Les patients peuvent désormais vérifier facilement si une clinique, une maternité, un laboratoire ou un cabinet médical exerce légalement en Côte d’Ivoire. En publiant la liste actualisée des établissements sanitaires privés autorisés, le ministère de la Santé entend renforcer la transparence du secteur et intensifier la lutte contre les cliniques clandestines.
La Direction des Établissements Privés et des Professions Sanitaires (DEPPS) a publié, le lundi 13 juillet 2026, le répertoire actualisé des établissements sanitaires privés autorisés en Côte d’Ivoire. Disponible sur la plateforme E-DEPPS, ce document recense les structures ayant obtenu une autorisation d’ouverture et d’exploitation délivrée par le ministère de la Santé.
Les établissements sont classés par région sanitaire et par district, avec des informations sur leur localisation, leur catégorie, leur promoteur ainsi que les références de leur arrêté d’autorisation.
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Le secteur privé assure près de 40 % de l’offre de soins
Selon le ministère de la Santé, il représente près de 40 % de l’offre nationale de soins et jusqu’à 60 % à Abidjan, où se concentre la majorité des cliniques et polycliniques du pays. Parallèlement, plusieurs groupes privés investissent dans des spécialités comme la cardiologie, l’oncologie ou encore la chirurgie, renforçant les ambitions de la Côte d’Ivoire de devenir un pôle médical de référence en Afrique de l’Ouest.
Ces dernières années, les autorités ont constaté une forte prolifération d’établissements exerçant sans autorisation administrative. Une enquête nationale menée par la DEPPS en 2021 révélait que 92 % des structures privées ne disposaient pas encore d’une autorisation définitive ou d’une immatriculation complète.
Entre janvier et septembre 2024, la police sanitaire a également procédé à la fermeture de 92 établissements clandestins ou non conformes. Face à cette situation, le gouvernement affiche un objectif qui est de parvenir au « zéro clinique illégale ».
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Les inspections réalisées dans les établissements privés mettent régulièrement en évidence des insuffisances, notamment en matière de personnel qualifié, d’équipements et de respect des normes sanitaires. En publiant cette liste officielle, le ministère de la Santé entend à la fois sécuriser les patients, encourager les promoteurs à se conformer à la réglementation et améliorer durablement la qualité des soins sur l’ensemble du territoire.

