ECO 2027 : Justin Koné Katinan propose une monnaie commune avant la monnaie unique de la CEDEAO

Alors que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) maintient son objectif de lancement de l’ECO en 2027, l’ancien ministre ivoirien du Budget Justin Koné Katinan appelle à une transition progressive. Il préconise d’abord la mise en place d’une monnaie commune de règlement avant toute adoption d’une monnaie unique régionale.

Le débat sur l’avenir de l’ECO continue d’alimenter les réflexions économiques en Afrique de l’Ouest. Dans une déclaration transmise à notre rédaction, Justin Koné Katinan, cadre du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), estime que les États membres de la CEDEAO doivent revoir leur stratégie.

Pour l’ancien ministre ivoirien du Budget, une adoption immédiate d’une monnaie unique entre les quinze pays de la communauté pourrait fragiliser davantage les économies concernées. Il propose plutôt une démarche progressive basée sur une monnaie commune destinée aux échanges régionaux.

 

Des fragilités économiques qui freinent la monnaie unique

Spécialiste des questions budgétaires et fiscales, Justin Koné Katinan estime que plusieurs contraintes économiques rendent difficile une transition rapide vers une monnaie unique. Il pointe notamment les difficultés liées à la mobilisation des recettes fiscales, en raison du poids du secteur informel, des exonérations fiscales accordées aux entreprises, de la fraude ainsi que des limites des administrations chargées du recouvrement.

L’ancien ministre rappelle que la Côte d’Ivoire vise une pression fiscale de 15,4 % en 2025, avec un objectif de 18 % à l’horizon 2030, alors que le seuil communautaire fixé par la CEDEAO s’établit à 20 %. Selon lui, la question de l’endettement extérieur constitue également un défi majeur.

« Même après l’adoption de l’ECO, une dette en dollars restera une dette en dollars : le changement de monnaie ne fera pas disparaître la contrainte extérieure », soutient-il.

 

Une monnaie commune avant une monnaie unique

Face à ces difficultés, Justin Koné Katinan défend la création d’une monnaie commune de règlement qui servirait d’unité de compte pour les transactions entre les pays de la CEDEAO. Dans ce schéma, les monnaies nationales continueraient d’exister, tandis que les échanges commerciaux régionaux seraient effectués à travers une unité monétaire commune. Les banques centrales assureraient ensuite la compensation des soldes entre États, limitant ainsi le recours au dollar ou à l’euro.

Pour illustrer son idée, il cite l’exemple des importations de pétrole brut nigérian par la Société ivoirienne de raffinage (SIR). Actuellement, cette transaction est réglée en dollars malgré l’appartenance des deux pays à la même région. Avec un système régional de compensation, seuls les soldes finaux nécessiteraient un règlement en devises internationales.

Justin Koné Katinan estime que cette orientation rejoint déjà certaines initiatives africaines existantes, notamment le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS).

Mis en place en 2022 avec l’appui d’Afreximbank, de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et de l’Union africaine, ce mécanisme vise à faciliter les paiements transfrontaliers en monnaies africaines. Pour l’ancien ministre, cette expérience montre que le renforcement des échanges régionaux et des infrastructures financières doit précéder l’instauration d’une monnaie unique.

 

Des interrogations sur le calendrier de l’ECO

Justin Koné Katinan exprime également des réserves sur le calendrier actuel du projet porté par la CEDEAO. Il revient notamment sur le sommet du 21 décembre 2019, marqué par l’annonce de la réforme du franc CFA en « ECO » par le président ivoirien Alassane Ouattara, aux côtés du président français Emmanuel Macron. Une annonce qui prévoyait alors le maintien de l’arrimage à l’euro et de la garantie française.

Selon lui, cette étape a renforcé les doutes de plusieurs pays sur la trajectoire réelle du projet monétaire régional. Il s’interroge également sur le choix de confier à nouveau le pilotage du processus au président ivoirien ainsi que sur l’objectif de lancement fixé à 2027.

« L’ECO doit être porté par des économies prêtes à avancer ensemble »

Pour Justin Koné Katinan, la réussite de l’ECO ne dépend pas uniquement d’une date officielle de lancement, mais de la capacité des économies ouest-africaines à fonctionner ensemble face aux défis économiques.

« L’ECO ne réussira pas parce qu’une date aura été annoncée. Il réussira lorsque les économies qui doivent le porter auront appris à vivre et à affronter les crises ensemble », affirme-t-il.

