PDCI-RDA : Fian Hervé, cadre du parti, inculpé pour 17 chefs d’accusation et placé sous contrôle judiciaire

Les procédures judiciaires liées à la crise électorale de 2025 se poursuivent en Côte d’Ivoire. Fian Hervé, membre du bureau politique du PDCI-RDA et candidat aux dernières élections législatives à Adiaké, a été inculpé pour 17 chefs d’accusation et placé sous contrôle judiciaire après son audition devant la section antiterroriste du tribunal d’Abidjan.

Le dossier judiciaire visant plusieurs responsables de l’opposition connaît un nouvel épisode avec la comparution de Fian Hervé devant la section antiterroriste du tribunal d’Abidjan. Membre du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), l’intéressé figure parmi les six hauts cadres convoqués dans le cadre des procédures liées à la crise électorale de 2025.

Selon des sources proches du parti, les autorités judiciaires ont retenu 17 chefs d’accusation contre lui. À l’issue de son audition, le responsable politique a été placé sous contrôle judiciaire et autorisé à regagner son domicile.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions politico-judiciaires liées aux événements survenus lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Fian Hervé n’est pas le seul responsable politique concerné par ces procédures. Plusieurs cadres de l’opposition, issus notamment du PDCI-RDA et du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), font également l’objet de poursuites judiciaires.

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PRIMUD 2026 : Himra, Roseline Layo, Dydy Yeman… les votes sont ouverts pour le PRIMUD d’Or

La course au PRIMUD d’Or 2026 est officiellement lancée. La liste des artistes nominés pour la 11e édition du Prix des musiques urbaines et du divertissement (PRIMUD) a été dévoilée, ouvrant une nouvelle étape dans la compétition. Les fans peuvent désormais voter en ligne pour soutenir leurs artistes favoris, avant la délibération finale du jury.

Le rappeur ivoirien Himra, la chanteuse Roseline Layo, Dydy Yeman et Yabongo Lova figurent parmi les artistes retenus pour cette édition. La liste comprend également Dopelym, Eva Guehi, Chouchou Salvador et Kommander Samo Samo. Ces nominés sont en compétition pour décrocher le prestigieux PRIMUD d’Or, la distinction phare de cet événement consacré aux musiques urbaines et au divertissement en Côte d’Ivoire.

 

Les votes du public comptent pour 20 %

Pour cette 11e édition, les votes en ligne ont déjà commencé. Les organisateurs invitent les fans à voter pour leurs artistes préférés afin de les aider à remporter le grand prix. Le vote du public représente 20 % du résultat final. Le jury interviendra ensuite pour départager les candidats, sur la base de ses propres critères d’évaluation, et désigner le lauréat du PRIMUD d’Or 2026. La mobilisation des communautés de fans constitue donc une étape importante de cette compétition, même si le choix final dépendra également de la délibération du jury.

Le PRIMUD est une initiative portée par l’artiste de Coupé-Décalé Molare, à travers sa structure Mgroup. L’événement récompense les artistes qui se sont particulièrement distingués au cours de l’année écoulée et contribue à mettre en lumière les musiques urbaines ivoiriennes. Au fil de ses éditions, cette cérémonie s’est imposée comme un rendez-vous majeur de la scène musicale nationale, notamment pour les artistes évoluant dans le Coupé-Décalé et les autres courants urbains.

La précédente édition avait consacré Himra, vainqueur du grand prix. Pour cette 11e édition, le rappeur figure de nouveau parmi les artistes nominés, ce qui le place au cœur de l’attention à l’approche du verdict. Reste à connaître le nom de celui ou celle qui remportera le PRIMUD d’Or 2026.

PPEF : « Kanté, dis la vérité ! », une photographe confronte un militaire poursuivi pour faux billets et escroquerie de près de 4 millions FCFA

Une audience judiciaire marquée par des accusations croisées, une affaire présumée de faux billets et une escroquerie de près de quatre millions de FCFA. Le vendredi 23 octobre 2026, à la barre, une photographe et un sous-officier des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), amis de longue date, ont livré des versions contradictoires. La comparution d’une étudiante venue soutenir son père a ensuite compliqué la défense du militaire.

L’audience du vendredi 23 octobre 2026 met face au tribunal deux prévenus aux relations anciennes : un sous-officier des FACI et une photographe, veuve et mère de trois enfants. Cette dernière est l’ancienne compagne d’un ami d’enfance du militaire.

Le sous-officier répond de deux faits : la mise en circulation de faux billets de banque et une escroquerie portant sur trois millions de FCFA. La photographe, elle, est poursuivie pour la mise en circulation de fausse monnaie. Les deux prévenus sont également poursuivis pour blanchiment de capitaux.

