UNJCI : Marie-Laure N’Goran élue présidente du Conseil exécutif

À l’issue de son 12ᵉ congrès électif tenu les 6 et 7 juin 2026 à la Maison de la Presse d’Abidjan, l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) a confié la présidence de son Conseil exécutif à la journaliste Marie-Laure N’Goran. 

Candidate de la liste « UNJCI Nouvelle Vision », elle a remporté le scrutin avec 244 voix sur 408 votants, soit 59,80 % des suffrages exprimés. Son principal adversaire, Stéphane Bahi, qui conduisait la liste « Ensemble pour une union forte et solidaire », a recueilli 161 voix, soit 39,46 %. Trois bulletins blancs ont également été comptabilisés.

Cette élection a constitué l’un des temps forts du 12ᵉ congrès électif de l’UNJCI, tenu autour du thème « Rassemblement et reconstruction ». Pendant deux jours, les professionnels des médias issus de diverses rédactions et structures de presse du pays ont échangé sur l’avenir de leur organisation et les défis du secteur.

Élue pour trois ans, Marie-Laure N’Goran dirigera les activités de l’UNJCI. Elle défendra les intérêts des journalistes et œuvrera au renforcement des compétences professionnelles. Elle encouragera également une presse libre, éthique et responsable.

 

Étienne Atta prend la tête du Conseil d’administration

Le congrès a également permis de renouveler les instances dirigeantes de l’organisation. Pour le Conseil d’administration, Étienne Atta a remporté l’élection avec 243 voix. Son adversaire, Tchê Bi Tchê, a obtenu 159 suffrages. L’élection de Marie-Laure N’Goran marque un tournant dans l’histoire de l’organisation. Pour la première fois depuis sa création en 1991, l’UNJCI confie sa direction à une femme.

Cette élection ouvre une nouvelle étape pour l’UNJCI. L’organisation poursuivra la défense des professionnels des médias. Elle continuera également à promouvoir la liberté de la presse en Côte d’Ivoire.

 

Sénégal : Ousmane Sonko réélu à l’unanimité à la présidence du PASTEF

Ousmane Sonko conserve les rênes du PASTEF. Réunis en congrès samedi à Diamniadio, près de Dakar, les 583 délégués représentant les sections nationales et la diaspora ont voté à l’unanimité pour son maintien à la présidence du parti qu’il a créé en 2014.

Cette réélection intervient quelques semaines après son limogeage du poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, le 22 mai dernier et son élection à la présidence de l’Assemblée nationale. Les résultats du vote ont été annoncés par Ngouda Mboup, chargé de superviser le scrutin lors du premier congrès du mouvement.

 

Un nouveau gouvernement sans le Pastef

Après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature, le président sénégalais a confié les rênes du gouvernement à Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Le nouveau chef du gouvernement a formé son équipe le 2 juin. Le PASTEF a toutefois choisi de boycotter cet exécutif. Plusieurs personnalités proches du pouvoir ainsi que d’anciens membres du parti figurent néanmoins dans la nouvelle équipe gouvernementale. Malgré les tensions politiques, Ousmane Sonko a écarté l’idée d’une chute immédiate du gouvernement. Le 2 juin, il a assuré que son parti ne déposerait pas de motion de censure contre l’exécutif.

« Si PASTEF le veut, dans 72 heures, ce gouvernement peut tomber. Mais nous ne le censurerons pas. Nous allons les accompagner »

, a-t-il déclaré. Le PASTEF dispose pourtant d’une majorité écrasante à l’Assemblée nationale avec 130 sièges sur 165. Cette position lui permettrait, à tout moment, de déposer une motion de censure et de renverser le gouvernement. D’anciens parlementaires rappellent également que le gouvernement pourrait être mis en difficulté lors de la présentation de sa déclaration de politique générale, dont la date n’a pas encore été fixée.

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De son côté, le président Bassirou Diomaye Faye conserve plusieurs leviers institutionnels. En cas de censure, il pourrait nommer un nouveau gouvernement. La Constitution lui permet également, dans certaines circonstances, de recourir aux pouvoirs exceptionnels prévus par son article 52. Cette disposition ouvre la voie à une gouvernance par ordonnances pendant une période de trois mois, sans passage préalable devant l’Assemblée nationale.

