Procès contre Tidjane Thiam : le PDCI-RDA s’inquiète du report du verdict au 22 octobre

Le feuilleton judiciaire autour de la présidence du PDCI-RDA se poursuit. Le Tribunal de première instance d’Abidjan a décidé, jeudi 30 juillet, de reporter au 22 octobre 2026 le délibéré dans les procédures engagées par Tchétché Abié et Antoine Siaba, qui contestent la légalité du congrès ayant porté Tidjane Thiam à la tête du parti.

À l’issue de l’audience, le président du groupe parlementaire du PDCI-RDA, Me Blessy Chrisosthome, est monté au créneau pour dénoncer une procédure qu’il juge préoccupante, tout en réaffirmant la confiance de sa formation politique dans l’institution judiciaire.

 

Le PDCI-RDA s’interroge sur la jonction des deux procédures

L’un des principaux points soulevés par Me Blessy Chrisosthome concerne la décision du tribunal de joindre les deux recours introduits séparément par les requérants. Selon lui, les avocats du PDCI-RDA avaient déjà sollicité cette jonction au nom d’une bonne administration de la justice, avant que cette demande ne soit rejetée. Le député s’est donc interrogé sur les raisons qui ont conduit le tribunal à revenir sur cette position. Il a toutefois indiqué espérer que cette décision répond uniquement à des considérations juridiques et ne résulte d’aucune pression extérieure.

Le président du groupe parlementaire a également contesté la recevabilité de l’action engagée contre son parti. Selon lui, Tchétché Abié et Antoine Siaba ne rempliraient plus les conditions pour agir au nom du PDCI-RDA. Il affirme que les deux hommes ne seraient plus à jour de leurs cotisations et auraient perdu leur qualité de militants à la suite de sanctions prises sous la présidence de feu Henri Konan Bédié.

Pour Me Blessy Chrisosthome, il est difficile d’accepter que des personnalités ayant largement échoué lors du dernier congrès cherchent aujourd’hui à obtenir, par la voie judiciaire, l’annulation de l’élection de Tidjane Thiam. Il estime en outre que les arguments développés par les requérants reposent sur une interprétation erronée des statuts et du règlement intérieur du parti.

 

Le groupe parlementaire appelle à préserver la stabilité du parti

Malgré le report du délibéré, le groupe parlementaire du PDCI-RDA affiche sa sérénité. Me Blessy Chrisosthome a réaffirmé la confiance de son parti dans la justice ivoirienne. Selon lui, le tribunal pourrait consacrer l’audience du 22 octobre à la formalisation de la jonction des procédures, avant de décider d’un éventuel nouveau renvoi. Le député a également lancé un appel à l’opinion nationale et internationale afin que le fonctionnement du PDCI-RDA soit, selon lui, préservé.

« Le PDCI est un esprit, et l’esprit ne meurt jamais »

, a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté de son parti de poursuivre le dialogue et d’expliquer ses textes internes.

Le verdict attendu le 22 octobre 2026 pourrait constituer une étape importante dans le contentieux qui entoure la présidence de Tidjane Thiam. En attendant cette échéance, le PDCI-RDA maintient sa ligne de défense, tandis que les requérants continuent de demander l’annulation du congrès ayant conduit à l’élection de l’ancien patron du Crédit Suisse à la tête du plus vieux parti politique de Côte d’Ivoire.

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Yopougon : un immeuble R+4 menaçant ruine démoli à Wassakara pour éviter un drame

Les autorités ivoiriennes poursuivent leur politique de prévention contre les risques liés aux bâtiments fragilisés. Ce mercredi 29 juillet 2026, un immeuble de type R+4 a été démoli dans le quartier Wassakara, à Yopougon, en raison de son état de dégradation jugé préoccupant.

À la suite d’un signalement faisant état d’un danger potentiel pour les riverains, le Ministère de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de Vie (MULCV) a mobilisé la Brigade d’Investigations et du Contrôle Urbain (BICU) pour mener l’opération de démolition.

Avant de procéder à la démolition, les services techniques du ministère ont constaté plusieurs anomalies compromettant la stabilité de l’ouvrage. Selon le communiqué du MULCV, le bâtiment présentait notamment des fissures horizontales et verticales sur les éléments porteurs, des infiltrations d’eau, des armatures métalliques apparentes ainsi qu’une importante stagnation d’eau sur la toiture-terrasse.

