Finale de la CAN 2025 : le TAS fixe au 8 octobre l’audience du recours du Sénégal contre la CAF et le Maroc

Le différend qui oppose la Fédération sénégalaise de football (FSF) à la Confédération africaine de football (CAF) et à la Fédération royale marocaine de football (FRMF) connaît une nouvelle avancée. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé la tenue d’une audience le 8 octobre 2026 à son siège de Lausanne, en Suisse, dans le cadre de l’appel déposé par la partie sénégalaise concernant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025.

Saisie le 25 mars 2026, la juridiction sportive internationale examine l’appel introduit par la FSF contre une décision de la CAF déclarant l’équipe nationale du Sénégal battue en finale de la CAN 2025 par forfait. La CAF a attribué la victoire au Maroc sur le score de 3-0 dans la décision contestée. La Fédération sénégalaise de football (FSF) saisit le TAS pour obtenir l’annulation de cette décision et faire reconnaître officiellement le Sénégal comme vainqueur de la CAN 2025.

 

Une procédure classique, une audience à huis clos

Les différentes parties n’ayant pas trouvé d’accord pour mettre en place une procédure accélérée, le dossier suit le calendrier habituel prévu par les règles du TAS. Après consultation des parties, la date du 8 octobre a été retenue. Celles-ci n’ayant pas demandé une audience publique, les débats se dérouleront à huis clos au siège du tribunal à Lausanne. À l’issue de cette audience, la formation arbitrale chargée du dossier entamera ses délibérations. Le TAS précise toutefois que la formation arbitrale ne rendra aucune décision le jour même de l’audience.

À ce stade, le Tribunal arbitral du sport indique ne pas être en mesure de communiquer une date précise pour le prononcé de sa décision. L’issue de cette procédure reste donc incertaine et pourrait avoir des conséquences importantes sur l’issue administrative de la CAN 2025, en fonction de la décision finale des arbitres.

Le TAS met en garde contre la diffusion d’informations erronées dans les médias et rappelle que seuls ses canaux officiels fournissent des informations fiables sur cette procédure. L’institution publiera toute nouvelle évolution de l’affaire exclusivement sur son site internet. Les journalistes accrédités peuvent également adresser leurs questions au service de presse du TAS.

 

TAS
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4ᵉ Pont d’Abidjan : l’État lance l’indemnisation des populations affectées par les travaux à Adjamé

Le ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier (MIER) a annoncé le démarrage de l’opération d’indemnisation des personnes affectées par les travaux de construction de la traversée d’Adjamé, qui constitue la deuxième phase du projet du 4ᵉ Pont d’Abidjan.

Dans un communiqué officiel, le ministère invite les habitants des quartiers Adjamé Village, Adjamé Mairie, Adjamé Nangui Abrogoua et Adjamé Dallas à entreprendre les démarches nécessaires afin de percevoir leurs indemnités ou de finaliser leurs dossiers d’éviction.

Les personnes ayant déjà conclu les négociations relatives à leur indemnisation peuvent se rendre au nouveau siège du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA), situé à Angré 7ᵉ Tranche, en face de la Cour des comptes, pour percevoir leurs indemnités. Les équipes du projet assurent les paiements du lundi au vendredi, de 8 heures à 15 heures.

Pour les personnes dont les dossiers sont encore en cours de traitement, le ministère les invite à se rendre à la Cellule locale de négociation d’Adjamé, installée à la Direction technique de la mairie d’Adjamé, près de Fraternité Matin. Les négociations et la signature des dossiers d’éviction s’y tiennent du mardi au vendredi, de 9 heures à 16 heures. Le ministère précise que toutes les informations relatives aux documents administratifs à fournir sont disponibles sur les réseaux sociaux officiels de la Cellule de coordination du PTUA et du 4ᵉ Pont d’Abidjan.

Le ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier remercie les populations concernées pour leur collaboration et les encourage à accomplir les formalités requises dans les meilleurs délais afin de faciliter la poursuite des travaux de cette infrastructure majeure, destinée à améliorer durablement la mobilité dans le district autonome d’Abidjan.

