CAN 2032 : le Burkina Faso, le Mali et le Niger lancent leur candidature commune validée par la CAF

La candidature commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032 entre officiellement dans le processus d’attribution. La Confédération africaine de football (CAF) a confirmé la recevabilité de la déclaration d’intérêt déposée par les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), ouvrant ainsi la voie à la suite de la procédure.

L’annonce a été faite par la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), qui précise que les trois associations nationales ont satisfait aux exigences prévues par le règlement des candidatures de la CAF. Selon l’instance nigérienne, cette validation permet au dossier commun de poursuivre le processus officiel d’attribution des droits d’organisation de la compétition continentale.

La CAF valide la déclaration d’intérêt des trois pays de l’AES

Cette avancée intervient après une rencontre de travail tenue le samedi 18 juillet 2026 à New York, aux États-Unis, entre le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, et les responsables des fédérations de football du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Les présidents des fédérations concernées, le colonel Oumarou Sawadogo pour le Burkina Faso, Mahazou Cissé pour le Mali et Issaka Admou pour le Niger, ont présenté leur vision commune aux côtés du colonel-major Djibrilla Hima Hamidou, membre du Conseil de la FIFA et président d’honneur de la FENIFOOT.

Au cours des échanges, Patrice Motsepe a pris acte de l’ambition des trois États de l’AES d’accueillir ensemble la plus grande compétition footballistique africaine. Le président de la CAF a salué une initiative fondée sur la coopération régionale tout en rappelant la nécessité de respecter les critères et les procédures établis par l’organisation.

La candidature du Burkina Faso, du Mali et du Niger marque une nouvelle étape dans la stratégie de coopération entre les trois pays. Une organisation commune de la CAN 2032 représenterait toutefois un défi important en matière d’infrastructures sportives, d’hébergement, de transport et de sécurité.

Les trois États devront désormais convaincre la CAF de leur capacité à répondre aux exigences techniques du cahier des charges afin de poursuivre leur course face aux autres candidatures potentielles. Avec cette validation de la déclaration d’intérêt, le trio sahélien entre officiellement dans la compétition pour décrocher l’organisation de la CAN 2032, un rendez-vous qui pourrait constituer un événement sportif et diplomatique majeur pour la région.

Revue de presse du 22 juillet : le PDCI sous pression, l’OM fait débat et la bataille pour la FIF à la Une des journaux

La crise qui secoue le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) domine largement les Unes des quotidiens ce mercredi 22 juillet 2026. À quelques jours d’une décision judiciaire attendue sur les procédures de destitution visant Tidjane Thiam, le président du vieux parti a convoqué un Bureau politique extraordinaire pour le samedi 25 juillet et la demande de compte d’une députée au ministre du Tourisme après le passage de l’Olympique de Marseille à Abidjan.

Les quotidiens reviennent également sur les initiatives en faveur du renforcement de l’offre sanitaire dans la commune de Marcory ainsi que sur l’ouverture imminente du processus électoral à la Fédération ivoirienne de football (FIF).

Le Bureau politique de Tidjane Thiam au cœur de l’actualité

Selon le communiqué signé le 20 juillet, les membres de cette instance sont attendus à 10 heures à la Maison du Parti, à Cocody. Exceptionnellement, le Comité des Sages participera également à cette réunion stratégique, qui devrait porter sur la gouvernance électorale, la vie interne du parti et l’actualité politique nationale.

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Cette convocation suscite de nombreux commentaires dans la presse. L’Inter barre sa Une avec : « Tout s’accélère au PDCI, Thiam convoque un Bureau politique ». Aujourd’hui choisit le titre « PDCI : un chef victimaire », tandis que Le Patriote, proche du RHDP, s’interroge : « Pourquoi le PDCI tremble tant et crie au complot ».