Face à ces dégradations, les autorités ont estimé que l’immeuble représentait un risque réel pour les occupants et les populations environnantes. Cette démolition s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à réduire les risques d’effondrement des bâtiments et à renforcer la sécurité dans les zones urbaines.

Avec ces opérations de contrôle et de démolition, le ministère entend protéger les personnes et les biens, tout en veillant au respect des normes de construction et de sécurité en vigueur.

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Le Ministère de l’Urbanisme invite par ailleurs les citoyens à adopter une démarche de vigilance. Il encourage les populations à signaler sans délai tout immeuble présentant des signes de fragilité ou susceptible de mettre en danger ses occupants ou les riverains, afin de permettre une intervention rapide des services compétents.

Agboville : neuf blessés après l’effondrement d’un échafaudage sur un chantier

Un grave accident de travail s’est produit mercredi 29 juillet 2026 sur le chantier de construction du futur siège du Conseil régional de l’Agnéby-Tiassa, au quartier Résidentiel d’Agboville. L’effondrement d’un échafaudage a fait neuf blessés, mobilisant rapidement les équipes de secours.

Selon les premières informations, les travailleurs effectuaient normalement leurs tâches lorsque l’échafaudage métallique a brusquement cédé. La rupture de la structure a provoqué la chute de plusieurs ouvriers. Le bilan provisoire fait état de huit hommes et une femme blessés. Les circonstances exactes de cet effondrement ne sont pas encore connues.

 

Les secours interviennent rapidement

Alertés immédiatement après l’accident, les pompiers civils de l’Agnéby-Tiassa sont intervenus pour sécuriser le chantier et porter assistance aux victimes. À leur arrivée, l’un des ouvriers a été retrouvé inconscient mais toujours en vie. Les secouristes ont procédé à sa stabilisation avant son évacuation vers une structure hospitalière.

Une autre victime, une femme, présentait une suspicion de fracture fermée du membre inférieur gauche, nécessitant une prise en charge médicale urgente. Les sept autres blessés souffraient principalement de traumatismes et de douleurs liées à leur chute. Les équipes de secours ont prodigué les premiers soins sur place avant de transférer les neuf victimes vers l’Établissement public hospitalier régional (EPHR) d’Agboville, où elles ont subi des examens complémentaires et reçu des soins adaptés.

Cet accident remet en lumière les enjeux liés à la sécurité sur les chantiers de construction, en particulier lors des travaux réalisés en hauteur. Les échafaudages, largement utilisés dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, nécessitent des contrôles techniques réguliers, une installation conforme aux normes et un entretien rigoureux afin de limiter les risques d’accidents.

Le chantier du futur siège du Conseil régional de l’Agnéby-Tiassa représente un projet majeur pour la région. Cet incident rappelle toutefois que la réalisation d’infrastructures publiques doit s’accompagner d’un strict respect des règles de sécurité destinées à protéger les travailleurs.

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Une enquête attendue pour déterminer les causes

À ce stade, aucune communication officielle n’a précisé les circonstances exactes ayant conduit à l’effondrement de l’échafaudage. Les autorités compétentes ouvriront une enquête afin d’établir les causes de l’accident et de déterminer les éventuelles responsabilités. En attendant les conclusions des investigations, les victimes continuent de recevoir des soins, tandis que les responsables du chantier devront renforcer les dispositifs de prévention pour éviter qu’un tel accident ne se reproduise.

 

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Revue de presse du 30 juillet : Italia Construction, KDS Holding et le procès du PDCI au cœur de l’actualité

La presse ivoirienne s’intéresse largement, ce jeudi 30 juillet 2026, au feuilleton judiciaire opposant Italia Construction à des propriétaires terriens à Modeste à Grand-Bassam, l’affaire KDS transports et le procès qualifié de ‘’ tous les dangers’’ au PDCI-RDA.

 

L’affaire Italia Construction relance le débat sur la gestion du foncier

Dans un jugement rendu le 21 juillet, le Tribunal de première instance de Grand-Bassam a ordonné le déguerpissement immédiat du promoteur immobilier, de ses biens ainsi que de tous les occupants placés sous son autorité. La juridiction a également prononcé la démolition de l’ensemble des constructions réalisées sur le site, avec exécution provisoire.

