Yopougon : fermeture temporaire de l’agence SODECI de Niangon du 3 au 7 août 2026

À quelques jours des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI) adapte son dispositif. L’entreprise a annoncé la fermeture temporaire de son agence de Niangon, dans la commune de Yopougon, en raison des mesures prises autour des festivités nationales.

L’information figure dans une note publiée le 27 juillet 2026. La fermeture concerne l’agence située à Yopougon Sicogi, en face de l’église Saint-André. Selon la SODECI, les locaux resteront fermés du lundi 3 au vendredi 7 août 2026, afin de tenir compte des dispositions mises en place dans le cadre des célébrations de la fête de l’indépendance.

Cette mesure intervient alors que plusieurs activités officielles, dont les répétitions et le défilé militaire, se dérouleront dans la commune de Yopougon.

 

Des agences relais pour assurer la continuité des services

Afin de limiter les désagréments pour ses abonnés, la SODECI invite les usagers à effectuer leurs démarches dans les agences de Wassakara et de Nouveau Bureau, qui continueront d’accueillir le public durant toute la période de fermeture. L’entreprise encourage également ses clients à utiliser les solutions numériques disponibles pour effectuer leurs paiements ou gérer leurs démarches administratives.

Les abonnés peuvent notamment recourir à l’application Ma SODECI, ainsi qu’aux plateformes de paiement des opérateurs de téléphonie mobile et des établissements bancaires partenaires.

Une reprise des activités annoncée le 10 août

La SODECI prévoit de rouvrir l’agence de Niangon le lundi 10 août 2026, aux horaires habituels. D’ici là, la société assure que les différents canaux mis à la disposition de la clientèle permettront de garantir la continuité des services pendant toute la durée de cette fermeture exceptionnelle.

Dans sa communication, l’entreprise présente ses excuses pour les éventuels désagréments occasionnés par cette fermeture temporaire et remercie ses clients pour leur compréhension. Elle souligne que cette organisation exceptionnelle vise à concilier les contraintes liées aux festivités du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance avec la continuité du service rendu aux abonnés grâce à son réseau d’agences et à ses solutions digitales.

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Revue de presse du 28 juillet : Thiam au cœur des débats, Gbagbo contre-attaque face à Don Mello

La bataille politique s’invite une nouvelle fois à la Une des quotidiens ivoiriens ce mardi 28 juillet. À deux jours d’une décision judiciaire très attendue concernant le PDCI-RDA, la situation de Tidjane Thiam monopolise les commentaires de la presse. En parallèle, les départs revendiqués de plusieurs anciens responsables du PPA-CI vers le mouvement d’Ahoua Don Mello alimentent une vive confrontation médiatique entre les deux camps.

 

Tidjane Thiam sous le feu des commentaires avant le verdict du 30 juillet

Les journaux consacrent une place importante au contentieux judiciaire impliquant le PDCI-RDA. À l’approche du verdict attendu le 30 juillet, Le Nouveau Réveil dénonce un « harcèlement judiciaire contre le président Thiam et le PDCI-RDA » et évoque trois scénarios possibles pour le principal parti d’opposition. Le quotidien met également en avant les messages de soutien adressés au président du parti par des militants de la diaspora, notamment du Bénélux et du Conseil international du PDCI (CIP).

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À l’inverse, Le Matin s’interroge sur l’engagement actuel de Tidjane Thiam. Le journal proche du pouvoir estime que le président du PDCI-RDA traverse une période d’« absence prolongée », évoque un manque d’investissement financier dans son parti et affirme qu’il aurait « repris une autre vie en France ».

Depuis son départ de Côte d’Ivoire en mars 2025, au début des tensions politiques, l’ancien dirigeant de banque vit en France, où il poursuit ses activités, après un premier exil de plus de deux décennies entre 1999 et 2022.

Le PDCI affiche son unité malgré les procédures

D’autres quotidiens prolongent le débat sur la situation du principal parti d’opposition. Le Patriote s’interroge sur la capacité de Tidjane Thiam à conserver le contrôle du PDCI-RDA, évoquant un dirigeant contesté, confronté à plusieurs crises internes et judiciaires. À l’opposé, Le Bélier Intrépide estime que le président du PDCI « dérange » sur la scène politique et met en avant les soutiens renouvelés de plusieurs délégations réunies à Daoukro.