Une vision qu’il résume en reprenant une formule attribuée à Laurent Gbagbo : « Allons-y doucement parce que nous sommes pressés. »

Adjamé-Williamsville : trois faux policiers anti-drogue arrêtés après des vols sur des victimes

Se faisant passer pour des agents de la Police des Stupéfiants et des Drogues, trois individus semaient la peur dans le quartier Bamos à Adjamé-Williamsville. Leur mode opératoire, basé sur l’intimidation et l’usurpation de fonction, a pris fin grâce à l’intervention du Commissariat du 11ᵉ arrondissement de police.

L’opération a débuté dans le quartier Bamos, à Adjamé-Williamsville, où des cris de détresse ont alerté une patrouille du Commissariat de police du 11ᵉ arrondissement engagée dans une mission de sécurisation dans le cadre de l’opération « Vacances sécurisées 11 ».

À leur arrivée sur les lieux, les policiers découvrent trois hommes déjà maîtrisés par des habitants du quartier. Face à une foule particulièrement remontée, les forces de l’ordre interviennent rapidement pour soustraire les suspects à la vindicte populaire avant de les conduire au commissariat.

 

Un faux contrôle de police pour piéger les victimes

Les premières investigations ont permis de reconstituer le mode opératoire des mis en cause. Les trois individus se faisaient passer pour des agents de la Police des Stupéfiants et des Drogues afin de gagner la confiance, ou plutôt d’imposer leur autorité, auprès de jeunes rencontrés dans le quartier. Sous couvert de faux contrôles, ils accusaient leurs victimes de détenir des produits stupéfiants et les menaçaient à l’aide d’une chicote. Une stratégie d’intimidation destinée à les mettre en état de faiblesse avant de leur dérober leurs effets personnels.

Selon les premiers éléments de l’enquête, quatre personnes ont été victimes de ces faux policiers. Le préjudice porte sur trois téléphones portables, une Carte nationale d’identité, une carte de Couverture maladie universelle (CMU) ainsi qu’une somme de 200 000 FCFA. Ce n’est qu’après le départ des suspects que les victimes ont compris qu’elles avaient été victimes d’un véritable braquage orchestré par de faux agents de police.

 

Les suspects placés en garde à vue

Les policiers du 11ᵉ arrondissement ont interpellé les trois suspects et les ont placés en garde à vue. Les enquêteurs ont entendu les victimes et enregistré officiellement leurs plaintes dans le cadre de la procédure. La justice a ouvert une enquête afin de déterminer l’ampleur des activités des mis en cause et d’identifier d’éventuelles autres victimes ayant subi le même mode opératoire.

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À l’issue de leur garde à vue, les enquêteurs ont déféré les trois mis en cause devant le Procureur de la République. La justice les jugera pour les faits qui leur sont reprochés, tandis que les autorités poursuivent les investigations afin d’établir toutes les circonstances de cette affaire.

Police secours
© Police secours

Police nationale : faux départ du DG Youssouf Kouyaté, la DGPN dénonce une fake news

Une nouvelle vague de désinformation cible la Police nationale ivoirienne. Depuis plusieurs heures, une prétendue « note d’information » annonçant la fin des fonctions du Directeur général de la Police nationale (DGPN), le Général Youssouf Kouyaté, circule massivement sur les réseaux sociaux.

Présenté comme un document émanant de la Présidence de la République, le faux visuel affirme qu’un décret signé le 23 juillet 2026 aurait nommé l’Inspecteur général de Police, Siaka Dosso, Directeur général par intérim.

 

La Police nationale dénonce une « Fake News »

La Direction générale de la Police nationale a rapidement mis fin aux spéculations. Sur sa page Facebook officielle, elle a publié le document litigieux en y apposant la mention « FAKE NEWS », confirmant qu’aucune décision de cette nature n’a été prise. À ce stade, le Général Youssouf Kouyaté demeure donc Directeur général de la Police nationale, contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux.

Cette fausse annonce s’ajoute à une longue série de manipulations visant les forces de sécurité ivoiriennes. Au fil des dernières années, plusieurs faux communiqués attribués à la Police nationale ont circulé sur internet. Parmi eux figurent une prétendue suspension des contrôles routiers à Cocody, un faux incendie de la résidence du Directeur général ou encore de supposées arrestations de hauts responsables de la Police, notamment celle du Général Siaka Dosso en 2024.