Ministère des Infrastructures et de l'Entretien routier
© Ministère des Infrastructures et de l'Entretien routier

Revue de presse du 24 juin : orpaillage illégal, sécurité routière et PDCI-RDA au cœur de l’actualité nationale

La lutte contre l’orpaillage illégal, les nouvelles mesures contre l’incivisme routier et le report du Bureau politique du PDCI-RDA occupent une place centrale dans les journaux ivoiriens parus ce vendredi 24 juillet 2026. Les quotidiens reviennent notamment sur les décisions prises lors du Conseil national de sécurité présidé par Alassane Ouattara ainsi que sur les réactions politiques autour de l’actualité nationale.

 

Orpaillage illégal : la presse salue une offensive renforcée de l’État

La lutte contre l’exploitation clandestine de l’or s’impose comme l’un des principaux sujets développés par les journaux ivoiriens. Les tabloïds reviennent largement sur les résultats présentés à l’issue du Conseil national de sécurité tenu jeudi 23 juillet 2026 sous la présidence du chef de l’État Alassane Ouattara.

À sa Une, Le Patriote titre : « Orpaillage clandestin : Les chiffres d’une traque sans merci », en mettant en avant le bilan des opérations menées depuis 2021. Le journal rappelle notamment le démantèlement de plus de 8 500 sites illégaux, le déferrement de 4 474 individus devant la justice ainsi que la saisie de près d’un milliard de FCFA et d’environ 136 kilogrammes d’or.

De son côté, Le Jour Plus évoque une « guerre totale déclarée aux orpailleurs illégaux », après les nouvelles instructions données par le président Alassane Ouattara au gouvernement pour intensifier la riposte contre ce phénomène.

Les journaux insistent également sur l’élargissement du dispositif de lutte contre l’orpaillage clandestin. Le Matin souligne que plusieurs acteurs sont désormais appelés à renforcer leur implication, notamment les Forces de défense et de sécurité, les autorités administratives et traditionnelles, les comités départementaux de sécurité ainsi que les représentations diplomatiques des pays d’origine des orpailleurs étrangers.

Sécurité routière : le gouvernement veut renforcer les contrôles

L’autre dossier mis en avant par les journaux concerne la lutte contre l’incivisme routier. À l’issue du Conseil national de sécurité, le président Alassane Ouattara a demandé un renforcement des contrôles techniques des véhicules et une application plus stricte des règles de circulation.

L’Inter titre sur « Des contrôles techniques plus rigoureux pour les véhicules », tandis que Liberté affiche : « Accidents et incivisme sur les routes : Ouattara veut la fermeté ». Ces décisions interviennent après plusieurs accidents graves enregistrés récemment sur les axes Niakara-Katiola et Touba-Biankouma.

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PDCI-RDA : le report du Bureau politique après le décès d’Émile Constant Bombet

Sur le terrain politique, les journaux consacrent également leurs Unes au report de la 20ᵉ réunion du Bureau politique du PDCI-RDA, initialement prévue samedi 25 juillet 2026.

La direction du parti a annoncé le report de cette rencontre après le décès du vice-président Émile Constant Bombet. Dernière Heure Monde précise que cette décision n’est pas liée aux questions judiciaires, mais uniquement au deuil qui frappe la formation politique. Le Nouveau Réveil estime pour sa part que « le président Thiam reporte le Bureau politique pour porter le deuil de Bombet ».

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Le journal Le Patriote revient toutefois sur les tensions internes au sein du parti, affirmant que Valérie Yapo et plusieurs autres responsables avaient déjà annoncé leur absence à cette réunion.

 

PPA-CI : la polémique autour des propos d’Amadou Coulibaly se poursuit

La presse revient enfin sur les réactions suscitées par les déclarations du ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, visant l’ancien président Laurent Gbagbo.

Selon Le Quotidien d’Abidjan, plusieurs responsables du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) ont exprimé leur indignation. Odette Lorougnon estime que ces propos « relèvent d’un manque d’arguments », tandis que Konan Kouadio Siméon dénonce « la maladresse et l’irresponsabilité » d’un tel discours.

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Entre sécurité nationale, enjeux économiques liés aux ressources minières et recomposition politique, les journaux ivoiriens dressent ainsi le portrait d’une actualité dominée par les décisions de l’État et les débats autour des grands défis du pays.