Selon les éléments du dossier, le litige remonte à 2017, année de l’installation d’Italia Construction sur une parcelle dont Douamba Moussa revendique la propriété grâce à un titre foncier obtenu en 2016, complété par un arrêté de concession définitive publié au Journal officiel en 2018. Une seconde parcelle voisine de 26 000 m², appartenant à Tiahmo Rauf, est également concernée. Ce dernier dispose d’un arrêté de concession définitive délivré en 2017.

Pour justifier son implantation, le promoteur s’appuyait sur une convention de purge des droits coutumiers conclue avec la famille Tanoé Amah John Bratt et le ministère de la Construction. Une procédure contestée par les deux propriétaires, qui estiment que leurs droits fonciers légalement établis n’ont pas été pris en compte. Une expertise menée par la Direction de la topographie et de la cartographie a conclu que les constructions d’Italia Construction empiétaient effectivement sur les parcelles litigieuses.

Dans son édition du jour, La Voie Originale analyse cette décision sous l’angle des responsabilités publiques et évoque les « défaillances de l’État » dans ce qu’il qualifie de « tragédie foncière ». L’affaire est d’autant plus sensible que certains bâtiments concernés seraient des logements sociaux inaugurés par le gouvernement en février 2025.

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Affaire KDS Holding : une lourde condamnation pour le directeur général

Autre dossier largement commenté dans les quotidiens, le verdict rendu dans l’affaire KDS Holding, considérée comme l’un des plus importants scandales financiers de ces dernières années en Côte d’Ivoire. Après plusieurs mois de procès, le Pôle pénal économique et financier (PPEF) d’Abidjan a condamné Koffo Doga Séverin, directeur général de la société, à 20 ans de prison ferme pour escroquerie et blanchiment de capitaux.

La juridiction a également infligé à KDS Holding une amende supérieure à 51 milliards de FCFA. En complément, plusieurs centaines de véhicules ainsi que divers biens immobiliers ont été définitivement confisqués. Avant le prononcé de la décision, la présidente du tribunal avait précisé que l’escroquerie constituait l’infraction principale retenue contre le dirigeant, tandis que le blanchiment de capitaux était le principal grief visant la société.

Dans sa parution de ce jeudi, Le Sursaut revient sur cette décision de justice avec le titre : « Affaire KDS : la fin d’une grosse arnaque », mettant en avant la sévérité des sanctions prononcées.

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Le procès du PDCI-RDA sous haute tension

Sur le terrain politique, tous les regards sont tournés vers les juridictions où doit se tenir, ce jeudi 30 juillet, une audience très attendue dans le dossier opposant différentes parties au sein du PDCI-RDA.

Pour L’Expression, cette procédure judiciaire représente un moment décisif pour le principal parti d’opposition. Le quotidien affiche à sa une : « Crise au PDCI : le procès de tous les dangers aujourd’hui », soulignant les enjeux politiques de cette audience.

À l’inverse, Le Nouveau Réveil adopte un ton plus rassurant et affiche son optimisme quant à l’issue du dossier. Le journal titre : « Verdict attendu ce jour : le PDCI reste le PDCI-RDA, indissociable, insubmersible », laissant entendre que la formation politique devrait préserver son identité malgré les tensions internes.

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CAN Pamoja 2027 : la CAF dévoile le calendrier des éliminatoires, la Côte d’Ivoire fixée sur son programme

La Confédération africaine de football (CAF) a levé le voile, ce mercredi 29 juillet 2026, sur le calendrier officiel des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Pamoja 2027. Les qualifications s’étaleront sur six journées réparties entre septembre 2026 et mars 2027, avec pour objectif de désigner les 24 nations qui participeront à la phase finale.

Cette campagne qualificative concernera 48 sélections nationales, réparties dans 12 groupes de quatre équipes. À l’issue des éliminatoires, les deux premiers de chaque poule décrocheront leur billet pour la CAN.

 

Trois fenêtres internationales pour six journées

La première fenêtre des éliminatoires se déroulera en septembre 2026. La première journée est programmée du 23 au 25 septembre, tandis que la deuxième aura lieu du 27 au 29 septembre. À l’issue de cette séquence, les sélections disposeront d’une période dédiée aux rencontres amicales, prévue du 1er au 6 octobre 2026, afin de poursuivre leur préparation.

