Koumassi-Campement : « Il ne siège pas au Conseil des ministres », le gouvernement précise le statut de Cissé Bacongo

L’enquête sur les démolitions de Koumassi-Campement se poursuit et place le statut d’Ibrahim Cissé Bacongo au centre d’un débat institutionnel. Cité dans cette procédure en tant que ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, il a été entendu dans le cadre des investigations.

Lors du compte rendu du Conseil des ministres du 23 septembre 2026, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a été interrogé sur le statut particulier attaché à cette fonction. Il a notamment souligné que le ministre-gouverneur « ne siège pas au Conseil des ministres ou au Conseil de gouvernement ».

 

Les interrogations autour des protections juridictionnelles

Cette précision intervient alors que la question de la protection juridictionnelle de Cissé Bacongo fait débat. Certains de ses soutiens considèrent que son titre de ministre-gouverneur pourrait lui permettre de bénéficier des protections accordées aux membres du gouvernement.

Ils évoquent notamment une éventuelle compétence de la Haute Cour de justice. La Constitution ivoirienne prévoit que cette juridiction est chargée de juger le président de la République, le vice-président et les membres du gouvernement. Son article 158 précise qu’elle peut connaître des crimes ou délits commis par ces derniers dans l’exercice de leurs fonctions.

Le porte-parole du gouvernement n’a toutefois pas indiqué quelle juridiction serait compétente si des poursuites venaient à être engagées contre Cissé Bacongo.

Une enquête qui remonte aux démolitions du 3 juin

L’affaire trouve son origine dans l’opération de démolition menée le 3 juin à Koumassi-Campement. Le procureur de la République, Koné Braman Oumar, avait annoncé le 16 septembre que Cissé Bacongo avait été entendu par les enquêteurs dans le cadre de cette procédure.

Dans son message à la Nation du 6 août, le président Alassane Ouattara avait déclaré que l’opération avait été réalisée « en dehors du cadre légal ». Il avait également indiqué que les responsabilités seraient établies et que les éventuels manquements feraient l’objet de sanctions conformément à la loi.

 

Le District renouvelle son soutien à Bacongo

Malgré les interrogations qui entourent son statut et l’enquête en cours, le bureau du Conseil du District autonome d’Abidjan a réaffirmé son soutien à Cissé Bacongo mardi. Réuni à l’annexe de l’institution à Koumassi, il lui a apporté un « soutien ferme, total et sans réserve », selon le compte rendu du District.

Cette prise de position a suscité une réaction politique. Mercredi, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, s’est exprimé sur Facebook au sujet de cette mobilisation. Il l’a qualifiée de « signe de la déchéance après le temps de l’arrogance ».

Alors que l’enquête se poursuit, le débat porte désormais autant sur les responsabilités liées aux démolitions que sur le statut institutionnel de Cissé Bacongo et les éventuelles suites judiciaires de l’affaire.

CAN 2027 : 48 équipes lancent la course à la qualification ce jeudi 24 septembre

La course à la CAN 2027 démarre ce jeudi 24 septembre avec un calendrier particulièrement resserré. Pendant six mois, les 48 sélections engagées vont disputer 144 rencontres réparties dans 12 groupes, avec un objectif commun, décrocher une place pour la phase finale prévue au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie du 19 juin au 18 juillet 2027.

Le coup d’envoi de ces éliminatoires sera donné à Gaborone, au Botswana National Stadium. La Namibie, privée de stade homologué, y recevra le Congo-Brazzaville ce jeudi à partir de 13h TU. Une première rencontre qui lance une campagne disputée en seulement six mois, alors que les qualifications de la dernière Coupe du monde s’étaient étalées sur deux ans.

 

Six matchs pour décrocher son billet

Les 48 équipes ont été réparties dans 12 poules de quatre. Chaque sélection disputera six rencontres dans son groupe. À l’issue de cette phase, les deux premiers de chaque poule obtiendront leur qualification pour la CAN 2027. Un cas particulier concerne les groupes D, H et L, dans lesquels figurent les pays organisateurs. Dans ces poules, seul le premier ou le deuxième au classement décrochera son billet.

