Côte d’Ivoire-Gambie : les tickets du match du 12 novembre 2026 à Bouaké disponibles dès le 5 novembre

À quelques jours de la publication de la liste des joueurs convoqués par le sélectionneur, les supporters ivoiriens peuvent déjà se procurer les billets pour le choc entre les Éléphants et les Scorpions de Gambie. Prévue le 12 novembre 2026 au stade de la Paix de Bouaké, cette rencontre de la troisième journée des éliminatoires de la CAN 2027 oppose les deux leaders du groupe C, qui comptent chacun six points.

Les supporters des Éléphants peuvent d’ores et déjà préparer leur déplacement au stade de la Paix de Bouaké. La Côte d’Ivoire recevra la Gambie le jeudi 12 novembre 2026, à partir de 19 heures, dans le cadre de la troisième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027. Avec 6 points chacune, la Côte d’Ivoire et la Gambie occupent les deux premières places du groupe C. Avant cette rencontre, le sélectionneur des Éléphants doit dévoiler sa liste de joueurs convoqués le jeudi 5 novembre 2026, au stade Félix-Houphouët-Boigny, au Plateau, à Abidjan.

La FIF ouvre la billetterie dans plusieurs villes

En attendant le rendez-vous sportif, la Fédération ivoirienne de football (FIF), en collaboration avec la Confédération africaine de football (CAF), a lancé les dispositions relatives à la commercialisation des tickets. Dans un communiqué publié le lundi 2 novembre 2026, l’instance fédérale a précisé les différents points de vente mis à la disposition du public. La commercialisation des billets débutera officiellement le jeudi 5 novembre. Les supporters pourront notamment se rendre dans plusieurs communes d’Abidjan, dont Cocody, Treichville, Koumassi, Abobo et Yopougon. Des points de vente sont également prévus dans différents secteurs de Bouaké ainsi qu’à Yamoussoukro.

Le rendez-vous du 12 novembre ne constituera que la première étape d’une double confrontation entre les deux sélections. Après avoir accueilli les Scorpions à Bouaké, les hommes d’Hervé Renard se rendront en Gambie pour disputer le match retour comptant pour la quatrième journée des éliminatoires. La rencontre se jouera à l’Independence Stadium de Bakau.

L’historique des rencontres entre les deux sélections penche en faveur de la Côte d’Ivoire. Sur l’ensemble des confrontations recensées dans le texte, les Éléphants comptent cinq victoires, contre deux pour la Gambie. Les deux dernières oppositions entre les pays se sont également soldées par des succès ivoiriens. La première, disputée en 2023, s’était achevée sur le score de 2-0, tandis que la confrontation de 2025 avait vu les Ivoiriens s’imposer 1-0.

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Ahoua Don Mello lance son parti La Côte d’Ivoire Souveraine (CIS), son congrès fondateur annoncé à Yamoussoukro

Après sa rupture définitive avec le PPA-CI de Laurent Gbagbo, Ahoua Don Mello franchit une nouvelle étape dans son parcours politique. L’ancien vice-président exécutif du parti annonce la création de sa propre formation politique, baptisée La Côte d’Ivoire Souveraine (CIS), dont le congrès constitutif est prévu le 6 février 2027 à Yamoussoukro.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 2 novembre 2026, l’ancien directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) annonce la naissance de son parti, La Côte d’Ivoire Souveraine (CIS). Selon son fondateur, cette nouvelle formation politique a commencé ses activités le 30 octobre 2026. Il donne déjà rendez-vous à ses partisans le samedi 6 février 2027, à Yamoussoukro, pour un congrès présenté comme une étape fondatrice dans la structuration du mouvement.

La Côte d’Ivoire Souveraine : un projet politique axé sur la souveraineté

Le choix de l’appellation de ce nouveau parti traduit clairement l’orientation défendue par son fondateur. Dans sa déclaration, Ahoua Don Mello précise que la CIS a officiellement entamé ses activités politiques le 30 octobre 2026, conformément aux dispositions de la loi du 9 août 1993 relative aux partis et groupements politiques. Au-delà de sa création, la formation affiche une ambition résumée dans son slogan : « Conquérir la souveraineté pour bâtir l’unité africaine dans un monde multipolaire. » Une orientation qui repose sur une volonté de replacer les citoyens au centre de la vie nationale et de promouvoir une nouvelle organisation économique et politique.

