Simone Ehivet Gbagbo revient sur le 17 juin 2021 et rend hommage à Laurent Gbagbo

Le 17 juin 2021 reste une date particulière pour Simone Ehivet Gbagbo. Interrogée par Guillaume Vergès, de l’émission Actu People, elle est revenue sur le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire après son séjour à La Haye.

L’ancienne Première dame explique avoir choisi de ne pas commenter publiquement cet événement à l’époque. Elle affirme notamment avoir demandé à ses proches de s’abstenir de toute réaction, qu’elle soit positive ou négative. Pour elle, le statut historique qu’elle attribue à Laurent Gbagbo justifie une attitude fondée sur le silence et le respect.

 

« Il y a eu un manque de grandeur ce jour-là »

Simone Ehivet Gbagbo reconnaît toutefois que le 17 juin 2021 demeure une date difficile à évoquer à ses yeux. Elle estime que cette journée a été marquée, selon elle, par « un manque de grandeur », tout en précisant que chacun est libre de vivre son destin comme il l’entend.

Elle interprète également cette période comme un moment de rupture dans la vie personnelle de Laurent Gbagbo. Selon elle, l’ancien président aurait considéré qu’il devait rompre avec certains éléments de sa vie passée afin d’en reconstruire d’autres et de bâtir une nouvelle existence.

Laurent Gbagbo présenté comme « le père de la démocratie »

Au-delà de cette date, Simone Ehivet Gbagbo insiste surtout sur ce qu’elle considère comme l’héritage politique de Laurent Gbagbo. Elle le présente comme « le père de la démocratie ivoirienne », établissant un parallèle avec Félix Houphouët-Boigny, qu’elle décrit comme le « père de l’indépendance » de la Côte d’Ivoire.

Pour elle, cette place dans l’histoire politique du pays suffit à justifier le respect qui doit lui être accordé. Elle estime que les actes posés par la suite peuvent faire l’objet d’appréciations différentes, mais qu’ils ne doivent pas effacer ce qu’il a accompli selon elle.

Le combat contre le parti unique au cœur de son hommage

Simone Ehivet Gbagbo revient enfin sur les premiers engagements politiques de Laurent Gbagbo. Elle rappelle notamment ses combats, alors qu’il était encore étudiant, contre la pensée unique, la jeunesse unique et le parti unique. C’est dans ce contexte qu’elle dit avoir fait sa connaissance.

Elle évoque l’admiration qu’ils portaient, à cette époque, à ce jeune homme capable de tenir tête au président Houphouët-Boigny jusqu’à l’obtention du multipartisme en 1990. À ses yeux, cet engagement constitue l’un des éléments essentiels à retenir de la trajectoire de Laurent Gbagbo.

« C’est ça qu’il faut retenir de l’homme politique Laurent Gbagbo », conclut-elle.

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Cacao : le Synap-CI annonce une marche sur la Caistab pour contester le prix de 1 200 FCFA

Lors d’une conférence de presse ce mercredi 30 septembre 2026, le Syndicat national des agriculteurs de Côte d’Ivoire (Synap-CI) a annoncé une nouvelle phase de sa mobilisation contre le prix de 1 200 FCFA le kilogramme fixé pour la campagne cacaoyère 2026-2027.

Après une tournée menée du 21 au 26 septembre dans plusieurs zones productrices, le syndicat entend désormais porter la contestation à Abidjan. Parmi les actions annoncées figure notamment une marche en direction de la Caisse de stabilisation et de soutien des prix des productions agricoles (Caistab).

 

Le mot d’ordre de non-vente maintenu

Pour le président du Synap-CI, Koné Moussa, la tournée nationale effectuée du 21 au 26 septembre dans plusieurs zones de production de café-cacao a permis de mesurer la mobilisation des producteurs. Selon le responsable syndical, les producteurs rencontrés ont respecté le mot d’ordre appelant à ne pas vendre leur cacao au prix de 1 200 FCFA durant la campagne 2026-2027.

Le niveau de rémunération fixé pour la nouvelle campagne demeure ainsi au cœur du différend. Koné Moussa estime que ce prix ne répond pas aux attentes des producteurs ivoiriens, notamment au regard des niveaux de prix évoqués dans certains pays de la sous-région.

