Côte d’Ivoire : Ahoua Don-Mello et ses partisans lancent le processus de création d’un nouveau parti politique

À l’issue d’une rencontre tenue à Abidjan, les proches de Dr Ahoua Don-Mello ont acté le lancement du processus de création d’un parti qui veut s’imposer comme une force de rassemblement et de proposition.

Réunis le samedi 11 juillet 2026 à Abidjan, les sympathisants ainsi que les membres du comité d’organisation de sa campagne présidentielle ont adopté, à une très large majorité, une résolution lançant officiellement le processus de création d’un nouveau parti politique. Cette assemblée plénière, présidée par Ipou Ludovic, marque la transformation de l’équipe de campagne de l’ancien candidat à l’élection présidentielle en une organisation politique appelée à s’inscrire durablement dans le paysage politique ivoirien.

Cette décision intervient à l’issue des travaux d’une commission de réflexion mise en place pour définir l’avenir du mouvement. Composée de plusieurs proches collaborateurs de Dr Ahoua Don-Mello et présidée par Me Sery Zokou, cette commission a conclu à la nécessité de créer une véritable formation politique afin de structurer les actions engagées depuis la campagne présidentielle. Son rapport, présenté devant l’assemblée, a convaincu les participants qui ont approuvé la création du parti à une très large majorité.

 

Ahoua Don-Mello chargé de conduire le projet

Les participants ont confié à Dr Ahoua Don-Mello le mandat de piloter l’ensemble du processus de création de cette nouvelle formation politique. Il aura également la responsabilité d’organiser le « Congrès des Pionniers », présenté comme l’acte fondateur du futur parti. Les travaux préparatoires débuteront immédiatement, tandis que la date de ce congrès sera annoncée dans les prochains jours.

Le futur parti affirme vouloir promouvoir des valeurs fondées sur la démocratie, la justice sociale, la bonne gouvernance, la solidarité, le mérite, la souveraineté nationale et le développement économique. Ses responsables affichent également leur volonté de contribuer à la renaissance de la Côte d’Ivoire dans un contexte international qu’ils qualifient de « monde multipolaire ».

Prenant la parole après avoir reçu le mandat de conduire le projet, Dr Ahoua Don-Mello a remercié les participants pour la confiance placée en lui avant de présenter les grandes orientations de son futur programme politique. L’ancien candidat à la présidentielle a lancé un appel aux forces patriotiques, progressistes, démocratiques et souverainistes afin qu’elles rejoignent cette nouvelle initiative. Son ambition est de fédérer les acteurs partageant sa vision pour bâtir, selon ses propres termes, « une Côte d’Ivoire plus juste, plus prospère, plus unie et pleinement souveraine ».

 

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En attendant la tenue du « Congrès des Pionniers », qui officialisera la naissance du parti, Dr Ahoua Don-Mello et ses partisans entendent désormais transformer leur dynamique électorale en une organisation politique capable de peser dans les futurs débats et échéances politiques en Côte d’Ivoire.

Déguerpissement à Attécoubé : Voici les quartiers concernés par les démolitions dès ce lundi 13 juillet

À partir de ce lundi 13 juillet 2026, la commune d’Attécoubé lance une importante campagne de démolition des constructions jugées anarchiques sur des sites à haut risque. Présentée comme une mesure de prévention face aux dangers de la saison des pluies, l’opération suscite déjà de nombreuses interrogations chez les habitants concernés.

Après les sommations distribuées les 10 et 11 juillet, les autorités municipales d’Attécoubé donnent le coup d’envoi d’une vaste opération de déguerpissement. Dès ce lundi 13 juillet, les premiers engins de démolition investiront plusieurs quartiers de la commune afin de détruire les constructions implantées sur des sites considérés comme dangereux.