La deuxième fenêtre internationale interviendra en novembre. Les troisième et quatrième journées se joueront respectivement du 11 au 13 novembre et du 15 au 17 novembre 2026. Enfin, le verdict tombera lors de la fenêtre FIFA de mars 2027. Les cinquième et sixième journées se disputeront entre le 22 et le 30 mars 2027, avec les dernières places qualificatives en jeu.

 

La Côte d’Ivoire face au Ghana, à la Gambie et à la Somalie

Championne d’Afrique en titre, la Côte d’Ivoire connaît désormais le programme qui l’attend dans sa quête d’une qualification pour la CAN 2027. Logés dans le groupe C, les Éléphants croiseront le fer avec le Ghana, la Gambie et la Somalie. Une poule où chaque rencontre comptera dans la course aux deux premières places, synonymes de qualification pour la phase finale. Le duel attendu entre la Côte d’Ivoire et le Ghana devrait constituer l’une des principales affiches de ces éliminatoires.

Une CAN historique organisée dans trois pays

La phase finale de la CAN Pamoja 2027 se disputera du 19 juin au 17 juillet 2027. Pour la première fois dans l’histoire de la compétition, trois pays partageront l’organisation : le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Les rencontres se joueront dans plusieurs villes hôtes, notamment Nairobi, Kakamega et Eldoret au Kenya, Dar es Salaam, Dodoma, Arusha et Zanzibar en Tanzanie, ainsi que Kampala, Lira et Hoima en Ouganda.

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Drame de Zouzousso : le propriétaire du car et le chef de gare écroués après l’accident qui a fait 39 morts

Près de deux semaines après le tragique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma, la justice ivoirienne passe à l’offensive. Dans un communiqué, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Touba annonce l’ouverture de deux informations judiciaires et le placement sous mandat de dépôt du propriétaire du car impliqué ainsi que du chef de gare de la compagnie Diarra Transport d’Odienné.

Le drame s’est produit le lundi 13 juillet 2026, aux environs de 9 h 45, à proximité du village de Zouzousso 3, sur l’axe reliant Touba à Biankouma. Selon les autorités judiciaires, le car de la compagnie Diarra Transport a quitté la chaussée après l’éclatement de son pneu avant droit. Le chauffeur, qui aurait perdu le contrôle du véhicule, a terminé sa course dans le fleuve Bafing, alors en pleine crue. Le car s’est retrouvé partiellement immergé, compliquant considérablement les opérations de secours.

Le bilan est particulièrement lourd, 39 personnes ont perdu la vie, dont le chauffeur et son apprenti, tandis que 45 passagers ont été blessés. Sept autres occupants sont sortis indemnes. Au total, 91 personnes se trouvaient à bord d’un véhicule dont la capacité maximale autorisée était de 69 places.

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Surcharge, vitesse excessive et irrégularités administratives

Les premiers résultats de l’enquête préliminaire révèlent plusieurs manquements graves. D’après le parquet, le véhicule circulait avec un nombre de passagers largement supérieur à sa capacité autorisée. Les enquêteurs évoquent également une vitesse excessive au moment des faits.

À ces infractions s’ajoutent plusieurs irrégularités administratives. Le car ne disposait ni d’une visite technique valide, ni d’une assurance automobile en règle, ni d’une carte de transport. Les investigations ont en outre fait apparaître de sérieux soupçons concernant l’utilisation de fausses plaques d’immatriculation.

Déféré devant le parquet le vendredi 24 juillet 2026, Inza Diarrassouba, âgé de 47 ans et propriétaire du véhicule accidenté, a été placé sous mandat de dépôt. Une information judiciaire a été ouverte contre lui pour homicides involontaires, blessures involontaires, défaut d’assurance automobile, défaut de visite technique, défaut de carte de transport, usage de fausses plaques d’immatriculation ainsi que mise en danger d’autrui. Ces faits sont prévus et réprimés par la législation ivoirienne relative à la police de la circulation ainsi que par les dispositions du Code pénal.

 

Le chef de gare également placé en détention

Quelques jours plus tard, le mardi 28 juillet 2026, Daouda Sylla, 59 ans, chef de gare de la compagnie Diarra Transport à Odienné, a lui aussi été présenté au parquet avant d’être placé sous mandat de dépôt. La justice lui reproche principalement le surnombre de passagers transportés à bord du car ainsi que la mise en danger d’autrui, des infractions qui feront désormais l’objet d’une instruction judiciaire.