Après le passage de l’OM, Naya Jarvis interpelle Siandou Fofana

L’autre sujet politique qui retient l’attention concerne les retombées de la visite de l’Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire dans le cadre du programme Sublime Côte d’Ivoire. La députée RHDP de Gohitafla, Naya Jarvis, demande des explications au ministre du Tourisme, Siandou Fofana, sur les bénéfices réels de cette opération de promotion. Dans une contribution largement relayée sur les réseaux sociaux, elle s’interroge sur les objectifs poursuivis et les résultats attendus pour le secteur touristique.

« Quel était l’objectif réel de cette initiative ? S’agissait-il de promouvoir la destination Côte d’Ivoire ? Si tel était le cas, quels sont les résultats concrets attendus et les retombées mesurables pour notre secteur touristique ? », questionne l’élue.

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Cette sortie relance le débat sur l’impact économique et touristique du Summer Tour de l’OM, plusieurs observateurs regrettant que les activités se soient essentiellement déroulées à Abidjan.

Marcory : 55 millions FCFA d’équipements médicaux remis aux centres de santé

La presse revient également sur les actions en faveur du secteur de la santé. RHDP News annonce que le ministre Laurent Tchagba a procédé à la remise d’équipements médicaux d’une valeur de 55 millions de FCFA au profit des structures sanitaires de Marcory. Selon le quotidien, cette dotation vise à améliorer la qualité des soins et à renforcer les capacités des centres de santé de proximité. L’Inter relaie également cette information, mettant en avant l’impact attendu de ces nouveaux équipements sur l’offre de soins dans la commune.

Présidence de la FIF : le processus électoral s’accélère

L’actualité sportive est marquée par le lancement imminent de l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF).

Fraternité Matin annonce l’ouverture, dès demain, du dépôt des candidatures, une étape qui marque le début officiel de la course à la succession d’Idriss Yacine Diallo. De son côté, Tribune Ivoire consacre sa Une aux règles du scrutin, en détaillant les conditions d’éligibilité ainsi que les exigences administratives et statutaires auxquelles devront répondre les candidats.

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À moins de deux mois de l’Assemblée générale élective, la bataille pour la présidence de la FIF s’annonce déjà comme l’un des grands rendez-vous sportifs de cette année.

PDCI-RDA : Tidjane Thiam convoque un Bureau politique d’urgence avant le verdict du 30 juillet

À dix jours d’une décision judiciaire déterminante pour son avenir politique, Tidjane Thiam passe à l’offensive. Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a convoqué, en urgence, un Bureau politique pour le samedi 25 juillet 2026. Cette réunion stratégique intervient dans un contexte de fortes turbulences internes, alors que plusieurs procédures en justice visent à obtenir sa destitution de la tête du plus ancien parti politique ivoirien.

Selon un communiqué officiel signé le 20 juillet par Tidjane Thiam, les membres du Bureau politique sont attendus à la Maison du Parti, à Cocody, à partir de 10 heures, pour la 20ᵉ réunion de cette instance dirigeante.

Dans un souci d’élargir les consultations, le président du PDCI-RDA a également convié les membres du Comité des Sages à cette rencontre. La direction du parti dévoilera l’ordre du jour au début des travaux. Les participants se pencheront notamment sur la gouvernance électorale du PDCI-RDA, la vie interne de la formation politique et l’actualité politique nationale.

Une bataille interne désormais portée devant les tribunaux

Cette convocation intervient alors que le PDCI-RDA traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire récente. Depuis l’élection de Tidjane Thiam à la présidence du parti en décembre 2023, une partie des cadres conteste sa légitimité et sa gestion de l’appareil politique.

La contestation a franchi un nouveau cap avec le dépôt de plusieurs recours devant les juridictions compétentes. Les requérants demandent l’annulation de son accession à la présidence et sa destitution, estimant que les conditions de son élection ne respecteraient pas les dispositions statutaires du parti.

Le verdict du 30 juillet au cœur de toutes les attentions

Le calendrier politique du PDCI-RDA s’accélère. La réunion du Bureau politique se tiendra seulement cinq jours avant le prononcé du jugement attendu le 30 juillet sur les recours engagés contre Tidjane Thiam. En réunissant simultanément les principaux dirigeants du parti et le Comité des Sages, le président du PDCI cherche à afficher un front uni, consolider ses soutiens et préparer la riposte politique, quelle que soit l’issue de la procédure judiciaire.

