ONU : Bassirou Diomaye Faye apporte le soutien officiel du Sénégal à la candidature de Macky Sall

Le Sénégal a officiellement décidé de soutenir la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’annonce intervient après une rencontre tenue vendredi 17 juillet 2026 au Palais de la République entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien chef de l’État.

Jusqu’à cette annonce, la candidature de Macky Sall n’avait pas été officiellement présentée par son propre pays. C’est le Burundi, qui assure la présidence tournante de l’Union africaine (UA), qui avait porté son nom. En mars dernier, une vingtaine d’États africains, dont le Sénégal, avaient refusé d’apporter leur soutien à l’ancien chef de l’État pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l‘ONU.

Selon un communiqué de la présidence sénégalaise, Macky Sall est venu présenter au président en exercice sa candidature à la succession du secrétaire général de l’ONU. Les deux hommes ont échangé dans « un climat empreint de cordialité et de courtoisie républicaine ».

 

Dakar mobilise sa diplomatie pour défendre la candidature

À l’issue de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a décidé d’accorder « le plein soutien » du Sénégal à la candidature de son prédécesseur. Le chef de l’État a également instruit le gouvernement ainsi que l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de mener une campagne active auprès des États membres des Nations unies afin de promouvoir cette candidature.

Dans son communiqué, la présidence sénégalaise présente désormais la candidature de Macky Sall comme « celle du Sénégal au service de l’Afrique et d’un multilatéralisme plus performant ».

Bassirou Diomaye Faye appelle par ailleurs toutes les forces vives de la nation à soutenir cette ambition internationale, placée sous le signe de la défense des intérêts africains au sein des grandes institutions mondiales. Cette rencontre entre l’actuel président et son prédécesseur est également présentée comme un symbole d’attachement au dialogue politique, à la continuité de l’État et au rassemblement autour des intérêts supérieurs du Sénégal.

 

Quatre candidats en lice pour succéder à Antonio Guterres

Avec l’appui officiel du Sénégal, Macky Sall rejoint désormais la course au poste de secrétaire général des Nations unies avec un soutien renforcé. Il devra toutefois faire face à plusieurs candidats de premier plan, dont Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et Rebecca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). L’élection du futur secrétaire général de l’ONU s’annonce ainsi comme l’un des grands rendez-vous diplomatiques des prochains mois.

 

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CEDEAO : Tiémoko Meyliet Koné a représenté la Côte d’Ivoire au 69e Sommet des chefs d’État en Sierra Leone

Représentant le président Alassane Ouattara, le vice-président Tiémoko Meyliet Koné a défendu la vision ivoirienne de l’intégration ouest-africaine lors du sommet de la CEDEAO en Sierra Leone. Au cœur des échanges, le financement du Pacte pour l’avenir, investissements privés et nouvelle gouvernance de l’organisation régionale.

Le vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, a représenté le président Alassane Ouattara à la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, couplée au Sommet sur l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, tenu le 19 juillet 2026 en Sierra Leone. Organisées au Centre international de conférences Julius Maada Bio, ces rencontres ont réuni les dirigeants ouest-africains autour des grands défis de l’intégration politique, économique et sécuritaire de la sous-région.

 

Abidjan insiste sur le financement du Pacte pour l’avenir

Prenant la parole au nom de la Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné a réaffirmé l’engagement du pays en faveur du Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale, aligné sur la Vision 2050 de la CEDEAO. Le vice-président ivoirien a notamment soutenu les priorités du document, axées sur : la paix et la sécurité ; la transformation économique ; la transition numérique ; l’inclusion sociale et le renforcement de l’autonomie stratégique de la CEDEAO.

Il a toutefois insisté sur un défi majeur : le financement du Pacte. Selon lui, la faiblesse des ressources internes des États impose une réflexion approfondie sur les mécanismes de mobilisation des financements afin d’assurer la mise en œuvre effective des ambitions régionales.

