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FIFA Forward Enterprise : la CAF examine le projet de réforme commerciale de la FIFA

La Confédération africaine de football (CAF) ne compte pas se précipiter sur le projet de réforme porté par la FIFA.…

La Confédération africaine de football (CAF) ne compte pas se précipiter sur le projet de réforme porté par la FIFA. Dans un communiqué publié ce mercredi 29 juillet 2026, l’instance dirigée par Patrice Motsepe a annoncé que son Comité exécutif se réunira la semaine prochaine afin d’examiner en détail l’initiative baptisée « FIFA Forward Enterprise ».

Cette annonce intervient quelques heures après une communication du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui a présenté les grandes lignes d’un projet destiné à transformer la gestion commerciale des principales compétitions de l’instance mondiale. En attendant de trancher, la CAF invite également ses 54 fédérations membres à étudier la proposition et à participer aux consultations engagées par la FIFA, signe d’une volonté d’adopter une position concertée sur un dossier aux implications majeures.

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Une nouvelle société pour valoriser les compétitions de la FIFA

Au cœur de la réforme figure la création d’une filiale commerciale qui regrouperait l’ensemble des activités génératrices de revenus de la FIFA. Cette nouvelle entité serait chargée de gérer les droits audiovisuels, les contrats de sponsoring, la billetterie, les licences ainsi que l’exploitation commerciale des plus grandes compétitions internationales, notamment la Coupe du monde et la Coupe du monde des clubs.

Selon plusieurs médias internationaux, dont The Times, cette future société pourrait être valorisée autour de 20 milliards de dollars, ce qui en ferait l’un des actifs les plus importants du sport mondial.

Une ouverture aux investisseurs privés qui divise

Pour financer son développement, la FIFA envisage d’ouvrir une partie du capital de cette nouvelle structure à des investisseurs privés. Les informations relayées par la presse internationale évoquent une cession comprise entre 20 % et 30 % des parts. L’organisation mondiale insiste toutefois sur un point, elle conserverait une participation majoritaire ainsi que le contrôle exclusif des décisions sportives, réglementaires et de gouvernance.

Gianni Infantino assure ainsi que cette évolution n’a pas vocation à modifier l’indépendance de la FIFA, mais plutôt à accroître ses capacités financières pour soutenir le développement du football à l’échelle mondiale.

Les grandes confédérations expriment leurs réserves

Si la FIFA met en avant les bénéfices économiques du projet, plusieurs organisations du football mondial affichent déjà leurs inquiétudes. L’UEFA, la Fédération française de football (FFF), la Confédération asiatique de football (AFC) et la Concacaf s’interrogent notamment sur les conséquences d’une entrée d’investisseurs privés dans le capital d’une structure chargée d’exploiter les compétitions les plus prestigieuses du football mondial.

Les interrogations portent principalement sur la transparence de l’opération, les mécanismes de gouvernance de la future société ainsi que le niveau d’influence que pourraient exercer des partenaires financiers sur la stratégie commerciale de la FIFA.

Des retombées financières majeures pour les fédérations africaines

Si la CAF prend le temps d’analyser le dossier, c’est aussi parce que les enjeux économiques sont considérables. Les premières estimations indiquent que l’ouverture du capital pourrait permettre de lever environ 4,2 milliards de dollars, des ressources destinées à renforcer les programmes de développement du football dans les différentes confédérations. Pour les 54 fédérations africaines, les perspectives sont particulièrement attractives. En cas d’adoption du projet, chacune pourrait bénéficier d’un financement exceptionnel pouvant atteindre 20 millions de dollars.

À cela s’ajouterait une hausse significative des financements du programme FIFA Forward pour le cycle 2027-2030. Les dotations régulières passeraient de 8 millions à 20 millions de dollars par fédération, offrant des moyens inédits pour financer les infrastructures sportives, la formation des jeunes, le développement du football féminin et l’organisation des compétitions nationales.

LIRE AUSSI : Folarin Balogun autorisé à jouer USA-Belgique : décision controversée de la FIFA à la Coupe du monde 2026

Le Comité exécutif de la CAF devra désormais trouver un équilibre entre les importantes opportunités financières promises par la FIFA et les interrogations soulevées par l’ouverture partielle de ses activités commerciales à des investisseurs privés. La position que prendra l’instance africaine, attendue la semaine prochaine, pourrait influencer les débats autour de l’un des projets de réforme les plus ambitieux jamais engagés par la FIFA.

CAF
© CAF



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