Sur le plan économique, Ahoua Don Mello plaide pour une transition vers une économie souveraine, affranchie des mécanismes de domination. Dans le domaine politique, il défend le passage du modèle du Parti-État à celui d’un État démocratique.

Son projet repose également sur des principes d’égalité et de mérite. La compétence devrait ainsi constituer le principal critère de promotion sociale, tandis que tous les citoyens devraient bénéficier d’un accès équitable aux services publics, indépendamment de leur appartenance politique ou ethnique. Dans sa vision, l’intérêt national doit également guider les relations de coopération avec les partenaires internationaux.

De la rupture avec Laurent Gbagbo à la création d’un nouveau parti

La naissance de la CIS vient consacrer une séparation politique amorcée à l’été 2025 entre Ahoua Don Mello et le PPA-CI de Laurent Gbagbo. Le désaccord éclate le 31 juillet 2025, lorsque l’ancien responsable annonce sa candidature à l’élection présidentielle malgré l’opposition de sa formation politique. Cette décision entraîne, le même jour, sa révocation du poste de vice-président exécutif du PPA-CI par Laurent Gbagbo.

Devenu candidat indépendant après la validation de sa candidature par le Conseil constitutionnel, Ahoua Don Mello participe au scrutin présidentiel du 25 octobre 2025. Il obtient un peu moins de 2 % des suffrages, selon les résultats provisoires de la Commission électorale. La rupture avec son ancienne famille politique se confirme définitivement en mai 2026. À l’occasion du premier congrès ordinaire du PPA-CI, les délégués votent sa radiation pour « indiscipline caractérisée ». Quelques mois plus tard, en juillet 2026, ses soutiens issus de son ancienne équipe de campagne lui confient la mission de mettre sur pied une nouvelle formation politique. La création de la CIS apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un processus de séparation engagé depuis plusieurs mois.

Yamoussoukro accueille le premier congrès de la CIS le 6 février 2027

Après l’annonce de la création du parti, le prochain défi d’Ahoua Don Mello sera de lui donner une véritable organisation. Pour franchir cette étape, le fondateur a fixé au samedi 6 février 2027 la tenue du « Congrès des pionniers », à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. Présenté comme un rendez-vous historique par son initiateur, cet événement doit permettre l’installation des différentes instances dirigeantes de la nouvelle formation politique. Les structures chargées de préparer cette rencontre avaient d’ailleurs été désignées dès août 2026.

Le choix de Yamoussoukro revêt également une dimension particulière pour Ahoua Don Mello. La ville est liée à son parcours académique et professionnel,  il y a étudié à l’école des travaux publics avant d’y exercer comme enseignant à partir de 1986. D’ici à ce rendez-vous du 6 février 2027, le nouveau parti devra transformer les soutiens réunis autour de l’ancien candidat à la présidentielle en une organisation politique structurée et opérationnelle.

Revue Ivoirienne du 3 novembre : PPEF sous le feu des critiques, projet de société du PDCI-RDA et les enjeux politiques à la Une des journaux

La presse ivoirienne de ce mardi met à la Une plusieurs dossiers majeurs, notamment la polémique autour du Pôle pénal économique et financier (PPEF), la présentation du projet de société 2025-2030 du PDCI-RDA et les enjeux politiques nationales entre pouvoir, opposition et jeunesse.

Pôle pénal économique et financier : une juridiction au centre des controverses

La situation du Pôle pénal économique et financier (PPEF) occupe une place importante dans les colonnes de plusieurs journaux ivoiriens. Sous le surtitre « Lu dans Jeune Afrique », Le Nouveau Réveil soulève une interrogation qui résume les inquiétudes autour de cette juridiction : « Qui veut noyer l’affaire du Pôle pénal économique et financier ? ».

