Côte d’Ivoire : depuis son exil, Gervais Boga Sako soutient Mélenchon et relance le débat sur la présidentielle 2025

Les déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur la situation politique ivoirienne continuent de provoquer des réactions. Depuis son exil, le défenseur des droits de l’homme Gervais Boga Sako estime que les propos du leader de La France insoumise confirment les critiques portées depuis plusieurs années par l’opposition et la société civile.

La polémique autour des propos de Jean-Luc Mélenchon ne retombe pas. Devant des militants et cadres de La France insoumise, l’homme politique français avait dénoncé un « verrouillage » du jeu démocratique en Côte d’Ivoire, accusant le pouvoir d’avoir écarté des adversaires politiques majeurs avant la présidentielle de 2025.

 

Une sortie qui a provoqué une réaction de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, laquelle a qualifié ces déclarations d’« inacceptables ». Interrogé sur cette controverse, Gervais Boga Sako, président de la Fondation internationale pour l’observation et la surveillance des droits de l’homme et de la vie pacifique (FIDHOP), apporte son soutien à Jean-Luc Mélenchon.

« Ce que dit Monsieur Jean-Luc Mélenchon corrobore et confirme la réalité des faits en Côte d’Ivoire », affirme le défenseur des droits de l’homme.

Pour Gervais Boga Sako, la procédure ayant conduit à la validation des candidatures à la présidentielle de 2025 aurait contribué, selon lui, à exclure des candidats jugés crédibles par l’opposition. Il invite d’ailleurs les autorités ivoiriennes à saisir la justice si elles estiment les propos de Jean-Luc Mélenchon diffamatoires.

« Si la Côte d’Ivoire est trop fâchée, qu’elle porte plainte contre Monsieur Jean-Luc Mélenchon », lance-t-il, estimant qu’un éventuel procès permettrait d’examiner les conditions ayant entouré le scrutin présidentiel.

Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de l’engagement politique et citoyen de Gervais Boga Sako. Très critique envers le régime d’Abidjan, il avait participé aux mobilisations contre la candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat. Exilé depuis juin 2025, il affirme que cette situation résulte d’un contexte politique qu’il juge marqué par des restrictions démocratiques.

« Le troisième mandat était anticonstitutionnel, mais le quatrième mandat l’est encore davantage », soutient-il, estimant que cette situation explique, selon lui, « l’exil des uns et l’emprisonnement de plusieurs milliers d’Ivoiriens ».

LIRE AUSSI : Relations Côte d’Ivoire-France : l’ambassade riposte aux propos de Jean-Luc Mélenchon et défend le climat de coopération

Le débat autour des déclarations de Jean-Luc Mélenchon continue ainsi d’alimenter les discussions sur la démocratie, la gouvernance électorale et les libertés publiques en Côte d’Ivoire.

 

Côte d’Ivoire : une pétition de 110 000 signatures relance le débat sur les cheveux naturels à l’école

Une pétition réclamant une évolution des règles capillaires dans les établissements scolaires ivoiriens prend une ampleur inattendue. Lancée sur les réseaux sociaux, cette initiative citoyenne relance le débat sur la place des cheveux naturels, entre exigences disciplinaires, identité culturelle et liberté individuelle.

Le débat sur les coiffures scolaires revient au premier plan en Côte d’Ivoire. Lancée le 14 juillet 2026 sur la plateforme Change.org, une pétition demandant la révision des règles imposant aux élèves de couper leurs cheveux naturels a déjà recueilli plus de 110 000 signatures. Portée par des parents, des élèves et des citoyens, cette initiative appelle le ministère de l’Éducation nationale à revoir certaines pratiques appliquées dans plusieurs établissements.

 

Les initiateurs ne contestent pas les exigences liées à la propreté et à la présentation des élèves. Ils plaident plutôt pour une approche basée sur l’entretien des cheveux et le respect des règles d’hygiène.

 

Discipline scolaire ou respect de l’identité ?

Au cœur du débat, une question revient : comment concilier les exigences de l’école avec le respect de l’identité des élèves ?

Pour les signataires, des cheveux naturels correctement entretenus, attachés lorsque cela est nécessaire et conformes aux normes d’hygiène ne devraient pas constituer un obstacle à la discipline scolaire. Ils estiment qu’une évolution des pratiques permettrait de mieux prendre en compte la diversité des élèves tout en préservant le cadre éducatif.

