Marcory : « Azopé » et « Le Virus » condamnés à 20 ans de prison, après 16 mois de procès

La justice ivoirienne a rendu son verdict dans l’une des affaires criminelles les plus médiatisées de l’année 2025. Ce mardi 21 juillet 2026, le tribunal a condamné Yaya Ziri, alias « Azopé », et Konan, connu sous les surnoms de « Le Virus » ou « Le King », à 20 ans de réclusion criminelle. Cette décision intervient seize mois après leur interpellation à l’issue d’une vaste opération policière menée dans la commune de Marcory.

En mars et avril 2025, plusieurs actes de violence et troubles à l’ordre public ont éclaté dans les quartiers Anoumabo, Sans Fil et Aliodan, à Marcory, poussant les forces de sécurité à ouvrir une vaste enquête. Au fil des semaines, les noms d’« Azopé » et de « Le Virus » reviennent régulièrement dans les témoignages des habitants. Face à cette situation, les services de sécurité intensifient leurs investigations.

Sous la coordination du District de police de Marcory, le commissariat du 26ᵉ arrondissement de Marcory-Aliodan et la BRI Sud mènent plusieurs opérations qui aboutissent à l’interpellation de nombreux suspects. Les forces de l’ordre ont déféré 26 personnes devant la justice, dont les deux principaux accusés, Yaya Ziri, alias « Azopé », et Konan, surnommé « Le Virus ». Après plusieurs mois d’instruction et d’audiences, le tribunal a rendu une décision différenciée selon les charges retenues contre les prévenus.

À l’issue du procès, 11 prévenus ont été relaxés, les infractions qui leur étaient reprochées n’ayant pas été établies. Par ailleurs, cinq personnes ont écopé de trois ans d’emprisonnement pour des faits de possession et de vente de stupéfiants. Le tribunal a finalement condamné neuf accusés à 20 ans de réclusion criminelle, dont Yaya Ziri, alias « Azopé », et Konan, surnommé « Le Virus », présentés comme les principales figures de ce dossier.

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Avec ce jugement, la justice met un terme à une affaire qui avait fortement marqué les habitants de Marcory en 2025. Ce verdict intervient après seize mois d’enquête, d’instruction et de procédures judiciaires, et illustre l’aboutissement du travail conjoint des forces de police et de l’autorité judiciaire dans la lutte contre la criminalité urbaine en Côte d’Ivoire.

Mondial 2026 : Patrice Motsepe célèbre le record historique des sélections africaines et fixe le cap sur 2030

À l’issue de la Coupe du monde 2026, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a salué le parcours des dix sélections africaines engagées dans le tournoi, mettant en avant une performance historique : neuf équipes sur dix ont franchi la phase de groupes, soit un taux de qualification de 90 %, inédit pour le continent dans l’histoire du Mondial. Cette performance, relevée dans une note publiée par la CAF le mercredi 22 juillet 2026, marque selon l’instance un nouveau cap pour le football africain.

Sur les dix nations africaines qualifiées pour la Coupe du monde 2026, neuf ont atteint les seizièmes de finale, établissant le meilleur taux de qualification de l’histoire du continent dans cette compétition. Pour Patrice Motsepe, cette progression illustre les avancées réalisées par le football africain ces dernières années.

« Les sélections africaines ont accompli des progrès considérables et enregistré des succès majeurs lors de cette Coupe du monde 2026. Je suis extrêmement fier de leur parcours », a déclaré le président de la CAF.

Il a rappelé que le taux de qualification des équipes africaines pour le second tour n’était que de 40 % en 2022, de 0 % en 2018 et de 40 % en 2014, soulignant ainsi la progression spectaculaire enregistrée cette année.

 

Cap sur le Mondial 2030 : la CAF veut aller encore plus loin

Malgré ce bilan positif, Patrice Motsepe estime que des marges de progression subsistent. Il a invité les sélectionneurs, les staffs techniques et les joueurs à tirer les enseignements de cette édition afin de viser de meilleurs résultats lors des prochaines compétitions.

Dans cette optique, la CAF organisera prochainement une conférence technique réunissant sélectionneurs nationaux, experts, anciens internationaux et responsables techniques. Cette rencontre permettra d’évaluer les performances des équipes africaines au Mondial 2026 et de formuler des recommandations stratégiques en vue de la Coupe du monde 2030.

Le président de la CAF a également annoncé un renforcement des investissements destinés au développement du football sur le continent. L’instance poursuivra ses efforts en faveur de la formation des jeunes, du football amateur, des championnats professionnels ainsi que des équipes nationales des 54 associations membres.

« Nous poursuivrons nos investissements dans la formation des jeunes, le football amateur, les ligues professionnelles et les équipes nationales afin de hisser le football africain au sommet de la scène internationale », a assuré Patrice Motsepe.

La CAF prévoit également d’intensifier la formation des cadres techniques à travers de nombreuses sessions de perfectionnement organisées dans les six zones géographiques du continent.