Orpaillage clandestin : un orpailleur burkinabè décapité, sa tête emportée par son agresseur

La localité de Brou-Akpaoussou, située dans la sous-préfecture d’Andé (région du Moronou), a été frappée par un acte d’une barbarie rare. Mercredi 3 juin 2026, en fin d’après-midi, un jeune orpailleur clandestin burkinabè a été assassiné et décapité par un individu armé d’une machette. L’auteur du crime, dont l’identité et les mobiles restent inconnus, a emporté la tête de sa victime, plongeant la communauté dans la stupeur et l’incompréhension.

Le drame a eu lieu dans une zone de brousse près de Brou-Akpaoussou. L’orpaillage clandestin y est présent depuis des années. La victime avait une vingtaine d’années. Elle revenait d’un site d’orpaillage illégal. Un compatriote burkinabè l’accompagnait. Il était arrivé récemment du Burkina Faso. Les deux hommes, après une journée de travail, cherchaient un nouvel emplacement à exploiter dès le lendemain.
C’est lors de cette prospection que leur chemin a croisé celui d’un homme muni d’une machette. Sans méfiance, ils ont cru avoir affaire à un simple paysan rentrant de son champ. Une erreur d’appréciation qui s’est révélée tragique.

 

Une attaque foudroyante et une fuite désespérée

D’après le témoignage du compagnon de la victime, ce dernier marchait quelques mètres devant son ami lorsque des cris déchirants ont retenti. En se retournant, il a vu l’agresseur porter des coups de machette violents à son compagnon. Terrifié, il a pris la fuite en direction du village, hurlant pour alerter les habitants. À son arrivée à Brou-Akpaoussou, il a relaté les circonstances de l’agression, mais l’obscurité et les conditions de sécurité ont empêché une intervention immédiate.

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Ce n’est que le lendemain, jeudi 4 juin, qu’un groupe d’habitants, accompagné du témoin, s’est rendu sur les lieux. Le corps sans vie de l’orpailleur gisait dans la brousse. Les villageois ont alors découvert avec horreur que le meurtrier avait décapité la victime et emporté sa tête. Cette découverte a provoqué une onde de choc au sein de la population locale, déjà préoccupée par l’insécurité et les conséquences de l’orpaillage clandestin.

Sous une pluie battante, les villageois ont évacué le corps vers Bongouanou pour les besoins de l’enquête et des formalités médico-légales. Les gendarmes se sont également rendus sur place avec le compagnon du défunt pour recueillir son témoignage et approfondir les investigations. À ce stade, les circonstances exactes du crime et les motivations de l’auteur restent inconnues. Les autorités ont ouvert une enquête pour éclaircir cette affaire. Le dossier suscite de nombreuses interrogations dans la région du Moronou. Il provoque également une profonde indignation au sein des populations locales.

Le jeune burkinabé décapité
© Le jeune burkinabé décapité

Déguerpissements à Abidjan : le COJEP critique une méthode coercitive et réclame la concertation

Dirigé par Charles Blé Goudé, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) a vivement réagi aux opérations de déguerpissement menées dans plusieurs quartiers du district autonome d’Abidjan. Le mouvement politique dénonce une approche qu’il qualifie de répressive dans la conduite de ces opérations.

Dans un communiqué daté du 4 juin 2026 et signé par son porte-parole, Me Serge Ouraga, le parti dénonce une gestion des opérations qui privilégierait, selon lui, l’usage des bulldozers au détriment du dialogue et de la justice sociale. Le COJEP affirme que ces démolitions ont déjà touché de nombreuses familles contraintes de quitter leurs habitations. Il évoque une situation de grande précarité pour plusieurs catégories sociales, notamment des femmes, des enfants, des personnes âgées et des travailleurs modestes. Selon le mouvement, ces populations se retrouvent aujourd’hui sans solution de relogement après les opérations de déguerpissement.

 

Entre nécessité urbaine et interrogations politiques

Tout en reconnaissant le droit de l’État à organiser l’espace urbain et à sécuriser les zones à risque, le COJEP s’interroge sur la méthode employée. Le parti estime que les conditions d’exécution de ces opérations méritent davantage de réflexion. Il interroge notamment la pertinence de démarches qui, selon lui, placent certaines populations dans une grande détresse sociale. Le mouvement politique pointe également des insuffisances dans la gouvernance urbaine. Il rappelle que plusieurs quartiers concernés se sont développés progressivement, parfois avec une présence prolongée des autorités administratives. Pour le COJEP, il est difficile de justifier la déclaration soudaine d’irrégularité de zones occupées et tolérées depuis plusieurs années.

