Prix des carburants en Côte d’Ivoire : le super passe à 905 FCFA et le gasoil à 725 FCFA dès le 1er août

Les prix des produits pétroliers repartent à la hausse en Côte d’Ivoire. Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, à travers la Direction générale des hydrocarbures, a publié ce vendredi 31 juillet 2026 les nouveaux prix maxima de détail applicables du 1er au 30 août sur l’ensemble du territoire national.

À compter du 1er août, le litre de super sans plomb passe de 875 FCFA à 905 FCFA, soit une hausse de 30 FCFA. Le gasoil moteur suit la même tendance avec un prix porté de 700 FCFA à 725 FCFA le litre.

Le pétrole lampant connaît également une augmentation. Son prix progresse de 735 FCFA à 780 FCFA le litre, une évolution qui concerne directement de nombreux ménages qui utilisent encore ce combustible pour leurs besoins domestiques. Cette nouvelle hausse prolonge la tendance observée depuis plusieurs mois sur les produits pétroliers.

 

Le gaz butane conserve sa grille tarifaire par format

Le ministère a également publié les prix du gaz butane, un produit essentiel pour les ménages ivoiriens. La bouteille de 6 kg est maintenue à 2 000 FCFA, celle de 12,5 kg à 5 200 FCFA, la 15 kg à 6 965 FCFA, la 17,5 kg à 8 125 FCFA, la 25 kg à 11 610 FCFA et la 28 kg à 13 000 FCFA.

Le District autonome d’Abidjan applique également des prix distincts pour certains produits destinés aux usages industriels et au transport. Le Distillat Diesel Oil (DDO) est fixé à 850 FCFA/kg, contre 776 FCFA/kg pour le DDO exonéré. Le Fuel Oil 180 est commercialisé à 487 FCFA/kg, tandis que le butane vrac industriel et les bouteilles de plus de 28 kg sont vendus à 547,037 FCFA/kg.

Une hausse qui peut s’expliquer par la flambée persistante des cours mondiaux du pétrole, alimentée par les tensions entre les États-Unis et l’Iran. Fortement dépendante des importations de produits pétroliers raffinés, la Côte d’Ivoire répercute progressivement ces variations sur les prix à la pompe. Cette augmentation risque d’alourdir les coûts du transport, de la logistique, de l’agriculture et de plusieurs autres secteurs de l’économie.

 

 

Éléphants de Côte d’Ivoire : la FIF met fin à sa collaboration avec Emerse Faé

Une nouvelle page s’ouvre pour la sélection nationale de Côte d’Ivoire. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a annoncé, ce vendredi 31 juillet 2026, la fin de sa collaboration avec Emerse Faé, dont le contrat est arrivé à échéance.

Dans un communiqué officiel, l’instance dirigeante du football ivoirien précise que le bail du sélectionneur des Éléphants, arrivé à son terme le 31 juillet 2026, ne sera pas renouvelé. Cette décision marque la fin de l’aventure d’Emerse Faé à la tête de l’équipe nationale A.

 

La FIF salue le parcours du technicien ivoirien

Le Comité exécutif de la Fédération a rendu hommage au travail accompli par l’ancien sélectionneur durant son passage à la tête des Éléphants. L’instance a notamment salué son engagement, son professionnalisme et sa contribution au développement de l’équipe nationale. Elle estime que les performances réalisées sous sa direction resteront une étape importante de l’histoire récente du football ivoirien.

Sans revenir sur les raisons ayant conduit à cette séparation, la FIF a adressé ses remerciements à Emerse Faé pour les services rendus et lui a souhaité plein succès dans la poursuite de sa carrière.

La Fédération ivoirienne de football n’a pas encore dévoilé le nom du futur sélectionneur des Éléphants. Dans son communiqué, la Fédération ivoirienne de football indique qu’elle annoncera, en temps opportun, le nom du nouveau sélectionneur des Éléphants ainsi que la composition de son encadrement technique.

Sous la direction d’Emerse Faé, la Côte d’Ivoire a signé une performance historique lors de la Coupe du monde en atteignant, pour la première fois, les seizièmes de finale après avoir franchi la phase de groupes. La Norvège a éliminé les Éléphants (2-1) en seizièmes de finale, mettant un terme au parcours de la Côte d’Ivoire, qui retrouvait la Coupe du monde après douze années d’absence. Quelques mois plus tôt, la sélection ivoirienne s’était arrêtée en quarts de finale de la CAN 2025 au Maroc, battue par l’Égypte.

