Les deux responsables du PPA-CI devront patienter avant de comparaître devant le tribunal d’Abidjan-Plateau. Initialement programmées le 2 novembre 2026, leurs audiences ont été reportées respectivement aux 9 et 16 novembre.
Nouveau contretemps judiciaire pour Blaise Lasm et Dahi Nestor, les deux cadres du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique dirigée par Laurent Gbagbo, ne comparaîtront finalement pas le lundi 2 novembre 2026 comme initialement annoncé devant le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau.
D’après des sources proches du dossier, les nouvelles dates de comparution sont désormais connues. Blaise Lasm est attendu à la barre le 9 novembre prochain, tandis que Dahi Nestor devra se présenter devant les juges le 16 novembre 2026. Les motifs ayant conduit au renvoi de ces deux audiences n’ont, pour l’heure, pas été communiqués.
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Plus d’un an de détention préventive
Les deux responsables occupent des postes de secrétaires généraux adjoints au sein du PPA-CI. Ils sont incarcérés au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA), anciennement Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), depuis leur arrestation, le 30 septembre 2025. Leurs interpellations étaient intervenues dans un climat de fortes tensions politiques, à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Après avoir été entendus à la préfecture de police d’Abidjan, les deux responsables politiques avaient été présentés à un juge d’instruction. Ils avaient ensuite été placés sous mandat de dépôt avant d’être transférés au Pôle pénitentiaire d’Abidjan, où ils demeurent en détention préventive depuis plus d’un an.
La procédure judiciaire engagée contre Blaise Lasm et Dahi Nestor repose sur plusieurs accusations. Les faits qui leur sont reprochés concernent notamment l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’autorité de l’État, le trouble à l’ordre public ainsi que l’inobservation d’une décision du Conseil constitutionnel. Il convient toutefois de rappeler que ces qualifications pénales constituent des accusations et ne signifient pas que les deux responsables sont coupables. Seule une décision de justice est susceptible d’établir leur culpabilité.
Le PPA-CI dénonce une procédure à caractère politique
Depuis l’ouverture de cette affaire, le parti de Laurent Gbagbo affiche son opposition aux poursuites judiciaires visant ses deux responsables. Le PPA-CI considère ces procédures comme « injustes et arbitraires » et dénonce ce qu’il présente comme une manœuvre politique visant à fragiliser l’opposition.