Vols de motos en Côte d’Ivoire : le parquet annonce une « extrême sévérité » après la condamnation des meurtriers d’un livreur Yango

Après la condamnation à la prison à vie des principaux auteurs de l’assassinat du livreur Yango Amidou Koné, le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan a lancé une mise en garde ferme contre les auteurs de vols de motos. Face à la multiplication des agressions visant les conducteurs de deux-roues, le parquet promet d’appliquer toute la rigueur de la loi.

La justice ivoirienne veut envoyer un signal fort. À la suite du verdict rendu jeudi 23 juillet 2026 dans l’affaire de l’assassinat d’Amidou Koné, un livreur Yango tué lors d’une attaque pour le vol de sa moto, le procureur de la République a annoncé une réponse judiciaire sans concession contre les auteurs de ce type d’infractions. Dans un communiqué, le représentant du ministère public a averti qu’il fera preuve d’une « extrême sévérité » envers les personnes impliquées dans les vols violents de motos.

« Le procureur de la République tient à mettre en garde fermement les auteurs de ces actes inacceptables et indique qu’il fera preuve à leur encontre d’une extrême sévérité afin de leur faire subir toute la rigueur de la loi pénale », précise le document.

 

Une condamnation exemplaire après le meurtre d’un livreur Yango

Cette mise en garde intervient quelques heures après le verdict prononcé dans l’affaire Amidou Koné. Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2026, aux environs de 3 heures du matin, un groupe de jeunes armés de machettes et de couteaux a agressé le livreur Yango.

Les assaillants avaient emporté sa moto après l’avoir mortellement attaqué, provoquant une vive émotion au sein de la population. À l’issue des investigations, les services de police ont interpellé quatre suspects et les ont poursuivis pour vol de nuit en réunion et à main armée ayant entraîné la mort, recel d’une motocyclette volée et association de malfaiteurs. Le tribunal correctionnel d’Abidjan a ensuite déclaré les quatre prévenus coupables des faits qui leur étaient reprochés.

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Les deux autres prévenus poursuivis pour recel de la moto volée, ont écopé de 10 ans d’emprisonnement ferme ainsi que d’une amende de 3 millions de FCFA. En plus des peines de prison, la justice a condamné solidairement les quatre accusés à verser 200 millions de FCFA de dommages et intérêts à la famille de la victime ainsi qu’à sa compagne.

Les autorités judiciaires rappellent que les vols de deux-roues accompagnés de violences graves feront désormais l’objet de sanctions particulièrement sévères, conformément aux dispositions du Code pénal ivoirien.

Préparatifs du 7 août : un caporal de l’Armée de l’Air meurt lors d’un exercice de parachutisme à Yamoussoukro

Les Forces armées de Côte d’Ivoire sont en deuil. Le Caporal SERI Godei Kévin, de l’Armée de l’Air, a perdu la vie le mercredi 22 juillet 2026 à Yamoussoukro lors d’un exercice de saut en parachute organisé dans le cadre des préparatifs du défilé militaire de la fête de l’Indépendance. L’État-Major Général des Armées a annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances exactes de l’accident.

Le drame s’est produit au cours d’un exercice de parachutisme auquel participait le Caporal SERI Godei Kévin. Selon le communiqué de l’État-Major Général des Armées, le militaire effectuait un saut d’entraînement dans le cadre de la préparation des festivités du 7 août lorsqu’il a trouvé la mort. L’institution militaire a confirmé le décès du sous-officier, sans donner davantage de précisions sur les circonstances de l’accident.

 

Des circonstances encore à éclaircir

Selon des informations circulant sur place, mais qui n’ont pas été confirmées par l’État-Major, le parachute de secours du militaire ne se serait pas déployé après une défaillance du parachute principal. Le caporal aurait alors chuté lourdement au sol et serait décédé sur le coup.

À ce stade, ces éléments restent à confirmer par les autorités militaires. Afin de faire toute la lumière sur ce drame, l’État-Major Général des Armées a ouvert une enquête. Les investigations devront déterminer si l’accident résulte d’une défaillance technique du matériel, d’une erreur humaine ou de tout autre facteur. Aucune date n’a été avancée pour la publication des conclusions de cette enquête.