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7 août à Yopougon : « Les jeunes ne demandent pas des distractions, mais des opportunités », réplique le PPACI au RHDP

À quelques jours de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, un échange par déclarations interposées oppose le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) au Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

La Ligue des Jeunes du PPA-CI a vivement réagi aux propos du député RHDP de Yopougon, Yaya Doumbia, concernant les actions prévues pour mobiliser les populations à l’occasion des festivités du 7 août, organisées cette année dans la commune de Yopougon.

 

Le « Village de l’Indépendance » au cœur de la controverse

Dans le cadre des préparatifs de cette célébration nationale, Yaya Doumbia a annoncé la mise en place d’un « Village de l’Indépendance », accompagné de douze maquis répartis dans la commune, ouverts 24 heures sur 24, avec des boissons offertes et un concert géant destiné à attirer les jeunes.

Dans un communiqué signé par son secrétaire national, Cédric Kouamé, la Ligue des Jeunes du PPA-CI dit avoir été « offusquée » par cette communication, qu’elle estime éloignée des véritables attentes de la jeunesse ivoirienne. Le mouvement considère que la fête de l’Indépendance devrait avant tout être un moment de promotion des valeurs républicaines, de la citoyenneté, du travail et de la responsabilité, plutôt qu’une occasion de mettre en avant des activités festives.

Selon le PPA-CI, présenter des maquis, des boissons gratuites et des concerts comme principaux leviers de mobilisation donne une image réductrice des aspirations des jeunes.

Pour la Ligue des Jeunes du PPA-CI, les priorités de la jeunesse sont ailleurs. L’organisation affirme que les jeunes attendent des réponses concrètes aux défis qu’ils rencontrent au quotidien, notamment en matière d’emploi, de formation, d’accès au financement et d’entrepreneuriat. Dans son communiqué, le mouvement défend une vision fondée sur l’éducation, l’innovation, le travail et l’engagement citoyen comme principaux moteurs de l’émancipation des jeunes.

« Notre avenir ne se construira ni dans les maquis, ni dans les concerts. Il se construira par l’éducation, le travail, l’innovation, l’entrepreneuriat et l’engagement citoyen », affirme le texte.

 

Deux visions politiques de la jeunesse

Le communiqué oppose également les approches défendues par les deux formations politiques. Selon Cédric Kouamé, le RHDP privilégierait une logique de divertissement, tandis que le PPA-CI considère la jeunesse comme un levier essentiel du développement économique et social du pays.

Le responsable du mouvement rappelle que le projet politique porté par Laurent Gbagbo accorde une place importante aux politiques en faveur des jeunes, notamment à travers la création d’emplois, le soutien à l’entrepreneuriat, le développement des compétences et l’industrialisation de l’économie.

LIRE AUSSI : Fête de l’Indépendance 2026 : pouvoir et opposition unissent leurs forces pour préparer le 7 août à Yopougon

En conclusion, la Ligue des Jeunes du PPACI condamne toute communication qui, selon elle, laisse croire que les aspirations des jeunes peuvent être satisfaites par des loisirs ou des distractions. Le mouvement invite les responsables politiques à privilégier des discours axés sur les perspectives d’avenir, la responsabilité et l’insertion des jeunes dans le développement national.

Forces armées de Côte d’Ivoire : le général de division DEM Aly Justin, numéro deux des FACI, est décédé

Les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) sont en deuil. Le général de division DEM Aly Justin, Chef d’État-Major général adjoint des Armées (CEMGAA), est décédé ce vendredi 31 juillet 2026, a annoncé le ministre d’État, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le ministre a exprimé sa profonde tristesse face à cette disparition.

« J’ai le profond regret d’annoncer le décès du Général de Division DEM Aly Justin, Chef d’État-Major Général des Armées Adjoint, survenu le vendredi 31 juillet 2026 », a-t-il déclaré, précisant que le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.

Les circonstances du décès n’ont pas été rendues publiques.

 

Le bras droit du chef d’État-Major général des Armées

À la tête de l’état-major général adjoint, DEM Aly Justin occupait l’une des fonctions les plus stratégiques de l’appareil militaire ivoirien. En qualité de chef d’État-Major général adjoint des Armées, il assistait le chef d’État-Major général, le général d’armée Lassina Doumbia, dans la conduite des opérations militaires, la préparation opérationnelle des forces et la coordination des activités de l’état-major. Sa disparition intervient alors qu’il jouait un rôle central dans le commandement et la modernisation des Forces armées de Côte d’Ivoire.

