Yopougon Niangon : un kiosque de restauration fermé pour graves manquements aux règles d’hygiène

La Police Sanitaire de Côte d’Ivoire a procédé, mercredi 16 juillet 2026, à la fermeture d’un kiosque de restauration situé à Yopougon Niangon. Cette décision intervient après plusieurs signalements de citoyens dénonçant des conditions d’hygiène préoccupantes au sein de l’établissement.

D’après la Police Sanitaire, l’opération a été déclenchée à la suite de plusieurs plaintes émanant des habitants du quartier. Ces signalements faisaient état de pratiques susceptibles de compromettre la santé des consommateurs.

 

Les inspections menées sur place ont permis de constater plusieurs infractions aux normes sanitaires en vigueur. Les agents ont notamment relevé de graves manquements dans les conditions de préparation, de manipulation et de conservation des aliments, jugés incompatibles avec les exigences de sécurité alimentaire.

Face à ces irrégularités, les autorités ont ordonné la fermeture immédiate du kiosque, conformément à la réglementation nationale en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire.

Pour la Police Sanitaire, cette mesure illustre sa volonté de faire appliquer strictement les normes sanitaires dans les établissements de restauration. L’institution rappelle qu’elle prévient les risques alimentaires en menant des contrôles réguliers et en sanctionnant les établissements qui mettent en danger la santé des consommateurs.

La Police Sanitaire invite les populations à rester attentives à la qualité des aliments consommés ainsi qu’aux conditions d’hygiène des établissements qu’elles fréquentent. Elle encourage également les citoyens à signaler toute situation pouvant représenter un danger pour la santé publique.  Selon l’institution, la lutte contre les risques sanitaires repose autant sur l’action des autorités que sur la vigilance des consommateurs, considérée comme un levier essentiel pour garantir un environnement sain et protéger la santé des populations.

 

Starlink officiellement lancé en Côte d’Ivoire : prix, offres, couverture et concurrence avec Orange et MTN

Starlink est désormais disponible en Côte d’Ivoire. Le fournisseur d’internet par satellite de SpaceX ouvre officiellement ses services dans le pays, permettant aux particuliers, aux entreprises et aux institutions de commander dès maintenant une connexion haut débit reposant sur sa constellation de satellites en orbite basse (LEO).

Avec cette ouverture commerciale, la Côte d’Ivoire devient le 27ᵉ pays africain où Starlink est officiellement déployé, renforçant ainsi la présence du groupe d’Elon Musk sur le continent.

 

Une autorisation provisoire accordée par l’ARTCI

Le lancement intervient quelques semaines après l’autorisation délivrée en juin 2026 par les autorités ivoiriennes. Starlink Network CIV opère désormais sous une licence provisoire de 12 mois, accordée par l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI).

Cette licence autorise l’entreprise à fournir un service national d’internet fixe par satellite à haut débit. L’annonce a été faite par le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, lors des échanges gouvernementaux « Gouv’Talk ». À l’issue de cette période d’essai, les autorités évalueront la qualité des services proposés avant de statuer sur une éventuelle autorisation définitive.

En 2024, l’ARTCI avait rappelé que l’entreprise ne disposait d’aucune licence lui permettant d’exercer légalement ses activités en Côte d’Ivoire. Une année plus tard, en septembre 2025, le régulateur avait finalement autorisé l’utilisation des bandes de fréquences nécessaires au fonctionnement du réseau Starlink.

Cette évolution marque un changement de posture des autorités, qui passent d’une logique de contrôle à celle de supervision d’un opérateur désormais agréé. L’ARTCI conserve toutefois un droit de regard sur l’exploitation des différentes bandes de fréquences, notamment les bandes Ka et V.

 

Réduire la fracture numérique

Pour le gouvernement ivoirien, l’arrivée de Starlink constitue un levier majeur pour améliorer la connectivité dans les zones encore peu couvertes. Les autorités misent sur cette technologie pour offrir un accès internet de qualité aux villages isolés, aux établissements scolaires, aux centres de santé ainsi qu’aux localités où les réseaux de fibre optique et les infrastructures mobiles restent insuffisants. Contrairement à plusieurs pays africains où Starlink est arrivé en pionnier, la Côte d’Ivoire dispose déjà d’un marché du satellite relativement structuré.