« Il n’y a pas quelqu’un qui attrape machette pour aller au champ, qui peut applaudir 1 200 francs, pendant que tes voisins payent à 2 200 francs. Tous ceux qui se réjouissent sont ici à Abidjan, dans leur bureau, et ils parlent au nom des producteurs », a-t-il déclaré.

 

Une marche annoncée sur la Caistab

Le Synap-CI entend désormais élargir son mouvement à Abidjan. Le syndicat déplore également la vente anticipée ainsi que la non-augmentation des prix en Côte d’Ivoire, alors que, selon ses responsables, une évolution des prix intervient ailleurs. Koné Moussa a ainsi annoncé une nouvelle phase de la mobilisation, avec la venue à Abidjan des membres du syndicat pour une manifestation devant la Caistab.

« Nous allons passer à une autre étape de notre lutte. Et nous allons faire remonter tous les membres du Synap-CI uniquement à Abidjan pour une marche sur la Caistab », a-t-il annoncé.

Pour le Synap-CI, le débat ne se limite toutefois pas au prix du kilogramme de cacao. Le syndicat inscrit ses revendications dans une problématique plus large concernant les conditions de vie des familles rurales dont les revenus dépendent de l’activité agricole. Koné Moussa met notamment en avant les dépenses liées à la scolarisation des enfants, à l’accès aux soins et à l’entretien des exploitations. Pour lui, la rémunération du cacao doit permettre aux producteurs de faire face à ces différentes charges.

« Il touche à une réalité plus profonde : la dignité de milliers de familles rurales, dont les revenus, la scolarisation des enfants, l’accès aux soins, l’entretien des exploitations et, plus largement, les conditions de vie dépendent directement du fruit de leur travail », a-t-il soutenu.

Le syndicat associe également à ses revendications les difficultés liées à la commercialisation du cacao ainsi que la question du départ du directeur général du Conseil du Café-Cacao.

 

Une mobilisation engagée depuis septembre

Cette nouvelle annonce intervient après la grève entamée le 16 septembre 2026 et la tournée nationale conduite quelques jours plus tard, du 21 au 26 septembre, dans plusieurs régions productrices de café-cacao. Selon Koné Moussa, cette tournée poursuivait trois objectifs : recueillir les préoccupations des producteurs au plus près du terrain, renforcer la cohésion du mouvement syndical et maintenir une mobilisation qualifiée de « responsable » jusqu’à l’obtention de réponses concrètes.

Malgré l’annonce de nouvelles actions, le Synap-CI affirme toutefois rester disponible pour dialoguer avec les autorités. Le syndicat souhaite que d’éventuelles discussions soient « constructives, sincères » et débouchent sur des mesures concrètes en réponse aux préoccupations exprimées.

« Car la lutte engagée n’est pas celle d’un homme. Elle est celle de milliers de producteurs, qui aspirent simplement à vivre dignement du fruit de leur labeur », a conclu Koné Moussa.

Badikaha : les incursions d’éléphants inquiètent les populations et menacent les cultures

À Badikaha, dans le département de Niakara, au Centre-Nord de la Côte d’Ivoire, la présence répétée d’éléphants devient une source d’inquiétude pour les populations. Les incursions des pachydermes dans les zones cultivées provoquent des dégâts aux plantations et font craindre des incidents avec les habitants.

La situation s’est de nouveau manifestée mardi 29 septembre 2026. Un troupeau d’éléphants s’est retrouvé à proximité de Kouroukouna, un village de la sous-préfecture de Badikaha, perturbant temporairement la circulation sur la Nationale A3. Face à la présence des animaux près de cet axe international, les usagers ont dû interrompre momentanément leur trajet.

 

Des agriculteurs hésitent désormais à rejoindre leurs champs

Dans les zones de culture, la crainte gagne également les producteurs. Certains expliquent avoir renoncé à se rendre dans leurs exploitations, redoutant de croiser les éléphants ou de retrouver leurs cultures endommagées.