Appelée la première à la barre, la photographe explique qu’elle venait de terminer une journée de shooting lorsqu’elle a reçu un appel de l’ami de son ancien compagnon. Celui-ci lui propose de partager un repas. Avant d’accepter, elle informe son ex-compagnon, qui ne s’y oppose pas. Le rendez-vous est fixé à Angré, près de Petro-Ivoire. Mais le déplacement prend une autre tournure lorsque le militaire l’emmène dans les environs du collège Victor Lobad, prétextant devoir remettre un colis à un ami.

Un sachet remis dans la voiture, puis une interpellation

Selon le récit de la prévenue, le militaire reste en communication téléphonique avec son ex-compagnon tout au long du trajet. Une fois sur place, deux personnes viennent à la rencontre du sous-officier, tandis qu’elle demeure dans le véhicule. À un moment donné, le militaire lui remet un sachet qu’il tient en main. Sans l’ouvrir, elle le glisse instinctivement dans son sac. Elle affirme ensuite avoir constaté une altercation entre le sous-officier et les deux individus. Face à la situation, elle décide de commander un taxi pour rentrer chez elle.

Le lendemain, les enquêteurs de la brigade de recherches de la Gendarmerie nationale la convoquent. Une photographie lui est présentée et elle reconnaît le militaire. C’est alors qu’elle apprend que le sachet retrouvé en sa possession contenait deux millions de FCFA en faux billets. La nouvelle la surprend, affirme-t-elle. Mais les conséquences sont immédiates : elle est placée en garde à vue, puis sous mandat de dépôt.

À son tour, le sous-officier tente de contester les accusations. Il soutient que la photographe et son ancien compagnon auraient monté une machination contre lui, par jalousie. Dans sa version des faits, il affirme que Lasso, l’ex-compagnon de la photographe, lui aurait demandé de rencontrer un ami afin de récupérer 200 000 FCFA, avec pour consigne de remettre 25 000 FCFA à la dame.

« Je n’ai pas donné un sachet de faux billets à quelqu’un », déclare-t-il à la barre.

Cette explication provoque une réaction vive de la photographe, qui l’interpelle directement : « Kanté, dis la vérité, dis la vérité un jour. » Cette sortie donne un relief particulier à l’audience, où les deux prévenus se renvoient la responsabilité des faits.

Une étudiante accuse le militaire d’une escroquerie de près de quatre millions de FCFA

Alors que les débats semblent se concentrer sur l’affaire des faux billets, la présidente du tribunal fait intervenir une jeune étudiante présente dans la salle. Celle-ci affirme que le sous-officier a escroqué 3 987 830 FCFA à son père en lui promettant d’obtenir un visa pour le Canada à sa fille.

Le visa n’ayant jamais été obtenu et le militaire étant devenu introuvable, le père de l’étudiante avait déposé une plainte auprès de la brigade de recherches. Selon le récit présenté à l’audience, le sous-officier a finalement été reconnu lorsqu’il s’est présenté dans le cadre de l’affaire de faux billets. Alors qu’il conteste les faits qui lui sont reprochés dans le dossier de fausse monnaie, il doit également répondre des déclarations relatives à cette autre affaire d’escroquerie.

Retrait de plainte : la présidente rappelle les conséquences juridiques

L’étudiante évoque également une tentative de négociation entre le militaire et son père en vue d’obtenir le retrait de la plainte. La présidente du tribunal saisit l’occasion pour lui expliquer les conséquences d’une telle démarche. Elle précise que la plaignante peut retirer sa plainte, mais que cette décision ne met pas automatiquement fin aux poursuites, lesquelles relèvent du ministère public. Elle attire aussi son attention sur les conséquences civiles : en retirant sa plainte, la victime renoncerait à sa constitution de partie civile et ne pourrait donc pas obtenir le remboursement de son argent dans le cadre d’une éventuelle condamnation.

« Vous le souhaitez ? », lui demande la présidente.

Après ces explications, l’étudiante décide de maintenir sa plainte. Un rappel des règles de procédure qui éclaire les enjeux de sa décision. Au terme de cette audience riche en déclarations contradictoires et en nouvelles accusations, le tribunal renvoie l’affaire au 30 octobre 2026 pour la poursuite des débats.

Côte d’Ivoire : le prix du carton de chinchard baisse de 5 000 FCFA après la colère des commerçantes

En Côte d’Ivoire, le prix du carton de chinchard connaît une réduction de 5 000 FCFA, passant de 36 500 à 31 500 FCFA. Cette mesure a été annoncée le samedi 24 octobre 2026, à Treichville, par l’Interprofession de la filière pêche de Côte d’Ivoire (INTERPÊCHE), lors d’une rencontre avec la presse consacrée aux réponses envisagées pour atténuer les difficultés rencontrées sur le marché.