De son côté, Dernière Heure Monde relaie les propos du vice-président du parti, Gnamien Yao, qui affirme que le PDCI-RDA « n’a violé aucune loi ». Il appelle les militants au calme et à la confiance dans les institutions judiciaires, tandis que plusieurs sections de la diaspora réaffirment leur soutien à Tidjane Thiam.

 

Le PPA-CI réfute les départs présentés par Don Mello

L’autre sujet dominant de cette revue de presse concerne les démissions annoncées de plusieurs anciens responsables du PPA-CI au profit du projet politique d’Ahoua Don Mello. Pour Le Sursaut, ces départs traduisent une contestation grandissante au sein du parti de Laurent Gbagbo. L’Essor Ivoirien évoque, lui aussi, une nouvelle vague de démissions et estime que le PPA-CI perd progressivement des cadres.

Dans ses colonnes, Le Quotidien d’Abidjan reprend la réaction de la porte-parole du PPA-CI, Me Habiba Touré, qui affirme que la plupart des personnes citées n’occupaient déjà plus de fonctions de responsabilité au sein du parti. Selon elle, ces responsables avaient été relevés de leurs fonctions plusieurs mois auparavant.

LIRE AUSSI : Affaire des démissions au PPA-CI : le parti de Laurent Gbagbo répond à Ahoua Don Mello et rétablit sa version des faits

La Voie Originale qualifie même ces annonces de « mise en scène », tandis que Dernière Heure Monde résume la position officielle du parti en affirmant que le PPA-CI conteste la présentation faite par Ahoua Don Mello.

Don Mello poursuit sa stratégie de rassemblement

Malgré les démentis du PPA-CI, plusieurs quotidiens s’intéressent à la dynamique engagée par Ahoua Don Mello en vue de la création de sa future formation politique. L’Intelligent d’Abidjan résume la situation par une formule évocatrice : « Don Mello recrute, le PPA-CI compte », illustrant la bataille de communication qui oppose désormais les deux camps. De son côté, Le Jour Plus estime que Laurent Gbagbo est passé à l’offensive en répondant aux anciens militants ayant rejoint le projet de Don Mello, dans un contexte où chaque camp cherche à imposer son récit à l’approche des prochaines échéances politiques.

Affaire des 39 milliards FCFA : le camp du DG des Impôts affirme qu’il est à l’origine de l’enquête judiciaire

Les révélations autour d’un présumé détournement de 39 milliards de FCFA à la Direction générale des Impôts (DGI) continuent d’alimenter le débat public. Face aux accusations relayées ces derniers jours, le camp de Ouattara Sié Abou, directeur général des Impôts, réfute toute implication de ce dernier et soutient, documents à l’appui, qu’il est à l’origine des investigations ayant conduit à la saisine de la justice.

Selon un document transmis aux médias, les informations présentant le directeur général des Impôts comme l’un des principaux mis en cause dans cette affaire ne correspondent pas au déroulement des faits. Selon le document, Ouattara Sié Abou a lui-même déclenché les premières investigations internes après avoir reçu une alerte sur des anomalies dans le traitement des dégrèvements et des exonérations fiscales.

 

Une alerte détectée lors du séminaire de Yamoussoukro

D’après cette version, l’affaire prend naissance en février 2026, à l’occasion du séminaire bilan-objectifs de la DGI organisé à Yamoussoukro. Au cours de cette rencontre, une présentation de l’Inspection générale adjointe des services fiscaux aurait mis en évidence d’importants dysfonctionnements dans le circuit de validation des dégrèvements fiscaux.

Face à ces constats, le directeur général aurait immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête administrative approfondie confiée à l’Inspection générale des services fiscaux. Cette mission devait identifier les mécanismes de fraude, évaluer le préjudice financier et déterminer les responsabilités des personnes impliquées.

Toujours selon le document, près de trois mois d’enquête ont permis aux inspecteurs de réunir des éléments matériels et d’identifier plusieurs agents soupçonnés d’avoir participé aux irrégularités. Ces investigations auraient conduit à l’interpellation d’une dizaine d’agents de l’administration fiscale suspectés d’implication dans ce système présumé de dégrèvements frauduleux.

 

La DGI affirme avoir saisi la justice avant l’intervention du syndicat

Le camp du directeur général conteste également les affirmations attribuant au Syndicat des agents des Impôts (SAGI) l’initiative de la procédure judiciaire. Selon cette version, Ouattara Sié Abou avait déjà transmis le dossier au Pôle pénal économique et financier, sur la base des conclusions de l’Inspection générale, avant les démarches entreprises par l’organisation syndicale. Le document estime ainsi que l’intervention du SAGI est intervenue alors que la procédure judiciaire était déjà engagée.