En janvier 2026, Orange Côte d’Ivoire avait lancé Orange Sat, fruit d’un partenariat avec Eutelsat. Quelques mois plus tard, MTN Côte d’Ivoire annonçait également un accord stratégique avec Eutelsat Konnect afin de proposer des solutions de connectivité par satellite. Ces opérateurs disposent d’atouts considérables : une forte notoriété, un vaste réseau de distribution, des services de mobile money et une clientèle déjà établie. Des avantages dont Starlink, avec son modèle de vente directe, ne bénéficie pas.

Sur le plan tarifaire, Starlink entend frapper fort. Le forfait résidentiel, offrant des débits pouvant atteindre 100 Mbps, est proposé à 28 746 FCFA (50 dollars) par mois. Deux équipements sont disponibles :

  • Kit Standard : 247 466 FCFA (431 dollars)
  • Kit Mini : 148 148 FCFA (258 dollars)

Le Kit Mini représente une évolution stratégique. Son prix est désormais proche de celui des solutions satellites déjà commercialisées sur le marché ivoirien, réduisant ainsi l’un des principaux freins à l’adoption de Starlink en Afrique, le coût élevé du matériel.

 

5G et Starlink : deux technologies complémentaires

L’arrivée de Starlink intervient au moment où la Côte d’Ivoire lance également le déploiement commercial de la 5G dans les villes de plus de 25 000 habitants, à travers Orange, MTN et Moov Africa. Les deux technologies répondent à des besoins différents mais complémentaires. La 5G vise principalement les centres urbains à forte densité, tandis que Starlink cible les zones rurales ou difficilement accessibles.

Cette double stratégie s’inscrit dans la vision du gouvernement visant à faire de la Côte d’Ivoire un hub numérique de référence en Afrique de l’Ouest francophone, avec des investissements dans le gouvernement électronique, l’intelligence artificielle, la cybersécurité et le développement des compétences numériques.

Pour SpaceX, l’obtention de l’autorisation n’est qu’une première étape. Le véritable enjeu sera désormais commercial. Starlink devra convaincre les particuliers, les PME et les institutions que ses performances dans les zones mal desservies justifient l’investissement dans ses équipements, face à des opérateurs historiques solidement implantés.

Si sa technologie promet une couverture inégalée dans les régions reculées, sa réussite dépendra de sa capacité à séduire un marché où la concurrence est déjà bien organisée. Une chose est certaine : avec l’arrivée de Starlink, le paysage des télécommunications ivoiriennes entre dans une nouvelle phase, où la compétition entre fibre, réseaux mobiles et internet par satellite devrait accélérer la transformation numérique du pays.

 

Starlink
© Starlink

Introduction en Bourse de BBGCI : la période de souscription s’ouvre du 20 juillet au 6 août 2026 sur la BRVM

Du 20 juillet au 6 août 2026, les investisseurs de l’Union monétaire ouest-africaine pourront entrer au capital de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. En ouvrant 20 % de son capital au public, la banque ne cherche pas seulement à lever des fonds : elle prépare une nouvelle phase de son développement, portée par l’expansion régionale, le financement des PME et la transformation numérique.

Le rendez-vous est fixé. Dès le 20 juillet 2026, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGCI) lancera officiellement la souscription de son introduction en Bourse, une opération qui figurera parmi les plus importantes réalisées ces dernières années sur le marché financier régional. À travers cette ouverture de 20 % de son capital, l’établissement ambitionne de mobiliser 67,5 milliards de francs CFA auprès des investisseurs particuliers comme institutionnels des huit pays de l’UEMOA.

La période de souscription s’étendra du 20 juillet au 6 août 2026, sauf clôture anticipée en cas de forte demande. Les actions seront proposées au prix unitaire de 6 750 francs CFA. Le règlement-livraison des actions interviendra le 21 août 2026, avant une première cotation attendue le 14 septembre 2026 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).