Selon Coulibaly Habdramane, directeur exécutif d’INTERPÊCHE, l’importateur, qui cédait auparavant le carton à 33 000 FCFA au demi-grossiste, doit désormais le vendre à 30 500 FCFA. La révision des marges des intermédiaires participe également à cette réduction. Le responsable de l’interprofession a salué les dispositions prises par les autorités pour répondre aux préoccupations des professionnels du secteur.

« Nous apprécions à sa juste valeur les mesures prises par le ministre du Commerce, qui a pris en compte les préoccupations de l’ensemble des acteurs du secteur », a-t-il déclaré.

 

Le maquereau dans le viseur, le thon jugé stable

Les ajustements annoncés ne concernent pas uniquement le chinchard. Le maquereau figure également parmi les produits visés par les premières mesures gouvernementales destinées à atténuer les tensions sur les prix du poisson. Le thon, en revanche, ne constitue pas une préoccupation majeure dans les discussions actuelles. Son prix est considéré comme stable et abordable par les responsables de l’interprofession.

Face à la diversité des espèces commercialisées en Côte d’Ivoire, les acteurs de la filière souhaitent désormais examiner les mécanismes qui déterminent les prix sur les marchés.  Au-delà des réductions annoncées, INTERPÊCHE entend s’attaquer aux difficultés liées à l’organisation du circuit de commercialisation. Parmi les pratiques soulevées figure le cumul de plusieurs fonctions par certains opérateurs, notamment lorsque des importateurs interviennent également dans la vente au détail.

Selon les acteurs de la filière, cette situation peut perturber le fonctionnement du marché et compliquer la maîtrise des prix. Coulibaly Habdramane plaide ainsi pour une meilleure séparation des activités entre les différents intervenants.

« Il s’agit de faire en sorte que l’importateur s’arrête à son activité d’importateur, que le demi-grossiste se limite à son activité et que le détaillant fasse son travail pour ravitailler les populations », a-t-il expliqué.

L’effectivité des mesures annoncées constitue désormais un enjeu majeur. Pour veiller à leur application, les directeurs centraux et régionaux ainsi que les inspecteurs du ministère du Commerce sont appelés à renforcer les contrôles sur le marché.

Il s’agira notamment de vérifier que la réduction accordée aux différents niveaux de la chaîne de distribution se répercute effectivement sur les prix proposés aux commerçantes. Car si la baisse est annoncée entre importateurs et grossistes, son impact sur les ménages dépendra du prix finalement pratiqué sur les étals. Le suivi des transactions et l’application des nouvelles dispositions seront donc déterminants pour mesurer les effets de cette première réponse à la hausse des prix du poisson.

 

Une vingtaine d’espèces concernées par les prochaines discussions

La réduction de 5 000 FCFA sur le carton de chinchard constitue une première avancée, mais elle ne résout pas l’ensemble des difficultés du secteur. En Côte d’Ivoire, une vingtaine de variétés de poissons sont commercialisées, avec des prix qui diffèrent selon leur provenance, leur qualité, leur calibrage et les coûts d’acheminement. Pour élargir les discussions aux autres espèces, INTERPÊCHE a annoncé la poursuite des échanges à compter du lundi 26 octobre 2026. Les importateurs devront notamment fournir leurs factures et les documents nécessaires pour permettre une évaluation précise de leurs coûts d’approvisionnement.

Insistant sur la nécessité de disposer de données fiables avant de tirer des conclusions, Coulibaly Dramane a déclaré : « Nous ne pouvons pas apporter de réponse concrète à cette question sans disposer d’éléments vérifiés ».

Présent à la rencontre de Treichville, Soumahoro Ben N’Faly, président d’une organisation de consommateurs et vice-président du Conseil national de la consommation, a salué les échanges entre les professionnels de la pêche et les autorités. Pour lui, la concertation constitue une voie permettant de rapprocher les positions et de rechercher une issue acceptable pour toutes les parties. « La Côte d’Ivoire est un État de dialogue et nous allons obtenir une victoire qui ne sera pas la défaite de quelqu’un », a-t-il affirmé, invitant les consommateurs à faire confiance au processus engagé.

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Avec la baisse du carton de chinchard de 36 500 à 31 500 FCFA, INTERPÊCHE apporte une première réponse aux revendications des commerçantes. Toutefois, l’efficacité de cette mesure dépendra de son application à chaque étape de la distribution et de sa répercussion sur les prix payés par les consommateurs.

Les discussions prévues à partir du 26 octobre devront permettre d’approfondir l’analyse des prix des autres espèces et d’identifier d’éventuels ajustements supplémentaires.