Les autorités ont également dû faire face à de faux recrutements dans la Police, à des usurpations d’identité de responsables de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) et à diverses escroqueries en ligne destinées à soutirer de l’argent aux citoyens.

 

Un contexte marqué par la multiplication des intox

À l’approche des prochaines échéances électorales, les campagnes de désinformation se multiplient en Côte d’Ivoire. La Présidence de la République, les institutions judiciaires, les forces de défense et de sécurité ainsi que plusieurs administrations publiques figurent parmi les principales cibles de documents falsifiés et de contenus manipulés.

Le maintien du Général Youssouf Kouyaté, en poste depuis janvier 2017, fait régulièrement l’objet de spéculations. Avec plus de neuf années à la tête de la Police nationale, il demeure l’un des responsables sécuritaires les plus anciens de l’administration ivoirienne. Dans son communiqué, la Direction générale de la Police nationale adopte un ton ferme face à cette nouvelle intox.

« Les auteurs de cette fausse information seront retrouvés par la Police », avertit l’institution.

Ce n’est pas la première fois que des auteurs de fausses informations sont poursuivis. Ces derniers mois, plusieurs administrateurs de pages et cyberactivistes ont été interpellés par la PLCC pour diffusion de fausses nouvelles ou manipulation de contenus numériques.

 

Des sanctions pénales prévues par la loi

La législation ivoirienne réprime sévèrement la diffusion de fausses informations. L’article 173 du Code pénal prévoit une peine d’un à trois ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende comprise entre 500 000 et 5 millions de FCFA pour toute personne diffusant des informations mensongères susceptibles de porter atteinte aux institutions ou de troubler l’ordre public.

Lorsque les infractions sont commises au moyen des technologies numériques, la loi relative à la lutte contre la cybercriminalité peut également s’appliquer. Selon la qualification retenue par la justice, les peines peuvent atteindre 10 ans d’emprisonnement et 10 millions de FCFA d’amende.

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Barreau de Côte d’Ivoire : Me Michel Kizito Brizoua-Bi élu Bâtonnier pour 2027-2030

À l’issue du scrutin organisé le samedi 25 juillet 2026, le Conseil de l’Ordre des avocats de Côte d’Ivoire a porté Me Michel Kizito Brizoua-Bi à la fonction de Dauphin et Bâtonnier élu. Il s’est imposé avec 294 voix, devançant Me Diomandé, crédité de 184 suffrages, et prendra les rênes du Barreau pour la mandature 2027-2030 après son année de dauphinat.

Cette élection ouvre une année de transition au cours de laquelle il exercera les fonctions de Dauphin auprès de l’actuelle Bâtonnière, Me Florence Loan-Messan, avant de prendre officiellement la tête de l’Ordre des avocats en octobre 2027.

Conformément aux règles du Barreau, Me Michel Kizito Brizoua-Bi accompagnera durant une année l’actuelle Bâtonnière afin d’assurer une transition progressive des responsabilités. Cette période permettra de préparer la prochaine mandature, de poursuivre les réformes engagées et d’assurer la continuité des grands chantiers de la profession. À l’issue du scrutin, le Bâtonnier élu a salué la confiance de ses confrères, estimant que « cette victoire est d’abord celle du Barreau de Côte d’Ivoire ».

 

Un parcours reconnu dans le monde du droit des affaires

Avocat de renom, Me Michel Kizito Brizoua-Bi est cofondateur du cabinet BILÉ-AKA, BRIZOUA-BI & Associés, créé en 2000 aux côtés du Bâtonnier Joachim Bilé-Aka. Le cabinet figure aujourd’hui parmi les références du droit des affaires en Afrique francophone. Son parcours académique l’a conduit des universités d’Abidjan et de Toulouse à la prestigieuse Harvard Law School. Il est inscrit aux barreaux d’Abidjan, Dakar, Cotonou, Lomé et Ouagadougou, illustrant une pratique du droit à l’échelle de l’espace UEMOA et de la CEDEAO.

