Le 17 juin 2021 reste une date particulière pour Simone Ehivet Gbagbo. Interrogée par Guillaume Vergès, de l’émission Actu People, elle est revenue sur le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire après son séjour à La Haye.
L’ancienne Première dame explique avoir choisi de ne pas commenter publiquement cet événement à l’époque. Elle affirme notamment avoir demandé à ses proches de s’abstenir de toute réaction, qu’elle soit positive ou négative. Pour elle, le statut historique qu’elle attribue à Laurent Gbagbo justifie une attitude fondée sur le silence et le respect.
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« Il y a eu un manque de grandeur ce jour-là »
Simone Ehivet Gbagbo reconnaît toutefois que le 17 juin 2021 demeure une date difficile à évoquer à ses yeux. Elle estime que cette journée a été marquée, selon elle, par « un manque de grandeur », tout en précisant que chacun est libre de vivre son destin comme il l’entend.
Elle interprète également cette période comme un moment de rupture dans la vie personnelle de Laurent Gbagbo. Selon elle, l’ancien président aurait considéré qu’il devait rompre avec certains éléments de sa vie passée afin d’en reconstruire d’autres et de bâtir une nouvelle existence.
Laurent Gbagbo présenté comme « le père de la démocratie »
Au-delà de cette date, Simone Ehivet Gbagbo insiste surtout sur ce qu’elle considère comme l’héritage politique de Laurent Gbagbo. Elle le présente comme « le père de la démocratie ivoirienne », établissant un parallèle avec Félix Houphouët-Boigny, qu’elle décrit comme le « père de l’indépendance » de la Côte d’Ivoire.
Pour elle, cette place dans l’histoire politique du pays suffit à justifier le respect qui doit lui être accordé. Elle estime que les actes posés par la suite peuvent faire l’objet d’appréciations différentes, mais qu’ils ne doivent pas effacer ce qu’il a accompli selon elle.
Le combat contre le parti unique au cœur de son hommage
Simone Ehivet Gbagbo revient enfin sur les premiers engagements politiques de Laurent Gbagbo. Elle rappelle notamment ses combats, alors qu’il était encore étudiant, contre la pensée unique, la jeunesse unique et le parti unique. C’est dans ce contexte qu’elle dit avoir fait sa connaissance.
Elle évoque l’admiration qu’ils portaient, à cette époque, à ce jeune homme capable de tenir tête au président Houphouët-Boigny jusqu’à l’obtention du multipartisme en 1990. À ses yeux, cet engagement constitue l’un des éléments essentiels à retenir de la trajectoire de Laurent Gbagbo.
« C’est ça qu’il faut retenir de l’homme politique Laurent Gbagbo », conclut-elle.
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