 

Le premier décès des préparatifs du 7 août

Ce drame intervient à quelques jours des célébrations de la fête de l’Indépendance, prévues les 6 et 7 août 2026. Plus de 5 000 militaires sont actuellement mobilisés pour préparer les différentes cérémonies, notamment le traditionnel défilé militaire. Les exercices de parachutisme font partie des entraînements destinés à assurer le bon déroulement des démonstrations prévues lors de ces festivités nationales.

Le Caporal SERI Godei Kévin devient ainsi le premier militaire ivoirien à perdre la vie dans le cadre des préparatifs de cette édition de la fête de l’Indépendance, un drame qui relance les interrogations sur les conditions de sécurité des entraînements militaires à haut risque.

En dehors du communiqué annonçant le décès du Caporal SERI Godei Kévin et l’ouverture d’une enquête, le ministère de la Défense n’a publié aucune autre réaction officielle. Les autorités n’ont pas encore précisé les modalités de l’hommage qu’elles rendront au militaire disparu.

 

Ministère de la Défense - RCI
© Ministère de la Défense - RCI

PDCI-RDA : le Bureau politique reporté après le décès du vice-président Émile Constant Bombet

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) a décidé de reporter la 20ᵉ réunion de son Bureau politique, initialement prévue le samedi 25 juillet 2026. Cette décision fait suite au décès du vice-président du parti, Émile Constant Bombet, survenu le mercredi 22 juillet.

Le PDCI-RDA revoit son calendrier politique. Dans un communiqué publié ce jeudi 23 juillet 2026 et signé par le président du parti, Tidjane Thiam, ainsi que par le directeur de cabinet, Alain Cocauthery, la direction a annoncé le report de la 20ᵉ réunion du Bureau politique. Cette décision intervient au lendemain de la disparition d’Émile Constant Bombet, vice-président du PDCI-RDA, ancien ministre d’État, ministre de l’Intérieur et coordonnateur des activités des vice-présidents du parti.

Selon le communiqué, la réunion du Bureau politique se tiendra à une date ultérieure qui sera communiquée prochainement. En attendant cette nouvelle convocation, la direction appelle les membres de l’instance à demeurer mobilisés.

« Nous savons pouvoir compter sur la compréhension de tous », indique le document officiel.

La disparition d’Émile Constant Bombet plonge le PDCI-RDA dans le deuil. Le PDCI-RDA inhumera dans les prochains jours Émile Constant Bombet, figure historique du parti et ancien haut responsable de l’État ivoirien. À cette occasion, la direction du parti a présenté ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble des militants, saluant la mémoire d’un dirigeant qui a marqué la vie du PDCI-RDA.

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PDCI-RDA
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Sécurité en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara durcit le ton contre l’orpaillage illégal et l’incivisme routier

Le président de la République, Alassane Ouattara, a présidé, ce jeudi 23 juillet 2026, au Palais de la Présidence, une réunion du Conseil national de sécurité (CNS) consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire ivoirien.

À l’issue des travaux, le Conseil a constaté que le climat sécuritaire demeure globalement stable, grâce aux nombreuses opérations de sécurisation menées par les Forces de défense et de sécurité. Les autorités se sont notamment félicitées de la baisse de plusieurs formes de criminalité, en particulier les attaques de domiciles, les braquages de commerces ainsi que les agressions perpétrées par les coupeurs de route.

Le Conseil a toutefois relevé que les assassinats, les vols de véhicules et les accidents graves de la circulation demeurent des sujets de préoccupation qui nécessitent une vigilance accrue.

 

Accidents de la route : Ouattara exige des contrôles plus stricts

Revenant sur les récents accidents meurtriers enregistrés sur les axes Niakara-Katiola et Touba-Biankouma, le chef de l’État a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa compassion aux personnes touchées par ces drames. Face à la recrudescence des accidents, Alassane Ouattara a dénoncé l’incivisme de certains conducteurs et la circulation de véhicules présentant des défaillances techniques.

Il a ainsi instruit le Premier ministre de renforcer les contrôles techniques des véhicules et de veiller à une application plus rigoureuse du Code de la route afin de réduire les accidents liés aux comportements irresponsables.