 

Cinq quartiers dans le viseur

Les secteurs de Nematoulaye, Djéné Écaré, Santé 3, Cité Fairmont et Attecoubé sont directement concernés par cette campagne. Ces quartiers, caractérisés par des habitations souvent précaires et construites sur des terrains instables, figurent parmi les zones les plus exposées aux glissements de terrain et aux effondrements pendant la saison des pluies.

Cette opération intervient dans un contexte encore marqué par le drame de Mossikro, où de violents éboulements avaient causé la mort de plus d’une vingtaine de personnes. Un souvenir douloureux qui renforce la volonté des autorités d’agir avant qu’un nouveau drame ne survienne.

Deux semaines d’interventions programmées

La mairie a établi un calendrier précis pour le déroulement des opérations. La mairie lancera les premières interventions les 13 et 14 juillet par des « petites casses » et des « décoiffements », qui consistent à retirer les parties les plus fragiles ou les plus exposées des bâtiments. À partir du 15 juillet, les bulldozers prendront progressivement le relais avec des interventions ciblées :

  • 15 juillet : Cité Fairmont ;
  • 16 et 17 juillet : Attécoubé 3 et Nematoulaye ;
  • 20 et 21 juillet : poursuite des opérations dans les mêmes secteurs ;
  • 22 au 24 juillet : Santé 3, où seront concentrés les principaux moyens de démolition.

La municipalité justifie cette campagne par la nécessité de réduire les risques liés aux fortes pluies. Chaque année, les intempéries fragilisent les pentes et les ravins d’Attécoubé, mettant en danger les habitants installés dans des zones non constructibles. Les autorités estiment que les constructions réalisées sans respect des normes aggravent considérablement les risques d’effondrement et d’éboulement.

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Des familles entre inquiétude et incertitude

Si les objectifs sécuritaires sont mis en avant par les autorités, la situation reste particulièrement préoccupante pour les habitants concernés. Nombre d’entre eux vivent dans des logements précaires en tôle ou en bois et ne disposent d’aucune solution de relogement immédiate. Pour ces familles, la démolition de leur habitation soulève une question essentielle :

où vivre après le passage des engins ?

Afin d’encadrer l’opération, la mairie affirme avoir mobilisé plusieurs services municipaux. La Direction socioculturelle, en collaboration avec les Directions technique et financière, assurera l’accompagnement des ménages affectés. Les Comités de restructuration des quartiers (CREQ) assureront également le suivi des opérations sur le terrain.

Toutefois, la question du relogement reste sans réponse claire. À ce stade, les autorités n’ont communiqué aucune information officielle sur d’éventuels sites d’accueil ni sur les mesures d’assistance prévues pour les familles déplacées.

Dès ce lundi, les bulldozers entreront en action. Pour les habitants concernés, une nouvelle page s’ouvre, entre impératif de sécurité et incertitudes sur l’avenir.

Côte d’Ivoire : « Ne décevez pas les Ivoiriens », lance Amadou Coulibaly au PPA-CI

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a appelé le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) à adopter un discours d’apaisement afin de préserver le climat de paix et de stabilité, qu’il considère comme indispensable au développement du pays. S’exprimant en réaction à une récente conférence de presse du parti de Laurent Gbagbo, il a également rejeté les accusations faisant état d’une instrumentalisation des institutions de l’État à des fins de répression.

Amadou Coulibaly a estimé que les déclarations du PPA-CI affirmant que les institutions ivoiriennes seraient devenues des instruments de répression ne résistent pas aux faits.

 

« Vous savez, en matière de communication, le message est important, mais celui qui le porte ne l’est pas moins. Je ne veux pas revenir sur le passé douloureux de notre pays, mais certaines personnes sont, de notre point de vue, disqualifiées pour tenir certains propos », a-t-il déclaré. Selon lui, la liberté avec laquelle les responsables du PPA-CI s’expriment démontre au contraire que les libertés publiques sont garanties en Côte d’Ivoire.