Le parti rejette l’idée selon laquelle les habitants seraient les seuls responsables de cette situation. Il évoque plutôt un manque de planification et une insuffisance dans la gestion de l’urbanisation. Selon lui, les erreurs de gouvernance doivent également être prises en compte dans l’analyse du problème foncier à Abidjan.

Le communiqué souligne enfin le contexte dans lequel interviennent ces déguerpissements. Le COJEP évoque la saison des pluies ainsi que la période des examens scolaires et universitaires. Le parti estime que ces conditions aggravent la vulnérabilité des familles touchées, exposées aux intempéries, aux maladies et aux difficultés scolaires.

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Le COJEP appelle les autorités à privilégier une approche basée sur le dialogue avec les populations concernées. Il plaide pour un développement urbain construit de manière participative. Pour le parti, la transformation des villes doit se faire « avec les populations et au bénéfice des populations ».

 

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MC One en concert à Abidjan : un show marqué par des messages de réconciliation et de soutien

Tenue le samedi 6 juin 2026, la prestation de MC One a transformé l’esplanade du Palais de la Culture de Treichville en scène de grand spectacle. Le public, venu en nombre, a assisté à un enchaînement de performances scéniques, d’apparitions d’invités et de prises de parole symboliques.

Moment fort de la soirée, l’annonce d’un potentiel featuring avec Kedjevara a suscité une forte réaction du public. Cette révélation est intervenue lorsque Le Molare a rejoint MC One sur scène, donnant une dimension particulière à la séquence.

Un appel à la réconciliation sur scène

Face aux spectateurs, MC One a exprimé son souhait de réunir plusieurs figures du milieu musical. Il a évoqué la possibilité d’une collaboration avec Kedjevara, en présence de Le Molare, qu’il considère comme un mentor. Dans son intervention, il a insisté sur l’importance de répondre aux attentes du public ivoirien, qui espère voir ces artistes réunis autour d’un projet commun. En réponse, Le Molare a adopté un ton à la fois bienveillant et pédagogique. Il a encouragé MC One à privilégier la musique et à éviter les tensions. Il a également affirmé sa volonté de contacter lui-même Kedjevara. Cela viserait à faciliter un éventuel rapprochement entre les deux artistes.

Le public présent a largement salué cette prise de parole. Il a longuement applaudi l’échange entre les deux artistes. L’atmosphère du concert s’est renforcée, mêlant émotion et espoir d’apaisement. Outre Le Molare, plusieurs artistes ont également marqué leur présence, notamment Jr La Melo, Piment Sucré et Nyerky, venus témoigner leur soutien à MC One.

 

Un spectacle entre nostalgie et hommage

Sur scène, MC One a livré une prestation en deux temps, revisitant ses titres phares depuis ses débuts tout en intégrant des moments d’improvisation. Il a notamment rendu hommage à DJ Kedjevara à travers une performance dédiée. Le chanteur a également partagé la scène avec plusieurs membres de son entourage. Sa mère, que l’on présente comme servante de Dieu, est montée sur scène et a délivré un message d’évangélisation. Ses petites sœurs ont aussi rejoint la scène et ont partagé ce moment familial.. Il a aussi convié ses proches et membres de la « Team Ingratitude », ainsi que les personnes impliquées dans l’organisation du spectacle.

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Ce concert s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions entre MC One et son ancien producteur DJ Kedjevara. L’événement a été organisé de manière spontanée, à la suite d’une série de désaccords publics. Lors d’un échange sur les réseaux sociaux, MC One avait évoqué des difficultés dans sa carrière, qu’il attribuait en partie à son ancien label. DJ Kedjevara avait reconnu certaines erreurs, tout en affirmant avoir tenté de faire revenir son ancien protégé au sein de « 18 Avril Prod ».

Les échanges entre les deux artistes sont devenus plus tendus. Cette situation a alimenté une polémique largement suivie par le public. Dans ce contexte, une mobilisation s’est organisée autour du concert. L’événement a été présenté comme une étape de relance pour MC One.