Officier issu de l’infanterie aéroportée, DEM Aly Justin appartenait à la promotion 1985-1987 de l’ancienne École des Forces Armées (EFA) de Bouaké. Au cours de sa carrière, il a renforcé sa formation dans plusieurs établissements militaires de référence, notamment à Bouaké, au Sénégal et aux États-Unis, où il a suivi l’Infantry Officer Basic Course à Fort Benning. Ces formations ont contribué à façonner un officier reconnu pour ses compétences opérationnelles et son expertise en matière de commandement.

 

Une ascension progressive jusqu’au sommet de la hiérarchie militaire

Après avoir occupé plusieurs fonctions d’encadrement, d’instruction et de commandement, le général DEM Aly Justin a pris la tête de la 1re Région militaire d’Abidjan, avant d’être nommé chef d’État-Major de l’Armée de Terre en décembre 2021. Promu général de division par la suite, il accède ensuite au poste de chef d’État-Major général adjoint des Armées, devenant le numéro deux des FACI et l’un des principaux artisans de la conduite des opérations militaires.

Au-delà de son parcours militaire, DEM Aly Justin possédait un solide bagage universitaire. Titulaire d’une maîtrise en Histoire de l’Université Félix Houphouët-Boigny, il avait également suivi une formation en stratégie à l’Institut des Études Stratégiques de Défense avant d’obtenir un Executive MBA spécialisé en management global des risques et des programmes internationaux.

Reconnu pour sa discipline et son sens de l’organisation, il avait présidé le comité chargé de l’organisation du défilé militaire marquant le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, célébré à Bouaké le 7 août 2025.

Le général de division DEM Aly Justin a reçu de nombreuses décorations au cours de sa carrière. Il était notamment titulaire de l’Ordre national, de la Médaille des Forces armées, de la Médaille de sauvetage en argent ainsi que de l’Étoile sportive de la Société omnisports des armées (SOA). Très impliqué dans la vie sportive militaire, il assurait également la présidence de la section basket-ball de la SOA.

 

 

Licences de spectacles en Côte d’Ivoire : la réforme de Françoise Remarck divise le monde culturel

La réforme des licences d’entrepreneurs de spectacles portée par le ministère de la Culture et de la Francophonie provoque une vive discussion au sein du milieu culturel ivoirien. Présenté comme un outil destiné à moderniser et structurer le spectacle vivant, le nouveau dispositif recueille un accueil contrasté.

Si artistes, promoteurs, producteurs et organisations professionnelles reconnaissent la nécessité de mieux encadrer un secteur longtemps marqué par l’informel, plusieurs voix s’interrogent sur les conditions d’application de cette réforme, notamment les exigences financières imposées aux opérateurs.

Prévue pour entrer dans une phase pilote du 15 septembre au 14 octobre 2026, cette nouvelle réglementation suscite déjà de nombreux débats.

 

Le ministère veut mettre fin à l’informel dans le spectacle vivant

À travers l’application de l’arrêté du 14 octobre 2025, pris en application du décret du 20 octobre 2021 relatif aux spectacles vivants, le gouvernement ambitionne de professionnaliser une activité qui fonctionne encore largement en dehors des cadres administratifs.

Selon les données avancées par le ministère de la Culture, plus de 70 % des promoteurs et organisateurs de spectacles évoluaient encore dans l’informel avant l’entrée en vigueur de cette réforme. Cette situation se traduisait notamment par une faible traçabilité des recettes, l’absence de statistiques fiables sur les événements, des contrats parfois précaires et des pratiques de billetterie peu structurées.

Le dispositif prévoit désormais l’obligation pour les entrepreneurs de spectacles d’obtenir une licence adaptée à leur activité. Selon les catégories concernées, les opérateurs pourraient devoir mobiliser jusqu’à 10 millions de FCFA, comprenant notamment 5 millions de FCFA de frais de dossier et 5 millions de FCFA de caution bancaire. La réforme introduit également de nouvelles obligations concernant l’homologation des salles de spectacle, la mise en place d’une billetterie informatisée et le respect des normes de sécurité.

 

Françoise Remarck défend une réforme destinée à structurer l’industrie culturelle

La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, assure que cette réforme répond à une nécessité économique et professionnelle. Lors d’une rencontre avec les organisations du secteur, elle a expliqué que l’objectif était de faire du spectacle vivant « un secteur fort, organisé et professionnel », capable de valoriser les métiers culturels et de garantir des événements organisés dans un environnement sécurisé.

La ministre rappelle également que le projet ne date pas d’hier. Le décret de référence remonte à 2021, tandis qu’une task force avait été installée en juin 2024 afin de travailler sur les contours du dispositif avec les professionnels concernés. La phase pilote doit justement permettre d’accompagner les opérateurs et d’identifier d’éventuels ajustements avant l’application définitive de la réforme.