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L’arrêt attendu de la justice pourrait marquer un tournant majeur pour l’avenir du PDCI-RDA, à quelques mois des prochaines échéances politiques, et redessiner durablement les rapports de force au sein de l’opposition ivoirienne.

Démolition de Koumassi Campement : les victimes demandent à Dominique Ouattara de les aider à reconstruire leurs maisons

Les victimes du déguerpissement de Koumassi Campement veulent désormais aller au-delà de l’assistance d’urgence. À l’occasion de la cérémonie de remise de dons organisée le 17 juillet 2026 à la mairie de Koumassi, elles ont lancé un appel à la Première Dame, Dominique Ouattara, afin d’obtenir l’autorisation de regagner leurs sites détruits pour y reconstruire leurs habitations ou, à défaut, bénéficier d’une indemnisation jugée suffisante.

Cette requête intervient après la remise de vivres et de produits non alimentaires d’une valeur de 65 millions de FCFA, offerts par la Première Dame et remis aux bénéficiaires par sa directrice de cabinet, Sylvie Patricia Yao. Au nom des sinistrés, leur porte-parole, Didier Kouamé, a salué ce geste de solidarité, qu’il considère comme un premier signe d’écoute des autorités. En présence du chef suprême de Koumassi Campement, Nanan Koffi Marcelin, et des autorités municipales, il a exprimé la reconnaissance des populations.

« Depuis le 3 juin, nous avons pleuré, nous avons soupiré, nous avons crié, nous avons interpellé. Aujourd’hui, par la présence de la Première Dame, nous sommes en droit de dire que ces cris, ces pleurs et ces complaintes ont été entendus », a-t-il déclaré.

Le porte-parole a rappelé que les victimes avaient adressé, le 28 juin, un courrier au cabinet de Dominique Ouattara afin de solliciter son intervention, convaincues que son engagement social la conduirait à soutenir leur cause.

Le retour sur les sites, principale revendication

Si elles apprécient l’aide humanitaire reçue, les populations affirment que leur priorité reste la reconstruction de leurs logements. Les sinistrés demandent à pouvoir accéder de nouveau aux terrains où se trouvaient leurs habitations afin d’y rebâtir leur cadre de vie. Pour appuyer cette revendication, Didier Kouamé s’est référé au communiqué publié le 10 juin par le procureur de la République, indiquant qu’aucune décision judiciaire n’avait autorisé la destruction des habitations.

Or, les sites concernés sont placés sous scellés depuis le 12 juin, empêchant tout accès aux lieux. Les victimes réclament ainsi la levée de ces scellés dans le respect des procédures légales. À défaut, elles demandent une indemnisation leur permettant de se reloger dans des conditions dignes.

Des demandes adressées au ministère de la Construction

Au-delà de la question des terrains, les sinistrés souhaitent également une accélération du traitement de leurs dossiers fonciers. Didier Kouamé a invité le ministère de la Construction à mettre en place une procédure exceptionnelle pour examiner rapidement les demandes d’Arrêté de concession définitive (ACD) déjà déposées par plusieurs victimes. Selon lui, cette mesure faciliterait leur réinstallation et contribuerait à apaiser les tensions nées des opérations de déguerpissement.

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Le porte-parole a également alerté sur la situation des familles hébergées provisoirement dans des écoles primaires de Koumassi Campement. Il a évoqué plusieurs drames survenus depuis leur déplacement, notamment le décès du bébé Koné Valy ainsi que celui du nouveau-né de Mme Eba Chantal, mort après un accouchement par césarienne dans un contexte particulièrement difficile. Pour les sinistrés, ces tragédies illustrent l’urgence de trouver une solution durable à leur relogement.