Cette configuration place notamment la Guinée sous pression dans le groupe D. Absente de la dernière CAN, elle devra composer avec l’Afrique du Sud, tête de série, ainsi qu’avec le Kenya.

Ghana et Cap-Vert veulent retrouver la CAN

Plusieurs sélections auront également pour objectif de retrouver une compétition qu’elles avaient manquée lors de la précédente édition. C’est notamment le cas du Ghana et du Cap-Vert. Les deux mondialistes devront rapidement se remettre dans le rythme. Les Black Stars auront d’ailleurs un premier rendez-vous particulièrement attendu puisqu’ils se déplaceront à Abidjan pour affronter la Côte d’Ivoire lors de la première journée.

Le Cap-Vert, de son côté, débutera par un déplacement au Mali. Cette rencontre constituera également le premier match de son nouveau sélectionneur, Humberto Bettencourt, ancien adjoint de Bubista, qui a quitté son poste après la Coupe du monde.

 

Les grandes nations déjà sur le pont

Sur le papier, plusieurs grandes sélections du continent semblent disposer d’un parcours qui pourrait leur permettre de décrocher leur qualification. Le Maroc, dans le groupe A, l’Égypte, dans le groupe B, et la RDC, dans le groupe E, figurent parmi les équipes attendues. Le Cameroun devra toutefois rester vigilant dans le groupe G, où il retrouvera les Comores, la Namibie et le Congo.

Après un Mondial qualifié de catastrophique dans le texte de présentation de ces éliminatoires, la Tunisie cherchera également à se rassurer. Elle évoluera dans une poule où l’Ouganda dispose déjà de son billet, tandis que la Libye et le Botswana pourraient venir perturber la hiérarchie.

Algérie, Sénégal et Côte d’Ivoire changent de cycle

Trois récents vainqueurs de la CAN, l’Algérie, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, abordent ces éliminatoires avec un nouveau sélectionneur. Chez les Fennecs, Brahim Hemdani a succédé au Suisse Vladimir Petkovic. L’ancien Marseillais entame son mandat dans un groupe composé de la Zambie, du Togo et du Burundi.

Au Sénégal, l’arrivée de Patrick Vieira suscite également l’attention. L’ancien capitaine de l’équipe de France commencera sa campagne par deux déplacements, d’abord au Mozambique le 25 septembre, puis en Éthiopie le 29.

La Côte d’Ivoire, désormais dirigée par Hervé Renard, ouvrira pour sa part sa campagne contre le Ghana. Les Éléphants retrouveront ensuite un programme présenté comme plus accessible dans un groupe comprenant également la Gambie et la Somalie.

 

Dix pays rêvent toujours d’une première CAN

Cette édition des qualifications pourrait aussi permettre à un nouveau pays d’inscrire son nom parmi les participants à la Coupe d’Afrique des nations. Depuis l’élargissement de la compétition à 24 équipes en 2019, cinq sélections ont disputé leur première CAN : Madagascar, la Mauritanie, le Burundi, les Comores et la Gambie. Les éditions 2024 et 2025 n’ont, en revanche, accueilli aucun nouveau venu.

Dix pays espèrent toujours découvrir la phase finale de la compétition. Pour la Somalie, Sao Tomé-et-Principe, les Seychelles et l’Érythrée, la tâche s’annonce particulièrement difficile.

La Centrafrique et le Soudan du Sud peuvent toutefois encore nourrir l’espoir d’un exploit. La Centrafrique possède les arguments pour contrarier le Burkina Faso, le Bénin et la Mauritanie, même si l’absence de stade homologué constitue un handicap. Le Soudan du Sud devra, lui, réussir à s’imposer notamment face au Malawi et à l’Angola dans un groupe où l’Égypte apparaît comme l’équipe attendue.

Six mois pour connaître les qualifiés

Avec 144 matchs au programme, 12 groupes et six rencontres par sélection, les éliminatoires de la CAN 2027 vont s’enchaîner jusqu’au 30 mars. Pour les favoris comme pour les équipes en quête d’une première qualification, chaque journée pourra peser dans la course aux tickets pour le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie.

