Abidjan/Cocody : fermeture du giratoire de l’Université FHB ce samedi 26 septembre, voici le plan a suivre

Les usagers devront adapter leur trajet ce samedi 26 septembre 2026 à Cocody. Dans le cadre des travaux de bitumage de l’échangeur de l’École de Police, les autorités fermeront le giratoire reliant l’École de Police à l’Université Félix Houphouët-Boigny (FHB).

La Cellule de Coordination du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA) a annoncé cette mesure et précisé le dispositif prévu pour assurer la circulation pendant la fermeture.

 

Les automobilistes venant de Riviera 3 ou de Riviera 2 et souhaitant rejoindre l’Université FHB devront contourner la zone. Ils devront poursuivre leur trajet jusqu’aux feux tricolores du carrefour CHU/Rue des Jardins, puis passer sous l’ouvrage avant de revenir par la contre-allée, correspondant à la voie habituellement empruntée.

Un échangeur de 170 mètres en construction

Cette fermeture intervient alors que le chantier de l’échangeur du carrefour de l’École de Police se poursuit. L’infrastructure, construite sur le boulevard Germain Coffi Gadeau, anciennement boulevard Mitterrand, s’étend sur 170 mètres et compte deux fois trois voies. Avec cet ouvrage, le projet vise à améliorer la fluidité de la circulation entre Cocody, Bingerville et les autres secteurs d’Abidjan. Le projet vise notamment à réduire les importants embouteillages sur cet axe.

L’échangeur de l’École de Police s’inscrit dans le cadre du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA). L’État de Côte d’Ivoire et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) financent ce programme. Le projet comprend également la construction de deux autres échangeurs sur le même axe, aux carrefours de Riviera 3 et de Riviera Palmeraie.

Selon les informations communiquées, les travaux affichent actuellement un taux d’exécution d’environ 70 %. La fin du chantier est prévue au cours de l’année 2026. La fermeture annoncée ce samedi constitue ainsi une nouvelle étape dans la réalisation des travaux de bitumage de l’échangeur de l’École de Police.

PTUA
© PTUA

Culture : Akissi Delta, Michel Gohou et plusieurs figures du cinéma distingués par la Grande Chancellerie

Le monde culturel ivoirien était à l’honneur jeudi 24 septembre 2026. À l’occasion de la deuxième session de décoration de l’année, le Grand Chancelier de l’Ordre national, Ally Coulibaly, a remis des distinctions à 67 personnalités issues de plusieurs secteurs d’activité.

Parmi les récipiendaires figurent plusieurs figures bien connues du cinéma et de la comédie ivoirienne, Akissi Delta, Michel Gohou, Michel Bohiri, Digbeu Cravate et Fortuné Akakpo. Au total, 13 personnalités ont intégré l’Ordre national, tandis que 54 autres ont été distinguées dans l’Ordre du mérite ivoirien.

 

Akissi Delta élevée au rang de Commandeur

Particulièrement émue par cette distinction, Akissi Delta a salué une reconnaissance qui, selon elle, restera gravée dans sa mémoire. La patronne de Lad Production a décrit cette journée comme « un jour béni », marqué par une émotion qu’elle dit difficile à décrire.

Élevée au rang de Commandeur dans l’Ordre du mérite ivoirien, elle a attribué cette distinction à plusieurs années consacrées à l’art et à la culture. Elle a également exprimé sa reconnaissance au Grand Chancelier de l’Ordre national ainsi qu’au président de la République, Alassane Ouattara, pour cette marque de confiance et pour sa vision pour la Nation.

Un hommage aux acteurs de la culture

Akissi Delta a également adressé ses remerciements à la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, saluant son écoute et son engagement en faveur du monde artistique. La comédienne n’a pas manqué de féliciter ses confrères également décorés. Elle a notamment salué les parcours de Michel Gohou, Michel Bohiri, Digbeu Cravate et Fortuné Akakpo, se disant heureuse de voir leur travail et leur talent ainsi reconnus.

 

La Grande Chancellerie célèbre le mérite

Pour la Grande Chancellerie de l’Ordre national, ces distinctions récompensent l’engagement, le travail et la contribution des récipiendaires à la marche de la Nation. La cérémonie a ainsi permis de mettre en lumière la diversité des parcours et des talents. Lors de son intervention, Ally Coulibaly a insisté sur la portée de ces distinctions, qu’il présente comme un hommage de la Nation à celles et ceux qui contribuent, par leur action quotidienne, à son développement.

