Axe Agou-Azaguié : 6 morts dont 5 enfants dans un violent accident, une enquête ouverte

Le retour de l’école a viré au drame sur l’axe Agou-Azaguié. Un grave accident de la circulation survenu mardi 15 septembre 2026, en fin d’après-midi, a coûté la vie à six personnes, dont cinq enfants. Deux autres personnes ont été blessées dans cette collision impliquant trois véhicules.

Selon les informations communiquées par le ministère des Transports et des Affaires maritimes, l’accident s’est produit aux environs de 17 h 45 sur la route reliant Agou à Azaguié.

 

Trois véhicules impliqués dans la collision

La collision a impliqué deux camions, dont un camion-citerne, ainsi qu’un autocar destiné au transport public de voyageurs. La violence du choc a fait six victimes, parmi lesquelles cinq enfants. Plusieurs élèves figureraient parmi les personnes décédées alors qu’ils regagnaient leur domicile après leur journée d’école.

Deux autres personnes ont été blessées. Elles ont été secourues puis prises en charge par les services compétents avant d’être évacuées vers des structures sanitaires.

L’ampleur de l’accident a mobilisé les équipes de secours, intervenues sur place pour porter assistance aux victimes et effectuer les opérations nécessaires. À ce stade, les circonstances précises de la collision restent toutefois à déterminer. Le ministère des Transports et des Affaires maritimes a ainsi dépêché une mission du Bureau Enquête Analyse Accident (BEA) sur les lieux.

 

Une enquête du BEA pour déterminer les causes

La mission du BEA a pour objectif de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles l’accident s’est produit. Elle doit notamment rechercher et déterminer les éventuelles causes techniques et administratives à l’origine de la collision.

Les conclusions de cette enquête doivent permettre de reconstituer le déroulement des faits et d’identifier les facteurs susceptibles d’avoir contribué à l’accident. Elles devraient également fournir des éléments utiles au renforcement des dispositifs de prévention et de sécurité routière.

À la suite de ce nouveau drame, le ministre des Transports et des Affaires maritimes a adressé les sincères condoléances du Gouvernement aux familles des six personnes décédées. Il a également souhaité un prompt rétablissement aux deux blessés, évacués vers des établissements sanitaires pour leur prise en charge.

 

Un nouvel appel à la prudence sur les routes

L’accident intervient dans un contexte où les accidents de la circulation demeurent une préoccupation en matière de sécurité des usagers. La présence de véhicules lourds, notamment les camions et autres poids lourds utilisés pour le transport de marchandises, représente un enjeu particulier sur les axes routiers très fréquentés.

Après le drame, le ministère des Transports et des Affaires maritimes a renouvelé son appel à la prudence à l’ensemble des usagers de la route. Il les exhorte à respecter strictement les dispositions du Code de la route. Pour les autorités, le respect des règles de circulation, la vigilance au volant et l’adaptation du comportement aux conditions de circulation constituent des éléments essentiels pour réduire les risques d’accident et préserver les vies humaines.

Sur l’axe Agou-Azaguié, le BEA doit désormais établir avec précision les circonstances de cette collision qui a fait six morts, dont cinq enfants.

Revue de presse du 16 septembre : L’affaire Koné Katinan, la crise du cacao ainsi que les grands projets d’infrastructures à la Une

Les journaux ivoiriens parus ce mercredi 16 septembre 2026 consacrent leurs principales manchettes à plusieurs dossiers brûlants de l’actualité nationale. L’affaire Koné Katinan, les tensions dans la filière cacao et les grands projets d’infrastructures occupent une place centrale des journaux ivoiriennes.

 

Affaire Koné Katinan : la défense dénonce une procédure irrégulière

L’affaire Koné Katinan figure en bonne place dans les colonnes de la presse ivoirienne. Plusieurs journaux relaient notamment les déclarations de son avocate, Me Roseline Aka-Sérikpa, sur les conditions dans lesquelles son client aurait été pris en charge par les autorités.

Le Nouveau Réveil affiche ainsi à sa Une : « Katinan n’a jamais été auditionné à la préfecture de police… ». Le journal rapporte également les propos selon lesquels il aurait été « séquestré plutôt que placé en garde à vue ».