Revue de presse du 24 septembre : l’orpaillage et remblayage illégaux, nominations judiciaires et le premier test d’Hervé Renard dominent les Unes

Au lendemain du Conseil des ministres, le durcissement des sanctions contre l’orpaillage illégal domine les Unes des journaux ivoiriens ce jeudi 24 septembre 2026. La presse revient également sur les nouvelles nominations dans les institutions judiciaires ainsi que sur le premier test d’Hervé Renard face au Ghana, ce jeudi, au stade de la Paix de Bouaké.

L’une des annonces les plus mises en avant concerne les agents de l’État impliqués ou complices de l’orpaillage illégal. Les sanctions pourraient atteindre 20 ans d’emprisonnement. Les journaux soulignent également la volonté du gouvernement de cibler davantage les commanditaires et les personnes qui financent ces activités.

 

Les agents publics au cœur des manchettes

Fraternité Matin ouvre le dossier avec le titre « Orpaillage illégal : les complices désormais poursuivis ». Le quotidien met ainsi l’accent sur l’élargissement des poursuites aux personnes impliquées dans cette activité. Le Patriote choisit, lui, de mettre directement en avant les agents publics avec sa manchette : « Conseil des ministres : Agents publics impliqués dans l’orpaillage illégal : jusqu’à 20 ans de prison ».

Le Nouveau Réveil revient également sur le compte rendu du Conseil des ministres. Sa Une annonce : « Orpaillage illégal : Le gouvernement préconise 20 ans de prison pour les agents de l’Etat complices ». La question des responsabilités ne se limite toutefois pas aux agents publics dans les titres de la presse. L’Inter met l’accent sur le renforcement des sanctions visant les « commanditaires » de l’orpaillage illégal et du remblayage anarchique.

L’Expression traduit également le changement de ton du gouvernement à travers sa Une : « Orpaillage et remblayage illégal : le gouvernement durcit le ton ».

De son côté, Liberté s’intéresse particulièrement au rôle des financiers et des complices. Le journal titre : « Lutte contre l’orpaillage clandestin : Ouattara sans pitié pour les financiers et les complices ».

LIRE AUSSI : Orpaillage illégal : jusqu’à 20 ans de prison prévus pour les commanditaires, financiers et complices (Conseil des ministres)

 

Les nominations judiciaires occupent aussi les Unes

L’actualité judiciaire constitue un autre sujet retenu par la presse ivoirienne. Le Matin consacre sa Une aux nouvelles nominations intervenues au sein des institutions judiciaires. Le quotidien affiche ainsi le titre : « Institutions judiciaires : Ouattara nomme de nouvelles personnalités ».

LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara nomme Yolande N’da Tanoh au Conseil constitutionnel et Kadjo Fodjo Abo au CSM

 

Hervé Renard face à son premier test avec les Éléphants

L’actualité sportive s’invite également dans les Unes de ce jeudi. Arrivé à la tête de la Fédération ivoirienne de football le 4 août dernier, le sélectionneur français Hervé Renard s’apprête à vivre son premier test avec les Éléphants. La Côte d’Ivoire affronte le Ghana ce jeudi au stade de la Paix de Bouaké. Après plusieurs séances d’entraînement avec les Pachydermes au grand complet, le sélectionneur a assuré, lors de la conférence d’avant-match, être prêt pour cette rencontre.

Plusieurs journaux, parmi lesquels Liberté, Super Sport et L’Inter, accordent une place particulière à cette confrontation présentée comme un match aux allures de finale.

Enfin en faits divers, Soir Info adopte pour sa part un angle différent de celui de ses confrères. Le quotidien fait le choix d’un fait divers pour sa Une, avec le titre : « Devant ses enfants, une femme s’immole dans sa chambre ».