Dernière Heure adopte un ton tout aussi incisif. Le quotidien évoque de « graves accusations publiques » et s’interroge à son tour sur les éventuelles tentatives visant à fragiliser le PPEF, qu’il présente comme étant « au centre d’une bataille entre services ». Face à cette polémique, la présidente de la juridiction affiche sa détermination dans les colonnes de L’Avenir, avec une déclaration sans équivoque : « On ne va pas nous voler notre victoire ».

Dans le même dossier, La Voie originale annonce des révélations sur les « coulisses d’un vaste coup de filet » au sein du pôle. De son côté, L’Intelligent d’Abidjan privilégie le volet judiciaire en mettant en avant la condamnation de sept orpailleurs à 24 mois de prison. Une autre lecture de l’actualité est proposée par L’Expression. Le journal met à sa une les réformes engagées par le président Alassane Ouattara dans la lutte contre le blanchiment d’argent, qu’il présente comme des actions « couronnées de succès », sans revenir sur la controverse entourant le PPEF.

PDCI-RDA : Tidjane Thiam présente le projet de société 2025-2030

L’actualité politique est également marquée par la présentation du projet de société du PDCI-RDA pour la période 2025-2030. Le Nouveau Réveil annonce la publication de ce document, tandis que Soir Info met en scène Tidjane Thiam au moment de son dévoilement Dernière Heure s’intéresse particulièrement aux engagements contenus dans ce programme. Le quotidien met en avant la volonté du PDCI-RDA de limiter à deux le nombre de mandats et évoque les « grands chantiers du champion du PDCI ». Une manière pour les journaux de mettre en relief les grandes orientations défendues par le parti dans la perspective de son projet politique.

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Pouvoir, opposition et jeunesse : les enjeux politiques à la Une des journaux

Le climat politique national reste également au centre des préoccupations de plusieurs titres, un an après la réélection d’Alassane Ouattara. Dans Générations Nouvelles, le RHDP est accusé de manœuvrer « pour réduire au silence l’opposition ». Une Une qui traduit les critiques formulées par le journal sur l’évolution des rapports entre le pouvoir et ses adversaires politiques.

Le Patriote met en avant « l’héritage que Ouattara veut léguer aux jeunes de Côte d’Ivoire ». Le Quotidien d’Abidjan lit le même sujet à l’envers. Il évoque un « aveu d’échec » du chef de l’État sur l’emploi des jeunes et cite Konan Kouadio Siméon, pour qui les statistiques officielles sont « déconnectées de la réalité ». Sa manchette va à Me Habiba Touré, qui expose à partir du rapport PASEC 2024 « l’échec de la politique éducative » du régime.

De son côté, Notre Voie revient sur les quatre décès enregistrés à Nahio, un drame qui, selon le quotidien, « interroge le régime Ouattara ». Le journal s’intéresse également à l’activité politique d’Affi N’Guessan, présenté comme celui qui « bouscule les bases d’Abidjan ».  L’Inter braque ses projecteurs sur une nouvelle évolution au sein de la famille politique du Front populaire ivoirien (FPI). Le quotidien rapporte que les cadres du courant « Démocratie et Valeurs », après leur rupture avec Affi N’Guessan, lancent leur propre formation.

PPA-CI : Les audiences de Blaise Lasm et Dahi Nestor reportées aux 9 et 16 novembre 2026

Les deux responsables du PPA-CI devront patienter avant de comparaître devant le tribunal d’Abidjan-Plateau. Initialement programmées le 2 novembre 2026, leurs audiences ont été reportées respectivement aux 9 et 16 novembre.

Nouveau contretemps judiciaire pour Blaise Lasm et Dahi Nestor, les deux cadres du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique dirigée par Laurent Gbagbo, ne comparaîtront finalement pas le lundi 2 novembre 2026 comme initialement annoncé devant le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau.