Le Canard déchaîné revient lui aussi sur le dossier avec le titre : « De la préfecture de police à son incarcération, la défense de Katinan Koné balance tout ». Une manchette qui met l’accent sur la version présentée par la défense.

De son côté, Le Quotidien d’Abidjan rapporte les déclarations de Me Roseline Aka-Sérikpa, qui qualifie la procédure de « totalement illégale, irrégulière et arbitraire ». L’avocate affirme également qu’aucun procès-verbal d’audition n’aurait été établi.

La Voie originale poursuit sur le même dossier et évoque « ni audition formelle, ni procès-verbal, ni nouvelle convocation », avant de s’interroger à travers la formule : « quand le parquet défie le droit ».

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Gouvernance et opposition au cœur de l’actualité politique

La situation politique occupe également une place importante dans les journaux. Notre Voie met notamment en avant la position de la CAP-CI avec le titre : « La CAP-CI formelle : la Côte d’Ivoire mérite une autre gouvernance ». Le journal aborde plusieurs sujets dans ce cadre, notamment l’emprisonnement des opposants, l’orpaillage illégal et la baisse du prix du cacao.

 

Filière cacao : les producteurs maintiennent la pression

La crise qui traverse la filière cacao continue par ailleurs de susciter de fortes réactions. Le Temps annonce une « grève illimitée à partir de demain », en relayant la colère exprimée par des producteurs qui déclarent : « nous sommes sacrifiés ».

L’Avenir met pour sa part en avant la situation de 38 000 producteurs qui « ont déjà vendu avec leur carte ».

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Dernière Heure rapporte également les revendications de sept organisations professionnelles agricoles. Celles-ci réclament notamment un audit des fonds publics ainsi qu’une subvention face au prix de 1 200 FCFA le kilogramme. Le journal évoque aussi une demande de dissolution du collège des producteurs et la nécessité de mettre un terme à la fuite du cacao.

 

Infrastructures et marchés publics sous les projecteurs

Les grands chantiers d’infrastructures et la gestion des marchés publics occupent également une place importante dans les éditions du jour. Le Patriote consacre sa Une aux réalisations liées notamment au métro d’Abidjan et au 6e pont, avec le titre : « Métro d’Abidjan, 6ème pont… Ouattara, l’homme qui voit grand, comme Houphouët ! ». Le journal poursuit avec la formule : « À eux seuls, ils ont construit la Côte d’Ivoire ».

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Le Jour Plus s’intéresse de son côté aux nouvelles orientations concernant le financement des grands projets publics. Il titre : « Marchés publics, Alassane Ouattara durcit les règles de financement des grands projets », tout en mettant en avant l’action du ministre Pierre Dimba concernant la société chargée de la construction du CHU d’Abobo.

Dans le même registre, L’Essor Ivoirien revient sur les avancées dans le secteur de la transfusion sanguine et souligne l’action de Pierre Dimba sur ce dossier.

 

ANADER : Kassoum Karamoko prend les commandes de l’agence

L’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) change de direction. Kassoum Karamoko a été officiellement nommé directeur général de l’institution, mardi 15 septembre 2026, à l’issue d’une session de son Conseil d’administration présidée par Louis Kouakou-Abonouan.

Le Conseil d’administration a marqué sa session par deux temps forts, les membres ont rendu hommage au directeur général sortant, Dr Sidiki Cissé, avant de présenter son successeur.

 

Les membres du Conseil ont salué le bilan humain et professionnel du dirigeant sortant, en lui adressant leurs remerciements pour les services rendus à la Côte d’Ivoire. Ils ont également souligné ses qualités humaines et ses années de travail à la tête de l’agence. Cette séquence a précédé la présentation officielle du nouveau directeur général, effectuée par le président du Conseil d’administration.

Kassoum Karamoko connaît déjà les enjeux liés au développement rural en Côte d’Ivoire. Haut fonctionnaire et spécialiste du secteur, il a occupé plusieurs responsabilités au sein du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. Il a notamment exercé les fonctions de directeur général de la Promotion de la Riziculture, une responsabilité qui l’a placé au cœur des problématiques liées au développement agricole.