Une levée de fonds tournée vers la croissance plutôt que le financement courant

Cette introduction en Bourse intervient dans un contexte de performances solides. BBGCI affiche une rentabilité en progression continue.

Au terme de l’exercice 2025, la banque a enregistré un bénéfice net de 27,2 milliards de francs CFA, soit une progression de 19 % par rapport à l’année précédente. Son Produit Net Bancaire atteint 68 milliards de francs CFA, tandis que son rendement des capitaux propres s’établit à 27,9 %, un record historique pour le Groupe.

L’amélioration de l’efficacité opérationnelle apparaît également comme l’un des principaux marqueurs de cette évolution. En moins d’une décennie, le coefficient d’exploitation est passé d’environ 65 % à 41,8 %, illustrant une meilleure maîtrise des coûts et une rentabilité renforcée.

Cap sur le Burkina Faso, le Sénégal et la Guinée

Derrière cette levée de capitaux se dessine une stratégie clairement régionale. Les ressources mobilisées permettront d’abord de renforcer les fonds propres afin d’accompagner le plan stratégique 2026-2030 du Groupe. Celui-ci prévoit l’ouverture de nouveaux marchés, avec une implantation déjà autorisée au Burkina Faso, la transformation de la succursale sénégalaise en filiale autonome et l’installation prochaine de BBG Guinée.

Parallèlement, la banque entend accroître sa capacité de financement des petites et moyennes entreprises, tout en poursuivant la modernisation de ses services numériques engagée avec la migration de son système bancaire central réalisée en 2025.

Des partenaires internationaux déjà engagés

L’opération bénéficie également d’un environnement favorable marqué par la confiance de plusieurs institutions financières internationales. Au cours des deux dernières années, la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), Afreximbank, l’ITFC, Oikocredit, Triodos Bank, l’African Guarantee Fund (AGF), ainsi que plusieurs institutions régionales comme la BOAD et la BIDC ont accompagné les projets de développement du Groupe à travers différents financements et mécanismes de garantie.

La présence de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Côte d’Ivoire, actionnaire à hauteur de 20 % depuis 2019, constitue également un signal de stabilité dans l’actionnariat de la banque.

Une opération ouverte à tous les investisseurs de l’UEMOA

La souscription est accessible aussi bien aux particuliers qu’aux investisseurs institutionnels. Elle s’effectuera auprès des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) agréées par la BRVM dans chacun des pays membres de l’Union. Les investisseurs devront disposer d’un compte-titres auprès d’une SGI avant de transmettre leur ordre de souscription pendant la période de l’offre. Comme pour toute opération de marché, les candidats sont invités à consulter le prospectus visé par l’Autorité du Marché Financier de l’UMOA (AMF-UMOA) sous le numéro OA/26-03 avant toute décision d’investissement.

Une nouvelle référence pour le marché financier régional

Au-delà du seul cas de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, cette introduction en Bourse illustre la montée en puissance du marché financier régional comme levier de financement des entreprises ouest-africaines. En choisissant d’ouvrir son capital au public, la banque entend diversifier ses ressources tout en associant davantage les investisseurs de l’UEMOA à sa trajectoire de croissance.

Si l’opération rencontre le succès attendu, elle pourrait constituer l’une des transactions majeures de l’année sur la BRVM et renforcer l’attractivité du marché régional auprès des épargnants comme des investisseurs institutionnels.


Le présent article ne constitue pas un prospectus ni une offre de souscription. Toute information relative aux conditions de l’opération est subordonnée au prospectus officiel visé par l’AMF-UMOA sous le numéro OA/26-03. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Yopougon : Adama Bictogo clarifie la polémique sur la fermeture des pharmacies avant la Fête de l’Indépendance

La polémique autour de la fermeture annoncée de certaines pharmacies à Yopougon dans le cadre des préparatifs de la 66ᵉ Fête de l’Indépendance connaît un nouveau développement. Le député-maire de la commune, Adama Bictogo, est revenu sur les circonstances ayant conduit à la signature de l’arrêté controversé, tout en rassurant les populations et les professionnels concernés.