 

Revue Ivoirienne du 26 octobre : Ouattara face au bilan, la vie chère et les poursuites judiciaires contre l’opposition à la Une des Journaux

La presse ivoirienne passe au crible le bilan d’Alassane Ouattara, entre avancées revendiquées et attentes sociales persistantes. Vie chère, flambée du prix du poisson et baisse du pouvoir d’achat alimentent la grogne. Dans le même temps, les tensions politiques s’intensifient autour des poursuites judiciaires visant des responsables de l’opposition.

 

Un an de mandat : les journaux divisés sur le bilan d’Alassane Ouattara

La première année du mandat présidentiel suscite des lectures contrastées dans la presse ivoirienne. Dans Le Patriote, le bilan est présenté sous un angle favorable. Avec sa manchette « AN 1 du 2e mandat d’Alassane Ouattara », le quotidien met en avant la Troisième République et assure que « la Côte d’Ivoire continue d’avancer ». Il souligne notamment le rayonnement diplomatique d’Abidjan et les efforts visant à freiner l’orpaillage illégal.

Une appréciation bien différente ressort de Dernière Heure. À travers le titre « An 1 du 4e mandat », le journal met l’accent sur l’écart entre les engagements annoncés et les réalités vécues par les populations. La hausse du coût de la vie, les frustrations des producteurs et l’érosion du pouvoir d’achat figurent parmi les préoccupations évoquées, auxquelles s’ajoutent les attentes liées à la réforme électorale et la pression judiciaire sur l’opposition.

L’agenda international du chef de l’État retient aussi l’attention. Fraternité Matin revient sur son déplacement en Suisse avec le titre « Ouattara dévoile l’expérience ivoirienne à Genève ». L’Expression annonce, de son côté, un programme chargé entre la Suisse et la France.

 

Vie chère : le prix du poisson cristallise les mécontentements

La question du pouvoir d’achat occupe une place importante dans les journaux. Le Nouveau Réveil met en lumière la contestation autour du prix du poisson, avec une manchette consacrée à « la grogne du poisson », présentée comme un phénomène qui s’étend à tout le pays. Une photographie de commerçantes en manifestation vient illustrer cette mobilisation. Notre Voie adopte un ton plus alarmant en affirmant qu’Abidjan devient « la ville la plus chère d’Afrique ». Cette manchette met en relief les inquiétudes liées au renchérissement des produits de consommation et aux difficultés économiques des ménages.

Du côté du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), les mesures gouvernementales contre la vie chère sont jugées insuffisantes. Le Quotidien d’Abidjan rapporte que le parti les qualifie de « cosmétiques », face à une situation qu’il estime particulièrement éprouvante pour les populations. Dans La Voie originale, le parti de Laurent Gbagbo estime que la baisse du prix du poisson congelé ne résout pas durablement la crise et constitue seulement une mesure provisoire.

À l’opposé de ces critiques, Le Rassemblement choisit de mettre en avant l’engagement de l’Interpêche en matière de distribution. Le quotidien insiste sur cet engagement, qui constitue un autre angle du débat sur la disponibilité du poisson et l’évolution de ses prix.

Opposition ivoirienne : les poursuites judiciaires au centre de l’actualité

Les procédures judiciaires visant des responsables de l’opposition occupent également les unes. La Voie originale consacre sa manchette aux poursuites contre des cadres du PPA-CI, avec une formule accusatrice : « PPA-CI, la persécution faite chair ». Au sein du PDCI-RDA, Le Nouveau Réveil annonce qu’Aziz Thiam et Fian Hervé sont placés sous contrôle judiciaire. Le journal évoque 17 chefs d’accusation dans sa manchette.

Dans un autre registre, plusieurs titres rendent hommage à Émile Constant Bombet. Le Nouveau Réveil et Dernière Heure saluent la mémoire de cette personnalité, dont les obsèques ont eu lieu samedi, selon les informations publiées par ce dernier quotidien.

De son côté, Générations Nouvelles évoque la vision attribuée à Guillaume Soro pour « une Côte d’Ivoire unie et mieux gouvernée ». L’Intelligent d’Abidjan braque ses projecteurs sur la diaspora, tandis qu’Aujourd’hui présente l’emploi des jeunes comme le nouveau défi que s’est fixé le gouvernement.

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PDCI-RDA : Aziz Thiam, vice-président du parti, inculpé pour 17 chefs d’accusation et placé sous contrôle judiciaire

La procédure judiciaire visant plusieurs responsables de l’opposition ivoirienne prend une nouvelle dimension avec l’inculpation d’Aziz Thiam. L’ancien ministre des Transports et vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a comparu, vendredi 23 octobre 2026, devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. À l’issue de cette comparution, il a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire, selon une source judiciaire citée par Linfodrome.

