Affaire KDS : 20 ans de prison pour Koffo Doga, plus de 51 milliards FCFA d’amende contre la société

Le Pôle pénal économique et financier (PPEF) a rendu son verdict dans l’affaire KDS, l’un des plus importants dossiers d’escroquerie financière examinés ces dernières années en Côte d’Ivoire. À l’issue du procès, le directeur général de KDS, Koffo Doga Séverin, a été reconnu coupable d’escroquerie et de blanchiment de capitaux, tandis que son épouse, Attafoua Liliane Flore, en fuite, a également été condamnée. Un troisième prévenu, Khalil Al Heloun, employé de l’entreprise poursuivi uniquement pour blanchiment de capitaux, a été relaxé.

Avant de prononcer la décision, la présidente du tribunal a tenu à clarifier les qualifications pénales retenues contre les différents accusés. Elle a indiqué que l’infraction la plus grave reprochée à Koffo Doga Séverin était l’escroquerie, tandis que la société KDS-Holding était principalement poursuivie pour blanchiment de capitaux.

La juridiction a également apporté des précisions sur la qualité des parties civiles. Seule la Fédération ivoirienne pour l’entente et la renaissance (FIER), régulièrement constituée, a été reconnue comme représentant collectivement ses membres. Les victimes affiliées aux autres organisations seront, en revanche, indemnisées à titre individuel, celles-ci n’ayant pas achevé les formalités administratives nécessaires.

 

Koffo Doga condamné à 20 ans de prison ferme

Le tribunal a déclaré Koffo Doga Séverin et Attafoua Liliane Flore coupables d’une escroquerie portant sur 10,5 milliards de FCFA, ainsi que de blanchiment de capitaux. Les deux prévenus ont été condamnés à 20 ans d’emprisonnement ferme assortis d’une amende de 10 millions de FCFA chacun au profit de l’État.

Présent à l’audience, Koffo Doga Séverin a été immédiatement placé sous mandat de dépôt avant d’être conduit en détention. Un mandat d’arrêt a, en revanche, été délivré contre son épouse, toujours en fuite. À l’inverse, Khalil Al Heloun a été déclaré non coupable et totalement acquitté des faits qui lui étaient reprochés.

 

Une amende record de plus de 51 milliards FCFA contre KDS

Outre les condamnations pénales prononcées contre ses dirigeants, la personne morale KDS a écopé d’une amende de 51,192 milliards de FCFA, l’une des plus importantes sanctions financières prononcées dans une affaire économique en Côte d’Ivoire. Le tribunal a également infligé plusieurs peines complémentaires aux principaux condamnés. Pendant trois ans, ils sont privés de leurs droits civils et politiques et ne pourront quitter le territoire national. Leurs passeports ont été retirés.

Ils se voient également interdire, pendant six ans, de diriger ou gérer une entreprise, d’occuper une fonction publique, d’utiliser des moyens de paiement tels que les chèques ou les cartes bancaires, ainsi que de détenir une arme soumise à autorisation.

Des biens immobiliers, comptes bancaires et 916 véhicules confisqués

Dans le cadre des mesures de confiscation, le tribunal a ordonné la saisie de plusieurs biens appartenant aux condamnés. La décision porte notamment sur plusieurs terrains situés à Cocody-Riviera Akouedo, Adjin-Palmeraie et Bonoumin, ainsi que sur plusieurs comptes bancaires ouverts à la BNI et à NSIA Banque au nom de Koffo Doga Séverin et de la société KDS.

La juridiction a également confirmé la confiscation de 916 véhicules saisis, dont 562 ont déjà été retrouvés. Elle a enfin ordonné la saisie de l’ensemble des autres biens meubles et immeubles appartenant à KDS, les investigations se poursuivant pour identifier d’éventuels actifs supplémentaires.

 

Des milliards de FCFA accordés aux victimes

Le tribunal a fixé les montants des réparations civiles en faveur des victimes. Les 528 membres de la FIER se sont vu accorder 4,251 milliards de FCFA de dommages et intérêts. Les 777 membres de la FECOS, indemnisés individuellement, obtiennent 6,268 milliards de FCFA, tandis que les 1 752 membres du collectif des ex-agents indignés de KDS se voient attribuer 8,395 milliards de FCFA.