Au-delà du volet judiciaire, la Direction générale des Impôts indique avoir engagé plusieurs mesures destinées à renforcer la sécurisation des procédures. Ces réformes portent notamment sur le contrôle des demandes de dégrèvement et d’exonération fiscale afin de limiter les risques de fraude et de mieux protéger les recettes publiques.

L’affaire suit désormais son cours devant les juridictions compétentes. La justice devra établir les responsabilités de chaque acteur dans ce dossier portant sur un préjudice présumé de 39 milliards de FCFA. De son côté, la défense du directeur général affirme que ce dernier a initié les premières démarches qui ont conduit à l’ouverture de l’enquête.

Grand-Bassam : la justice ordonne la démolition des constructions d’ITALIA CONSTRUCTION dans un litige foncier

Le Tribunal de première instance de Grand-Bassam a mis fin à plusieurs années de bataille judiciaire dans un litige foncier opposant M. Douamba Moussa à la société ITALIA CONSTRUCTION SARL. Dans un jugement rendu le 21 juillet 2026, la juridiction a reconnu M. Douamba Moussa comme propriétaire légitime d’une parcelle d’un hectare couverte par le titre foncier n°5204.

À la suite de cette décision, le tribunal a ordonné le déguerpissement immédiat d‘ITALIA CONSTRUCTION, de l’ensemble de ses biens ainsi que des occupants installés sous son autorité. La juridiction a également prescrit la démolition de toutes les constructions érigées sur le site litigieux.

 

Un contentieux foncier qui remonte à 2017

L’affaire trouve son origine en 2017, lorsque le promoteur immobilier a lancé un projet immobilier sur un terrain situé dans le quartier Modeste, à Grand-Bassam. Les propriétaires des parcelles concernées ont contesté cette occupation, affirmant détenir des titres fonciers régulièrement établis avant le démarrage des travaux. Au cours de la procédure, une enquête menée par la Direction de la Topographie et de la Cartographie (DTC) a conclu que les constructions réalisées par ITALIA CONSTRUCTION empiétaient effectivement sur les terrains revendiqués par les propriétaires.

Au fil des années, la société immobilière a multiplié les recours pour faire annuler les Arrêtés de concession définitive (ACD) des propriétaires. Saisi de l’affaire, le Conseil d’État a toutefois rejeté successivement ces recours. En 2025, la haute juridiction a définitivement confirmé la validité des droits fonciers des propriétaires et condamné ITALIA CONSTRUCTION à une amende de 500 000 FCFA. Cette décision a consolidé la position juridique des propriétaires avant le jugement rendu par le Tribunal de première instance de Grand-Bassam.

 

Une tentative de règlement amiable sans succès

Avant l’issue judiciaire, les deux parties avaient tenté de trouver une solution négociée. Selon les éléments du dossier, ITALIA CONSTRUCTION avait proposé de racheter la parcelle pour un montant de 20 millions de FCFA. Une offre que M. Douamba Moussa a refusée, estimant que la valeur réelle de son terrain était largement supérieure. L’absence d’accord a conduit les parties à poursuivre la procédure devant les tribunaux.

Avec ce jugement du 21 juillet 2026, le Tribunal de première instance de Grand-Bassam clôt un contentieux foncier engagé depuis près de neuf ans. En plus de reconnaître les droits de propriété de M. Douamba Moussa, la justice ordonne désormais l’exécution du déguerpissement et la démolition des constructions réalisées par ITALIA CONSTRUCTION sur la parcelle litigieuse, ouvrant une nouvelle étape dans l’application de cette décision judiciaire.

 

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Affaire des démissions au PPA-CI : le parti de Laurent Gbagbo répond à Ahoua Don Mello et rétablit sa version des faits

Le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) rejette la présentation faite par Ahoua Don Mello concernant le ralliement de plusieurs personnalités à son projet de création d’un nouveau parti politique. Dans un communiqué publié ce lundi, la formation de Laurent Gbagbo estime que les informations diffusées ne reflètent pas la réalité de la situation interne du parti.

Le PPA-CI affirme ainsi vouloir « rétablir les faits » après les annonces faisant état de la démission collective de plusieurs de ses anciens responsables.

Selon le communiqué signé par la porte-parole du président du parti, Me Habiba Touré, la quasi-totalité des personnes présentées comme des « cadres du PPA-CI » n’exerçaient plus de fonctions au sein de l’organisation au moment de leur départ. Le parti explique que plusieurs d’entre elles avaient déjà été révoquées de leurs responsabilités, puis suspendues pour des manquements à la discipline interne, avant de décider de quitter définitivement le PPA-CI.