Procès SOCOCE Soubré : 7 ans de prison requis contre l’ex-gérante, 381 millions FCFA réclamés

L’affaire secoue la chaîne de distribution SOCOCE. À l’issue des débats, le procureur de la République a requis sept ans de prison ferme contre l’ancienne gérante de l’agence de Soubré, poursuivie aux côtés du magasinier et du chauffeur. Le ministère public a également demandé cinq ans d’emprisonnement ferme contre chacun des deux co-prévenus et le paiement solidaire de 381 millions FCFA.

Avant les réquisitions du parquet, l’avocat de la partie civile, représentant SOCOCE, avait réclamé 130 millions FCFA de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 31 juillet 2026.

Des irrégularités de plus de 126 millions FCFA relevées par un audit À la barre, le représentant de SOCOCE a retracé l’origine de la plainte. Selon lui, une mission de contrôle diligentée en septembre 2023 a mis au jour de nombreuses anomalies dans la gestion de l’agence de Soubré. Les contrôleurs affirment avoir découvert un important écart entre les montants déclarés en caisse et les sommes effectivement disponibles. Alors que la gérante avait déclaré 31,1 millions FCFA, les vérificateurs n’ont retrouvé que 67 000 FCFA.

L’audit aurait également révélé que 19,8 millions FCFA recouvrés auprès de clients n’avaient pas été reversés à l’entreprise. Les investigations menées auprès des débiteurs auraient montré que plusieurs d’entre eux avaient déjà réglé leurs factures, alors qu’ils apparaissaient toujours comme redevables dans les registres.

À cela s’ajouterait un écart de plus de 41 millions FCFA entre le stock physique et le stock comptabilisé. Selon la partie civile, le préjudice global s’élève à 126,49 millions FCFA.

L’ex-gérante reconnaît des erreurs, mais nie tout détournement

Interrogée par le tribunal, l’ancienne responsable de l’agence n’a pas contesté les irrégularités relevées.

« Je ne nie pas les faits. À un moment donné, il y a eu un manque de vigilance de ma part. Ma responsabilité est engagée », a-t-elle déclaré.

Elle a toutefois rejeté les accusations de détournement de fonds, attribuant les anomalies à des dysfonctionnements internes. Selon elle, certaines caissières modifiaient ou supprimaient des données dans le système informatique, tandis que des écarts de stocks se multipliaient. Elle affirme avoir alerté sa hiérarchie sur ces difficultés. Concernant les créances encaissées mais non reversées, elle a reconnu avoir procédé à de fausses inscriptions comptables afin de masquer les écarts de stocks.

« Je n’ai pas détourné l’argent. Je n’ai simplement pas pu justifier ces écarts », a-t-elle soutenu.

Le parquet met en doute ses explications

Face aux explications de la prévenue, le procureur de la République s’est montré particulièrement offensif. Il l’a interrogée sur la disparition des fonds, les écarts constatés dans les stocks ainsi que sur l’évolution de son train de vie durant sa gestion de l’agence.  Le ministère public s’est également intéressé à un maquis appartenant à son époux, se demandant si cet établissement s’approvisionnait auprès de SOCOCE sans paiement régulier.

L’ex-gérante a assuré que toutes les marchandises étaient accompagnées de factures, tout en reconnaissant ne pas disposer immédiatement des preuves. Questionnée sur la destination des 127 millions FCFA manquants, elle a répondu ne pas être en mesure de l’expliquer.

« J’ai manqué de vigilance. Je n’ai pas été à la hauteur », a-t-elle déclaré devant le tribunal.

Le chauffeur et le magasinier également poursuivis

Les deux autres prévenus, le magasinier et le chauffeur, comparaissent pour leur implication présumée dans cette affaire. À la barre, le chauffeur a affirmé avoir transporté à plusieurs reprises des marchandises sans bons de livraison ni reçus, expliquant avoir agi à la demande du magasinier. Ces déclarations alimentent les soupçons de dysfonctionnements dans la gestion des stocks au sein de l’agence.

Avant la clôture des débats, invitée à prendre la parole une dernière fois, l’ancienne gérante a quitté le terrain des explications comptables pour évoquer sa situation familiale. Demandant la clémence du tribunal, elle a expliqué que sa fille de dix ans avait été victime d’abus sexuels et qu’une procédure était en cours devant le parquet de Soubré.