Le Grand Chancelier a également rappelé que la reconnaissance du mérite s’inscrit dans une tradition républicaine remontant aux premières années de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, sous l’impulsion de Félix Houphouët-Boigny, présenté comme le père fondateur de la Nation. Ally Coulibaly a enfin réaffirmé sa conviction que la réalisation du projet de « Grande Côte d’Ivoire », porté par le président Alassane Ouattara, repose sur la mobilisation de l’ensemble des forces vives du pays.

« Le mérite ne saurait être l’apanage d’une catégorie sociale », a-t-il déclaré, estimant que la reconnaissance doit reposer sur les efforts accomplis et la contribution à la collectivité, plutôt que sur l’origine ou les circonstances de la naissance.

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Akissi Delta
© Akissi Delta

Plateau : la mairie hausse le ton face au District d’Abidjan après la destruction d’Oxy Park 2

La tension s’intensifie entre la mairie du Plateau et le District autonome d’Abidjan. Jeudi 24 septembre, le député-maire Jacques Gabriel Ehouo a tenu un point de presse consacré aux événements survenus dans la nuit du 10 au 11 septembre. Pour cette prise de parole, l’édile était entouré de représentants de la notabilité coutumière, de filles et fils de la commune, ainsi que de plusieurs personnalités politiques et administratives.

Au centre de cette mobilisation figure la destruction de l’espace Oxy Park 2, un aménagement intégré au projet municipal de valorisation des berges baptisé « La Promenade Lagunaire ».

Selon la municipalité, cet espace, financé par les contribuables, devait contribuer à embellir le littoral autour de la gare sud, renforcer l’attractivité touristique du Plateau et proposer aux riverains un cadre de détente sécurisé. Le projet s’inscrivait sur un tracé allant de la gare multimodale au pont Général de Gaulle.

 

Des gravats au lendemain de l’intervention

Au matin du 11 septembre, les riverains ont découvert les lieux jonchés de gravats. D’après la municipalité, des engins de chantier seraient intervenus aux alentours de 23 heures, sans présence des forces de l’ordre, mais accompagnés d’individus armés de machettes. La mairie qualifie cette intervention de clandestine. Elle affirme également que le site concerné avait atteint près de 90 % de réalisation et que son dossier avait été validé par la tutelle de la mairie.

Avant l’intervention de Jacques Ehouo, la directrice de l’Environnement et du Cadre de vie de la mairie, Dr Aka Bénédicte épouse Kablan, a présenté les différents objectifs liés à l’aménagement de la berge.

Selon elle, le projet devait notamment permettre de préserver l’environnement, d’améliorer le cadre de vie et de sécuriser la zone. La municipalité met également en avant la création d’emplois locaux ainsi que le renforcement de l’attractivité touristique au cœur du centre des affaires.

 

Un désaccord sur les compétences du District

Sur le plan juridique, la municipalité conteste également la compétence du District autonome d’Abidjan dans ce dossier. Elle s’appuie sur une analyse selon laquelle l’intervention du gouverneur Cissé Bacongo violerait l’article 172 de la Constitution ivoirienne, qui garantit la libre administration des collectivités territoriales.

Pour Jacques Ehouo, l’intervention ne se limite donc pas au retrait de vieux conteneurs, qui constituait le motif initialement annoncé. Le maire considère cette opération comme un nouvel épisode d’une série de destructions ayant déjà concerné d’autres sites de la commune. Jacques Ehouo dénonce ce qu’il considère comme un abus de pouvoir ainsi qu’un gaspillage de deniers publics.

Face à cette situation, le Conseil municipal du Plateau annonce son intention de saisir les instances juridiques et administratives compétentes. La municipalité entend ainsi faire valoir ses droits et protéger les autres investissements municipaux qu’elle estime menacés.

Cinéma : Claudius Hawwmond, PDG de H Studio et acteur de « La Dernière Voix », est décédé

Le monde du cinéma ivoirien est en deuil. Claudius Hawwmond, PDG de H Studio et figure connue du public pour son interprétation du personnage du Boss dans la série « La Dernière Voix » diffusée sur A+ Ivoire, est décédé le mardi 22 septembre 2026.

Également présent dans la production cinématographique ivoirienne, Claudius Hawwmond avait participé au tournage de « Zanka », le dernier film de Khady Touré. NCI diffusera cette production à partir du 12 octobre 2026.