 

Aliko Dangote annonce 36 milliards de dollars d’investissements

Le sommet a également été marqué par l’intervention du milliardaire nigérian Aliko Dangote, récemment désigné président du Conseil des Affaires de la CEDEAO. Invité d’honneur des chefs d’État, l’homme d’affaires a annoncé un programme d’investissements de 36 milliards de dollars d’ici à 2030, principalement destiné à l’Afrique de l’Ouest.

Il s’est également dit prêt à développer, avec les États intéressés, des infrastructures capables de produire 10 000 mégawatts d’électricité, afin de soutenir l’industrialisation et la croissance économique de la région.

Sur le volet politique, le président guinéen Mamadi Doumbouya a appelé la CEDEAO à revoir sa stratégie vis-à-vis des transitions militaires. Il a plaidé pour une approche plus souple que la ligne de fermeté traditionnellement adoptée par l’organisation envers les auteurs de coups d’État.

 

Diomaye Faye prend la présidence de la CEDEAO

À l’issue des travaux, les chefs d’État ont adopté la Déclaration de Lungui 2026, qui fixe les grandes orientations du Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Ils ont également élu le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye à la présidence en exercice de la CEDEAO.

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Par ailleurs, les dirigeants ouest-africains ont désigné le général Birame Diop, ancien chef d’état-major général des armées et ancien ministre de la Défense du Sénégal, à la tête de la Commission de la CEDEAO pour un mandat de quatre ans à compter du 1er septembre 2026.

PND 2026-2030 : la Côte d’Ivoire vise 14 millions d’emplois et 3 millions d’emplois formels d’ici à 2030

Avec le Plan national de développement (PND) 2026-2030, il entend créer 2,5 millions d’emplois supplémentaires et doubler le nombre d’emplois formels afin d’accélérer la transformation économique du pays.

Le Plan national de développement (PND) 2026-2030 prévoit de faire passer le nombre de personnes en emploi de 11,5 millions à 14 millions à l’horizon 2030. L’annonce a été faite lundi 20 juillet à Abidjan par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, lors de la tribune « Les Rendez-vous du Gouvernement », organisée par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG). Selon le ministre, la création d’emplois constitue l’un des principaux leviers du nouveau programme de développement économique et social.

« Le PND 2026-2030 permettra de créer les conditions d’une croissance durable, inclusive, respectueuse de l’environnement et créatrice d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes », a-t-il déclaré.

Au-delà de la création d’emplois, l’exécutif veut accélérer la formalisation du marché du travail. Le PND ambitionne de porter le nombre d’emplois formels de plus de 1,5 million à plus de 3 millions d’ici à 2030. À travers ce nouveau plan, le gouvernement souhaite faire accéder la Côte d’Ivoire au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici à 2030.

Pour y parvenir, il table sur : une croissance économique moyenne de 7,2 % par an ; une réduction du taux de pauvreté de 37,5 % à moins de 20 % ; un renforcement du capital humain ; une industrialisation plus soutenue et une transformation accrue des matières premières. Le développement du secteur privé, l’amélioration de la productivité et le renforcement des compétences figurent également parmi les priorités du PND.

 

Capitaliser sur les résultats du PND 2021-2025

Souleymane Diarrassouba a rappelé que le nouveau programme s’inscrit dans la continuité du PND 2021-2025, dont le taux d’exécution atteint 94,01 %.

Selon les chiffres présentés, l’État a mobilisé 55 466 milliards de FCFA sur un coût global estimé à 59 000 milliards de FCFA, tandis que la croissance économique est restée proche de 6,5 % sur la période. Malgré ces performances, plusieurs obstacles continuent de freiner la transformation de l’économie ivoirienne.

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Le ministre a notamment cité : le faible poids du secteur manufacturier, limité à 13,3 % du PIB ; un accès encore insuffisant au crédit privé (24,7 % du PIB) ; un secteur informel qui représente plus de 80 % de l’activité économique ; les défis liés à l’emploi des jeunes et des femmes, à la gouvernance, aux infrastructures et à la résilience climatique.

 

Revue de presse du 21 juillet : PND 2026-2030, Nady Gbagbo et la crise au PDCI dominent les Unes

Le Plan national de développement (PND) 2026-2030, la réponse de Nady Gbagbo à la polémique autour de Jean-Luc Mélenchon et les remous au sein du PDCI-RDA occupent les premières pages des quotidiens ivoiriens de ce mardi 21 juillet 2026. Tour d’horizon des principaux titres.