D’après des sources proches du dossier, les nouvelles dates de comparution sont désormais connues. Blaise Lasm est attendu à la barre le 9 novembre prochain, tandis que Dahi Nestor devra se présenter devant les juges le 16 novembre 2026. Les motifs ayant conduit au renvoi de ces deux audiences n’ont, pour l’heure, pas été communiqués.

Plus d’un an de détention préventive

Les deux responsables occupent des postes de secrétaires généraux adjoints au sein du PPA-CI. Ils sont incarcérés au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA), anciennement Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), depuis leur arrestation, le 30 septembre 2025. Leurs interpellations étaient intervenues dans un climat de fortes tensions politiques, à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Après avoir été entendus à la préfecture de police d’Abidjan, les deux responsables politiques avaient été présentés à un juge d’instruction. Ils avaient ensuite été placés sous mandat de dépôt avant d’être transférés au Pôle pénitentiaire d’Abidjan, où ils demeurent en détention préventive depuis plus d’un an.

La procédure judiciaire engagée contre Blaise Lasm et Dahi Nestor repose sur plusieurs accusations. Les faits qui leur sont reprochés concernent notamment l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’autorité de l’État, le trouble à l’ordre public ainsi que l’inobservation d’une décision du Conseil constitutionnel. Il convient toutefois de rappeler que ces qualifications pénales constituent des accusations et ne signifient pas que les deux responsables sont coupables. Seule une décision de justice est susceptible d’établir leur culpabilité.

Le PPA-CI dénonce une procédure à caractère politique

Depuis l’ouverture de cette affaire, le parti de Laurent Gbagbo affiche son opposition aux poursuites judiciaires visant ses deux responsables. Le PPA-CI considère ces procédures comme « injustes et arbitraires » et dénonce ce qu’il présente comme une manœuvre politique visant à fragiliser l’opposition.

À Abengourou, un sergent-chef se suicide après avoir confié ses inquiétudes à un ami

La ville d’Abengourou, capitale de la région de l’Indénié-Djuablin, s’est réveillée sous le choc ce dimanche 1er novembre 2026. Un drame d’une rare tristesse a secoué la communauté locale et le corps de la police nationale. Le Sergent-chef G. H. M., en service au commissariat de police du 1er arrondissement de la ville, s’est donné la mort par arme à feu en fin de matinée, sous les yeux impuissants de l’un de ses proches.

Les faits, d’une chronologie implacable, ont débuté aux alentours de 10 heures. Selon les déclarations recueillies par les forces de sécurité, le sieur Kalifa, douanier de profession, domicilié au quartier Lycée, a reçu un appel téléphonique bouleversant de la part de la victime. Au bout du fil, son ami, le Sergent-chef G. H. M., lui fait part de son intention de mettre fin à ses jours. Conscient de l’urgence de la situation, le douanier abandonne immédiatement ses activités pour se précipiter au domicile du policier.

Un drame fatal malgré les tentatives de persuasion 

C’est en arrivant dans le quartier, sur la piste menant à l’habitation, que le témoin aperçoit son ami. À la vue de Kalifa, le Sergent-chef tire deux coups de feu en l’air, matérialisant la tension extrême de la situation. Malgré les supplications répétées et les tentatives désespérées du douanier pour le raisonner et le faire renoncer à son projet funeste, le policier retourne son arme contre lui. Le Sergent-chef G. H. M. commet l’irréparable en se tirant une balle dans la tempe.

Aussitôt le coup de feu parti, le témoin, sous le choc, contacte un sergent de la police scientifique pour l’informer du drame. Ce dernier relaie immédiatement l’alerte auprès du commissariat du 1er arrondissement d’Abengourou, l’unité où exerçait la victime.

Dépêchées sur les lieux de 10 heures 35 minutes à 13 heures, les équipes de constatations techniques et de sécurité ont procédé aux examens d’usage. Les équipes ont découvert le sous-officier couché sur le flanc gauche, dans une mare de sang. Il portait un maillot de basket-ball bleu et blanc frappé du numéro 24 ainsi qu’un bas de pantalon en treillis militaire. À proximité immédiate de la dépouille se trouvait l’arme du crime, un pistolet automatique de marque Jericho. Les premières constatations médicales font état de deux orifices crâniens : un point d’entrée au niveau de la tempe gauche et un point de sortie sur la tempe droite.