« Nous avons peur d’aller dans nos champs, surtout lorsque nous savons que les éléphants peuvent y être présents. Nous ne pouvons pas prendre le risque de les affronter pour sauver nos cultures », témoigne Zanga Ouattara, 49 ans, cultivateur à Badikaha.

Pour Yéo Ardjouma, qui exploite un champ dans un hameau de cultures situé près de Badikaha, la répétition de ces incursions pourrait avoir des conséquences durables sur l’agriculture locale.

« Si cette situation continue pendant plusieurs années, beaucoup de producteurs finiront par abandonner leurs champs. Il faut trouver une solution qui protège à la fois les populations et les éléphants », plaide-t-il.

L’inquiétude ne concerne pas uniquement les agriculteurs. Les habitants vivant aux abords du site 2 de la Sucrerie africaine en Côte d’Ivoire (SUCAF-CI 2), dans la sous-préfecture de Badikaha, sont eux aussi confrontés à cette situation. Le 5 septembre 2026, un éléphant a grièvement blessé un cultivateur qui tentait de le faire fuir de son exploitation. Après l’incident, les secours l’ont pris en charge au CSU de Badikaha avant de l’évacuer vers le CHR de Ferkessédougou.

 

Les autorités appellent à ne pas provoquer les animaux

Dans un communiqué publié le 27 septembre, le ministère des Eaux et Forêts a confirmé la recrudescence des conflits entre les populations et les éléphants dans plusieurs localités du pays, parmi lesquelles Badikaha. Le ministère rappelle également que l’éléphant est une espèce intégralement protégée. Il recommande aux populations de ne pas chercher à repousser ou à provoquer les animaux et les invite plutôt à prévenir les autorités ainsi que les services forestiers compétents.

Face à la multiplication des incursions, les populations de Badikaha souhaitent un renforcement des dispositifs de surveillance, de prévention et de sécurisation dans les secteurs les plus exposés.

Les exploitations agricoles et les axes de circulation figurent notamment parmi les zones pour lesquelles les habitants demandent davantage d’actions préventives. Au-delà des dégâts déjà constatés dans les cultures, les producteurs craignent surtout les conséquences économiques d’un abandon progressif des champs.

L’agriculture constituant une source importante de revenus et de subsistance pour de nombreuses familles, les populations appellent les autorités administratives et les services techniques compétents à renforcer les mesures permettant de limiter les risques d’incidents, tout en assurant la préservation des éléphants.

Décès d’un enseignant à Bédiala : le ministre de l’Éducation appelle au calme en attendant l’enquête

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, a fait part de sa profonde tristesse après l’annonce du décès de Daouda Keita, professeur au Lycée Moderne de Bédiala.

L’enseignant est décédé dans des circonstances qui, à ce stade, restent à établir. Dans un communiqué, le ministre dit avoir été profondément touché par cette disparition et adresse ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches, à ses collègues ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative.

 

Une enquête attendue sur les circonstances du décès

Face à l’émotion suscitée par ce drame, le ministère indique qu’une enquête doit permettre de déterminer les circonstances exactes du décès. Dans l’attente de ses conclusions, N’Guessan Koffi appelle les différents acteurs à faire preuve de calme et de retenue. Le ministre invite également chacun à éviter les accusations prématurées ainsi que les commentaires ou interprétations susceptibles d’alimenter les tensions ou de troubler l’ordre public.

N’Guessan Koffi réaffirme par ailleurs son attachement à la sécurité, à la dignité et à la protection de l’ensemble des personnels du système éducatif. Le ministre assure également de sa disponibilité à maintenir le dialogue avec les représentants de la communauté éducative, alors que l’émotion demeure vive après la disparition de l’enseignant.

En renouvelant sa compassion à la famille de Daouda Keita, le ministre prie enfin Dieu d’accueillir le défunt dans Sa paix.

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Affaire foncière : plus de 500 personnes se disent victimes, Rita Djédjé conteste les accusations

Une affaire foncière suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Selon plusieurs témoignages relayés en ligne, plus de 500 personnes affirment avoir été lésées dans le cadre d’opérations d’acquisition de terrains impliquant Rita Djédjé.