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Les 98 victimes issues des forces armées bénéficieront également d’une indemnisation globale de 726,58 millions de FCFA. Les étudiants constitués en collectif ont également été reconnus parmi les parties civiles. Le tribunal a toutefois précisé que les victimes ayant déjà obtenu réparation devant le tribunal de commerce ne pourront prétendre à une nouvelle indemnisation devant le Pôle pénal économique et financier, afin d’éviter une double compensation.

Présidence de la FIF : une médiation engagée pour éviter un duel entre Yacine Idriss Diallo et Malick Tohé

À l’approche de l’élection à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), les tractations s’intensifient en coulisses. L’objectif est de parvenir à un compromis entre le président sortant, Yacine Idriss Diallo, et Malick Tohé, dont une candidature pourrait déboucher sur une confrontation électorale.

Selon Jeune Afrique, plusieurs membres du gouvernement ont engagé une médiation pour rapprocher Yacine Idriss Diallo et Malick Tohé avant l’élection à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF)

Quatre ministres impliqués dans les discussions

Parmi les personnalités mobilisées figureraient notamment le ministre des Sports Adjé Silas Metch ainsi que le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique Mamadou Touré. Leur mission serait de trouver une issue consensuelle avant l’ouverture officielle de la bataille électorale. Les différentes parties ont déjà tenu plusieurs rencontres, mais elles n’ont pas encore trouvé d’accord définitif.

Pour éviter une compétition directe entre les deux hommes, deux options seraient actuellement étudiées. La première consisterait en un engagement de Yacine Idriss Diallo à céder la présidence de la FIF à Malick Tohé dans l’hypothèse où il accéderait à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) en 2029. La seconde piste évoquée serait le maintien de Malick Tohé au poste de premier vice-président de la FIF, avec des responsabilités renforcées au sein de l’instance dirigeante du football ivoirien.

Alors que les discussions se poursuivent, un nouvel acteur pourrait entrer en scène. Les acteurs de la médiation pourraient solliciter le Premier ministre Robert Beugré Mambé pour faciliter le déblocage des négociations.

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66ᵉ fête de l’indépendance : Tidjane Thiam invité par la Présidence, un possible retour qui relance le débat politique

À quelques jours des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, une information relayée par la presse proche du PDCI-RDA retient l’attention. Selon Le Bélier, la Présidence de la République a adressé une invitation officielle à Tidjane Thiam afin qu’il participe aux festivités prévues le 7 août prochain à Yopougon.

Cette invitation intervient alors que le président du PDCI-RDA réside en France depuis mars 2025. Son départ avait coïncidé avec une série de procédures judiciaires et de contentieux liés à sa nationalité, qui ont conduit à sa radiation de la liste électorale ainsi qu’à l’invalidation de sa candidature à l’élection présidentielle de 2025.

Malgré son absence, Tidjane Thiam continue de diriger le principal parti d’opposition à distance. Son entourage plaide depuis plusieurs mois en faveur d’un retour dans des conditions jugées sécurisées.

 

Le PDCI réclame des garanties avant un éventuel retour

Lors d’un entretien accordé au journaliste Alain Foka, Tidjane Thiam avait affirmé attendre « un minimum de garanties » avant de revenir en Côte d’Ivoire afin d’exercer pleinement ses responsabilités politiques. De son côté, le gouvernement maintient qu’aucune restriction ne s’oppose à son retour. À plusieurs reprises, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a assuré que le président du PDCI-RDA était libre de rentrer dans son pays, tout en rappelant que tous les citoyens restent soumis aux décisions de la justice.

Sur le terrain, le PDCI-RDA participe déjà aux préparatifs de la fête nationale. Son vice-président, le député Dia Houphouët, siège au sein du comité d’organisation des célébrations de Yopougon.

Au cours des récentes tournées de mobilisation conduites par le maire de Yopougon, Adama Bictogo, Dia Houphouët avait d’ailleurs transmis un message attribué à Tidjane Thiam invitant les militants du PDCI-RDA à contribuer pleinement à la réussite de la fête nationale, sans poser de conditions préalables.