Le pari des industries culturelles et créatives

Les autorités ambitionnent d’augmenter la contribution de ce secteur au produit intérieur brut (PIB), pour la porter à 4,4 %, contre 2,43 % actuellement. La Côte d’Ivoire compte aujourd’hui plus de 6 070 entreprises culturelles officiellement enregistrées, tandis que les revenus redistribués au titre des droits d’auteur ont connu une forte progression ces dernières années. Pour le gouvernement, la formalisation des activités culturelles constitue donc une étape indispensable pour attirer davantage d’investissements et renforcer la compétitivité du secteur.

Sur le terrain, l’adhésion au principe de professionnalisation est largement partagée. Mais plusieurs acteurs craignent que les conditions financières exigées ne fragilisent davantage les structures indépendantes.  Le chanteur engagé Serges Kassy a été l’un des premiers à exprimer ses réserves. Pour lui, une réforme concernant les artistes ne peut réussir sans leur implication directe. Il estime que les professionnels du secteur n’ont pas suffisamment participé à l’élaboration du dispositif.

De son côté, l’artiste et producteur Jack Traboulsy reconnaît l’importance d’un meilleur encadrement, mais critique les modalités retenues. Selon lui, les exigences financières pourraient exclure les jeunes promoteurs et les petites structures qui constituent pourtant une grande partie du tissu culturel ivoirien.

 

Le risque d’une disparition des acteurs émergents

Même inquiétude chez le slameur et acteur culturel Kapegik. Il estime que les disciplines reposant sur des initiatives indépendantes, comme le slam, le théâtre ou la danse, pourraient être les premières victimes d’un système trop contraignant.Selon lui, sans adaptation des critères, la réforme pourrait favoriser uniquement les grands opérateurs disposant déjà de moyens importants.

Cette préoccupation est également portée par Essehi Achille Mathieu, connu sous le nom de Shilo, secrétaire national de la Plateforme des Acteurs du Gospel de Côte d’Ivoire (PAGCI). Dans une lettre ouverte adressée à la ministre, il affirme que le secteur du gospel fonctionne encore avec des moyens limités et que de nombreux événements rencontrent déjà des difficultés financières. Pour lui, l’obtention d’une licence devrait davantage prendre en compte la capacité organisationnelle des promoteurs que leurs ressources financières.

Plusieurs acteurs plaident pour une approche progressive. Le jeune responsable politique Kevin Mian estime que l’État doit d’abord renforcer les mécanismes d’accompagnement des entrepreneurs culturels avant d’imposer de nouvelles charges administratives. Même position pour Abdul Zakaria Koné, dirigeant de Mak’s Corporate, qui appelle à développer davantage les fonds de soutien, les formations et les dispositifs de financement destinés aux jeunes promoteurs.

« La jeunesse culturelle ivoirienne ne demande pas des privilèges. Elle demande des opportunités », défend-il, estimant que la réforme doit accompagner la croissance du secteur plutôt que créer de nouvelles barrières.

Face aux critiques, certains acteurs appellent à poursuivre le dialogue avec le ministère. Diallo Ticouaï Vincent, secrétaire général de l’Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire (UNARTCI), invite les professionnels à privilégier la concertation afin de trouver des solutions adaptées.

L’artiste et entrepreneur culturel Molare adopte également une position mesurée. Ayant participé à la rencontre avec le ministère, il précise que l’objectif était avant tout de présenter le dispositif aux professionnels. Selon lui, l’arrêté peut encore évoluer grâce aux propositions formulées par les acteurs du secteur, notamment l’idée d’une licence provisoire valable pour un événement.

 

Des promoteurs défendent une réforme jugée nécessaire

À l’inverse, l’artiste et promoteur Noël Dourey estime que cette réforme répond à une attente ancienne des professionnels ivoiriens. Selon lui, l’absence de cadre suffisamment strict permet encore à certains opérateurs étrangers d’organiser des spectacles en Côte d’Ivoire sans garantir de véritables retombées pour les acteurs locaux.

Il considère que les licences permettront d’identifier clairement les promoteurs disposant d’une existence administrative reconnue et contribueront à protéger les professionnels ivoiriens. Pour lui, la formalisation du secteur favorisera également une meilleure traçabilité financière, limitera les risques de blanchiment de capitaux et renforcera la crédibilité de l’industrie culturelle nationale.

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À quelques semaines du lancement de la phase pilote, le consensus semble établi sur un point : le spectacle vivant ivoirien doit évoluer vers davantage de professionnalisme.