La polémique repose également sur une distinction importante : aucune loi ivoirienne n’impose officiellement aux élèves de porter les cheveux courts. Dans les faits, ce sont principalement les règlements intérieurs des établissements qui définissent les coiffures autorisées, avec des exigences souvent strictes sur la longueur ou le style capillaire.

Cette situation alimente les discussions sur les réseaux sociaux, où plusieurs internautes partagent leurs expériences et réclament une harmonisation des pratiques.

 

Un appel au dialogue avec les autorités éducatives

Au-delà de la question des cheveux, les signataires souhaitent ouvrir une réflexion plus large sur les règles scolaires et leur évolution. Ils appellent à une concertation réunissant le ministère de l’Éducation nationale, les chefs d’établissements, les parents d’élèves et les apprenants afin de trouver un équilibre entre discipline, respect des normes et prise en compte des réalités sociales.

Pour l’heure, les autorités éducatives n’ont pas encore officiellement réagi à cette mobilisation. Mais le débat continue de gagner du terrain et s’impose comme l’un des sujets les plus discutés dans l’opinion publique ivoirienne.

 

Vacances Sécurisées 11 : la Police nationale déploie un vaste dispositif pour sécuriser les congés

La sécurité des populations sera au cœur des vacances scolaires. La Police nationale a officiellement lancé, jeudi 16 juillet 2026 à Yopougon, l’opération « Vacances Sécurisées 11 », un vaste dispositif destiné à renforcer les patrouilles et prévenir les actes de délinquance sur l’ensemble du territoire.

Placée sous les instructions du Directeur général de la Police nationale, le Général Youssouf Kouyaté, l’opération « Vacances Sécurisées 11 » vise à garantir un environnement sécurisé durant toute la période des vacances. Comme chaque année, les congés scolaires entraînent une forte mobilité des populations et une affluence accrue dans les espaces publics, autant de facteurs qui nécessitent un renforcement de la présence des forces de sécurité.

 

Patrouilles renforcées et lutte contre la criminalité

Pour cette 11ᵉ édition, la Police nationale mobilise l’ensemble de ses unités autour de plusieurs priorités : la sécurisation des espaces publics, la protection des personnes et des biens, la lutte contre la délinquance, le renforcement du renseignement et la surveillance des frontières. Des patrouilles de jour comme de nuit seront déployées à Abidjan et dans les villes de l’intérieur du pays afin de renforcer le sentiment de sécurité des populations.

Le lancement de « Vacances Sécurisées 11 » intervient dans un contexte marqué par l’intensification des actions des forces de l’ordre contre les réseaux criminels et les actes de délinquance sur l’ensemble du territoire national. À travers ce dispositif, la Police nationale entend maintenir la pression sur les auteurs d’activités illicites et rappeler que les vacances ne constituent pas une période de relâchement pour les services de sécurité. Lancée à Yopougon à quelques jours de la célébration de la fête de l’Indépendance 2026, cette opération réaffirme la volonté des autorités de garantir la quiétude des populations durant toute la période estivale.

LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire / Indépendance 2026 : 55 km de routes à bitumer avant la fête nationale à Yopougon

Et si certains avaient prévu un programme bien chargé pour ces vacances, qu’ils se rassurent : les policiers aussi. À la différence près que leur agenda comporte surtout des patrouilles, des contrôles et beaucoup de kilomètres à parcourir.
Plus qu’une simple opération de sécurité, « Vacances Sécurisées 11 » traduit l’engagement renouvelé de la Police nationale envers les citoyens : rester proche des populations, vigilante et pleinement mobilisée.

Police secours
© Police secours

 

Académie de Zambakro : 126 nouveaux officiers reçoivent leurs épaulettes sous le regard du vice-président

Zambakro a accueilli, jeudi 16 juillet 2026, la cérémonie de baptême de la 57ᵉ promotion d’élèves officiers de l’Académie des Forces Armées (AFA). Le vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, a également procédé à la remise des épaulettes aux nouvelles promotions sortantes.

Au nom du président de la République, Chef suprême des Armées, Tiémoko Meyliet Koné a procédé à la nomination de 106 sous-lieutenants de la 56ᵉ promotion, baptisée « Détermination », ainsi que de 20 médecins-lieutenants issus de la 19ᵉ promotion. Par cette cérémonie, les nouveaux diplômés intègrent officiellement le corps des officiers des Forces armées ivoiriennes après plusieurs années de formation militaire et académique.