Un médecin légiste présent sur les lieux a formellement confirmé le décès par balle. Après l’achèvement des constatations d’usage par les services de la police scientifique, la dépouille a été enlevée par les services des pompes funèbres. Une enquête administrative et judiciaire devra déterminer les circonstances exactes et les motivations profondes qui ont conduit ce serviteur de l’État à ce geste désespéré.

Afriksoir

Affaire Cahé Kunta : le président des Chapeaux Rouges envoyé à l’ex-MACA, après son audition à la PLCC

Le président du mouvement Les Chapeaux Rouges, Cahé Kunta, est actuellement détenu au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA), anciennement MACA. Le Secrétariat général du mouvement a annoncé cette incarcération dans un communiqué adressé à l’opinion nationale et internationale afin de l’informer de la situation judiciaire de son président.

Selon les précisions apportées par le Secrétariat général, les événements ont débuté le lundi 26 octobre 2026. Cahé Kunta s’est présenté à la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC), après avoir reçu une convocation des services de cette structure.

À l’issue de son audition, les agents de la PLCC ont retenu le président des Chapeaux Rouges dans leurs locaux, où il a passé la nuit, sans le laisser repartir. Le lendemain, mardi 27 octobre 2026, les autorités l’ont présenté devant le parquet avant de le transférer au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA), ex-MACA, où il reste détenu.

Deux chefs d’accusation évoqués

Le communiqué fait état de deux faits reprochés à Cahé Kunta. Il s’agit notamment de trouble à l’ordre public, à la suite d’une vidéo relative à Gbaka et Canal+, ainsi que de diffusion de fausses informations au moyen d’un système informatique. Le Secrétariat général ne fournit pas davantage de précisions sur les éléments de la procédure, mais confirme que celle-ci suit actuellement son cours.

Face à cette situation, le Mouvement Les Chapeaux Rouges a tenu à clarifier la situation de son président auprès de ses membres, de ses sympathisants et de l’opinion publique. Il confirme officiellement la détention de Cahé Kunta au Pôle pénitentiaire d’Abidjan. Dans le même temps, la direction du mouvement lance un appel à la retenue. Elle invite ses militants et sympathisants à garder leur calme, à faire preuve de sérénité et à rester attentifs aux prochaines communications officielles du Secrétariat général sur l’évolution de cette affaire.

En attendant la suite de la procédure judiciaire, le mouvement entend ainsi privilégier le calme et s’en tenir à ses prochaines annonces officielles.

PDCI-RDA : Tidjane Thiam dévoile le projet de société 2025-2030 du parti après l’invalidation de sa candidature

Le PDCI-RDA décide de rendre public son projet de société initialement élaboré pour l’élection présidentielle de 2025. Conçu pour définir les grandes orientations du pays sur la période 2025-2030, ce programme n’avait pas pu être présenté aux Ivoiriens dans son intégralité, en raison de l’invalidation de la candidature de son président, Tidjane Thiam, par le Conseil constitutionnel.

En amont de la présidentielle de 2025, le parti avait élaboré un projet de société reposant sur une vision ambitieuse pour l’avenir de la Côte d’Ivoire. Ce programme, destiné à servir de feuille de route pour le quinquennat 2025-2030, s’articule autour de six piliers fondamentaux. Bien que son contenu n’ait pas été officiellement soumis au choix des électeurs dans le cadre du scrutin présidentiel, plusieurs de ses grandes orientations avaient déjà été évoquées par Tidjane Thiam.

Pour le parti, l’invalidation de la candidature de Tidjane Thiam n’est pas une raison pour priver les citoyens de la possibilité de découvrir le projet élaboré à leur intention.