Pour Le Bélier, la question dépasse désormais le simple cadre protocolaire. Le journal estime que la participation de Tidjane Thiam dépendra essentiellement des garanties liées à sa sécurité, qu’il présente comme une condition essentielle à un éventuel déplacement. À ce stade, ni la Présidence de la République ni le PDCI-RDA n’ont confirmé officiellement l’existence de cette invitation. Tidjane Thiam ne s’est pas non plus exprimé sur une éventuelle participation aux cérémonies.

Si le président du PDCI-RDA décidait finalement de répondre favorablement à cette invitation, il effectuerait sa première apparition publique en Côte d’Ivoire depuis son départ en mars 2025, un retour qui constituerait un événement politique majeur à quelques mois des prochaines échéances nationales.

Le Belier
© Le Belier

Revue de presse du 29 juillet : les 39 milliards présumés aux Impôts et l’invitation d’Alassane Ouattara à Tidjane Thiam dominent l’actualité

La presse ivoirienne de ce mercredi 29 juillet accorde une large place au dossier des 39 milliards de FCFA de préjudice présumé au sein de la Direction générale des Impôts (DGI). Alors que l’enquête judiciaire se poursuit, plusieurs quotidiens proposent des lectures divergentes sur les responsabilités et la gestion de cette affaire.

Certains médias rappellent que, selon des éléments relayés ces derniers jours, le directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou, aurait lui-même saisi la justice après la découverte des irrégularités, en ordonnant l’ouverture d’investigations internes. D’autres titres adoptent un ton plus critique. Le Canard Déchaîné barre sa Une avec : « Tous mobilisés pour étouffer un crime financier », laissant entendre que des tentatives seraient en cours pour freiner l’éclatement de l’affaire.

Dans le même dossier, L’Abidjanais publie un entretien avec Antoine Konan Kouassi, secrétaire général du Syndicat des agents des Impôts (SAGI). Ce dernier s’interroge sur la gestion du dossier et estime que « l’inaction du directeur général est incompréhensible », alimentant ainsi la polémique autour de cette affaire.

LIRE AUSSI : Affaire des 39 milliards FCFA : le camp du DG des Impôts affirme qu’il est à l’origine de l’enquête judiciaire

 

Ouattara invite Tidjane Thiam aux festivités de l’indépendance

Sur le front politique, les préparatifs des célébrations de la fête nationale retiennent également l’attention des quotidiens. À quelques jours des festivités du 7 août, le président Alassane Ouattara a adressé une invitation officielle au président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, actuellement hors de Côte d’Ivoire depuis plusieurs mois.

Cette initiative est interprétée par certains observateurs comme un geste d’apaisement. Le Bélier évoque ainsi « le pari de la confiance entre Ouattara et Thiam », après l’envoi de cette invitation.

Parallèlement, les difficultés internes du principal parti d’opposition continuent de faire les gros titres. L’Avenir décrit un climat tendu en titrant : « Un président à distance, un parti devant le juge : Thiam pris à la gorge par des militants du PDCI ». Le quotidien revient sur les procédures judiciaires en cours et les débats internes qui secouent le parti.

Droits de l’Homme et situation carcérale également à la Une

D’autres sujets complètent cette revue de presse. Le Rassemblement rapporte la position de plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme, qui réaffirment leur opposition à un éventuel retour de la peine de mort en Côte d’Ivoire. De son côté, Le Quotidien d’Abidjan attire l’attention sur l’état de santé de Lasm Ny Blaise, présenté comme un détenu proche de Laurent Gbagbo, qu’il juge préoccupant.

Spectacles vivants en Côte d’Ivoire : le gouvernement lance les licences obligatoires pour encadrer le secteur

La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a réuni, le lundi 27 juillet 2026 à la Tour B, les représentants des organisateurs de spectacles vivants afin de présenter les modalités d’application de l’arrêté réglementant désormais l’exercice de cette activité sur l’ensemble du territoire national.

Cette rencontre d’information et d’échanges marque le début de la mise en œuvre d’un dispositif qui découle du décret du 20 octobre 2021 portant organisation des spectacles vivants. Avant son adoption, le texte a fait l’objet d’un long processus de concertation. En juin 2024, le ministère avait mis en place une task force regroupant les principaux acteurs de l’industrie du spectacle vivant afin de définir les modalités pratiques de cette réforme.

