Fête de l’Indépendance 2026 : pouvoir et opposition unissent leurs forces pour préparer le 7 août à Yopougon

À moins d’un mois des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance, Yopougon accélère les préparatifs. Réunis autour du député-maire Adama Bictogo, des représentants de plusieurs partis politiques ont lancé les travaux d’organisation des festivités, dans un esprit de concertation et d’unité nationale.

Lors d’une réunion tenue le lundi 13 juillet, le président du Comité d’organisation, Adama Bictogo, a réuni des représentants du RHDP, du PDCI-RDA, du FPI et du COJEP afin de mettre en place le dispositif opérationnel. Le PPA-CI, également invité, n’a pas participé à cette séance de travail.

À l’issue des échanges, quatorze commissions ont été créées pour coordonner les différents volets de l’événement, notamment la jeunesse, les femmes, les enseignants, les commerçants, le sport, la culture, la santé, la logistique et la communication. Chaque commission s’appuiera sur des sous-commissions qui intégreront des représentants des différentes sensibilités politiques et communautaires de la commune.

 

Adama Bictogo mise sur l’unité nationale

Pour le président du Comité d’organisation, la réussite des festivités repose sur une coordination efficace entre tous les acteurs. « L’atteinte des objectifs suppose une unicité de commandement », a déclaré Adama Bictogo, précisant que les vice-présidents du comité assureront la supervision des différentes commissions.

Le député-maire a également insisté sur la dimension symbolique de cette collaboration entre majorité et opposition. « Même si nous sommes en compétition politique, face à un engagement national, nous sommes ensemble », a-t-il affirmé, appelant les différentes formations politiques à harmoniser leurs messages à l’approche des célébrations.

Après Yamoussoukro (2022), Grand-Bassam (2023 et 2024) puis Bouaké (2025), c’est désormais Yopougon, la commune la plus peuplée du pays avec près de deux millions d’habitants, qui accueillera le défilé officiel sur son boulevard récemment réaménagé.

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Dans les prochaines semaines, le comité d’organisation devra finaliser l’organigramme, le calendrier de travail et le budget des différentes commissions. Le comité d’organisation tiendra également quatre réunions plénières avant le lancement officiel des festivités afin de faire du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance un rendez-vous placé sous le signe du rassemblement et de la cohésion nationale.

Santé : le gouvernement publie la liste officielle des cliniques privées autorisées en Côte d’Ivoire

Les patients peuvent désormais vérifier facilement si une clinique, une maternité, un laboratoire ou un cabinet médical exerce légalement en Côte d’Ivoire. En publiant la liste actualisée des établissements sanitaires privés autorisés, le ministère de la Santé entend renforcer la transparence du secteur et intensifier la lutte contre les cliniques clandestines.

La Direction des Établissements Privés et des Professions Sanitaires (DEPPS) a publié, le lundi 13 juillet 2026, le répertoire actualisé des établissements sanitaires privés autorisés en Côte d’Ivoire. Disponible sur la plateforme E-DEPPS, ce document recense les structures ayant obtenu une autorisation d’ouverture et d’exploitation délivrée par le ministère de la Santé.

Les établissements sont classés par région sanitaire et par district, avec des informations sur leur localisation, leur catégorie, leur promoteur ainsi que les références de leur arrêté d’autorisation.

 

Le secteur privé assure près de 40 % de l’offre de soins

Selon le ministère de la Santé, il représente près de 40 % de l’offre nationale de soins et jusqu’à 60 % à Abidjan, où se concentre la majorité des cliniques et polycliniques du pays. Parallèlement, plusieurs groupes privés investissent dans des spécialités comme la cardiologie, l’oncologie ou encore la chirurgie, renforçant les ambitions de la Côte d’Ivoire de devenir un pôle médical de référence en Afrique de l’Ouest.

Ces dernières années, les autorités ont constaté une forte prolifération d’établissements exerçant sans autorisation administrative. Une enquête nationale menée par la DEPPS en 2021 révélait que 92 % des structures privées ne disposaient pas encore d’une autorisation définitive ou d’une immatriculation complète.