 

Une solide expérience en gouvernance

Au-delà de son activité d’avocat, Me Brizoua-Bi s’est imposé comme une figure reconnue de la gouvernance des entreprises. Il a présidé pendant huit ans le Conseil d’administration de Stanbic Bank Côte d’Ivoire avant de transmettre le flambeau en juin 2026. Il a également dirigé la Commission « Gouvernance, Éthique et Responsabilité sociétale » de la CGECI et occupé les fonctions de premier président de la Commission de gouvernance de la Confédération africaine de football (CAF). Autant d’expériences qui renforcent son profil à la tête d’une profession appelée à relever les défis de la modernisation de la justice et du renforcement de l’État de droit.

L’élection de Me Michel Kizito Brizoua-Bi intervient dans un contexte où le Barreau de Côte d’Ivoire poursuit sa transformation et renforce son rôle dans la défense des libertés, des droits des citoyens et de l’indépendance de la justice. Après le mandat historique de Me Florence Loan-Messan, première femme élue Bâtonnière de Côte d’Ivoire, le futur Bâtonnier aura la responsabilité de consolider les acquis tout en définissant les priorités de la mandature 2027-2030.

 

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye lance « Kiiraay » et officialise sa rupture avec Ousmane Sonko

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé, le samedi 25 juillet 2026 à Dakar, son nouveau parti politique baptisé « Kiiraay », marquant une rupture définitive avec son ancien mentor, Ousmane Sonko, leader du Pastef.

Cette création politique intervient plusieurs mois après la dégradation des relations entre les deux hommes, qui avaient pourtant incarné ensemble l’alternance lors de l’élection présidentielle de 2024. Une fois élu, Bassirou Diomaye Faye avait nommé Ousmane Sonko au poste de Premier ministre, avant de le limoger en mai 2026 sur fond de profondes divergences politiques.

 

« Kiiraay », un nouveau projet politique pour le Sénégal

Présenté lors d’une conférence organisée dans un grand hôtel de Dakar, le nouveau parti tire son nom du mot wolof « Kiiraay », qui signifie « protection » ou « bouclier ». Devant plusieurs centaines de sympathisants, le chef de l’État a présenté une formation politique fondée sur les valeurs de la République, de l’éthique, de la transparence, de la fraternité et du travail, avec pour slogan « Patriotes républicains ». L’affluence était telle que de nombreux militants, arborant des foulards et des pancartes à l’effigie du président, ont suivi l’événement à l’extérieur de la salle.

Profitant de cette démonstration de force, Bassirou Diomaye Faye a affirmé que « Kiiraay est le parti majoritaire dans ce pays », mettant en avant le ralliement de plusieurs maires, élus locaux, responsables politiques et figures de la société civile.

Depuis plusieurs semaines, plusieurs cadres et militants du PASTEF ont quitté le parti pour rejoindre le camp présidentiel, illustrant la recomposition progressive du paysage politique sénégalais. Les responsables de la nouvelle formation annoncent déjà la tenue d’un congrès national après la saison des pluies afin de structurer le parti sur l’ensemble du territoire.

 

Une alliance historique devenue rivalité politique

Le lancement de Kiiraay met fin à une alliance qui avait profondément marqué la vie politique sénégalaise. Empêché de se présenter à la présidentielle de 2024 en raison d’une condamnation judiciaire, Ousmane Sonko avait soutenu la candidature de Bassirou Diomaye Faye, contribuant largement à son accession à la magistrature suprême.

Mais une fois au pouvoir, des désaccords sont apparus sur plusieurs dossiers majeurs, notamment la stratégie de réduction de la dette publique, les réformes institutionnelles et la conduite des politiques économiques. Ces tensions ont conduit au limogeage de Sonko de la Primature en mai dernier.

Malgré son départ du gouvernement, Ousmane Sonko conserve une influence politique majeure. Ses alliés l’ont porté à la présidence de l’Assemblée nationale, tandis que le PASTEF demeure largement majoritaire avec 130 des 165 sièges au Parlement. Cette cohabitation institutionnelle laisse présager une période de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité parlementaire.

Fin juin, l’Assemblée nationale avait adopté une réforme visant notamment à empêcher le président de la République de diriger un parti politique ou une coalition. Quelques jours plus tard, le Conseil constitutionnel a toutefois censuré cette disposition, relançant le débat sur l’équilibre des pouvoirs au Sénégal.

LIRE AUSSI : Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce la création de son parti et acte une rupture avec PASTEF

Avec la naissance de Kiiraay, Bassirou Diomaye Faye cherche désormais à construire une majorité fidèle à son projet, tout en s’émancipant définitivement de l’influence d’Ousmane Sonko, son ancien allié devenu principal rival politique.