Les travaux de cette plateforme ont abouti à un arrêté présenté en décembre 2025 au Musée des Civilisations, puis validé par les professionnels du secteur. La rencontre de cette semaine visait ainsi à rappeler les principales dispositions du texte et à préparer les opérateurs à son entrée en vigueur.

 

Trois catégories de licences désormais obligatoires

Le nouveau cadre réglementaire institue trois catégories de licences destinées à encadrer les métiers du spectacle vivant. Il s’agit notamment de la Licence A, réservée aux producteurs de spectacles vivants, de la Licence B, destinée aux diffuseurs de spectacles, et de la Licence C, qui concerne les exploitants de salles et de lieux de spectacles.

Selon le ministère, cette classification doit permettre de mieux organiser les activités, de renforcer la professionnalisation des opérateurs et d’améliorer la gouvernance du secteur. À l’occasion de cette rencontre, Françoise Remarck a annoncé le lancement d’une première phase de délivrance des licences.

Les personnes morales souhaitant obtenir une Licence B ou une Licence C pourront déposer leur dossier du 15 septembre au 15 octobre 2026. Les candidatures seront examinées par la Commission de Délivrance des Licences d’Entrepreneurs de Spectacles Vivants (CODELES). La délivrance des Licences A, destinées aux producteurs de spectacles, interviendra dans une phase ultérieure.

 

Des frais et une caution exigés

Le ministère a également dévoilé les conditions financières de cette phase pilote. Pour la Licence B, les candidats devront s’acquitter de 5 millions de FCFA de frais de dossier et présenter une caution bancaire de 5 millions de FCFA. Les demandeurs de la Licence C devront, quant à eux, verser 4,5 millions de FCFA de frais de dossier, auxquels s’ajoute une caution bancaire de 5 millions de FCFA. Avec cette réforme, le gouvernement entend professionnaliser davantage le secteur des spectacles vivants, renforcer son organisation et favoriser la transmission des compétences entre les professionnels expérimentés et la nouvelle génération d’acteurs culturels.

« L’État travaille pour et avec vous »,

a rappelé Françoise Remarck, invitant les opérateurs à préparer dès maintenant leurs dossiers afin de participer à la construction d’une industrie du spectacle plus structurée, compétitive et créatrice de valeur pour l’économie culturelle ivoirienne.

 

 

Côte d’Ivoire : le gouvernement accorde trois mois pour régulariser les prélèvements d’eau brute

Le ministère des Eaux et Forêts serre la vis sur l’exploitation des ressources hydriques. Dans un communiqué, le ministre Jacques Assahoré Konan rappelle que tout prélèvement d’eaux brutes dans le domaine public hydraulique, ainsi que la réalisation d’aménagements ou d’ouvrages hydrauliques, doivent désormais respecter les dispositions du Code de l’Eau.

Conformément à l’article 12 de la loi n°2023-902 du 23 novembre 2023, ces activités sont soumises à une autorisation ou à une déclaration préalable auprès de l’administration compétente.

Le ministère s’adresse aux opérateurs économiques, aux promoteurs de projets publics et privés, ainsi qu’aux directeurs et chefs d’entreprises concernés par l’utilisation des ressources en eau. Les acteurs visés disposent d’un délai de trois mois, à compter de la publication du communiqué, pour régulariser leur situation et se conformer aux exigences réglementaires. Cette campagne de mise en conformité s’inscrit dans la volonté des autorités de mieux encadrer la gestion des ressources hydriques et de renforcer le respect des dispositions du Code de l’Eau.

Le ministère prévient que les contrevenants s’exposeront à des mesures administratives à l’issue du délai accordé. Parmi les sanctions envisagées figurent l’arrêt immédiat des travaux réalisés sans autorisation, sans préjudice des poursuites judiciaires et des autres sanctions prévues par la législation en vigueur. Les autorités invitent ainsi les entreprises concernées à engager rapidement les démarches nécessaires afin d’éviter toute interruption de leurs activités.

Pour accompagner les opérateurs dans leur processus de régularisation, le ministère met à leur disposition la Direction générale des Ressources en eau, chargée de fournir les informations nécessaires et d’instruire les demandes d’autorisation ou de déclaration. En conclusion, le ministre Jacques Assahoré Konan appelle l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité et de civisme afin d’assurer une gestion durable et conforme des ressources en eau en Côte d’Ivoire.