Avec l’ouverture de ces deux informations judiciaires, le parquet entend faire toute la lumière sur les circonstances de l’un des accidents routiers les plus meurtriers enregistrés cette année en Côte d’Ivoire.

FIFA Forward Enterprise : la CAF examine le projet de réforme commerciale de la FIFA

La Confédération africaine de football (CAF) ne compte pas se précipiter sur le projet de réforme porté par la FIFA. Dans un communiqué publié ce mercredi 29 juillet 2026, l’instance dirigée par Patrice Motsepe a annoncé que son Comité exécutif se réunira la semaine prochaine afin d’examiner en détail l’initiative baptisée « FIFA Forward Enterprise ».

Cette annonce intervient quelques heures après une communication du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui a présenté les grandes lignes d’un projet destiné à transformer la gestion commerciale des principales compétitions de l’instance mondiale. En attendant de trancher, la CAF invite également ses 54 fédérations membres à étudier la proposition et à participer aux consultations engagées par la FIFA, signe d’une volonté d’adopter une position concertée sur un dossier aux implications majeures.

 

Une nouvelle société pour valoriser les compétitions de la FIFA

Au cœur de la réforme figure la création d’une filiale commerciale qui regrouperait l’ensemble des activités génératrices de revenus de la FIFA. Cette nouvelle entité serait chargée de gérer les droits audiovisuels, les contrats de sponsoring, la billetterie, les licences ainsi que l’exploitation commerciale des plus grandes compétitions internationales, notamment la Coupe du monde et la Coupe du monde des clubs.

Selon plusieurs médias internationaux, dont The Times, cette future société pourrait être valorisée autour de 20 milliards de dollars, ce qui en ferait l’un des actifs les plus importants du sport mondial.

Une ouverture aux investisseurs privés qui divise

Pour financer son développement, la FIFA envisage d’ouvrir une partie du capital de cette nouvelle structure à des investisseurs privés. Les informations relayées par la presse internationale évoquent une cession comprise entre 20 % et 30 % des parts. L’organisation mondiale insiste toutefois sur un point, elle conserverait une participation majoritaire ainsi que le contrôle exclusif des décisions sportives, réglementaires et de gouvernance.

Gianni Infantino assure ainsi que cette évolution n’a pas vocation à modifier l’indépendance de la FIFA, mais plutôt à accroître ses capacités financières pour soutenir le développement du football à l’échelle mondiale.

 

Les grandes confédérations expriment leurs réserves

Si la FIFA met en avant les bénéfices économiques du projet, plusieurs organisations du football mondial affichent déjà leurs inquiétudes. L’UEFA, la Fédération française de football (FFF), la Confédération asiatique de football (AFC) et la Concacaf s’interrogent notamment sur les conséquences d’une entrée d’investisseurs privés dans le capital d’une structure chargée d’exploiter les compétitions les plus prestigieuses du football mondial.

Les interrogations portent principalement sur la transparence de l’opération, les mécanismes de gouvernance de la future société ainsi que le niveau d’influence que pourraient exercer des partenaires financiers sur la stratégie commerciale de la FIFA.

Des retombées financières majeures pour les fédérations africaines

Si la CAF prend le temps d’analyser le dossier, c’est aussi parce que les enjeux économiques sont considérables. Les premières estimations indiquent que l’ouverture du capital pourrait permettre de lever environ 4,2 milliards de dollars, des ressources destinées à renforcer les programmes de développement du football dans les différentes confédérations. Pour les 54 fédérations africaines, les perspectives sont particulièrement attractives. En cas d’adoption du projet, chacune pourrait bénéficier d’un financement exceptionnel pouvant atteindre 20 millions de dollars.

À cela s’ajouterait une hausse significative des financements du programme FIFA Forward pour le cycle 2027-2030. Les dotations régulières passeraient de 8 millions à 20 millions de dollars par fédération, offrant des moyens inédits pour financer les infrastructures sportives, la formation des jeunes, le développement du football féminin et l’organisation des compétitions nationales.