« Mes enfants ont besoin de moi. Je vous demande de revoir votre sentence », a-t-elle lancé, suscitant une vive émotion dans la salle d’audience où plusieurs membres de sa famille ont fondu en larmes.

Le tribunal rendra sa décision le 31 juillet 2026.

ECO 2027 : la CEDEAO confirme le lancement progressif de la monnaie unique ouest-africaine

L’ECO reste au cœur des ambitions d’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest. À l’issue de leur 69ᵉ session ordinaire tenue le 19 juillet 2026 à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont réaffirmé leur volonté de concrétiser le lancement de la monnaie unique régionale en 2027. Une échéance que l’organisation entend désormais respecter à travers une mise en œuvre progressive.

Face aux écarts de performances économiques entre les États membres, la CEDEAO a choisi une approche graduelle. La future monnaie unique sera d’abord introduite dans les pays qui remplissent les critères de convergence macroéconomique et qui sont prêts à intégrer immédiatement l’union monétaire.

Les autres États membres bénéficieront d’un accompagnement technique et institutionnel afin de leur permettre de rejoindre progressivement l’espace monétaire commun une fois les conditions réunies. Pour les dirigeants de la CEDEAO, cette méthode doit permettre d’assurer la crédibilité de l’ECO et d’éviter qu’un retard de certains pays ne compromette une nouvelle fois le calendrier du projet.

Des critères stricts pour sécuriser la future monnaie

La réussite de l’ECO repose sur le respect de plusieurs critères de convergence définis par l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO). Parmi les exigences prioritaires figurent notamment :

  • un déficit budgétaire inférieur ou égal à 3 % du produit intérieur brut (PIB) ;
  • une inflation annuelle maîtrisée à 5 % maximum ;
  • un financement du déficit public par la banque centrale limité à 10 % des recettes fiscales ;
  • des réserves extérieures capables de couvrir au moins trois mois d’importations.

D’autres critères complémentaires concernent également la stabilité financière des États, notamment un ratio dette publique/PIB inférieur ou égal à 70 % et une variation du taux de change nominal limitée à +10 %.

Les banques centrales poursuivent les travaux techniques

En parallèle, les institutions communautaires poursuivent les discussions sur les aspects techniques liés à la mise en œuvre de l’ECO. La Conférence des chefs d’État a salué les consultations engagées entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales des pays membres. Ces échanges portent notamment sur la gouvernance de la future union monétaire, son architecture institutionnelle et les modalités pratiques du lancement.

Les dirigeants ont également pris acte de l’enregistrement officiel de la marque « ECO » auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), une étape destinée à protéger l’identité juridique de la future monnaie régionale.

Le projet ECO, évoqué depuis plusieurs décennies, a connu plusieurs reports en raison des difficultés rencontrées par les États membres pour atteindre les critères de convergence et s’accorder sur le fonctionnement de la future union monétaire. En maintenant l’échéance de 2027, la CEDEAO entend envoyer un signal fort sur sa détermination à concrétiser cette ambition régionale.

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Si plusieurs défis restent à relever, notamment sur le plan économique et institutionnel, les dirigeants ouest-africains espèrent faire de l’ECO un véritable moteur d’intégration, capable de stimuler le commerce régional, d’attirer davantage d’investissements et de renforcer la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest sur les marchés internationaux.

Élection à la FIF 2026 : le nombre de votants passe de 81 à 89 pour désigner le futur président

La course à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) prend une nouvelle dimension. Prévue le 12 septembre 2026 à la salle C de la Fondation Félix Houphouët-Boigny, l’Assemblée générale élective verra le nombre d’électeurs passer de 81 en 2022 à 89 en 2026, conformément aux statuts et au Code électoral de l’instance dirigeante du football ivoirien.

Cette évolution du collège électoral pourrait peser dans les rapports de force entre les différents prétendants à la succession ou au renouvellement du mandat du président sortant, Idriss Yacine Diallo.