« On ne peut quitter une fonction que l’on n’exerce plus », souligne le communiqué.

 

Le PPA-CI dénonce une présentation trompeuse

Tout en reconnaissant à chacun la liberté de choisir son engagement politique, le PPA-CI indique ne pas contester la décision des intéressés de rejoindre un autre projet. En revanche, le PPA-CI critique la présentation de ces départs et affirme qu’Ahoua Don Mello qualifie à tort les personnes concernées de « cadres du PPA-CI ». Selon le parti, elles n’occupaient plus aucune responsabilité au sein de ses instances depuis plusieurs mois.  Pour la formation politique, cette présentation entretient une confusion sur la réalité de son organisation interne.

Au-delà de cette polémique, le PPA-CI affirme rester concentré sur son agenda politique. Le parti poursuit la mise en œuvre des résolutions adoptées lors de son congrès, le renouvellement de ses instances dirigeantes et le renforcement de son implantation sur l’ensemble du territoire national. La direction assure que ces chantiers se poursuivent « avec sérénité », malgré les départs enregistrés.

LIRE AUSSI : PPA-CI : plusieurs cadres quittent Laurent Gbagbo et rallient Ahoua Don Mello pour créer un nouveau parti

En conclusion, le PPA-CI invite l’opinion publique à évaluer les formations politiques sur la base de leurs propositions, de leur cohérence et du respect des faits, plutôt que sur les effets d’annonce. Le parti réaffirme enfin sa volonté de continuer à porter une alternative politique qu’il présente comme « forte, crédible et fidèle à ses valeurs », alors que les recompositions se poursuivent au sein de l’opposition ivoirienne.

 

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66ᵉ anniversaire de l’indépendance : les FACI sortent l’artillerie lourde lors des répétitions à Yopougon

Depuis le dimanche 26 juillet 2026, les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) multiplient les répétitions sur l’axe Siporex-Kenya, à Yopougon, où se tiendra le défilé officiel du 7 août. Au-delà des contraintes de circulation, ces manœuvres offriront un aperçu de la profonde modernisation engagée par l’armée ivoirienne, soutenue par une hausse continue des investissements dans le secteur de la défense.

Les premières répétitions des cérémonies officielles ont débuté dimanche sur l’axe Siporex-Kenya, dans la commune de Yopougon, retenue cette année pour accueillir les festivités de l’indépendance. Conformément aux dispositions arrêtées par les autorités, la circulation est interrompue de 8 heures à 16 heures afin de permettre aux unités engagées de répéter dans des conditions optimales.

Les exercices se poursuivront les 31 juillet, 2 août, 4 août et 5 août 2026. Pendant ces différentes journées, un dispositif de circulation alternatif est déployé afin de limiter les perturbations pour les usagers. Les autorités appellent les automobilistes à emprunter les itinéraires de déviation prévus et à faire preuve de compréhension durant cette période.

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Plus de 5 400 agents mobilisés pour sécuriser les célébrations

Selon l’état-major général des armées, 5 423 éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) assureront la sécurisation des festivités des 6 et 7 août. Les cérémonies se dérouleront sous le thème « Forces de Défense et de Sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement » et réuniront les différentes composantes des forces ivoiriennes.

Des délégations officielles venues du Bénin, du Gabon, de la Guinée ainsi que de l’Inde, pays invité d’honneur, prendront également part aux célébrations.

Le défilé du 7 août intervient dans un contexte marqué par un effort budgétaire sans précédent en faveur de la défense. Le projet de budget de l’État pour 2026 s’élève à 17 350,2 milliards de FCFA, en hausse de 13,1 % par rapport à 2025. Dans cette enveloppe, le ministère de la Défense bénéficie d’un budget-programme de 481,04 milliards de FCFA, réparti entre les missions d’administration générale, de défense et de sécurité.

Les chiffres publiés par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) illustrent également cette dynamique. Les dépenses militaires de la Côte d’Ivoire sont passées de 658,4 millions de dollars en 2024 à 759,4 millions de dollars en 2025, leur plus haut niveau depuis le début des relevés statistiques en 1962.

Cette progression accompagne la future loi de programmation militaire 2026-2030 ainsi que les objectifs du Plan national de développement (PND), qui fait du renforcement de la sécurité un axe prioritaire.