 

Ministère des Eaux et Forêts
© Ministère des Eaux et Forêts

 

 

Zinédine Zidane nouveau sélectionneur des Bleus : un rêve de longue date devient réalité après Didier Deschamps

Un champion du monde 1998 en remplace un autre. Zinédine Zidane est officiellement le nouveau sélectionneur de l’équipe de France. Après plusieurs semaines de silence et de discrétion, l’ancien numéro 10 des Bleus prend les rênes de la sélection nationale, réalisant une ambition qu’il n’a jamais cachée : diriger un jour l’équipe qui l’a consacré au sommet du football mondial.

Jusqu’ici très réservé sur son avenir, « Zizou » avait soigneusement évité toute déclaration pendant la Coupe du monde. Présent dans les tribunes durant la compétition, notamment pour soutenir son fils Luca Zidane, gardien de l’Algérie éliminée en huitièmes de finale par la Suisse, il avait également assisté à la finale. Mais l’ancien capitaine tricolore attendait son moment, conscient que la succession de Didier Deschamps ne pouvait intervenir qu’après le grand rendez-vous mondial.

 

Une succession préparée depuis plusieurs mois par la Fédération

La Fédération française de football avait anticipé cette transition. Son président Philippe Diallo avait assuré qu’il ne fallait « pas précipiter les choses », tout en reconnaissant connaître depuis plusieurs mois l’identité du futur sélectionneur.

Le nom de Zinédine Zidane circulait depuis longtemps comme le choix naturel pour prendre la relève de Didier Deschamps. La FFF a toutefois choisi de préserver la stabilité du groupe durant la préparation et le déroulement du Mondial, afin de ne pas perturber les Bleus et leur entraîneur en place. Après douze années à la tête de la sélection, Didier Deschamps quitte donc son poste, laissant sa place à celui qui incarnait depuis longtemps son principal successeur potentiel.

 

Un rêve longtemps affiché par l’ancien Ballon d’Or

Depuis la fin de sa carrière de joueur, Zinédine Zidane n’a jamais caché son désir de devenir sélectionneur des Bleus. Champion du monde 1998 et champion d’Europe 2000 avec la France, il rejoint ainsi la lignée de ses anciens partenaires en sélection devenus entraîneurs nationaux, comme Laurent Blanc et Didier Deschamps.

« Je me sens légitime en équipe de France », avait-il déclaré en 2025, affirmant son envie de prendre un jour les commandes de la sélection. Quelques années auparavant, il expliquait déjà que diriger les Tricolores représentait « un rêve ». Ce projet avait cependant été retardé par la prolongation de Didier Deschamps après la Coupe du monde 2022. Le sélectionneur sortant avait finalement obtenu l’accord pour poursuivre sa mission jusqu’au Mondial 2026, repoussant l’arrivée de Zidane sur le banc français.

 

Un entraîneur déjà auréolé de succès au Real Madrid

Avant de rejoindre les Bleus, Zinédine Zidane s’est construit une solide réputation d’entraîneur. Sur le banc du Real Madrid, il a marqué l’histoire en remportant trois Ligues des champions consécutives entre 2016 et 2018, une performance exceptionnelle dans le football moderne.

Sans club depuis son deuxième passage chez les Merengues entre 2019 et 2021, l’ancien meneur de jeu dispose d’une expérience importante du haut niveau et d’une connaissance approfondie de la gestion des grandes stars. Son profil, mêlant légitimité sportive, expérience tactique et capacité à gérer un vestiaire prestigieux, a longtemps été considéré comme un atout majeur pour prendre la direction des Bleus.

Figure très appréciée du public français, Zidane a toujours conservé une image largement positive. Même son expulsion lors de la finale de la Coupe du monde 2006 face à l’Italie, après son coup de tête sur Marco Materazzi, n’a pas durablement terni son héritage.

L’ancien joueur du Real Madrid retrouve aujourd’hui une équipe de France ambitieuse, mais marquée par une récente déception. Malgré un potentiel offensif impressionnant porté notamment par Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et Michael Olise, les Bleus restent sur une élimination en demi-finale du Mondial face à l’Espagne (2-0), suivie d’une défaite contre l’Angleterre lors du match pour la troisième place (6-4).