Les personnes qui se présentent comme victimes font état de difficultés rencontrées lors d’opérations d’acquisition foncière. Ces témoignages, actuellement relayés sur les réseaux sociaux, alimentent les interrogations autour de cette affaire.

 

À ce stade, les faits rapportés restent toutefois des allégations formulées par les personnes concernées. Leur réalité devra être établie par les autorités compétentes et, le cas échéant, par la justice. L’affaire continue néanmoins de susciter de nombreuses réactions et interrogations, alors que les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux.

Rita Djédjé rejette les accusations

Mise en cause dans cette affaire, Rita Djédjé a réagi aux accusations et affirme ne pas pouvoir se livrer aux pratiques qui lui sont reprochées. « Je ne peux pas faire ça », a-t-elle notamment déclaré, avant de mettre en avant son activité dans le conseil en matière immobilière et de droit foncier. Elle affirme ainsi qu’il lui serait inconcevable de conseiller des personnes dans ces domaines tout en vendant de faux biens, en arnaquant des clients ou en proposant des terrains inexistants ou dépourvus de documents.

« C’est puissance contre puissance. Je ne peux pas être la même personne qui conseille les gens en matière immobilière et de droit foncier, et venir vendre du faux, arnaquer les gens ou vendre des terrains qui n’existent pas ou qui n’ont pas de papiers. Ce n’est pas possible. Je ne peux pas faire ça », a-t-elle déclaré.

L’affaire reste donc marquée, à ce stade, par des accusations contestées par la personne mise en cause.

Maroc : Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme cheffe du gouvernement

Après la victoire du Parti Authenticité et Modernité (PAM) aux élections législatives du 23 septembre, le roi Mohammed VI a choisi Fatima Ezzahra El Mansouri pour diriger le gouvernement marocain. Nommée mardi 29 septembre 2026, elle devient ainsi la première femme à occuper cette fonction dans l’histoire politique du royaume.

Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme à accéder à la fonction de cheffe du gouvernement. Elle est désormais chargée de former la prochaine équipe gouvernementale, selon un communiqué du cabinet royal. La désignation intervient six jours après le scrutin, un délai présenté comme inhabituellement long dans l’histoire politique marocaine. Mardi, le roi Mohammed VI a reçu la nouvelle cheffe du gouvernement au palais royal de Rabat pour officialiser sa nomination.

Une figure majeure du PAM

À 50 ans, Fatima Ezzahra El Mansouri s’impose comme l’une des principales figures du PAM. Elle occupait jusqu’ici la fonction de coordinatrice nationale du parti, arrivé en tête des dernières législatives avec 97 sièges. Son parcours au sein de la formation politique remonte à 2008, année de la création du PAM. Elle a depuis gravi progressivement les échelons de l’appareil du parti, jusqu’à intégrer son comité collégial de direction en 2024.

Son expérience politique s’est également construite au niveau local. En 2009, elle est devenue maire de Marrakech, à seulement 33 ans, devenant la deuxième femme de l’histoire à diriger une grande ville marocaine après Assma Chaâbi à Essaouira. Après avoir quitté cette fonction en 2015, elle a retrouvé le fauteuil de maire en 2021.

De Marrakech au gouvernement

Originaire de Marrakech, Fatima Ezzahra El Mansouri a d’abord suivi une formation juridique. Fille d’un ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de la ville ocre, elle a étudié le droit en France et aux États-Unis avant d’ouvrir au Maroc son propre cabinet spécialisé dans le droit immobilier.

Son entrée en politique intervient en 2008 avec son adhésion au PAM. Elle commence alors par exercer comme conseillère municipale avant d’accéder, un an plus tard, à la mairie de Marrakech. Deux ans après son élection municipale, elle franchit une nouvelle étape en entrant à la Chambre des représentants. Élue députée dans la circonscription de Medina Sidi-Youssef, elle obtient trois mandats sur une période de dix ans.

En 2021, son parcours national prend une nouvelle dimension. Elle rejoint le gouvernement d’Aziz Akhannouch en qualité de ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville. La même année, elle retrouve également la mairie de Marrakech.