 

Drones, blindés et équipements de dernière génération attendus au défilé

Les répétitions permettent déjà d’entrevoir les nouveaux moyens dont disposent désormais les FACI. Parmi les équipements les plus récents figurent les drones tactiques COMET-L, livrés en février 2026 avec le soutien de l’Union européenne. Dotés d’une autonomie pouvant atteindre sept heures et d’un rayon d’action d’environ 100 kilomètres, ils améliorent considérablement les capacités de surveillance, de renseignement et de contrôle des frontières.

Les drones multirotors Tundra 2 viennent compléter ce dispositif. Destinés aux missions de reconnaissance rapprochée, ils fournissent aux unités engagées une vision en temps réel des zones d’intervention avant toute opération.

La modernisation touche également les moyens terrestres. Les blindés turcs Cobra II, conçus pour résister aux mines et aux engins explosifs improvisés, renforcent la mobilité et la protection des soldats engagés sur les théâtres d’opérations, notamment dans le nord du pays. La Gendarmerie nationale dispose désormais des blindés Centaure, spécialement adaptés aux interventions à haut risque grâce à leur protection balistique renforcée.

En parallèle, l’Union européenne a livré en février 2026 34 véhicules de transport de troupes, trois véhicules de commandement et trois véhicules de dépannage, renforçant les capacités logistiques et la mobilité des forces ivoiriennes.

 

Les drones de combat Wing Loong II parmi les principales attractions

Le défilé pourrait également être marqué par la présentation des nouveaux drones de combat Wing Loong II, acquis auprès de la Chine. Déployés sur la base aérienne de Bouaké, ces appareils sont capables d’assurer des missions de renseignement, de surveillance mais aussi de frappe de précision.

Les autorités n’ont pas communiqué le montant exact du contrat. Plusieurs publications spécialisées estiment toutefois qu’un drone Wing Loong II coûte environ 2 millions de dollars dans sa configuration de base, hors armements, stations de contrôle, formation des opérateurs et soutien logistique.

Au-delà du caractère symbolique des célébrations du 7 août, le défilé militaire constituera une véritable vitrine des capacités opérationnelles acquises ces dernières années.

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Le Tchad engage son retrait de la CPI et dénonce un traitement inégal des États africains

Les autorités de N’Djamena ont officiellement engagé la procédure de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), estimant que son fonctionnement ne garantit pas un traitement équitable des États. La notification a été transmise au secrétaire général des Nations unies, conformément aux dispositions du Statut de Rome.

Le gouvernement tchadien a annoncé, le 27 juillet, avoir lancé le processus de retrait du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères indique avoir adressé la notification officielle au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), dépositaire du traité. Cette démarche, prévue par l’article 127 du Statut de Rome, ouvre la procédure juridique qui permettra au Tchad de mettre fin à son adhésion à la juridiction basée à La Haye, sous réserve du respect des délais prévus par le traité.

 

Le Tchad dénonce une justice internationale à « géométrie variable »

Pour justifier cette décision, les autorités tchadiennes expliquent avoir procédé à une analyse du fonctionnement de la CPI depuis son entrée en activité en 2002. Selon N’Djamena, les résultats obtenus par la Cour restent en deçà des objectifs qui avaient présidé à sa création. Le gouvernement estime également que les procédures engagées par la juridiction se concentrent de manière disproportionnée sur les pays africains.

Les autorités rappellent que les premières enquêtes de la CPI ont concerné plusieurs États du continent, notamment l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Soudan (Darfour), la République centrafricaine, le Kenya, la Libye, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burundi. Le communiqué souligne par ailleurs que la Cour recensait, au 11 mai 2026, sept personnes détenues, dont six étaient poursuivies dans des affaires liées à des situations africaines.

 

Une décision qui s’inscrit dans une dynamique régionale

L’annonce intervient quelques semaines après la visite au Tchad de la procureure adjointe de la CPI, Nazhat Shameem Khan. Elle s’inscrit également dans un contexte marqué par les décisions similaires prises par le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont eux aussi notifié leur intention de se retirer de la Cour pénale internationale.

LIRE AUSSI : Retrait de la CPI : la présidence appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à reconsidérer leur décision

Créée en 2002, la Cour pénale internationale est compétente pour poursuivre les personnes soupçonnées de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et, sous certaines conditions, du crime d’agression. Installée à La Haye, aux Pays-Bas, elle fait toutefois l’objet de critiques récurrentes de la part de plusieurs États qui l’accusent de cibler principalement des dirigeants et des conflits africains.

