Revue Ivoirienne du 28 octobre : Lutte contre le cancer, justice et opposition, les grands dossiers qui font la une de la presse

La presse ivoirienne de ce mercredi 28 octobre 2026 revient sur deux grands sujets d’actualité notamment les efforts engagés dans la lutte contre le cancer, ainsi que les tensions autour de la justice et les appels au dialogue politique.

Lutte contre le cancer : des avancées saluées, des défis toujours présents

La lutte contre le cancer s’impose comme l’un des principaux sujets de la presse ivoirienne. Dans ses colonnes, Fraternité Matin revient sur le bilan dressé par le chef de l’État et souligne une évolution encourageante à travers cette formule : « Les chances de survie s’améliorent ». De son côté, Le Patriote affiche son optimisme avec une manchette enthousiaste, « Que de progrès ! », tout en relayant un message présidentiel clair : « les ressources financières ne doivent plus être un obstacle ».

Au-delà de ces avancées, la transformation du système de santé reste au cœur des préoccupations. Le Jour Plus consacre sa une à la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de traitement des cancers. L’Expression met pour sa part en avant la détermination réaffirmée des autorités, tandis que Le Mandat insiste sur la volonté d’accompagner les populations les plus fragiles.

Sur le terrain, la sensibilisation et le dépistage prolongent cette dynamique. Dans la continuité des actions menées pendant Octobre rose, La Voie originale met en exergue l’engagement de Bessé Dominique, qui a réuni « plus d’une centaine de femmes » pour une campagne gratuite de dépistage du cancer du sein. De son côté, Le Rassemblement consacre un titre évocateur au Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO) : « Si le CNRAO n’avait pas existé… » Une manière de placer cette structure au centre du débat sur la prise en charge des cancers.

 

Justice et pluralisme politique : l’opposition au cœur des débats

L’actualité politique occupe également une place importante dans les colonnes des journaux, notamment à travers les interrogations sur le fonctionnement de la justice et la situation des partis d’opposition. Le Nouveau Réveil reprend une analyse du Monde Afrique qui décrit une « scène politique cadenassée ». Le journal met notamment en avant le PDCI-RDA et le PPA-CI, qu’il présente comme étant « régulièrement dans le viseur de la justice ».

Le ton se durcit dans Notre Voie, qui titre : « Le monde découvre le vrai visage d’Alassane Ouattara ». Le quotidien dépeint une Côte d’Ivoire « enfermée dans la justice des vainqueurs » et donne un écho particulier aux déclarations de Simone Ehivet Gbagbo. Celle-ci évoque « près de 1500 personnes arrêtées pendant et après les élections de 2025 ».

La question du dialogue entre les acteurs politiques s’invite, elle aussi, dans le débat. Dans Le Quotidien d’Abidjan, Simone Ehivet Gbagbo lance un appel aux responsables du nouvel organe électoral, les exhortant à « ouvrir sans délai un véritable dialogue avec l’opposition ». Le journal relaie également la position d’Assalé Tiémoko, qui défend le droit à l’opposition en affirmant que « l’opposition n’est pas un délit ».

Parallèlement, Générations Nouvelles met Guillaume Soro en avant, en associant son actualité aux problématiques de l’orpaillage illégal, de la corruption et des détournements. Au PPA-CI, L’Inter s’intéresse au Pacte social à travers un entretien avec Jean-Gervais Tchéidé, dans le contexte de la sortie du RHDP. De son côté, La Voie originale s’attarde sur les réajustements opérés par la Haute Direction du parti dans le cadre de sa stratégie de reconquête du territoire.

Bingerville : la mairie lance des contrôles sur les tarifs des Gbakas et menace les contrevenants

Après l’accord conclu le 19 octobre 2026 entre la municipalité, les syndicats et les transporteurs, les autorités municipales de Bingerville passent à l’action pour faire respecter les prix des trajets en Gbakas. Depuis le lundi 26 octobre, les autorités municipales contrôlent les tarifs sur le terrain et menacent les transporteurs récalcitrants d’immobiliser leurs véhicules ou de leur interdire l’accès à la commune.