Abidjan / Marcory : Des coupures d’électricité prévues ce vendredi de 10h à 17h30, Voici les quartiers concernés

Les habitants de plusieurs secteurs de la commune de Marcory devront composer avec des interruptions temporaires de la fourniture d’électricité ce vendredi 31 juillet 2026. La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) a annoncé la réalisation de travaux de maintenance sur son réseau de distribution, une opération destinée à renforcer la fiabilité des installations électriques dans le sud d’Abidjan.

Les coupures sont programmées entre 10 heures et 17 h 30, période durant laquelle les équipes techniques interviendront sur deux lignes d’alimentation stratégiques.

Les quartiers d’Anoumabo et de Vridi impactés

Selon la CIE, les opérations concerneront simultanément les lignes d’alimentation d‘Anoumabo et de Vridi. À Anoumabo, les travaux entraîneront des coupures d’électricité dans les secteurs de STÉ Sundeep Immobilier et du Marché Bacongo pendant toute la durée des interventions.

Sur la ligne de Vridi, les coupures affecteront notamment le Boulevard de Petit Bassam ainsi que la zone du Tripostal, deux secteurs qui devront également faire face à une interruption temporaire du courant.

La CIE mobilisera l’ensemble de ses équipes pour respecter le calendrier des travaux et réduire au maximum les désagréments pour les abonnés. À la fin des opérations de maintenance, ses techniciens rétabliront progressivement l’alimentation électrique, si bien que le courant reviendra à des horaires différents selon les zones concernées. Le rétablissement de l’alimentation se fera progressivement, en fonction des différentes étapes de remise en service du réseau. Les horaires de retour du courant pourront ainsi varier d’un quartier à un autre.

Face à ces interruptions programmées, la Compagnie ivoirienne d’électricité invite les habitants, commerçants et entreprises installés dans les secteurs concernés à anticiper les conséquences de cette coupure temporaire.

 

Affaire QNET ADM en Côte d’Ivoire : fermeture de l’entreprise, 3 milliards FCFA d’amende et prison pour les dirigeants

Le feuilleton judiciaire autour de QNET Africa Development Market (QNET ADM) a connu son épilogue. Le Pôle pénal économique et financier (PPEF) d’Abidjan a rendu, le jeudi 30 juillet 2026, une décision particulièrement sévère contre cette entreprise accusée d’avoir mis en place un système de vente pyramidal illégal.

Au terme de plusieurs années d’enquête et de débats judiciaires, la justice a prononcé la fermeture définitive de la société, assortie d’une amende de trois milliards de FCFA au profit du Trésor public. Une décision qui marque un tournant dans la lutte contre les réseaux de commercialisation frauduleux en Côte d’Ivoire.

 

Des peines de prison et des sanctions financières exemplaires

Les principaux responsables du réseau ont également été lourdement condamnés. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en infligeant à plusieurs dirigeants des peines de cinq ans d’emprisonnement ferme, accompagnées d’importantes amendes individuelles se chiffrant à plusieurs centaines de millions de francs CFA.

Outre ces sanctions pénales, la juridiction a ordonné la saisie de leurs biens ainsi que plusieurs peines complémentaires destinées à empêcher toute reprise d’activités similaires.

L’origine de cette affaire remonte à 2018, lorsque le ministère des Finances s’est inquiété de l’expansion rapide de QNET ADM et des nombreuses interrogations entourant son modèle économique. Un comité de suivi avait alors été chargé d’examiner la conformité des activités de la société. Les investigations se sont rapidement heurtées à de nombreuses difficultés. Selon les éléments présentés au procès, l’entreprise a mis près de vingt mois avant de transmettre les documents demandés aux autorités, sans fournir l’ensemble des pièces requises, notamment ses statuts.

Les enquêteurs ont également relevé des incohérences dans les activités déclarées par la société. Alors qu’elle commercialisait initialement divers produits, celle-ci aurait finalement affirmé exercer principalement dans le domaine de la formation. Face à ces irrégularités, le gouvernement ivoirien a adopté, le 8 juillet 2020, un décret interdisant officiellement les activités de QNET ADM ainsi que celles de plusieurs structures associées, dont Infinity Millenials et Powerful.

 

Le parquet décrit un vaste système de Ponzi

Au cours des audiences, le ministère public a présenté QNET ADM comme un mécanisme reposant essentiellement sur le recrutement permanent de nouveaux adhérents plutôt que sur la vente effective de produits.

Pour le procureur, les commissions versées aux membres dépendaient avant tout de l’intégration de nouvelles recrues, un fonctionnement assimilé à une pyramide de Ponzi. L’accusation a également évoqué une vaste escroquerie organisée, soutenant que plusieurs produits commercialisés étaient vendus à des prix très élevés sans efficacité médicale démontrée.