LIRE LE PROGRAMME ICI : https://programme.pdcirda.ci

Cinéma : « Ebinto » conquiert Paris, le Grand Rex affiche complet pour l’adaptation du roman d’Amadou Koné

Le succès dépasse désormais les frontières ivoiriennes. Après avoir séduit le public à Abidjan, le film Ebinto, adaptation cinématographique du célèbre roman Les Frasques d’Ébinto d’Amadou Koné, a réalisé une entrée remarquée à Paris. Présentée en avant-première au prestigieux Grand Rex, l’œuvre a attiré un public nombreux, au point de remplir les 2 509 places de la salle. Mieux encore, quatre autres dates parisiennes affichent déjà complet.

L’événement a tenu toutes ses promesses. Ivoiriens, Africains et spectateurs d’autres horizons se sont retrouvés au Grand Rex pour découvrir sur grand écran cette histoire emblématique de la littérature ivoirienne. Une réussite saluée par Ange Fabien Guei, directeur général de NCI, qui n’a pas caché sa satisfaction devant l’engouement suscité par le long-métrage.

Produite et réalisée en Côte d’Ivoire, cette adaptation est portée par le producteur Charly Kodjo et le réalisateur Luc Gnépa. Elle met en lumière des acteurs ivoiriens et témoigne de la volonté de faire rayonner les productions nationales au-delà des frontières.

D’Abidjan à Paris, le public répond présent

L’accueil parisien confirme une dynamique déjà observée en Côte d’Ivoire. À Abidjan, l’avant-première avait attiré une foule importante, avec de longues files d’attente devant les salles. Depuis, les séances supplémentaires programmées dans la capitale économique ainsi qu’à Bouaké affichent également complet. Cet engouement s’explique notamment par la place particulière qu’occupe Les Frasques d’Ébinto dans la mémoire collective. Pour de nombreux spectateurs, ce roman rappelle les lectures scolaires et les premières émotions de l’adolescence. D’autres, notamment parmi les jeunes générations, ont découvert cette histoire à travers les récits de leurs parents.

Le film joue également sur la nostalgie en reconstituant l’atmosphère des années 1960 et 1970, notamment à travers les décors et les costumes. L’invitation lancée aux spectateurs de venir habillés à la mode de cette époque a contribué à donner une dimension particulière aux projections. Au Grand Rex, Ange Fabien Guei s’est lui-même prêté au jeu en arborant un haut-de-forme, aux côtés de Sandra Coulibaly Camara, directrice de la fiction.

Luc Gnépa ému par la confiance de Charly Kodjo

Au-delà des chiffres et de l’accueil du public, cette avant-première parisienne a aussi été marquée par un moment de forte émotion. Le réalisateur Luc Gnépa n’a pu retenir ses larmes en évoquant la confiance que lui a accordée le producteur Charly Kodjo. Peu connu du grand public et ne disposant pas d’une communauté de fans, le réalisateur doutait que quelqu’un puisse miser sur lui pour un projet d’une telle envergure. Pourtant, Charly Kodjo a maintenu son choix, malgré les réserves que, selon lui, certains partenaires financiers avaient exprimées au sujet du manque d’expérience de Luc Gnépa.

Pour Ange Fabien Guei, cette réussite représente également une grande fierté pour NCI. Il s’agit de la première coproduction de la chaîne portée au cinéma, après les expériences des séries Castes, L’Agence et Zanka. Le directeur général a tenu à saluer le travail du producteur, du réalisateur, des comédiens et de toutes les équipes mobilisées autour du film.

Après Amadou Koné, un autre écrivain ivoirien dans le viseur

La soirée a également été l’occasion de mettre en avant le patrimoine littéraire ivoirien et son potentiel d’adaptation au cinéma. En présence de Maurice Bandaman, ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, ancien ministre de la Culture et écrivain, Ange Fabien Guei a évoqué le parcours littéraire du diplomate. Il a notamment rappelé qu’en 1993, alors qu’il enseignait le français dans un lycée de Dabou, Maurice Bandaman avait remporté le Grand Prix littéraire d’Afrique noire grâce à son œuvre Le Fils de la femme-mâle.