L’élu local a expliqué que cette décision résultait d’une incompréhension liée aux informations qui lui avaient été transmises après une réunion du comité d’organisation de la cérémonie nationale.

 

« J’ai signé cet arrêté et j’en assume la responsabilité »

Adama Bictogo a reconnu avoir signé l’arrêté initial annonçant des restrictions dans le périmètre concerné, tout en précisant les circonstances de cette décision.

« Lorsque l’arrêté a été pris, c’était à la suite du compte rendu qui m’a été fait après une réunion du comité d’organisation de la Fête de l’Indépendance, à laquelle je n’avais pas personnellement participé », a-t-il expliqué.

Selon lui, le compte rendu reçu laissait comprendre que tous les commerces situés dans la zone concernée devaient être fermés pendant la période des festivités.

« J’ai signé cet arrêté et j’en assume la responsabilité. Je ne cherche pas à me dérober, mais je précise que je l’ai signé sur la base des informations qui m’avaient été transmises », a-t-il déclaré.

 

Une confusion entre fermeture des commerces et restriction de circulation

Le maire de Yopougon a indiqué avoir rapidement constaté que la fermeture des commerces pendant plusieurs jours n’était pas envisageable. Après des échanges avec le président du comité d’organisation, il dit avoir compris qu’il s’agissait plutôt d’une restriction de circulation autour du site de la cérémonie.

« Il s’agissait en réalité de la fermeture de la circulation et non des commerces. Les personnes souhaitant accéder aux pharmacies pourront donc le faire à pied », a-t-il précisé.

Dès cette clarification obtenue, l’arrêté a été rectifié. Adama Bictogo affirme que la situation n’a duré que quelques heures. « Cette situation n’a même pas duré 24 heures. La même nuit, j’ai échangé avec plusieurs pharmaciens pour leur expliquer qu’il s’agissait d’une incompréhension dans la rédaction de l’arrêté », a-t-il ajouté.

Les réseaux sociaux amplifient la polémique

Le député-maire a également regretté l’ampleur prise par cette affaire sur les réseaux sociaux, estimant que la rectification avait pourtant été rapidement communiquée.

« J’ai été quelque peu surpris par l’ampleur prise par cette affaire sur les réseaux sociaux. Mais cela fait aussi partie de la vie politique », a-t-il indiqué.

Selon lui, certains commentaires ont continué à présenter la situation comme une décision de fermeture générale des pharmacies, alors qu’une clarification avait déjà été apportée. Adama Bictogo a toutefois rappelé que des dispositions particulières seront appliquées les 6 et 7 août autour du lieu devant accueillir la cérémonie officielle. Les pharmacies situées dans l’environnement immédiat du site pourraient être concernées par ces mesures de sécurité. L’élu précise néanmoins qu’il ne s’agit pas d’une fermeture généralisée et que ces établissements ne sont pas des pharmacies de garde.

« Il est normal qu’un espace destiné à accueillir le Président de la République ainsi que les plus hautes autorités du pays fasse l’objet de dispositions sécuritaires particulières », a-t-il expliqué.

 

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Les pharmaciens reçus par le maire

Le maire de Yopougon a également indiqué avoir rencontré les représentants des pharmaciens afin d’échanger sur cette situation. Selon lui, ces derniers ont reconnu que le premier communiqué diffusé ne correspondait plus à la décision finalement arrêtée après les corrections apportées. Adama Bictogo a conclu en rassurant les habitants de Yopougon : aucune fermeture générale des commerces n’est prévue. Les restrictions annoncées concernent uniquement les mesures de sécurité nécessaires au bon déroulement de la cérémonie nationale.

Frank Garcia à Abidjan : les États-Unis réaffirment leur partenariat stratégique avec la Côte d’Ivoire

En visite à Abidjan, le secrétaire adjoint américain chargé des affaires africaines, Frank Garcia, a rencontré mardi le vice-Premier ministre et ministre de la Défense ivoirien, Téné Birahima Ouattara.