 

Une première mission : bâtir une coalition parlementaire

Sa nomination à la tête du gouvernement intervient alors que le PAM doit désormais constituer une coalition au Parlement afin de permettre la formation de la nouvelle équipe gouvernementale.

Plusieurs personnalités étaient évoquées autour de cette fonction, notamment Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine de football et récemment arrivé au PAM, ainsi que Medhi Bensaid. Le choix s’est finalement porté sur Fatima Ezzahra El Mansouri, dont l’expérience politique et la connaissance du parti comme de la Chambre des représentants constituent des atouts dans la mission qui lui est confiée.

À sa sortie du palais royal, la nouvelle cheffe du gouvernement a annoncé que les premières consultations débuteraient au sein du parti. Les discussions doivent ensuite s’élargir aux différentes formations politiques afin de parvenir rapidement à la composition du nouveau gouvernement.

 

Revue de presse du 30 septembre : rencontre entre Ouattara et le CSM, réforme électorale et sortie remarquée de Pulchérie Gbalet à la Une

La presse ivoirienne consacre une large part de ses éditions de ce mercredi 30 septembre 2026 aux principaux enjeux institutionnels et politiques du moment. La rencontre entre le président de la République, Alassane Ouattara, et le nouveau président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Kadjo Fodjo Abo, figure en bonne place, tout comme les débats autour du futur organe électoral. La sortie de Pulchérie Gbalet, après plusieurs mois de silence, retient également l’attention.

 

Alassane Ouattara reçoit le nouveau président du CSM

Plusieurs journaux mettent en avant la rencontre entre Alassane Ouattara et Kadjo Fodjo Abo, récemment porté à la tête du Conseil supérieur de la magistrature. Fraternité Matin affiche ainsi à sa Une : « Le chef de l’État échange avec Kadjo Fodjo Abo ». Soir Info revient également sur cette audience avec le titre : « Ouattara échange avec le nouveau président du Conseil supérieur de la magistrature ».

Même tonalité chez RHDP 24, qui annonce : « Alassane Ouattara reçoit Kadjo Fodjo Abo, nouveau président du CSM ». Le Jour Plus précise de son côté que, depuis sa nomination, le nouveau responsable du CSM a échangé avec le chef de l’État sur les attentes de ce dernier à son égard. L’Essor inscrit cette rencontre dans une dynamique plus large et estime qu’Alassane Ouattara accélère les changements institutionnels.

 

Le futur organe électoral au cœur des débats

La réforme de l’appareil électoral occupe également une place centrale dans les éditions de ce mercredi. Après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), les consultations autour de la mise en place d’un nouvel organe électoral se poursuivent, tandis que les partis d’opposition font entendre leurs réserves.

Le Matin consacre sa Une à cette actualité avec la manchette : « Et si l’opposition se trompait lourdement ». Liberté évoque pour sa part le « contre-pied du gouvernement » dans le dossier du nouvel organe électoral.

Le Quotidien d’Abidjan s’intéresse davantage à la stratégie de l’opposition et titre : « Mise en place du nouvel organe électoral : comment l’opposition maintient la pression sur le gouvernement ». Notre Voie voit, dans la remise des propositions des partis politiques au gouvernement, un moment important et estime que « la Côte d’Ivoire négocie un virage capital ».

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Pulchérie Gbalet sort du silence

Autre sujet particulièrement remarqué dans les kiosques, la sortie de Pulchérie Gbalet. Restée silencieuse après l’élection présidentielle d’octobre 2025, l’actrice de la société civile accorde une interview exclusive au journal Aujourd’hui.

Dans cet entretien, elle livre notamment son appréciation de l’opposition ivoirienne, dont elle est elle-même présentée comme une membre active. Le journal annonce l’interview à sa Une sous le titre : « Pulchérie Gbalet, côté cash : l’opposition n’assume pas ; Gbagbo n’a pas été responsable ; l’opération “Bloquons tout” a été improvisée ». Aujourd’hui présente ainsi cet entretien comme une prise de parole dans laquelle Pulchérie Gbalet revient de manière critique sur l’action de l’opposition qu’elle a longtemps soutenue.