 

Une nouvelle promotion placée sous le signe du mérite

L’Académie a également baptisé sa 57ᵉ promotion, composée de 124 élèves officiers, dont 107 Ivoiriens et 17 stagiaires originaires de neuf pays africains. Baptisée « Mérite », cette promotion rassemble 114 hommes et 10 femmes, recrutés sur concours. Depuis dix mois, ces futurs officiers suivent une formation axée sur le commandement, la discipline, le leadership et les fondamentaux du métier des armes.

Selon le directeur de l’AFA, le colonel-major Ouattara Youssouf, l’Académie poursuit sa mission de former des chefs militaires capables de répondre aux nouveaux défis sécuritaires. L’année académique 2025-2026 a été marquée par plusieurs avancées, notamment l’organisation de l’exercice interarmées AFA 2026, le renforcement de la formation tactique et la modernisation des infrastructures.

LIRE AUSSI : Exercice “BETRANMASSE” : les Forces armées ivoiriennes affûtent leur préparation opérationnelle

L’établissement a également accueilli des stagiaires de plusieurs pays africains, dont son premier officier anglophone, illustrant le rayonnement régional de l’Académie. Le directeur de l’AFA a par ailleurs salué le soutien de la France, qui a contribué à la rénovation des infrastructures et à la dotation en équipements.

S’adressant aux nouveaux officiers, Tiémoko Meyliet Koné les a appelés à exercer leurs responsabilités avec loyauté, courage, résilience et intégrité, dans le respect des lois de la République et du droit international humanitaire. Le directeur de l’AFA a, pour sa part, invité les jeunes sous-lieutenants à conjuguer fermeté, justice et respect dans l’exercice du commandement afin de gagner la confiance de leurs hommes.

La cérémonie s’est achevée par la prestation de serment des nouveaux officiers devant le drapeau national, suivie d’un défilé militaire en présence des autorités civiles, militaires et des familles.

 

Téné Birahima Ouattara
© Téné Birahima Ouattara
Téné Birahima Ouattara
© Téné Birahima Ouattara
Téné Birahima Ouattara
© Téné Birahima Ouattara

Marcory : une statue de Sainte Bernadette détruite à la hache, un suspect interpellé

La paroisse Sainte Bernadette de Marcory a été victime d’un acte de vandalisme dans la soirée du mercredi 15 juillet 2026. Deux individus armés d’une hache se sont introduits dans l’enceinte de l’église avant de s’attaquer à la statue de Sainte Bernadette. L’un des suspects a été arrêté, tandis que son complice est toujours recherché.

La communauté catholique de Marcory est sous le choc. Dans la nuit du mercredi 15 juillet 2026, vers 20h10, deux hommes munis d’une hache ont pénétré dans la cour de la paroisse Sainte Bernadette, située au niveau des bureaux des prêtres, avant de détruire la statue de la sainte patronne des lieux. Un acte qui a suscité une vive émotion parmi les fidèles présents et les responsables de la paroisse.

 

Une attaque ciblée contre un symbole religieux

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de proches de la paroisse, les deux individus ne se seraient pas introduits dans l’enceinte de l’église par hasard. Armés d’une hache, ils auraient directement pris pour cible la statue de Sainte Bernadette, qu’ils ont frappée à plusieurs reprises jusqu’à sa destruction. La scène a provoqué la stupeur des fidèles, qui décrivent un acte d’une grande violence contre un symbole spirituel important pour la communauté.

La réaction rapide de plusieurs paroissiens a permis d’éviter la fuite des deux auteurs présumés. Alertées par les témoins, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues sur les lieux et ont procédé à l’interpellation de l’un des suspects. Son présumé complice a toutefois réussi à prendre la fuite et reste activement recherché. Les forces de l’ordre ont interpellé le suspect et l’ont conduit au poste de police, où les autorités judiciaires l’entendront sur les faits qui lui sont reprochés.