Koumassi Campement : enquête sur un déguerpissement qui met en cause un opérateur économique

Dans le quartier Houphouët-Boigny, dit « Campement », une opération de déguerpissement accompagnée de démolitions est en cours depuis la matinée du mercredi 3 juin 2026. Face aux nombreuses réactions suscitées, la mairie de Koumassi a réagi par voie de communiqué. Elle entend ainsi clarifier l’origine de cette intervention auprès de l’opinion publique.

Dans le quartier concerné, les engins ont procédé à la destruction de plusieurs habitations dans un climat de forte émotion. Selon les autorités, cette action s’inscrit dans un cadre strictement judiciaire, malgré les nombreuses interrogations soulevées par les riverains.

 

La mairie se défend de toute initiative

Dans sa communication officielle, la direction de la mairie de Koumassi a tenu à clarifier sa position. L’institution municipale rejette toute implication directe et affirme que l’opération ne relève pas de son initiative. Selon le communiqué, la procédure découle de l’exécution d’une décision de justice obtenue par un opérateur économique privé, Alloui Brou Jacques, dans le cadre d’un litige foncier portant sur la parcelle concernée. Cette décision lui permettrait de faire valoir ses droits sur le terrain occupé depuis plusieurs années.

Les autorités municipales indiquent également que l’opération repose sur des documents juridiques en règle, notamment une grosse exécutoire et les pièces judiciaires nécessaires à l’exécution de la décision rendue par les juridictions compétentes. Elles estiment que l’intervention des services habilités respecte les dispositions légales en vigueur en Côte d’Ivoire. Face aux réactions suscitées par le déguerpissement, la mairie insiste sur la nécessité de distinguer les responsabilités administratives des décisions judiciaires. Elle rappelle ne pas être à l’origine de l’opération, tout en affirmant suivre son évolution avec attention.

Le maire de Koumassi, Narcisse Toussaint Balley, surveille de près la situation ainsi que ses conséquences sociales. L’édile se dit attaché à la préservation de la cohésion sociale, au respect du droit et au maintien de la sérénité au sein de la commune.

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Des habitants entre inquiétude et perte de logements

Sur le terrain, la démolition de plusieurs constructions a entraîné le déplacement de nombreux occupants. Les autorités défendent la légalité du processus. Les populations touchées dénoncent des difficultés de relogement. Elles évoquent également la perte de leurs biens. Cette situation relance le débat sur les questions foncières à Abidjan. La pression urbaine accentue les tensions dans les communes. Les enjeux immobiliers alimentent régulièrement des conflits d’occupation.

Dans ce contexte tendu, la mairie appelle les populations à la retenue et à la responsabilité. Elle invite les habitants à se référer uniquement aux informations officielles afin d’éviter la propagation de rumeurs susceptibles d’aggraver les tensions. Les autorités locales assurent rester mobilisées pour accompagner les différentes parties prenantes et préserver la cohésion sociale dans la commune de Koumassi.

Au-delà du cas présent, cette affaire met en évidence la complexité persistante des litiges fonciers en milieu urbain et, selon les autorités, la nécessité de renforcer la sensibilisation aux procédures légales d’acquisition et d’occupation des terrains.

 

Mairie de Koumassi
© Mairie de Koumassi

Abidjan / Déguerpissement de Koumassi Campement : zones d’ombre autour d’une opération qui soulève de nombreuses questions

À Koumassi Campement, le 3 juin 2026, des engins de démolition ont rasé plusieurs habitations sous les yeux des riverains, impuissants. Menée en pleine saison des pluies, l’opération a plongé des centaines de familles dans le sans-abrisme. Plusieurs jours après les faits, le commanditaire réel du déguerpissement et sa base juridique restent toujours inconnus.

Cette démolition éclair a rapidement provoqué une vive polémique. Au-delà de la détresse des populations touchées, l’affaire met en lumière un complexe litige foncier et soulève des interrogations sur la légalité de la procédure ayant conduit à l’expulsion des occupants.