Le PND 2026-2030 au cœur des priorités économiques

La presse nationale accorde une place importante au Plan national de développement (PND) 2026-2030, présenté lors des « Rendez-vous du gouvernement » par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba. Fraternité Matin met en avant l’ambition du programme avec le titre : « PND 2026-2030 : cap sur une Côte d’Ivoire prospère et stable ».

De son côté, La Régionale estime que ce plan doit permettre à la Côte d’Ivoire d’entrer « dans la cour des grands d’ici à 2030 ». Pour Le Mandat, le ministre a surtout détaillé « les conditions de la réussite du PND 2026-2030 », tandis que Le Patriote souligne « les 30 réponses qui rassurent les Ivoiriens ».

Plusieurs journaux s’intéressent également à la mise en œuvre du plan. L’Abidjanais appelle les collectivités territoriales à jouer un rôle déterminant, alors que Le Sursaut affirme que le ministre a expliqué « la vision 2026-2030 en français facile ». Enfin, L’Intelligent d’Abidjan met l’accent sur la portée stratégique du programme en évoquant « le plan ivoirien qui voit loin ».

 

L’« affaire Mélenchon » relance les échanges politiques

Autre sujet largement commenté : la réaction de Nady Gbagbo après les déclarations de l’homme politique français Jean-Luc Mélenchon. La Voie Originale barre sa Une avec : « Nady Gbagbo « éteint » Bandama, convoque Sarkozy, conseille Macron et applaudit l’AES ».

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Dans la même dynamique, Le Temps explique « pourquoi Nady Gbagbo recadre Maurice Bandama », tandis que L’Avenir estime que sa réaction « ridiculise » son contradicteur. Générations Nouvelles évoque pour sa part « la cinglante réplique de Nady Bamba à Maurice Bandama ».

 

Le PDCI-RDA toujours confronté à ses tensions internes

Les divisions internes du PDCI-RDA continuent également d’alimenter les commentaires de la presse. Le Nouveau Réveil revient sur « la jurisprudence du 12e congrès ordinaire de 2023 », alors que L’Expression analyse les crises successives du parti en titrant : « Le RHDP, souffre-douleur du vieux parti ». Pour Le Bélier, le PDCI fait face au « vertige de son histoire », tandis que Dernière Heure Monde met en avant le soutien des militants à Tidjane Thiam, de Buyo à Soubré.

« Tentative de déstabilisation »

Le 30 juillet, la justice doit examiner la plainte visant Tidjane Thiam, une audience que plusieurs journaux présentent comme déterminante pour l’avenir du vieux parti. À la Une de Le Temps, le ton est sans équivoque : « L’avenir du PDCI se joue le 30 juillet ». De son côté, L’Avenir estime que la comparution annoncée de Tidjane Thiam fragilise la direction du parti, titrant : « Thiam devant le juge : la direction du PDCI perd sa sérénité ».

Face à cette situation, les soutiens de Tidjane Thiam affichent leur solidarité. Le Nouveau Réveil évoque une « tentative de déstabilisation » et affirme que « les militants font bloc derrière le parti et le président », tout en saluant la remise en liberté de six militants du PDCI-RDA après neuf mois de détention.

 

D’autres sujets à la Une

Au-delà de ces trois principaux thèmes, plusieurs journaux s’intéressent également : au lancement du nouveau parti politique d’Ahoua Don Mello ; à l’alerte sur la consommation de Tramado ; à la montée en puissance de Kadhafi sur la scène politique ; à l’assignation du Conseil Café-Cacao et de son directeur général devant la justice.

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Dans les faits divers, Soir Info rapporte qu’à Duffrebo, dans le département d’Agnibilékro, un individu armé d’une machette a défié des gendarmes.

 

L’Espagne toujours à l’honneur dans les pages sport

Dans les colonnes sportives, Supersport célèbre toujours le sacre de la Roja à la Coupe du monde 2026 avec le titre : « L’Espagne, un beau et grand champion ».