Yopougon : l’axe Siporex-Kenya fermé plusieurs jours pour les répétitions de la fête de l’Indépendance

Les autorités ivoiriennes annoncent des perturbations de la circulation dans la commune de Yopougon à l’approche des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. L’axe Siporex-Kenya sera temporairement fermé à plusieurs reprises afin de permettre le bon déroulement des répétitions des festivités officielles.

Selon un communiqué consulté ce vendredi, ces restrictions concernent les 26 et 31 juillet ainsi que les 2, 4 et 5 août 2026. Le ministère précise que la circulation sera interrompue de 8 heures à 16 heures durant chacune de ces journées de répétition. Une mesure qui vise à sécuriser les préparatifs du défilé et à garantir le bon déroulement des différentes séquences prévues dans le cadre des cérémonies officielles.

Afin de limiter les perturbations sur le réseau routier, les autorités annoncent la mise en place d’un plan de circulation alternatif destiné à faciliter les déplacements des automobilistes pendant toute la durée des fermetures. Les conducteurs sont invités à anticiper leurs trajets et à privilégier les itinéraires de déviation qui seront indiqués sur le terrain.

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Les autorités présentent leurs excuses pour les désagréments que pourraient occasionner ces restrictions temporaires de circulation. Elles invitent également les usagers de la route à faire preuve de compréhension et à respecter les consignes des forces de l’ordre mobilisées pour encadrer les répétitions des festivités.

CHU de Bouaké : une tentative d’enlèvement d’un adolescent hospitalisé déjouée

Une tentative d’enlèvement visant un adolescent hospitalisé au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bouaké a été déjouée dans la soirée du jeudi 23 juillet 2026, grâce à la vigilance d’une accompagnante, du personnel soignant et des agents de sécurité de l’établissement.

Dans un communiqué, la Direction générale du CHU indique que les faits se sont produits aux alentours de 21 heures au sein du service de pédiatrie. Selon les premiers éléments, un taxi communal transportant trois personnes, dont une femme et deux hommes, s’est présenté devant le pavillon de pédiatrie.

 

Des visiteurs aux intentions suspectes

Deux des occupants se sont fait passer pour des visiteurs afin d’obtenir l’autorisation d’accéder au service. Une fois à l’intérieur, ils se sont dirigés vers un adolescent de 13 ans, hospitalisé dans la salle 4, lit 34, avec l’intention de le faire sortir de l’hôpital. Leur comportement a toutefois attiré l’attention d’une parente d’un autre patient présente dans la chambre.

Soupçonnant une anomalie, cette dernière a demandé à la femme de préciser son lien de parenté avec le jeune patient. Les réponses contradictoires de la suspecte ont immédiatement éveillé les soupçons. Alertés, les autres accompagnants ainsi que le personnel soignant sont rapidement intervenus, contraignant les deux individus à abandonner leur tentative et à quitter précipitamment le service.

 

Une suspecte arrêtée, deux complices en fuite

Informés de la situation, les agents de sécurité ont intercepté le taxi au portail du CHU. Ils ont réussi à retenir la femme, tandis que le chauffeur a pris la fuite avec les deux autres occupants. L’administrateur de garde a aussitôt alerté le commissariat du 3ᵉ arrondissement de Bouaké. Une équipe de police conduite par le lieutenant Touré est intervenue sur les lieux et a procédé à l’interpellation de la suspecte afin de poursuivre les investigations. Les recherches se poursuivent pour retrouver les deux complices en fuite.

Dans son communiqué, la Direction générale du CHU de Bouaké salue la réactivité de l’ensemble des personnes mobilisées.

« La vigilance exemplaire d’une parente de malade, du personnel de santé, des agents de sécurité et de l’Administrateur de garde a permis de déjouer l’enlèvement de l’enfant », souligne l’établissement.

La direction estime également que cet incident démontre l’importance des dispositifs de contrôle d’accès et des mesures de sécurité déployés au sein de l’hôpital. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances de cette tentative d’enlèvement et d’identifier les personnes toujours recherchées.

