Lutte contre l’orpaillage illégal : l’État renforce les FDS avec des pick-up, motos, drones et zodiacs

Ce mercredi 30 septembre 2026, à la caserne de gendarmerie d’Agban, le vice-Premier ministre, ministre d’État, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a présidé une cérémonie de remise d’engins roulants ainsi que de matériels de renseignement et de navigation aux forces engagées sur le terrain dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal.

Cette dotation intervient alors que les autorités affichent leur volonté d’intensifier la lutte contre un phénomène considéré comme préoccupant en raison de ses conséquences sur la sécurité, l’environnement et les activités agricoles.

35 pick-up, 300 motos et des moyens de surveillance

Au total, 35 pick-up, 300 motos, 12 zodiacs, des drones et des véhicules de transport de troupes ont été remis aux préfets de région, chargés d’assurer la coordination opérationnelle des actions sur le terrain. Ces équipements constituent une première partie d’une commande globale comprenant 48 pick-up, 360 motos, 84 zodiacs, 35 drones et 10 GPS. Une partie du matériel restant doit être livrée dans les prochains jours.

Pour Téné Birahima Ouattara, cette dotation doit permettre aux forces de défense et de sécurité de disposer de moyens adaptés à leurs missions. Elle doit notamment améliorer leur mobilité, renforcer la surveillance des zones sensibles et faciliter la collecte du renseignement dans les secteurs difficiles d’accès.

« Cette dotation traduit la volonté du Gouvernement, sous la haute autorité du Président de la République, de donner à nos Forces de Défense et de Sécurité les moyens nécessaires pour remplir efficacement leur mission », a-t-il déclaré.

Les préfets placés au centre de la coordination

La remise des équipements fait suite aux décisions prises par le Conseil national de sécurité (CNS) lors de sa session du 17 septembre 2026. Ces décisions avaient été arrêtées après l’atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal, organisé les 4 et 5 septembre à Yamoussoukro.

À l’issue de cette rencontre, le CNS a renforcé le rôle des préfets dans le dispositif. Ceux-ci sont désormais placés « au cœur de l’action, à l’initiative du renseignement et au centre de la coordination ». L’objectif est notamment de favoriser une meilleure collaboration entre les comités départementaux de sécurité, les cellules civilo-militaires et les unités spécialisées, dont le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GSLOI).

Devant les responsables régionaux, Téné Birahima Ouattara a appelé à une implication accrue des acteurs locaux dans cette lutte menée sous le mot d’ordre « Tolérance zéro ».

Plus de 8 500 sites démantelés depuis 2021

Pour le ministre de la Défense, l’orpaillage illégal ne constitue pas uniquement un problème lié à l’exploitation clandestine des ressources minières. Il touche également plusieurs autres domaines.

« Ce phénomène a des conséquences dramatiques sur la sécurité des populations, la protection de l’environnement, la préservation des terres agricoles, la qualité des ressources en eau et la cohésion nationale », a-t-il alerté.

Selon le bilan quinquennal rendu public en juillet 2026, le GSLOI a, depuis sa création en 2021, démantelé plus de 8 500 sites, interpellé 4 474 personnes et saisi 136 kg d’or. Malgré ces résultats, les autorités signalent un regain d’activité récemment. Elles l’attribuent notamment à des complicités locales, à des financements extérieurs et à l’implication d’acteurs étrangers.

Face à cette situation, le Conseil national de sécurité entend maintenir une « posture de fermeté ». Fidèle Sarassoro, secrétaire exécutif du CNS, a rappelé les mesures déjà prises, notamment le renforcement des sanctions et l’instauration d’un moratoire de six mois sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale.

« La lutte contre l’orpaillage illégal dans notre pays est une exigence de sécurité nationale, de protection de l’environnement et de justice envers les générations futures », a-t-il déclaré.

Il a également appelé l’ensemble des forces vives du pays à prendre part à cette mobilisation : élus, autorités administratives, forces de défense et de sécurité, chefs traditionnels et religieux, jeunes et femmes. Leur implication doit notamment contribuer à sensibiliser les populations et à lutter contre les réseaux impliqués dans l’orpaillage illégal.