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Affaire Adnane Achirou : les plaignants réclament 201 millions FCFA, le procès renvoyé au 27 juillet

Le procès d’Adnane Achirou et de ses co-prévenus s’est poursuivi ce lundi 20 juillet devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF). Au cœur des débats : un litige commercial autour de l’achat de fonds de tasse d’hévéa et un préjudice de 201 millions de FCFA revendiqué par les plaignants.

Après le renvoi de l’audience du 16 juillet, les plaignants, les prévenus et leurs avocats étaient cette fois tous présents devant le tribunal. Pendant plus de deux heures, Bini Kouabena et Tah Kobena Thomas ont détaillé les circonstances du litige qui les oppose aux dirigeants des sociétés et coopératives poursuivies.

À l’issue des débats, la présidente du tribunal a renvoyé l’affaire au lundi 27 juillet 2026 pour la poursuite des audiences.

 

Un litige commercial autour de 395 millions FCFA

Selon les plaignants, l’origine du différend remonte à un partenariat entre la Compagnie ivoirienne d’hévéa (CIH), la société Prime Prestige, la coopérative COPHEZ et la Coopérative des planteurs d’hévéa du Zanzan (PCNB). Ils expliquent avoir versé 395 millions de FCFA à la coopérative COPHEZ pour l’achat de fonds de tasse destinés à l’usine.

« Nous avons remis 395 millions FCFA à la société COPHEZ pour l’achat des fonds de tasse. Six mois plus tard, nous n’avons reçu ni les produits ni notre argent », ont déclaré les plaignants à la barre.

Selon leurs explications, COPHEZ leur aurait indiqué avoir transféré les fonds à la coopérative PCNB, faute d’agrément pour exercer cette activité.

« Nous réclamons 201 millions FCFA »

Interrogés par le parquet, les plaignants ont précisé que leur demande porte sur 201 millions de FCFA.

« Ce que nous réclamons, c’est l’argent remis au responsable de PCNB pour acheter le produit, soit 201 millions FCFA », ont-ils affirmé.

Ils reprochent également à Mohamed Achirou, dirigeant de Prime Prestige, d’avoir effectué des paiements qu’ils jugent irréguliers dans le cadre de l’exécution du contrat signé avec la CIH.

« Nous reprochons à M. Achirou d’avoir mal payé », ont-ils déclaré devant le tribunal.

Les débats ont mis en lumière le fonctionnement des transactions entre les différentes structures. Selon les plaignants, la coopérative PCNB centralisait les paiements à la place des services comptables de la CIH. Ils accusent également les responsables concernés de n’avoir réglé que partiellement plusieurs fournisseurs, malgré les financements mobilisés.

« Les responsables des coopératives nous disaient que tous les paysans avaient été payés, alors qu’il n’en était rien », ont-ils soutenu.

Au cours de l’audience, l’avocat des plaignants a indiqué qu’une autre procédure judiciaire concernant les mêmes protagonistes était en cours devant un cabinet d’instruction. La défense s’est opposée à cette argumentation, estimant que le dossier actuellement examiné devait suivre son cours devant le PPEF.

Le procès reprendra le 27 juillet

Adnane Achirou est poursuivi pour complicité d’abus de confiance, tandis que les autres prévenus répondent notamment de faits d’abus de confiance et de blanchiment de capitaux. Le tribunal poursuivra l’examen de cette affaire le 27 juillet 2026, avec la continuation des débats sur les responsabilités des différentes parties dans ce contentieux financier portant sur plusieurs centaines de millions de francs CFA.

 

Alain Marcel Wognin
© Alain Marcel Wognin

Présidentielle 2025 : « Si Laurent Gbagbo avait été retenu, on y aurait participé », révèle Gervais Tchéidé

Neuf mois après le boycott de l’élection présidentielle de 2025, le premier vice-président du PPA-CI, Gervais Tchéidé, revient sur la stratégie du parti de Laurent Gbagbo et maintient le cap pour l’avenir politique de son leader. Invité de l’émission « La bande à Carlyle » sur Télésud, Gervais Tchéidé a levé un coin de voile sur la position qu’aurait adoptée le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) lors de la présidentielle d’octobre 2025.