À Bingerville, la municipalité entend mettre fin aux éventuels dépassements de tarifs dans le transport par Gbakas. Une semaine après l’adoption de nouveaux prix, les autorités locales ont engagé une opération de contrôle afin de s’assurer de leur application effective et de préserver le pouvoir d’achat des usagers.

Conduite le lundi 26 octobre par le quatrième adjoint au maire chargé du Transport, Diomande Mamadou Dibo, en collaboration avec les responsables du secteur et les syndicats, cette initiative vise à faire respecter les engagements pris par les transporteurs lors des discussions avec la mairie.

Trois tarifs fixés selon les destinations

Le 19 octobre 2026, la municipalité, les syndicats et les transporteurs ont conclu un accord fixant les nouveaux tarifs des trajets en Gbakas.
Les échanges ont notamment réuni Diomande Mamadou Dibo et le président des transporteurs, Berthé Daouda. Trois tarifs ont été retenus en fonction des destinations au départ de la Nouvelle gare :

  • 200 FCFA pour le trajet Nouvelle gare–Fêkessé ;
  • 300 FCFA pour la liaison Nouvelle gare–Nouveau Goudron ;
  • 500 FCFA pour le parcours Nouvelle gare–Djambé.

 

Avec cette grille tarifaire, la mairie ambitionne de faciliter les déplacements des habitants et de réduire les dépenses quotidiennes consacrées au transport. Le député-maire Issouf Doumbia, dit Dougou, s’est engagé à veiller au respect strict des prix convenus. Pour donner une portée concrète à cette mesure, la municipalité a décidé de renforcer la surveillance sur le terrain. Les contrôles engagés doivent permettre de repérer les éventuels manquements et de prévenir les pratiques tarifaires contraires à l’accord conclu avec les professionnels du transport.

Les autorités préviennent que les transporteurs qui ne respecteront pas les prix établis s’exposent à des sanctions. Celles-ci peuvent notamment prendre la forme d’une immobilisation des véhicules concernés ou d’une interdiction d’accès au territoire communal de Bingerville, conformément aux dispositions applicables.

Ballon d’Or 2026 : Yan Diomandé classé 5e meilleur jeune joueur au monde

Le jeune international ivoirien Yan Diomandé s’est illustré lors de la cérémonie du Ballon d’Or 2026, en terminant à la cinquième place du classement masculin des meilleurs jeunes talents. Une distinction saluée par la Fédération Ivoirienne de Football (FIF).

Le football ivoirien était à l’honneur lors de la cérémonie du Ballon d’Or 2026, organisée le lundi 26 octobre. À seulement 19 ans, Yan Diomandé a décroché la cinquième place mondiale dans la catégorie du meilleur jeune talent masculin, confirmant sa présence parmi les espoirs les plus remarqués du football international.

L’international ivoirien figure ainsi dans le top 5 de cette catégorie, dominée par l’Espagnol Lamine Yamal, sacré lauréat. Il devance notamment, dans ce classement, Pau Cubarsí, son compatriote espagnol, le Français Warren Zaïre-Emery et l’Allemand Lennart Karl, qui complètent le groupe des cinq premiers aux côtés du vainqueur et du représentant ivoirien. La Fédération Ivoirienne de Football a tenu à féliciter le joueur de 19 ans :

« L’international ivoirien Yan Diomandé a terminé à la 5e place mondiale dans la catégorie du meilleur jeune talent masculin, à l’issue de la cérémonie du Ballon d’Or 2026, tenue le lundi 26 octobre. Le jeune Éléphant se classe derrière l’Espagnol Lamine Yamal, vainqueur du trophée, son compatriote Pau Cubarsí, le Français Warren Zaïre-Emery et l’Allemand Lennart Karl. Cette distinction témoigne de la reconnaissance du talent et du potentiel de Yan Diomandé sur la scène internationale. Une performance encourageante pour le jeune international ivoirien, qui porte haut les couleurs de la Côte d’Ivoire. »

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Assalé Tiémoko interpelle le RHDP : « Laissons de côté les menaces et faisons la bataille des idées »

Dans une déclaration au ton ferme, Assalé Tiémoko Antoine défend le droit de critiquer le pouvoir et dénonce les pressions qu’il affirme subir depuis qu’il s’attaque à la gouvernance du RHDP. S’appuyant sur son expérience passée au sein de la presse d’opposition au régime de Laurent Gbagbo, il appelle à privilégier le débat d’idées plutôt que les menaces et les intimidations.