 

Orpaillage illégal : un bilan musclé, mais un phénomène toujours préoccupant

Le Conseil national de sécurité a également passé en revue les résultats de la lutte contre l’orpaillage clandestin, conduite par le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI), créé en 2021. Selon les chiffres présentés, les opérations menées entre 2021 et le premier semestre 2026 ont permis de démanteler plus de 8 500 sites d’orpaillage illégal.

Les forces engagées ont également déféré 4 474 personnes devant la justice, dont 65 % de ressortissants étrangers. Le dispositif a en outre permis de saisir plus de 960 millions de FCFA ainsi qu’environ 136 kilogrammes d’or, tout en procédant à la confiscation et à la destruction de nombreux engins et matériels utilisés sur les sites clandestins.

 

Le chef de l’État ordonne un renforcement de la riposte

Malgré ces résultats, le Conseil a déploré la persistance, voire l’extension, de l’orpaillage illégal sur l’ensemble du territoire national. Considérant cette activité comme une menace pour la sécurité nationale, l’environnement et l’économie, Alassane Ouattara a demandé au gouvernement de renforcer la réponse de l’État.

Le président de la République a notamment ordonné :

  • une plus grande implication des préfets, des autorités administratives, traditionnelles et coutumières ainsi que des Forces de défense et de sécurité à travers les Comités départementaux de sécurité et les Cellules civilo-militaires ;
  • le renforcement de la coopération avec les représentations diplomatiques des pays d’origine des orpailleurs étrangers afin de faciliter leur sensibilisation et leur rapatriement ;
  • l’application stricte des sanctions prévues par la législation contre toute personne physique ou morale impliquée dans cette activité illicite ;
  • le renforcement des moyens opérationnels du GS-LOI et des unités de sécurité intervenant sur le terrain.

 

Le chef de l’État a également demandé au Premier ministre de présenter, dans les meilleurs délais, une communication en Conseil des ministres sur le renforcement du dispositif de lutte contre l’orpaillage clandestin.

 

Yopougon accueillera les festivités du 66e anniversaire de l’indépendance

Le Conseil national de sécurité a par ailleurs validé l’organisation des célébrations du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire dans la commune de Yopougon.

Les festivités se dérouleront les 6 et 7 août 2026 autour du thème : « Forces de Défense et de Sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement ». Au total, 5 423 éléments des Forces de défense et de sécurité seront mobilisés pour assurer le bon déroulement de l’événement.

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Des délégations officielles du Bénin, du Gabon, de la Guinée et de l’Inde, pays invité d’honneur, prendront également part aux célébrations.

À l’issue de la réunion, Alassane Ouattara a salué le travail accompli par les Forces de défense et de sécurité, tout en les invitant à maintenir leurs efforts afin de préserver le climat de paix et de stabilité dont bénéficie la Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie. Le chef de l’État a enfin appelé les populations à participer massivement aux festivités de la Fête nationale et à adopter des comportements responsables pour contribuer à leur réussite sur l’ensemble du territoire national.

 

Affaire Maa Bio : après les propos visant l’enfant autiste de son ex, le ministère saisit les autorités compétentes

Une nouvelle controverse secoue les réseaux sociaux ivoiriens. L’influenceuse Yelene Virginie, connue sous le pseudonyme de Maa Bio, est au cœur d’une vague de critiques après la diffusion d’une vidéo dans laquelle elle tient des propos visant le fils autiste de son ex-compagnon, Ulrich Jordan.

Très rapidement relayée sur les plateformes numériques, la séquence a provoqué une forte émotion au sein de l’opinion publique. Au-delà d’un conflit personnel entre deux anciens partenaires, cette affaire soulève des interrogations sur la protection des enfants et le respect des personnes vivant avec un handicap.

 

Des excuses publiques qui peinent à convaincre

Face à l’ampleur de la polémique, Maa Bio a publié une vidéo dans laquelle elle présente ses excuses. L’influenceuse reconnaît avoir agi sous l’effet de la colère et admet avoir cherché à atteindre son ancien compagnon à travers son enfant. Elle affirme que ce dernier s’était montré particulièrement malveillant à son égard, tout en reconnaissant le caractère regrettable de ses propos.