Selon le premier vice-président du parti chargé de la coordination du Pacte social, la formation politique aurait pris part au scrutin si le Conseil constitutionnel avait validé la candidature de Laurent Gbagbo.

« Si le président Laurent Gbagbo avait été retenu comme candidat, on y aurait participé », a déclaré l’ancien secrétaire général du PPA-CI.

Il a toutefois précisé que le parti aurait continué à dénoncer le débat autour d’un nouveau mandat du président Alassane Ouattara, estimant que la Constitution ne permettait pas un troisième mandat, encore moins un quatrième.

 

Le boycott de 2025 assumé par le PPA-CI

Lors de l’élection présidentielle de 2025, le PPA-CI avait choisi de boycotter le scrutin, à l’instar de plusieurs formations de l’opposition. Le président sortant Alassane Ouattara, candidat du RHDP, avait remporté l’élection avec plus de 89,17 % des suffrages. Pour Gervais Tchéidé, cette décision ne constituait pas une erreur stratégique, mais un choix politique assumé.

« Ce sont des positions politiques et c’est bon de les exprimer », a-t-il expliqué, rejetant l’idée d’une stratégie « suicidaire ».

Laurent Gbagbo avait été exclu du processus électoral en raison de son inéligibilité liée à sa condamnation à 20 ans de prison dans l’affaire dite du « braquage » de la BCEAO. Malgré cette situation, le PPA-CI avait refusé de présenter un autre candidat, maintenant la candidature de son président. Pour Gervais Tchéidé, cette bataille visait avant tout à défendre l’image et la dignité de l’ancien chef de l’État.

« Lorsque nous nous sommes battus pour que sa candidature soit admise, c’était pour enlever toute l’opprobre et toute la souillure que le régime RHDP tente de lui coller dessus », a-t-il déclaré.

 

Le PPA-CI conteste toujours la condamnation de Laurent Gbagbo

Le responsable du PPA-CI a également réaffirmé le refus de son parti de reconnaître la condamnation judiciaire de Laurent Gbagbo. Selon lui, cette décision ne relèverait pas uniquement du droit, mais d’une volonté politique.

« Nous ne reconnaissons pas cette condamnation », a-t-il affirmé, estimant que l’ancien président avait été empêché de participer à l’élection par une décision politique du pouvoir en place.

Interrogé sur une éventuelle candidature de Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2030, malgré sa situation judiciaire, Gervais Tchéidé a maintenu le cap du parti. Sans confirmer officiellement une future candidature, il a indiqué que le PPA-CI poursuivrait sa stratégie actuelle.

« Je n’ai pas de boule de cristal, mais je peux vous dire que nous avons une démarche, et cette démarche-là, nous la maintiendrons », a-t-il déclaré.

Pour le PPA-CI, le combat autour de la candidature et de la réhabilitation politique de Laurent Gbagbo reste donc au cœur de sa stratégie pour les prochaines échéances électorales.

Classement FIFA : la Côte d’Ivoire s’installe dans le Top 6 africain après le Mondial 2026

La FIFA a dévoilé lundi sa nouvelle hiérarchie mondiale après la Coupe du monde 2026. La Côte d’Ivoire conserve une place de choix sur le continent africain, occupant le 6ᵉ rang africain et le 31ᵉ au niveau mondial.

La Côte d’Ivoire confirme son statut de poids lourd du football africain dans la dernière mise à jour du classement FIFA. Les Éléphants occupent désormais la 31ᵉ place mondiale, ce qui les positionne à la 6ᵉ place en Afrique, derrière le Maroc, le Sénégal, l’Égypte, le Nigeria et l’Algérie.

 

Le Maroc garde la tête, l’Égypte réalise la belle opération

Le Maroc reste la première nation africaine au classement FIFA. Les Lions de l’Atlas, quart-finalistes du Mondial 2026, gagnent une place au niveau mondial et se hissent au 6ᵉ rang mondial. Derrière eux, le Sénégal conserve sa deuxième position africaine malgré un recul de trois places au classement mondial, avec une 18ᵉ place mondiale.