« L’opposition n’est pas un délit. »

C’est autour de cette conviction qu’Assalé Tiémoko Antoine construit sa prise de position. Dans son message, il rappelle que la critique du pouvoir constitue, selon lui, un exercice normal de la démocratie et affirme vouloir continuer à dénoncer les insuffisances de la gouvernance, quel que soit le parti au pouvoir.

Pour étayer son propos, il revient sur son parcours journalistique entre mars 2009 et juillet 2011, période durant laquelle il a travaillé pour Le Nouveau Réveil, un journal proche du PDCI, alors membre du RHDP. Il affirme avoir publié de nombreux articles critiques à l’égard du régime de Laurent Gbagbo, notamment sur la hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires, les délestages électriques, les difficultés de transport, la corruption et la marche des femmes de Yopougon contre la faim.

Assalé Tiémoko souligne qu’à cette époque, ses articles, analyses et pamphlets étaient appréciés par des responsables et sympathisants du RDR. Il déplore aujourd’hui ce qu’il considère comme un changement d’attitude à l’égard de la critique politique, estimant que des prises de position autrefois saluées sont désormais perçues comme des attaques contre le pouvoir.

 

Assalé Tiémoko dénonce les pressions après ses critiques du pouvoir

Le journaliste et homme politique affirme que ses critiques de la gouvernance du RHDP déclenchent régulièrement des réactions hostiles. Il évoque la mobilisation de cybermilitants, les interventions de responsables du parti et les prises de position de certains intellectuels qu’il accuse de réclamer son emprisonnement ou de lui demander des excuses.

Il dénonce également la multiplication de débats sur TikTok consacrés à sa personne, affirmant que certains espaces de discussion semblent désormais tourner autour de son nom. Avec une pointe d’ironie, il reconnaît que cette attention permanente peut être flatteuse, avant de rappeler ce qu’il considère comme l’essentiel : le droit d’un opposant à exprimer librement ses critiques. Pour Assalé Tiémoko, la mission d’une opposition consiste précisément à dénoncer les insuffisances du pouvoir en place et à proposer une autre voie aux citoyens lors des élections. Il estime que cette démarche relève du fonctionnement normal de la démocratie, sauf à considérer que celle-ci aurait été suspendue.

« Je suis resté le même. Seul le pouvoir a changé de camp »

Dans son argumentaire, Assalé Tiémoko établit un parallèle entre les critiques formulées autrefois contre le régime Gbagbo et celles qu’il adresse aujourd’hui au RHDP. Il rappelle que le RDR, puis le RHDP, ont eux-mêmes exercé une opposition politique entre 1994 et 2010. Il affirme ainsi vouloir poursuivre le même engagement, indépendamment de l’identité du parti au pouvoir. « Je suis resté le même. Seul le pouvoir a changé de camp », soutient-il, résumant sa position par la volonté de défendre le bien-être de l’ensemble des Ivoiriens.

Il fait également référence à l’appel du président Alassane Ouattara en faveur de l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs politiques. À ses yeux, son engagement dans le débat public s’inscrit dans cette perspective. Il insiste sur les moyens qu’il dit utiliser pour porter ses convictions : « un stylo et des mots ».

 

Vie chère, corruption et éducation : les priorités qu’il veut remettre au centre du débat

Au-delà de sa défense personnelle, Assalé Tiémoko appelle ses contradicteurs à déplacer la confrontation vers les problèmes quotidiens des populations. Il cite notamment la cherté de la vie, la corruption, les conséquences environnementales de l’orpaillage et les difficultés du système éducatif. Sur ce dernier point, il évoque les faibles performances d’une majorité d’enfants en mathématiques, en lecture et en écriture, qu’il présente comme le signe d’une crise silencieuse de l’éducation.