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Escroquerie : le faux journaliste allemand qui promettait mariage et voyage aux femmes a été interpellé

Il promettait l’amour, le mariage et une nouvelle vie en Allemagne. Mais derrière le personnage de « Chris Khan Narkelz », présenté comme un journaliste allemand en mission pour l’Union européenne, se trouvait en réalité K. K. C., un Ivoirien âgé de 33 ans.

Selon les éléments recueillis lors de son audition, l’homme aurait utilisé cette identité auprès de plusieurs femmes rencontrées sur des sites de rencontres. Son scénario reposait sur une promesse, construire une relation sérieuse, épouser sa victime et l’emmener vivre en Allemagne.

Une fois la confiance établie, une dernière étape intervenait : le paiement de prétendus frais liés à un dossier de voyage. Après avoir reçu l’argent, « Chris » disparaissait.

 

Une première victime piégée aux Deux-Plateaux

L’affaire commence courant juillet 2026 aux Deux-Plateaux. K. J. d’A., commerçante, fait alors la connaissance d’un homme qui se présente sous le nom de « Chris Khan Narkelz ». Il affirme être Allemand et travailler comme journaliste militaire pour l’Union européenne. Les échanges se poursuivent et l’homme commence à faire des avances à la commerçante. Rapidement, il lui parle d’un projet de vie commune.

Il lui promet notamment un départ pour l’Allemagne, où ils doivent se marier. Séduite par cette perspective, K. J. d’A. accepte de lui faire confiance. Mais avant le voyage, « Chris » lui explique qu’elle doit constituer un dossier. Le montant annoncé s’élève à 175 000 FCFA. La commerçante lui remet la somme.

Des valises prêtes pour un voyage qui n’aura jamais lieu

Le faux journaliste va jusqu’à fixer une date pour le départ. Il demande à K. J. d’A. de prendre ses bagages et de le rejoindre, le dimanche 2 août, à son domicile aux Deux-Plateaux. Ils doivent passer la semaine ensemble avant de partir pour l’Allemagne. Le jour venu, la commerçante prépare ses affaires et quitte sa famille. Après des adieux marqués par les pleurs et les embrassades, elle se rend à l’adresse communiquée par celui qu’elle croit être son futur époux.

Mais sur place, le scénario s’effondre. « Chris » n’habite pas à l’adresse indiquée. K. J. d’A. tente de le joindre à plusieurs reprises, sans succès. Elle comprend alors qu’il n’y aura ni semaine passée ensemble, ni voyage en Allemagne, ni mariage. Les 175 000 FCFA remis pour le prétendu dossier ont, eux aussi, disparu.

Toujours avec ses valises, la commerçante se rend au Commissariat de police du 12ᵉ arrondissement des Deux-Plateaux Vallon. Elle raconte sa mésaventure aux policiers, qui ouvrent une enquête.

 

Alors que la police enquête, « Chris » recommence

Les investigations permettent aux policiers de remonter progressivement la piste de K. K. C. Mais pendant ce temps, celui-ci continue de chercher de nouvelles victimes. Le 8 septembre 2026, E. P., agente commerciale, entre à son tour en contact avec « Chris Khan Narkelz » sur le site de rencontres Badoo.

Comme avec la première femme, l’homme se présente comme un journaliste allemand. Il affirme cette fois rechercher une femme africaine avec laquelle il souhaite construire sa vie. La destination annoncée reste la même, l’Allemagne.

Au fil des échanges, « Chris » lui assure qu’il peut l’emmener avec lui. Mais, explique-t-il, le dossier coûte 400 000 FCFA. E. P. lui fait savoir qu’elle ne dispose pas de cette somme. Le prétendu journaliste lui propose alors une solution, elle doit lui remettre 200 000 FCFA, tandis qu’il prendra en charge le reste.

Le rendez-vous qui fait tomber le faux journaliste

Le mercredi 16 septembre 2026, « Chris » donne rendez-vous à E. P. aux Deux-Plateaux, non loin de Sococé. La jeune femme s’y présente avec les 200 000 FCFA convenus. Elle remet l’argent à son interlocuteur. Mais cette fois, le scénario ne se poursuit pas comme prévu. Depuis la plainte déposée par K. J. d’A., les policiers du 12ᵉ arrondissement poursuivent leurs recherches. Ils ont désormais identifié la piste du suspect et interviennent au moment où E. P. vient de lui remettre les 200 000 FCFA.