Avec ses différentes fonctions, le nouveau directeur général de l’ANADER a consacré une partie importante de son parcours à la modernisation de l’agriculture ivoirienne et aux enjeux de souveraineté alimentaire. Sa nomination intervient ainsi avec un profil directement lié aux problématiques du développement rural, secteur au cœur des missions de l’ANADER.

Le changement de direction marque désormais une nouvelle étape pour l’institution, avec Kassoum Karamoko appelé à prendre les commandes de l’agence après le départ du Dr Sidiki Cissé.

 

Vitale : « Je n’ai pas envie de mourir dans un mariage », l’artiste annonce la fin de son idylle avec Marko Versace

Trois ans après leur mariage célébré en grande pompe, la relation entre l’artiste ivoirienne Vitale et Marko Versace semble traverser une nouvelle zone de turbulences. Dans une vidéo publiée ce mardi 15 septembre 2026, la chanteuse a annoncé son intention de mettre fin à son mariage, évoquant des humiliations répétées et des tensions au sein du couple.

Le 15 juillet 2023, Vitale, de son vrai nom Bomisso Minin Nadège, épousait Guy Hermann Marius Brou, plus connu sous le nom de Marko Versace, lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel communal de Cocody.

 

Le mariage, présenté comme grandiose, avait été célébré pour un montant annoncé de 80 millions de FCFA. Trois ans plus tard, l’artiste affirme vouloir tourner la page de cette union. Dans une vidéo d’environ cinq minutes publiée ce mardi, Vitale a exprimé publiquement son exaspération et annoncé qu’elle retirait sa bague de mariage.

« Le monsieur que j’appelle mon soi-disant mari… Je le dis parce que j’en ai marre. J’enlève ma bague. J’en ai marre », a-t-elle déclaré, avant de dénoncer ce qu’elle décrit comme des propos dévalorisants répétés depuis le début de leur relation.

Vitale évoque des humiliations répétées

Dans son témoignage, l’artiste coupé-décalé affirme que son époux la rabaisserait régulièrement. Elle dit ne plus accepter cette situation, qu’elle présente comme devenue insupportable.

« Moi, on ne me rabaisse pas comme ça continuellement », a-t-elle lancé, estimant que son conjoint passerait « tout son temps » à la dévaloriser.

Vitale évoque également des difficultés liées à la consommation d’alcool de son mari. Selon son récit, celui-ci serait violent lorsqu’il est en état d’ébriété. L’artiste affirme notamment que son époux lui aurait adressé des insultes particulièrement graves, y compris au sujet de leur enfant. Elle assure également avoir informé les parents de son mari ainsi que leurs différents témoins de ces difficultés.

Face aux réactions que sa sortie pourrait susciter, Vitale affirme qu’il ne s’agit pas d’une opération destinée à créer le buzz. La chanteuse estime que l’image renvoyée par les couples de célébrités ne reflète pas nécessairement leur réalité quotidienne. Elle invite ainsi son public à ne pas se fier uniquement aux apparences.

« Les gens diront qu’elle fait du buzz. Ça, c’est vous qui voyez. Mais il s’agit de ma vie », a-t-elle déclaré.

Visiblement remontée, elle a également livré une phrase qui résume sa position actuelle : « On ne vit qu’une seule fois. Et je n’ai pas envie de mourir dans un mariage. »

Pour Vitale, derrière l’image d’un couple de célébrités et tout ce qui peut sembler « briller » aux yeux du public, se trouve une réalité personnelle qu’elle dit désormais vouloir affronter ouvertement.

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Affaire Katinan : « Il n’y a jamais eu d’audition, jamais eu de procès-verbal », affirme son avocate

L’incarcération de Justin Koné Katinan fait l’objet d’une contestation sur le terrain de la procédure. Me Roseline Aka-Serikpa, son avocate, met en cause la régularité des démarches ayant conduit au placement sous mandat de dépôt de l’ancien ministre, poursuivi pour 17 chefs d’inculpation.

Invitée dans une émission animée par Théophile Kouamouo, Me Roseline Aka-Serikpa est revenue sur les circonstances du passage de Justin Koné Katinan à la préfecture de police d’Abidjan.

 

Selon l’avocate, le 4e vice-président du PPA-CI s’était rendu dans les locaux de la police à la suite d’une convocation liée à une plainte déposée par le RHDP. Mais, affirme-t-elle, aucune audition formelle n’aurait finalement été menée et aucun procès-verbal n’aurait été établi ou présenté à la défense.

« Il n’y a jamais eu d’audition, jamais eu de procès-verbal », a déclaré Me Aka-Serikpa, précisant que la défense avait rapidement soulevé une question de procédure liée au statut d’ancien membre du gouvernement de son client.

 

Le statut d’ancien ministre au cœur du désaccord

L’avocate rappelle que Justin Koné Katinan a exercé les fonctions de ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Budget, entre décembre 2010 et mai 2011. Selon elle, cette ancienne qualité de membre du gouvernement devait entraîner l’application d’un régime procédural spécifique, prévu par une loi de 2005 et l’article 693 du Code de procédure pénale.

La défense aurait ainsi demandé au parquet de produire un arrêt de la Cour de cassation permettant d’éventuelles poursuites contre son client. Elle affirme toutefois qu’aucune saisine de la Cour de cassation ni aucune décision autorisant les poursuites n’ont été présentées à la défense.

« Nous avons exigé du parquet qu’il nous présente cet arrêt », a indiqué Me Aka-Serikpa.

Selon le récit de l’avocate, le premier dossier aurait finalement été clôturé en « renseignement judiciaire » après les objections formulées par la défense. Justin Koné Katinan aurait alors été libre de ses mouvements et s’apprêtait à regagner son domicile.

La situation aurait cependant évolué entre 23 heures et minuit. Me Aka-Serikpa affirme que le préfet de police leur aurait alors présenté un courrier du procureur de la République demandant l’engagement de nouvelles poursuites contre son client. La défense aurait de nouveau contesté cette démarche, estimant qu’elle ne reposait pas sur une base légale suffisante et qu’aucune nouvelle convocation n’avait été délivrée.

 

« C’était plutôt une séquestration qu’une mise en garde à vue »

L’avocate conteste également la qualification de garde à vue concernant les conditions dans lesquelles son client aurait été maintenu sur place. « Monsieur Katinan n’a jamais été en garde à vue », soutient-elle, estimant que l’ancien ministre du Budget aurait plutôt été « retenu irrégulièrement ».

Me Aka-Serikpa va plus loin dans son appréciation de la situation : « C’était plutôt une séquestration qu’une mise en garde à vue », a-t-elle dénoncé.

17 chefs d’inculpation au cœur du dossier

Justin Koné Katinan est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation et a été placé sous mandat de dépôt le vendredi 11 septembre dernier. Parmi les accusations citées par son avocate figurent notamment « l’atteinte à la sûreté de l’État, l’assassinat, le vol et la destruction de biens publics ou appartenant à des personnes publiques ».

Selon Me Aka-Serikpa, la juridiction d’instruction aurait reconnu la qualité d’ancien membre du gouvernement de son client, tout en considérant pouvoir procéder à son inculpation sur réquisition du parquet au titre de l’infraction flagrante.

Cette décision s’appuierait sur l’article 7 de la loi de 2005, une disposition que l’avocate considère toutefois comme inapplicable au cas de Justin Koné Katinan.

LIRE AUSSI : Affaire Katinan : Ahoua Don Mello dénonce une « instrumentalisation » de la justice

Pour la défense, l’enchaînement des événements constitue une atteinte aux principes fondamentaux de la procédure pénale, notamment au principe de légalité des poursuites. À ce stade, ni le parquet ni le ministère de la Justice n’ont publiquement réagi aux déclarations de Me Roseline Aka-Serikpa.

Côte d’Ivoire : Hervé Renard choisit Copa Barry comme entraîneur des gardiens des Éléphants

L’ancien international ivoirien Copa Barry effectue son retour au sein de la sélection nationale, mais cette fois dans la peau d’un entraîneur. Le champion d’Afrique 2015 rejoint le staff technique dirigé par Hervé Renard en qualité d’entraîneur des gardiens.

Copa Barry retrouve les Éléphants de Côte d’Ivoire plusieurs années après avoir mis un terme à sa carrière internationale. Selon des informations relayées ce mardi 15 septembre 2026 par le journaliste Martial Gouhourou, l’ancien portier ivoirien a été choisi par Hervé Renard pour intégrer son staff en tant qu’entraîneur des gardiens.

 

« Hervé Renard choisit Copa Barry comme entraîneur des gardiens de but de la sélection de Côte d’Ivoire », a annoncé Martial Gouhourou.

Dans le même temps, le journaliste a indiqué que l’ancien international ivoirien Serey Dié rejoindra l’encadrement des U23 comme entraîneur adjoint, sous la direction de Sébastien Barnier.

 

Une reconversion préparée au plus haut niveau

Le retour de Copa Barry dans l’environnement des Éléphants s’appuie sur un parcours de formation construit plusieurs années après sa carrière de joueur. L’ancien gardien s’était notamment illustré lors de la CAN 2015 en Guinée équatoriale en inscrivant le tir au but décisif qui avait offert le titre continental à la Côte d’Ivoire. Cette fois, il revient en sélection avec des responsabilités techniques.

Copa Barry dispose notamment de diplômes d’entraîneur obtenus en Europe. En novembre 2019, il a décroché la Licence UEFA Pro des gardiens de but, après plusieurs années de formation. Il a ensuite obtenu le Diplôme UEFA A en juin 2025, au terme de trois années d’études.

Ces certifications lui permettent d’exercer auprès de gardiens évoluant au plus haut niveau européen et de diriger des équipes professionnelles de haut niveau.

Un lien particulier avec Hervé Renard

La nomination de Copa Barry prend également une dimension particulière compte tenu de son histoire avec Hervé Renard. Le technicien français dirigeait en effet les Éléphants lors de leur sacre à la CAN 2015, remporté avec Copa Barry dans les buts. Après avoir annoncé sa retraite internationale, l’ancien portier ivoirien retrouve donc son ancien sélectionneur dans un rôle totalement différent.

Selon le média Sportmania, sa certification lui permettrait également d’occuper le rôle de « 2e adjoint d’Hervé Renard ».

La nouvelle équipe technique des Éléphants devra rapidement se mettre au travail. Sa première mission sera consacrée aux deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027.

LIRE AUSSI : Football : Seko Fofana met fin à sa carrière internationale avec les Éléphants de Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire doit d’abord se déplacer au Ghana le 24 septembre, au stade de la Paix de Bouaké, avant de recevoir la Somalie le 29 septembre 2026, au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. Pour ces premières échéances, Hervé Renard doit dévoiler sa première liste de joueurs ce mercredi 16 septembre 2026.

Démolition des aménagements de la Promenade lagunaire au Plateau : la Mairie hausse le ton contre le District

La démolition d’aménagements de la Promenade lagunaire du Plateau, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 septembre 2026, ouvre un nouveau front entre la mairie du Plateau et le District autonome d’Abidjan. Dans un communiqué publié le 14 septembre, le Conseil municipal, conduit par l’Honorable Jacques Gabriel EHOUO, dénonce une opération menée par les services du District sur la berge située entre les ponts Félix Houphouët-Boigny et Général de Gaulle.

Au-delà du différend institutionnel, la mairie met surtout en avant les conséquences économiques de cette opération. Selon elle, les installations détruites s’inscrivent dans un programme d’aménagement financé intégralement par le budget communal et destiné à créer un espace de loisirs et d’activités au cœur du Plateau.

 

Des investissements communaux au cœur du différend

La mairie rejette la qualification de « désordre urbain » attribuée à la Promenade lagunaire. Elle présente au contraire cet espace comme un pôle de vie et de loisirs développé dans le cadre de la vision Smart Plateau.

Le projet comprend notamment Oxy Park I, un espace de 2 550 m² achevé à 100 %. Il dispose d’une aire de jeux pour enfants, d’un espace de restauration ainsi que d’une salle panoramique R+1 comprenant une salle de mariage et événementielle au rez-de-chaussée et un restaurant lounge à l’étage, avec une vue directe sur la lagune Ébrié.

À proximité, Oxy Park II, d’une superficie de 1 920 m², était encore en construction. Son food court, composé de douze box de restauration, affichait un taux d’avancement de 90%.

C’est précisément sur les aménagements d’Oxy Park II que la mairie concentre une partie de ses interrogations. Le Conseil municipal affirme que ces installations ont été réalisées dans le respect des normes d’urbanisme et s’interroge sur les raisons ayant conduit à leur démolition durant la nuit. La présence d’engins sur le site fait également craindre à la municipalité une poursuite des destructions sur les autres équipements de la Promenade lagunaire.

Le projet prévoit notamment un Plateau Arena Outdoor de 2 000 m², destiné à accueillir des terrains multisports sur pilotis, football synthétique, basketball et padel, ainsi qu’un skatepark, un sprayville et une marina. Un Mini-Golf Urbain de 2 128 m² et un espace de fitness en plein air doivent également compléter l’ensemble.

 

La mairie dénonce une absence de concertation

Dans son communiqué, la municipalité estime que l’opération révèle un conflit de compétences entre le District autonome d’Abidjan et les communes. Elle rappelle que, selon sa position, le District ne dispose pas d’une autorité de tutelle sur les communes et que ses interventions doivent être menées en concertation avec celles-ci, dans le respect des compétences attribuées à chaque collectivité.

La mairie affirme par ailleurs avoir elle-même engagé des démarches auprès du ministère des Transports et des Affaires maritimes ainsi que de la société Aqualines pour assainir le site et poursuivre l’aménagement de la Promenade lagunaire, dans le respect des procédures. Elle indique également que le Premier responsable du District avait rassuré le maire Jacques Gabriel EHOUO, le 10 septembre 2026, qu’aucune installation aménagée ou en cours d’aménagement ne serait touchée.

Pour la mairie du Plateau, la destruction des installations ne constitue pas seulement un différend administratif. Elle représente également une perte pour l’investissement public.

Le Conseil municipal affirme que les aménagements détruits, financés par les ressources de la commune, représentent plusieurs centaines de millions de francs CFA. Leur démolition aurait ainsi pour conséquence d’anéantir une partie des investissements engagés pour développer cet espace. La municipalité estime également que ces équipements contribuent à dynamiser l’économie circulaire et regrette que leur destruction prive les populations d’infrastructures modernes, accessibles et attendues.

 

La mairie rappelle un précédent datant de 2021

Le Plateau affirme avoir déjà été confronté à une situation similaire. En 2021, un espace entièrement aménagé par la commune, situé face à la Cathédrale Saint-Paul, aurait été démoli de nuit, sans concertation avec les autorités municipales. Dans son communiqué, la mairie évoque également des situations similaires à Port-Bouët, Adjamé, Cocody et Yopougon, qu’elle présente comme autant de manifestations d’une ingérence croissante.

Trois demandes pour préserver les investissements communaux

Face à cette situation, l’Honorable Jacques Gabriel EHOUO et son Conseil municipal formulent trois principales recommandations : l’arrêt immédiat des actions unilatérales portant atteinte aux compétences et aux investissements des communes, l’ouverture d’un dialogue institutionnel fondé sur la complémentarité entre le District et les communes, ainsi que l’intervention des autorités compétentes.

La mairie demande notamment que cesse ce qu’elle décrit comme une utilisation du prétexte de l’ordre urbain pour s’approprier certains espaces publics relevant des collectivités locales.

Le Conseil municipal assure enfin vouloir poursuivre la défense des intérêts des habitants du Plateau et la protection des investissements publics réalisés pour améliorer leur cadre de vie.

 

Côte d’Ivoire : 38 000 producteurs ont déjà vendu leur cacao via la nouvelle carte de traçabilité depuis le 1er septembre 2026

La digitalisation de la filière café-cacao ivoirienne franchit une première étape depuis l’entrée en vigueur du Système National de Traçabilité (SNT), le 1er septembre 2026. Selon les données du Conseil du Café-Cacao, 38 000 producteurs ont déjà effectué des ventes à l’aide de leur carte, entre le 1er et le 13 septembre.

Ce nouveau dispositif rend désormais obligatoire l’utilisation de la carte du producteur pour toute transaction. Son lancement coïncide avec l’ouverture de la campagne de commercialisation, une simultanéité qui avait suscité des interrogations chez certains acteurs de la chaîne de valeur.

Deux semaines après son entrée en vigueur, le régulateur juge toutefois les premiers résultats encourageants.

 

Plus de 26 000 tonnes de cacao achetées avec la carte

D’après des données du Conseil du Café-Cacao rapportées par Reuters, plus de 26 000 tonnes de cacao ont déjà été achetées bord champ en utilisant la carte du producteur. Ces opérations se seraient déroulées « sans grandes difficultés » et font l’objet d’un suivi en temps réel depuis le siège du Conseil du Café-Cacao.

« Le système est encore nouveau, mais il marche très bien », a déclaré le Directeur Général du Conseil du Café-Cacao, M. Koné Brahima Yves, se félicitant des premiers résultats enregistrés.

Entre le 1er et le 13 septembre 2026, précisément 38 000 producteurs ont utilisé leur carte pour réaliser des ventes, selon les données communiquées par le Conseil du Café-Cacao. Ce premier bilan donne ainsi une indication sur l’adoption du nouveau dispositif au sein de la filière, alors que la carte constitue désormais un élément obligatoire pour les transactions.

 

Plus de 18 000 tonnes de cacao en route vers les ports

Le volet logistique accompagne également le déploiement du nouveau système de traçabilité. Au total, 450 connaissements, c’est-à-dire les documents liés au chargement des marchandises, ont été validés par les coopératives, les acheteurs et les exportateurs dans SYDORE, le système de suivi des stocks brousse du Conseil du Café-Cacao.

Ces documents doivent permettre l’acheminement de plus de 18 000 tonnes de fèves de cacao vers les ports d’Abidjan et de San Pedro dans les prochains jours.

Le Système National de Traçabilité poursuit un objectif central, garantir l’origine de la production ivoirienne. Sa mise en place doit également permettre à la Côte d’Ivoire de se conformer au règlement de l’Union européenne sur les produits associés à la déforestation (RDUE), dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er janvier 2027.

Avec les premières ventes enregistrées à l’aide des cartes et le suivi des volumes destinés aux ports, le nouveau système commence ainsi à produire ses premiers résultats au sein de la filière café-cacao.

Revue de presse du 15 septembre : la rentrée scolaire 2026-2027, les tensions dans le cacao et l’affaire Katinan à la Une Des journaux

La presse ivoirienne de ce mardi 15 septembre 2026 accorde une large place à la rentrée scolaire 2026-2027, mais aussi  aux tensions dans la filière café-cacao et à l’actualité politique. L’affaire Koné Katinan figure également parmi les principaux sujets développés par les journaux.

Au-delà de l’actualité politique, les unes mettent en lumière plusieurs enjeux économiques et sociaux qui concernent directement le pays, la prise en charge de millions d’élèves et la situation des producteurs de cacao.

 

8,8 millions d’élèves reprennent le chemin de l’école

La rentrée scolaire 2026-2027 domine la titrologie. Fraternité Matin revient sur le retour de près de neuf millions d’élèves dans les établissements scolaires à Abidjan comme à l’intérieur du pays. Le Rassemblement chiffre pour sa part à 8,8 millions le nombre d’apprenants concernés.

Plusieurs journaux retiennent un bilan positif de cette reprise. Le Patriote évoque ainsi un « bon démarrage » de l’année scolaire, tandis que Le Jour Plus met en avant les avancées enregistrées dans l’enseignement préscolaire et scolaire. Échos de la République souligne, de son côté, la mobilisation des élèves et des enseignants.

D’autres titres adoptent une approche plus nuancée. Le Sursaut estime que l’école ivoirienne se trouve « à la croisée des chemins », tandis que L’Expression insiste sur l’engagement des différents acteurs pour garantir une reprise effective des cours.

Cette couverture intervient après la tournée effectuée lundi 14 septembre à Abidjan par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi. Le ministre avait constaté la reprise des enseignements dans plusieurs établissements et appelé les acteurs du système éducatif à privilégier un climat de confiance.