La question des détenus politiques fait débat

La situation des personnes détenues pour des motifs politiques ou d’opinion apparaît également dans la revue de presse. La Nouvelle Alliance met en avant une initiative des militants du PPA-CI de la Mé et titre : « Les militants du PPA-CI de la Mé font parler leur cœur ».

Le Temps revient, quant à lui, sur le décès de personnes présentées comme des prisonniers d’opinion. Le journal titre : « 5e décès des prisonniers d’opinion, l’inquiétante série noire se poursuit », tout en appelant le régime à mettre fin à ce qu’il présente comme une « hémorragie ».

 

Les Éléphants s’imposent face à la Somalie

La presse revient enfin sur le rendez-vous sportif de la veille. La Côte d’Ivoire a battu la Somalie, mardi 29 septembre, au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, au terme d’une rencontre marquée par un suspense prolongé. La délivrance intervient à la 88e minute. Une frappe de Bazoumana Touré est repoussée par la barre transversale avant que Yann Gboho ne profite du rebond pour ouvrir le score.

Actif sur cette première réalisation, l’ailier de Newcastle Bazoumana Touré inscrit ensuite le deuxième but ivoirien dans les arrêts de jeu et permet aux Éléphants de s’imposer.

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Côte d’Ivoire-Somalie : les Éléphants s’imposent 2-0 sur le fil en qualifications de la CAN 2027

Pour son retour devant son public du stade Félix Houphouët-Boigny, la Côte d’Ivoire a décroché une victoire importante dans les qualifications pour la CAN 2027. Les Éléphants ont dominé la Somalie sur le score de 2-0, ce mardi, et prennent ainsi les commandes du Groupe C.

Mais derrière ce résultat favorable, la manière laisse encore à désirer. Face à une équipe somalienne regroupée et disciplinée, les Ivoiriens ont longtemps peiné à imposer leur rythme et à concrétiser leur domination.

 

Une première période sans relief

Dès les premières minutes, les Éléphants ont éprouvé des difficultés à trouver leur rythme. Lents dans l’exécution et souvent en difficulté dans les duels, les hommes de la sélection ivoirienne ont été confrontés à un bloc somalien bas et bien organisé. Malgré leurs intentions offensives, les Ivoiriens n’ont pas réussi à véritablement déséquilibrer leur adversaire durant les 45 premières minutes. Le manque de vitesse et d’inspiration a empêché la rencontre de s’emballer, laissant le public du « Félicia » sur sa faim.

Au retour des vestiaires, les Éléphants ont progressivement pris le contrôle des débats. La possession du ballon est devenue largement ivoirienne et la pression exercée sur la défense somalienne s’est accentuée. Cette domination territoriale n’a toutefois pas immédiatement débouché sur des occasions concrétisées.

Les approximations techniques et les insuffisances dans l’animation offensive ont longtemps empêché la Côte d’Ivoire de faire la différence. À mesure que le temps passait, la perspective d’un match nul devenait même de plus en plus réelle pour les supporters présents dans les tribunes.

Ghoho délivre les Éléphants à la 89e minute

Alors que la rencontre semblait se diriger vers un résultat frustrant, Ghoho a finalement débloqué la situation à la 89e minute. Son but, synonyme d’ouverture du score, a permis à la Côte d’Ivoire de prendre enfin l’avantage dans les dernières minutes du temps réglementaire.

Libérés par cette réalisation tardive, les Éléphants ont ensuite profité des ultimes instants de la rencontre pour inscrire un second but. Dans le temps additionnel, Bazoumana Touré a aggravé le score à la 95e minute et définitivement scellé le succès ivoirien.

Trois points au compteur, des interrogations dans le jeu

Avec cette victoire 2-0, la Côte d’Ivoire réalise l’opération comptable attendue et s’installe en tête du Groupe C. Le résultat permet donc aux Éléphants de repartir avec l’essentiel au terme de leurs retrouvailles avec le public du stade Félix Houphouët-Boigny.

La prestation collective, en revanche, appelle davantage de réserves. Face à une formation somalienne largement à leur portée, les Ivoiriens ont manqué de rythme, d’efficacité et de précision pendant une grande partie de la rencontre. Pour la suite des qualifications, les Éléphants devront afficher un visage plus convaincant afin de rassurer leurs supporters.