K. K. C. est interpellé avant de pouvoir changer de numéro et disparaître comme il l’aurait fait auparavant. « Chris Khan Narkelz » redevient K. K. C.
Au commissariat, l’identité du prétendu journaliste allemand tombe. « Chris Khan Narkelz » est en réalité K. K. C., 33 ans, de nationalité ivoirienne. Lors de son audition, il reconnaît les faits et décrit aux enquêteurs le procédé qu’il utilisait.

Il expliquait rechercher des femmes sur les sites de rencontres, puis prenait le temps d’établir une relation avec elles. Une fois la confiance installée, il adoptait l’identité de « Chris Khan Narkelz », présenté comme un journaliste allemand en mission en Côte d’Ivoire pour l’Union européenne.

Il mettait ensuite en avant une relation sérieuse, un projet de mariage et un départ pour l’Allemagne. Une fois les femmes convaincues, il évoquait les frais nécessaires à la constitution d’un dossier de voyage. Après avoir reçu l’argent, il changeait de compte et de numéro de téléphone avant de disparaître.

 

Six femmes concernées selon ses déclarations

L’audition de K. K. C. réserve également une autre révélation aux enquêteurs. K. J. d’A. et E. P. ne seraient pas les seules femmes concernées par son stratagème. Le suspect reconnaît avoir utilisé le même procédé avec quatre autres femmes, auxquelles il aurait soutiré des sommes comprises entre 100 000 et 200 000 FCFA.

Au total, six femmes apparaissent ainsi dans le récit livré aux policiers. Le mode opératoire décrit reste similaire : rencontre sur un site, séduction, identité allemande, promesse de mariage, projet de départ vers l’Europe, demande d’argent pour les documents, puis disparition.

Du projet de voyage au parquet

Le mercredi 16 septembre, aux Deux-Plateaux, le scénario s’est toutefois arrêté avant que « Chris » ne puisse disparaître. Après compte rendu au procureur de la République, K. K. C., alias « Chris Khan Narkelz », a été déféré devant le parquet d’Abidjan-Plateau pour répondre de ses actes.

Une histoire qui devait conduire ses interlocutrices vers l’Allemagne et le mariage s’est finalement achevée devant la justice.

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara nomme Yolande N’da Tanoh au Conseil constitutionnel et Kadjo Fodjo Abo au CSM

Le Président de la République, Alassane Ouattara, a signé, mercredi 23 septembre 2026, plusieurs décrets portant nomination de hauts responsables au sein des principales institutions judiciaires du pays. Ces décisions concernent notamment le Conseil constitutionnel, le Parquet général près la Cour de cassation et le Conseil d’État, ainsi que le Conseil supérieur de la magistrature.

à l’issue de ce décret signé mercredi, Yolande Nda Tanoh épouse Bakayoko, avocate, rejoint le Conseil constitutionnel. Le Président de la République, Alassane Ouattara, l’a nommée conseillère. Son mandat, d’une durée de six ans, prendra effet à compter du 1er octobre 2026. La nomination de l’avocate intervient dans le cadre d’une série de décisions prises par le chef de l’État concernant plusieurs institutions judiciaires.

 

Trois conseillers désignés au Conseil constitutionnel

Yolande Nda Tanoh épouse Bakayoko rejoint le Conseil constitutionnel aux côtés de deux magistrats hors hiérarchie, Ali Yeo et Mamadou Diakité, également nommés conseillers pour une durée de six ans. Il s’agit d’Ali Yeo et de Mamadou Diakité. Les trois nouveaux conseillers prendront leurs fonctions à compter du 1er octobre 2026.

Théodore Komoin nommé Procureur général

Le décret signé par le Président de la République concerne également le Parquet général près la Cour de cassation et le Conseil d’État. Le Président de la République, Alassane Ouattara, a nommé Théodore Rene François Kouassi Komoin, magistrat hors hiérarchie, groupe A échelon unique, Procureur général près la Cour de cassation et le Conseil d’État.