Le parquet a en outre dénoncé des méthodes de recrutement particulièrement agressives, estimant que certaines pratiques observées s’apparentaient à des formes d’exploitation de personnes vulnérables. Les débats ont également mis en lumière les conséquences sociales du système. Selon l’accusation, de nombreux jeunes ont été séduits par des promesses de réussite financière rapide, de voyages internationaux et d’un niveau de vie élevé.

Pour intégrer le réseau, certains auraient été encouragés à solliciter d’importantes sommes d’argent auprès de leurs proches ou à contracter des dettes importantes. Une fois recrutés, plusieurs d’entre eux se seraient retrouvés dans des conditions de vie précaires, loin des perspectives de prospérité qui leur avaient été présentées.

 

Une défense qui n’a pas convaincu le tribunal

Les avocats des prévenus ont plaidé la légalité du marketing de réseau, soutenant que ce modèle commercial est autorisé dans plusieurs pays. Ils ont également insisté sur l’absence de victimes venues témoigner directement devant le tribunal. Ces arguments n’ont toutefois pas suffi à écarter les griefs retenus par la juridiction, qui a considéré les montages financiers mis en place comme constitutifs d’infractions économiques, notamment en matière de blanchiment de capitaux.

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Le cas d’un député reste en suspens

Si le jugement met un terme aux poursuites visant les huit prévenus civils, un volet important du dossier demeure ouvert. Un député, élu dans la commune de Daloa et cité au cours de l’enquête, n’a pas encore été jugé. Selon les éléments présentés par le parquet, des virements de cinq millions de FCFA auraient été effectués à son profit alors qu’il n’était plus officiellement actif dans le réseau.

Réélu lors des dernières élections législatives, l’élu bénéficie désormais de l’immunité parlementaire. La procédure le concernant a donc été disjointe le 12 février 2026. Son dossier reste néanmoins ouvert et pourrait être réactivé dès que les conditions juridiques permettront la poursuite des investigations.

 

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Présidence de la FIF : Malick Tohé renonce à la course après un accord stratégique avec Idriss Diallo

Le suspense est levé. Malick Tohé ne sera pas candidat à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) lors de l’élection prévue le 12 septembre prochain. Le premier vice-président de l’instance a officialisé son retrait, mettant ainsi un terme à plusieurs semaines de spéculations autour de ses ambitions.

Selon des sources proches du dossier, plusieurs personnalités, dont des membres du gouvernement, sont intervenues pour faciliter un rapprochement entre les deux responsables. Sollicitée par Idriss Diallo, cette médiation aurait permis de dégager un compromis destiné à préserver la stabilité de la Fédération à quelques semaines du scrutin.

 

Des engagements obtenus en échange du retrait

En contrepartie de son désistement, Malick Tohé aurait obtenu plusieurs garanties portant sur l’avenir de la gouvernance de la FIF. Les discussions auraient notamment débouché sur un engagement en faveur de réformes institutionnelles réclamées depuis plusieurs années par le dirigeant.

Parmi les principaux points évoqués figurent une modernisation du mode de gouvernance de la Fédération ainsi que la mise en œuvre d’un projet visant à structurer davantage le football ivoirien autour d’une véritable industrie, capable de renforcer son attractivité et son développement.

Les accords conclus entre les deux parties iraient également au-delà des seules réformes institutionnelles. En cas de réélection d’Idriss Diallo, Malick Tohé devrait voir ses prérogatives sensiblement renforcées au sein de l’exécutif fédéral.

Les mêmes sources indiquent qu’il disposerait d’une marge de manœuvre plus importante dans le pilotage des dossiers stratégiques de la Fédération. Il pourrait également proposer une part significative des personnalités appelées à siéger dans plusieurs instances de la FIF, consolidant ainsi son influence sur les grandes orientations de l’organisation.

LIRE AUSSI : Présidence de la FIF : une médiation engagée pour éviter un duel entre Yacine Idriss Diallo et Malick Tohé

 

Une décision annoncée devant le Comité exécutif

Réuni en Comité exécutif (Comex) le 30 juillet 2026, Malick Tohé a officiellement confirmé son retrait de la course à la présidence. Face aux membres de l’instance, il a expliqué avoir fait le choix de privilégier l’intérêt supérieur du football ivoirien, saluant au passage les efforts de médiation entrepris ces derniers jours. Sans renoncer à son engagement, le président du Club omnisports de Korhogo (COK) a réaffirmé sa volonté de poursuivre son action en faveur du développement du football national.

Vers un nouvel équilibre au sommet de la FIF ?