Pour lui, ces questions devraient occuper une place centrale dans les échanges politiques, plutôt que les attaques personnelles et les appels à des sanctions contre les voix critiques. Il invite ainsi les responsables et les militants du RHDP à privilégier la confrontation des idées et la discussion sur les solutions à apporter aux préoccupations des citoyens.

Un appel à une opposition libre et à l’alternance démocratique

En conclusion, Assalé Tiémoko plaide pour une opposition capable de s’exprimer sans crainte de menaces ou d’intimidations. Il estime qu’une démocratie ne peut fonctionner durablement avec une opposition silencieuse, mais nécessite au contraire des acteurs politiques libres de questionner l’action du gouvernement. Son message se termine sur une adresse directe aux responsables et aux militants du RHDP. Il les invite à envisager qu’ils puissent eux-mêmes se retrouver un jour dans l’opposition et à reconnaître, dès aujourd’hui, la nécessité de préserver un espace de critique politique.

Malgré la fermeté de son propos, Assalé Tiémoko conclut sur une note ironique et conciliante, affirmant son affection à l’égard de ses contradicteurs. Son message reste néanmoins centré sur une revendication essentielle : faire de la confrontation des idées, et non des menaces, le moteur du débat politique ivoirien.

Danané : l’église des Assemblées de Dieu de Gahiéville fermée après une manifestation contre le pasteur

À la suite d’une mobilisation de fidèles réclamant le départ du pasteur Kata Alexandre, le préfet de Danané, Vincent Hahoutou N’Guessan, a ordonné, dimanche 25 octobre 2026, la fermeture temporaire de l’église des Assemblées de Dieu de Gahiéville. Au cœur de la contestation : le non-respect présumé d’une décision de mutation et des accusations de division au sein de la communauté religieuse.

 À Gahiéville, l’église annexe restera fermée jusqu’à nouvel ordre, conformément à la décision prise par le préfet du département, Vincent Hahoutou N’Guessan. Cette mesure intervient au lendemain d’un rassemblement de fidèles venus réclamer le départ du pasteur Kata Alexandre, dont le maintien dans la localité suscite une vive contestation.

 

Une mutation contestée au cœur de la crise

Affecté à Grand-Zattry par le bureau national des Assemblées de Dieu lors de la pastorale de juillet 2026, le pasteur Kata Alexandre n’a toujours pas rejoint son nouveau poste. En service à Danané depuis 2004, il se retrouve ainsi au centre d’un différend qui oppose une partie des fidèles à leur responsable religieux.

Pourtant, son successeur, le pasteur Dja Hervé, est déjà présent dans la ville depuis deux mois. Il exerce à l’église mère du quartier Gningleu, aux côtés du pasteur Guy Kada. Pour les manifestants, l’heure est désormais à l’application de la décision de mutation prise par les instances nationales de leur confession. La mobilisation a réuni des fidèles issus de plusieurs paroisses de Danané sur le site de l’église annexe de Gahiéville. Munis de pancartes, les protestataires ont affiché leur opposition au maintien du pasteur.

« Kata va à Zatry », « Kata va où le Seigneur t’envoie » et « Nous fatigués de la division » figuraient parmi les messages visibles lors du rassemblement.

Au-delà de la question de la mutation, les manifestants dénoncent un climat de division qu’ils jugent préjudiciable à la vie de l’église. Certains messages évoquaient notamment des séparations de couples et la montée de la haine au sein de la communauté. Les protestataires affirment également avoir saisi le bureau national par l’intermédiaire de la structure régionale, sans obtenir de réponse. Face à ce qu’ils considèrent comme une absence de solution, ils réclament désormais l’exécution de la décision d’affectation.

 

Des accusations contre le pasteur, sans réponse de l’intéressé

Les griefs exprimés par les manifestants dépassent le seul refus présumé de rejoindre le nouveau poste. « Qu’il soit affecté ou pas, on ne veut plus de lui à Danané. Il a divisé l’église », a déclaré Doya Pierre, l’un des protestataires.

De son côté, Deli Benoît reproche au pasteur de privilégier certains fidèles au détriment d’autres groupes. Mangbli Odette l’accuse, pour sa part, d’entretenir des relations conflictuelles avec des membres de la communauté dan et de s’être approprié des biens de l’église, notamment des terrains, une maison, un champ et une école. Ces accusations, formulées par les manifestants, n’ont pas pu être confrontées à la version du pasteur Kata Alexandre dans les informations recueillies sur place.