Dix-sept chefs d’accusation sont retenus contre lui. Les faits qui lui sont reprochés comprennent notamment des actes terroristes, l’assassinat, la participation à un mouvement insurrectionnel, l’atteinte à la sûreté de l’État, l’organisation de manifestations interdites, la destruction de biens publics, le vol en réunion ainsi que la détention illégale d’armes.

 

Un épisode antérieur à l’aéroport d’Abidjan

Le nom d’Aziz Thiam avait déjà été associé à un incident survenu à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny dans la nuit du 7 au 8 mai 2025. Alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol à destination de Paris, l’ancien ministre avait été retenu pendant une vingtaine de minutes par des agents de la Direction de la surveillance du territoire (DST), avant d’être autorisé à repartir. D’après son entourage, les agents avaient ensuite expliqué cette intervention par une erreur d’identité. L’incident n’avait débouché sur aucune suite.

Figure de longue date du PDCI-RDA, Aziz Thiam avait rejoint le Bureau politique du parti en 1990, à la suite d’une nomination par Félix Houphouët-Boigny. Sa récente inculpation intervient ainsi dans un contexte marqué par la multiplication des procédures judiciaires visant des cadres de l’opposition.

Plusieurs responsables du PDCI-RDA également poursuivis

Avant la comparution d’Aziz Thiam, d’autres dirigeants du PDCI-RDA avaient déjà été entendus par les autorités judiciaires. Georges-Philippe Ezaley, vice-président du parti, et Roger M’Bia, son directeur général, ont notamment été auditionnés le 19 octobre avant d’être placés sous contrôle judiciaire. Selon des informations relayées par leur formation politique, 17 chefs d’accusation sont également retenus contre eux.

La procédure concerne aussi d’autres responsables du parti, parmi lesquels Alain Cocauthrey, directeur de cabinet de Tidjane Thiam, Dia Houphouët Augustin, Hervé Fian et Guillaume Kouakou, cités parmi les cadres convoqués. Face à ces démarches judiciaires, le PDCI-RDA a dénoncé les convocations de ses responsables et rejeté toute assimilation à une organisation criminelle ou terroriste. Le parti affirme, par ailleurs, défendre une justice indépendante et impartiale.

Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) est lui aussi concerné par cette vague de procédures. Plusieurs de ses cadres, notamment Sébastien Dano Djédjé, Emmanuel Ackah, Daniel Billaud Zéréhoué et Fabrice Lago, connu sous le pseudonyme de Steve Beko, ont été inculpés puis placés sous contrôle judiciaire entre le 12 et le 23 octobre.

De son côté, Justin Koné Katinan avait été placé sous mandat de dépôt en septembre. Les qualifications retenues dans ces différentes affaires sont, pour l’essentiel, similaires à celles mentionnées dans les poursuites engagées contre Aziz Thiam et plusieurs responsables du PDCI-RDA.

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L’inculpation d’Aziz Thiam intervient alors que son frère cadet, Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, réclame des garanties avant de rentrer en Côte d’Ivoire. Le dirigeant de l’opposition dit craindre une arrestation à son retour au pays.

Soubré : une commerçante de 23 ans tuée lors d’une altercation, son conjoint présumé interpellé

Une jeune commerçante de 23 ans, identifiée sous les initiales Bamba T., a perdu la vie dans la nuit du lundi 19 octobre 2026, au quartier Abattoir à Gauche, à Soubré, dans la région de la Nawa. Son conjoint, Koné S. A., un chauffeur de taxi âgé de 33 ans, soupçonné d’être impliqué dans les faits, aurait pris la fuite après le drame avant d’être interpellé, selon des informations parvenues ultérieurement à la rédaction. Les circonstances exactes de cette affaire restent à déterminer.

Le quartier Abattoir à Gauche, à Soubré, a été le théâtre d’un drame conjugal dans la soirée du lundi 19 octobre. Au cours d’une altercation avec son conjoint, Bamba T., commerçante âgée de 23 ans, a subi de graves blessures qui lui ont coûté la vie.

Selon les premières informations disponibles, la jeune femme aurait été atteinte à plusieurs endroits du corps par une arme blanche. Une profonde blessure à la gorge aurait notamment entraîné son décès. À ce stade, les circonstances précises de l’agression et les événements ayant conduit à cette issue fatale n’ont pas encore été établis.

Les pompiers civils alertés à 20 h 25

Alertés à 20 h 25, les pompiers civils du Centre de protection civile (CPC) de la région de la Nawa se sont rendus sur les lieux. Leur arrivée a été enregistrée aux alentours de 20 h 37, soit environ douze minutes après le signalement. Malgré leur intervention, les secours n’ont pu sauver la victime. Son décès a été constaté par un médecin légiste. Le corps a ensuite été confié aux services de pompes funèbres pour sa prise en charge.

Après les faits, Koné S. A., âgé de 33 ans et chauffeur de taxi, aurait quitté les lieux, sa fuite a toutefois pris fin avec son interpellation. Les circonstances précises de son arrestation n’ont pas été communiquées. Des éléments de la police et de la gendarmerie étaient également présents sur les lieux du drame. Leur intervention devait permettre d’effectuer les premières constatations et de recueillir les éléments nécessaires à la compréhension des faits.

Les circonstances du drame restent à élucider

Pour l’heure, les raisons de l’altercation entre les deux conjoints demeurent inconnues. Aucune précision n’a été apportée sur l’origine de la dispute ni sur le déroulement exact des événements ayant précédé la mort de la jeune commerçante. L’interpellation du suspect ouvre une nouvelle étape dans le traitement de cette affaire. Il appartient désormais aux autorités compétentes de conduire les investigations nécessaires afin de reconstituer les faits et de déterminer les éventuelles responsabilités sur la base des éléments recueillis.

En attendant les conclusions de l’enquête, la prudence reste de mise quant aux circonstances précises de la mort de Bamba T. et au degré d’implication de son conjoint présumé.

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PPA-CI : Steve Biko placé sous contrôle judiciaire après son audition au tribunal du Plateau

Le Secrétaire général adjoint du PPA-CI, Lago Fabrice, connu sous le nom de Steve Biko, a été entendu le vendredi 23 octobre 2026 par la section antiterroriste du tribunal du Plateau. Cette audition porte sur son implication présumée dans les violences survenues lors de l’élection présidentielle de 2025.

Accompagné de son avocate, Me Serikpa, Fabrice Lago s’est présenté devant les juges antiterroristes pour répondre aux questions relatives aux événements ayant marqué la présidentielle de 2025. À l’issue de son audition, le responsable du PPA-CI a été placé sous contrôle judiciaire.

Lago Fabrice n’est pas le seul responsable du parti à avoir été entendu dans le cadre de cette procédure. Georges Ackah et Sébastien Danoh Djédjé ont également comparu devant les magistrats de la section antiterroriste. À l’issue de leurs auditions, ils ont eux aussi été placés sous contrôle judiciaire. Le procureur de la section antiterroriste, Braman Oumar Koné, a indiqué que toutes les personnes citées dans le cadre des violences liées à la présidentielle de 2025 seront entendues. Il a également affirmé que les responsabilités devront être établies.

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District autonome d’Abidjan : un citoyen plaide pour le retour à la Ville d’Abidjan face aux déguerpissements

Les destructions du village d’Adjamé, des quartiers Campement à Koumassi, de Zimbabwé et de Vridi Cité à Port Bouet, de Gesco à yopougon, de Gobelet à Cocody, ainsi que des aménagements de la berge lagunaire au Plateau, posent une question fondamentale : le District Autonome d’Abidjan est-il encore un instrument de développement ou est-il devenu un problème à la gouvernance locale ?

Ces destructions inopinées se soldant parfois par des pertes en vies humaines auxquelles s’ajoutent des conflits de compétences récurrents avec les maires des communes, révèlent non seulement les insuffisances des textes de lois qui encadrent le fonctionnement des uns et des autres, mais elles mettent surtout à nu le refus des autorités du District de mener leurs missions conformément à la loi et aux textes règlementaires en vigueurs.

District et mairies : un dialogue institutionnel en panne ?

En effet, on nous apprend que les maires des 13 communes du District Autonome d’Abidjan sont de facto membres du Conseil du District, l’organe de délibérations de cette institution de sorte que toute initiative envisagée par le District devrait être débattue préalablement par ce conseil afin d’éviter des conflits et autres drames auxquelles nous assistons actuellement.

Malheureusement, le refus du Gouverneur du District d’Abidjan de mettre en place cet organe, la seule habilitée à prendre des décisions amenuisent les opportunités de concertations avec les Maires. Pourtant, ces derniers ont un devoir de redevabilité vis-à-vis de leurs populations, à tel enseigne que les projets portés par des Communes, sont très souvent brutalement remis en cause.

Aussi, les drames humains qui résultent des destructions et autres déguerpissements menés par le District notamment à Zimbabwé dans la commune de Port-Bouet, ainsi qu’à Koumassi Campement, posent la question de savoir si la transformation de la Ville d’Abidjan doit se faire au profit ou au détriment des populations abidjanaises ? Il importe de savoir qu’une ville ne se construit pas seulement avec du béton, des routes et consorts ; elle se construit aussi pour la satisfaction, le bien-être et dans la confiance de ses habitants. Et cette confiance, une fois détruite, est bien plus difficile à reconstruire que n’importe quel bâtiment.

Ainsi, le problème qui se pose actuellement ne se limite plus aux destructions tout azimute, Il soulève la problématique même de l’opportunité d’un District dans la ville d’Abidjan.

 

Le District autonome, entre coordination territoriale et conflits de compétences

En effet, les conflits récurrents avec toutes les communes font du District Autonome d’Abidjan, un véritable frein à l’autonomie des collectivités territoriales, puisqu’il se révèle tantôt comme une entité concurrentielle à ces dernières, tantôt comme un gendarme chargé de les mettre au pas, au grand dam du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, qui semble totalement impuissant et résigné, laissant les Maires à la merci du Gouverneur.

En sus, le manque de redevabilité du District vis-à-vis des populations abidjanaises dont il est pourtant chargé de participer avec les Mairies à leur plein épanouissant, le met en situation de mener toutes sortes d’opérations, notamment la destruction des réalisations publiques destinées aux populations, avec pour conséquence le gaspillage des deniers publiques, en ces temps de recessions économiques.
Face à cette situation, une réforme profonde s’impose : Le retour à la Ville d’Abidjan, comme dans les années 80, mérite d’être sérieusement envisagé.

En effet, revenir à la ville d’Abidjan, pourrait donner lieu à une organisation plus appropriée, reposant sur des compétences clairement définies. Et favoriserait une véritable coopération avec les maires. Elle donnera lieu à une organisation institutionnelle réglementaire plus lisible, étant donné que le Maire de la ville d’Abidjan tirera sa légitimité de son élection par ses paires des 12 autres communes.

 

Retour à la Ville d’Abidjan : une réforme à remettre sur la table

En somme, le développement de la ville d’Abidjan ne peut se construire dans les confrontations permanentes, encore moins sur les ruines des investissements publics ou même privés notamment à Koumassi Campement où des propriétaires qui disposaient d’ACD ont vu leurs bâtiments détruits.

Quand une institution devient source de conflits permanents, que ses actions ne s’inscrivent pas dans le respect des lois, avec pour conséquences des pertes récurrentes en vies humaines et des destructions de biens, sans raisons et explications convaincantes, il est légitime de remettre en question son existence.

Abidjan a besoin d’une gouvernance efficace, responsable, respectueuse des lois, des vies humaines et de l’autonomie des communes. Si le District autonome ne garantit plus ces exigences, pourquoi ne pas revenir à la Ville d’Abidjan ?
Nos autorités doivent avoir le courage d’ouvrir ce débat. Il est franchement temps de choisir entre la multiplication des conflits institutionnels et une gouvernance aux services des populations.

FANNY ABRAHAM

Réforme électorale en Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo, Affi N’Guessan et Assalé Tiémoko dénoncent le blocage du dialogue

Face aux crises électorales qui secouent la Côte d’Ivoire depuis 2010-2011, Simone Ehivet Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan et Assalé Tiémoko plaident pour une refonte du système électoral. Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 22 octobre 2026 au siège du FPI, les trois responsables de l’opposition ont regretté l’absence de dialogue avec le pouvoir et présenté une proposition commune prévoyant la création d’une Autorité électorale nationale indépendante (AENI) et d’un Observatoire permanent des élections (OPE).

La réforme électorale s’impose comme un enjeu majeur du débat politique ivoirien. Lors d’une conférence de presse tenue au siège du FPI, Simone Ehivet Gbagbo a estimé que la Côte d’Ivoire se trouvait à « un tournant enrichissant de son histoire », tout en regrettant l’absence de concertation avec les autorités gouvernementales.

 

Simone Gbagbo dénonce des occasions manquées de dialogue

La présidente du MGC est revenue sur plusieurs initiatives qui, selon elle, n’ont pas permis d’instaurer un dialogue véritable entre le pouvoir et les partis politiques. Elle a notamment évoqué la rencontre du 22 juin dernier, organisée à l’initiative du Premier ministre et présentée comme une séance de travail. D’après Simone Gbagbo, cette rencontre s’est plutôt limitée à un discours dans lequel le gouvernement aurait exposé sa propre vision sans réellement écouter les différentes formations politiques.

Trois mois plus tard, le ministre de l’Intérieur aurait demandé aux partis de formuler leurs propositions par écrit. Mais, selon la responsable politique, une nouvelle difficulté est apparue le 14 octobre, lorsque le porte-parole du gouvernement a opposé une objection de principe à l’ouverture de discussions, en invoquant « la bonne santé des institutions ». Pour Simone Gbagbo, cette succession d’événements traduit une volonté du pouvoir de ne pas donner suite aux appels à la concertation. Une attitude qu’elle juge préoccupante, alors que les acteurs politiques cherchent à réformer les mécanismes électoraux.