Entre janvier et septembre 2024, la police sanitaire a également procédé à la fermeture de 92 établissements clandestins ou non conformes. Face à cette situation, le gouvernement affiche un objectif qui est de parvenir au « zéro clinique illégale ».

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Les inspections réalisées dans les établissements privés mettent régulièrement en évidence des insuffisances, notamment en matière de personnel qualifié, d’équipements et de respect des normes sanitaires. En publiant cette liste officielle, le ministère de la Santé entend à la fois sécuriser les patients, encourager les promoteurs à se conformer à la réglementation et améliorer durablement la qualité des soins sur l’ensemble du territoire.

Assassinat d’un livreur Yango à Abidjan : la BRI Nord démantèle le gang présumé et interpelle plusieurs suspects

Quelques jours après le meurtre d’un livreur Yango à Cocody, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) Nord a annoncé l’interpellation de plusieurs suspects, dont le présumé auteur des coups mortels. L’enquête a permis de remonter toute une filière de recel de motos volées et de retrouver le deux-roues de la victime.

Dans la nuit, aux environs de 3 heures du matin, le quartier des Vallons, à Cocody, a été le théâtre d’une violente agression. Koné Mamadou, livreur Yango et père de deux enfants, circulait à moto lorsqu’il a été pris en chasse par trois individus également à moto.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les assaillants l’ont attaqué à l’arme blanche avant de s’emparer de son engin et de prendre la fuite, laissant leur victime grièvement blessée. Le livreur, qui exerçait cette activité depuis seulement quatre mois avec une moto louée, n’a pas survécu à ses blessures.

 

La BRI Nord remonte la piste des auteurs présumés

Alertés, les enquêteurs de la BRI Nord ont rapidement ouvert une enquête. Leurs investigations les ont conduits jusqu’à Abobo, où ils ont identifié un réseau spécialisé dans le recel de motos volées. Grâce à des recoupements d’informations et à l’exploitation de plusieurs éléments techniques, les policiers ont progressivement reconstitué le circuit de revente de la moto dérobée.

Les enquêteurs ont d’abord arrêté un premier receleur identifié sous les initiales B.K, alias « Kapi ». Selon ses déclarations, il aurait acheté la moto volée pour 100 000 FCFA avant de la revendre 180 000 FCFA à un second receleur, B.D, lui aussi interpellé. Ces arrestations ont permis aux policiers de remonter jusqu’aux auteurs présumés de l’agression.

Sous la conduite des receleurs, la BRI Nord a interpellé S.S, alias « Gnaimairai », présenté comme le chef du groupe. D’après les enquêteurs, le suspect a reconnu les faits au cours de son audition. Il se serait également identifié sur des images de vidéosurveillance comme étant celui qui aurait porté les coups de couteau mortels à la victime.

Les investigations révèlent par ailleurs que ce dernier est un récidiviste déjà condamné pour plusieurs agressions visant des livreurs et des vols de motos. Il avait retrouvé la liberté environ huit mois auparavant après avoir purgé une peine de prison pour des faits similaires.

 

Un autre suspect arrêté, un troisième toujours recherché

Les policiers ont également interpellé T.B, alias « Gazo », qui aurait reconnu avoir conduit la moto utilisée lors de l’agression. En revanche, un troisième suspect, identifié sous le pseudonyme P.C, reste activement recherché. Au cours de l’opération, les enquêteurs ont saisi plusieurs pièces à conviction, notamment :

  • la moto appartenant à la victime ;
  • un couteau présumé utilisé lors de l’agression ;
  • un arrache-clou.

 

Avec ces interpellations, la BRI Nord estime avoir porté un coup important à un réseau impliqué dans les agressions de livreurs à moto. L’enquête se poursuit afin d’interpeller le dernier suspect recherché et de déterminer les éventuelles ramifications de ce groupe criminel. Les personnes mises en cause bénéficieront de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de justice.