Selon les informations communiquées, Claudius Hawwmond serait décédé des suites d’un AVC, selon la page de Euloge Kuyo First qui vient de partager l’information. Cette disparition laisse le monde du cinéma ivoirien en deuil. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs ainsi qu’à l’ensemble des acteurs du cinéma ivoirien.

 

Revue du 25 septembre : Bacongo et les déguerpissements, la crise du cacao et la victoire des Éléphants face au Ghana dominent les Unes

Les journaux ivoiriens consacrent leurs Unes de ce vendredi 25 septembre 2026 à plusieurs sujets majeurs. Les tensions autour de Cissé Bacongo et des déguerpissements, la crise qui secoue la filière cacao ainsi que la victoire des Éléphants face au Ghana pour les éliminatoires de la CAN 2027 occupent une place centrale dans l’actualité.

Au cœur des commentaires, Cissé Ibrahima Bacongo, ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, dont le rôle présumé dans l’opération de Koumassi continue de susciter des réactions. Présentée comme « illégale » dans les Unes relayées par les journaux, l’affaire connaît un nouveau rebondissement alors qu’une partie de l’opinion publique appelle à la démission du ministre-gouverneur.

La presse s’intéresse notamment aux tensions provoquées par cette opération et aux soutiens dont bénéficie toujours l’ancien maire de Koumassi parmi ses proches.

 

« Bacongo a-t-il été lâché ? », s’interroge la presse

Le Nouveau Réveil place les interrogations autour de Cissé Bacongo au centre de sa Une avec cette question : « Bacongo a-t-il été lâché ? ». De son côté, L’Inter estime que « le chef de l’État est actuellement dans l’embarras » face aux développements de cette affaire.

Mais dans le même temps, plusieurs soutiens prennent position en faveur du ministre-gouverneur. L’Intelligent d’Abidjan met ainsi en avant la déclaration selon laquelle « l’UNJCI salue l’humanisme de Bacongo », en référence à sa visite sur le chantier de réhabilitation de la Maison de la presse d’Abidjan.

Le Sursaut relaie également le soutien de Koné Mamery, qui affiche à sa Une : « Pourquoi je soutiens Bacongo ». Le cadre du RHDP justifie cette position en évoquant les réalisations attribuées à Cissé Bacongo lorsqu’il était maire de Koumassi, ainsi que la transformation d’Abidjan et les grands projets engagés, parmi lesquels le sixième pont d’Abidjan.

LIRE AUSSI : Koumassi-Campement : « Il ne siège pas au Conseil des ministres », le gouvernement précise le statut de Cissé Bacongo

Jacques Ehouo réclame réparation après le déguerpissement au Plateau

L’opération menée sur la berge lagunaire au Plateau constitue un autre point de tension largement repris par les journaux. Selon Soir Info, le Conseil municipal du Plateau hausse le ton, tandis que Dernière Heure Monde rapporte la demande de Jacques Ehouo : « Que ce qui a été détruit soit reconstruit ».

Le maire du Plateau entend également donner une suite à cette affaire. Le Nouveau Réveil indique ainsi que « Ehouo Jacques saisit la tutelle et réclame réparation ». Aujourd’hui résume de son côté sa position par le titre : « Ehouo ne lâche pas prise ».

Dans le même temps, Notre Voie élargit le débat aux relations au sein du premier cercle du chef de l’État avec une interpellation à la Une : « Ouattara, les Ivoiriens vous regardent ».

 

La filière cacao toujours sous tension

La crise qui traverse la filière cacao figure également parmi les principaux sujets développés dans la presse ce vendredi. Dernière Heure Monde rapporte que sept organisations de producteurs réclament « un audit sur la gestion des stocks résiduels ».

La grève des producteurs est également évoquée. Le Sursaut relaie la tournée du président du SYNAP-CI et met en avant son appel à ne pas instrumentaliser le mouvement : « Que les partis politiques ne fassent pas de récupération avec nos images ». Le journal rappelle à ce propos que « le SYNAP-CI est apolitique ».

Les Éléphants lancent idéalement leur campagne pour la CAN 2027

Le sport complète les principales actualités de cette revue de presse. La victoire de la Côte d’Ivoire face au Ghana lors de la première journée des éliminatoires de la CAN 2027 fait notamment les gros titres.