Une décision de justice introuvable

L’entourage d’Alloui Brou Jacques, opérateur privé revendiquant une parcelle de 24 328 m², affirme que la justice a autorisé l’opération. Cependant, plusieurs médias n’ont retrouvé aucune trace de cette décision dans les bases de données judiciairesLe numéro de l’ordonnance, sa date de délivrance ainsi que la juridiction compétente n’ont pas été rendus publics. Cette absence de documentation alimente les interrogations sur la transparence de la procédure et sur la validité du fondement juridique invoqué pour justifier le déguerpissement.

Les zones d’ombre entourant cette opération sont renforcées par le passé judiciaire du dossier. En mars 2017, la Cour d’appel d’Abidjan avait ordonné le déguerpissement d’Alloui Brou Jacques de cette même parcelle. Quelques années plus tard, en juillet 2022, le Conseil d’État avait rejeté sa demande de suspension des procédures engagées contre lui.

Plus récemment, en décembre 2024, la haute juridiction administrative avait déclaré irrecevable un recours en annulation introduit par l’intéressé, en raison d’un dépassement des délais légaux. Ces décisions contrastent avec la rapidité de l’opération menée le 3 juin et alimentent les interrogations sur les circonstances ayant permis sa mise en œuvre.

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L’argument du péril imminent absent

Dans plusieurs opérations de déguerpissement menées à Abidjan, les autorités invoquent généralement le risque d’inondation ou le caractère dangereux des sites occupés. Or, selon les informations disponibles, Koumassi Campement n’avait fait l’objet d’aucune classification officielle comme zone à péril imminent. Aucun rapport technique ni aucune expertise publique n’auraient été présentés aux habitants avant l’arrivée des engins.

L’absence de mesures d’accompagnement a également suscité de nombreuses critiques. Les familles concernées affirment n’avoir bénéficié ni de solution de relogement temporaire ni d’assistance particulière malgré l’urgence de la situation. Autre conséquence relevée par les riverains, les gravats issus des démolitions encombrent désormais plusieurs canaux de drainage. Une situation qui pourrait accentuer les risques d’inondation pendant la saison des pluies.

Face à la controverse, la mairie de Koumassi a publié un communiqué pour préciser qu’elle n’était pas à l’origine de l’opération. La municipalité affirme avoir uniquement assisté à l’exécution d’une procédure judiciaire. Cette position ne suffit toutefois pas à apaiser les interrogations. Des organisations de la société civile réclament désormais la publication de l’ordre d’exécution ayant autorisé le recours à la force publique.

 

Une affaire aux multiples enjeux

Au-delà du seul cas de Koumassi Campement, cette affaire relance le débat sur la gestion des litiges fonciers à Abidjan. Elle met en évidence les défis liés à la transparence des procédures, à la protection des populations vulnérables et à la responsabilité des différents acteurs impliqués.

Alors que de nombreuses familles restent sans solution après la destruction de leurs logements, les regards se tournent désormais vers les autorités administratives et judiciaires, appelées à faire toute la lumière sur les conditions de cette opération qui continue de susciter indignation et incompréhension.

 

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Mondial 2026 : les Éléphants dévoilent une tenue 100 % ivoirienne signée Ibrahim Fernandez

À l’approche de la Coupe du monde 2026, les Éléphants ont levé le voile sur leurs tenues officielles de représentation. Imaginées par le styliste ivoirien Ibrahim Fernandez, ces créations célèbrent le patrimoine culturel et le savoir-faire local à quelques jours du début du tournoi, prévu du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Avant de défendre les couleurs nationales sur les terrains, les champions d’Afrique entendent également promouvoir l’élégance ivoirienne. Pour cette édition du Mondial, la sélection nationale arborera des tenues mêlant tradition, modernité et identité africaine.

Le tapa au cœur de la création

Pour habiller les Éléphants, Ibrahim Fernandez a choisi de mettre en avant le tapa, un textile emblématique du patrimoine ivoirien. La pièce maîtresse de la tenue est une veste à la coupe contemporaine, conçue dans ce pagne tissé local. Au dos de la veste figure une broderie représentant un éléphant, symbole de la sélection nationale et clin d’œil à l’identité du pays. Ce détail renforce le caractère unique de cette création pensée pour l’un des plus grands rendez-vous sportifs de la planète.