 

Des propos qui renforcent les soupçons de préméditation

D’après des témoins présents lors de l’incident, des fidèles ont interpellé l’un des individus, qui aurait ensuite affiché une attitude provocatrice. Ces derniers rapportent qu’il aurait répondu, face aux réactions suscitées par son geste, qu’ils n’avaient qu’à le « crucifier » si son acte ne leur convenait pas. Pour plusieurs témoins, ces déclarations pourraient renforcer l’hypothèse d’un acte préparé à l’avance, les deux individus étant arrivés sur place avec le matériel utilisé pour commettre les dégradations.

Au-delà des dégâts matériels, les fidèles considèrent la destruction de cette statue comme une atteinte au caractère sacré du lieu de culte. Les responsables de la paroisse appellent à la vigilance et invitent les populations à signaler tout comportement suspect autour des édifices religieux.

Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les motivations exactes des auteurs et retrouver le second suspect toujours en fuite.

 

Revue de presse du 17 juillet : tensions au RHDP, consignes militaires et offensive verbale de Mélenchon à la Une

La presse ivoirienne consacre ses principales manchettes de ce vendredi 17 juillet 2026 à trois sujets majeurs : les tensions internes au RHDP dans le Béré, la cérémonie de présentation au drapeau des nouveaux officiers de l’École de guerre de Zambakro et les critiques de Jean-Luc Mélenchon contre le pouvoir d’Abidjan.

 

Le RHDP secoué par des tensions dans le Béré

Dans la région du Béré, les journaux reviennent largement sur la crise qui secoue la coordination régionale du RHDP. À l’origine de cette polémique : l’annulation d’une réunion annoncée par Moussa Dosso, responsable local du parti présidentiel, une décision contestée par un autre cadre qui a choisi de maintenir la rencontre.

Pour L’Essor, Moussa Dosso se retrouve « sur des braises » face à cette situation. De son côté, Liberté estime que l’ancien ministre a été « désavoué » par cette contestation interne.Cette affaire relance les débats sur la cohésion au sein des structures locales du RHDP à l’approche des prochaines échéances politiques.

 

Les nouveaux officiers appelés à servir avec loyauté

Autre sujet largement traité par les quotidiens ivoiriens, la cérémonie de présentation au drapeau des officiers récemment formés à l’École de guerre de Zambakro. Au total, plus d’une centaine d’officiers ont reçu officiellement leurs attributs lors d’une cérémonie présidée par le vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, représentant le chef de l’État Alassane Ouattara.

Fraternité Matin titre : « Tiémoko Meyliet exhorte les officiers de l’armée à la loyauté ». Pour L’Essor, le vice-président a invité les nouveaux cadres militaires à « servir avec honneur ». De son côté, L’Expression met en avant les instructions du ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara. Le Rassemblement évoque pour sa part les consignes fermes adressées aux nouveaux officiers.

 

Les critiques de Mélenchon alimentent la polémique politique

La sortie de Jean-Luc Mélenchon contre le régime ivoirien continue également d’occuper une place importante dans les journaux.

Lors d’une intervention devant des cadres et militants de La France insoumise, l’homme politique français a critiqué la gestion du processus électoral ivoirien, affirmant notamment que le président Alassane Ouattara avait écarté certains adversaires politiques avant la présidentielle d’octobre 2025.

LIRE AUSSI : Relations Côte d’Ivoire-France : l’ambassade riposte aux propos de Jean-Luc Mélenchon et défend le climat de coopération

Ces déclarations ont suscité une vive réaction de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, qui a annoncé son intention d’engager des actions judiciaires.

Dans leurs titres, plusieurs journaux proches de l’opposition dénoncent une réaction jugée insuffisante du pouvoir. Le Temps évoque « le discours de Mélenchon qui fait trembler le régime », tandis que Le Quotidien d’Abidjan estime que « Maurice Bandaman tente en vain de voler au secours du pouvoir ». La Nouvelle Alliance s’interroge également sur « les raisons pour lesquelles les nouvelles critiques de Mélenchon dérangent le régime ».

 

Le PDCI-RDA défend Tidjane Thiam face aux contestations internes

Enfin, plusieurs publications proches du PDCI-RDA consacrent leurs unes aux tensions internes au sein du parti, après les appels lancés par certains militants et cadres réclamant le départ du président Tidjane Thiam.

Le Bélier Intrépide titre : « Manœuvre contre Thiam : le PDCI-RDA met les pendules à l’heure ». L’Héritage rapporte que la direction du parti « dément et apporte son soutien à Tidjane Thiam ».