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Le Comité exécutif de la CAF devra désormais trouver un équilibre entre les importantes opportunités financières promises par la FIFA et les interrogations soulevées par l’ouverture partielle de ses activités commerciales à des investisseurs privés. La position que prendra l’instance africaine, attendue la semaine prochaine, pourrait influencer les débats autour de l’un des projets de réforme les plus ambitieux jamais engagés par la FIFA.

 

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Affaire des 39 milliards FCFA à la DGI : Ahoua Don Mello appel à une enquête indépendante et à une réforme de la gouvernance fiscale

Les révélations autour d’un présumé détournement de 39 milliards de FCFA à la Direction générale des Impôts (DGI) continuent de susciter des réactions. Dans un communiqué, Ahoua Don Mello estime que cette affaire, portée devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF) par le Syndicat des agents des impôts (SAGI), met en lumière les défis de gouvernance auxquels fait face l’administration fiscale ivoirienne.

Selon le texte, cette affaire intervient dans un contexte où de nombreuses collectivités demeurent confrontées à un déficit d’infrastructures essentielles, tandis que l’État poursuit ses efforts de mobilisation des ressources budgétaires. Pour Don Mello, cette situation fragilise davantage la confiance des citoyens envers les institutions publiques.

 

Une demande de vérité judiciaire et de recouvrement des fonds publics

Sans remettre en cause l’indépendance de la justice, le communiqué appelle le Pôle pénal économique et financier à mener des investigations approfondies afin d’établir les responsabilités éventuelles dans cette affaire. L’auteur insiste également sur la nécessité d’assurer le recouvrement intégral des ressources publiques si les faits venaient à être établis, estimant que la protection des finances de l’État constitue un enjeu majeur pour la souveraineté économique du pays.

L’intelligence artificielle et la blockchain proposées comme outils de prévention

Au-delà du traitement judiciaire du dossier, le communiqué plaide pour une modernisation des mécanismes de contrôle au sein des régies financières. Don Mello recommande notamment la réalisation d’un audit indépendant des procédures de dégrèvement, d’exonération fiscale, de validation électronique et de contrôle interne. Il estime que des technologies telles que l’intelligence artificielle et la blockchain pourraient renforcer la traçabilité des opérations et limiter les risques de fraude.

 

Plaidoyer pour une meilleure protection des lanceurs d’alerte

Le communiqué met également l’accent sur la nécessité de promouvoir l’éthique publique et de renforcer la protection des lanceurs d’alerte. Selon lui, l’amélioration durable de la gouvernance passe par la valorisation de l’intégrité des agents publics, tout en préservant la réputation des fonctionnaires de la DGI qui exercent leurs missions dans le respect des règles.

Au-delà du cas présumé de détournement, le document identifie plusieurs facteurs favorisant la fraude fiscale, notamment la corruption, l’injustice fiscale, le harcèlement fiscal ainsi que l’évasion des capitaux vers les paradis fiscaux.

L’auteur estime que les politiques d’incitations fiscales accordées à certains investisseurs, combinées aux mécanismes d’optimisation fiscale des multinationales, accentuent la pression sur un nombre limité d’entreprises locales, alimentant un sentiment d’injustice susceptible de favoriser les pratiques frauduleuses.

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En conclusion, le communiqué appelle les autorités à accélérer la transformation numérique de l’administration fiscale et à renforcer le contenu local des investissements afin de lutter plus efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale. Selon Don Mello, une meilleure digitalisation des procédures, associée à un renforcement de la transparence, constituerait un levier essentiel pour consolider la souveraineté financière et économique de la Côte d’Ivoire.

Ahoua Don Mello
© Ahoua Don Mello

Marcory Zone 4 : un ouvrier chute du 16ᵉ étage d’un immeuble en construction et perd la vie

Un grave accident de travail s’est produit ce mercredi 29 juillet 2026 à Marcory Zone 4, dans le sud d’Abidjan. Un ouvrier a perdu la vie après une chute depuis le 16ᵉ étage d’un immeuble en construction, selon plusieurs témoins présents sur le chantier.

Le drame est survenu alors que la victime intervenait en hauteur pour effectuer un ajustement technique. Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer.

 

Une chute brutale lors d’une intervention en hauteur

D’après des témoignages recueillis sur place, l’ouvrier s’était rendu au 16ᵉ étage afin de réaliser une opération technique. C’est au cours de cette intervention qu’il aurait perdu l’équilibre avant de faire une chute dans une zone du chantier réservée aux maçons. Un collègue de la victime raconte avoir échangé avec elle quelques instants auparavant.