Kadjo Fodjo Abo à la tête du Conseil supérieur de la magistrature

Un second décret signé le même jour porte sur le Conseil supérieur de la magistrature. Kadjo Fodjo Abo, magistrat hors hiérarchie, groupe A échelon unique, précédemment Inspecteur général des Services judiciaires et pénitentiaires, a été nommé président du Conseil supérieur de la magistrature.

La Présidence de la République a annoncé ces différentes décisions dans deux communiqués publiés mercredi 23 septembre 2026.

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Orpaillage illégal : jusqu’à 20 ans de prison prévus pour les commanditaires, financiers et complices (Conseil des ministres)

Le gouvernement ivoirien veut renforcer la réponse pénale face à l’orpaillage illégal. Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 23 septembre 2026, l’Exécutif a adopté un projet de loi modifiant le Code pénal afin de durcir les sanctions contre plusieurs acteurs impliqués dans ces activités.

Le texte, signé par le président de la République Alassane Ouattara, prévoit notamment des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement lorsque les faits impliquent un agent public, selon les précisions données par Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

 

L’orpaillage illégal placé au cœur de la réforme

Cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’évaluation du dispositif pénal ivoirien. D’après Amadou Coulibaly, elle vise à renforcer l’efficacité de la lutte contre la criminalité et à rapprocher davantage la législation nationale des engagements internationaux de la Côte d’Ivoire.

Le projet prévoit également un renforcement des sanctions pour plusieurs infractions portant atteinte à l’environnement. L’orpaillage illégal figure parmi les activités visées, au même titre notamment que le remblayage sans autorisation de la mer et des voies d’eau intérieures.

« Les termes afférents à l’orpaillage illégal, particulièrement nocif à l’environnement et à la santé publique, sont alourdis », a expliqué le porte-parole du gouvernement.

La réforme entend élargir le champ de la responsabilité pénale. Les poursuites ne concerneraient plus uniquement les personnes présentes physiquement sur les sites clandestins.

Le dispositif prévoit ainsi de nouvelles incriminations visant différents acteurs susceptibles de contribuer à l’organisation ou au financement de l’orpaillage illégal. Les commanditaires, receleurs, financiers et propriétaires de sites reconnus complices sont notamment concernés. Le gouvernement entend ainsi prendre en compte l’ensemble des rôles qui participent au fonctionnement des activités d’exploitation illégale de l’or.

Des sanctions qui pourraient se cumuler

Le projet de loi prévoit par ailleurs la possibilité de cumuler les sanctions, afin de tenir compte de la nature et de la gravité des différents faits commis. Le régime devient particulièrement sévère lorsque les infractions impliquent un agent public. Dans cette situation, les peines peuvent atteindre 20 ans de prison, selon les dispositions présentées par Amadou Coulibaly.

Avec ce projet de loi, le gouvernement entend donc renforcer son arsenal pénal contre l’orpaillage illégal en ciblant à la fois l’exploitation clandestine et les différents mécanismes qui permettent son organisation, son financement, son recel et sa complicité.

Affaire JP N’Da : jugé au Sénégal, l’influenceur ivoirien déclaré libre avec 50 000 FCFA d’amende

Après plusieurs semaines de détention au Sénégal, le tribunal a jugé JP N’Da ce mercredi dans l’affaire qui l’oppose à la créatrice de contenu sénégalaise Salimata.

Selon les informations communiquées par le juriste Blessing, le tribunal a déclaré l’influenceur ivoirien libre à l’issue de l’audience et l’a condamné à une amende ferme de 50 000 FCFA.

 

Une affaire née d’une plainte pour violences

Le dossier avait débuté à la suite d’une plainte déposée par Salimata. La créatrice de contenu sénégalaise accusait JP N’Da de lui avoir porté des coups et de s’être livré à des violences à son encontre lors d’un séjour au Sénégal. Face à ces accusations, l’influenceur ivoirien avait contesté les faits qui lui étaient reprochés. Les deux parties avaient ainsi livré des versions différentes concernant les circonstances de l’incident.