 

Police secours
© Police secours

Asec Mimosas : près de 4 milliards FCFA générés grâce aux transferts de joueurs en 2025

Grâce à la vente de ses joueurs et aux mécanismes liés à la formation, l’Asec Mimosas a généré près de 3,8 milliards de FCFA en 2025. Ces performances financières, dévoilées dans le rapport de la direction générale avant l’Assemblée générale ordinaire du 23 août 2026, illustrent l’efficacité du modèle économique du club basé sur la détection et la valorisation des talents.

Le rapport financier de la direction générale révèle que l’Asec Mimosas a généré 3,8 milliards de FCFA grâce aux transferts définitifs de joueurs vers des clubs étrangers. Ces revenus proviennent également des mécanismes de solidarité de la Fédération internationale de football association (FIFA) ainsi que des indemnités de formation versées lors des mouvements de joueurs formés par le club.

 

Le sponsoring renforce les finances du club

Au-delà du marché des transferts, l’Asec Mimosas a également bénéficié du soutien de ses partenaires. Les contrats de sponsoring et les différentes subventions ont rapporté 917 millions de FCFA, illustrant la confiance des entreprises et des partenaires institutionnels envers le club. Les activités commerciales, notamment les camps d’entraînement, la radio du club et les recettes publicitaires, ont généré 378 millions de FCFA supplémentaires.

Malgré une saison réussie sur le plan sportif, les recettes des jours de match demeurent particulièrement faibles. Le rapport indique que la billetterie n’a rapporté que 6,18 millions de FCFA sur l’ensemble de l’exercice 2025, alors même que l’Asec Mimosas a remporté le championnat national et disputé la Coupe nationale ainsi que des compétitions africaines.

La prochaine Assemblée générale ordinaire, prévue le 23 août 2026 à la Bourse du Travail de Treichville, permettra aux dirigeants de présenter aux sociétaires les résultats financiers ainsi que les perspectives du club. Le document confirme que l’Asec Mimosas continue de bâtir son développement économique sur la formation, la valorisation de ses jeunes talents et leur transfert vers les grands championnats internationaux.

Fondé il y a 78 ans, l’Asec Mimosas demeure le club le plus titré du football ivoirien avec un palmarès comprenant notamment 30 titres de champion de Côte d’Ivoire, 21 Coupes nationales, 16 Supercoupes Félix Houphouët-Boigny, ainsi qu’une Ligue des champions de la CAF, une Supercoupe de la CAF et une Coupe de l’UFOA.

 

Roger Ouégnin
© Roger Ouégnin

Affaire KDS : 20 ans de prison requis contre les dirigeants et plus de 81 milliards FCFA de sanctions

Le procès de la société KDS a franchi une étape décisive. À l’issue de ses réquisitions, le parquet a demandé de lourdes peines contre les principaux dirigeants de l’entreprise, poursuivis pour escroquerie par appel public à l’épargne et blanchiment de capitaux. Le verdict est attendu le 29 juillet 2026.

Le ministère public a requis 20 ans de prison ferme contre le dirigeant de KDS ainsi que contre sa co-prévenue, jugés coupables d’escroquerie par appel public à l’épargne et de blanchiment de capitaux. Le parquet a également demandé leur condamnation au paiement solidaire de 30,715 milliards de FCFA. La co-prévenue, absente à l’audience, fait l’objet d’un mandat d’arrêt.

 

Une amende de 51 milliards FCFA contre la société KDS

Le parquet a aussi requis une sanction financière de 51 milliards de FCFA contre la société KDS, poursuivie en tant que personne morale pour les mêmes infractions. Au total, les réquisitions du ministère public représentent plus de 81 milliards de FCFA de sanctions financières à l’encontre des dirigeants et de l’entreprise.

Le ministère public s’est également prononcé contre un troisième prévenu, chargé de déposer les fonds de KDS dans les établissements bancaires. Reconnu coupable de blanchiment de capitaux, il encourt sept ans de prison ainsi qu’une amende de 11 milliards de FCFA, selon les réquisitions du parquet.

Au total, des milliers d’épargnants réclament plusieurs milliards de francs CFA en réparation des préjudices subis. Parmi eux figurent notamment :

  •  528 victimes, elles demandent 4 milliards FCFA;
  • 777 victimes, elles demandent six milliards FCFA;
  •  248 victimes, elles réclament 1.157.930.000 FCFA; 
  • 15 victimes, 286 millions FCFA; 
  • Collectifs des militaires et paramilitaires: 99 victimes, recalaient 287 millions FCFA;
  • Collectif des ex-agents de KDS (CEASI-KDS), 1750 victimes, réclament 8.389.717.000 FCFA;
  • D’autres victimes qui se sont présentées individuellement et qui ont réclamé respectivement, 25 millions FCFA, 920.000 FCFA et 1,8 million FCFA

 

Après les réquisitions du parquet et les demandes des parties civiles, le tribunal met désormais l’affaire en délibéré. Le jugement est attendu le 29 juillet 2026, une décision particulièrement attendue par les milliers de victimes de ce dossier qui figure parmi les plus importantes affaires présumées d’escroquerie financière examinées ces dernières années en Côte d’Ivoire.

 

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Drame dans le Bafing : un car chute dans le fleuve, au moins 14 morts et 40 blessés

Un grave accident de la circulation a frappé la région du Bafing ce lundi 13 juillet 2026. Un car de transport en commun en provenance d’Odienné a quitté la chaussée avant de plonger dans le fleuve Bafing, à hauteur du village de Bafingdala. Le bilan provisoire communiqué par les autorités fait état de 14 morts et de 40 blessés.

Le drame s’est produit au niveau du village de Bafingdala, situé à une cinquantaine de kilomètres de Touba. Selon les premières informations, un car de la compagnie Diarra Transport, en provenance d’Odienné, est sorti de la route avant de tomber dans le fleuve Bafing. La violence de l’accident a provoqué un lourd bilan humain. L’Office national de la protection civile (ONPC) fait état, à ce stade, de 14 personnes décédées et de 40 passagers blessés.

 

Les secours mobilisés pour retrouver d’éventuelles victimes

Dès l’alerte, les équipes de secours se sont déployées sur les lieux afin de porter assistance aux passagers. Les opérations de recherche et d’évacuation se sont révélées particulièrement complexes en raison de la chute du véhicule dans le fleuve. Les secours poursuivent leurs interventions afin de retrouver d’éventuelles victimes supplémentaires et de sécuriser la zone.

Les blessés ont été évacués vers l’Établissement public hospitalier régional (EPHR) de Touba ainsi que vers l’Établissement public hospitalier départemental (EPHD) de Biankouma, où ils reçoivent les soins nécessaires.

Les circonstances exactes de cette sortie de route restent à déterminer. Les premières interrogations portent sur une possible défaillance mécanique ou une erreur de conduite. À ce stade, aucune hypothèse officielle n’a toutefois été confirmée. Les enquêtes ouvertes par les autorités devront établir les causes précises de cet accident.

Ce drame relance le débat sur la sécurité routière en Côte d’Ivoire, où les accidents impliquant des véhicules de transport en commun continuent de faire de nombreuses victimes. L’entretien des véhicules, le respect du code de la route, les conditions de transport des passagers et la prévention des accidents demeurent parmi les principaux défis des autorités.

Les familles des victimes attendent désormais l’identification des personnes décédées et des informations sur leurs proches, tandis que les autorités locales suivent l’évolution des opérations de secours. Les prochaines heures devraient permettre de préciser le bilan humain ainsi que les circonstances exactes de cet accident qui endeuille une nouvelle fois les routes ivoiriennes.

PDCI-RDA : des cadres réclament un congrès extraordinaire pour remplacer Tidjane Thiam

La crise interne au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) prend une nouvelle ampleur. Réunis à Yamoussoukro, des cadres et militants ont demandé la convocation d’un Bureau politique suivie d’un congrès extraordinaire afin d’élire une nouvelle direction. En cause : l’absence prolongée de Tidjane Thiam, qui alimente les critiques et ravive les divisions au sein du parti.

Le débat sur la gouvernance du PDCI-RDA s’est invité au lancement du « Réseau d’entraide PDCI », organisé le samedi 11 juillet 2026 à Yamoussoukro. À cette occasion, plusieurs responsables ont estimé que le séjour prolongé de Tidjane Thiam à l’étranger affaiblit le fonctionnement du parti et freine la préparation des prochaines échéances politiques.

Le président du réseau, Balou Kouakou Marchal, a notamment évoqué un « vide » à la tête de la formation politique, estimant que cette situation empêche les instances du parti de prendre les décisions nécessaires. Il s’est également inquiété du recul électoral du PDCI-RDA depuis le décès de l’ancien président Henri Konan Bédié en août 2023, appelant à l’activation des mécanismes statutaires pour sortir de la crise.

 

Un Bureau politique et un congrès extraordinaires réclamés

Les contestataires demandent désormais la convocation urgente d’un Bureau politique, suivi d’un congrès extraordinaire chargé de désigner une nouvelle direction. Parmi les voix critiques figure également Lancina Sanogo, membre du Bureau politique, qui reproche aux dirigeants actuels de privilégier les célébrations des 80 ans du parti au détriment de la restructuration de l’appareil politique. Des militants présents à Yamoussoukro ont eux aussi plaidé pour un changement de gouvernance afin d’éviter, selon eux, un affaiblissement durable du plus ancien parti politique ivoirien.

Face à ces critiques, les soutiens de Tidjane Thiam assurent que le président du PDCI-RDA continue d’exercer pleinement ses fonctions depuis l’étranger. Ils estiment que cette contestation reste le fait d’une minorité de cadres et rappellent que la direction du parti poursuit normalement ses activités. À ce stade, la direction officielle du PDCI-RDA n’a pas réagi publiquement aux demandes formulées à Yamoussoukro.

Les tensions internes ne sont pas nouvelles. Depuis son élection à la présidence du PDCI-RDA en décembre 2023, Tidjane Thiam fait face à une contestation persistante. En mai 2025, il avait présenté sa démission avant d’être réélu deux jours plus tard lors d’un congrès extraordinaire convoqué en urgence.

 

La bataille se poursuit aussi devant les tribunaux

La contestation dépasse désormais le cadre politique. Depuis mars 2026, plusieurs militants ont saisi la justice pour demander la destitution de Tidjane Thiam. Les requérants invoquent les statuts du parti, estimant que son absence prolongée à l’étranger l’empêche d’assurer pleinement ses fonctions de président. À ce jour, cinq procédures judiciaires poursuivent le même objectif, tandis que d’autres recours pourraient être déposés dans les prochaines semaines.

En parallèle des actions judiciaires, plusieurs cadres multiplient les initiatives politiques pour peser sur l’avenir du PDCI-RDA. En mars dernier, Valérie Yapo a lancé le mouvement « Héritiers pour la Démocratie et la Légalité » (HDL PDCI-RDA), présenté comme un courant interne favorable au respect des textes et à une réforme de la gouvernance du parti.

Ses initiateurs affirment vouloir restaurer la démocratie interne, renforcer les instances statutaires et préserver l’unité du PDCI-RDA à l’approche des prochaines échéances politiques.

Abidjan / Plateau : un homme sauvé après une tentative de suicide du 13ᵉ étage d’un immeuble

Une intervention rapide des secours a permis d’éviter un drame ce lundi 13 juillet 2026 au Plateau. Les sapeurs-pompiers ont maîtrisé un homme d’environ 37 ans qui menaçait de se jeter dans le vide depuis le 13ᵉ étage d’un immeuble en construction, avant de le confier aux services spécialisés pour sa prise en charge.

Les secours ont reçu à 7h59 un appel signalant une personne en détresse qui menaçait de se jeter dans le vide au Plateau, en face de la gare Sud, et ont immédiatement engagé une intervention. Alertée immédiatement, la première compagnie du Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM) a engagé un important dispositif d’intervention afin de porter assistance à la victime.

Conformément au protocole d’urgence, les sapeurs-pompiers ont dépêché un fourgon pompe-tonne (FPT), une ambulance de réanimation (AR) ainsi qu’une équipe du Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieux Périlleux (GRIMP). Sur place, les secours ont découvert un homme d’environ 37 ans perché au 13ᵉ étage d’un immeuble R+13 à usage de bureaux, actuellement en construction.

