Football : Pépé, Kessié et Ghislain Konan, piliers de la nouvelle architecture des Éléphants

Pour construire une équipe solide, Hervé Renard, le nouveau sélectionneur des Éléphants a dévoilé, mercredi 16 septembre à Abidjan, sa liste pour les fenêtres FIFA de septembre et d’octobre. Dans ce groupe largement rajeuni, Nicolas Pépé, Franck Kessié et Ghislain Konan doivent constituer l’une des principales ossatures de la sélection ivoirienne.

 

Pépé, Kessié et Konan comme piliers

Hervé Renard affiche clairement sa volonté de miser sur la jeunesse, mais il conserve plusieurs joueurs d’expérience pour accompagner cette nouvelle génération. Nicolas Pépé, Franck Kessié et Ghislain Konan incarnent cette volonté d’équilibre.

Avec 59 sélections et 14 buts en équipe nationale, Nicolas Pépé reste le joueur le plus expérimenté du secteur offensif parmi les cadres cités. Après les incertitudes qui avaient entouré sa présence lors de la trêve internationale de septembre, sa convocation confirme qu’il figure bien dans les plans du nouveau sélectionneur.

Au milieu de terrain, Franck Kessié demeure un élément majeur. Le joueur compte 107 sélections avec les Éléphants pour 16 buts inscrits. Son expérience doit notamment permettre d’encadrer les nouveaux visages appelés par Hervé Renard. En défense, Ghislain Konan apporte également son vécu international. Avec 57 sélections en équipe nationale, il fait partie des joueurs sur lesquels le sélectionneur entend s’appuyer pour consolider son équipe.

 

Huit nouveaux visages chez les Éléphants

Cette première liste de Hervé Renard se distingue également par l’arrivée de huit nouveaux profils, confirmant le choix du technicien français de renouveler progressivement le groupe. En défense, Kassoum Ouattara, 21 ans, et Christ Tapé, 20 ans, découvrent la sélection nationale. Rayan Fofana, 20 ans, du Havre Athletic Club, constitue pour sa part le seul attaquant de moins de 23 ans convoqué.

Le milieu de terrain accueille également plusieurs jeunes joueurs. Malick Yalcouyé, 20 ans, qui évolue à Brighton, Patrick Zabi, 19 ans, du Paris FC, Eddy Doué, 20 ans, du CF Estrela da Amadora, et Amadou Koné, 21 ans, intègrent le groupe. Christ Inao, 20 ans, de la Fiorentina, complète cette nouvelle génération de milieux appelée par Hervé Renard.

Avec cette sélection, Hervé Renard pose les premiers jalons de son projet à la tête de l’équipe de Côte d’Ivoire. Le technicien français, qui avait conduit les Éléphants vers leur deuxième étoile en 2015, mise désormais sur un mélange entre expérience et jeunesse. Les joueurs retenus vont entamer leur regroupement en vue des rencontres prévues contre le Ghana, la Somalie et le Cameroun dans le cadre des fenêtres FIFA de septembre et d’octobre.

Entre cadres confirmés et jeunes talents, le nouveau sélectionneur dessine ainsi les contours d’une équipe appelée à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.

« Rayés des effectifs pour faute contre l’honneur » : trois gendarmes radiés après leur présence sur un site d’orpaillage illégal

Trois sous-officiers de la Gendarmerie nationale ont été définitivement radiés des effectifs après avoir été surpris sur un site d’orpaillage illégal à Tokro, dans la sous-préfecture de Bengassou, département de Bocanda. La hiérarchie militaire a prononcé cette sanction disciplinaire le 9 septembre 2026, alors qu’une procédure judiciaire est également en cours contre les trois hommes.

Les militaires concernés sont les maréchaux des logis Affian N’Dri Benjamin, Diomandé Sinaly et Ouattara Kouakou Ilias. La hiérarchie de la Gendarmerie nationale a radié les trois sous-officiers de ses effectifs pour « faute contre l’honneur », selon un message officiel.