Au centre des échanges, le renforcement du partenariat entre les deux pays dans les domaines de la sécurité, de la défense, du commerce et des investissements. Sans dévoiler le contenu précis des discussions, les autorités américaines ont souligné la contribution d’Abidjan à la consolidation de la paix et à la création d’un environnement favorable au développement économique.

 

Washington salue le rôle régional de la Côte d’Ivoire

Pour Washington, la Côte d’Ivoire joue un rôle essentiel dans la stabilité régionale, mais également dans la promotion des échanges commerciaux et l’attraction des investissements en Afrique de l’Ouest. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue régulier entre les deux partenaires, notamment sur les questions liées à la sécurité régionale et aux nouvelles menaces transfrontalières.

Cette visite intervient quelques jours après le lancement d’un nouveau partenariat de défense entre les États-Unis et la Côte d’Ivoire dans le cadre du State Partnership Program. Ce mécanisme prévoit une intensification des échanges entre les forces armées des deux pays dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment la formation militaire, la lutte contre le terrorisme, la cybersécurité, le soutien médical opérationnel ainsi que la gestion des catastrophes.

Les deux pays poursuivent également leur collaboration dans le domaine de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, à travers des échanges réguliers entre les forces navales ivoiriennes et les autorités militaires américaines.

La coopération sécuritaire entre Abidjan et Washington repose également sur plusieurs programmes de soutien financés par les États-Unis. Washington a notamment consacré 6,5 millions de dollars à un programme destiné à renforcer la sécurisation des frontières ivoiriennes. Un autre financement de 4,9 millions de dollars est consacré au renforcement de la sécurité portuaire, à la lutte contre la piraterie maritime, les trafics illicites et la pêche illégale.

 

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Ces initiatives viennent compléter les programmes de formation des forces de sécurité, de partage de renseignements et d’amélioration des capacités opérationnelles face aux risques sécuritaires.  Pour les États-Unis, la Côte d’Ivoire demeure un partenaire de premier plan sur le continent africain, à la fois pour les enjeux de sécurité régionale et pour les opportunités économiques liées au commerce et aux investissements.

 

Mondial 2026 : Messi guide l’Argentine en finale après un incroyable retournement face à l’Angleterre (2-1)

L’Argentine continue d’écrire sa légende dans cette Coupe du monde 2026. Menée au score et longtemps dominée par l’Angleterre, l’Albiceleste a encore une fois trouvé les ressources pour renverser une situation mal engagée et s’imposer 2-1, ce mercredi 15 juillet à Atlanta, en demi-finale.

Portée par un mental exceptionnel, l’équipe championne du monde en titre décroche ainsi son billet pour la grande finale, où elle retrouvera l’Espagne. Au centre de cette nouvelle remontée spectaculaire, Lionel Messi a encore joué un rôle majeur, avec deux passes décisives et une influence déterminante dans le réveil argentin.

 

L’Angleterre frappe en premier, l’Argentine longtemps en difficulté

Après une première période particulièrement fermée, les Three Lions ont pris l’avantage dès le retour des vestiaires. À la 55e minute, Anthony Gordon a trouvé l’ouverture et placé l’Angleterre en position favorable. Solides dans l’organisation défensive, les Anglais ont longtemps contenu les offensives argentines et semblaient se diriger vers une qualification historique pour la finale. Mais l’Albiceleste a une nouvelle fois démontré sa capacité à survivre dans les moments les plus difficiles.

Messi orchestre le retournement de situation argentin

Alors que l’Argentine semblait proche de l’élimination, ses cadres ont repris les commandes. À la 85e minute, Enzo Fernández a égalisé et relancé totalement une rencontre jusque-là maîtrisée par l’Angleterre.