LIRE AUSSI : PDCI-RDA : des cadres réclament un congrès extraordinaire pour remplacer Tidjane Thiam

De son côté, Le Nouveau Réveil appelle à dépasser les débats internes : « Le débat sur le leadership ne doit pas faire oublier l’intérêt général ». Entre rivalités politiques, enjeux institutionnels et débats sur la gouvernance, les journaux ivoiriens dressent ainsi le portrait d’une actualité nationale marquée par de fortes tensions et des prises de position contradictoires.

Affaire Mélenchon : le PPA-CI France soutient l’ambassade ivoirienne et réclame un procès

La polémique autour des propos de Jean-Luc Mélenchon sur la situation politique ivoirienne prend une nouvelle tournure. Pascal Logbo, représentant du PPA-CI en France, soutient la démarche judiciaire annoncée par l’ambassade de Côte d’Ivoire, tout en estimant qu’un procès pourrait ouvrir un débat sur les accusations portées par l’opposition contre le pouvoir ivoirien.

La réaction de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon continue d’alimenter les débats. Après l’annonce par la représentation diplomatique de son intention d’engager des actions judiciaires contre le leader de La France insoumise (LFI), le représentant du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) en France, Pascal Logbo, a pris position.

 

Tout en saluant l’initiative de l’ambassade, il invite l’ambassadeur Maurice Kouakou Bandaman à poursuivre la procédure jusqu’à son terme.

Pascal Logbo : « Nous vous encourageons à aller jusqu’au bout »

Dans une publication sur Facebook, le responsable du PPA-CI France a adressé un message direct à l’ambassadeur ivoirien.

« Excellence M. l’ambassadeur, nous vous encourageons à aller jusqu’au bout, parce que nous, on est déjà prêts et puis on est là », a-t-il écrit.

Pour Pascal Logbo, un éventuel procès devant les juridictions françaises pourrait dépasser la seule question des propos tenus par Jean-Luc Mélenchon et permettre, selon lui, d’examiner les accusations régulièrement formulées par l’opposition ivoirienne concernant le processus électoral.

« Enfin les dossiers des braquages électoraux dans notre pays vont atterrir dans des tribunaux indépendants, en France », affirme-t-il, évoquant également la possibilité d’une saisine de la Cour pénale internationale (CPI).

 

« Où est la diffamation ? », interroge le représentant du PPA-CI

Dans une autre publication, Pascal Logbo a questionné le fondement de la démarche judiciaire annoncée par l’ambassade. « Voilà ce qu’il a dit, où est la diffamation ? », écrit-il en partageant une vidéo reprenant les propos de Jean-Luc Mélenchon sur le quatrième mandat du président Alassane Ouattara.

Une prise de position qui illustre la ligne défendue par le PPA-CI, qui considère que les critiques formulées par l’opposant français doivent pouvoir être débattues sur le terrain judiciaire. Cette réaction intervient dans un contexte où le PPA-CI France multiplie depuis plusieurs années les actions auprès de la diaspora ivoirienne et des acteurs internationaux.

Avant l’élection présidentielle d’octobre 2025, la représentation du parti de Laurent Gbagbo avait mené plusieurs initiatives avec d’autres formations de l’opposition, notamment le PDCI-RDA et GPS. Ces actions portaient notamment sur la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), l’audit du fichier électoral et la participation de Laurent Gbagbo au processus électoral.

Le parti avait également engagé des démarches auprès d’organisations de défense des droits humains et de médias internationaux afin de présenter sa lecture de la situation politique ivoirienne.

 

L’ambassade ivoirienne dénonce les propos de Mélenchon

La sortie de Pascal Logbo intervient après le communiqué de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, qui a vivement réagi aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur la présidentielle ivoirienne.

LIRE AUSSI : Relations Côte d’Ivoire-France : l’ambassade riposte aux propos de Jean-Luc Mélenchon et défend le climat de coopération

La représentation diplomatique a estimé que le responsable de LFI n’avait « aucune légitimité, qualité ni compétence » pour porter un jugement sur les institutions ivoiriennes. Elle a également annoncé son intention d’engager « toute action de droit » afin d’obtenir réparation devant les juridictions compétentes. L’affaire pourrait désormais connaître une nouvelle étape sur le terrain judiciaire, où les différentes parties seront appelées à défendre leurs positions.