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Premiers défis dès la rentrée avec la Ligue des nations

Zinédine Zidane débutera officiellement sa nouvelle mission dès la rentrée avec la Ligue des nations. Son premier rendez-vous est fixé face à la Turquie le 25 septembre. L’ancien adjoint de Zidane au Real Madrid, David Bettoni, devrait l’accompagner dans cette nouvelle aventure. Les deux hommes se connaissent depuis leurs années communes au centre de formation de l’AS Cannes.

À 54 ans, Zinédine Zidane ouvre ainsi un nouveau chapitre de son histoire avec les Bleus. Après avoir écrit les plus belles pages de la sélection comme joueur, il s’apprête désormais à tenter de bâtir son héritage depuis le banc.

Police nationale : 2 015 nouveaux sous-officiers sortent de l’École Amadou Gon Coulibaly de Korhogo

La Police nationale ivoirienne renforce ses effectifs avec l’arrivée de 2 015 nouveaux sous-officiers. La cérémonie de baptême et de remise d’épaulettes de la promotion 2025-2027 de l’École de police Amadou Gon Coulibaly de Korhogo s’est tenue lundi 27 juillet 2026, en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, et du parrain de la promotion, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie.

Après plusieurs mois de formation, ces élèves sous-officiers ont officiellement intégré les rangs de la Police nationale.  L’événement a rassemblé plusieurs personnalités civiles et militaires, notamment le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, des membres du corps préfectoral, des élus locaux, des responsables administratifs, des autorités sécuritaires ainsi que les familles des nouveaux policiers.

 

Vagondo Diomandé appelle à une police fondée sur l’excellence

Dans son intervention, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a rappelé que l’École de police Amadou Gon Coulibaly ne constitue pas uniquement un centre de formation destiné à augmenter les effectifs de la Police nationale. Selon le général Vagondo Diomandé, cette institution a pour ambition de former une nouvelle génération d’agents capables d’incarner les valeurs d’excellence, de discipline et de professionnalisme nécessaires à l’exercice du métier de policier.

Il a insisté sur la nécessité de disposer d’une police moderne, compétente et proche des populations, conformément aux orientations de modernisation engagées par le gouvernement.

Pépé Aguy Zomassa Grâce, major de promotion avec 15,52 de moyenne

Au cours de la cérémonie, le ministre a salué la performance exceptionnelle de l’élève sous-officier de police Pépé Aguy Zomassa Grâce, major de la promotion 2025-2027. Avec une moyenne générale de 15,52 sur 20, elle s’est distinguée par sa rigueur, sa discipline et son engagement durant toute sa formation. Une réussite présentée par le général Vagondo Diomandé comme un exemple pour ses camarades et les futures promotions.

« Cette performance exceptionnelle témoigne de son mérite et démontre que la rigueur et la persévérance conduisent invariablement à l’excellence », a déclaré le ministre.

S’adressant aux nouveaux sous-officiers, le général Vagondo Diomandé a rappelé la portée symbolique des épaulettes reçues. Pour lui, elles ne représentent pas un avantage personnel, mais une marque de confiance accordée par la République.

« Être policier, c’est choisir de servir avant de se servir, placer l’intérêt général au-dessus de toute considération personnelle et demeurer fidèle au serment de défendre la République », a-t-il insisté.

Le ministre les a également exhortés à faire preuve d’intégrité, de compétence et d’exemplarité afin de renforcer la confiance entre la Police nationale et les citoyens.

 

Une promotion baptisée du nom d’un policier tombé au combat

La promotion 2025-2027 porte le nom de l’Adjudant de Police Djissa Blobiaud Max Vincent, décédé le 15 mars 2024 dans le département d’Issia alors qu’il accomplissait une mission commandée. Le général Vagondo Diomandé a présenté le sacrifice du défunt comme un héritage moral que les nouveaux policiers devront préserver à travers leur comportement et leur engagement quotidien.

Prenant la parole en qualité de parrain, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a félicité les nouveaux sous-officiers pour leur parcours et les a encouragés à rester fidèles aux valeurs du métier. Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie leur a rappelé que la fonction policière exige courage, disponibilité et sens du devoir.