Dans une fin de match irrespirable, Lautaro Martínez a finalement délivré les siens dans le temps additionnel. À la 90e+2, l’attaquant argentin a inscrit le but de la victoire d’une frappe décisive, offrant à son équipe une qualification inespérée. Une nouvelle fois, Lionel Messi s’est illustré comme le maître à jouer de cette sélection, guidant ses partenaires vers un nouveau défi mondial.

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Avec cette victoire, l’Argentine disputera la finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Espagne, tombeuse de la France en demi-finale sur le score de 2-0. La grande finale se jouera dimanche au MetLife Stadium d’East Rutherford. De son côté, l’Angleterre tentera de terminer la compétition sur une bonne note lors du match pour la troisième place face aux Bleus, prévu samedi.

 

Revue de presse du 17 juillet : fronde anti-Thiam au PDCI, Don Mello répond à Laurent Gbagbo, le FIMEC 2026, et alliance ivoiro-américain à la une

L’actualité politique monopolise les manchettes des journaux ivoiriens parus ce jeudi 16 juillet 2026. Les tensions internes au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) et les nouvelles divergences au sein de la gauche ivoirienne occupent une place centrale dans la revue de presse, révélant un climat politique de plus en plus animé à l’approche des prochaines échéances.

 

PDCI : l’absence de Tidjane Thiam ravive les tensions internes

Au sein du PDCI-RDA, l’absence prolongée de son président, Tidjane Thiam, continue d’alimenter les débats. Réunis à Yamoussoukro le samedi 11 juillet 2026, des cadres et militants ont demandé la convocation immédiate d’un Bureau politique, suivi d’un congrès extraordinaire destiné à élire une nouvelle direction.

Ces revendications ont été formulées à l’occasion du lancement du Réseau d’entraide PDCI (REM), une plateforme qui entend, selon ses initiateurs, contribuer à relancer la dynamique du parti. Les contestataires estiment que l’éloignement du président du parti affaiblit le fonctionnement de l’organisation et complique la préparation des prochaines échéances politiques.

« L’absence prolongée du président a créé un vide qui fragilise notre capacité collective à avancer et à prendre les décisions nécessaires pour préparer l’avenir », a déclaré Balou Kouakou Marchal, président du réseau.

Cette initiative ne fait toutefois pas l’unanimité. Dans son édition de ce jeudi, Le Nouveau Réveil estime que cette démarche est vouée à l’échec et barre à sa Une : « Un autre « coup d’État » raté contre Thiam ». Le quotidien revient sur ce qu’il présente comme l’échec annoncé de cette tentative de remise en cause du leadership de Tidjane Thiam.

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Même son de cloche du côté de Dernière Heure, qui affiche en Une : « Le PDCI-RDA dénie toute légitimité au REM et appelle à l’unité derrière Thiam ». Le journal souligne la volonté de la direction du parti de resserrer les rangs autour de son président face aux contestations internes.

 

Gauche ivoirienne : Don Mello répond à Laurent Gbagbo

L’autre sujet politique largement relayé par la presse concerne les tensions persistantes au sein de la gauche ivoirienne. Dans son édition du jour, Le Jour Plus titre : « Gauche ivoirienne : voici la réponse musclée d’Ahoua Don Mello à Laurent Gbagbo ».

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Le quotidien revient sur les divergences qui opposent désormais l’ancien ministre Ahoua Don Mello à l’ancien président Laurent Gbagbo. Si leurs désaccords étaient déjà apparus lors de la dernière élection présidentielle, le journal estime que les positions des deux personnalités continuent de s’éloigner. Selon Le Jour Plus, la réponse de Don Mello apporte un nouvel éclairage sur les relations entre l’ancien chef de l’État et son ex-ministre, illustrant les fractures qui traversent aujourd’hui la gauche ivoirienne.

 

Le FIMEC 2026 sous les projecteurs

La presse s’intéresse également à l’ouverture du Forum international des métiers et des compétences (FIMEC) 2026 à Abidjan, présenté comme un rendez-vous majeur consacré à l’emploi, à la formation professionnelle et au développement des compétences.