Les Éléphants se sont imposés 2-0 grâce notamment à Franck Kessié et à Yacoulyé. SuperSport salue cette entrée réussie avec une Une consacrée au « show de Yacoulyé » et à « la première réussie d’Hervé Renard », de retour sur le banc de la sélection ivoirienne.

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CAN 2027 : la Côte d’Ivoire domine le Ghana 2-0 à Bouaké pour le retour de Hervé Renard

La Côte d’Ivoire a parfaitement lancé sa campagne de qualification pour la CAN 2027. Opposés au Ghana jeudi 24 septembre au stade de la Paix de Bouaké, les Éléphants se sont imposés 2-0 au terme d’une rencontre marquée par l’efficacité de Yalcouyé et le retour gagnant d’Hervé Renard sur le banc ivoirien.

Devant un public acquis à leur cause, les Ivoiriens ont rapidement affiché leurs ambitions. Alignée en 4-3-3, la sélection ivoirienne a pris l’initiative face à un Ghana organisé en 4-4-2.

 

Diomandé met le feu, mais le Ghana résiste

Les premières occasions sont ivoiriennes. Dès la 7e minute, Yan Diomandé s’échappe sur le côté gauche et tente sa chance, mais sa frappe termine de peu à côté du but ghanéen. Deux minutes plus tard, il se met encore en évidence en servant Yalcouyé, dont la tentative est détournée en corner.

Très actif dans le secteur offensif, Yan Diomandé est également à l’origine d’une nouvelle situation à la 16e minute. Il trouve Nicolas Pépé dans la surface, mais l’attaquant de Villarreal voit sa madjer captée sans difficulté. Dans la foulée, Pépé récupère un ballon et tente son traditionnel enroulé du gauche, qui passe tout près du poteau. La Côte d’Ivoire est alors proche d’ouvrir le score.

Le Ghana rappelle toutefois qu’il reste dangereux. À la 19e minute, Nuamah profite d’une perte de balle de Ndicka pour tenter un lob de 35 mètres qui manque de surprendre Fofana. Quelques minutes plus tard, l’attaquant ghanéen est encore à la conclusion d’un contre, mais sa frappe est cette fois repoussée par la défense ivoirienne.

 

Yalcouyé débloque la rencontre juste avant la pause

Alors que les deux équipes semblent se diriger vers un score de parité à la mi-temps, Yalcouyé fait basculer la rencontre. Le joueur de Brighton prend l’axe et déclenche une frappe lourde que le gardien ghanéen ne peut empêcher de terminer au fond des filets. À la 44e minute, la Côte d’Ivoire prend ainsi les commandes (1-0), tandis que Yalcouyé inscrit son premier but sous le maillot des Éléphants pour sa première sélection.

Un penalty de Kessié pour creuser l’écart

Après son but, Yalcouyé continue de peser sur la défense ghanéenne. À la 55e minute, il déborde sur le côté gauche avant de pénétrer dans la surface. Fatawu intervient et balaye son pied d’appui pour tenter de l’arrêter. L’arbitre désigne alors le point de penalty. Kessié se charge de transformer la sanction. D’un plat du pied parfaitement maîtrisé, il porte le score à 2-0 à la 58e minute et permet aux Éléphants de prendre une avance confortable.

 

Le Ghana manque de solutions après la pause

Mené de deux buts, le Ghana tente de réagir. Le sélectionneur Carlos Queiroz procède à plusieurs changements à l’heure de jeu afin de donner un nouvel élan aux Black Stars. Mais les occasions franches restent rares. Les Ghanéens peinent à inquiéter la défense ivoirienne durant la majeure partie de la seconde période. Leur meilleure opportunité intervient à la 76e minute, lorsqu’un contre rapide permet à Yirenkyi de se retrouver en position de conclure. À bout portant, il se heurte toutefois à Fofana.

Dans les dernières minutes, Diomandé tente encore de faire la différence individuellement en se lançant dans une percée au milieu de quatre défenseurs ghanéens. La défense adverse finit cependant par stopper son initiative à la 83e minute.

Une première réussie pour Hervé Renard

La Côte d’Ivoire conserve finalement son avantage jusqu’au coup de sifflet final et s’impose 2-0. Pour son retour sur le banc des Éléphants, Hervé Renard démarre donc cette campagne de qualification par une victoire.