La tenue est complétée par un pantalon taille haute à la coupe italienne, apportant une touche d’élégance supplémentaire à l’ensemble. Le sac officiel a quant à lui été conçu par Aliwax, une marque ivoirienne reconnue pour son travail dans l’univers de la mode et des accessoires. À travers ces choix, la Fédération ivoirienne de football poursuit sa volonté de valoriser les talents locaux. Les Éléphants deviennent ainsi les ambassadeurs du « Made in Côte d’Ivoire » sur la scène internationale.

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Une continuité dans la promotion de la mode ivoirienne

Cette stratégie n’est pas une première. Lors de la Coupe d’Afrique des nations 2023, les tenues officielles de la sélection avaient déjà été confiées à la maison Elie Kwume. Le créateur avait alors proposé un ensemble associant une veste inspirée du style britannique à un pantalon à franges. La visibilité offerte par ces événements contribue à renforcer le rayonnement de la mode ivoirienne à l’international. La récente tenue portée par Aya Nakamura lors de son concert au Stade de France, réalisée avec la participation d’Ibrahim Fernandez, illustre également cette dynamique.

En s’envolant pour l’Amérique du Nord, les Éléphants emporteront avec eux bien plus qu’une simple tenue de représentation. Chaque pièce raconte une histoire, celle d’un pays fier de son patrimoine et de ses créateurs. Portés par l’espoir de toute une nation, les hommes d’Emerse Faé auront désormais pour mission de défendre les couleurs ivoiriennes sur les terrains du Mondial, tout en faisant rayonner la culture du pays à travers le monde.

 

Produits dépigmentants : l’AIRP dévoile des chiffres alarmants et intensifie la riposte

Face aux critiques portant sur l’efficacité de son action dans la lutte contre les produits cosmétiques à risque, l’Autorité Ivoirienne de Régulation Pharmaceutique (AIRP) sort de son silence. L’institution a présenté les résultats d’une vaste campagne nationale de contrôle et réaffirmé sa détermination à renforcer la protection de la santé publique.

Conduite entre octobre 2024 et mars 2025 sous l’égide du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, cette opération de déclaration volontaire a concerné les produits cosmétiques, les médicaments à base de plantes ainsi que les compléments alimentaires. Les actions de terrain de la Police sanitaire ont accompagné le processus afin d’en garantir la fiabilité.

Près de 12 000 produits passés au crible

Selon l’AIRP, l’enquête a permis d’analyser 11 849 produits recensés auprès de 1 140 établissements à travers le pays. Cette opération a permis à l’AIRP de constituer la base de données la plus complète jamais réalisée sur le marché ivoirien des cosmétiques.

Les résultats révèlent une situation préoccupante. Sur les 2 639 produits identifiés comme présentant un risque élevé pour la santé, les produits éclaircissants représentent à eux seuls 75 % des références jugées dangereuses. Plus inquiétant encore, 64 % de ces produits proviennent de fabricants locaux.

Fort de ces données, le régulateur annonce une série de mesures destinées à assainir le marché. Celles-ci comprennent notamment la notification des établissements en infraction, la formation des producteurs et le renforcement des opérations de contrôle et de répression.

Ces opérations seront menées avec les forces de l’ordre et le ministère du Commerce. Les Douanes ivoiriennes et l’ANSSI participeront également aux contrôles. L’AIRP souligne avoir recensé près de 12 000 produits sur le marché. Ces produits ont été analysés, classifiés et intégrés dans une base de données. Pour l’institution, cette démarche renforce la protection des consommateurs. Elle vise à réduire les risques sanitaires liés aux produits dangereux.

 

Appel à la collaboration de la société civile

L’institution reconnaît toutefois que la circulation de produits non homologués demeure un défi majeur. Elle affirme poursuivre quotidiennement les opérations de surveillance aux côtés de la Police sanitaire et du Laboratoire national de santé publique (LNSP).

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Dans cette dynamique, l’AIRP appelle la société civile et les citoyens à renforcer la veille sanitaire nationale. Les signalements peuvent être transmis via son portail officiel. L’institution encourage également une collaboration plus étroite avec les acteurs engagés dans cette lutte. L’objectif est de renforcer la lutte contre les produits présentant des risques pour la santé.

Créée par la loi n°2017-541 du 3 août 2017, qui lui confère notamment la mission de lutter contre les produits pharmaceutiques et cosmétiques dangereux, l’AIRP réaffirme son engagement à garantir la sécurité sanitaire des populations.