« Les citoyens jugeront la Police nationale à travers votre comportement. Vous devez protéger les populations, les rassurer et gagner leur respect par votre compétence, votre discipline et votre intégrité », a-t-il déclaré.

Créée en 2020, l’École de police Amadou Gon Coulibaly de Korhogo s’impose progressivement comme un centre majeur de formation des forces de sécurité ivoiriennes. Depuis son ouverture, l’établissement a déjà formé 8 485 policiers, dont 1 314 femmes et 7 171 hommes, répartis sur cinq promotions.

LIRE AUSSI : Police nationale : faux départ du DG Youssouf Kouyaté, la DGPN dénonce une fake news

 

DGPN
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CAN Féminine 2026 : la Côte d’Ivoire écrase le Burkina Faso (4-1) pour son retour en compétition

La Côte d’Ivoire a signé une entrée en matière spectaculaire à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Féminine 2026. Pour leur première apparition dans la compétition depuis douze ans, les Éléphantes ont dominé le Burkina Faso (4-1), lundi 27 juillet au stade Larbi Zaouli de Casablanca, au Maroc.

Cette victoire permet aux Ivoiriennes de lancer idéalement leur campagne continentale et d’afficher leurs ambitions dans un groupe B déjà marqué par la surprise de la Tanzanie face à l’Afrique du Sud, championne d’Afrique en titre (2-1).

 

Une première période maîtrisée par les Ivoiriennes

Dès les premières minutes, la sélection ivoirienne a imposé son rythme. Les joueuses dirigées par Reynald Pedros ont rapidement pris l’avantage grâce à Rebecca Elloh, qui a transformé un penalty obtenu dès la 7ᵉ minute.

Portées par une attaque efficace, les Éléphantes ont ensuite accentué leur domination. Inès Konan s’est illustrée en inscrivant deux buts en l’espace de neuf minutes. La joueuse ivoirienne a d’abord trouvé le chemin des filets à la 14ᵉ minute sur une passe décisive de Rosemonde Kouassi, avant de récidiver à la 23ᵉ minute grâce à un service de Nsira Ouédraogo. Avec cette avance confortable de trois buts, la Côte d’Ivoire a regagné les vestiaires avec une parfaite maîtrise du scénario (3-0).

 

Le Burkina Faso réagit, mais les Éléphantes gardent le contrôle

Au retour des vestiaires, les Burkinabè ont tenté de revenir dans la partie. Leur réaction n’a pas tardé puisque Adama Congo a réduit l’écart dès la 46ᵉ minute, après une passe de Balkissa Sawadogo. Mais ce réveil n’a pas suffi à inquiéter durablement une équipe ivoirienne bien organisée. Les Éléphantes ont rapidement repris le contrôle du match et ont définitivement scellé leur victoire grâce à Nsira Ouédraogo, buteuse à la 56ᵉ minute pour porter le score à 4-1.

Au-delà du résultat, cette première sortie confirme les progrès réalisés par la sélection ivoirienne sous la direction de Reynald Pedros. Les Éléphantes ont affiché une équipe équilibrée, combinant solidité défensive, efficacité offensive et maîtrise physique. Le stage de préparation effectué au Maroc semble avoir renforcé les automatismes d’un groupe qui affiche désormais davantage de confiance à l’approche des grands rendez-vous.

 

Un choc face à l’Afrique du Sud pour confirmer

Avec ce succès, la Côte d’Ivoire prend la tête de son parcours dans le groupe B et prépare avec confiance son prochain défi. Les Éléphantes retrouveront l’Afrique du Sud le vendredi 31 juillet. Face aux championnes d’Afrique 2022, les Ivoiriennes tenteront de confirmer leur excellent départ et de se rapprocher d’une qualification pour la suite de la CAN Féminine 2026.

Affaire de fraude présumée sur l’identité d’un joueur : le FC OSA conteste la décision de la FIF et réclame un examen sur le fond

Le Football Club Olympique Sport Abobo (FC OSA) a réagi à la décision de la Commission de Recours de la Fédération ivoirienne de football (FIF) dans l’affaire l’opposant à l’ES Agboville. Dans un communiqué, le club dit prendre acte de la décision n°010/CR/FIF déclarant irrecevable son recours contre la décision de la Commission Éthique et Discipline.