« Affirmer que l’État de Côte d’Ivoire a instrumentalisé les institutions pour en faire des outils de répression peut surprendre, lorsqu’on constate la liberté d’expression avec laquelle ceux-là mêmes qui tiennent ces propos s’expriment. » Le porte-parole du gouvernement a ajouté que « les déclarations qu’ils font sont, à elles seules, la preuve qu’aucune institution n’a été transformée en instrument de répression ».

Pour Amadou Coulibaly, les critiques formulées par les responsables du PPA-CI illustrent précisément l’existence d’un espace démocratique.

« Si, comme ils le prétendent, les institutions avaient été transformées en instruments de répression, je ne pense pas qu’ils bénéficieraient d’une telle liberté de ton. Vous pouvez constater que, dans ce pays, la liberté d’expression est assurée et garantie, tout comme la liberté d’opinion. » Il poursuit : « Dans le cas contraire, je ne suis pas certain qu’avec de tels propos, ils seraient encore en liberté. C’est bien la démonstration que chacun peut s’exprimer librement. »

 

Le ministre a également estimé que certaines accusations relevaient d’une contradiction.

« Lorsque l’on a soi-même été hors-la-loi et que l’on accuse ensuite l’État de Côte d’Ivoire d’agir comme un État hors-la-loi, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité », a-t-il déclaré.

Au-delà de la polémique politique, Amadou Coulibaly a insisté sur la nécessité de préserver un climat apaisé, qu’il considère essentiel à la cohésion nationale et à la stabilité du pays. « La seule chose que je souhaite demander à nos frères du PPA-CI, puisque c’est d’eux qu’il s’agit et que ces propos ont été tenus lors de l’une de leurs conférences de presse, c’est d’adopter un discours apaisant. »

Le porte-parole du gouvernement a rappelé que la Côte d’Ivoire avait payé un lourd tribut aux crises politiques passées. « La Côte d’Ivoire a trop souffert des divisions. Nous savons tous ce que certains discours et certains actes ont provoqué dans notre pays en 2010 », a-t-il souligné.

« Ne donnez pas raison à ceux qui doutaient de vous »

Amadou Coulibaly est également revenu sur le retour en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, qu’il présente comme une démarche soutenue par le président de la République afin de renforcer la réconciliation nationale.

« De nombreux Ivoiriens épris de paix ont espéré que leur retour constituerait un gage de réconciliation. Beaucoup ont estimé que la paix ne pouvait se construire sans eux. Le Chef de l’État a tout mis en œuvre pour faciliter leur retour. Il s’est notamment engagé afin que le Président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé puissent revenir en Côte d’Ivoire, parce que beaucoup d’Ivoiriens considéraient qu’il était important qu’ils participent à la consolidation de la paix. »

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Le ministre a enfin lancé un appel aux dirigeants du PPA-CI.

« Je leur demande aujourd’hui de penser à tous ceux qui ont placé leurs espoirs en eux. Il a rappelé que certains Ivoiriens étaient convaincus que le retour des responsables du PPA-CI contribuerait au renforcement de la paix, tandis que d’autres restaient sceptiques, estimant qu’ils n’avaient pas changé et qu’ils ne changeraient pas.

Et de conclure par un message direct :

« Je leur demande de ne pas donner raison à ceux qui doutaient d’eux. Je leur demande de ne pas décevoir tous les Ivoiriens qui ont espéré que leur retour servirait à consolider durablement la paix dans notre pays. »

Égalité femmes-hommes : les normes de masculinité continuent de freiner l’économie ivoirienne, selon l’OCDE

En Côte d’Ivoire, les représentations traditionnelles de la masculinité continuent d’influencer profondément l’organisation économique et sociale des ménages. C’est le constat du rapport « Masculinité et égalité femmes-hommes : Perspectives de la Côte d’Ivoire et du Sénégal », publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Basée sur une enquête nationale réalisée auprès des ménages, l’étude analyse l’impact des normes sociales sur l’accès des femmes à l’emploi, la répartition des responsabilités économiques et les violences basées sur le genre.