Face aux inquiétudes liées aux produits dépigmentants, l’AIRP réaffirme son engagement. L’institution assure agir avec rigueur sur le terrain. Elle privilégie les actions concrètes aux polémiques. Son objectif reste la protection de la santé publique. Elle entend poursuivre ses efforts avec rigueur afin de remplir pleinement sa mission de protection de la santé publique.

 

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Afrique du Sud : aucun Ivoirien signalé parmi les victimes des violences xénophobes, selon Abidjan

Le gouvernement ivoirien assure qu’aucun de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud ne figure, à ce stade, parmi les victimes des récentes violences xénophobes signalées dans plusieurs régions du pays. Le porte-parole du gouvernement a donné cette précision et a appelé à la prudence dans l’interprétation de la situation.

Interrogé le mercredi 2 juin 2026 lors du compte-rendu du Conseil des ministres, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a assuré qu’aucune victime ivoirienne n’avait été signalée à ce stade. Il a indiqué que toute présence d’Ivoiriens parmi les victimes aurait fait l’objet d’une communication officielle. Le gouvernement affirme ainsi suivre de près l’évolution de la situation.

« Ce dont je puis vous assurer, c’est que si tant il est qu’il y avait des Ivoiriens parmi les victimes, vous en auriez été informés », a-t-il martelé.

Le porte-parole a insisté sur la démarche de transparence de l’exécutif. Selon lui, le ministère d’État en charge des Affaires étrangères assure un suivi régulier et communique des points de situation précis en cas d’incident impliquant des ressortissants ivoiriens. À ce jour, aucun rapport ne fait état de victimes ivoiriennes :

« Nous sommes un gouvernement transparent », a ajouté le ministre. « Et chaque fois qu’il y a eu ce genre de situation, le ministère d’État, le ministère des Affaires étrangères est intervenu et a fait un point de situation suffisamment précis. Donc pour le moment, nous n’avons eu encore aucun point nous évoquant de quelconque victime Ivoirienne sur ces menaces-là ».

 

Abidjan appelle à éviter toute confusion

Sur le plan diplomatique, les autorités ivoiriennes invitent à ne pas confondre tensions sociales locales et responsabilité des autorités sud-africaines. Abidjan décrit les relations entre les deux pays comme étant « excellentes ». Le gouvernement insiste sur le caractère non systémique des violences et appelle à distinguer les actes de groupes isolés des politiques publiques de Pretoria.

Pour appuyer son argumentation, Amadou Coulibaly a évoqué un précédent survenu en Côte d’Ivoire, où des rumeurs avaient conduit à des agressions contre des ressortissants nigériens. Les autorités ont ensuite condamné les faits et la justice a sanctionné les auteurs. Cette comparaison vise à souligner, selon lui, la nécessité de lutter contre les infox et les amalgames en période de tension.

Sur le terrain, la situation reste préoccupante. Les violences sont alimentées par un chômage élevé et un ralentissement économique. Ces facteurs provoquent des tensions contre les populations étrangères. Des groupes hostiles à l’immigration multiplient les attaques. Ils ciblent des commerces tenus par des ressortissants africains et asiatiques. Plusieurs victimes sont enregistrées dans la région.

 

Des conséquences régionales et une réaction internationale

Le bilan s’alourdit dans certains pays africains. Le Mozambique a enregistré cinq morts, tandis que la République démocratique du Congo en compte deux. Plusieurs États, dont le Ghana et le Nigeria, ont engagé des opérations de rapatriement volontaire de leurs ressortissants. Face à cette escalade, l’ONU et plusieurs dirigeants africains ont condamné les violences et appelé les autorités sud-africaines à renforcer la protection des étrangers.

En Côte d’Ivoire, le ministère des Affaires étrangères assure suivre la situation de près afin de garantir la sécurité des Ivoiriens vivant en Afrique du Sud. Les autorités disent rester pleinement mobilisées pour tout développement futur.

 

Le gouvernement ivoirien en Conseil des ministres, le 2 juin 2026 à Abidjan (Dr : Présidence)
© Le gouvernement ivoirien en Conseil des ministres, le 2 juin 2026 à Abidjan (Dr : Présidence)