Portée notamment par la prestation de Yalcouyé, auteur d’un but et à l’origine du penalty du second but, la sélection ivoirienne réalise ainsi l’essentiel pour cette première journée du groupe C. Lors de la prochaine rencontre, la Côte d’Ivoire affrontera la Somalie, tandis que le Ghana sera opposé à la Gambie.

Côte d’Ivoire : création d’un Institut du Café-Cacao pour renforcer les deux filières

La Côte d’Ivoire veut donner un nouvel élan à la recherche consacrée au café et au cacao. Le Conseil des ministres a adopté, mercredi 23 septembre 2026, la création de l’Institut du café et du cacao, une structure destinée à améliorer la productivité et la compétitivité des deux filières face aux exigences du marché mondial.

Le futur institut devra s’appuyer sur des technologies de pointe et des compétences spécialisées. Son fonctionnement reposera également sur un réseau associant les universités ivoiriennes, les centres d’excellence régionaux et les organisations internationales.

 

Divo choisi pour accueillir le futur institut

Le complexe de recherche sera construit sur le site de la station du Centre national de recherche agronomique (CNRA) à Divo, dans le centre-ouest du pays. Ce choix s’explique notamment par les ressources déjà disponibles sur place. La station dispose de banques de parcelles expérimentales matures consacrées au café et au cacao, constituant un patrimoine biologique destiné à soutenir les travaux de recherche.

Le cacao face à plusieurs défis

La création de cet institut intervient dans un contexte où le cacao occupe une place majeure dans l’économie ivoirienne. Pour la campagne 2025-2026, la production nationale est estimée à près de 2,2 millions de tonnes, soit environ 40 % de l’offre mondiale. Selon le gouvernement, la filière représente également près de 17 % du PIB ivoirien et constitue une source importante de revenus pour les populations rurales.

Ces performances restent toutefois confrontées à plusieurs contraintes. Le vieillissement des vergers, le changement climatique, la dégradation des sols et les maladies pèsent sur la productivité des plantations. Parmi les principales préoccupations figure le Swollen Shoot, une maladie virale qui touche les cacaoyers. Le nouvel institut devra notamment contribuer à la mise au point de variétés plus résistantes et à l’amélioration des rendements.

 

La recherche au service de la transformation locale

Le futur dispositif devra également accompagner les ambitions de transformation du cacao en Côte d’Ivoire. Au cours de la campagne 2025-2026, plus de 754 000 tonnes de fèves ont été transformées localement.

Le gouvernement vise désormais un taux de transformation locale de 50 % à l’horizon 2030, contre environ 42 % en 2024. Cette orientation vise à réduire la dépendance à l’exportation de fèves brutes et à favoriser le développement des activités industrielles liées au cacao.

Le café au cœur de la relance

L’Institut du café et du cacao devra aussi s’attaquer aux difficultés rencontrées par la filière café. Autrefois importante dans les exportations agricoles ivoiriennes, celle-ci connaît une forte baisse de sa production. Selon les données du Conseil du Café-Cacao, la production est passée de 81 972 tonnes en 2023/2024 à 24 832 tonnes en 2024/2025. Cette évolution représente une chute de près de 70 %.

La relance du café constitue ainsi un autre enjeu du nouvel institut, notamment pour diversifier les cultures de rente et soutenir les revenus agricoles. Avec cette nouvelle structure, la Côte d’Ivoire entend donc renforcer simultanément la recherche, la productivité et la compétitivité de deux filières majeures de son économie.

BRVM : Bridge Bank Group Côte d’Ivoire entre en Bourse après une IPO de 67,5 milliards FCFA

Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGCI) a effectué sa première cotation à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) ce jeudi 24 septembre 2026, sous le symbole BBGC. L’introduction en Bourse, portant sur 10 millions d’actions à 6 750 FCFA, soit 67,5 milliards FCFA, avait été intégralement souscrite en moins de vingt-quatre heures.

 

La cloche a sonné ce jeudi 24 septembre au siège de la BRVM, à Abidjan, pour marquer l’entrée officielle de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire sur le marché boursier régional. Cotée sur le compartiment principal du marché des actions sous le symbole BBGC, la banque devient la 48e société admise à la cote de la BRVM.