Jean-Michaël Seri annonce sa retraite internationale : la FIF rend hommage au héros de la CAN 2023

Après onze années de fidélité sous le maillot ivoirien, Jean-Michaël Seri a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale. Le milieu de terrain de 34 ans quitte les Éléphants avec un palmarès marqué par une Coupe d’Afrique des nations remportée, une participation à la Coupe du monde 2026 et 66 sélections. La Fédération ivoirienne de football (FIF) lui a rendu un vibrant hommage.

Le chapitre est désormais clos. Jean-Michaël Seri ne portera plus le maillot des Éléphants. Le milieu de terrain du NK Maribor, en Slovénie, a annoncé ce jeudi 16 juillet 2026 la fin de sa carrière internationale à travers un message publié sur ses réseaux sociaux. Une décision qui intervient quelques jours seulement après la Coupe du monde 2026, première et unique participation du joueur à un Mondial, et qui met fin à onze années passées au service de la sélection ivoirienne.

 

« Représenter la Côte d’Ivoire a été un honneur »

Dans son message d’adieu, Jean-Michaël Seri est revenu avec émotion sur son parcours sous les couleurs nationales.

« J’annonce aujourd’hui la fin de ma carrière internationale. Représenter la Côte d’Ivoire a été un honneur et une responsabilité que j’ai toujours portée avec fierté. Après 11 ans en équipe nationale, cinq CAN disputées dont une remportée, et une Coupe du monde jouée, je remercie mes coéquipiers, les staffs, la Fédération ainsi que tous les Ivoiriens amoureux du football pour leur confiance et leur soutien. Place maintenant à la suite de ma carrière en club, avec la même détermination. Merci pour tout. »

À 34 ans, l’ancien joueur de Nice, Fulham et Hull City choisit désormais de se consacrer exclusivement à sa carrière en club. Arrivé en sélection le 17 novembre 2015 sous les ordres de Michel Dussuyer, lors d’un match des éliminatoires du Mondial 2018 face au Liberia, Jean-Michaël Seri avait marqué dès sa première apparition avec les Éléphants.

Au fil des années, il s’est imposé comme l’un des piliers du milieu de terrain ivoirien. En onze saisons internationales, il a disputé cinq Coupes d’Afrique des nations et a largement contribué au retour de la Côte d’Ivoire au sommet du football africain. Son parcours s’achève avec 66 sélections, quatre buts, une participation à la Coupe du monde 2026 et surtout un titre continental remporté lors de la CAN 2023.

 

La FIF salue un joueur exemplaire

Quelques heures après l’annonce du joueur, la Fédération ivoirienne de football a officiellement pris acte de sa décision et lui a rendu un hommage appuyé. Dans un communiqué, l’instance a salué « onze années de passion, de dévouement et de service au football ivoirien ». La FIF souligne que Jean-Michaël Seri a incarné les valeurs de la sélection nationale grâce à son professionnalisme, son engagement et son attachement au maillot des Éléphants.

« La FIF lui exprime sa profonde gratitude pour les services rendus à la Nation, notamment sa contribution à la conquête de la troisième Coupe d’Afrique des Nations de la Côte d’Ivoire, CAN 2023, ainsi que pour sa participation à cinq phases finales de la CAN et à la Coupe du Monde de la FIFA 2026 » affirme la Fédération.

L’instance dirigeante du football ivoirien lui exprime également sa « profonde gratitude » pour sa contribution à la conquête de la troisième Coupe d’Afrique des nations de la Côte d’Ivoire, ainsi que pour ses cinq participations à la CAN et sa présence au Mondial 2026.

 

Le héros discret de la CAN 2023

Si Jean-Michaël Seri n’a jamais été le joueur le plus médiatisé de la sélection, il restera l’un des grands artisans du sacre continental. Son match face au Sénégal, en huitième de finale de la CAN 2023, demeure l’une de ses prestations les plus marquantes sous le maillot ivoirien.

Élu homme du match, il avait livré une performance de très haut niveau avec 90 ballons touchés, neuf récupérations, neuf duels remportés et 95 % de passes réussies, jouant un rôle déterminant dans la qualification des Éléphants au terme de la séance de tirs au but. Cette rencontre symbolise parfaitement l’empreinte laissée par le milieu ivoirien, un joueur discret, travailleur et précieux dans les grands rendez-vous.