 

Ils auraient abandonné leur poste de surveillance

Les faits remontent à la nuit du 3 au 4 septembre 2026. Affectés à la surveillance d’un poste d’observation à Bengassou dans le cadre de l’opération Renard, les trois gendarmes auraient quitté leur position pour se rendre sur un site d’orpaillage illégal à Tokro.

D’après la note de la hiérarchie militaire, les trois hommes se trouvaient sur le site « en tenue civile ». Leur présence aurait été découverte par un comité de surveillance villageois, qui les a ensuite appréhendés avant de les remettre à la brigade de gendarmerie de Bocanda.

Les autorités ont placé les trois sous-officiers en garde à vue à Bocanda, avant de les déférer devant le procureur du Pôle pénal économique et financier (PPEF), puis de les conduire au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA), ex-MACA, dans le cadre de la procédure judiciaire.

Une affaire révélée par la presse

L’affaire avait été rendue publique quelques jours avant l’annonce de la sanction disciplinaire. Dans son édition du 8 septembre 2026, le média d’investigation Ivoir’Hebdo avait rapporté la présence des trois gendarmes sur le site d’orpaillage clandestin. La radiation intervient alors que la lutte contre l’orpaillage illégal constitue un enjeu important pour les autorités ivoiriennes. Cette activité clandestine affecte notamment l’environnement, l’économie et la sécurité dans les zones rurales.

Depuis plusieurs années, l’État mène des opérations de démantèlement des sites clandestins. Le Groupement spécial de répression de l’orpaillage illégal (GSROI) effectue régulièrement des opérations sur le terrain, avec notamment la destruction d’installations et la saisie de matériels utilisés pour l’exploitation clandestine de l’or, tels que des motopompes, des concasseurs et des dragues.

 

Des terres et des cours d’eau fortement dégradés

L’orpaillage clandestin entraîne également d’importantes dégradations des terres et des cours d’eau. L’utilisation de produits chimiques, notamment le mercure, contribue à la pollution des rivières. Les excavations et les travaux miniers peuvent, quant à eux, rendre certaines terres impropres à l’agriculture.

Dans plusieurs régions, cette activité menace ainsi les cultures vivrières et les plantations de rente. Elle représente également un manque à gagner pour l’État et le secteur minier formel, une partie de la production aurifère échappant aux circuits légaux. Face à cette situation, les autorités ivoiriennes ont renforcé leur dispositif juridique et opérationnel contre les exploitations clandestines.

Une sanction disciplinaire en attendant la suite judiciaire

La radiation des trois gendarmes s’inscrit dans ce contexte de lutte contre l’orpaillage illégal, mais elle relève du volet disciplinaire de l’affaire. Leur hiérarchie leur reproche notamment d’avoir quitté une mission de surveillance et de s’être retrouvés sur un site d’exploitation clandestine.

Alors que la procédure judiciaire se poursuit, la décision prise le 9 septembre 2026 entraîne donc leur exclusion définitive de la Gendarmerie nationale. Les trois sous-officiers restent par ailleurs concernés par la procédure engagée devant les autorités judiciaires.

Produits cosmétiques : l’AIRP alerte sur la commercialisation illégale du « Zézépagnon »

L’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP) tire la sonnette d’alarme sur la circulation et la commercialisation en Côte d’Ivoire de produits présentés comme des médicaments sous la dénomination « Zézépagnon ». Dans une note d’information adressée au grand public, l’autorité appelle les populations à la vigilance et leur demande de ne pas acheter ni consommer ces produits.

Selon l’AIRP, la gamme « Zézépagnon » est promue et distribuée sur le territoire national par Alain Tagro Kalou, qui se présente sous le titre de « Professeur TAGRO ».

 

Aucun contrôle scientifique ni autorisation de mise sur le marché

L’AIRP précise que les produits concernés n’ont fait l’objet d’aucune évaluation scientifique et ne disposent d’aucune Autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par les autorités sanitaires compétentes. De ce fait, les autorités interdisent formellement la fabrication, l’importation, la distribution, la vente et la promotion de ces produits, qu’elles considèrent comme illégales.