Une IPO de 67,5 milliards FCFA souscrite en moins de 24 heures

L’opération porte sur 10 millions d’actions proposées à 6 750 FCFA chacune, représentant un montant total de 67,5 milliards FCFA. Mais c’est surtout la rapidité de la souscription qui distingue l’opération : l’intégralité de l’offre a été souscrite en moins de vingt-quatre heures. L’opération a été menée sous la responsabilité de Bridge Securities et a reçu le visa de l’AMF-UMOA sous le numéro OA/26-03. Cette souscription rapide constitue un signal de confiance du marché régional à l’égard de la trajectoire de BBGCI.

BBGC devient la 48e valeur admise à la cote de la BRVM

Le cours de référence de l’action BBGC a été fixé à 6 750 FCFA pour cette première cotation. La cérémonie organisée à Abidjan a réuni les Directeurs Généraux de la BRVM, de Bridge Securities et de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. La matinée a notamment été marquée par la sonnerie de la cloche, l’annonce des résultats de première cotation et la remise des plaques commémoratives. Avec cette admission, BBGCI rejoint désormais les entreprises cotées sur le marché financier régional et entre dans une nouvelle phase de son développement.

Une nouvelle étape pour Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

Pour la banque, cette entrée à la BRVM dépasse le symbole de la première cotation. Elle ouvre une nouvelle phase de développement et s’accompagne d’exigences renforcées en matière de gouvernance, de transparence et de dialogue avec le marché.

Pour Ehouman Kassi, Directeur Général de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, cette admission constitue à la fois l’aboutissement d’une trajectoire et le début de nouvelles responsabilités :

Cette admission constitue à la fois une reconnaissance du travail accompli et une responsabilité nouvelle. Elle nous engage à renforcer davantage nos standards de gouvernance, notre exigence de transparence et la qualité du dialogue que nous entretenons avec l’ensemble de nos actionnaires et investisseurs. »

Ehouman Kassi, Directeur Général, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

La cotation ouvre également une nouvelle relation entre BBGCI, ses actionnaires et le marché. La banque devra désormais inscrire son développement dans un cadre renforcé de transparence, de discipline et de communication financière régulière.

Dans son discours, Ehouman Kassi a notamment insisté sur quatre engagements qui accompagneront cette nouvelle étape : la transparence, la discipline, la performance durable et le dialogue avec les actionnaires.

Il a également rappelé que la confiance du marché ne pouvait être considérée comme acquise, mais devait se construire dans la durée, à travers la qualité de l’exécution, la constance des résultats et le respect des engagements pris envers les parties prenantes.

BBGCI, une banque fondée en 2006

Fondée en 2006, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire accompagne une clientèle composée de particuliers, de PME et PMI, de grandes entreprises, d’institutions et d’investisseurs, notamment en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Depuis sa création, la banque a progressivement développé ses activités et renforcé sa présence sur le marché ivoirien, avec l’ambition de contribuer durablement au financement de l’économie.

Avec son admission à la BRVM sous le symbole BBGC, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire franchit désormais une nouvelle étape de son développement. Cette cotation place la gouvernance, la transparence et la création de valeur durable au cœur de la relation que la banque entend construire avec ses nouveaux actionnaires et l’ensemble du marché financier régional.

« La confiance se mérite chaque jour. Et la création de valeur se démontre dans le temps. »

Ehouman Kassi, Directeur Général, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

BBGCI
© BBGCI

Elim.CAN 2027 : Hervé Renard et les Éléphants prêts pour le choc face au Ghana

La Côte d’Ivoire lance sa campagne des éliminatoires de la CAN 2027 avec une affiche de prestige. Les Éléphants affrontent le Ghana ce jeudi 24 septembre 2026 au stade de la Paix de Bouaké, avec la volonté de réussir leur entrée en lice.

À la veille de cette confrontation, Hervé Renard et son capitaine Franck Kessié ont affiché leur détermination lors de la conférence de presse d’avant-match tenue mercredi 23 septembre.

 

Hervé Renard appelle à l’humilité

Pour son premier rendez-vous dans ces éliminatoires, Hervé Renard veut éviter tout excès de confiance. Le sélectionneur français rappelle que le statut de favori ne garantit rien et que la qualification se joue sur le terrain.

« Les favoris, c’est sur le papier et c’est sur le terrain que les qualifications se gagnent », a-t-il déclaré, invitant ses joueurs à assumer la pression dès cette première rencontre.

Le technicien français se méfie particulièrement du Ghana. Il décrit les Black Stars comme une équipe organisée et disciplinée, capable d’exploiter rapidement la moindre erreur adverse en contre-attaque. Il a également relevé la qualité de leurs prestations lors de la dernière Coupe du monde.

« Donc on sait à quoi s’attendre. Avec un entraîneur très expérimenté. C’est une grande affiche dans le football africain. Il va falloir qu’on soit prêt », a souligné Hervé Renard.

Le sélectionneur s’est également montré satisfait de l’état d’esprit affiché par ses joueurs depuis le début du rassemblement. Malgré le temps limité dont le staff a disposé pour préparer cette rencontre, le groupe s’est concentré sur les principaux éléments nécessaires pour aborder ce premier match.

Les Éléphants ont d’ailleurs effectué leur dernière séance d’entraînement à Bouaké à l’issue de la conférence de presse, avant de retrouver les Black Stars sur la pelouse du stade de la Paix.

 

Kessié : « Il faut être prêt dès demain »

Franck Kessié mesure lui aussi l’importance de cette première confrontation. Le capitaine ivoirien considère le Ghana comme « une grande nation africaine de foot » et insiste sur la nécessité d’être immédiatement opérationnel.

« Il faut être prêt dès demain. On travaille, on assimile les consignes du coach et de son staff pour être au top demain, dès le coup de sifflet », a-t-il déclaré.

Le milieu ivoirien a par ailleurs rassuré sur sa condition physique. Arrivé tardivement dans son nouveau club, il affirme avoir déjà disputé trois rencontres et se dit prêt pour cette échéance. Tout est désormais en place pour le premier rendez-vous de la Côte d’Ivoire dans ces éliminatoires de la CAN 2027.

Face au Ghana, Hervé Renard et ses joueurs devront concrétiser leur préparation et lancer leur campagne devant leur public à Bouaké.

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Affaire Koné Katinan : le PDCI-RDA dénonce une « instrumentalisation de la justice » et réclame sa remise en liberté

Le PDCI-RDA réagit à l’incarcération de Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). Dans une déclaration signée le 23 septembre 2026 à Abidjan, le parti apporte son soutien au responsable politique et à ses proches.

Cette réaction intervient après le placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan, le 11 septembre 2026, à l’issue de son audition dans le cadre d’une information judiciaire portant sur des faits présumés liés aux troubles de la période électorale de 2025.

 

Une convocation après une plainte du RHDP

Avant cette procédure, Justin Koné Katinan avait été convoqué, le mercredi 9 septembre 2026, à la Préfecture de police d’Abidjan. Cette convocation faisait suite à une plainte déposée par le secrétaire exécutif du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). La plainte concernait des faits présumés de diffamation, d’injures et de diffusion de fausses nouvelles.

Parallèlement, le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan avait engagé une information judiciaire concernant des faits présumés en lien avec les troubles de la période électorale de 2025.

Le PDCI-RDA dénonce une « instrumentalisation de la justice »

Pour le PDCI-RDA, la succession de ces procédures soulève des inquiétudes. Le parti estime que cet enchaînement pourrait traduire une « instrumentalisation de la justice » visant, selon lui, à intimider les responsables de l’opposition, à « criminaliser la parole politique » et à réduire progressivement au silence les voix discordantes. Le parti réaffirme dans le même temps son attachement à l’État de droit et à l’indépendance de la justice.

 

Présomption d’innocence et remise en liberté réclamées

Face à cette situation, le PDCI-RDA exige le respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et des garanties d’un procès équitable. Le parti réclame également la remise en liberté de Justin Koné Katinan, afin qu’il puisse répondre, selon lui, librement aux accusations portées contre sa personne.

Le PDCI-RDA exprime par ailleurs sa solidarité au responsable du PPA-CI, à sa famille biologique ainsi qu’aux dirigeants et militants de son parti.

Un appel à l’opinion nationale et internationale

Dans sa déclaration, le PDCI-RDA interpelle également l’opinion nationale, les organisations de défense des droits humains, les représentations diplomatiques et la communauté internationale. Le parti les appelle à porter une attention particulière à ce qu’il considère comme un « rétrécissement préoccupant de l’espace démocratique en Côte d’Ivoire ».

Le PDCI-RDA appelle finalement à « l’apaisement, la justice et le dialogue » et estime que l’opposition ne doit pas vivre « sous la menace permanente des poursuites et de la prison ». Yapo Yapo Calice, secrétaire exécutif en chef du PDCI-RDA, a signé cette déclaration à Abidjan.