Après l’avoir sécurisée, l’équipe médicale de l’ambulance de réanimation AR 11 a prodigué les premiers soins à la victime avant de l’évacuer vers l’Hôpital Psychiatrique de Bingerville pour une prise en charge adaptée. L’opération a également mobilisé plusieurs services, notamment l’officier de garde du secteur 1, la gendarmerie et la police, présents aux côtés des équipes de secours pour sécuriser la zone.

Les secours recommandent de privilégier le dialogue avec une personne en souffrance, d’alerter rapidement les services compétents et d’éviter toute réaction pouvant aggraver la situation. Grâce à la mobilisation rapide des équipes d’intervention, une vie a pu être préservée ce lundi matin au Plateau.

 

Revue de presse du 13 juillet : PND, investissements, mines et politique : les grands sujets qui dominent ce lundi

La mobilisation record des financements du Plan national de développement (PND) 2026-2030 reste au cœur de l’actualité ivoirienne ce lundi 13 juillet 2026. Entre suivi des engagements, opportunités d’investissement, transformation des ressources minières et débats politiques, les journaux consacrent leurs principales Unes aux grands enjeux économiques et nationaux.

 

Le PND 2026-2030, nouveau symbole de confiance des investisseurs

La presse ivoirienne revient largement sur le succès du Groupe consultatif consacré au financement du PND 2026-2030, marqué par l’annonce de 47 820 milliards de FCFA d’engagements.

Plusieurs titres s’interrogent désormais sur l’étape suivante : le suivi et la concrétisation des promesses annoncées. Fraternité Matin pose ainsi la question « Groupe consultatif, et après ? », tandis que Le Matin insiste sur la mise en place d’un dispositif de coordination pour assurer le suivi du plan.

De son côté, Le Patriote met en avant le leadership du président Alassane Ouattara et les grands chantiers ouverts, alors que Tribune Ivoire estime que la mobilisation des investisseurs traduit la confiance accordée à la trajectoire économique du pays.

L’Expression évoque un « succès retentissant », pendant que Le Mandat considère que le PND est désormais « bien lancé ». RHDP 24, pour sa part, insiste sur le montant historique des financements mobilisés.

Industrie, hydraulique et mines : les secteurs prioritaires pour attirer les capitaux

Au-delà du financement global du PND, les opportunités d’investissement occupent également une place importante dans les analyses des journaux. Le Rassemblement souligne l’intérêt des entreprises françaises pour accompagner la mise en œuvre du plan national, tandis que L’Essor Ivoirien met en avant les perspectives offertes dans les secteurs de l’hydraulique, de l’assainissement et de la salubrité.

La question de la transformation locale des ressources minières africaines constitue également un autre grand thème économique. Plusieurs publications relaient le plaidoyer du ministre Sangafowa-Coulibaly en faveur d’une meilleure valorisation des minéraux critiques afin de renforcer la souveraineté économique du continent.

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Le Bélier reprend également l’appel de la Banque africaine de développement à repenser le modèle économique africain pour mieux tirer profit des ressources disponibles.

 

La scène politique reste animée

L’actualité politique continue également de retenir l’attention des journaux. Le PDCI-RDA occupe une partie importante des publications avec le lancement du « Réseau d’Entraide PDCI » à Yamoussoukro.

Le Nouveau Réveil revient sur cette initiative en évoquant une « parodie de meeting », tandis que Dernière Heure, Le Bélier et L’Héritage rapportent les déclarations de Yapo Calice depuis Paris sur la mobilisation de la diaspora et les perspectives électorales. L’Inter se fait également l’écho des réactions des responsables de base du parti.

L’opposition entre mobilisation et critiques

Les partis d’opposition poursuivent leurs prises de position. Notre Voie relaie l’appel de Pascal Affi N’Guessan à une mobilisation de l’ensemble de l’opposition autour de la réforme de l’organe électoral.

De son côté, La Voie Originale revient sur les préoccupations exprimées par la Plateforme pour l’engagement citoyen (PEC-CI) concernant la réforme électorale et les opérations de déguerpissement à Koumassi Campement.

Par ailleurs, plusieurs journaux annoncent la création prochaine d’un nouveau parti politique porté par Don Mello, une initiative qui marque une nouvelle étape dans son parcours politique.

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Faits divers : drames à Bouaké et Séguéla

L’actualité nationale est aussi marquée par plusieurs faits divers. Plusieurs quotidiens reviennent sur l’effondrement d’un fromager centenaire à Bouaké, un drame qui a causé la mort de trois personnes.

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À Séguéla, des affrontements liés à l’orpaillage clandestin ont également fait plusieurs victimes, selon les informations rapportées par certains journaux.

Fiscalité, sécurité et services publics au menu

Sur le plan institutionnel, la 24ᵉ édition du Prix d’excellence de la Direction générale des Impôts (DGI) est largement commentée. Plusieurs titres célèbrent la performance fiscale et l’excellence administrative. La facture normalisée électronique fait également l’objet d’articles consacrés à ses avantages pour la modernisation de la gestion fiscale.

Les questions de sécurité occupent aussi une place importante. L’Inter revient sur l’inauguration du commissariat de Samo et sur l’appel du ministre Vagondo Diomandé à renforcer une sécurité durable.

Jeunesse, climat et culture : les autres sujets à la Une

Plusieurs publications mettent en lumière les œuvres de l’écrivain Yaya Fofana, tandis que d’autres reviennent sur des événements familiaux et culturels organisés dans plusieurs localités.

Le lancement de la deuxième édition du Gnambêlê Bootcamp par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), destiné à accompagner la jeunesse face aux défis climatiques, est également mis en avant.

Dans un contexte marqué par la saison des pluies, Fraternité Matin appelle enfin les populations à davantage de vigilance face aux risques liés aux intempéries.

Bondoukou : un incendie ravage le grand marché, plusieurs commerçants touchés par de lourdes pertes

Après Aboisso, un nouveau marché ivoirien est frappé par un incendie. Les flammes ont ravagé le bâtiment principal du grand marché de Bondoukou, dans la région du Gontougo, dimanche 12 juillet 2026 dans la soirée. Plusieurs commerçants ont vu disparaître en quelques heures des années de travail et d’économies.

Après l’incendie qui a frappé récemment Aboisso, un violent sinistre a également ravagé le grand marché de Bondoukou. Le feu s’est déclaré dimanche 12 juillet 2026 aux environs de 19 heures dans le bâtiment principal du marché. En quelques minutes, les flammes se sont propagées à plusieurs magasins, provoquant d’importants dégâts matériels.

 

Des commerçants impuissants face au désastre

Sur place, la scène était marquée par la panique et la désolation. Plusieurs commerçants ont tenté de sauver une partie de leurs marchandises, transportant dans l’urgence quelques ballots et objets récupérés dans leurs magasins. Mais pour beaucoup, il était déjà trop tard. Impuissants devant l’avancée des flammes, certains ont assisté en larmes à la destruction de leurs stocks et à la disparition du fruit de plusieurs années d’efforts.

Face à l’ampleur du sinistre, les secours ont rapidement été mobilisés. Les sapeurs-pompiers civils, appuyés par des agents de l’Office national de l’eau potable (ONEP) et de l’entreprise PORTEO, ont uni leurs efforts pour maîtriser l’incendie. Après plusieurs heures de lutte, les secours ont finalement circonscrit le feu vers 23 heures. Cette intervention a permis de limiter la propagation des flammes à l’ensemble du marché et de préserver d’autres espaces commerciaux.

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Selon les premières informations recueillies, un court-circuit électrique pourrait avoir provoqué l’incendie. Les circonstances exactes restent toutefois à confirmer par les investigations qui devront déterminer l’origine précise du départ de feu. Ce nouvel incendie relance une nouvelle fois la question de la sécurité dans les marchés ivoiriens, régulièrement confrontés aux risques liés aux installations électriques, à la vétusté des infrastructures et aux difficultés d’accès pour les secours.

 

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