Les 89 votants seront issus des structures affiliées à la FIF et habilitées à participer au scrutin. La composition du corps électoral se présente comme suit :

  • 16 clubs de Ligue 1 ;
  • 28 clubs de Ligue 2 ;
  • 40 clubs de Division 3 ;
  • 5 groupements d’intérêt représentant différentes composantes du football national.

Ces cinq groupements sont l’Union des anciens footballeurs de Côte d’Ivoire (UAFCI), l’Association des footballeurs ivoiriens en activité (AFI), l’Amicale des arbitres de football de Côte d’Ivoire (AMAFCI), l’Association des entraîneurs et éducateurs de football ainsi que l’Association des médecins du football.

Un vote pondéré qui donne l’avantage aux grandes divisions

Comme lors du scrutin de 2022, l’élection devrait se dérouler selon un système de pondération des voix. Chaque catégorie d’électeurs ne disposera donc pas du même poids dans le résultat final. Les clubs de Ligue 1 bénéficieront de trois voix chacun, soit un total de 48 voix. Les clubs de Ligue 2 disposeront de deux voix chacun, représentant 56 voix au total. Les formations de Division 3 auront une voix chacune, pour un total de 40 voix, tandis que les cinq groupements d’intérêt pèseront collectivement cinq voix.

Ce mécanisme confère ainsi une influence majeure aux clubs professionnels, particulièrement ceux évoluant dans les deux premières divisions nationales.

Le souvenir brûlant de l’élection Diallo-Diabaté-Drogba

Le prochain scrutin intervient après une élection 2022 particulièrement disputée. Organisée à Yamoussoukro, elle avait opposé trois figures majeures du football ivoirien : Idriss Yacine Diallo, Sory Diabaté et Didier Drogba.

Au premier tour, les résultats avaient placé Idriss Diallo en tête avec 59 voix, devant Sory Diabaté avec 50 voix et Didier Drogba avec 21 voix. Éliminé à l’issue de ce premier round, l’ancien capitaine des Éléphants avait quitté la course. Le second tour avait donné lieu à un duel extrêmement serré entre Idriss Diallo et Sory Diabaté. Le premier l’avait finalement emporté avec 63 voix contre 61, soit seulement deux voix d’écart.

Une présidentielle 2026 sans Sory Diabaté, mais avec de nouveaux prétendants

Le contexte de l’élection de septembre 2026 sera différent. Sory Diabaté, finaliste du scrutin précédent, ne pourra pas participer après son décès survenu le 5 juillet 2024. De son côté, Didier Drogba, dont la candidature avait marqué l’élection précédente, n’a pas encore officiellement annoncé son intention de revenir dans la course.

Face au président sortant Idriss Yacine Diallo, plusieurs noms circulent déjà parmi les potentiels challengers. Parmi eux figurent notamment Malick Tohé ainsi que Cissé, président du Racing Club d’Abidjan.

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À moins de deux mois de l’échéance, les grandes manœuvres semblent déjà engagées dans les coulisses du football ivoirien. Avec un collège électoral élargi et un système de vote donnant un rôle central aux clubs, l’élection à la présidence de la FIF s’annonce une nouvelle fois comme un moment majeur pour l’avenir du football national.

Passage de l’OM à Abidjan : Naya Jarvis interpelle Siandou Fofana sur les retombées touristiques de l’opération

Le séjour de l’Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire continue de susciter des réactions dans le paysage politique et économique national. Quelques jours après le passage du club français à Abidjan, la députée RHDP de Gohitafla, Naya Jarvis, interpelle le ministre du Tourisme, Siandou Fofana, sur l’impact réel de cette initiative pour la destination Côte d’Ivoire.

Dans une contribution rendue publique, l’élue s’interroge sur les objectifs économiques et touristiques de cette opération portée dans le cadre de la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire ». Elle demande notamment à connaître les résultats attendus et les bénéfices concrets pour le secteur touristique ivoirien.