L’autorité rappelle que l’absence d’homologation prive ces produits de toute garantie concernant leur qualité, leur sécurité d’emploi et leur efficacité thérapeutique. Elle s’appuie notamment sur l’article 18 de la loi n° 2017-541 relative à la régulation du secteur pharmaceutique.

Face à cette situation, l’autorité pharmaceutique met en garde les populations contre l’utilisation de produits qui n’ont pas fait l’objet des contrôles requis. Selon l’AIRP, la consommation de ces produits non contrôlés peut exposer les utilisateurs à des risques graves et imprévisibles pour leur santé.

L’autorité recommande donc vivement aux populations de s’abstenir d’acheter et de consommer les produits de la gamme « Zézépagnon ».

L’AIRP appelle également les populations à signaler sans délai tout acte de vente ou de publicité portant sur ces produits. Les populations doivent signaler tout acte de vente ou de publicité aux services de l’AIRP ou aux autorités sanitaires les plus proches, afin que ces derniers puissent prendre des mesures conservatoires et engager des poursuites légales.

Avec cette alerte, l’AIRP invite ainsi le grand public à faire preuve de la plus grande vigilance face à la circulation des produits commercialisés sous l’appellation « Zézépagnon ».

« Sinon, ils auraient été dans la liste » : Hervé Renard explique les absences chez les Éléphants

Le nouveau sélectionneur des Éléphants, Hervé Renard, a dévoilé ses premiers choix. Face à la presse mercredi 16 septembre 2026 à Cocody, le technicien français a présenté une liste de 25 joueurs retenus pour la prochaine fenêtre FIFA, avec au programme des rencontres face au Ghana et à la Somalie.

Cette première sélection est marquée par l’arrivée de huit nouveaux joueurs. Kassoum Ouattara, Christ Tapé, Amadou Koné, Malick Yalcouyé, Patrick Zabi Gueu, Yann Gboho, Rayan Fofana et Eddy Doué intègrent ainsi le groupe.

Ces nouveaux visages viennent compléter un effectif composé de cadres et de jeunes joueurs qui avaient déjà réussi à s’imposer sous les ordres d’Emerse Faé.

 

Plusieurs cadres absents

L’arrivée de ces huit joueurs intervient dans un contexte marqué par plusieurs absences. Wilfried Singo, Martial Godo, Amad Diallo, Oumar Diakité et Sébastien Haller ne figurent pas sur la liste dévoilée par Hervé Renard. Le sélectionneur a notamment apporté des précisions sur les situations de Singo, Diallo et Godo. Les trois joueurs sont indisponibles en raison de problèmes physiques.

« Wilfried Singo, Amad Diallo et Martial Godo sont blessés. Sinon, ils auraient été dans la liste », a expliqué Hervé Renard devant les journalistes.

Amad Diallo, qui évolue à Manchester United, n’a d’ailleurs disputé aucune minute depuis le début de la saison en raison d’une blessure.

La situation apparaît différente pour Sébastien Haller et Oumar Diakité. Leur absence serait davantage liée à leur manque de forme au cours des derniers mois. Les deux joueurs devront donc retrouver davantage d’efficacité avec leurs clubs respectifs afin de prétendre à un retour chez les Éléphants lors des prochaines échéances.

Avec cette première liste, Hervé Renard lance ainsi son mandat à la tête de la sélection ivoirienne en mêlant nouveaux visages, joueurs déjà installés et absents dont le retour dépendra notamment de leur état physique ou de leur niveau de forme.

Revue de presse du 17 septembre : Habiba Touré visée par un mandat d’arrêt, l’affaire Koumassi à la Une des journaux

Le mandat d’arrêt annoncé contre Me Habiba Touré figure parmi les principaux sujets qui retiennent l’attention de la presse ivoirienne ce jeudi 17 septembre 2026. Porte-parole du parti de Laurent Gbagbo et du Front commun, l’avocate est désormais visée par des poursuites engagées par le procureur de la République, Braman Koné.

L’annonce est intervenue mercredi 16 septembre, lors de la conférence de presse du procureur consacrée notamment aux premières conclusions des enquêtes sur l’affaire du déguerpissement à Koumassi Campement. Une déclaration qui a rapidement trouvé un écho dans les journaux parus ce jeudi.

 

Un mandat d’arrêt contre Habiba Touré

Profitant d’une question d’un confrère sur l’affaire Justin Koné Katinan, Braman Koné a annoncé avoir engagé des poursuites contre Me Habiba Touré et délivré un mandat d’arrêt à son encontre.

« J’ai engagé des poursuites et même un mandat d’arrêt contre Me Habiba Touré pour son implication dans les événements d’octobre 2025 », a déclaré le procureur de la République.

La porte-parole du parti de Laurent Gbagbo et du Front commun avait occupé une place importante dans les mouvements de contestation contre le quatrième mandat du président Alassane Ouattara.

Cette nouvelle procédure constitue ainsi l’un des principaux éléments relevés par la presse dans le compte rendu de la conférence de presse du procureur. Le journal La Voie Originale revient notamment sur les détails de cette affaire.

LIRE AUSSI : PPA-CI: Habiba Touré visée par un mandat d’arrêt, la pression judiciaire s’intensifie autour du parti

 

L’affaire Koumassi Campement au centre de la conférence du procureur

Mais au-delà du mandat visant Habiba Touré, la conférence de presse de Braman Koné était principalement consacrée aux résultats des premières enquêtes sur le déguerpissement à Koumassi Campement.

L’Avenir affiche ainsi en Une : « Déguerpissement illégal à Koumassi : Braman Koné déballe tout ». Le Jour plus revient également sur le dossier avec le titre : « Affaire Koumassi Campement : les révélations du procureur de la République qui font trembler le dossier ».

Selon les éléments présentés par le procureur, le député de Gouméré-Tabagne aurait joué un rôle déterminant dans la préparation et l’exécution de l’opération. Il aurait notamment assuré sa coordination ainsi que son principal financement.

Braman Koné a également évoqué un prêt de sept millions de francs CFA obtenu en 2024 par le député auprès d’un administrateur des services financiers. Selon les déclarations recueillies au cours de l’enquête, cette somme devait servir à financer le déguerpissement des occupants d’une parcelle revendiquée par Alloui Brou Jacques.

Le témoignage du fils d’Alloui Brou Jacques

Les enquêteurs ont également entendu le fils aîné d’Alloui Brou Jacques. Celui-ci a déclaré que le député l’avait contacté à plusieurs reprises. Selon son témoignage, le parlementaire lui aurait demandé que son père réalise une vidéo destinée aux réseaux sociaux afin d’assumer la responsabilité des démolitions.

Une éventuelle procédure contre le député

Le dossier prend désormais une dimension institutionnelle. Une requête a été adressée au procureur général près la Cour d’appel d’Abidjan afin de saisir le Bureau de l’Assemblée nationale en vue d’éventuelles poursuites contre le parlementaire. La démarche doit respecter les procédures applicables aux députés.

Les investigations portent également sur plusieurs responsables administratifs. Le directeur de cabinet du ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan a reconnu avoir supervisé les opérations.

De son côté, le directeur des services techniques du District a indiqué avoir requis des policiers pour assurer la sécurisation de l’intervention. Les deux responsables ont affirmé avoir agi dans le cadre d’instructions liées au plan ORSEC.

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PPA-CI : Habiba Touré visée par un mandat d’arrêt, la pression judiciaire s’intensifie autour du parti

Les poursuites judiciaires visant des cadres du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique de Laurent Gbagbo, se poursuivent en Côte d’Ivoire. Elles concernent notamment des responsables soupçonnés d’implication dans les mouvements de contestation ayant marqué la campagne présidentielle d’octobre 2025 et opposés au quatrième mandat du président Alassane Ouattara.

Après le placement en détention de Justin Koné Katinan, c’est désormais Me Habiba Touré, porte-parole du PPA-CI, qui se retrouve dans le viseur du procureur de la République.

 

Un mandat d’arrêt confirmé contre Habiba Touré

L’information a été confirmée par le procureur Koné Braman lors d’une conférence de presse tenue mercredi 16 septembre 2026. Le représentant du ministère public a indiqué avoir engagé des poursuites contre l’avocate et délivré un mandat d’arrêt à son encontre.

« J’ai engagé des poursuites et même un mandat d’arrêt contre Me Habiba Touré pour son implication dans les événements d’octobre 2025 », a déclaré Koné Braman.

Porte-parole à la fois du PPA-CI et du Front commun, Habiba Touré avait occupé une place importante dans les mouvements de contestation contre le quatrième mandat d’Alassane Ouattara. Le Front commun réunissait le PPA-CI et le PDCI-RDA, les deux principaux partis d’opposition, qui réclamaient notamment des conditions permettant la tenue d’une élection libre, transparente et inclusive.

L’avocate avait également pris position en faveur des marches organisées dans ce contexte et sévèrement réprimées par le pouvoir. Ces mobilisations avaient conduit à de nombreuses interpellations : au moins 600 personnes selon les éléments rapportés, et plus d’un millier d’après la direction du parti de Laurent Gbagbo.

 

Justin Koné Katinan également poursuivi

La mise en cause de Me Habiba Touré intervient alors que la justice poursuit Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du PPA-CI, et l’a placé sous mandat de dépôt pour des faits liés aux événements survenus pendant la campagne présidentielle d’octobre 2025. L’ancien ministre délégué au Budget doit répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment d’« actes terroristes » et d’atteinte à la sûreté de l’État.

Justin Koné Katinan avait dans un premier temps été convoqué à la suite d’une plainte du parti présidentiel. Le RHDP l’accusait de diffamation et de divulgation de fausses nouvelles après des déclarations dans lesquelles il mettait en cause le pouvoir d’Abidjan au sujet du fléau de l’orpaillage illégal.

Mais, selon les explications du procureur, la procédure ayant conduit au placement en détention de Katinan ne découle pas de cette plainte.

« M. Katinan n’a pas été déféré sur la base de la plainte du RHDP et, comme il était déjà dans les locaux, en vertu de mes pouvoirs en ma qualité de procureur de la République et directeur de la police judiciaire, j’ai donc instruit à l’effet d’ouvrir et de l’entendre également sur les événements qui ont eu lieu pendant la campagne électorale de la présidentielle 2025 », a expliqué Koné Braman.

Interrogé sur le moment choisi pour cette nouvelle audition, le procureur a défendu la poursuite des procédures engagées autour des événements de la campagne présidentielle.

« Je veux rappeler que les faits qui ont eu lieu pendant la campagne n’étaient pas prescrits. Ce sont des faits criminels. Le timing des hommes politiques n’est pas le mien », a-t-il déclaré.

Les événements qui ont marqué la présidentielle d’octobre 2025 ont, selon les chiffres communiqués, fait 11 morts, dont un gendarme, 71 blessés et entraîné l’interpellation de 1 658 personnes.

LIRE AUSSI : Affaire Katinan : « Il n’y a jamais eu d’audition, jamais eu de procès-verbal », affirme son avocate

 

Le PPA-CI dénonce une « instrumentalisation de la justice »

De son côté, le PPA-CI affirme que plus d’un millier de ses militants ont été arrêtés dans le cadre de ces événements, parmi lesquels plusieurs hauts responsables du parti. Blaise Lasm, Boubacar Koné et Nestor Dahi figurent notamment parmi les personnalités du PPA-CI toujours détenues. Les dates de leurs procès restent, à ce stade, inconnues selon les éléments fournis.

Dans un communiqué, le parti de Laurent Gbagbo a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. La formation estime que les autorités visent en réalité Laurent Gbagbo, son « référent politique », à travers les arrestations qu’elle qualifie d’« arbitraires ».