L’étude révèle que 96 % des personnes interrogées estiment que l’homme doit être le principal pourvoyeur financier du ménage. Cette perception demeure l’un des principaux fondements de la définition de la masculinité en Côte d’Ivoire.

Cette responsabilité économique constitue également une importante source de pression. Plus de neuf hommes sur dix déclarent ressentir du stress lorsqu’ils craignent de ne plus être en mesure d’assurer les besoins financiers de leur famille. Selon l’OCDE, cette norme sociale enferme hommes et femmes dans des rôles prédéfinis qui limitent leur liberté de choix et leur potentiel économique.

 

Les normes sociales entretiennent les inégalités économiques entre les femmes et les hommes

Le rapport établit un lien direct entre ces représentations et les écarts observés sur le marché du travail. Les femmes participent moins à l’activité économique, avec un taux d’emploi inférieur d’environ 15 points à celui des hommes. Lorsqu’elles travaillent, elles occupent plus fréquemment des emplois vulnérables, disposent d’un pouvoir de décision plus limité sur les ressources du ménage et continuent d’assumer l’essentiel des tâches domestiques ainsi que des activités de soins non rémunérées.

Pour l’OCDE, ces inégalités ne résultent pas uniquement de facteurs économiques. Elles s’expliquent également par des normes sociales qui attribuent traditionnellement aux hommes l’autorité économique et aux femmes les responsabilités domestiques. Les normes de masculinité restrictive apparaissent plus fortement ancrées dans les zones rurales ainsi que dans le nord de la Côte d’Ivoire. À l’inverse, un niveau d’instruction plus élevé favorise des attitudes davantage orientées vers l’égalité entre les femmes et les hommes.

Les jeunes générations présentent également des différences marquées. Les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans expriment les opinions les plus favorables à l’égalité, tandis que les jeunes hommes de la même tranche d’âge restent davantage attachés aux modèles traditionnels de la masculinité.

 

Les Ivoiriens surestiment le conservatisme de leur entourage

L’OCDE observe que de nombreux Ivoiriens pensent que leur entourage adhère plus fortement qu’eux aux normes traditionnelles. Ce phénomène, qualifié d’« ignorance pluraliste », favorise le conformisme social. Des personnes favorables à davantage d’égalité préfèrent parfois taire leurs opinions parce qu’elles pensent, à tort, qu’elles sont minoritaires.

Le rapport souligne enfin que les hommes qui adhèrent fortement aux normes masculines restrictives présentent davantage de risques d’adopter des comportements liés aux violences basées sur le genre. Face à ce constat, l’OCDE invite les pouvoirs publics à promouvoir une « masculinité positive » en associant davantage les hommes aux politiques d’égalité.

L’organisation recommande également de favoriser un meilleur partage des responsabilités familiales et domestiques, tout en renforçant l’autonomisation économique des femmes. Pour l’OCDE, une évolution des normes sociales constituerait un levier important pour améliorer l’inclusion économique, accroître la participation des femmes au marché du travail et soutenir une croissance plus inclusive en Côte d’Ivoire.

Mondial 2026 : la FIF répond à la polémique sur l’alimentation des Éléphants après une vidéo virale

La Fédération ivoirienne de football (FIF) tente de clarifier la polémique née autour de l’alimentation des Éléphants pendant la Coupe du monde 2026. Dans une mise au point publiée samedi, l’instance assure que les plats traditionnels aperçus dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux ne correspondaient pas au régime alimentaire quotidien de la sélection.

À l’origine de la controverse, des images montrant les joueurs ivoiriens partageant des mets locaux après leur qualification pour les huitièmes de finale. On y aperçoit notamment de l’alloco, du foutou banane, du poisson frit ou encore de la sauce graine. Ces séquences ont rapidement suscité des réactions, certains observateurs estimant que ce type de repas ne répondait pas aux exigences nutritionnelles d’une compétition internationale de haut niveau.

Face aux critiques, la FIF affirme qu’il s’agissait d’une situation exceptionnelle, destinée à récompenser les joueurs après leur performance sportive.

 

La FIF évoque un « repas plaisir » encadré par le staff nutritionnel

Selon l’instance fédérale, ces plats traditionnels représentaient une parenthèse ponctuelle et non le menu habituel des Éléphants durant la compétition. Le nutritionniste de la sélection, Chef Bamba Aboubacar, qui accompagne l’équipe depuis la Coupe d’Afrique des nations 2025 sur les questions de performance nutritionnelle, explique que ce repas entrait dans un cadre précis.

Il s’agissait, selon lui, d’un « repas plaisir », autorisé exceptionnellement après une rencontre afin de permettre aux joueurs de profiter d’un moment de convivialité tout en respectant les exigences du programme alimentaire établi.

« Une séquence isolée ne peut résumer plusieurs semaines d’un accompagnement nutritionnel rigoureux », a indiqué le spécialiste dans une vidéo publiée par la Fédération ivoirienne de football.

La FIF insiste ainsi sur le fait que l’alimentation des joueurs durant le Mondial reposait sur un suivi professionnel, adapté aux contraintes physiques d’une compétition internationale.

Cette clarification intervient dans un climat marqué par de nombreuses interrogations autour de la participation ivoirienne au Mondial 2026. Après l’élimination des Éléphants en huitièmes de finale, plusieurs critiques ont visé l’encadrement technique et organisationnel de la sélection. Des consultants sportifs et des internautes ont estimé que certains choix de l’encadrement ne correspondaient pas aux standards attendus d’une sélection engagée dans une compétition mondiale.

 

La gestion médicale au centre des interrogations

Les débats ont également ravivé d’anciens dossiers liés au suivi médical des internationaux ivoiriens. Parmi eux, figure notamment le cas du gardien Sylvain Gbohouo, dont la suspension pour dopage avait déjà suscité de nombreuses discussions sur l’organisation médicale autour de l’équipe nationale.

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Ces différentes critiques alimentent un débat plus large sur la professionnalisation de la gestion des Éléphants, alors que la sélection ivoirienne cherche à renforcer son positionnement parmi les grandes nations du football africain. Avec cette mise au point, la FIF entend donc rétablir les faits et rappeler que la préparation nutritionnelle de l’équipe repose sur un cadre structuré, malgré les polémiques nées autour d’une simple séquence diffusée sur les réseaux sociaux.

Indépendance 2026 à Yopougon : six pharmacies fermées du 28 juillet au 7 août pour des raisons sécuritaires

À l’approche des festivités du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, la commune de Yopougon renforce son dispositif organisationnel. Dans une note circulaire datée du 8 juillet 2026, le Député-Maire a demandé à six officines de pharmacie de maintenir leurs établissements fermés du 28 juillet au 7 août 2026 inclus.

Les pharmacies concernées sont : la Pharmacie Siporex, la Pharmacie Principale, la Pharmacie Keneya, la Pharmacie Wakouboue, la Pharmacie de l’Antenne et la Pharmacie Kouté (Terminus 40). Durant ces dix jours, les populations devront se tourner vers d’autres structures sanitaires pour leurs besoins en médicaments et produits de santé.

 

La sécurité au cœur du dispositif d’organisation

Le choix de la municipalité s’inscrit dans une logique de gestion des grands rassemblements publics. L’organisation d’une célébration nationale implique d’importants enjeux logistiques, notamment en matière de circulation, de contrôle des flux et de protection des personnes et des biens. À Yopougon, commune densément peuplée et retenue pour accueillir les festivités nationales, les autorités veulent limiter les risques liés aux mouvements importants de populations autour des zones d’activités.

Les pharmacies occupent une place stratégique dans le système de santé de proximité. Elles constituent souvent le premier recours pour les habitants confrontés à des besoins médicaux urgents, notamment les personnes âgées, les patients souffrant de maladies chroniques ou les familles nécessitant un accès rapide aux traitements.

La fermeture temporaire de plusieurs officines pourrait donc avoir un impact sur l’accès aux médicaments dans certains quartiers. Pour limiter ces conséquences, les autorités pourraient envisager des solutions alternatives, comme le renforcement des pharmacies de garde ou une meilleure orientation des populations vers les structures sanitaires disponibles.

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Depuis sa diffusion, la note circulaire suscite des réactions partagées dans l’espace public. Certains habitants considèrent cette mesure comme une précaution nécessaire face aux exigences sécuritaires liées à un événement national d’envergure. D’autres estiment toutefois que la fermeture de plusieurs points de distribution de médicaments pendant une période aussi longue pourrait compliquer le quotidien des populations, particulièrement dans une commune où les besoins sanitaires restent importants.

Les pharmaciens concernés devront appliquer cette mesure, tandis que les habitants sont invités à prendre leurs dispositions afin d’éviter toute difficulté d’approvisionnement pendant les festivités de l’indépendance.

 

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© Dr

Gala du football ivoirien 2026 : Chris Inao sacré meilleur joueur, Bazoumana Touré élu meilleur espoir

La cinquième édition du Gala du football ivoirien a réuni, samedi 11 juillet 2026 à la Caistab au Plateau, les principaux acteurs du football national. Au-delà de la célébration des performances sportives, l’événement confirme la montée en puissance d’une industrie du football qui valorise les talents ivoiriens, renforce leur visibilité internationale et accompagne leur progression vers les grands championnats.

Auteur d’une saison remarquée en club comme en sélection, Chris Inao Oulaï remporte le trophée de meilleur joueur ivoirien de l’année lors de la 5ᵉ édition du Gala du football ivoirien. Le milieu offensif s’impose grâce à son sacre en Coupe de Turquie avec Trabzonspor et à ses performances décisives sous les couleurs des Éléphants, notamment lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et de la Coupe du monde 2026.

 

Bazoumana Touré, meilleur espoir avant son envol vers la Premier League

Bazoumana Touré a décroché l’autre grande récompense de la soirée. Surnommé « la Flèche », l’ailier ivoirien a remporté le trophée de meilleur espoir de l’année. Ses performances en sélection nationale, combinées à son récent transfert vers Newcastle United en Premier League anglaise, illustrent la progression de sa carrière et renforcent la présence des talents ivoiriens dans les grands championnats européens.

Zabi « la Magie » élu révélation de l’année

Le milieu de terrain du Paris FC, Zabi, surnommé « la Magie », a quant à lui reçu le trophée de révélation du football ivoirien. Cette distinction récompense son ascension rapide et confirme l’émergence d’une nouvelle génération appelée à jouer un rôle majeur dans les prochaines années.

Selon Ousmane Samaké, promoteur de l’événement, un comité évalue les performances des joueurs tout au long de la saison, en club comme en sélection, avant de désigner les différents lauréats. Il a profité de cette cérémonie pour remercier les acteurs du football ivoirien ainsi que l’ensemble des invités ayant répondu présents à cette cinquième édition.

En Ligue 1, l’ASEC Mimosas a largement dominé le palmarès en remportant l’ensemble des distinctions majeures.

  • Julien Chevalier a été élu meilleur entraîneur ;
  • Foli Ayayi a reçu le trophée de meilleur gardien ;
  • Fofana Souleymane a été sacré meilleur joueur de Ligue 1.

 

En Ligue 2, plusieurs acteurs se sont illustrés. Le gardien du FC Yamoussoukro, Koné Bazoumana, a remporté le trophée de meilleur gardien, tandis que Hamid Koné, attaquant de Lanfiara, a décroché le prix du meilleur buteur. De son côté, Adiaké FC a décroché deux distinctions grâce à Sonzahi Bienvenu, élu meilleur joueur, et à Fred Koré, désigné meilleur entraîneur.

Cette cinquième édition du Gala du football ivoirien s’est achevée dans une ambiance festive, rythmée par des prestations artistiques, des animations humoristiques et la remise des différentes distinctions.

Côte d’Ivoire / Indépendance 2026 : 55 km de routes à bitumer avant la fête nationale à Yopougon

À moins d’un mois de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, Yopougon intensifie les travaux d’aménagement destinés à moderniser ses infrastructures et à renforcer son attractivité. Désignée pour accueillir les festivités officielles du 7 août 2026, la commune bénéficie d’importants investissements publics, notamment dans les infrastructures routières, l’éclairage urbain et l’embellissement des espaces publics.

Dans ce contexte, le député-maire de Yopougon, Adama Bictogo, accompagné de ses adjoints et des directeurs de la mairie, a effectué, le samedi 11 juillet 2026, une visite des principaux chantiers en cours afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux.

Une tournée pour vérifier l’exécution des investissements

De Siporex jusqu’au 4ᵉ Pont, la délégation municipale a inspecté les différents sites concernés par les travaux. Cette visite avait pour objectif de s’assurer de la bonne exécution des ouvrages, de leur qualité ainsi que du respect des délais fixés avant les festivités nationales. Le Gouvernement a accordé à la commune un programme de bitumage portant sur 55 kilomètres de routes, l’un des plus importants investissements d’infrastructures réalisés récemment à Yopougon. Les travaux concernent notamment :

  • le bitumage du boulevard de la Solidarité ;
  • le bitumage de la rue Princesse ;
  • le bitumage et l’aménagement de l’espace Ficgayo ;
  • la réhabilitation de plusieurs autres artères de la commune ;
  • le ravalement des façades de bâtiments importants ;
  • le renforcement de l’éclairage public le long du boulevard de la Solidarité ainsi qu’à la place Ficgayo, à la place CP1, au complexe Jesse Jackson et au terrain de la BAE.

 

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Grâce à ces différents chantiers, la commune se prépare à accueillir les populations venues de toute la Côte d’Ivoire ainsi que les invités internationaux attendus pour cette grande célébration.

Les autorités municipales entendent répondre aux attentes suscitées par la désignation de Yopougon comme ville hôte de la fête nationale 2026. Elles estiment que ce choix du Président de la République, Alassane Ouattara, traduit l’importance accordée à la commune et à ses habitants dans la dynamique de développement du pays.

Mairie de Yopougon
© Mairie de Yopougon

Attécoubé : démolition des constructions anarchiques dès le 13 juillet 2026 pour prévenir les risques d’inondation

À partir du lundi 13 juillet 2026, la municipalité prévoit de lancer une opération de démolition systématique des constructions anarchiques installées sur plusieurs zones considérées comme dangereuses.

Pour les autorités municipales, il s’agit de réduire l’exposition des populations aux catastrophes naturelles, notamment les inondations et les glissements de terrain. Les interventions concerneront plusieurs sites identifiés comme présentant des risques pour les habitants. La mairie a notamment cité les secteurs de Nématoulaye, Djéné écaré, Santé 3, Cité Fairmont et Attécoubé 3 parmi les zones prioritaires.

 

Les occupants des zones à risques appelés à libérer les emprises avant le début des opérations

Dans le cadre de l’opération de démolition des constructions anarchiques et d’assainissement urbain, la mairie d’Attécoubé a communiqué le calendrier détaillé des interventions prévues dans les zones identifiées comme à risques. Les autorités municipales rappellent aux occupants concernés l’obligation de libérer les emprises avant le passage des équipes sur le terrain. Les lettres de sommation distribuées les 10 et 11 juillet 2026 constituent les documents officiels servant de référence pour ces opérations.

 

Les opérations débuteront par une phase de sensibilisation et de notification avant le lancement des travaux de démolition.

  • Vendredi 10 et samedi 11 juillet 2026 : distribution des lettres de sommation dans l’ensemble des zones concernées.
  • Lundi 13 et mardi 14 juillet 2026 : lancement des petites démolitions et des opérations de décoiffement dans les différentes zones ciblées.
  • Mercredi 15 juillet 2026 : intervention à la Cité Fairmont avec des démolitions à l’aide d’engins mécaniques et des travaux d’assainissement.
  • Jeudi 16 et vendredi 17 juillet 2026 : opérations de démolition mécanique et d’assainissement à Attécoubé 3 et Nématoulaye.
  • Lundi 20 et mardi 21 juillet 2026 : poursuite des travaux à Attécoubé 3, Nématoulaye et Djéné-Ecaré avec la suite des démolitions mécaniques et des actions d’assainissement.
  • Mercredi 22, jeudi 23 et vendredi 24 juillet 2026 : interventions à Santé 3 pour les opérations de démolition avec machine et d’assainissement.

 

La Municipalité d’Attécoubé, dirigée par le Ministre Paulin Claude Danho, Député-Maire, appelle les populations concernées à faire preuve de civisme et à accompagner cette initiative d’assainissement.

 

Notre Attécoubé
© Notre Attécoubé

 

Football : Jayden Adams, milieu de terrain sud-africain du Mondial 2026, décède à 25 ans

Le milieu de terrain des Mamelodi Sundowns, récemment présent avec les Bafana Bafana à la Coupe du monde 2026, est décédé samedi. Les autorités sud-africaines ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de sa mort.

Le football sud-africain est en deuil. Le milieu de terrain Jayden Adams est décédé brutalement samedi à l’âge de 25 ans, quelques jours après avoir participé à la Coupe du monde 2026 avec la sélection sud-africaine. Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a annoncé la nouvelle.

« C’est profondément choqué et le cœur lourd que j’ai appris le décès de Jayden Adams », a déclaré le ministre dans un communiqué. Il a précisé que la cause du décès « n’a pas encore été confirmée », avant de saluer la mémoire d’un joueur qu’il considérait comme « l’un des plus brillants jeunes talents » du football sud-africain.

La police sud-africaine a annoncé avoir ouvert une enquête après la découverte, samedi matin, du corps d’un homme de 25 ans dans une maison située à Schotschekloof, un quartier du centre-ville du Cap. Les enquêteurs cherchent désormais à établir les circonstances exactes du décès.

 

Le monde du football rend hommage au joueur

L’Union des joueurs sud-africains a réagi sur son compte X en déclarant que « la mort nous a cruellement volé l’un des nôtres ». De son côté, la Confédération africaine de football (CAF) a exprimé sa tristesse en affirmant que « le football a perdu l’un des siens ».

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est également dit « incroyablement triste » et a adressé « les pensées et les condoléances de toute la FIFA et de la communauté internationale du football » à la famille, aux amis et aux coéquipiers de Jayden Adams.

 

Jayden Adams venait de participer à la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord sous les couleurs des Bafana Bafana. Il a disputé les trois rencontres de la phase de groupes de l’Afrique du Sud dans le groupe A. Il a débuté comme titulaire face au Mexique puis contre la République tchèque, avant d’entrer en jeu à la 80ᵉ minute lors du troisième match contre la Corée du Sud. Le milieu de terrain n’avait toutefois pas pris part au seizième de finale perdu 1-0 face au Canada.

Professionnel depuis 2020, Jayden Adams était considéré comme l’un des espoirs du football sud-africain. Originaire du Cap, il évoluait sous les couleurs des Mamelodi Sundowns depuis janvier 2025 après avoir poursuivi son ascension dans le championnat sud-africain. Par ailleurs, il avait également participé à la Coupe d’Afrique des nations 2024 disputée en Côte d’Ivoire, où l’Afrique du Sud avait terminé à la troisième place.