L’affaire avait rapidement suscité de nombreuses réactions, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’au Sénégal, notamment en raison de la notoriété des deux protagonistes sur les réseaux sociaux. Selon les informations communiquées par le juriste Blessing, le tribunal a déclaré JP N’Da libre ce mercredi et l’a condamné à une amende ferme de 50 000 FCFA.

LIRE AUSSI : Affaire JP N’Da – Salimata : le séjour au Sénégal vire au conflit judiciaire

Affaire Maa Bio-Simone Gbagbo : l’avocat dément toute procédure judiciaire

La polémique née des propos de l’influenceuse Yélen Kouamé Virginie, connue sous le nom de Maa Bio, à l’égard de Simone Ehivet Gbagbo ne donnera pas lieu à une procédure judiciaire. L’avocat de l’ancienne Première dame ivoirienne, Me Ange Rodrigue Dadjé, a formellement démenti mercredi toute démarche judiciaire contre l’influenceuse.

Dans une déclaration destinée à mettre fin aux spéculations qui circulent sur les réseaux sociaux, l’avocat a appelé à l’apaisement et précisé la position de sa cliente.

« Je voudrais appeler tout le monde au calme et à l’apaisement », a déclaré Me Ange Rodrigue Dadjé.

Selon l’avocat, Simone Ehivet Gbagbo remercie les personnes qui se préoccupent de sa situation, mais ne se considère pas offensée par les propos de Maa Bio. Elle n’envisage donc aucune poursuite contre l’influenceuse et dément les informations faisant état du contraire.

« Elle n’entend nullement engager de quelconques procédures contre la jeune MAA BIO », a affirmé Me Ange Rodrigue Dadjé.

Maa Bio et ses activités sur Vivastream

La polémique intervient alors que Maa Bio s’est également fait connaître à travers des contenus proposés sur Vivastream, une plateforme ivoirienne de streaming lancée officiellement en décembre 2024. La plateforme s’est initialement développée autour de la diffusion en direct d’événements et de concerts, avant d’élargir son offre aux films, documentaires, séries et contenus exclusifs.

L’influenceuse y a notamment proposé des contenus payants. En juillet 2025, elle avait organisé une séance de « story time » payante avant de lancer un projet de téléréalité diffusé exclusivement sur Vivastream. Des informations diffusées en ligne font état de plusieurs millions de francs CFA de recettes. Ces montants n’ont toutefois pas fait l’objet d’une vérification indépendante.

 « le passé reste le passé »

Les propos à l’origine de la polémique interviennent également dans un contexte marqué par l’histoire personnelle et politique de Simone Ehivet Gbagbo. Elle a épousé Laurent Gbagbo en 1989. Leur couple a ensuite occupé la scène politique ivoirienne au plus haut niveau entre 2000 et 2011, période marquée par la crise politico-militaire puis la crise postélectorale de 2010-2011.

Après plus de trois décennies de mariage, leur divorce a finalement été prononcé en 2023. Depuis, les deux anciens époux poursuivent chacun leur parcours politique. Simone Gbagbo dirige le Mouvement des générations capables (MGC), tandis que Laurent Gbagbo dirige le PPA-CI.

Interrogée récemment sur son ancien mariage et ses relations avec Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo est également revenue sur cette période de sa vie lors d’un entretien accordé à France 24 le 18 septembre. À cette occasion, elle a résumé sa position en déclarant : « le passé reste le passé ».

LIRE AUSSI : MGC : « Non, absolument pas », Simone Gbagbo écarte l’idée d’une crise et réagit aux nombreuses démissions

Transport à moto : l’ARTI interdit la mise en relation via les plateformes numériques

L’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC (ARTI) rappelle que les plateformes numériques ne peuvent pas mettre en relation des usagers avec des conducteurs pour le transport de personnes à bord d’engins à deux ou trois roues.