La grande progression du continent revient à l’Égypte. Grâce à son parcours jusqu’en huitièmes de finale de la Coupe du monde, conclu par une défaite face à l’Argentine (3-2), les Pharaons montent à la 3ᵉ place africaine et occupent la 24ᵉ position mondiale.

Le Nigeria conserve sa 26ᵉ place mondiale, mais recule à la 4ᵉ position africaine. Les Super Eagles, dirigés par Eric Chelle, n’ont plus disputé de match officiel depuis leur rencontre amicale perdue face au Portugal (2-1) en juin. L’Algérie complète le Top 5 africain. Les Fennecs occupent la 29ᵉ place mondiale après avoir perdu une position. Sur le plan mondial, le sacre à la Coupe du monde 2026 permet à l’Espagne de retrouver la première place du classement FIFA.

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La Roja devance l’Argentine, finaliste du tournoi. La France, l’Angleterre et le Brésil complètent le Top 5 mondial.

  • Le Top 10 africain après la mise à jour FIFA
  • Maroc – 6ᵉ mondial
  • Sénégal – 18ᵉ mondial
  • Égypte – 24ᵉ mondial
  • Nigeria – 26ᵉ mondial
  • Algérie – 29ᵉ mondial
  • Côte d’Ivoire – 31ᵉ mondial
  • RD Congo – 41ᵉ mondial
  • Cameroun – 43ᵉ mondial
  • Mali – 53ᵉ mondial
  • Afrique du Sud – 54ᵉ mondial

 

La prochaine mise à jour du classement FIFA est annoncée pour le 7 octobre 2026.

Abidjan : une panne prive plusieurs quartiers de Yopougon, Abobo et Anyama d’eau potable

Un incident technique survenu à une station de production d’eau potable perturbe, ce lundi 20 juillet 2026, l’alimentation en eau dans plusieurs quartiers d’Abidjan. La SODECI mobilise ses équipes pour rétablir le service.

Les habitants de plusieurs quartiers de Yopougon, Abobo et Anyama font face à des perturbations dans la distribution d’eau potable ce lundi 20 juillet. Selon la SODECI, ces difficultés résultent d’un incident technique survenu dans une station de production d’eau potable, entraînant une baisse de pression, voire une interruption temporaire de l’alimentation dans plusieurs secteurs.

 

À Yopougon, les perturbations concernent notamment les quartiers PPA ex-MACA, Micao, Cité Bel Air et Cité ADO. Dans la commune d’Abobo, les zones affectées sont N’Dotré, Sotrapim, Assoko Assoté, Anonkoua Kouté, Blankro Dandji ainsi que PK18. Les localités d’Anyama et d’Ebimpé subissent également ces perturbations.

La SODECI indique avoir déployé ses équipes techniques dès la survenue de l’incident afin d’effectuer les réparations nécessaires. L’entreprise précise que les travaux sont en cours, sans toutefois communiquer d’horaire pour le rétablissement complet de la distribution.

En attendant le retour à la normale, la société invite les habitants des quartiers concernés à prendre les dispositions nécessaires pour couvrir leurs besoins en eau potable. La SODECI assure rester pleinement mobilisée afin de réduire la durée des perturbations et de rétablir l’approvisionnement dans les meilleurs délais.

 

SODECI
© SODECI

Côte d’Ivoire : après neuf mois de détention, six militants du PDCI-RDA retrouvent la liberté

La Chambre antiterroriste d’Abidjan a ordonné, ce lundi 20 juillet 2026, la remise en liberté de six militants du PDCI-RDA. Incarcérés depuis neuf mois dans le contexte post-électoral de la présidentielle de 2025, ils ont quitté la prison à l’issue de leur audience.

Six militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) ont recouvré la liberté après neuf mois de détention préventive. L’information a été annoncée par leur avocat, Me Ange Rodrigue Dadjé, à l’issue de l’audience tenue devant la Chambre antiterroriste d’Abidjan.