Mercato : le Real Madrid prépare une nouvelle offensive à plus de 100 millions d’euros pour Yan Diomandé

Après le rejet d’une première offre estimée à 100 millions d’euros, le Real Madrid ne compte pas abandonner la piste menant à l’international ivoirien de 19 ans. Selon plusieurs sources concordantes, le club espagnol prépare une nouvelle proposition afin de convaincre le RB Leipzig de laisser partir l’un des jeunes joueurs les plus prometteurs du football européen.

Sous contrat avec le club allemand jusqu’en 2030, l’ailier ivoirien demeure l’une des priorités madrilènes de ce mercato estival. D’après les informations relayées par la presse spécialisée, la première offre madrilène s’élevait à 90 millions d’euros, auxquels s’ajoutaient 10 millions d’euros de bonus. Une proposition que les dirigeants de Leipzig ont jugée insuffisante.

En interne, José Mourinho continuerait de pousser pour le recrutement de Yan Diomandé. L’entraîneur portugais souhaite renforcer les couloirs offensifs avec un joueur capable d’apporter davantage de vitesse, de percussion et de créativité. Grâce à sa polyvalence sur les deux ailes et à sa capacité à éliminer ses adversaires en un contre un, le jeune Ivoirien correspond parfaitement au profil recherché par le technicien madrilène.

 

Une saison qui a fait exploser sa valeur

Yan Diomandé sort d’une saison particulièrement remarquée sous les couleurs du RB Leipzig. L’ancien joueur de Leganés a disputé 46 rencontres toutes compétitions confondues, inscrivant 15 buts et délivrant 11 passes décisives.

Le Paris Saint-Germain suit également le dossier de près. Selon plusieurs médias spécialisés, le club parisien aurait déjà trouvé un accord avec le joueur sur les conditions personnelles d’un éventuel contrat. En revanche, aucun accord n’a encore été conclu entre le PSG et le RB Leipzig concernant le montant du transfert.

De son côté, le journaliste spécialisé Fabrizio Romano affirme que Yan Diomandé se montre désormais favorable à une arrivée au Real Madrid, à condition que les deux clubs trouvent un terrain d’entente dans les prochains jours.

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Face à la fermeté du RB Leipzig, le Real Madrid prépare une nouvelle offensive qui pourrait dépasser les 100 millions d’euros. Le club allemand, lui, continue d’afficher sa volonté de conserver son jeune attaquant au moins une saison supplémentaire. Les prochains jours s’annoncent donc déterminants pour l’avenir de l’international ivoirien, devenu l’un des dossiers les plus suivis de ce mercato estival.

Accident Touba-Biankouma : le gouvernement suspend Diarra Transport après les premières conclusions de l’enquête

Le gouvernement ivoirien durcit le ton à la suite du grave accident de la circulation survenu le 13 juillet 2026 sur l’axe Touba-Biankouma. Après les investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le ministère des Transports et des Affaires maritimes a annoncé une série de sanctions administratives contre la société Diarra Transport, dont l’un des autocars est impliqué dans le drame.

Les premières conclusions de l’enquête mettent en évidence plusieurs violations des dispositions de la loi d’orientation du transport intérieur et de la réglementation relative au contrôle technique des véhicules de transport de passagers.

 

La carte de transporteur de Diarra Transport suspendue

Au regard des irrégularités constatées, le ministre des Transports et des Affaires maritimes a décidé de suspendre immédiatement la carte de transporteur de Diarra Transport, sans préjudice de la procédure judiciaire en cours. Cette mesure interdit à l’entreprise de poursuivre ses activités jusqu’à la régularisation de sa situation et à l’exécution des décisions prises par les autorités.

Le ministère ordonne également le transfert immédiat de l’ensemble des autocars de Diarra Transport à Abidjan. Les véhicules feront l’objet d’une inspection technique approfondie et d’une vérification administrative en présence des services compétents. Par ailleurs, la société devra démontrer que chacun de ses conducteurs est titulaire du Certificat d’aptitude de conducteur routier (CACR) avant toute éventuelle reprise de ses activités.

Outre les sanctions administratives, Diarra Transport devra s’acquitter de l’intégralité des infractions routières impliquant ses autocars. L’entreprise devra également prendre en charge l’ensemble des frais justifiés engagés à la suite de l’accident, conformément aux décisions du ministère. Ces mesures restent en vigueur jusqu’à leur exécution complète.