Fort de la réussite d’Ebinto, le patron de NCI a exprimé le souhait de voir également ce roman porté à l’écran. Une perspective qui traduit son ambition de donner une plus grande visibilité aux récits et aux talents ivoiriens. Au terme de cette soirée parisienne, une conviction s’est imposée : les œuvres ivoiriennes ont toute leur place sur les grandes scènes internationales. Ange Fabien Guei l’a résumé par une formule forte, lancée devant le public du Grand Rex :

« Nos histoires méritent de voyager aussi loin que nos talents ».

Côte d’Ivoire : les prix du carburant et du gaz butane restent inchangés en novembre 2026

Les automobilistes et les ménages ivoiriens ne connaîtront aucune hausse des prix des produits pétroliers au cours du mois de novembre 2026. Le super sans plomb, le gasoil, le gaz butane et le pétrole lampant conservent leurs tarifs habituels, selon un communiqué du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie.

Du 1er au 30 novembre 2026, les distributeurs vendent le litre de super sans plomb à 905 FCFA et celui du gasoil à 725 FCFA. Ces deux principaux carburants conservent ainsi les mêmes prix à la pompe que durant le mois précédent. Le maintien des tarifs concerne également le gaz butane, dont les prix restent inchangés. Les distributeurs maintiennent le prix de la bouteille de 6 kg à 2 000 FCFA et celui du format de 12,5 kg à 5 200 FCFA. Même constat pour le pétrole lampant, dont le litre demeure vendu à 780 FCFA à l’ambiant.

Revue ivoirienne du 02 novembre 2026 : sortie de la liste grise du GAFI, Nahio et les revendications des producteurs du cacao au cœur des débats

La presse ivoirienne de ce lundi consacre une large place, dans ses parutions du jour, à plusieurs sujets qui alimentent l’actualité nationale. De la sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en passant par les séquelles des violences électorales à Nahio et les revendications des producteurs de cacao dominent les Unes.

Sortie de la liste grise du GAFI : entre satisfaction et interrogations

La sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise du GAFI s’impose comme l’un des principaux sujets à la une. Le quotidien Le Patriote en fait son titre phare et revient sur les efforts ayant permis au pays de « laver son image ». Une lecture plus critique est toutefois proposée par Le Nouveau Réveil. Le journal préfère interroger les circonstances qui ont conduit à l’inscription du pays sur cette liste, avec une manchette sans détour : « N’était-il pas mieux de ne jamais y entrer ? ». Tout en reconnaissant l’importance de cette sortie, le quotidien met en garde contre le risque d’un retour sur cette liste.

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Nahio : un an après les violences, les familles enterrent leurs morts

L’actualité est également marquée par le souvenir douloureux des violences survenues lors de la présidentielle, un an auparavant. À Nahio, les victimes continuent de faire l’objet de commémorations à travers l’inhumation des défunts. La Voie originale évoque quatre personnes enterrées « dans la douleur », tandis que Notre Voie choisit une manchette particulièrement évocatrice : « Nahio enterre enfin ses morts ! ».

Mais le quotidien élargit également le débat à la question des responsabilités liées aux événements passés. Il met ainsi en avant les déclarations du professeur Jean-Noël Loucou, qui réclame des comptes aux acteurs de la rébellion armée ayant marqué la période 2002-2011.

Filière cacao : les producteurs font entendre leurs revendications

Le cacao figure lui aussi parmi les sujets qui retiennent l’attention des journaux. À Toulepleu, une importante mobilisation de producteurs sert de cadre aux déclarations de Koné Moussa sur les prix pratiqués dans certaines zones de production.

Selon Soir Info, celui-ci révèle que le kilogramme de cacao est acheté à 1 800 FCFA à Daloa. Dans les colonnes de L’Inter, il affirme également que « la stratégie du Synap-Ci a commencé à produire ses effets ». De son côté, La Voie originale met l’accent sur les revendications des producteurs, évoquant un prix de 1 200 FCFA le kilogramme et la mobilisation de 8 000 producteurs qui « font bloc pour leur dignité ».

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