Alertée, la police s’est rendue sur les lieux sur instruction du préfet. Les deux camps ont ensuite été conduits au commissariat pour être entendus sur les circonstances du différend. À l’issue des auditions, le commissaire, en contact avec le président régional des Assemblées de Dieu, a décidé de confier le dossier à ce responsable religieux. Cette orientation a été prise à la demande d’un émissaire de la région et conformément aux instructions du préfet.

Primud 2026 : Didi B répond à Molare avec « Souh » et relance la polémique autour de sa maison remportée en 2023

Le retrait de Didi B du Primud 2026 continue de faire réagir dans le milieu musical ivoirien. Après l’annonce du promoteur Molare, le rappeur a choisi de répondre à sa manière, en dévoilant un nouveau single intitulé « Souh ». Derrière cet hommage aux DJ ivoiriens se glisse également un message adressé au promoteur du Prix des musiques urbaines et du divertissement, qui pourrait éclairer les raisons de son retrait.

L’absence de Didi B parmi les candidats du Primud 2026 a été révélée par Molare, promoteur de cette cérémonie dédiée aux musiques urbaines et au divertissement. Lors du lancement de cette nouvelle édition, dimanche soir à Abidjan, l’annonce a suscité des réactions et alimenté la polémique.

Molare a indiqué respecter la décision de l’artiste, tout en laissant entrevoir la possibilité d’un retour lors des prochaines éditions. Face aux interrogations suscitées par cette révélation, Didi B a rapidement pris la parole sur sa page Facebook.

Son message, « RDV à minuit. Cc mon vié Molare chou », a attisé la curiosité des internautes, impatients de découvrir ce que le rappeur préparait.

« Souh » : une réponse musicale qui intrigue les fans

À l’heure annoncée, Didi B a publié un lien YouTube accompagné d’une légende brève : « Souh ». Cette expression, bien connue en Côte d’Ivoire et souvent employée pour narguer, a donné le ton de cette réponse. Le lien renvoyait vers un nouveau single, présenté comme un remix de « Petit Mouton », un titre de DJ Mackenzie en featuring avec Erickson Le Zulu, qui a marqué les années 2000, aux débuts du coupé-décalé.

Pour cette nouvelle version, Didi B s’est associé à Deejay Yvess. À travers ce morceau, l’artiste entend rendre hommage aux disc-jockeys ivoiriens, à quelques semaines du Primud, une cérémonie étroitement liée à l’histoire du coupé-décalé et à ses acteurs. Dans ce titre, Didi B n’a pas oublié Molare, qu’il présente comme l’un des pionniers du coupé-décalé. Le rappeur lui adresse un hommage en reconnaissance de sa contribution à la promotion de ce mouvement musical. Mais c’est surtout le message prononcé à la fin de la chanson qui retient l’attention :

« Vié père Molare, ça c’est un Big up à toi parce que tu es un chef du coupé décalé, mais j’attends la maison du Primud. »

Cette déclaration pourrait apporter un éclairage sur les raisons du retrait de Didi B de l’édition 2026. L’artiste semble ainsi rappeler qu’il attend toujours la remise de la maison remportée après son sacre au Primud d’Or 2023.

Au-delà de l’aspect musical de « Souh », le message adressé à Molare remet sur le devant de la scène la question de la maison associée à la victoire de Didi B au Primud d’Or 2023. Si le rappeur ne détaille pas davantage les circonstances de son retrait dans les éléments évoqués, sa déclaration laisse entendre que la remise de ce bien reste une attente importante pour lui.

Pièces de 500 FCFA : la BCEAO rappelle leur acceptation obligatoire et met en garde contre les refus

Face au refus signalé de certaines personnes d’accepter les pièces de 500 FCFA, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) rappelle que les billets et pièces qu’elle émet doivent être acceptés dans les transactions. L’institution précise que tout refus constitue une infraction passible de sanctions et rappelle les modalités d’échange des espèces détériorées.