Avec les poursuites visant désormais Me Habiba Touré, la procédure judiciaire engagée autour des événements d’octobre 2025 s’étend ainsi à une nouvelle figure de premier plan du camp de Laurent Gbagbo.

 

CAN 2027 : Hervé Renard dévoile les 25 Éléphants retenus face au Ghana et à la Somalie

Le sélectionneur des Éléphants de Côte d’Ivoire, Hervé Renard, a dévoilé ce mercredi 16 septembre 2026 sa liste pour les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027. Le technicien français a présenté les 25 joueurs retenus lors d’une conférence de presse organisée au siège d’Orange Côte d’Ivoire, avec une volonté affichée de renouveler une partie de son effectif.

 

Quatre nouveaux visages au milieu

Pour ses premières échéances avec la sélection ivoirienne, Hervé Renard a notamment choisi de rajeunir son milieu de terrain. Sur les six joueurs convoqués dans ce secteur, quatre sont de nouveaux appelés. Parmi eux figurent Patrick Zabi, connu sous le surnom de « Zabi La Magie », et Malick Yalcouyé, qui évolue désormais en Premier League sous les couleurs de Brighton. Le groupe des milieux comprend également Eddy Doué, Franck Kessié, Ibrahim Sangaré et Christ Inao.

Le sélectionneur a parallèlement maintenu plusieurs éléments déjà présents en défense. Evan Ndicka et Odilon Kossounou conservent ainsi leur place dans le groupe, aux côtés notamment d’Emmanuel Agbadou, Ghislain Konan, Guela Doué, Ouattara Kassoum, Ousmane Diomandé, Christ Tapé et Amadou Kone.

Nicolas Pépé, seul ancien en attaque

Le renouvellement est également visible dans le secteur offensif. Nicolas Pépé est le seul joueur expérimenté retenu parmi les attaquants. Il sera accompagné de Yoan Bony, Bazoumana Touré, Elie Wahi, Ryan Fofana, Yan Diomandé et Yann Gboho. Dans les buts, Hervé Renard a retenu Yahia Fofana, Alban Lafont et Mohamed Koné pour cette première fenêtre internationale de son mandat.

 

Le Ghana puis la Somalie au programme

Les Éléphants lanceront leur campagne de qualification pour la CAN 2027 face au Ghana, le 24 septembre, au stade de la Paix de Bouaké. La sélection ivoirienne enchaînera ensuite avec une rencontre contre la Somalie, programmée le 29 septembre au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.

Après ces deux premières journées des éliminatoires, les hommes d’Hervé Renard resteront mobilisés avec un match amical contre les Lions indomptables du Cameroun, prévu le 3 octobre prochain.

À travers cette liste de 25 joueurs, Hervé Renard compose donc un groupe mêlant des cadres déjà connus de la sélection et plusieurs nouveaux visages. Le rajeunissement concerne particulièrement le milieu de terrain et le secteur offensif, tandis que certains joueurs confirmés conservent leur place en défense et dans l’entrejeu.

Cette première sélection marque ainsi le début d’une nouvelle étape pour les Éléphants, avec deux rendez-vous face au Ghana et à la Somalie pour lancer les éliminatoires de la CAN 2027.

Démolitions à Koumassi : le procureur de la République, Braman Koné, dévoile les avancées de l’enquête et les détails sur le foncier

L’enquête ouverte après les démolitions survenues le 3 juin 2026 au quartier Campement, dans la commune de Koumassi, franchit une nouvelle étape. Face à la presse, mercredi 16 septembre, le procureur de la République, Braman Koné, a présenté les avancées de l’information judiciaire et livré plusieurs éléments sur les circonstances des faits.

La conférence de presse s’est tenue au tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. Selon le procureur, l’information judiciaire ouverte depuis le 10 juin se poursuit et plusieurs personnes susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité ont déjà été entendues.

 

Plusieurs personnalités auditionnées

Parmi les personnes entendues figurent notamment le ministre, gouverneur du District autonome d’Abidjan, le député de Gouméré/Tabagne ainsi que le maire de Koumassi. Braman Koné a expliqué que ces auditions, combinées à l’exploitation des différents éléments recueillis au cours de l’enquête, ont permis de mieux cerner « les implications des uns et des autres en dehors de celles de Monsieur Alloui Brou Jacques ».

« Les auditions des personnes susmentionnées et l’exploitation de divers éléments recueillis ont permis à l’enquête de mieux cerner les implications des uns et des autres en dehors de celles de Monsieur Alloui Brou Jacques. Les auditions se poursuivent », a-t-il déclaré.

Le procureur a également révélé qu’une requête lui avait été adressée par Madame le Doyen des Juges d’Instruction. Celle-ci vise à saisir Madame le Procureur Général près la Cour d’Appel d’Abidjan afin de solliciter la saisine du Bureau de l’Assemblée nationale pour autoriser d’éventuelles poursuites contre le député mis en cause.

Sur ce point, Braman Koné a affirmé que « assez d’éléments sérieux et concordants contre le député sont disponibles ».

 

Alloui Brou Jacques placé sous mandat de dépôt

Revenant sur les suites judiciaires des démolitions, le procureur a rappelé qu’Alloui Brou Jacques avait été placé sous mandat de dépôt après avoir revendiqué, dans une déclaration largement diffusée sur les réseaux sociaux, la responsabilité des faits. L’intéressé s’était notamment prévalu d’une décision de justice pour justifier son intervention. Mais, selon les vérifications effectuées par le parquet, cette décision ne permettait pas de procéder aux démolitions des constructions concernées.

« Les vérifications faites par nos soins ont permis d’établir que la décision de justice dont se prévalait Monsieur Alloui Brou Jacques n’autorisait aucune démolition des constructions », a expliqué Braman Koné.

Le magistrat a précisé que deux demandes avaient été formulées devant le tribunal : l’une portant sur le déguerpissement et l’autre sur la démolition des habitations du quartier Koumassi Campement revendiquées par Alloui Brou Jacques. Selon le procureur, le tribunal n’avait finalement autorisé que le déguerpissement de cinq habitations, « sans démolition ».

Une zone de 6,8 hectares et 250 lots concernés

La conférence de presse a également permis de préciser l’étendue du périmètre touché par les démolitions. Selon les données communiquées par le procureur de la République, la zone concernée couvre une superficie totale de 6,8 hectares et comprend 250 lots répartis sur sept îlots.

Le périmètre compte notamment 28 parcelles détenues en pleine propriété avec Arrêté de concession définitive (ACD), quatre parcelles détenues en pleine propriété avec certificat de mutation de propriété foncière et huit parcelles disposant d’un titre foncier au nom de l’État.

À cet ensemble s’ajoutent cinq parcelles dont les dossiers de morcellement sont encore en cours de traitement, ainsi que 205 parcelles dépourvues de titre foncier. Alors que l’information judiciaire se poursuit, le procureur a indiqué que le site concerné avait fait l’objet d’une mesure de conservation judiciaire.

« Le site concerné a été placé sous main de justice, jusqu’à nouvel ordre, par réquisition judiciaire », a précisé Braman Koné.

L’enquête se poursuit donc afin de déterminer les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances des démolitions intervenues le 3 juin au quartier Campement, à Koumassi.

 

Consulter l’intégralité du communiqué via ce lien suivant : PROPOS LIMINAIRE DU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE D’ABIDJAN A L’OCCASION DE LA CONFERENCE DE PRESSE

Finale CAN 2025 : Le TAS fixe au 8 octobre la première audience dans le litige Sénégal-Maroc

Près d’un an après la finale de la CAN 2025, le litige opposant le Sénégal au Maroc connaît une nouvelle étape. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) doit examiner le recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre une décision de la Confédération africaine de football (CAF).

Selon les informations de La Gazette du Fennec, relayées mardi 15 septembre 2026, une première audience est programmée le 8 octobre prochain.