Toutefois, la formation d’Abobo conteste le traitement réservé à ce dossier et estime que le fond de l’affaire, portant sur une présumée fraude liée à l’identité d’un joueur de l’ES Agboville, n’a jamais été examiné par les instances compétentes.

Selon le FC OSA, l’enjeu principal reste la participation supposée d’un joueur sous deux identités différentes au cours du championnat. Le club affirme disposer d’éléments démontrant que ce dernier aurait évolué avec deux actes de naissance mentionnant des années de naissance différentes, avec un écart de dix ans entre les deux documents évoqués.

 

Une procédure initiée par l’ISCA avant le retrait de plusieurs clubs

Le FC OSA rappelle que cette procédure n’a pas été engagée directement par ses soins. D’après sa version des faits, c’est le club ISCA qui a saisi en premier la Commission Éthique et Discipline de la FIF afin de dénoncer les irrégularités présumées. Par la suite, le FC OSA, le Racing Club d’Abidjan (RCA) et Zoman FC ont décidé de rejoindre la démarche pour soutenir la plainte initiale. Mais au fil de la procédure, l’ISCA et Zoman FC se seraient retirés du dossier, laissant le FC OSA et le RCA poursuivre les démarches engagées.

Le club d’Abobo affirme avoir maintenu sa position en raison de la gravité des faits allégués et de leurs potentielles conséquences sur le championnat national.

Dans son communiqué, le FC OSA revient également sur les raisons ayant conduit au rejet de sa plainte en première instance. La Commission Éthique et Discipline avait déclaré la procédure irrecevable, en évoquant notamment le non-paiement présumé d’une caution de 500 000 FCFA prévue par les règlements.

Le club estime que cette justification n’était pas fondée, soutenant que cette obligation relevait du premier plaignant, en l’occurrence l’ISCA. Il affirme également avoir demandé que les éventuelles irrégularités procédurales puissent être corrigées avant toute décision définitive d’irrecevabilité. Saisi en appel, le FC OSA indique que la Commission de Recours a confirmé l’irrecevabilité, mais sur une base différente. Selon le club, l’instance aurait cette fois retenu que l’ISCA, auteur de la plainte initiale, n’aurait jamais réglé la caution exigée.

 

Des interrogations sur la cohérence des décisions de la FIF

Le changement de motivation entre les deux niveaux de décision suscite l’incompréhension du FC OSA. Le club s’interroge sur le fait que deux commissions d’une même institution aient pu retenir des arguments différents pour justifier l’irrecevabilité de la procédure. Pour les dirigeants du club, cette évolution soulève plusieurs questions : pourquoi la procédure a-t-elle été ouverte si la condition financière n’était pas remplie ? Pourquoi les différentes parties ont-elles été entendues, notamment les représentants du FC OSA et leur avocat ?

Le club estime que ces interrogations restent sans réponse et regrette que le débat se soit concentré sur des aspects procéduraux plutôt que sur les faits dénoncés. Le FC OSA insiste sur la nécessité d’examiner les éléments matériels qu’il dit détenir, notamment deux licences attribuées au même joueur avec des informations différentes.

Pour la formation d’Abobo, une affaire portant sur une éventuelle fraude d’identité dans une compétition professionnelle ne peut être écartée sans analyse approfondie des preuves disponibles. Le club estime que la crédibilité du championnat ivoirien et le respect des règlements sportifs sont en jeu.

Il rappelle également que, si les faits venaient à être confirmés, ils pourraient avoir des conséquences directes sur le classement final du championnat et sur la situation sportive des clubs concernés.

 

Le FC OSA annonce la poursuite des recours

Malgré la décision de la Commission de Recours, le FC OSA affirme vouloir poursuivre les démarches prévues par les règlements sportifs afin d’obtenir un examen complet du dossier. La direction du club assure ses supporters de sa détermination à défendre ses intérêts, tout en affirmant agir pour un football ivoirien qu’elle souhaite « plus juste, plus crédible et plus transparent ».

Le dossier pourrait donc connaître de nouveaux développements alors que le FC OSA continue de réclamer une décision sur le fond concernant les accusations de fraude présumée à l’identité d’un joueur de l’ES Agboville.

 

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