« Nous avons tous constaté la venue de l’équipe de l’Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire pour un match. Je me pose une question simple : quel était l’objectif réel de cette initiative ? S’agissait-il de promouvoir la destination Côte d’Ivoire ? Si tel était le cas, quels sont les résultats concrets attendus et les retombées mesurables pour notre secteur touristique ? », a-t-elle questionné.

Pour Naya Jarvis, la valorisation de l’image de la Côte d’Ivoire ne devrait pas se limiter à la capitale économique. La députée estime que cette visite aurait pu servir de vitrine aux autres régions du pays disposant d’importants atouts culturels et naturels.

« Si l’ambition était de mettre en valeur notre pays, pourquoi limiter cet événement à Abidjan ? Pourquoi ne pas avoir organisé des activités à Yamoussoukro, San Pedro, Korhogo ou dans d’autres régions qui regorgent de richesses culturelles et de sites touristiques exceptionnels ? », a-t-elle relevé.

Selon elle, la Côte d’Ivoire possède un potentiel touristique encore largement sous-exploité, avec des sites qui nécessitent davantage d’investissements, d’aménagements et de promotion afin d’attirer plus de visiteurs.

L’Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire dans le cadre de « Sublime Côte d’Ivoire »

L’Olympique de Marseille a séjourné à Abidjan du 16 au 19 juillet 2026 dans le cadre du partenariat liant le club français à la Côte d’Ivoire à travers l’initiative « Sublime Côte d’Ivoire ». Ce déplacement s’est achevé par un match amical face à Yamoussoukro FC, remporté par les Phocéens sur le score de 3-0. Mais pour la députée de Gohitafla, une telle initiative doit pouvoir générer des retombées économiques mesurables, notamment en matière d’emploi, d’investissement touristique et de développement local.

La sortie de Naya Jarvis intervient également dans un contexte marqué par les opérations de déguerpissement dans plusieurs zones exposées aux risques d’inondation. L’élue questionne ainsi les choix budgétaires du gouvernement.

« Monsieur le Ministre, pendant que certaines populations vivent les conséquences des déguerpissements et attendent des réponses, était-il réellement prioritaire de consacrer autant de moyens à cette opération ? », a-t-elle lancé.

Tout en reconnaissant la pertinence de la vision portée par « Sublime Côte d’Ivoire », la parlementaire appelle à renforcer les investissements dans les infrastructures touristiques locales et à associer davantage les collectivités territoriales aux projets de promotion du secteur.

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Vers un débat à l’Assemblée nationale

Naya Jarvis estime que le développement touristique ivoirien doit reposer sur une approche plus inclusive, permettant aux différentes régions du pays de bénéficier des retombées économiques des grandes initiatives nationales.

« La promotion durable du tourisme passe avant tout par la valorisation de nos sites, le développement des infrastructures, l’implication des collectivités territoriales et des actions dont les retombées sont concrètes et profitent à l’ensemble des Ivoiriens », a-t-elle conclu, annonçant que le débat pourrait se poursuivre à l’Assemblée nationale.

Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire : le ministère du Tourisme dément un paiement de 3 milliards FCFA

Le ministère ivoirien du Tourisme et des Loisirs monte au créneau pour mettre fin aux rumeurs entourant la venue de l’Olympique de Marseille (OM) en Côte d’Ivoire. Alors que des informations relayées sur les réseaux sociaux évoquaient un versement de 3 milliards de FCFA par l’État ivoirien pour accueillir le club phocéen, le département ministériel a formellement démenti ces allégations.

Invité de l’émission « La Quotidienne Info », lundi 20 juillet 2026, Christian Bohouman, directeur de la Communication du ministère du Tourisme et des Loisirs, a assuré que cette opération ne reposait pas sur un financement direct de cette ampleur, mais sur un partenariat structuré entre plusieurs acteurs.

« Cette venue de l’OM s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’un partenariat. Elle ne répond pas à une contractualisation complémentaire entre Sublime Côte d’Ivoire et l’Olympique de Marseille », a-t-il expliqué.