Pour plusieurs observateurs, ce retrait ne traduit pas un recul politique de Malick Tohé, mais plutôt une recomposition des rapports de force au sein de la Fédération. L’accord conclu avec Idriss Diallo pourrait, en cas de réélection de ce dernier, ouvrir une nouvelle phase de la gouvernance fédérale.

Le premier vice-président serait ainsi appelé à jouer un rôle plus central dans la conduite des réformes et dans la définition des orientations stratégiques de la FIF, dessinant les contours d’un partage des responsabilités inédit au sein de l’instance dirigeante du football ivoirien.

Projet FIFA Forward Enterprise : l’UEFA menace de boycotter le projet de Gianni Infantino, la FIFA sous pression

Le projet de la FIFA d’ouvrir une partie des activités commerciales de ses compétitions à des investisseurs privés suscite une vive opposition en Europe. À peine dévoilée, l’initiative baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE) a déclenché une confrontation entre l’instance mondiale du football et l’Union des associations européennes de football (UEFA), qui évoque déjà la possibilité d’un boycott.

Selon plusieurs médias britanniques, les fédérations européennes doivent tenir une réunion d’urgence afin d’examiner leur réponse face à cette réforme portée par le président de la FIFA, Gianni Infantino.

 

La FIFA veut lever plus de 4 milliards de dollars

Présenté cette semaine, le projet FIFA Forward Enterprise prévoit la création d’une nouvelle société chargée de gérer les activités commerciales des principales compétitions de la FIFA. Cette entité regrouperait notamment les droits de diffusion, le sponsoring, la billetterie, les licences et l’exploitation commerciale de tournois comme la Coupe du monde et la Coupe du monde des clubs.

Pour financer son développement, la FIFA envisage de céder des participations minoritaires à des investisseurs privés. L’opération pourrait permettre de lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars, sur la base d’une valorisation estimée à 20 milliards de dollars. L’instance mondiale affirme qu’elle conservera la majorité du capital ainsi que le contrôle exclusif de la gouvernance et des décisions sportives. Elle assure également que les ressources dégagées serviront à financer le développement du football dans le monde.

L’UEFA dénonce une ligne rouge

Ces garanties n’ont pas convaincu l’UEFA. Dans un communiqué particulièrement ferme, l’organisation européenne estime que ce projet franchit une « ligne rouge » et remet en cause les principes de gouvernance du football.

L’instance présidée par Aleksander Čeferin affirme que « l’âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs à vendre » et regrette le manque de transparence entourant cette initiative. L’UEFA estime également que la FIFA n’a pas suffisamment consulté les fédérations nationales avant de dévoiler son projet.

 

La menace d’un boycott prend forme

Face à cette situation, les associations membres de l’UEFA prévoient une réunion d’urgence afin d’adopter une position commune. Selon Sky Sports News, plusieurs fédérations envisageraient d’utiliser la menace d’un boycott des compétitions organisées par la FIFA si le projet était maintenu en l’état. Aucune décision officielle n’a encore été prise, mais cette hypothèse illustre les fortes tensions qui opposent actuellement les deux principales instances du football mondial.

La Football Association (FA) a également fait part de son étonnement. Dans une déclaration, la fédération anglaise affirme n’avoir reçu aucune information préalable sur cette réforme et déplore l’absence de concertation. Elle indique attendre la présentation officielle du projet avant de formuler une position définitive, tout en exprimant déjà de sérieuses inquiétudes sur les questions de gouvernance et de transparence.

Andy Burnham : « Le football appartient aux supporters »

Le débat a également gagné la sphère politique. Le maire du Grand Manchester, Andy Burnham, a vivement critiqué le projet sur le réseau social X.

« Le football n’appartient pas aux investisseurs. Il appartient aux personnes qui remplissent les tribunes semaine après semaine », a-t-il déclaré, estimant que les intérêts financiers ne devaient pas prendre le pas sur les valeurs du sport.

La FIFA défend sa réforme

Face aux critiques, la FIFA tente de rassurer ses membres. L’organisation précise que le projet n’en est qu’au stade des consultations et qu’aucune décision définitive ne sera prise sans l’approbation des associations nationales. Elle confirme également que la banque américaine JP Morgan intervient comme conseiller financier sur l’opération. Selon plusieurs médias, le fonds d’investissement Thrive Capital ferait partie des investisseurs intéressés par le projet.

LIRE AUSSI : FIFA Forward Enterprise : la CAF examine le projet de réforme commerciale de la FIFA

Cette controverse intervient dans un contexte de relations déjà tendues entre la FIFA et l’UEFA. Le président de l’instance européenne, Aleksander Čeferin, avait déjà manifesté son désaccord avec la gouvernance de la FIFA à plusieurs reprises ces derniers mois.