Dans un communiqué daté du 22 septembre 2026, l’ARTI précise que cette activité n’est pas autorisée au regard de la réglementation actuellement en vigueur. Cette disposition concerne les opérateurs de plateformes numériques, les conducteurs ainsi que l’ensemble des usagers.

 

Une activité non couverte par l’autorisation provisoire

L’ARTI demande aux plateformes concernées de se conformer à la réglementation en vigueur. Elles doivent notamment s’abstenir de proposer, promouvoir ou organiser la mise en relation entre des usagers et des conducteurs pour des prestations de transport de personnes utilisant des engins à deux ou trois roues.

L’autorité rappelle également que l’autorisation provisoire d’exercice accordée aux opérateurs pour une durée de douze mois reste soumise à des conditions précises. Selon l’ARTI, cette autorisation ne constitue pas un blanc-seing permettant aux opérateurs d’élargir leurs prestations à des modes de transport ou à des activités qui ne sont pas couverts par leur autorisation.

L’autorité prévient que les dispositions prévues par les textes en vigueur en matière de transport public particulier de personnes restent applicables. Dans ce contexte, elle invite les plateformes numériques et leurs opérateurs à contribuer à la sécurité routière en respectant strictement les règles encadrant leur secteur d’activité.

L’ARTI demande enfin aux plateformes concernées d’éviter toute communication ou promotion portant sur ces prestations. Cette interdiction concerne également l’inscription de conducteurs et la mise en relation pour le transport de personnes à bord d’engins à deux ou trois roues.

VIH en Côte d’Ivoire : aucune rupture de traitement liée à l’arrêt du TIVICAY, rassure le ministère

Le ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle veut mettre fin aux inquiétudes suscitées par des informations diffusées sur les réseaux sociaux après l’annonce de l’arrêt de la commercialisation du TIVICAY 50 mg.

Dans un communiqué publié le 22 septembre 2026, le ministère dément notamment les informations faisant état d’une prétendue « interdiction de l’importation du traitement du VIH/sida en Côte d’Ivoire ». Il précise que l’arrêt de la distribution du TIVICAY résulte d’une décision commerciale du laboratoire GLAXOSMITHKLINE EXPORT LTD.

 

Le Dolutégravir reste disponible sous forme générique

Le TIVICAY contient du Dolutégravir, une molécule antirétrovirale. Selon le ministère, la Côte d’Ivoire utilise toutefois des versions génériques de cette molécule. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pré-qualifie ces génériques, tandis que l’Autorité Ivoirienne de Régulation Pharmaceutique (AIRP) les agrée.

Le ministère assure par ailleurs que l’ensemble des médicaments antirétroviraux utilisés dans le pays pour prendre en charge les personnes vivant avec le VIH, y compris le Dolutégravir, reste disponible. Les structures de santé dispensent gratuitement ces traitements et le ministère assure qu’elles ne connaissent aucune rupture.

Plus de 39 000 boîtes de Dolutégravir disponibles

Pour appuyer ces assurances, le ministère détaille les stocks actuellement disponibles à la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique. Le stock communiqué s’élève à 39 017 boîtes de Dolutégravir 50 mg, soit l’équivalent de 6,6 mois de stock.

Concernant le traitement de référence contenant du Dolutégravir, appelé TLD, le stock disponible atteint 74 510 boîtes, représentant 6,9 mois de stock. Le ministère précise que ce traitement est administré à 97 % des personnes vivant avec le VIH en Côte d’Ivoire.

Le ministère rassure les personnes vivant avec le VIH

Face aux informations relayées sur les réseaux sociaux, le ministère de la Santé assure qu’il n’existe, à ce jour, aucun risque de rupture de traitement antirétroviral en Côte d’Ivoire. Il précise également que l’interdiction de l’importation du TIVICAY, évoquée dans les informations circulant en ligne, n’a aucune incidence sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH.

Le ministère invite enfin la population et les personnes vivant avec le VIH à ne pas se fier aux informations présentées comme fausses et à se rapprocher des centres de santé ainsi que des structures du ministère pour obtenir des informations fiables sur les traitements et leur prise en charge.: