Décès de Georges Taï Benson : Ahouman Gaël Lakpa rend hommage au pionnier de la RTI et dénonce l’hypocrisie du milieu culturel

Après la disparition de Georges Taï Benson, Ahouman Gaël Lakpa lui rend un hommage poignant. Proche du pionnier de la RTI, le consultant médias salue la mémoire d’un « grand homme de culture » et dénonce, dans le même temps, ce qu’il perçoit comme l’hypocrisie du milieu culturel et médiatique ivoirien. Un témoignage marqué par la douleur, les souvenirs et des vérités longtemps tues.

Hier, à 21h28, alors que je rentrais chez moi, je reçois un appel. Celui d’un ami de longue date qui me dit m’avoir vu après du doyen Georges Taï Benson (la légende) dans un reportage de la RTI faisant écho à son brutal décès. Il était étonné et m’a demandé si je le connaissais. J’ai répondu par l’affirmative, en précisant même que c’était l’un de mes doyens. Il était l’ami intime de mon Papa, Monsieur Benoît Brown. Dans le reportage, à partir de la minute 1:34, nous étions avec lui au dernier concert d’Aïcha Koné.

 

Un grand homme de culture

C’était donc l’un de mes doyens à Abidjan. On se voyait chez mon Papa Brown, à la Palmeraie, chez lui-même à la maison et dans certaines autres cérémonies. C’était un grand homme de ce pays. Un grand homme de culture. Un dinosaure. Un précurseur de la RTI. Un père. Un patriarche. Un homme de cœur. Aujourd’hui, à son décès, comme souvent dans notre univers ivoirien, les éloges, les qualificatifs ne manquent pas. Ils fusent de toute part. Et c’est une bonne chose.

Mais vous pourrez vous poser la question suivante :

« Mais si tu as été aussi proche de lui, pourquoi, depuis l’annonce de son décès, tu n’as encore rien dit ? Aucune publication, aucun post, aucune déclaration officielle ? »

Je comprends bien cette question légitime. Je répondrai tout simplement que les grandes douleurs sont muettes. Et je suis encore plus silencieux face à ce que je perçois comme l’hypocrisie de l’univers culturel et médiatique de notre pays.

Je me demande si c’est vraiment de GTB que les gens parlent aujourd’hui, lui qui disait être fermé de partout. Ses projets bloqués de partout. Bref… Je n’ai pas envie de parler. Mais ceux qui ont pu le suivre de près ou de loin savent. Raison pour laquelle je suis silencieux. Reconnaissons à l’homme ce qu’il a été pour ce pays et ce qu’il sera dans l’histoire. Hommes hypocrites comme hommes sincères, rendons au moins l’hommage mérité à cet homme en or qui s’en va rejoindre son père, Félix Houphouët-Boigny, au royaume de ceux qui ne reviennent plus.

La Côte d’Ivoire vient de perdre une figure majeure de son histoire audiovisuelle et culturelle. Les sources officielles et l’AIP le présentent comme un pionnier de la télévision et des médias ivoiriens, dont la carrière à la RTI a marqué plusieurs générations.

Yako particulier à mon Papa, Benoît Brown, lui qui est encore vivant et aussi oublié par ce pays. Je connais sa douleur. Grande est-elle. Que Dieu lui-même le fortifie.

Doyen Georges Taï Benson, que ton âme repose en paix.

Ahouman Gaël Lakpa

Consultant Médias Analyste Politique et Écrivain Ivoirien.

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Mine de Koné : première production d’or en Côte d’Ivoire, Montage Gold vise le régime commercial fin 2026

La mine de Koné entre dans une nouvelle phase. Le 26 septembre 2026, le site situé dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire a enregistré sa première production d’or, avec une coulée d’environ 1 140 onces, soit plus de 35 kilogrammes de métal précieux.

Cette première production intervient moins de deux ans après le lancement de la construction du projet, en décembre 2024. Montage Gold, qui porte le projet, entend désormais faire passer le circuit de traitement du minerai oxydé au stade de la production commerciale d’ici au quatrième trimestre 2026.

 

Le calendrier de production accéléré

Le démarrage de cette première unité permet à Montage Gold d’avancer son calendrier initial. La compagnie avait auparavant fixé au deuxième trimestre 2027 son objectif de référence pour le début de la production.

Depuis l’introduction du minerai dans le circuit consacré aux matériaux oxydés, le 8 septembre, plus de 400 000 tonnes ont déjà été traitées. Parallèlement, les travaux se poursuivent sur le circuit destiné au concassage et au broyage du minerai dur. Son achèvement reste prévu au deuxième trimestre 2027. Avec cette première coulée, Koné devient la neuvième mine d’or en exploitation en Côte d’Ivoire.

Plus de 3 600 emplois mobilisés pendant le chantier

La construction du projet a également mobilisé d’importantes ressources humaines. Environ 3 600 personnes ont travaillé sur le chantier, dont plus de 95 % de ressortissants ivoiriens, selon Montage Gold. Une partie des travailleurs employés durant la phase de construction doit rejoindre les équipes d’exploitation après avoir suivi des programmes de formation. Lorsque la mine fonctionnera à plein régime, environ 1 500 emplois permanents sont prévus sur le site.

Depuis le début des travaux, la compagnie comptabilise par ailleurs plus de 14,1 millions d’heures travaillées. Martino De Ciccio, directeur général de Montage Gold, a salué la contribution des employés, des communautés locales, des partenaires financiers, des fournisseurs et des entreprises impliquées dans la réalisation du projet.

 

Des réserves évaluées à 4,01 millions d’onces

Selon l’étude de faisabilité actualisée en 2024, Koné dispose de réserves probables estimées à 4,01 millions d’onces d’or, avec une teneur moyenne de 0,72 gramme par tonne. Ces réserves reposent principalement sur les gisements de Koné et de Gbongogo Main.

Depuis cette étude, les travaux d’exploration ont permis d’identifier douze gisements. Montage Gold indique également avoir découvert des minéralisations sur 25 cibles, tandis que plus d’une vingtaine d’autres restent à tester. La compagnie mène en 2026 un programme de forage de plus de 130 000 mètres sur le périmètre de Koné. Au terme de cette campagne, le volume cumulé des forages réalisés depuis l’étude de faisabilité de 2024 devrait dépasser 380 000 mètres.

Gbongogo Main attendu avant la fin de 2026

L’exploitation de Gbongogo Main doit débuter avant la fin de l’année 2026. Le gisement présente des teneurs supérieures à celles du gisement principal de Koné. D’autres gisements satellites doivent ensuite intégrer progressivement le programme minier à partir de 2027, selon les perspectives présentées par Montage Gold.

Le passage de Koné à la production ne marque pas la fin des activités d’exploration de la compagnie en Côte d’Ivoire. Montage Gold poursuit notamment ses forages sur le projet de Didiévi, dans l’attente d’une actualisation de l’estimation des ressources. À Wendé, une campagne de forage de 9 000 mètres vient d’être achevée et les prochains résultats sont attendus au quatrième trimestre 2026.

La compagnie prévoit également de publier avant la fin de l’année une actualisation du plan d’exploitation de Koné ainsi que de ses réserves et ressources. Ces nouvelles données doivent intégrer les découvertes réalisées depuis l’étude de faisabilité de 2024 et préciser les prochaines étapes du développement de la mine.

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Revue de presse du 28 septembre : Gbagbo en Belgique, le cacao, la réconciliation et le RHDP au cœur de l’actualité

La presse ivoirienne de ce lundi 28 septembre 2026 revient sur plusieurs sujets qui font l’actualité nationale. Le séjour de Laurent Gbagbo en Belgique, les débats autour du prix du cacao, la réconciliation nationale et la dynamique du RHDP occupent une place importante dans les colonnes des journaux.

 

Le RHDP au premier plan

L’actualité du RHDP occupe une place centrale dans les colonnes de plusieurs publications. L’Expression affiche ainsi à sa une : « Implantation, victoires électorales : le RHDP trop fort pour l’opposition ». Le Patriote revient de son côté sur une mobilisation organisée à Sakassou, en présence de sept ministres et d’une foule nombreuse. Le quotidien présente cette séquence comme une étape vers 2028 et titre : « le parti met le cap sur 2028 ».

Les préparatifs de la rentrée parlementaire du 1er octobre retiennent également l’attention du Jour Plus. Le journal estime que le RHDP « boucle tout » avant cette échéance. À Koumassi, Le Nouveau Réveil aborde l’affaire du Campement sous un angle local. Le quotidien évoque « la difficile équation » à laquelle le RHDP serait confronté dans ce dossier.

 

Le PDCI-RDA et Laurent Gbagbo également présents

Le PDCI-RDA apparaît lui aussi dans les pages politiques. À Bocanda, Dernière Heure Monde rapporte notamment l’appel de Gnamien Yao à « l’unité et au travail ».

À Port-Bouët, La Voie Originale annonce pour sa part des préparatifs en vue du 10 octobre autour du pacte social porté par Laurent Gbagbo. Le Canard Déchaîné s’intéresse enfin au séjour privé de Laurent Gbagbo en Europe. Le quotidien indique que l’ancien président s’est rendu en Belgique.

Cacao : la grogne s’intensifie en Côte d’Ivoire

En économie, plusieurs médias mettent en lumière l’écart entre les prix du cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire. « Environ 2 100 FCFA aux producteurs ghanéens ; en Côte d’Ivoire, 1 200 FCFA… », rapporte Afrikchallenges.info à sa Une.

Dans le même temps, Le Moment annonce que la Côte d’Ivoire a rompu l’accord d’harmonisation avec le Ghana concernant le prix d’achat du cacao. Pendant ce temps, les producteurs ivoiriens poursuivent leur mouvement de grève.

 

La réconciliation nationale fait débat

Au-delà de l’actualité partisane, la réconciliation nationale occupe une place importante dans les journaux de ce lundi. Le Quotidien d’Abidjan publie une interview de Bany, ancien responsable de la CDVR.

À travers le titre « Si des actes emblématiques avaient été posés, nous aurions pris une autre direction », le quotidien met en avant ses propos et annonce « toutes les graves révélations » de l’ancien président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation.

Aujourd’hui revient, de son côté, sur le parcours politique de Simone Gbagbo. Le journal titre : « Rébellion, refondation, gestion : Simone et ses excuses trop faciles ».

 

Décès de Kéita Daouda : les syndicats de l’Éducation décrètent trois jours de deuil après la mort de l’enseigant

Le décès de Kéita Daouda, professeur au Lycée Moderne de Bédiala, provoque une vive réaction au sein du secteur Éducation-Formation dans le Haut-Sassandra. Face à ce drame et aux violences rapportées contre plusieurs enseignants à la suite de l’événement, le Collectif des syndicats du secteur Éducation-Formation de Daloa a lancé un mot d’ordre de deuil régional.

Prévu du lundi 28 au mercredi 30 septembre 2026, ce mouvement concerne l’ensemble des enseignants et du personnel du secteur dans la région. Pendant ces trois journées, le Collectif demande l’arrêt de toutes les activités liées au fonctionnement des établissements. Aucun cours, aucune activité pédagogique et aucune activité administrative ne devront être organisés.

 

Une mobilisation organisée autour de trois temps forts

Le Collectif a également établi un programme destiné à rendre hommage à Kéita Daouda et à exprimer les revendications des enseignants. Lundi 28 septembre à 9 heures, les enseignants se retrouveront à la Préfecture de Daloa pour présenter une motion de protestation aux autorités préfectorales.

Mardi 29 septembre à 9 heures, les enseignants organiseront un piquet d’hommage et de recueillement sur le lieu du décès de Kéita Daouda. La mobilisation prendra fin le mercredi 30 septembre à Bédiala, où le monde éducatif doit présenter ses condoléances et manifester sa solidarité à l’occasion de cette épreuve.

Dans son mot d’ordre, le Collectif appelle les enseignants à participer massivement aux différentes activités, tout en insistant sur le calme, la discipline ainsi que le respect des personnes et des biens. Avec cette mobilisation, les syndicats entendent réclamer « justice pour Kéita Daouda » ainsi que pour les enseignants présentés comme victimes de violences. Ils placent également cette action sous le signe de la dignité et de la sécurité des enseignants.

Le mot d’ordre, signé à Daloa le 27 septembre 2026, se conclut par un appel à l’unité du corps enseignant face au décès de leur collègue.

LIRE AUSSI : Bédiala : un professeur d’anglais meurt au corridor, les syndicats réclament la vérité

COLLECTIF DES SYNDICATS DU SECTEUR EDUCATION-FORMATION DU HAUT-SASSANDRA
© COLLECTIF DES SYNDICATS DU SECTEUR EDUCATION-FORMATION DU HAUT-SASSANDRA

Bédiala : un professeur d’anglais meurt au corridor, les syndicats réclament la vérité

La communauté éducative du Haut-Sassandra est plongée dans la tristesse après la mort de Kéita Daouda, professeur d’anglais au Lycée Moderne de Bédiala. L’enseignant a perdu la vie samedi 26 septembre 2026 au corridor de Bédiala, dans des circonstances que le Collectif des syndicats du secteur Éducation-Formation de la région souhaite voir entièrement clarifiées.

Selon le rapport établi par les organisations syndicales, Kéita Daouda revenait de Daloa, où il s’était rendu pour effectuer ses courses de fin de mois, lorsqu’il a pris la route en direction de son lieu de résidence. Le drame serait survenu aux environs de 11 heures, sur l’axe Daloa-Bédiala. À moto, l’enseignant suivait un gros camion qui arrivait au niveau du point de contrôle.

 

Une corde utilisée comme dispositif de barrage

D’après le récit livré par le collectif, le barrage installé au corridor était constitué d’une corde utilisée en lieu et place d’une herse. Le camion qui précédait Kéita Daouda aurait été autorisé à franchir le point de contrôle après l’abaissement de la corde. Le professeur, qui suivait immédiatement le véhicule, se serait alors engagé à son tour. C’est au moment de son passage que la corde aurait été relevée.

« C’est à ce moment que l’agent relève la corde. La corde heurte violemment notre collègue et le projette à une certaine distance », rapporte le collectif syndical.

Selon ce même rapport, l’enseignant a lourdement chuté au sol et serait décédé sur le coup. Le collectif précise que Kéita Daouda portait un casque et disposait des documents afférents à sa moto. Il indique également que l’enseignant ne fumait pas et ne consommait pas d’alcool.

La nouvelle de l’accident a rapidement conduit plusieurs enseignants au corridor de Bédiala. À leur arrivée, ils découvrent leur collègue sans vie. La présence des enseignants sur les lieux aurait ensuite donné lieu à des incidents avec les forces de l’ordre, selon le collectif.

« À notre arrivée, nous découvrons notre collègue décédé. La scène est particulièrement douloureuse et provoque une vive émotion parmi les enseignants présents », relate le rapport syndical.

 

Le collectif dénonce des violences contre des enseignants

Les organisations syndicales affirment qu’un important dispositif du Groupement mobile d’intervention (GMI) a fait usage de gaz lacrymogène contre les enseignants présents au corridor. Toujours selon leur rapport, certains enseignants auraient été poursuivis puis frappés alors qu’ils tentaient de se mettre à l’abri dans un bas-fond.

Le collectif fait également état de téléphones portables arrachés à certains enseignants, avec des appareils qui auraient été endommagés. Il dénonce par ailleurs des propos humiliants et des comportements qu’il qualifie de dégradants envers plusieurs membres du corps enseignant.

Les violences rapportées auraient également fait un blessé parmi les enseignants. Le collectif indique qu’un autre professeur a subi des blessures au dos, à la tête et au pied, en plus de la casse de ses lunettes. Après les faits, l’enseignant a été conduit à l’hôpital pour recevoir des soins et y a passé la nuit. Les organisations syndicales demandent désormais que les circonstances entourant la mort de Kéita Daouda soient établies avec précision.

Les syndicats réclament une clarification complète

Pour le Collectif des syndicats du secteur Éducation-Formation du Haut-Sassandra, l’enjeu est notamment de déterminer les conditions dans lesquelles la corde utilisée comme dispositif de barrage a été manipulée au moment du passage de l’enseignant. Les syndicats souhaitent que les faits soient établis de manière objective et que les éventuelles responsabilités soient déterminées dans le respect des droits de chacun.

« Un enseignant est mort. Des enseignants ont été blessés. Nous demandons vérité, justice et responsabilité », soutient le collectif.

 

Un précédent incident évoqué au même corridor

Les organisations syndicales affirment par ailleurs que le drame du 26 septembre ne serait pas un cas isolé Elles évoquent notamment le cas d’un autre enseignant qui aurait passé deux jours dans le coma en juillet dernier, après un incident similaire survenu au même corridor.

En attendant que les circonstances exactes de la mort de Kéita Daouda soient établies, le collectif appelle les enseignants à rester mobilisés et à demeurer à l’écoute de leur hiérarchie syndicale. Le décès du professeur d’anglais laisse ainsi la communauté éducative de Bédiala dans une profonde émotion, tandis que les syndicats demandent des éclaircissements sur les circonstances de ce drame.

Démolitions à Koumassi : « On le soutient aujourd’hui, on le soutient demain », les femmes font bloc autour de Cissé Bacongo

La mobilisation en faveur de Cissé Bacongo se poursuit à Koumassi. Dimanche 27 septembre, plusieurs centaines de femmes se sont retrouvées à la Maison blanche pour apporter leur soutien à l’ancien maire de la commune, aujourd’hui ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan.

Réunies dans un contexte marqué par la controverse autour des démolitions du 3 juin à Koumassi-Campement, elles ont appelé le président Alassane Ouattara à préserver celui qu’elles considèrent comme leur leader.

Dans la salle, les pancartes affichaient clairement le ton de la rencontre. « Ne touchez pas au leader des femmes leaders de Koumassi, Cissé Bacongo », pouvait-on notamment lire. Une autre banderole proclamait : « La SOGEPHIA debout pour son fils Cissé Bacongo ».

Les participantes ont également multiplié les témoignages pour défendre l’action de celui qui a dirigé la mairie de Koumassi avant sa nomination au District autonome d’Abidjan.

Les démolitions du 3 juin au cœur de la controverse

Cette mobilisation intervient alors que Cissé Bacongo est cité dans l’enquête ouverte à la suite des démolitions intervenues le 3 juin à Koumassi-Campement. Le 16 septembre, le procureur de la République a indiqué que l’information judiciaire se poursuivait et que plusieurs personnes avaient déjà été entendues.

Selon les éléments communiqués par le parquet, la décision de justice invoquée pour mener l’opération ne permettait pas la démolition des constructions concernées. La zone touchée représente 6,8 hectares et comprend 250 lots. Cissé Bacongo a lui-même été entendu dans le cadre de la procédure, selon les informations communiquées par le parquet.

L’enquête doit désormais permettre d’établir les responsabilités dans cette affaire. Dans son discours du 6 août, le président Alassane Ouattara avait annoncé des sanctions fermes contre les auteurs de cette opération qu’il avait présentée comme ayant été menée « en dehors du cadre légal ».

Les femmes reconnaissent les souffrances des familles touchées

Malgré la controverse, les participantes à la rencontre ont choisi de mettre en avant le bilan de l’ancien maire de Koumassi. Dans une motion lue par leur porte-parole, Ange Duval, elles ont reconnu les « émotions », les « douleurs » et les difficultés vécues par les familles affectées par les démolitions.

Elles estiment toutefois que les responsabilités doivent être déterminées dans le cadre de la procédure judiciaire et souhaitent que les réalisations qu’elles attribuent à Cissé Bacongo durant son passage à la mairie soient également prises en considération.

« Nous souhaitons que les faits soient établis avec rigueur, que la responsabilité éventuelle soit déterminée par l’institution compétente », a déclaré Ange Duval, tout en appelant au calme et au respect des institutions.

 

« Nous, on le soutient aujourd’hui, on le soutient demain »

Au fil des témoignages, les intervenantes ont surtout insisté sur les transformations qu’elles associent à l’action de Cissé Bacongo à Koumassi. Sali Ouattara, qui affirme être née dans la commune, a notamment évoqué le contraste entre le Koumassi d’autrefois, surnommé « Koumassi poto-poto », et celui d’aujourd’hui. « Koumassi jadis et Koumassi d’aujourd’hui, c’est pas pareil ! », a-t-elle lancé.

Halima Sanogo, présidente des femmes du Grand Marché de Koumassi, a pour sa part relaté les difficultés auxquelles les commerçantes étaient confrontées avant la reconstruction du marché. Elle a expliqué avoir échangé avec Cissé Bacongo avant son arrivée à la tête de la mairie et a décrit les changements opérés sur le site.

« Quand il est passé, il nous a appelées encore. (…) Il a cassé le marché. Il a reconstruit », a-t-elle témoigné, avant d’affirmer : « Nous, on le soutient aujourd’hui, on le soutient demain. »

D’autres femmes ont également cité les routes, les espaces verts, les marchés, les feux de signalisation et les équipements sportifs parmi les réalisations qu’elles mettent au crédit de l’ancien maire. Certaines ont aussi évoqué des aides personnelles qu’elles disent avoir reçues de sa part dans des moments difficiles.

Un appel directement adressé à Alassane Ouattara

Maimouna Rachida Koné, épouse Kaboré, a directement interpellé le président Alassane Ouattara lors de la rencontre.

« Monsieur le Président, je m’adresse à vous. Vous ne vous êtes pas trompé, vous avez eu confiance au ministre-gouverneur », a-t-elle déclaré, avant de revenir sur les transformations observées à Koumassi.

Dans leur motion, les femmes ont notamment cité la réhabilitation d’écoles, de lieux de culte, de marchés et de centres de santé, ainsi que l’amélioration des voies de circulation. Elles attribuent également à Cissé Bacongo plusieurs opérations d’aménagement menées durant son mandat municipal.

Une mobilisation qui intervient après celle du District

Cissé Bacongo a été nommé ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan pour la première fois en décembre 2023. Il a été reconduit dans cette fonction par Alassane Ouattara le 26 janvier 2026. La mobilisation des femmes de Koumassi intervient quelques jours après une autre manifestation de soutien. Le 22 septembre, le Bureau du Conseil du District autonome d’Abidjan avait déjà réaffirmé son « soutien ferme, total et sans réserve » au ministre-gouverneur dans le contexte de l’affaire de Koumassi-Campement.

À Koumassi, les femmes mobilisées ont, elles aussi, insisté sur la nécessité de laisser la procédure judiciaire suivre son cours.

« Nous ne voulons ni accusation prématurée ni condamnation avant la fin de la procédure », a déclaré leur porte-parole. L’enquête judiciaire se poursuit.

Faux cadeau Wave : un réseau démantelé après 503 plaintes et plus de 231 millions de FCFA de préjudice

« Félicitations, vous avez gagné un cadeau Wave. Cliquez sur ce lien pour le récupérer. » Le procédé paraît simple. Un message envoyé sur WhatsApp, parfois relayé sur les réseaux sociaux, promet à son destinataire un cadeau de 37 000 FCFA. Derrière cette offre se cache pourtant un piège destiné à récupérer les informations permettant d’accéder aux comptes des victimes.

B.A.K.J. en a fait les frais. Alors qu’il consultait tranquillement son téléphone, il reçoit un message lui annonçant qu’il peut bénéficier d’un cadeau de 37 000 FCFA. Pour recevoir la somme, le destinataire doit simplement suivre un lien et remplir un formulaire. Il renseigne d’abord son numéro de téléphone, puis son code secret. Sans le savoir, il vient alors de transmettre à des inconnus les informations nécessaires pour accéder à son compte.

 

Le cadeau promis se transforme en perte de 584 480 FCFA

Quelques heures après avoir suivi les instructions, B.A.K.J. ne reçoit aucun cadeau. En revanche, trois transactions qu’il n’a pas effectuées apparaissent sur son compte. Au total, 584 480 FCFA sont débités au profit d’une plateforme de paiement appelée MyTouchpoint. La victime comprend alors qu’elle a été piégée et décide de saisir la Police de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC). Cette plainte va rapidement conduire les enquêteurs sur la piste d’un dispositif plus vaste qu’une simple escroquerie isolée.

Les enquêteurs remontent la piste financière

La PLCC commence par retracer les mouvements financiers et recouper les informations disponibles. Les investigations permettent de faire apparaître plusieurs personnes dans le dossier. T. D., T. I. K., K. K. D. et K. A. A. sont interpellés. Parmi eux, T. D. occupe une place particulière dans les investigations. Les enquêteurs le présentent comme le cerveau du réseau.

Lors de son audition, celui-ci explique que son intérêt pour cette pratique serait né après avoir découvert sur Facebook le principe des faux cadeaux. Il effectue ensuite des recherches et entre en contact avec des personnes susceptibles de lui fournir des liens frauduleux. Une fois ces liens en sa possession, le dispositif peut être mis en place et diffusé auprès de potentielles victimes.

 

Le même scénario répété auprès des victimes

La technique repose sur un mécanisme particulièrement simple. Les auteurs diffusent de faux messages en utilisant l’image d’un prétendu cadeau Wave. Le montant annoncé est destiné à susciter l’intérêt du destinataire. Après avoir cliqué sur le lien, la victime arrive sur une page où elle doit renseigner son numéro de téléphone et son code secret afin de prétendument récupérer son cadeau.

Mais la récompense annoncée n’existe pas. Les informations saisies sont récupérées par le réseau et utilisées pour accéder aux comptes concernés et en retirer les fonds. D’après les éléments de l’enquête, l’argent est ensuite orienté vers plusieurs services financiers, notamment NAFOLO, TING BUSINESS et SMART FIN PATRIMOINE.

Le procédé se répète alors : un message, la promesse d’un cadeau, un clic, la récupération des informations et, finalement, des sommes débitées des comptes.

T. D. prend la fuite

Après l’interpellation de plusieurs membres de sa première équipe, T. D. comprend que les enquêteurs se rapprochent de lui. Il prend alors la fuite. La PLCC poursuit néanmoins ses recherches pour retrouver celui qu’elle considère comme la pièce centrale du dispositif. Les investigations se prolongent pendant plusieurs mois avant de permettre sa localisation. T. D. est finalement interpellé, mettant fin à sa cavale.

Mais cette arrestation permet surtout aux enquêteurs de mesurer l’ampleur du phénomène.

En rapprochant les faits similaires enregistrés, les enquêteurs dénombrent 503 plaintes. Derrière ces signalements se trouvent des victimes qui ont, elles aussi, cru à la promesse d’un cadeau reçu sur leur téléphone. Le préjudice financier cumulé est évalué à 231 257 725 FCFA, soit plus de 231 millions de francs CFA. Les investigations ont également permis de mettre K. D. et K. A. A. hors de cause. Deux autres personnes, identifiées comme J. et P., restent activement recherchées.

 

Le dossier transmis au Parquet

À l’issue de la procédure, T. D. a été conduit devant le Parquet du Pôle pénal économique et financier. Il doit notamment répondre de faits d’accès frauduleux, d’obtention frauduleuse d’avantage et d’utilisation frauduleuse d’éléments d’identification de personnes physiques et morales en bande organisée, sur le fondement de la loi ivoirienne relative à la lutte contre la cybercriminalité.

L’affaire met en lumière les risques liés aux messages promettant des gains faciles. Le principe reste simple : un prétendu cadeau ne devrait pas nécessiter la communication d’un code secret. Pour B.A.K.J., la promesse initiale était de 37 000 FCFA. La somme finalement débitée de son compte s’est élevée à 584 480 FCFA.

 

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Georges Taï Benson est décédé à 80 ans : la télévision ivoirienne en deuil

Le monde de l’audiovisuel ivoirien est en deuil. Georges Taï Benson, figure emblématique de la télévision et de la culture ivoiriennes est décédé ce vendredi 25 septembre 2026 à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan (ICA), à l’âge de 80 ans.

Entré à la RTI en 1965, cet animateur, producteur et formateur émérite aura consacré près de 60 ans à façonner le paysage audiovisuel de la Côte d’Ivoire, accompagnant plusieurs générations et révélant de nombreux talents. Grand Officier du Mérite culturel, il laisse un héritage immense et inoubliable dans notre mémoire collective.

George Taï Benson a été manager de plusieurs artistes musiciens en Côte d’Ivoire, tels que Aïcha Koné, Chantal Taïba…Georges Taï Benson ne mâchait pas ses mots. Au moment où nous mettons sous presse, sa famille n’a pas encore communiqué les circonstances de son décès.

Malick Yalcouyé frappe fort pour sa première avec les Éléphants face au Ghana

Pour sa première apparition avec les Éléphants A, Malick Yalcouyé n’a pas tardé à se faire remarquer. Titularisé par Hervé Renard pour le retour du technicien sur le banc ivoirien, le jeune milieu a livré une prestation remarquée lors de la victoire 2-0 de la Côte d’Ivoire face au Ghana, au stade de la Paix de Bouaké.

Dès ses premières minutes, le joueur de Brighton s’est montré actif dans l’entrejeu. Sa prestation prend une nouvelle dimension à la 44e minute, lorsqu’il profite d’un service de Franck Kessié pour tenter sa chance depuis l’extérieur de la surface.

 

Un premier but pour sa première sélection

La frappe puissante de Yalcouyé termine sa course au fond des filets de Lawrence Ati-Zigi. Le public de Bouaké exulte et le jeune milieu inscrit, à cette occasion, son premier but sous le maillot orange. Mais son influence ne s’arrête pas à cette ouverture du score. Après la pause, Yalcouyé reste particulièrement présent dans les offensives ivoiriennes.

À la 58e minute, il est de nouveau au cœur d’une action décisive. Une faute commise sur lui dans la surface ghanéenne entraîne un penalty en faveur des Éléphants. Franck Kessié prend ses responsabilités et transforme la sentence pour porter le score à 2-0. En une seule rencontre, Yalcouyé aura donc directement pesé sur les deux réalisations ivoiriennes.

Au-delà de son but et du penalty obtenu, c’est surtout son activité sur le terrain qui a retenu l’attention du public de Bouaké. Son volume de jeu et son engagement ont particulièrement marqué les supporters présents au stade de la Paix.

« Son poumon est frais, il courait sur le terrain du début à la fin. C’est de ce genre de joueur qu’on a besoin », témoigne l’un d’eux après la rencontre.

Un autre supporter partage son enthousiasme : « Mon joueur préféré actuellement, c’est Malick, car il a assuré au milieu. »

Yalcouyé, nouvelle attraction des Éléphants

Pour sa première titularisation avec les Éléphants A, le milieu de Brighton a donc affiché de l’impact, de l’audace et une capacité à influencer directement le résultat. Cette prestation face au Ghana lui permet déjà de s’attirer les regards du public ivoirien. Avec cette victoire 2-0, la Côte d’Ivoire lance par ailleurs sa campagne dans le groupe C des éliminatoires de la CAN 2027 sur une note positive.

Mathias Gueï, alias « Lookman » : le visage engagé de la sensibilisation à la propreté à Abidjan

Connu sur TikTok sous le pseudonyme « Lookman », Mathias Gueï s’illustre également par son engagement dans des initiatives communautaires à Koumassi et dans les différentes communes du District autonome d’Abidjan.

Chargé de la sensibilisation de proximité dans le District autonome d’Abidjan, il intervient notamment sur les questions liées à la propreté, à l’assainissement et au développement local. Son action s’inscrit principalement dans une démarche de proximité avec les populations.

 

Plusieurs responsabilités dans le domaine de l’assainissement

Mathias Gueï exerce plusieurs fonctions au sein d’organisations et de structures engagées dans les actions communautaires. Il préside notamment la Commission Sensibilisation de Proximité de la FODAK, la Fédération des ONG et Associations de Koumassi. Il est également agent du District autonome d’Abidjan, membre des Bénévoles municipaux et président de l’ONG « Applaudir pour le Développement », qui mène des actions contre l’insalubrité en Côte d’Ivoire.

À Progrès, il dirige par ailleurs le Comité Local d’Assainissement, de Salubrité et d’Hygiène (CLASH).

Avec ces différentes responsabilités, Mathias Gueï participe à des initiatives axées sur la sensibilisation de proximité, la mobilisation des communautés, l’assainissement et l’amélioration du cadre de vie. Son parcours met ainsi en avant un engagement dans les actions de terrain et les initiatives locales destinées à accompagner les populations dans les questions liées à la propreté et au développement communautaire.