La BCEAO tire la sonnette d’alarme face aux réticences de certaines personnes à accepter les pièces de 500 FCFA. Dans un communiqué, la BCEAO rappelle que les billets et les pièces de monnaie qu’elle émet circulent dans les États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) et que tous les acteurs économiques doivent les accepter comme moyens de paiement.

Cette obligation concerne l’ensemble des transactions entre les acteurs économiques, notamment les vendeurs de biens et de services ainsi que les créanciers. La Banque centrale souligne que le refus d’accepter un billet ou une pièce de monnaie de son émission constitue une infraction sanctionnée conformément aux textes en vigueur.

Au-delà de ce rappel, la BCEAO apporte des précisions sur les possibilités offertes aux détenteurs d’espèces endommagées. La BCEAO échange gratuitement à ses guichets les billets mutilés ou déchirés ainsi que les pièces de monnaie lisses ou altérées. Pour permettre au public de disposer d’informations fiables sur les billets et pièces de monnaie qu’elle émet, la Banque centrale invite également les usagers à consulter son site officiel, www.bceao.int, chaque fois que nécessaire.

Revue ivoirienne du 27 octobre : cherté de la vie, procédures judiciaires visant l’opposition et débat sur la commune du Plateau Dominent les Unes

La presse ivoirienne de ce mardi accorde une place importante à la cherté de la vie, parallèlement, les procédures judiciaires visant des responsables de l’opposition et la controverse autour de la suppression de la commune du Plateau ainsi que la mise en garde de la BCEAO alimentent les unes des journaux.

 

Cherté de la vie : le débat s’invite sur le terrain politique

Au-delà des questions agricoles et alimentaires, la vie chère continue d’occuper l’espace médiatique. Le Quotidien d’Abidjan revient sur la marche organisée contre la hausse du coût de la vie et critique ce qu’il présente comme une application variable de la notion de trouble à l’ordre public par le régime. Le quotidien choisit cependant de consacrer sa manchette au rapport 2025 de la Cour des comptes, donnant ainsi une place centrale à la question du contrôle des finances publiques dans son traitement de l’actualité.

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Gbagbo, Thiam et plusieurs cadres politiques au centre de l’attention judiciaire

Le climat politique est également marqué par les interrogations autour des procédures judiciaires visant des responsables de l’opposition. L’Inter consacre sa une aux différentes possibilités qui s’offriraient à Laurent Gbagbo et à Thiam, à travers le titre « les 3 options qui s’offrent à Gbagbo et Thiam ». De son côté, Dernière Heure revient sur la situation d’Ezaley, de M’Bia et d’Aziz Thiam, présentés comme étant tous sous contrôle judiciaire. Le journal fait état de 17 chefs d’accusation visant ces cadres du PDCI et dénonce, dans son traitement du dossier, une criminalisation de l’opposition.

Les convocations successives de responsables politiques suscitent aussi des interrogations dans les colonnes de Notre Voie. Le quotidien se demande si cette multiplication des convocations ne contribue pas à détourner l’attention de l’affaire dite de Koumassi-campement. Sur un autre registre, La Voie originale présente Laurent Gbagbo comme une référence politique pour le RDR/RHDP. Le Jour Plus, quant à lui, annonce que la rupture entre le FPI et le mouvement Démocratie et valeurs est désormais consommée.

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Suppression de la commune du Plateau : une controverse qui divise

La question de la suppression de la commune du Plateau constitue un autre sujet de débat dans la presse. Le Nouveau Réveil juge cette polémique infondée et interroge les motivations de ceux qui la portent, en posant une question liée au résultat électoral du RHDP : le débat sur la suppression aurait-il eu lieu si le parti avait remporté la victoire ? Soir Info donne, pour sa part, la parole à un résident désireux de voir cette controverse prendre fin. Le quotidien choisit néanmoins de placer en manchette un fait divers survenu à Cocody, où un homme a été retrouvé pendu dans un jardin.

Enfin, Le Mandat attire l’attention sur une mise en garde de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le journal rapporte que l’institution entend sévir face au refus d’utiliser la pièce de 500 FCFA.