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Café-cacao : les producteurs au centre des tensions

La filière café-cacao occupe également une place importante dans les journaux. Dernière Heure rapporte une menace de grève illimitée brandie par le Synapci, en lien avec le prix du cacao fixé à 1 200 FCFA le kilogramme.

À l’inverse, Le Bélier met en avant la mobilisation des producteurs. La valorisation de la noix de cajou et de ses dérivés apparaît également dans les sujets traités par plusieurs publications.

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Affaire Koné Katinan : la bataille politique et judiciaire se poursuit

L’actualité politique reste fortement marquée par l’affaire Koné Katinan. Le Quotidien d’Abidjan relaie les déclarations de Me Habiba Touré concernant l’arrestation du responsable du PPA-CI.

Générations Nouvelles revient pour sa part sur le soutien exprimé par le GPS à M. Katinan et à sa famille. Le Temps annonce également une rencontre entre le PPA-CI France et Amnesty International.

La Voie originale, Notre Voie, Le Sursaut et L’Inter consacrent eux aussi des articles à cette affaire, notamment sous l’angle judiciaire et des libertés publiques.

LIRE AUSSI : Affaire Katinan : Ahoua Don Mello dénonce une « instrumentalisation » de la justice

 

Orpaillage, sécurité et infrastructures au menu

D’autres enjeux liés au développement et à la sécurité figurent enfin à la Une. Tribune ivoire relaie des déclarations de Venance Konan sur l’orpaillage clandestin, un sujet également abordé par Générations Nouvelles et Le Quotidien d’Abidjan. Sur le volet sécuritaire, Liberté consacre sa manchette à la sûreté nationale avec le titre : « La Côte d’Ivoire verrouille son ciel ».

De son côté, La Régionale met en avant les infrastructures scolaires à Korhogo ainsi que l’ouverture d’une antenne de l’École normale supérieure (ENS) à Bouaké, présentée dans le cadre du renforcement de la formation des enseignants.

Football : Seko Fofana met fin à sa carrière internationale avec les Éléphants de Côte d’Ivoire

Le football ivoirien est marqué par une annonce majeure à l’approche de la prochaine fenêtre internationale. Seko Fofana a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale avec la Côte d’Ivoire, une décision rendue publique ce lundi 14 septembre 2026, à seulement deux jours de la première liste du sélectionneur des Éléphants, Hervé Renard.

L’international ivoirien a annoncé son choix dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux. Il y exprime sa reconnaissance envers le peuple ivoirien et revient sur la fierté d’avoir porté les couleurs nationales.

 

« Chers supporters ivoiriens, c’est le moment pour moi de tourner la page. C’est avec fierté et beaucoup de reconnaissance que j’ai eu la chance de me battre pour mon pays », a-t-il déclaré.

Une aventure marquée par le sacre à la CAN 2023

Pour Seko Fofana, son parcours avec les Éléphants restera avant tout associé à un rêve devenu réalité, remporter la Coupe d’Afrique des Nations organisée en Côte d’Ivoire en 2023. Le milieu ivoirien faisait partie de l’équipe qui a remporté le trophée continental. Une victoire qu’il considère comme l’un des moments les plus importants de son aventure internationale.

« Gagner le plus beau trophée du continent, c’est un rêve d’enfant qui s’est réalisé pour moi », a-t-il reconnu, évoquant des souvenirs appelés à rester gravés dans la mémoire de millions d’Ivoiriens.

Évoluant depuis l’année dernière au FC Porto, Seko Fofana a également tenu à remercier ceux qui l’ont accompagné sous le maillot des Éléphants. Ses remerciements s’adressent à ses coéquipiers, au staff technique ainsi qu’à l’ensemble des supporters ivoiriens, auxquels il attribue une part importante des moments vécus avec la sélection.

Seko Fofana a également marqué son parcours international par plusieurs réalisations. Il avait notamment inscrit le premier but des Éléphants face à la Guinée-Bissau. Au total, il compte 35 matchs avec la Côte d’Ivoire, pour quatre buts et quatre passes décisives.

Le milieu ivoirien a également participé à la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, avant de décider de refermer le chapitre de sa carrière internationale avec les Éléphants.