Ces explications n’ont toutefois pas suffi à apaiser les critiques. Pour de nombreux internautes, le fait de prendre pour cible un enfant, en particulier en raison de son autisme, franchit une ligne rouge et ne peut être justifié par un différend entre adultes.

 

Une opinion publique divisée sur les responsabilités

Sur les réseaux sociaux, les réactions restent contrastées. Une partie des internautes estime que les déclarations de Maa Bio contribuent à renforcer les stéréotypes et la stigmatisation dont sont victimes les personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme ainsi que leurs familles. Plusieurs voix réclament que l’influenceuse réponde de ses actes devant les autorités compétentes.

D’autres internautes invitent cependant à replacer cette affaire dans son contexte. Selon eux, Ulrich Jordan aurait lui aussi tenu ou relayé des moqueries visant Marie Keren, la fille de Maa Bio. Ils estiment que les deux protagonistes devraient être soumis au même niveau d’exigence dès lors que des enfants sont impliqués dans leur conflit.

Face à l’ampleur prise par cette affaire, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant est intervenu officiellement. Dans un communiqué, il condamne « avec la plus grande fermeté toute atteinte à la dignité d’un enfant » et rappelle que les enfants en situation de handicap disposent des mêmes droits que tous les autres.

Le ministère souligne également que ces enfants « ont les mêmes aspirations et le même besoin d’être aimés, protégés, respectés et pleinement inclus dans notre société ».

 

Une procédure annoncée au nom de la protection de l’enfant

Les autorités rappellent que les paroles diffusées sur les réseaux sociaux peuvent avoir des conséquences durables sur les victimes et contribuer à renforcer les discriminations. Estimant la gravité des faits, le ministère a saisi les autorités compétentes pour qu’elles donnent les suites judiciaires appropriées, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Cette intervention officielle fait entrer l’affaire dans une nouvelle phase. Au-delà de la polémique entre deux influenceurs, le dossier relance le débat sur la responsabilité des créateurs de contenus, la protection des mineurs dans l’espace numérique et la lutte contre les discriminations liées au handicap.

 

Nassénéba Touré
© Nassénéba Touré

Meurtre d’un livreur Yango à Abidjan : deux condamnations à perpétuité après une attaque à main armée

La justice ivoirienne a rendu son verdict dans l’affaire du meurtre d’Amidou Koné, un livreur Yango tué dans la nuit du 6 au 7 juillet 2026 à Abidjan. La victime avait été attaquée aux environs de 3 heures du matin par un groupe de jeunes armés de machettes et de couteaux, qui avaient emporté sa motocyclette après l’agression.

Ce drame avait suscité une vive émotion parmi les populations, notamment dans le milieu des conducteurs de deux-roues, régulièrement exposés aux agressions lors de leurs déplacements nocturnes.

 

Quatre suspects interpellés après l’enquête policière

À la suite des investigations menées par les services de police, quatre personnes ont été arrêtées puis déférées devant le parquet près le Tribunal de première instance d’Abidjan. Il s’agit de Soumahoro Souleymane, alias « Gnaimairai », âgé de 22 ans et de nationalité malienne, Traoré Blaffou, alias « Gazo », 18 ans, ainsi que Bamba Karim Kapi, 21 ans, et Bamba Nouffou, 33 ans, tous deux de nationalité ivoirienne.

Les autorités judiciaires ont poursuivi les prévenus pour plusieurs infractions, notamment le vol de nuit en réunion et à main armée ayant entraîné la mort, le recel d’une motocyclette volée ainsi que l’association de malfaiteurs.

 

Deux peines de prison à vie prononcées par le tribunal

Le tribunal correctionnel a déclaré les quatre accusés coupables des faits qui leur étaient reprochés au terme de leur procès en flagrant délit, tenu ce jeudi 23 juillet 2026. Le tribunal correctionnel a condamné Soumahoro Souleymane alias « Gnaimairai » et Traoré Blaffou alias « Gazo » à la réclusion criminelle à perpétuité pour leur implication dans l’agression mortelle.