Affaire églises MFD : suspendu, un responsable reconnaît des relations adultères et demande pardon

Après plusieurs jours de polémique, un responsable des Églises MFD a décidé de prendre publiquement la parole. Dans une lettre ouverte adressée à celles et ceux qui le connaissent ou qui ont cheminé à ses côtés, il revient sur les événements récents, reconnaît des fautes et présente ses excuses aux personnes qu’il estime avoir blessées.

Il explique avoir pris du recul avant de s’exprimer, précisant ne pas vouloir alimenter les polémiques ni répondre à chaque accusation diffusée sur les réseaux sociaux. Son objectif, écrit-il, est de parler « avec sincérité », de reconnaître ses erreurs et de remettre certains éléments dans leur contexte.

 

Il reconnaît des relations adultères

Le responsable indique avoir été suspendu de l’ensemble de ses fonctions au sein des Églises MFD le dimanche 27 septembre 2026, pour une durée indéterminée. Selon sa propre déclaration, cette mesure fait suite à des fautes graves, notamment des relations adultères. Il reconnaît avoir entretenu des relations sexuelles avec certaines femmes membres de l’Église ainsi qu’avec des femmes extérieures à celle-ci.

Le pasteur précise que ces relations étaient consenties et affirme n’avoir exercé aucune pression sur les personnes concernées. Il reconnaît toutefois la gravité de ses actes, malgré le caractère consenti de ces relations.

« Je reconnais mes actes », affirme-t-il, tout en indiquant ne vouloir ni les minimiser, ni les excuser, ni en attribuer la responsabilité à d’autres personnes.

Dans sa lettre, il reconnaît également les conséquences de ses choix sur son épouse, elle aussi concernée par une mesure de suspension. Tous deux, écrit-il, regrettent profondément les conséquences de leurs décisions et disent vouloir assumer cette période. Ils espèrent également que cette étape pourra constituer un temps de « vérité, de guérison et de restauration ».

Le responsable demande par ailleurs pardon aux personnes qui ont été blessées, déçues ou scandalisées par ses actes, ainsi qu’à celles qui lui avaient accordé leur confiance. Il reconnaît également un manque d’exemplarité et évoque le scandale que ses actes ont pu provoquer aussi bien auprès des personnes extérieures à la foi chrétienne qu’au sein de la communauté chrétienne.

 

Des suites judiciaires annoncées contre certains propos

L’auteur de la lettre aborde également les contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Il annonce son intention de prendre, dans les prochains jours, des dispositions juridiques concernant certains propos qu’il considère comme relevant de la diffamation, de faux témoignages ou du cyberharcèlement.

Il affirme que cette démarche ne vise pas à empêcher les critiques ni à échapper à ses responsabilités. Selon lui, assumer ses fautes n’empêche pas de demander que chacun réponde également de ses propres paroles et de ses propres actes.

Dans sa lettre, le responsable tient aussi à écarter explicitement le prophète Jonathan Gambela de cette affaire. Il affirme que celui-ci « n’a absolument rien à voir » avec les faits qu’il reconnaît et assure qu’il n’est impliqué d’aucune manière dans les événements évoqués. Il rejette également les propos et accusations diffusés à son encontre, les qualifiant de diffamatoires, et souhaite qu’aucune personne ne puisse considérer le prophète comme ayant participé aux faits qu’il reconnaît personnellement.

 

Une nouvelle équipe à la tête des Églises MFD

Le responsable insiste enfin sur la responsabilité individuelle des faits reprochés. Il affirme que ses choix personnels n’engagent pas les membres, serviteurs et responsables des Églises MFD. Il précise que les responsables ont condamné les fautes commises et qu’une nouvelle équipe dirigeante conduira désormais l’ensemble du ministère pendant cette période.

Cette réorganisation doit permettre, écrit-il, de prendre du recul, de bénéficier d’un accompagnement et de rechercher une restauration, sans chercher à préserver une position ou une fonction.