À ce jour, seuls deux pays ont mené leur retrait à son terme : le Burundi, en 2017, et les Philippines, en 2019. Avec cette notification, le Tchad rejoint désormais la liste des États ayant engagé la procédure de retrait, dont l’issue dépendra du calendrier fixé par le Statut de Rome.

 

PPA-CI : plusieurs cadres quittent Laurent Gbagbo et rallient Ahoua Don Mello pour créer un nouveau parti

Le paysage politique ivoirien connaît un nouveau mouvement au sein de l’opposition. Plusieurs cadres et responsables du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) ont annoncé leur démission collective pour rallier le projet de création d’un nouveau parti porté par Ahoua Don Mello. Cette initiative marque une nouvelle étape dans la recomposition politique autour de l’ancien ministre.

Un collectif de responsables du PPA-CI a officialisé son départ de la formation fondée par l’ancien président Laurent Gbagbo. Dans une déclaration rendue publique le 24 juillet 2026, ces militants annoncent une démission « libre et définitive », affirmant vouloir s’engager dans une nouvelle dynamique politique. Selon un communiqué de la Direction de la communication d’Ahoua Don Mello, cette décision résulte d’une réflexion menée depuis plusieurs mois et traduit une rupture avec le fonctionnement actuel du parti.

 

Des critiques contre la gouvernance du PPA-CI

Pour justifier leur départ, les démissionnaires dénoncent ce qu’ils qualifient de « pilotage à vue », d’« arbitraire disciplinaire » et de « dérive managériale » au sein du PPA-CI. Parmi les personnalités ayant quitté le parti figurent plusieurs anciens responsables nationaux et régionaux, notamment Sery Sarah Soko, ex-secrétaire général adjoint chargé du Haut-Sassandra, Kouamé Mesmin Komoé, ancien secrétaire général adjoint chargé des syndicats, et Kouakou Dapa Donacien, ex-coordonnateur régional du Gontougo.

Le mouvement concerne également la diaspora avec les départs de Guigui Claudel, ancien membre du Comité de contrôle et responsable en France, Gnakalé Vivianne, ex-responsable de la communication du PPA-CI au Canada, Gnako Honny Jean-Claver, ancien directeur adjoint de campagne de Laurent Gbagbo en France, ainsi que Serikpa Nadège, Grimo Hilaire Joël, Kra Affoua Monique et Kouakou Kouadio Luc.

 

Ahoua Don Mello chargé de conduire le nouveau projet politique

Les signataires annoncent leur adhésion au projet politique porté par Ahoua Don Mello, présenté comme une future formation souverainiste, démocratique et panafricaniste. Ils confient à l’ancien directeur général du BNETD la mission de conduire les consultations politiques devant aboutir à l’organisation du congrès constitutif du futur parti.

Dans son communiqué, Ahoua Don Mello dit accueillir cette confiance « avec humilité, reconnaissance et un profond sens du devoir ». Il affirme vouloir poursuivre la construction d’un projet fondé sur la souveraineté nationale, la justice sociale, la démocratie, le développement économique et l’unité des peuples africains.

Les prochaines étapes du projet sont déjà annoncées. Une réunion de travail réunissant Ahoua Don Mello et les cadres démissionnaires doit se tenir dans les prochains jours à Abidjan afin de définir les modalités d’organisation du congrès constitutif. Cette rencontre permettra également de mettre en place les différentes commissions chargées de préparer la future organisation politique.

LIRE AUSSI : PPA-CI : des ex-cadres de Gbagbo rejoignent le projet politique d’Ahoua Don Mello

À travers ce communiqué, Ahoua Don Mello invite les démocrates, souverainistes, panafricanistes, jeunes, femmes, travailleurs, opérateurs économiques ainsi que les Ivoiriens de la diaspora à rejoindre cette initiative, présentée comme une nouvelle alternative politique pour la Côte d’Ivoire.

Cette nouvelle vague de démissions intervient dans un contexte de tensions persistantes au sein du PPA-CI, quelques mois après l’exclusion d‘Ahoua Don Mello du parti. Elle confirme la volonté de l’ancien ministre d’accélérer la mise en place de sa propre formation politique en vue des prochaines échéances nationales.