« Le dialogue est une urgence absolue », insiste la présidente du MGC

Au-delà des désaccords politiques, Simone Ehivet Gbagbo présente le dialogue comme une nécessité pour préserver la paix et éviter de nouvelles crises. Elle avance trois raisons essentielles pour justifier cette démarche : la protection des vies humaines, la place du dialogue dans l’identité et la culture ivoiriennes, ainsi que la nécessité de ne pas réduire la légitimité à la seule légalité. À ses yeux, le respect des règles institutionnelles ne suffit pas à garantir l’adhésion des citoyens et des acteurs politiques. Elle estime qu’un système électoral doit également inspirer confiance pour prévenir les contestations et les tensions.

Cette préoccupation est partagée par Pascal Affi N’Guessan, qui s’étonne de voir l’opposition réclamer des discussions auxquelles le gouvernement ne souhaiterait pas donner suite.

« Il n’y a qu’en Côte d’Ivoire que l’opposition demande le dialogue avec le pouvoir qui le refuse », déplore-t-il.

Le président du FPI met ainsi en avant le paradoxe qu’il perçoit dans la situation actuelle : alors que plusieurs partis demandent une concertation sur les règles électorales, les échanges avec les autorités restent, selon eux, dans l’impasse.

Une proposition commune pour remplacer le dispositif électoral

Les responsables de l’opposition affirment pourtant avoir pris l’initiative de soumettre des pistes concrètes au gouvernement. Le 5 octobre, le groupe du Haut Conseil électoral conduit par Simone Gbagbo, la CAP-Côte d’Ivoire de Pascal Affi N’Guessan, le PPA-CI et l’ADCI d’Assalé Tiémoko ont présenté un document commun consacré à la réforme électorale. Cette proposition repose sur deux structures : une Autorité électorale nationale indépendante (AENI) et un Observatoire permanent des élections (OPE). Le dispositif proposé prévoit qu’aucun parti politique ne siège dans les organes opérationnels de l’autorité électorale.

Prenant la parole lors de la conférence de presse, Assalé Tiémoko a détaillé les contours de l’AENI défendue par les signataires. Pour le responsable de l’ADCI, la nouvelle structure devrait présenter « au moins l’apparence de l’impartialité », afin de répondre aux interrogations sur la neutralité du processus électoral.

Les conférenciers rappellent que la Commission électorale indépendante (CEI) a été dissoute en raison d’un déficit de confiance reconnu par le gouvernement lui-même. Ils estiment que cette situation rend nécessaire la mise en place d’un mécanisme susceptible de rassurer les différents acteurs.

 

Depuis 2010-2011, les crises électorales au cœur des inquiétudes

Pour Simone Gbagbo et ses alliés, la réforme ne relève pas d’un simple réaménagement administratif. Ils établissent un lien direct entre le fonctionnement du système électoral et les crises successives qui ont marqué le pays depuis 2010-2011. Selon leur analyse, chaque scrutin ravive les tensions parce que les mécanismes en place ne permettent pas de prévenir durablement les contestations. Ils considèrent ainsi que les mesures de répression, à elles seules, ne peuvent empêcher de nouvelles violences si les causes liées au système électoral demeurent inchangées.

« On peut arrêter les gens autant qu’on veut, il y aura toujours de la violence si on ne change pas le système », soutiennent-ils en substance.

Les responsables politiques se disent également préoccupés par les poursuites judiciaires en cours, qui contribuent, à leurs yeux, à tendre davantage le climat politique. Assalé Tiémoko s’interroge notamment sur les accusations de terrorisme visant certaines personnalités politiques, dont un ancien ministre, un ancien président d’institution et un chef de parti.

Malgré les désaccords avec le gouvernement, les initiateurs de la proposition commune entendent poursuivre leur démarche. Ils annoncent leur intention de porter leur message « dans tous les hameaux », afin de faire connaître leurs propositions et de maintenir la pression en faveur d’une réforme électorale. Le PPA-CI, associé à l’initiative commune mais absent de la conférence de presse, devrait être invité à rejoindre cette mobilisation. Le PDCI-RDA sera également sollicité, selon les responsables présents.

En conclusion, Pascal Affi N’Guessan met en garde contre les conséquences d’un blocage prolongé.

« Le refus du dialogue est une fuite en avant qui ne mènera nulle part », prévient-il.

Simone Ehivet Gbagbo
© Simone Ehivet Gbagbo