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Ballon d’Or 2026 : Harry Kane sacré, découvrez le palmarès complet de la cérémonie

La 70ᵉ édition du Ballon d’Or France Football a consacré Harry Kane, vainqueur du trophée masculin, et Alexia Putellas, récompensée chez les femmes. Présentée par Thierry Henry et Kate Scott, la cérémonie a également distingué plusieurs figures du football mondial, des jeunes talents aux entraîneurs, en passant par les clubs et les joueurs engagés dans des actions sociales.

L’attaquant anglais Harry Kane a décroché le Ballon d’Or masculin 2026, s’imposant comme l’une des figures majeures de cette édition. Sa distinction a été accompagnée d’une deuxième récompense individuelle : le trophée Gerd Müller, qui honore le meilleur buteur. Chez les femmes, l’Espagnole Alexia Putellas a remporté le Ballon d’Or féminin. Le trophée Gerd Müller féminin a, quant à lui, été attribué à la Mexicaine Charlyn Corral.

 

Lamine Yamal et Vicky López récompensés parmi les jeunes talents

La relève du football mondial a également été mise à l’honneur. Le trophée Kopa, consacré aux jeunes talents, est revenu à Lamine Yamal dans la catégorie masculine et à Vicky López chez les femmes. Les gardiens ont eux aussi reçu leurs distinctions. L’Espagnol Unai Simón a remporté le trophée Yachine masculin, tandis que sa compatriote Cata Coll a été récompensée dans la catégorie féminine.

Le PSG et le FC Barcelone distingués

Les récompenses collectives ont consacré deux grands noms du football européen. Le Paris Saint-Germain a été désigné club masculin de l’année, tandis que le FC Barcelone a obtenu la distinction équivalente chez les femmes. Les entraîneurs ont également été récompensés pour leur travail. Luis de la Fuente a remporté le prix réservé aux entraîneurs masculins, alors que Pere Romeu a été distingué dans la catégorie féminine.

Bukayo Saka récompensé pour son engagement social

Au-delà des performances sportives, le palmarès a mis en avant l’engagement humanitaire. L’Anglais Bukayo Saka a reçu le prix Sócrates, une distinction qui récompense les initiatives sociales et humanitaires. Cette récompense rappelle que la cérémonie ne se limite pas aux résultats sur le terrain, mais valorise également l’implication des personnalités du football dans des actions au service de la société.

Aux côtés de Kate Scott, Thierry Henry a assuré la présentation de cette 70ᵉ édition du Ballon d’Or France Football. La cérémonie a réuni joueurs, joueuses, entraîneurs et clubs autour de distinctions couvrant l’ensemble du football masculin et féminin.

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Air Côte d’Ivoire : des perturbations temporaires sur les vols régionaux en raison d’opérations de maintenance

Air Côte d’Ivoire annonce des perturbations temporaires de son programme de vols régionaux. Dans un communiqué publié le 26 octobre 2026 à Abidjan, la compagnie explique que plusieurs appareils de sa flotte sont immobilisés pour des opérations de maintenance, dont un avion endommagé à la suite d’un impact aviaire survenu à Bamako le 23 octobre.

Selon la direction générale de la compagnie, ces immobilisations résultent d’opérations de maintenance actuellement en cours. Parmi les aéronefs concernés figure un appareil ayant subi un impact aviaire lors d’un vol à Bamako, le vendredi 23 octobre 2026. Cette situation réduit temporairement la disponibilité de la flotte et entraîne des irrégularités dans le programme des vols.

Face à ces difficultés opérationnelles, Air Côte d’Ivoire indique avoir engagé l’ensemble de ses ressources techniques et opérationnelles afin de rétablir son programme de vols dans les meilleurs délais. En attendant le retour à une situation normale, les passagers concernés seront contactés individuellement. La compagnie prévoit également de leur apporter un accompagnement adapté aux perturbations rencontrées.

Consciente des désagréments occasionnés par ces changements, la compagnie aérienne exprime ses regrets auprès de sa clientèle et remercie les voyageurs pour leur compréhension. Malgré les contraintes opérationnelles actuelles, Air Côte d’Ivoire réaffirme que la sécurité des passagers reste sa priorité absolue.

Air Côte d'Ivoire Officiel
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