 

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Yan Diomandé au Real Madrid : un accord à près de 130 millions d’euros trouvé avec Leipzig

Le Real Madrid et le RB Leipzig auraient trouvé un accord définitif pour le transfert de Yan Diomandé. Selon Fabrizio Romano, il ne resterait plus que la visite médicale et la signature du contrat pour officialiser l’arrivée du jeune international ivoirien dans la capitale espagnole. Une opération qui pourrait marquer un tournant majeur dans l’histoire du football ivoirien.

Le feuilleton Yan Diomandé semble toucher à sa fin. Dans une publication diffusée le dimanche 26 juillet 2026 sur ses réseaux sociaux, le journaliste spécialisé dans les transferts Fabrizio Romano annonce un accord total entre le Real Madrid et le RB Leipzig pour le transfert de l’ailier ivoirien.

« Accord trouvé entre le Real Madrid et le RB Leipzig pour un transfert supérieur à 100 millions d’euros. Toutes les formalités auront lieu la semaine prochaine. Diomandé a décidé de rejoindre le Real Madrid », a indiqué le journaliste.

Les dernières étapes de l’opération concernent désormais la visite médicale et la signature du contrat, deux formalités qui devraient permettre de finaliser officiellement l’arrivée du joueur.

 

Un contrat jusqu’en 2031 et un transfert record annoncé

Selon les informations relayées par la page spécialisée Real Madrid Actu sur le réseau social X, Yan Diomandé devrait parapher un contrat courant jusqu’en 2031 avec le club madrilène. Le montant de l’opération est annoncé autour de 130 millions d’euros, une somme qui placerait le jeune attaquant ivoirien parmi les joueurs africains les plus chers de l’histoire du football.

À seulement 20 ans, Diomandé s’apprête surtout à franchir un cap inédit. Une fois les documents administratifs validés, il deviendrait le premier joueur ivoirien à porter le maillot de l’équipe première du Real Madrid.

Avant l’accord avec le Real Madrid, plusieurs grands clubs européens avaient manifesté leur intérêt pour le joueur ivoirien. Le Paris Saint-Germain figurait parmi les prétendants les plus avancés dans ce dossier.

Le club parisien aurait cependant décidé de se retirer des négociations. Selon RMC Sport, le PSG a officiellement mis fin aux discussions concernant l’international ivoirien. La formation française aurait justifié cette décision par le coût global de l’opération, jugé trop élevé, notamment en raison du montant du transfert et des exigences salariales associées au joueur.

 

Paris défend sa politique financière

Dans les propos rapportés par RMC Sport, le PSG estime que les conditions financières demandées ne correspondent pas à sa stratégie actuelle. Le club parisien aurait notamment indiqué que le montant réclamé pour le transfert ainsi que les exigences salariales étaient « totalement disproportionnés » et susceptibles de perturber l’équilibre du marché.

Le champion d’Europe en titre assure vouloir maintenir une gestion rigoureuse de ses finances et poursuivre sa politique de recrutement sans entrer dans une logique d’inflation des prix sur le marché des transferts.

LIRE AUSSI : Mercato : le Real Madrid prépare une nouvelle offensive à plus de 100 millions d’euros pour Yan Diomandé

L’arrivée annoncée de Yan Diomandé au Real Madrid représente un événement majeur pour le football ivoirien. Aucun joueur ivoirien n’a encore évolué avec l’équipe première du club espagnol, l’une des formations les plus prestigieuses au monde. Avec un transfert estimé à 130 millions d’euros et un engagement prévu jusqu’en 2031, le jeune ailier pourrait également inscrire son nom parmi les plus grands investissements réalisés sur un joueur africain.

 

 

Revue de presse du 27 juillet : affaire des 39 milliards aux impôts, débat sur l’ECO et indépendance à la Une

La presse ivoirienne ouvre ses colonnes ce lundi 27 juillet 2026 sur plusieurs dossiers majeurs. De la crise interne au PDCI-RDA aux révélations autour d’un présumé détournement aux impôts, en passant par les préparatifs du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance et les interrogations sur la future monnaie ECO.

Les journaux ivoiriens passent en revue une actualité riche en enjeux politiques, économiques et sociaux.

 

PDCI-RDA : la bataille pour l’unité autour de Tidjane Thiam domine les Unes

L’actualité politique reste largement dominée par les tensions au sein du PDCI-RDA, à quelques jours de la réunion du bureau politique annoncée pour le 30 juillet.

Le quotidien Le Matin affiche à sa Une : « Le monde s’effondre autour de Thiam », estimant que la situation demeure incertaine pour le président du parti, Tidjane Thiam. À l’inverse, Le Bélier présente cette rencontre comme un « pari pour l’unité autour de Tidjane Thiam ». De son côté, Le Nouveau Réveil revient sur la procédure judiciaire engagée pour tenter d’obtenir l’annulation du bureau politique. Le journal estime que le parti se dirige vers « un grand pas vers le verdict de jeudi ».