« À l’issue de l’audience de la Chambre antiterroriste de ce lundi 20 juillet 2026, mes clients et militants du PDCI recouvrent la liberté après neuf mois de détention et rentrent enfin chez eux », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Les personnes concernées sont Allo Pacôme Didier, Kouléon Manhenin, N’Cho Gnangoran, Mabo Koffi Jean Marc, Ouattara Kinjilman et Niangoran N’Guessan Édouard.

 

Des arrestations dans un climat de fortes tensions politiques

Entre le 30 septembre et le 4 octobre 2025, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la Gendarmerie et la Direction de la surveillance du territoire (DST) ont arrêté les six militants, à quelques semaines de l’élection présidentielle. Les enquêteurs les soupçonnaient d’avoir préparé une marche de protestation et les poursuivaient notamment pour « intention de marche visant une insurrection » et « complot contre l’État », selon le PDCI-RDA.

Dès leur interpellation, le PDCI-RDA avait vivement contesté les poursuites. Le parti dénonçait des « arrestations et détentions arbitraires » et accusait les autorités de ne pas avoir respecté les droits de la défense, notamment le droit à l’assistance d’un avocat et à l’information des familles.

La formation politique, alors dirigée par Tidjane Thiam, voyait dans ces arrestations une tentative d’intimidation de l’opposition avant le scrutin présidentiel. De leur côté, les autorités avaient toujours soutenu que ces procédures relevaient exclusivement de la justice et non de considérations politiques.

 

Un climat de décrispation politique se dessine

La remise en liberté de ces six militants intervient dans un contexte de décrispation progressive des dossiers liés aux violences post-électorales de 2025. Ces dernières semaines, plusieurs figures du PPA-CI, dont l’ancien ministre de la Défense Moïse Lida Kouassi, le cyberactiviste Ibrahim Zigui et le militant Gala Kolebi, ont également bénéficié de mesures de libération.

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Malgré ces avancées, le parti de Laurent Gbagbo continue de réclamer la libération de l’ensemble de ses militants encore détenus. Selon le PPA-CI, plus de 1 600 sympathisants auraient été arrêtés dans le contexte de la présidentielle de 2025, tandis que le gouvernement faisait état d’environ 700 interpellations. Les premiers bilans judiciaires faisaient état de plus de 600 personnes jugées, dont 399 condamnées, principalement pour troubles à l’ordre public et participation à des marches interdites, contre 213 relaxées.

BTS 2026 en Côte d’Ivoire : près de 57 000 candidats mobilisés pour décrocher le diplôme

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Adama Diawara, a officiellement lancé lundi 20 juillet à Abidjan les épreuves écrites du BTS 2026. Cette session mobilise près de 57 000 candidats répartis dans 139 centres à travers la Côte d’Ivoire.

Les candidats au Brevet de technicien supérieur (BTS) session 2026 ont entamé ce lundi les épreuves écrites, qui se poursuivront jusqu’au 25 juillet. Les candidats passeront ensuite les épreuves pratiques du 27 au 31 juillet, avant que le ministère ne publie les résultats d’admissibilité le 20 août prochain.

Pour cette session, le ministère de l’Enseignement supérieur a enregistré 56 881 candidats, répartis dans 139 centres de composition sur l’ensemble du territoire national. Abidjan concentre la majorité des sites avec 99 centres, tandis que 40 centres sont ouverts à l’intérieur du pays. Les candidates occupent une place importante dans cette édition avec 53,4 % des effectifs, notamment dans les filières du secteur tertiaire.

Lors de sa visite dans plusieurs salles d’examen à Abidjan, le ministre Pr Adama Diawara a encouragé les candidats à composer avec confiance, assurant que les sujets proposés correspondent aux programmes enseignés en classe. Il a toutefois rappelé la fermeté du ministère face à toute tentative de fraude, avec une consigne de tolérance zéro et une surveillance renforcée dans les centres d’examen.

Le ministre a souhaité pleine réussite aux candidats et espère une amélioration des performances par rapport à la session précédente. En 2025, le taux de réussite au BTS s’était établi à 40,48 %. Les autorités ambitionnent ainsi de franchir un nouveau palier avec cette édition 2026.