« Il était venu chez moi pour que nous puissions monter ensemble. Une fois en haut, j’ai voulu redescendre, mais l’ingénieur m’a demandé de l’attendre afin que nous descendions ensemble. C’est à ce moment qu’un responsable menuisier s’est mis à crier. En regardant en bas, nous l’avons vu tomber dans la zone réservée aux maçons », a-t-il confié.

Alertés immédiatement après l’accident, les sapeurs-pompiers civils se sont rapidement rendus sur les lieux. Malgré leur intervention, la victime avait déjà succombé à ses blessures au moment des premières constatations. Les forces de police ont ensuite sécurisé le périmètre afin de procéder aux constatations d’usage et d’ouvrir une enquête destinée à établir les circonstances précises du drame.

Au-delà de l’émotion suscitée par cet accident, certains témoins évoquent d’éventuelles insuffisances dans les dispositifs de sécurité sur le chantier. Ces affirmations devront toutefois être confirmées ou infirmées par les investigations des autorités compétentes. Les collègues de la victime, encore sous le choc, ont assisté impuissants à la scène.

Selon plusieurs personnes présentes sur place, ce n’est pas la première fois qu’un accident survient sur ce chantier. Selon plusieurs témoins, une planche tombée des étages supérieurs de l’immeuble avait déjà grièvement blessé un vendeur ambulant de café sur ce même chantier. Quelques mois plus tôt, un débris de béton provenant d’un chantier voisin avait également coûté la vie à un ancien étudiant de l‘INSAAC dans le secteur de Marcory Zone 4.

 

Le débat sur la sécurité des chantiers relancé

Ce nouvel accident remet au premier plan la question du respect des normes de sécurité sur les chantiers de construction en Côte d’Ivoire. Il rappelle la nécessité de renforcer les mesures de prévention, de veiller au port effectif des équipements de protection individuelle et de faire appliquer strictement les règles de sécurité afin de limiter les accidents du travail dans le secteur du bâtiment.

Bouna : un agent pénitentiaire condamné à 10 ans de prison pour séquestration et viol d’une institutrice

Le tribunal de première instance de Bouna a condamné, lundi 27 juillet 2026, un agent d’encadrement pénitentiaire à 10 ans de prison ferme pour séquestration et viol d’une jeune institutrice qu’il courtisait.

L’homme avait rencontré la jeune dame le 10 avril 2024 et souhaitait envisager une relation amoureuse avec elle. Depuis lors, il se rendait fréquemment à moto à Bouko (30 km de Bouna), où elle était en poste, afin de la couvrir de soins et de cadeaux pour avoir ses faveurs. Malgré tout, cette dernière n’avait pas encore donné une suite favorable à ses avances.

Le mardi 30 avril 2024, jour des faits, la jeune enseignante, a informé l’agent d’encadrement pénitentiaire qu’elle serait de passage à Bouna pour faire des courses. Ce jour-là, elle transportait plusieurs effets personnels.

Lorsqu’ils se sont rencontrés, l’agent pénitentiaire lui a proposé de déposer les effets chez lui, à son domicile, le temps qu’elle termine ses courses et passer les récupérer. N’y voyant pas d’inconvénients elle a accepté.

Vers 19 h, lorsqu’elle est revenue récupérer ses affaires pour rentrer chez elle, la situation a brutalement basculé. Le soupirant indélicat, qui avait préparé son plan, a verrouillé la porte du salon, conduit de force la jeune dame dans sa chambre où il lui a porté de violents coups au visage avant de l’immobiliser dans son lit. Malgré les cris et les supplications, de l’institutrice, il est passé à l’acte.

Les pleurs de la jeune femme ont fini par alerter les voisins, qui ont exigé l’ouverture de la porte, menaçant d’appeler la police. Sous cette pression, l’accusé a finalement ouvert la porte de son domicile. L’institutrice y est sortie en courant toute nue, dans un état de choc, devant des passants et voisins ahuris.

Condamné à 10 ans de prison ferme, il a exprimé ses profonds regrets pour son acte. Le verdict met un terme à cette affaire qui avait suscité une vive émotion dans la ville de Bouna en raison des faits et de la qualité de l’accusé, à savoir un homme chargé d’une mission de sécurité publique.

AIP