À ce propos, La Tribune barre à sa Une : « Mambé appelle à accélérer l’adaptation de la formation aux métiers ». Le quotidien rapporte que le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, présente le FIMEC comme « un levier stratégique de mise en œuvre du Plan national de développement (PND) », en insistant sur la nécessité d’adapter les formations aux besoins du marché de l’emploi.

De son côté, L’Abidjanais met l’accent sur le même événement avec le titre : « Beugré Mambé prône les compétences comme moteur de compétitivité », soulignant l’importance accordée au développement du capital humain pour renforcer la compétitivité de l’économie ivoirienne.

 

Abidjan et Washington renforcent leur coopération sécuritaire

Autre sujet largement relayé : le renforcement de la coopération sécuritaire entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis, avec la rencontre entre le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, et le sous-secrétaire d’État américain chargé des Affaires africaines, Frank W. Garcia.

À ce propos, Le Matin titre : « Sécurité intérieure, situation sous-régionale, partenariat stratégique : trois sujets au cœur des échanges entre Téné Birahima et l’émissaire de Trump ». Le quotidien met en avant les discussions relatives aux enjeux sécuritaires ainsi que la consolidation du partenariat stratégique entre Abidjan et Washington.

Relations Côte d’Ivoire-France : l’ambassade riposte aux propos de Jean-Luc Mélenchon et défend le climat de coopération

Dans une déclaration rendue publique le 16 juillet 2026, l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France a vivement réagi aux propos tenus par le président du parti La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lors d’un meeting en France, au cours duquel il s’est exprimé sur la situation politique ivoirienne et sur le président Alassane Ouattara.

La représentation diplomatique ivoirienne qualifie ces déclarations de « discourtoises », « condescendantes » et « insultantes », estimant qu’elles portent atteinte à la souveraineté des institutions ivoiriennes ainsi qu’au peuple ivoirien.

Au-delà de la polémique politique, l’ambassade insiste sur l’importance stratégique des relations entre la Côte d’Ivoire et la France. Elle rappelle que les deux pays entretiennent depuis plusieurs décennies un partenariat fondé sur le respect mutuel et une coopération économique jugée « fructueuse ».

Selon le communiqué, la Côte d’Ivoire continue d’assumer pleinement son partenariat avec la France, à un moment où les relations entre Paris et plusieurs États africains connaissent des tensions. L’ambassade souligne que cette coopération constitue un choix stratégique porté par le président Alassane Ouattara.

L’ambassade estime que Jean-Luc Mélenchon ne dispose « d’aucune légitimité » pour porter un jugement sur les institutions ivoiriennes ou sur les processus électoraux du pays. Elle rappelle également que la Côte d’Ivoire est un État souverain depuis son indépendance en 1960 et rejette toute forme d’ingérence dans ses affaires internes. Le communiqué souligne que l’histoire coloniale ne saurait justifier des prises de position jugées offensantes à l’égard des autorités ivoiriennes.

L’ambassade de Côte d’Ivoire en France annonce enfin son intention d’engager des actions en justice afin d’obtenir réparation pour ce qu’elle considère comme une offense adressée au peuple ivoirien et à son chef de l’État.

La déclaration est datée du 16 juillet 2026 et signée par l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Côte d’Ivoire en France et à Monaco, Maurice Kouakou Bandaman.

Abidjan : le District intensifie la lutte contre les occupations anarchiques sous les ponts et échangeurs

La lutte contre le désordre urbain se poursuit dans le District autonome d’Abidjan. Sous l’impulsion du ministre-gouverneur Cissé Ibrahima Bacongo, l’opération de libération des emprises occupées illégalement sous les ponts et échangeurs de la capitale économique ivoirienne entre dans une nouvelle phase.

Ce mercredi 15 juillet 2026, les équipes de la BSLDU ont investi plusieurs zones de la commune du Plateau, notamment les espaces situés sous le pont Félix Houphouët-Boigny et le pont Général-de-Gaulle. Menée par la Brigade spéciale de lutte contre le désordre urbain (BSLDU), cette initiative vise à restaurer l’ordre dans les espaces publics et à améliorer durablement le cadre de vie des populations.