En conclusion de sa lettre ouverte, il adresse une dernière demande à son entourage et aux personnes qui l’ont soutenu : « Je vous demande simplement de nous pardonner. » Il sollicite également leurs prières pour traverser cette période.

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Côte d’Ivoire : le gouvernement ouvre le dialogue à l’opposition sur la réforme électorale

La réforme de la gouvernance électorale entre dans une nouvelle étape en Côte d’Ivoire. Le gouvernement a lancé, lundi 28 septembre 2026, une série de consultations avec les partis d’opposition afin de recueillir leurs propositions sur la mise en place du futur système électoral.

À son cabinet, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, a successivement reçu des représentants du PDCI-RDA, du Front populaire ivoirien (FPI) et d’Aujourd’hui et demain de la Côte d’Ivoire (ADCI).

 

Des stratégies différentes au sein de l’opposition

Les consultations ont fait apparaître des approches différentes entre les formations reçues par le ministre. Le PDCI-RDA a choisi de transmettre immédiatement ses propositions. Georges Philippe Ezaley, vice-président et chef de la délégation, a indiqué que le parti souhaite contribuer à la création d’un nouvel organe électoral dans un esprit de consensus, avec l’objectif d’aboutir à des élections paisibles.

Le parti attend désormais le retour du gouvernement et ses observations sur les propositions déposées. Le FPI, en revanche, a décidé de différer la remise de son document. La formation dirigée par Pascal Affi N’Guessan souhaite poursuivre ses discussions avec ses alliés afin de parvenir à une position commune.

Le FPI mise sur une proposition commune

Le FPI entend notamment coordonner sa démarche avec l’ADCI et les groupements politiques signataires du Haut Conseil électoral dirigé par Simone Ehivet Gbagbo. Eddie Ané, secrétaire général adjoint chargé de la Communication du FPI, a expliqué que des discussions étaient en cours. Si elles aboutissent, les différentes formations présenteront une proposition commune. Dans le cas contraire, le FPI déposera ses propres propositions séparément.

Cette différence d’approche illustre les modalités distinctes retenues par les formations politiques pour participer aux consultations engagées par le gouvernement.

Une réforme lancée après la dissolution de la CEI

Le processus actuel intervient un peu plus de trois mois après une rencontre entre le Premier ministre Robert Beugré Mambé et les partis d’opposition. Le 7 mai 2026, à l’issue du Conseil des ministres présidé par le chef de l’État, Alassane Ouattara, le gouvernement avait annoncé la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI).

Cette décision était intervenue dans un contexte marqué par des critiques répétées de l’opposition et de la société civile. Celles-ci portaient notamment sur le caractère consensuel de la CEI, sa proximité présumée avec le pouvoir ainsi que sur certains aspects de l’élaboration de la liste électorale.

 

L’opposition veut éviter une réforme unilatérale

Le principe d’un nouvel organe électoral est salué par la quasi-totalité des partis d’opposition. Toutefois, les modalités de sa mise en place suscitent déjà des réserves. Les formations concernées demandent au gouvernement de prendre pleinement en compte leurs propositions et d’ouvrir un dialogue politique inclusif. Elles craignent notamment que le gouvernement élabore seul le futur dispositif électoral.

Pour le FPI, les consultations engagées doivent constituer une première étape vers ce dialogue, avant que le projet ne soit transmis aux députés pour adoption.

Une refonte plus large de la gouvernance électorale demandée

Au-delà de la création du futur organe électoral, les partis d’opposition réclament une réforme plus profonde du système de gouvernance des élections. Ils souhaitent notamment garantir une plus grande autonomie du futur organe vis-à-vis de l’exécutif. Ils demandent également une modification des mécanismes de validation des listes électorales afin de renforcer, selon eux, la transparence et la crédibilité des prochains scrutins.

Le gouvernement poursuit ainsi ses consultations avec les différentes forces politiques, tandis que l’opposition avance avec des propositions et des stratégies distinctes autour de la future gouvernance électorale. Cette démarche doit se poursuivre avec d’autres formations politiques, notamment le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le Mouvement des générations capables (MGC) de Simone Ehivet Gbagbo, ainsi qu’avec les organisations de la société civile.