Le général de corps d’armée Alexandre Apalo Touré, commandant supérieur de la Gendarmerie nationale, a, pour sa part, salué le renforcement des moyens mis à la disposition des forces. Il a exhorté les différents services engagés dans l’opération à travailler en synergie. Reconnaissant que « beaucoup reste à faire », il a également mis en garde les agents qui seraient impliqués dans des actes de corruption ou de collusion avec les orpailleurs.

« Tous ceux qui verseront dans la corruption ou collaboreront avec les orpailleurs seront traités avec la plus grande sévérité », a-t-il prévenu.

Un objectif d’éradication fixé à six mois

Au nom des bénéficiaires, Kouassi Kouadio Eugène, préfet de la région de l’Indénié-Djuablin, a réaffirmé la volonté d’éradiquer l’orpaillage illégal dans un délai de six mois à compter du 30 septembre 2026. La première étape consistera à actualiser la cartographie des sites clandestins. Cette opération s’appuiera notamment sur l’utilisation de drones et sur les informations recueillies auprès des chefs de village.

Une fois cette cartographie mise à jour, des opérations de déguerpissement et de sécurisation seront menées. L’ensemble du dispositif traduit ainsi la volonté affichée des autorités de renforcer la coordination, les moyens opérationnels et la mobilisation locale contre l’orpaillage illégal.

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Serge Beynaud : un danseur frappé par un agent de sécurité, la vidéo fait polémique

Une séquence filmée en marge d’une prestation de Serge Beynaud fait depuis réagir les réseaux sociaux. Sur la vidéo, l’un des danseurs de l’artiste reçoit un coup dans le dos de la part d’un agent de sécurité, provoquant de nombreuses réactions et alimentant les débats sur les circonstances de l’incident.

Les faits se seraient déroulés avant l’arrivée de Serge Beynaud sur scène. Deux danseurs de son équipe, une jeune femme et un jeune homme, se trouvaient au pied du podium en attendant le moment de rejoindre l’artiste.

Une confusion avant l’entrée sur scène

Encore habillés en tenue ordinaire, les deux membres de l’équipe se tenaient à proximité de la scène. Leur présence aurait été interprétée par un agent de sécurité comme celle de personnes non autorisées à se trouver dans une zone devant rester sécurisée. En les apercevant de dos, l’agent aurait alors entrepris de les éloigner. C’est au cours de cette intervention qu’il aurait porté un coup dans le dos du jeune danseur.

Visiblement surpris et touché, le danseur se tord de douleur après le coup reçu. Sa collègue intervient alors pour préciser à l’agent qu’il s’agit d’un membre de l’équipe de Serge Beynaud.

La scène se déroule alors que l’artiste est lui-même présent. Sur les images, Serge Beynaud apparaît en train de rire. Cette réaction divise toutefois les internautes. Certains y voient une banalisation de l’incident, tandis que d’autres estiment qu’il pourrait simplement s’agir d’une réaction de surprise ou de fair-play face à une maladresse.

Les réseaux sociaux divisés

La vidéo a rapidement suscité des réactions contrastées. Pour certains internautes, l’agent de sécurité aurait simplement commis une erreur sans intention de s’en prendre au danseur. Ils appellent ainsi à relativiser la portée de l’incident. D’autres, en revanche, considèrent que le geste était disproportionné et estiment que la réaction de Serge Beynaud aurait dû être différente.

Un internaute s’est notamment indigné :

« Serge Beynaud, ton danseur s’est fait agresser par un VDP de Yibé et tu prends pour rigoler ? Quand vous partez à l’extérieur, les danseurs sont sous votre responsabilité : ils méritent d’être respectés et protégés ! »

La sécurité des équipes artistiques au cœur du débat

Au-delà des réactions suscitées par la vidéo, cette séquence soulève la question de la protection des danseurs et, plus largement, des membres des équipes artistiques lors des spectacles. Avant leur passage sur scène, ces derniers peuvent être amenés à patienter dans les coulisses ou aux abords du podium. Lorsqu’ils ne portent pas encore leurs tenues de prestation, leur appartenance à l’équipe artistique peut être difficile à identifier.

Dans le cas présent, cette absence de tenue de scène pourrait avoir favorisé la confusion. La situation met ainsi en évidence l’importance d’une coordination étroite entre les équipes artistiques et les agents chargés de la sécurité, afin de limiter les risques de malentendu autour de la scène.