De leur côté, Bamba Karim Kapi et Bamba Nouffou ont écopé respectivement de 10 ans d’emprisonnement et d’une amende de 3 millions de FCFA.

Au-delà des peines d’emprisonnement, les condamnés devront également verser solidairement 200 millions de FCFA de dommages et intérêts aux ayants droit d’Amidou Koné. La somme se répartit entre 100 millions de FCFA destinés à la concubine de la victime et 100 millions de FCFA accordés à sa famille.

Dans un communiqué, le procureur de la République a alerté sur la recrudescence des agressions visant les personnes circulant à moto. Face à cette situation, le parquet a assuré qu’il appliquerait une réponse judiciaire ferme contre les auteurs de ces actes, promettant de faire « subir toute la rigueur de la loi pénale » aux personnes impliquées dans ce type d’infractions.

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Cette décision judiciaire intervient dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer la lutte contre les agressions armées et les actes criminels ciblant les usagers de deux-roues dans le district d’Abidjan.

 

Police secours
© Police secours

CAN féminine 2026 : la CAF porte les primes à 3,4 milliards FCFA et offre 1,2 milliard à la championne

À quelques jours du coup d’envoi de la CAN féminine 2026, la Confédération africaine de football (CAF) franchit un nouveau cap dans son soutien au football féminin. Dans une note publiée le 22 juillet 2026, l’instance présidée par Patrice Motsepe annonce une hausse spectaculaire des récompenses financières de la compétition, avec une enveloppe globale portée à 5,8 millions de dollars (environ 3,4 milliards FCFA). La future championne d’Afrique empochera désormais 2 millions de dollars, soit près de 1,18 milliard FCFA.

La CAF augmente de 67 % le montant total des primes par rapport à la précédente édition, dont l’enveloppe s’élevait à 3,475 millions de dollars (environ 2,1 milliards FCFA). La plus forte progression concerne la récompense de la sélection victorieuse. La future championne verra sa prime doubler, passant de 1 million à 2 millions de dollars, soit près de 1,18 milliard FCFA.

Le finaliste bénéficiera également d’une revalorisation significative avec une prime de 750 000 dollars (environ 442 millions FCFA), en hausse de 50 %. L’équipe classée troisième profitera, elle aussi, d’une augmentation de 43 %.

 

Chaque sélection repartira avec une prime garantie

La CAF renforce également son soutien financier à l’ensemble des équipes qualifiées. Les 16 sélections participantes recevront chacune une prime minimale de participation de 150 000 dollars, soit environ 88 millions FCFA, contre 125 000 dollars lors de la précédente édition. Cette augmentation de 20 % vise à accompagner les fédérations dans leurs préparatifs et leurs investissements.

Depuis l’arrivée de Patrice Motsepe à la présidence de la CAF, les investissements consacrés au football féminin connaissent une progression sans précédent. En quelques années, la prime attribuée à la championne est passée de 200 000 dollars à 2 millions de dollars, soit une hausse de 900 %. Dans le même temps, l’enveloppe globale des récompenses est passée de 975 000 dollars à 5,8 millions de dollars, enregistrant une progression de 495 %.

Au-delà des récompenses financières, la CAF entend poursuivre ses investissements dans la formation, les infrastructures sportives, les compétitions de jeunes et le renforcement des capacités des fédérations nationales afin d’accélérer la professionnalisation du football féminin sur le continent.

« La CAF enregistre d’immenses progrès dans la promotion du football masculin et féminin en Afrique. Notre conviction reste inébranlable : une nation africaine sera un jour championne du monde », a affirmé l’instance.

 

Les Éléphantes à l’assaut du Maroc

La CAN féminine 2026 se disputera du 26 juillet au 16 août au Maroc. Logée dans le groupe B, la Côte d’Ivoire affrontera le Burkina Faso, l’Afrique du Sud et la Tanzanie. Dirigées par Reynald Pedros, les Éléphantes débuteront leur campagne le 27 juillet face au Burkina Faso, avant de défier l’Afrique du Sud le 31 juillet puis la Tanzanie le 4 août. En plus d’une qualification pour les phases finales, elles tenteront de profiter de cette nouvelle grille de récompenses, désormais parmi les plus importantes de l’histoire de la compétition.