L’intervention a permis de cibler des installations précaires mises en place de manière anarchique sous ces ouvrages d’art. Selon le District autonome d’Abidjan, ces occupations concernent notamment des abris de fortune utilisés par des personnes sans domicile fixe, des toxicomanes ou encore des personnes souffrant de troubles mentaux.

Avec cette opération, les autorités ambitionnent de préserver les infrastructures publiques, renforcer la sécurité des usagers et offrir un environnement urbain plus salubre. Le District autonome d’Abidjan affirme vouloir poursuivre ces actions afin de faire respecter les règles d’occupation du domaine public et accompagner la transformation de la capitale économique en une métropole moderne répondant aux standards internationaux.

 

District Autonome d'Abidjan
© District Autonome d'Abidjan

PND 2026-2030 : Ahoua Don Mello critique le recours aux capitaux étrangers et plaide pour un financement ivoirien

Le financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030 continue d’alimenter le débat économique en Côte d’Ivoire. Après l’annonce des engagements records obtenus lors du groupe consultatif organisé à Abidjan début juillet 2026, l’opposant Ahoua Don Mello a exprimé de vives réserves sur la stratégie adoptée par le gouvernement.

L’ancien ministre de l’Équipement et de l’Assainissement salue l’ambition du programme, évalué à 114 838,5 milliards de FCFA, mais conteste le choix de miser largement sur les financements privés internationaux.

 

« Une mauvaise nouvelle pour la souveraineté économique »

Lors de la présentation du PND aux partenaires techniques et financiers, les engagements annoncés ont atteint 47 820 milliards de FCFA, largement au-dessus de l’objectif initial d’environ 20 milliards de dollars recherché par Abidjan. Pour Ahoua Don Mello, cette mobilisation financière constitue toutefois un signal préoccupant. Il estime que le recours massif aux investisseurs étrangers risque d’accroître la dépendance économique du pays.

« Cela veut dire que nous allons accentuer la dépendance de notre économie aux multinationales », a-t-il déclaré, estimant que cette orientation pourrait pénaliser le contenu local, les entreprises ivoiriennes et l’emploi des jeunes.

Selon lui, cette stratégie, déjà appliquée depuis plusieurs années, n’a pas permis de réduire suffisamment la pauvreté malgré les performances économiques enregistrées. Ahoua Don Mello met également en garde contre l’impact futur de ces engagements sur les finances publiques. « Ces fonds ne sont pas gratuits », a-t-il rappelé, estimant qu’ils pourraient entraîner une hausse de l’endettement public, dont le remboursement reposera in fine sur les contribuables et les consommateurs ivoiriens.

« Pour l’extérieur, c’est une bonne nouvelle, mais pour l’intérieur, je considère que c’est une très mauvaise nouvelle d’augmenter l’endettement de la Côte d’Ivoire », a-t-il soutenu.

De son côté, le gouvernement ivoirien considère ces engagements comme une marque de confiance des investisseurs et des partenaires au développement envers la trajectoire économique du pays.

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L’opposant appelle à privilégier les acteurs économiques nationaux

Pour changer de modèle, Ahoua Don Mello propose une approche basée sur le patriotisme économique. Il estime que les entreprises et institutions financières ivoiriennes doivent jouer un rôle central dans le financement du développement. Selon lui, les banques, les compagnies d’assurances et les entrepreneurs nationaux devraient être les premiers acteurs du PND avant de solliciter des partenaires étrangers pour compléter les ressources nécessaires.

« La conquête de la souveraineté commence par là, en faisant confiance à ses propres acteurs », a-t-il affirmé.

La sortie d’Ahoua Don Mello relance ainsi la réflexion sur le modèle de financement du développement en Côte d’Ivoire. Alors que le gouvernement mise sur une forte mobilisation des capitaux privés pour accélérer la transformation économique, l’opposition appelle à renforcer le rôle des acteurs nationaux afin de préserver davantage la souveraineté économique du pays.