Une opération intégrée à la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire »

Selon le ministère, le passage du club marseillais à Abidjan s’inscrit dans le cadre du projet SUMMER Tour, une initiative rattachée à la stratégie nationale de promotion touristique « Sublime Côte d’Ivoire ». L’objectif affiché par les autorités est de renforcer la visibilité internationale de la destination ivoirienne, en s’appuyant sur la notoriété d’un club historique du football français pour attirer davantage l’attention sur les atouts touristiques, culturels et économiques du pays.

Pour Christian Bohouman, l’événement relève donc davantage d’une démarche de promotion et de partenariat que d’une opération financée intégralement par l’État.

L’OM aurait pris en charge son déplacement

Le responsable de la communication du ministère a également apporté des précisions sur la répartition des dépenses liées à la visite du club français. À l’en croire, l’Olympique de Marseille a assumé l’ensemble des coûts liés au déplacement de sa délégation, composée non seulement des joueurs, mais aussi du staff technique et médical.

« Notre partenaire, l’Olympique de Marseille, a pris en charge tous les frais liés à son déplacement. Ils ont affrété un avion. Les 80 personnes présentes ne sont pas uniquement des joueurs, mais également l’encadrement technique, les médecins, les cuisiniers et plusieurs membres du staff. Tous ces frais ont été supportés par le club », a-t-il indiqué.

Concernant l’implication financière de l’État ivoirien, Christian Bohouman a reconnu une participation, mais précise qu’elle s’est concentrée sur des besoins logistiques, notamment l’hébergement et la restauration. Il a également souligné que le ministère a sollicité l’appui de partenaires privés afin de limiter les dépenses publiques.

« Il y a une contribution qui a été faite par l’État de Côte d’Ivoire, notamment pour couvrir l’hébergement et la restauration, mais pas de façon totale. Nous avons également activé nos partenaires privés qui accompagnent ce genre d’activités afin de diminuer au mieux la note », a-t-il précisé.

« Les 3 milliards FCFA sont totalement erronés »

Face aux accusations diffusées ces derniers jours, le ministère se veut catégorique. Pour Christian Bohouman, le montant de 3 milliards de FCFA évoqué dans certaines publications ne correspond pas à la réalité.

« On ne pouvait pas être plus loin de la vérité en affirmant que la Côte d’Ivoire a payé 3 milliards de FCFA pour recevoir l’Olympique de Marseille. C’est complètement erroné », a-t-il déclaré.

Cette mise au point intervient alors que la visite de l’OM continue d’alimenter le débat public en Côte d’Ivoire, notamment sur les retombées économiques et touristiques attendues d’une telle initiative. Pour les autorités, cette opération constitue avant tout un outil de rayonnement international au service de la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire ».

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Abidjan / Cocody : la SODECI annonce une coupure d’eau ce mercredi, voici les quartiers concernés

Les habitants de plusieurs secteurs de Cocody devront s’organiser. La Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI) a annoncé une interruption temporaire de la desserte en eau potable, ce mercredi 22 juillet 2026, en raison de travaux de maintenance sur son réseau de distribution.

Les perturbations débuteront à partir de 8 heures et toucheront principalement les quartiers Saint-Viateur et le nouveau CHU d’Angré. Selon la SODECI, ces interventions s’inscrivent dans son programme de maintenance préventive visant à garantir la fiabilité des installations et à améliorer durablement la qualité du service.

Durant les travaux, les habitants des zones concernées pourraient subir une baisse de pression ou une interruption temporaire de l’alimentation en eau potable. L’entreprise recommande aux populations de constituer des réserves d’eau afin de couvrir leurs besoins essentiels pendant cette période.

La SODECI mobilisera ses équipes techniques tout au long de l’opération afin de rétablir la distribution d’eau dans les meilleurs délais. L’entreprise n’a toutefois communiqué aucun horaire précis pour le retour à la normale.

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L’entreprise présente ses excuses aux usagers pour les désagréments occasionnés et rappelle que ces travaux sont indispensables pour renforcer la performance du réseau et assurer une meilleure continuité de la distribution d’eau potable à Cocody.

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