LIRE AUSSI : PDCI-RDA : le Bureau politique reporté après le décès du vice-président Émile Constant Bombet

Dans son dossier politique, Dernière Heure Monde donne également la parole à plusieurs acteurs proches du parti. Gnamien Yao y défend la légitimité de Tidjane Thiam et appelle à privilégier le dialogue plutôt que les recours judiciaires. Le journal relaie aussi la déclaration de Dia Houphouët souhaitant voir une rencontre entre Alassane Ouattara et Tidjane Thiam le 7 août prochain.

 

ECO : le débat sur la monnaie unique continue de diviser

La question de la future monnaie commune de la CEDEAO reste au centre des discussions économiques. À sa Une, Le Quotidien d’Abidjan reprend la sortie de Justin Koné Katinan, cadre du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), qui critique l’orientation actuelle du projet ECO. Selon lui, cette monnaie ne constituerait pas une véritable rupture et risquerait de devenir « un clone du CFA ».

LIRE AUSSI : ECO 2027 : Justin Koné Katinan propose une monnaie commune avant la monnaie unique de la CEDEAO

L’ancien ministre ivoirien du Budget estime que plusieurs obstacles économiques persistent avant la mise en place d’une monnaie unique régionale. Pendant ce temps, Le Mandat s’intéresse aux pays susceptibles d’engager les premières étapes du processus prévu en 2027.

 

Affaire des 39 milliards aux impôts : dix suspects arrêtés

Le secteur financier est également au cœur de l’actualité avec une affaire présumée de détournement de fonds à la Direction générale des impôts (DGI). Selon Liberté, dix personnes ont été interpellées dans le cadre d’une enquête portant sur un montant estimé à 39 milliards de FCFA.

L’Essor, pour sa part, affirme que le directeur général Abou Sié serait « lavé de tout soupçon ». De son côté, Le Rassemblement s’interroge sur les contours de cette affaire dans un article titré : « Détournement aux impôts DGI et SAGL… du bruit autour de 39 milliards ! Pourquoi le DG Ouattara Sié reste serein ? ».

 

Indépendance de la Côte d’Ivoire : les préparatifs du 7 août scrutés par les journaux

À l’approche du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, les préparatifs des festivités occupent également une place importante dans la presse. La Clarté consacre sa Une aux figures historiques et actuelles du pays avec le titre : « Houphouët et Ouattara, tel père, tel fils ». De son côté, L’Inter donne la parole aux habitants de Yopougon afin de recueillir leurs attentes et leurs impressions sur l’organisation des célébrations.

Sur le volet sécuritaire, L’Expression revient sur les répétitions militaires organisées avant le défilé officiel. Le journal écrit : « Les FACI donnent un avant-goût du défilé militaire. Ce qui s’est passé dimanche à Yopougon ». Le quotidien souligne également les échanges citoyens organisés dans la région du Gbêkê, au cours desquels le gouvernement a présenté plusieurs réalisations locales.

 

Énergie, agriculture et politique : les autres sujets à la Une

Toujours sur les festivités nationales, L’Inter met en avant le renforcement des capacités énergétiques du pays, notamment avec l’inauguration d’infrastructures majeures à Yamoussoukro par le ministre Sangafowa Coulibaly. Dans Générations Nouvelles, Wassa Coulibaly, coordinatrice de Générations et peuples solidaires (GPS) au Royaume-Uni, réaffirme que Guillaume Soro reste « un acteur majeur » de la scène politique ivoirienne.

Sur le plan économique, Fraternité Matin consacre un dossier à la filière café-cacao avec Bruno Koné qui présente une nouvelle feuille de route destinée à améliorer la compétitivité du secteur.

 

Justice, foncier et football : les autres faits marquants

Le volet judiciaire est marqué par une affaire foncière à Grand-Bassam. Le Canard déchaîné rapporte qu’un litige a conduit la justice à ordonner la démolition de constructions réalisées par la société Italia Construction.

Dans le domaine sportif, SuperSport s’intéresse aux coulisses de l’élection à la Fédération ivoirienne de football (FIF). Le journal évoque les enjeux autour du scrutin avec le titre : « Élection à la FIF : pourquoi M. Tohé va capituler. Tout pour sauver le soldat Idriss ».

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