 

FIF : Romain Molina accuse Idriss Diallo de « manipulation » et fait de révélations sur le transfert de Christ Inao

Le journaliste d’investigation Romain Molina relance le débat autour de la gouvernance de la Fédération ivoirienne de football (FIF) et du transfert de Christ Inao Oulaï à la Fiorentina. Dans une récente prise de parole sur les réseaux sociaux, il a formulé plusieurs accusations visant le président de la FIF, Idriss Diallo, tout en annonçant la publication prochaine d’un article et d’une vidéo consacrés à ces dossiers.

Ses déclarations interviennent à quelques mois de l’élection à la présidence de la FIF, dans un contexte marqué par les spéculations sur une éventuelle candidature unique.

 

Des interrogations autour du transfert de Christ Inao Oulaï

Romain Molina affirme que les circonstances ayant conduit au transfert du jeune milieu ivoirien vers la Fiorentina seraient loin d’être ordinaires. Selon le journaliste, la mère du joueur aurait perçu d’importantes sommes d’argent de plusieurs agents alors qu’aucun mandat définitif n’avait encore été conclu pour représenter son fils. Il estime que cette situation aurait influencé le dénouement du dossier et qualifie l’opération de « transfert forcé ».

Il évoque également un différend financier impliquant le célèbre agent israélien Pini Zahavi, affirmant qu’une somme d’environ 500 000 euros serait en jeu. Selon lui, ce litige aurait joué un rôle dans les négociations entourant le transfert.

Le journaliste décrit par ailleurs une succession d’événements qu’il qualifie de « rocambolesques », faisant notamment référence à un taxi détourné, plusieurs jours passés dans un appartement et diverses pressions exercées au cours de l’opération. Il promet de dévoiler ultérieurement l’ensemble des détails.

Ces déclarations font écho à celles du journaliste sportif ivoirien Malick Traoré, qui avait déjà évoqué l’existence de zones d’ombre autour de ce transfert sans en préciser les contours.

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Idriss Diallo accusé de vouloir éviter une élection disputée

Au-delà du dossier Christ Inao Oulaï, Romain Molina cible directement le président de la FIF. Le journaliste affirme qu’Idriss Diallo chercherait à convaincre les autorités ivoiriennes de soutenir sa réélection en avançant qu’il bénéficierait de l’appui du président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, qui le considérerait comme un potentiel successeur à la tête de l’instance continentale. Romain Molina conteste catégoriquement cette affirmation, assurant que Patrice Motsepe n’aurait jamais exprimé une telle position.

Le journaliste remet également en question les déclarations attribuant au président de la FIF un soutien de la Fédération royale marocaine de football. S’il reconnaît l’existence de relations étroites entre les deux fédérations, Romain Molina affirme que les dirigeants marocains n’auraient jamais exprimé, en privé, un appui clair à Idriss Diallo, notamment en raison de leurs bonnes relations avec Ahmed Yahya, président de la Fédération mauritanienne de football. Selon lui, ces arguments serviraient à conforter l’idée d’une élection sans véritable opposition.

 

Des avantages accordés à certains électeurs ?

Romain Molina affirme également que plusieurs présidents de ligues et électeurs de la FIF auraient été invités à la Coupe du monde, aux États-Unis, et seraient repartis avec des avantages financiers. Le journaliste laisse entendre que ces initiatives pourraient s’inscrire dans une stratégie visant à favoriser une candidature unique lors de la prochaine élection à la présidence de la Fédération. Aucun élément matériel n’a toutefois été rendu public à ce stade pour étayer ces affirmations.

La gestion de l’équipe féminine également dénoncée

Le journaliste critique enfin les conditions de gestion de la sélection nationale féminine. Il affirme que la FIF aurait notamment confisqué les passeports de certaines joueuses et leur aurait interdit de s’exprimer publiquement sous peine d’exclusion. Il évoque également des difficultés liées au paiement des primes. Ces accusations s’ajoutent aux critiques déjà formulées par plusieurs observateurs sur la gouvernance du football ivoirien.

À ce stade, l’ensemble de ces éléments repose exclusivement sur les déclarations de Romain Molina. Ni Idriss Diallo, ni la Fédération ivoirienne de football, ni les autres personnes citées n’ont réagi publiquement à ces accusations. Le journaliste a annoncé la publication, dans les prochains jours, d’une enquête détaillée et d’une vidéo qui devraient, selon lui, apporter de nouveaux éléments sur ces différentes affaires.

 

MEL TOURÉ