincu qu’elle saurait remplir sa nouvelle mission. Prenant la parole, la présidente de la quatrième chambre a reconnu qu’il s’agissait de sa première audience dans cette fonction, tout en soulignant sa longue expérience professionnelle. Pour elle, cette nomination s’inscrit dans la continuité de son parcours, avec l’espoir d’être à la hauteur des responsabilités qui lui sont confiées.

 

Un diplomate nigérien poursuivi pour escroquerie

Après cette séquence protocolaire, le tribunal a examiné un premier dossier impliquant un diplomate nigérien de 49 ans, divorcé et père d’un enfant, résidant à Johannesburg. Détenu depuis le 7 juin 2026, il est poursuivi pour escroquerie portant sur 198 000 euros, soit 138 600 000 FCFA, et blanchiment de capitaux.

Selon son avocat, l’affaire découle d’un différend avec un partenaire réunionnais. Le prévenu se trouvait à Abidjan pour effectuer des formalités de visa à l’ambassade du Japon et devait également participer à une formation dans son domaine d’activité. Ses affaires l’auraient finalement rattrapé, conduisant à son incarcération au pôle pénitentiaire d’Abidjan.

Son conseil a sollicité sa mise en liberté provisoire, faisant valoir que cette détention avait fortement affecté ses activités et qu’il avait une famille à charge. Le parquet s’est opposé à cette demande, estimant que l’intéressé ne disposait d’aucune résidence ni d’intérêts en Côte d’Ivoire et qu’il ne présentait pas de garanties suffisantes de représentation devant la justice. En réponse, l’avocat de la défense a rappelé le statut diplomatique de son client, précisant que son passeport se trouvait entre les mains des autorités judiciaires. Le prévenu a, pour sa part, affirmé disposer de garanties de représentation.

Après une brève suspension, le tribunal a rejeté la demande de mise en liberté provisoire. L’affaire a ensuite été appelée, mais le parquet a informé la juridiction que la partie civile était indisponible et sollicitait un renvoi. Cette demande a suscité une vive réaction de la défense. L’avocat s’est opposé au report, reprochant à son confrère de ne pas l’avoir préalablement informé de son indisponibilité par courrier, au nom des usages de confraternité.

La présidente a tenté d’apaiser les tensions en rappelant que le dossier était examiné pour la première fois. Malgré les réserves exprimées par l’avocat, qui doutait de pouvoir être présent la semaine suivante, elle a fixé le renvoi au 3 novembre 2026. Une décision annoncée calmement, mais avec suffisamment de fermeté pour clore les échanges.

Orpaillage illégal : deux prévenus face aux réquisitions du parquet

La même audience a été marquée par l’examen de deux affaires d’orpaillage illégal. Dans ces dossiers, la procureure de la République a adopté une position ferme à l’égard des prévenus poursuivis. Le premier prévenu, interpellé à Niakara, a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué travailler pour son frère Marcel, installé au Burkina Faso.

« Je creuse la terre. Je n’ai rien eu », a-t-il déclaré, précisant qu’une autre personne sur place récupérait l’or extrait avant de l’expédier à son grand frère.

Dans la seconde affaire, le prévenu, âgé de 27 ans, a également reconnu sa participation à des activités d’orpaillage illégal. Arrivé du Burkina Faso, il affirme avoir été interpellé un mois après son arrivée en Côte d’Ivoire. Pour expliquer son implication, il a évoqué ses difficultés financières et le manque de nourriture. Selon ses déclarations, il avait sollicité un certain Mamoudou pour trouver un emploi, avant de se voir proposer la surveillance de matériel utilisé pour l’orpaillage.

Interrogé sur les raisons de sa venue en Côte d’Ivoire, le jeune homme a expliqué qu’il souhaitait initialement se perfectionner en pâtisserie, estimant le pays relativement développé. Mais, confronté aux difficultés, il dit s’être finalement tourné vers l’exploitation aurifère illégale.

Dans ce second dossier, le parquet a requis 24 mois d’emprisonnement et une amende de 50 millions de FCFA. Comme pour la première affaire, le tribunal a fixé au 3 novembre 2026 la date à laquelle le prévenu connaîtra son sort.