 

Le TAS ouvre une nouvelle étape dans la procédure

Saisi par la FSF, le TAS doit examiner sur le fond le recours formulé contre la décision du jury d’appel de la CAF. Cette audience permettra aux différentes parties de présenter leurs arguments dans le cadre de cette procédure. Selon La Gazette du Fennec, cette première audience ne devrait toutefois pas conduire immédiatement à une décision définitive. Le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier avant de rendre son verdict.

Un verdict attendu au plus tard à la mi-novembre

Le recours sénégalais porte sur la décision du jury d’appel de la CAF ayant officiellement déclaré le Maroc vainqueur de la CAN 2025, le 17 mars dernier, à la suite des événements survenus lors de la finale. Le TAS devra entendre les parties concernées et analyser les différents arguments avancés avant de trancher. D’après la source citée, le verdict est attendu « au plus tard, à la mi-novembre ».

 

Une finale remportée sur le terrain par le Sénégal

L’origine du différend remonte à la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. Sur la pelouse, les Lions de la Teranga s’étaient imposés 1-0 après prolongation et avaient célébré leur titre continental. La fin de la rencontre avait cependant été marquée par une longue interruption. Celle-ci faisait suite au départ des joueurs sénégalais de la pelouse, après une décision arbitrale contestée.

Dans un premier temps, la commission disciplinaire de la CAF avait maintenu le résultat enregistré au terme de la rencontre.

La situation a ensuite évolué avec la décision du jury d’appel de la CAF. Celui-ci a déclaré le Sénégal forfait et homologué une victoire 3-0 en faveur du Maroc. Contestant cette nouvelle décision, la FSF a décidé de saisir le TAS. Le principal enjeu de la procédure sera notamment d’examiner les conséquences réglementaires du départ temporaire des joueurs sénégalais durant la finale.

Le Maroc maintient sa position
Du côté marocain, la position demeure inchangée. Le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a récemment réaffirmé la volonté du Maroc de « défendre la décision du jury d’appel de la CAF » et de considérer les Lions de l’Atlas comme les champions d’Afrique. Walid Regragui a également affiché sa confiance dans cette décision.

Le rendez-vous du 8 octobre constituera donc une nouvelle étape dans ce dossier. Toutefois, cette première audience ne devrait pas, à elle seule, permettre de déterminer définitivement le vainqueur de la CAN 2025.

ONEP : Nabintou Cissé confirmée à la direction générale

Après plusieurs mois passés à assurer l’intérim, Mme Nabintou Cissé prend officiellement les commandes de l’Office national de l’eau potable (ONEP). Elle a été confirmée au poste de directrice générale mardi 15 septembre 2026, consacrant ainsi la continuité de l’action engagée à la tête de l’institution.

La confirmation de Mme Nabintou Cissé intervient avec l’ambition de poursuivre les actions visant à renforcer l’efficacité du service public de l’eau potable. Cette orientation doit également contribuer à améliorer durablement l’accès des populations ivoiriennes à cette ressource essentielle.

 

À la tête de l’ONEP, la nouvelle directrice générale entend inscrire son action dans une dynamique d’efficience et de performance, avec pour objectif de favoriser un approvisionnement régulier et durable en eau potable pour un plus grand nombre de ménages.

À la suite de sa confirmation, Mme Cissé a exprimé sa reconnaissance au président de la République, Alassane Ouattara, ainsi qu’au ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, pour la confiance renouvelée à son égard. Elle a, dans le même temps, réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts en faveur de l’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable.

Pour la directrice générale de l’ONEP, la priorité reste d’œuvrer à une meilleure desserte des ménages ivoiriens et de favoriser un accès durable à l’eau potable. Son action entend ainsi s’appuyer sur l’efficience et la performance pour répondre à cet objectif. La confirmation de Mme Nabintou Cissé marque donc la poursuite de l’orientation engagée à la tête de l’Office national de l’eau potable, avec l’amélioration du service public de l’eau potable au cœur de ses ambitions.

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