 

L’Afrique parmi les meilleures nations du Mondial 2026

Selon la CAF, les performances réalisées lors de cette Coupe du monde placent l’Afrique parmi les continents les plus performants de la compétition. Le continent se classe deuxième au niveau mondial, derrière l’UEFA, grâce à son taux record de qualification pour les phases à élimination directe. Les dix représentants africains étaient l’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, la République démocratique du Congo, le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tunisie.

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La Coupe du monde 2026, disputée du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, a été remportée par l’Espagne.

Guinness world records : la cheffe Ivoirienne Zéynab Bancé décroche deux records et entre dans l’histoire

Une nouvelle page s’écrit dans l’histoire des records mondiaux. Désormais détentrice de deux records du monde Guinness World Records, cette Ivoirienne a été officiellement reçue dans les bureaux de l’institution internationale, une invitation qu’elle présente comme une reconnaissance majeure de son parcours.

Elle devient ainsi la première femme d’Afrique francophone à recevoir une telle distinction de la part du Guinness World Records, une institution reconnue mondialement depuis plus de 70 ans. Au-delà de son exploit personnel, elle estime que cette reconnaissance symbolise la capacité de l’Afrique à atteindre les plus hauts standards d’excellence.

« Cette invitation dépasse ma personne. Elle porte la persévérance d’une région et l’excellence d’un continent », souligne-t-elle.

 

Quatre tentatives avant la consécration mondiale

Derrière cette réussite se cache un long parcours marqué par la détermination et la résilience. La championne a tenté à quatre reprises d’intégrer le prestigieux livre des records. La première tentative a eu lieu le 17 décembre 2024, suivie d’une deuxième le 27 avril 2025. Les deux dernières étapes, organisées le 17 mars 2026, ont finalement permis l’homologation officielle de ses performances.  Pour elle, ces différentes expériences illustrent une même philosophie : ne jamais abandonner malgré les obstacles.

« C’est l’histoire d’une femme qui a refusé d’abandonner et qui ouvre aujourd’hui la voie à toute une génération », affirme-t-elle.

Dans son message de reconnaissance, la détentrice des deux records a adressé ses remerciements au président de la République, Alassane Ouattara. Elle rappelle notamment que le chef de l’État avait cité son nom lors de son discours à la Nation du 31 décembre 2024, après sa première performance culinaire. Un soutien moral qu’elle considère comme une source de motivation dans les moments difficiles. Elle souhaite désormais avoir l’occasion de lui présenter personnellement ses distinctions à son retour en Côte d’Ivoire.

 

Le gouvernement, les Ivoiriens et les partenaires salués

La nouvelle détentrice de records mondiaux a également exprimé sa gratitude au Premier ministre, au gouvernement ivoirien et aux institutions nationales pour leur accompagnement en faveur des jeunes talents. Elle a tenu à remercier le peuple ivoirien pour son soutien constant, ses encouragements et ses prières tout au long de cette aventure.

Ses partenaires et sponsors n’ont pas été oubliés. Selon elle, leur engagement a permis de préparer et distribuer près de 30 000 repas à des orphelins et à des familles en situation de précarité. Pour elle, cette aventure n’a pas seulement permis de battre un record, mais aussi de transmettre de l’espoir.

La championne a également rendu hommage aux artistes, aux médias et aux créateurs de contenus qui ont accompagné son défi. Par leurs mobilisations, leurs messages et leurs performances, ils ont contribué à transformer cette expérience en véritable événement culturel. Elle a enfin salué son équipe, ses bénévoles, les professionnels de santé, les forces de sécurité, les cuisiniers, les serveurs et tous ceux qui ont participé à la réussite de cette aventure.

En conclusion, la détentrice des deux records mondiaux a rendu grâce à Dieu, qu’elle considère comme la source de sa force et de sa persévérance. Pour elle, cette reconnaissance internationale représente bien plus qu’un exploit individuel, elle incarne un message d’espoir pour la jeunesse africaine et démontre qu’avec du travail, de la discipline et une vision claire, il est possible d’inscrire son nom dans l’histoire.

Crise postélectorale : après les propos d’Amadou Coulibaly, Blé Goudé appelle à une parole « mesurée » et rassembleuse

Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) monte au créneau après les récentes déclarations du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, sur les événements liés à la crise postélectorale de 2010-2011.

Dans une déclaration rendue publique, le parti dirigé par Charles Blé Goudé exprime sa préoccupation face à ces propos, estimant que les questions liées à cette période sensible de l’histoire ivoirienne nécessitent davantage de prudence et de responsabilité de la part des acteurs publics.

 

Un appel à préserver les acquis de la réconciliation nationale

Le COJEP rappelle que la Côte d’Ivoire continue de porter les séquelles de la crise de 2011, qui a profondément marqué la société ivoirienne. Pour la formation politique, les efforts engagés depuis près de quinze ans pour reconstruire le tissu social restent « précieux mais fragiles ». Le parti invite ainsi les responsables publics, particulièrement les membres du gouvernement, à privilégier une communication qui favorise l’apaisement et renforce la cohésion nationale.

« La parole publique doit contribuer à consolider la paix et non raviver les blessures du passé », soutient le COJEP dans sa déclaration.

 

Le COJEP évoque l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI

Dans son intervention, le parti revient également sur la situation judiciaire de l’ancien président Laurent Gbagbo. Il rappelle que celui-ci a été définitivement acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) des accusations liées à la crise postélectorale. Pour le COJEP, cette décision de justice constitue désormais un élément important dans l’approche institutionnelle de cette période de l’histoire ivoirienne. Le parti estime que les discours des responsables publics doivent tenir compte des décisions judiciaires et participer à la recherche de l’apaisement.

Au-delà de la polémique, le COJEP estime que les préoccupations majeures des populations restent liées aux conditions de vie quotidiennes. L’emploi des jeunes, la santé, l’éducation, le pouvoir d’achat, la sécurité, la justice, le développement économique et le renforcement des institutions figurent, selon le parti, parmi les véritables attentes des citoyens. Le COJEP appelle donc les responsables politiques à orienter davantage leurs discours vers ces enjeux prioritaires.

 

Amadou Coulibaly invité à adopter une posture d’équilibre

Le parti demande au porte-parole du gouvernement de faire preuve de davantage de mesure dans ses prises de parole, rappelant que sa fonction dépasse ses convictions personnelles. Selon le COJEP, les déclarations du porte-parole du gouvernement sont perçues comme engageant l’image de l’exécutif et doivent, à ce titre, refléter « l’équilibre, la responsabilité et la recherche du rassemblement ».

Dans sa déclaration, le COJEP interpelle également l’ensemble de la classe politique ivoirienne, majorité comme opposition, afin de préserver un débat démocratique fondé sur le respect mutuel et la responsabilité. Le parti estime que les divergences politiques sont normales dans une démocratie, mais qu’elles ne doivent pas fragiliser les efforts accomplis pour reconstruire le vivre-ensemble.

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En conclusion, le COJEP réaffirme son engagement en faveur d’une Côte d’Ivoire « réconciliée, stable et prospère », appelant chaque acteur public à faire de la cohésion nationale une priorité.

Conseil des ministres du 22 juillet 2026 : Voici les décisions clés du gouvernement ivoirien

Le mercredi 22 juillet 2026, le Palais présidentiel d’Abidjan a accueilli un Conseil des ministres présidé par le chef de l’État, Alassane Ouattara. La réunion, tenue de 11h à 14h, a porté sur plusieurs dossiers majeurs de la vie nationale.

Les délibérations du Conseil ont porté sur les points suivants :

A/-Mesures Générales,

 1. Projets de décrets

B/-Communication

C/-Divers

 

A/– MESURES GENERALES

PROJETS DE DECRETS

  • 1. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt , d’un montant total de dix-sept millions (17000 000) de Dollars Américains (USD), soit environ neuf milliards cinq cent soixante-dix-neuf millions cent trente mille six cent soixante-deux (9 579 130 662) Francs CFA, conclu le 13 avril 2026, entre la Banque Arabe de Développement Economique en Afrique (BADEA) et la République de Côte d’Ivoire, pour le financement du projet d’Augmentation du capital social de la Shelter Afrique Development Bank (ShafDB).

Le financement objet de cet accord, est destiné à la prise de participation au capital social de la Shelter Afrique Development Bank, à hauteur de 3,3 millions de Dollars Américains, ainsi qu’au financement de la souscription à l’augmentation du capital, pour un montant de 13,7 millions de Dollars Américains.

Cette opération permettra à la Côte d’Ivoire de porter sa participation au capital de la ShafDB de 4 % à 10 %, de consolider son positionnement au sein de l’institution avec un siège permanent au Conseil d’administration, et d’accroître les flux de financements de la banque dédiés aux logements sociaux et au développement urbain dans notre pays.

 

  • 2. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’avenant n°3 à la convention de crédit n° CCI 1484 02 M, complément de financement n° CCI 1484 05, d’un montant total de vingt-huit millions deux cent quatre-vingt-cinq mille deux cent cinquante-sept (28 285 257) Euros, soit dix-huit milliards cinq cent cinquante-trois millions neuf cent douze mille trois cent vingt-six (18 553 912 326) Francs CFA, conclu le 11 octobre 2024, entre l’Agence Française de Développement (AFD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement complémentaire du projet d’aménagement des marchés de Bouaké et de Yopougon.

L’avenant n° 3 à la convention de crédit n° CCI 1484 02 M, objet du présent décret, porte sur un financement complémentaire affecté aux ressources initialement mobilisées pour l’aménagement des marchés de Bouaké et de Yopougon.

A terme, ces infrastructures modernes, à savoir la zone marchande de Bouaké et le marché de demi-gros et de détail de Yopougon, permettront d’améliorer les conditions d’approvisionnement et de commercialisation des produits, et de revaloriser les fonctions commerciales de ces deux (02) grandes communes.

 

  • 3. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère des Infrastructures et de l’Entretien Routier ;

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant ratification d’Accord de financement :

  • le premier décret ratifie l’Accord de prêt N°2026015/PR CI 2026 14 00, d’un montant total de trente milliards (30 000 000 000) de Francs CFA, conclu le 28 avril 2026, entre la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement partiel du projet d’aménagement et de bitumage de la route Yabayo-Buyo (60 km).

Ce projet vise globalement à renforcer la structuration du réseau urbain, en vue de soutenir la dynamique de développement économique équilibrée du pays.

Il comprend, non seulement, l’aménagement et le bitumage de la route Yabayo-Buyo, d’un linéaire total de 60 km, mais également des opérations de bitumage de huit (08) km de voiries urbaines, réparties entre Buyo, Dapéoua et Yabayo, la construction de clôtures pour les établissements scolaires et les centres de santé ruraux, l’aménagement de plusieurs espaces publics à Buyo et la réalisation de dix (10) forages dans la localité de Buyo.

  • le deuxième décret ratifie l’Accord-cadre de vente à tempérament N° CIV-1036, d’un montant total de quinze millions deux cent cinquante mille (15 250 000) Euros, soit dix milliards trois millions trois cent quarante-quatre mille deux cent cinquante (10 003 344 250) Francs CFA, conclu le 08 juin 2026, entre la Banque Islamique de Développement (BID) et la République de Côte d’Ivoire, pour le financement additionnel au projet de construction de routes du centre-ouest en Côte d’Ivoire.

Le financement objet de cet accord, permettra de réhabiliter en routes revêtues deux (02) tronçons de routes de terre, d’une longueur totale de 100 km, reliant Toulepleu-Zouan Hounien et Séguélé-Mankono.

Il prend également en compte les travaux d’aménagement connexes incluant notamment, la construction d’ouvrages de drainage, de ponts et de tronçons de voiries urbaines ainsi que l’aménagement d’éclairage public et de stations de pesage.

 

  • 4. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte Contre la Pauvreté ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt n° 8034-CI, d’un montant total de quatre-vingt-sept millions trois cent mille (87 300 000) Euros, soit cinquante-sept milliards deux cent soixante-cinq millions quarante-six mille cent (57 265 046 100) Francs CFA, conclu le 05 juin 2026, entre l’Association Internationale de Développement (AID) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement du projet de développement communautaire et local dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Le projet a pour objectif d’améliorer l’accès aux services de base ainsi qu’aux opportunités économiques dans l’ouest du pays. Il prévoit notamment la construction, la réhabilitation, la modernisation et l’équipement d’infrastructures communautaires à petite échelle, notamment des établissements scolaires, des centres d’alphabétisation et des centres de santé, identifiées par les communautés bénéficiaires elles-mêmes.

Au plan socio-économique, le projet intègre l’appui en intrants agricoles, l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable, le renforcement des réseaux de connectivité entre les zones de production et les pôles économiques et le financement d’activités génératrices de revenus pour l’autonomisation des jeunes et des femmes.

 

  • 5. Au titre du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, le Ministère de l’Environnement et de la Transition Ecologique ;

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets portant chacun attribution d’un permis de recherche minière :

  • un décret portant attribution d’un permis de recherche, valable pour l’or, à la société « RORO’S MINING SARL », dans les départements de Dianra et de Mankono ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche, valable pour l’or, à la société « XMI SARL », dans les départements de Dabakala et de Kong ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche valable pour l’or, à la société « PIONEER MINERALS SARL », dans le département de Korhogo ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche valable pour l’or, à la société « MAJOR STAR PLUS SARL », dans le département de Bondiali.

Ces permis de recherche sont délivrés conformément aux conditions techniques et environnementales requises. Leur durée de validité est fixée à quatre (04) ans.

 

  • 6. Au titre du Ministère du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de Vie ;

Le Conseil a adopté un décret autorisant la cession d’un ensemble immobilier du Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement, en abrégé BNETD, objet du titre foncier N°4 496 de la circonscription foncière de Cocody.

L’ensemble immobilier, sis à Cocody, composé d’une parcelle de terrain, d’une superficie de 22,2 hectares et des constructions qui y sont édifiées, propriété du BNETD, société d’Etat, est prévu pour être cédé à un opérateur privé spécialisé dans le développement de projets immobiliers et touristiques de grande envergure, dès l’achèvement des travaux de construction du nouveau siège du BNETD.

Conformément à la législation en vigueur en matière d’aliénation des biens immobiliers des sociétés d’Etat, ce décret approuve les termes de l’opération.

 

B /– COMMUNICATION

Au titre du Ministère du Plan et du Développement, en liaison avec le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget ;

Le Conseil a entendu une communication relative au compte rendu du Groupe Consultatif pour le financement du Plan National de Développement (PND) 2026-2030, organisé les 08 et 09 juillet 2026 au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan.

Cette rencontre, tenue sous la haute autorité du Président de la République, et la présence effective du Vice-Président de la République, a enregistré plus de 3.600 participants issus de 49 pays, parmi lesquels comptaient les autorités de haut rang des principales institutions financières internationales, des Banques Multilatérales de Développement, des Fonds d’Investissement, des investisseurs privés ainsi que des Partenaires Techniques et Financiers.

Ces assises ont permis, non seulement, de renforcer la compréhension des priorités du PND 2026-2030, mais également de mettre en valeur le potentiel économique, le savoir-faire et les capacités d’innovation de notre pays.

Les travaux ont été marqués par l’ampleur des engagements financiers annoncés par les partenaires au développement. Ces annonces d’un montant global de 80 milliards de Dollars Américains, soit 47.820 milliards de francs CFA, représentent environ quatre fois l’objectif de mobilisation de 20,3 milliards de Dollars Américains, dépassant très largement les attentes du Groupe Consultatif.

En marge des travaux, le Gouvernement a signé cinq (05) accords de financement avec la Banque mondiale, représentant un engagement nouveau de près de 875 millions de Dollars Américains en faveur de notre pays, soit environ 480 milliards de francs CFA. Ces accords couvrent les domaines essentiels que sont le développement communautaire, l’investissement privé, l’emploi, la gestion des ressources publiques et le développement des compétences.

Le Conseil salue à nouveau le niveau remarquable des engagements ainsi que cette forte adhésion aux priorités de développement de notre pays, qui traduisent la qualité du partenariat de la Côte d’Ivoire avec les institutions multilatérales, les partenaires bilatéraux, les institutions financières, les investisseurs privés et l’ensemble des acteurs du développement représentés.

 

C – DIVERS

Le prochain Conseil des Ministres se tiendra le 5 août 2026, à Abidjan.
Fait à Abidjan, le mercredi 22 juillet 2026
M. Amadou COULIBALY
Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement
porteparolat@communication.gouv.ci

Coupe du monde : la pétition « Argentina Out » rassemble 23 millions de signatures et frôle un record historique

La contestation autour de l’Argentine a pris une dimension exceptionnelle. Lancée pour réclamer l’exclusion définitive de l’Albiceleste de la Coupe du monde, la pétition baptisée « Argentina Out » a recueilli plus de 23 millions de signatures à travers 170 pays, se rapprochant ainsi d’un record mondial.

Selon les informations rapportées par Euronews, cette mobilisation numérique témoigne de l’ampleur du rejet exprimé par une partie des supporters à l’égard de la sélection argentine et de la Fédération internationale de football association (FIFA).

 

Les accusations contre la FIFA et Lionel Messi au cœur de la polémique

La pétition, désormais clôturée, dénonçait ce que ses initiateurs considéraient comme un traitement favorable accordé à Lionel Messi et à l’équipe argentine par les instances du football mondial. Dans le texte publié en ligne, les signataires accusaient la FIFA et les arbitres de manquer d’impartialité et estimaient que la compétition était déséquilibrée. Ils réclamaient ainsi une exclusion de l’Argentine afin, selon eux, de garantir « une chance équitable » aux autres nations participantes.

 « biaisés en faveur de Lionel Messi et de l’Argentine », « Pourquoi le reste du monde devrait-il concourir quand le vainqueur est déjà désigné ? Excluez l’Argentine de la Coupe du monde et donnez à tous les autres une chance équitable », peut-on y lire dans Le texte accompagnant la pétition

 

Plus de 23 millions de signatures : un record historique à portée de main

Avec précisément 23 316 108 signatures, la pétition a largement dépassé son objectif initial fixé à cinq millions de soutiens. Elle a même failli détrôner la pétition « Jubilee 2000 », qui détient actuellement le record mondial avec plus de 24 millions de signatures recueillies en 1997 pour réclamer l’annulation de la dette des pays pauvres. Une performance reconnue par le Guinness World Records.

Malgré l’ampleur du mouvement, la demande d’exclusion de l’Argentine n’a pas abouti. La FIFA n’a donné aucune suite à cette initiative, qui est restée symbolique. Les auteurs de la pétition ont néanmoins trouvé une forme de consolation dans la défaite de l’Albiceleste en finale face à l’Espagne (1-0 après prolongation).

Sur leur plateforme, ils ont conclu : « La FIFA nous a ignorés, mais l’Espagne a tenu ses promesses. Merci à l’Espagne. »

Si elle n’a pas changé le cours de la compétition, « Argentina Out » restera comme l’une des pétitions sportives les plus massives jamais enregistrées.

Revue de presse du 23 juillet : Le Conseil des ministres, révélations sur le drame du Bafing et le décès d’Émile Constant à la Une

Entre réactions politiques, décisions gouvernementales et drames nationaux, la presse ivoirienne scrute plusieurs sujets majeurs ce jeudi 23 juillet 2026. La position adoptée par le gouvernement face aux propos de Jean-Luc Mélenchon, les conclusions de l’enquête sur l’accident meurtrier de l’axe Touba-Biankouma et la disparition d’Émile Constant Bombet figurent parmi les informations les plus commentées. Sur l’affaire Mélenchon, l’exécutif ivoirien a opté pour l’apaisement, une approche différente de celle défendue par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Maurice Bandaman.

 

Le gouvernement ivoirien apaise la polémique autour des propos de Mélenchon

La réaction du gouvernement ivoirien aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon domine l’actualité politique ce jeudi 23 juillet 2026. Au lendemain du Conseil des ministres, plusieurs journaux reviennent sur la position adoptée par l’exécutif face à la sortie du responsable politique français. Alors que l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Maurice Bandaman, avait vivement dénoncé les propos de Jean-Luc Mélenchon et évoqué d’éventuelles suites judiciaires, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a choisi une approche plus mesurée.

Intervenant à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 22 juillet, le ministre de la Communication a rappelé que le leader de La France insoumise n’exerce aucune fonction officielle au sein de l’État français. Pour lui, cette affaire relève davantage du débat politique que d’un différend diplomatique entre Abidjan et Paris.

« C’est aux politiques de répondre », a-t-il déclaré, marquant ainsi la volonté du gouvernement de ne pas donner une dimension institutionnelle à cette controverse.

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Cette différence d’approche entre l’ambassadeur et l’exécutif ivoirien est largement commentée par la presse. Notre Voie titre notamment : « À propos de la déclaration de Mélenchon : le gouvernement désavoue l’ambassadeur Maurice Bandaman ».

 

Conseil des ministres : une pluie de projets et d’investissements annoncés

Au-delà de l’affaire Mélenchon, le Conseil des ministres du 22 juillet occupe une place importante dans les publications du jour. Plusieurs journaux mettent en avant les décisions prises par le gouvernement en matière d’infrastructures et de développement.

Le Patriote évoque une « pluie de mesures pour soulager les populations », citant notamment les projets de construction de marchés, d’écoles et de routes. Le quotidien souligne également la poursuite de la politique de développement engagée par l’État. De son côté, Le Mandat s’intéresse aux perspectives liées au Plan national de développement (PND) 2026-2030 et aux engagements des partenaires financiers. Le journal estime que l’heure est désormais au suivi des financements annoncés afin de concrétiser les différents projets.

Fraternité Matin revient également sur la mobilisation des ressources destinées aux logements sociaux, aux marchés de Bouaké et de Yopougon, ainsi qu’aux infrastructures routières. Le journal mentionne aussi de futurs investissements immobiliers et touristiques à Cocody. Pour Le Matin, les déclarations d’Amadou Coulibaly ont particulièrement retenu l’attention, notamment sur le projet de train à grande vitesse, l’évolution de la lutte contre la criminalité et le rachat du stock résiduel de cacao.

 

Tragédie du Bafing : l’enquête révèle plusieurs défaillances

Autre dossier majeur relayé par les journaux, les premières conclusions de l’enquête administrative et technique sur l’accident mortel survenu sur l’axe Touba-Biankouma, au niveau du fleuve Bafing.

Présentés mercredi 22 juillet à Abidjan par la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), les premiers résultats du Bureau Enquête Analyse Accident (BEA) mettent en évidence plusieurs irrégularités ayant contribué au drame. Selon les enquêteurs, le véhicule impliqué transportait plus de passagers que sa capacité autorisée. Des anomalies techniques liées aux pneumatiques ainsi que des manquements administratifs ont également été relevés.

La crevaison du pneu avant droit serait à l’origine de la perte de contrôle du véhicule, qui a terminé sa course dans le fleuve Bafing. L’enquête judiciaire se poursuit parallèlement, tandis que le gouvernement annonce de nouvelles mesures pour renforcer la sécurité routière.

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Le journal Rassemblement revient largement sur cette affaire avec le titre : « Tragédie Bafing : 10 jours après, des révélations à couper le souffle ».

 

Émile Constant Bombet : le PDCI-RDA pleure un cadre historique

La disparition d’Émile Constant Bombet figure également parmi les grands titres de la presse ivoirienne. L’ancien ministre de l’Intérieur et vice-président du PDCI-RDA est décédé à l’âge de 84 ans, laissant derrière lui une longue carrière politique et administrative.

Fraternité Matin annonce : « Décès d’Émile Constant Bombet : le PDCI-RDA perd son vice-président », tandis que Soir Info revient sur le parcours de celui qu’il présente comme un « baron du PDCI-RDA ». Pour L’Inter, cette disparition constitue un « coup dur pour Tidjane Thiam et le PDCI-RDA », alors que Liberté titre simplement : « PDCI-RDA : Bombet est mort ».

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Laurent Gbagbo annoncé à Yopougon pour la fête nationale

Dans les autres informations à retenir, Le Jour Plus annonce la présence de l’ancien président Laurent Gbagbo à Yopougon le 7 août prochain, à l’occasion des célébrations de la fête nationale ivoirienne.

Décès d’Émile Constant Bombet : l’ancien ministre de l’Intérieur et figure du PDCI-RDA est mort à 84 ans

La classe politique ivoirienne est en deuil. Émile Constant Bombet, ancien ministre de l’Intérieur et haut responsable du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), est décédé le mercredi 22 juillet 2026 à l’âge de 84 ans.

L’annonce de son décès, tombée dans l’après-midi, a suscité une vive émotion au sein de son parti et dans les milieux politiques. À ce stade, ni sa famille ni le PDCI-RDA n’ont communiqué sur les circonstances exactes de sa disparition. À l’annonce de cette perte, plusieurs cadres du parti ont exprimé leur tristesse.

« L’ancien ministre d’État Émile Constant Bombet vient à l’instant de nous quitter. Yako à sa famille biologique et surtout au PDCI-RDA, sa formation politique », ont-ils déclaré.

Son décès intervient trois ans après celui de l’ancien président Henri Konan Bédié, dont il fut l’un des plus fidèles compagnons.

 

Un acteur majeur de l’État ivoirien pendant près d’une décennie

Né le 16 mars 1941 à Rubino, Émile Constant Bombet a construit sa carrière au sein de l’administration territoriale avant de gravir les échelons de l’État. Ancien préfet de région, il est nommé ministre de l’Intérieur en 1990, un portefeuille stratégique qu’il conservera jusqu’en 1999. Durant cette période, il exerce sous les présidences de Félix Houphouët-Boigny puis d’Henri Konan Bédié. Considéré comme l’un des principaux artisans de la politique sécuritaire du régime, il s’impose comme l’un des hommes forts de l’appareil d’État ivoirien tout au long des années 1990.

Son passage à la tête du ministère prend fin avec le coup d’État militaire de décembre 1999, qui met un terme au pouvoir du PDCI-RDA après plusieurs décennies de gouvernance.

Après la perte du pouvoir par le PDCI-RDA, Émile Constant Bombet reste l’un des cadres les plus influents de la formation politique. Sa loyauté lui vaut d’être élevé au rang de vice-président du parti, où il assure également la coordination des activités des vice-présidents. Jusqu’à ses dernières années, il demeure une voix écoutée au sein du parti. Il affiche notamment son soutien à la direction conduite par Tidjane Thiam, appelant régulièrement les militants à préserver la cohésion et l’unité du PDCI-RDA à l’approche des grands rendez-vous politiques.

 

Un parcours salué au-delà de la sphère politique

Au-delà de ses responsabilités administratives et politiques, Émile Constant Bombet bénéficiait d’une importante reconnaissance dans les milieux traditionnels. En hommage à son engagement au service de la nation, le royaume de l’Indénié l’avait élevé au rang de dignitaire Agni. À cette occasion, il avait reçu le nom de règne Nanan Kouakou N’Draman II, une distinction symbolisant son influence et son attachement aux valeurs traditionnelles.

Avec la disparition d’Émile Constant Bombet, le PDCI-RDA perd l’une de ses figures historiques et l’un des derniers grands témoins de l’exercice du pouvoir durant les années Houphouët-Boigny et Bédié. Son parcours, marqué par de hautes responsabilités administratives, une fidélité constante à son parti et un engagement au service de l’État, laisse l’empreinte d’un acteur majeur de la vie politique ivoirienne.

« Laurent Gbagbo n’est pas un criminel » : le PPA-CI répond à Amadou Coulibaly sur le Pacte social

Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a réagi aux déclarations du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, concernant Laurent Gbagbo et son initiative baptisée « Pacte social ». Dans une déclaration rendue publique le mardi 21 juillet à Abidjan, la formation politique a condamné des propos qu’elle considère comme une attaque personnelle contre son président et une sortie incompatible avec les exigences liées à la fonction ministérielle.

Cette réaction intervient après les critiques formulées par Amadou Coulibaly, qui a contesté la démarche de l’ancien chef de l’État et remis en cause sa légitimité à porter un projet de réconciliation nationale.

 

Le PPA-CI invoque l’acquittement définitif de Laurent Gbagbo par la CPI

Dans son intervention, le parti de Laurent Gbagbo s’appuie notamment sur la décision de la Cour pénale internationale (CPI), qui a confirmé l’acquittement définitif de l’ancien président ivoirien des charges retenues contre lui après plusieurs années de procédure.

Pour le PPA-CI, tous doivent respecter cette décision judiciaire majeure. Le parti juge désormais « inacceptable » de continuer à présenter Laurent Gbagbo comme un criminel, alors que la justice internationale l’a définitivement acquitté. La formation politique considère que les appréciations politiques ne peuvent remettre en cause une décision rendue par une institution judiciaire.

Revenant sur le projet défendu par Laurent Gbagbo, le PPA-CI présente le « Pacte social » comme une démarche politique visant à renforcer la cohésion nationale. Selon le parti, cette initiative repose sur plusieurs axes : la réconciliation entre les Ivoiriens, la justice sociale, le rassemblement national, la restauration de la confiance entre citoyens et la promotion du mérite dans la gestion des affaires publiques. Le PPA-CI estime ainsi que les critiques formulées par le porte-parole du gouvernement traduisent un manque de recul et ne correspondent pas aux exigences d’un débat politique constructif.

 

Le parti dénonce des attaques répétées contre son président

Au-delà de la polémique née des déclarations d’Amadou Coulibaly, le PPA-CI déplore également ce qu’il considère comme des attaques récurrentes visant Laurent Gbagbo, notamment sur les réseaux sociaux. La formation politique s’interroge sur l’absence de réaction des autorités face à ces campagnes qu’elle juge virulentes et estime qu’elles contribuent à raviver les tensions politiques.

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Dans sa conclusion, le PPA-CI condamne officiellement les propos attribués au ministre Amadou Coulibaly et invite les acteurs politiques à privilégier un discours plus responsable. Le parti affirme que la Côte d’Ivoire a besoin d’un débat fondé sur « la vérité, la justice, la réconciliation et le respect », plutôt que d’échanges susceptibles de réveiller les blessures du passé.

Cette nouvelle confrontation verbale entre le pouvoir et le camp de Laurent Gbagbo relance le débat autour de la mémoire des crises ivoiriennes et des conditions d’un véritable apaisement politique à l’approche des prochains grands rendez-vous électoraux.

Accident de Touba-Biankouma : 39 morts, l’enquête révèle des défaillances majeures du car Diarra Transport

Neuf jours après le tragique accident qui a coûté la vie à 39 personnes sur l’axe Touba-Biankouma, le ministère des Transports et des Affaires maritimes a dévoilé les premiers résultats de l’enquête administrative et technique. Sans empiéter sur la procédure judiciaire ouverte par le parquet de Touba, les autorités mettent déjà en lumière plusieurs défaillances liées au véhicule, à son exploitation et aux conditions de transport des passagers.

Le drame, survenu le 13 juillet 2026 au niveau du village de Zouzousso III, continue de marquer les esprits. L’autocar de la compagnie Diarra Transport, qui effectuait la liaison Odienné-Yamoussoukro, a quitté la chaussée avant de terminer sa course dans le fleuve Bafing. Le bilan communiqué reste lourd avec 39 morts, 45 blessés et sept rescapés.

 

Une crevaison à l’origine de la perte de contrôle du car

Selon les premières conclusions du Bureau Enquête Analyse Accident (BEA), une crevaison du pneu avant droit serait à l’origine de la perte de contrôle du véhicule, survenue environ 80 mètres avant le fleuve. Toutefois, les enquêteurs évoquent plusieurs facteurs ayant pu favoriser cet incident. Parmi eux figure notamment le surnombre de passagers constaté à bord du véhicule.

Le car, prévu pour accueillir 69 personnes, transportait 91 passagers au moment de l’accident. Les enquêteurs ont relevé la présence de tabourets installés dans les couloirs ainsi que de voyageurs contraints d’effectuer le trajet debout.

« Le car transportait 91 personnes pour une capacité de 69 places », a indiqué le directeur général de l’Office de la sécurité routière (OSER), Etienne Kouakou, lors de la présentation des résultats.

 

Des pneus de différentes marques et des irrégularités techniques

Les investigations ont également porté sur l’état des pneumatiques. Les six pneus du véhicule provenaient de trois marques différentes et présentaient des caractéristiques techniques divergentes, notamment concernant les indices de charge, de vitesse, les dates de fabrication et le niveau d’usure. Pour les enquêteurs, cette situation constitue un facteur aggravant dans un contexte où la fiabilité des équipements joue un rôle essentiel dans la sécurité routière.

Le BEA évoque également un possible manque de maîtrise du véhicule par le conducteur au moment de la crevaison, un point que les enquêteurs vont approfondir dans la suite de leurs investigations.

 

Des anomalies administratives découvertes sur le véhicule

Au-delà des aspects techniques, l’enquête a révélé plusieurs irrégularités administratives. Le car circulait notamment avec deux plaques d’immatriculation provisoires différentes. Les services compétents indiquent également que plusieurs documents obligatoires n’ont pas été présentés, notamment l’assurance, la carte de transport et le certificat de visite technique. Selon les enquêteurs, ces anomalies auraient pu permettre au véhicule d’échapper à certains dispositifs de contrôle, notamment la vidéoverbalisation. Mis en circulation en février 2025, le véhicule était pourtant soumis aux exigences réglementaires en vigueur.

Les investigations se poursuivent également sur la compagnie Diarra Transport. Le directeur de la Police spéciale de la sécurité routière, le commissaire divisionnaire major Touré Abdoulkader, a assuré qu’aucune sanction n’avait encore été prise contre l’opérateur.

« Nous poursuivons les vérifications sur l’ensemble de son parc et les enquêtes se poursuivent », a-t-il déclaré.

Les autorités souhaitent ainsi établir toutes les responsabilités, parallèlement à la procédure judiciaire engagée après l’accident. Face à ce nouveau drame routier, le ministère des Transports annonce une série de mesures destinées à améliorer la sécurité sur les routes ivoiriennes. Parmi les réformes envisagées figurent :

  • le renforcement de la formation des chauffeurs et des gestionnaires de compagnies ;
  • la création d’une plateforme numérique de suivi des véhicules, assurances, visites techniques et listes de passagers ;
  • un contrôle renforcé des documents avant toute souscription d’assurance ;
  • l’obligation d’obtenir le permis de catégorie B avant l’accès aux autres catégories ;
  • une surveillance accrue des axes routiers considérés comme dangereux.

 

Les autorités assurent que l’enquête administrative se poursuivra afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet accident et d’identifier les responsabilités dans cette tragédie qui endeuille de nombreuses familles.

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