Avec le départ de Jean-Michaël Seri, les Éléphants tournent une nouvelle page de leur histoire récente. Cadre de la génération qui a permis à la Côte d’Ivoire de retrouver les sommets du football africain, le milieu de terrain laisse derrière lui l’image d’un joueur respecté, régulier et pleinement investi au service de la sélection nationale.

Son héritage dépasse les statistiques. Il restera l’un des symboles du renouveau des Éléphants et l’un des acteurs majeurs du sacre continental qui a marqué toute une génération de supporters ivoiriens.

 

Jean Michaël Seri
© Jean Michaël Seri

FIF : l’élection du prochain président fixée au 12 septembre à Yamoussoukro

La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) entrera dans une nouvelle phase de sa gouvernance le samedi 12 septembre 2026. L’instance dirigeante du football ivoirien a officiellement convoqué son Assemblée générale élective, au cours de laquelle seront élus le président de la Fédération ainsi que les autres membres du Comité exécutif.

La rencontre se tiendra à partir de 10 heures, dans la salle C de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, à Yamoussoukro. Dans une convocation datée du 15 juillet 2026 et signée par le président de la FIF, Idriss Diallo, le Comité exécutif invite les membres actifs de la Fédération à prendre part à cette Assemblée générale élective.

 

Ce rendez-vous marquera une étape importante pour la gouvernance du football ivoirien avec le renouvellement des principales instances dirigeantes de la Fédération. Selon le document, les travaux débuteront par l’appel des délégués, suivi de la vérification de la régularité de la convocation et de la conformité de la composition de l’Assemblée générale aux statuts de la FIF. Les membres procéderont ensuite à la désignation des scrutateurs, à la nomination de trois personnes chargées de contrôler le procès-verbal de la séance, à l’approbation de l’ordre du jour ainsi qu’à l‘allocution du président de la Fédération.

Avant le lancement du scrutin, les délégués devront également adopter le procès-verbal de l’Assemblée générale ordinaire tenue le 30 mai 2026.

LIRE AUSSI : Équipe de Côte d’Ivoire : coaching, gestion du groupe et billetterie, les critiques se multiplient autour de la FIF

La Fédération transmettra, dans les délais statutaires, le procès-verbal de la précédente Assemblée générale aux membres actifs par courrier électronique, via les adresses enregistrées auprès de la FIF. Elle leur remettra également une copie physique du document le jour de l’Assemblée générale élective afin de faciliter le bon déroulement des travaux et du processus de vote.

 

FIF
© FIF

Yopougon Niangon : un kiosque de restauration fermé pour graves manquements aux règles d’hygiène

La Police Sanitaire de Côte d’Ivoire a procédé, mercredi 16 juillet 2026, à la fermeture d’un kiosque de restauration situé à Yopougon Niangon. Cette décision intervient après plusieurs signalements de citoyens dénonçant des conditions d’hygiène préoccupantes au sein de l’établissement.

D’après la Police Sanitaire, l’opération a été déclenchée à la suite de plusieurs plaintes émanant des habitants du quartier. Ces signalements faisaient état de pratiques susceptibles de compromettre la santé des consommateurs.

 

Les inspections menées sur place ont permis de constater plusieurs infractions aux normes sanitaires en vigueur. Les agents ont notamment relevé de graves manquements dans les conditions de préparation, de manipulation et de conservation des aliments, jugés incompatibles avec les exigences de sécurité alimentaire.

Face à ces irrégularités, les autorités ont ordonné la fermeture immédiate du kiosque, conformément à la réglementation nationale en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire.

Pour la Police Sanitaire, cette mesure illustre sa volonté de faire appliquer strictement les normes sanitaires dans les établissements de restauration. L’institution rappelle qu’elle prévient les risques alimentaires en menant des contrôles réguliers et en sanctionnant les établissements qui mettent en danger la santé des consommateurs.

La Police Sanitaire invite les populations à rester attentives à la qualité des aliments consommés ainsi qu’aux conditions d’hygiène des établissements qu’elles fréquentent. Elle encourage également les citoyens à signaler toute situation pouvant représenter un danger pour la santé publique.  Selon l’institution, la lutte contre les risques sanitaires repose autant sur l’action des autorités que sur la vigilance des consommateurs, considérée comme un levier essentiel pour garantir un environnement sain et protéger la santé des populations.