LIRE AUSSI : Accident de Touba-Biankouma : 39 morts, l’enquête révèle des défaillances majeures du car Diarra Transport

Les autorités invitent l’ensemble des professionnels du transport ainsi que les usagers de la route à respecter scrupuleusement le Code de la route et la réglementation en vigueur afin de prévenir de nouveaux drames. L’enquête judiciaire ouverte après l’accident se poursuit parallèlement aux mesures administratives prises par le ministère.

 

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Monnaie unique ECO : Ahoua Don Mello interpelle Alassane Ouattara et critique le rôle de la France

La décision des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de confier au président ivoirien, Alassane Ouattara, la conduite du processus de création de l’ECO d’ici à 2027 continue de susciter des réactions. Dans une tribune publiée le 24 juillet, Ahoua Don Mello, ancien ministre et ex-directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), appelle le chef de l’État ivoirien à assumer pleinement cette responsabilité qu’il juge décisive pour l’avenir de l’intégration monétaire régionale.

L’ancien ministre rappelle qu’à l’issue du sommet de la CEDEAO tenu le 19 juillet 2026 à Freetown, les dirigeants ouest-africains ont confié à Alassane Ouattara la coordination des travaux devant aboutir au lancement de la monnaie unique.

« En confiant à Alassane Ouattara la conduite des opérations de la création de la monnaie unique d’ici 2027, les chefs d’État de l’Afrique de l’Ouest mettent le président ivoirien devant ses responsabilités », écrit-il.

 

La France au cœur des critiques de Don Mello

Dans sa tribune, Ahoua Don Mello soutient que les principaux obstacles à la mise en œuvre de l’ECO ne relèvent pas uniquement des difficultés économiques des États membres, mais également des accords monétaires qui lient les pays de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) à la France. Selon lui, Paris n’aurait aucun intérêt à voir émerger une monnaie régionale totalement indépendante et chercherait à préserver le système actuel autour du franc CFA.

L’ancien ministre revient notamment sur le sommet d‘Abuja de juin 2019, estimant que les réformes annoncées à cette période auraient dû conduire à la disparition de la garantie française et de l’arrimage fixe entre le franc CFA et l’euro. Il affirme que l’intervention de la France aurait favorisé un « ECO-CFA » au détriment d’une monnaie pleinement souveraine.

Les autorités françaises rejettent toutefois cette lecture des événements. Paris rappelle avoir appliqué les réformes annoncées en 2019, notamment la suppression de l’obligation de déposer une partie des réserves de change auprès du Trésor français, le retrait des représentants français des instances de gouvernance de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ainsi que le transfert de la responsabilité politique du projet de réforme monétaire aux États ouest-africains.

En revanche, la garantie de convertibilité du franc CFA et son arrimage fixe à l’euro demeurent en vigueur. Les autorités françaises présentent ce mécanisme comme un facteur de stabilité macroéconomique, tandis que ses détracteurs y voient le maintien d’une influence française sur les politiques monétaires de la région.

 

Le franc CFA, un débat toujours aussi clivant

La question du franc CFA continue d’alimenter un vif débat en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Ses défenseurs mettent en avant la stabilité monétaire, la faible inflation et la crédibilité financière qu’offre cette devise utilisée par quatorze pays africains. À l’inverse, les partisans d’une rupture estiment que ce système limite la souveraineté économique des États et freine leur compétitivité. S’inscrivant dans cette dernière approche, Ahoua Don Mello considère que l’avenir de l‘ECO dépend avant tout d’une décision politique des dirigeants de la région.

« Seule une véritable volonté politique affirmant la primauté des intérêts de la CEDEAO face aux intérêts externes à la CEDEAO peut permettre de tirer profit des opportunités qu’offre l’ECO », affirme-t-il.

Au-delà de ses critiques, l’ancien ministre plaide pour le respect des critères de convergence économique, une meilleure valorisation des réserves aurifères des États membres et la constitution de réserves financières régionales capables de soutenir la future monnaie.

LIRE AUSSI : ECO 2027 : la CEDEAO confirme le lancement progressif de la monnaie unique ouest-africaine

Fidèle à ses positions souverainistes, il réaffirme son opposition au franc CFA, qu’il qualifie d’« arme du crime », estimant que seule une monnaie véritablement indépendante, portée par « un ambitieux projet politique », permettra à la CEDEAO de renforcer son intégration économique et monétaire.

 

Ahoua Don Mello
© Ahoua Don Mello