Élection à la FIF : Yacine Idriss Diallo réélu à plus de 70% pour un nouveau mandat de quatre ans

Yacine Idriss Diallo va poursuivre son aventure à la tête de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Le président sortant a été reconduit dans ses fonctions, samedi 12 septembre 2026, à l’issue de l’Assemblée générale élective organisée à Yamoussoukro.

Déjà aux commandes de l’institution depuis 2022, le dirigeant était le seul prétendant à sa propre succession. Cette configuration rendait son élection quasiment acquise, à condition d’obtenir la majorité requise par les textes de la FIF.

Le scrutin a finalement consacré une victoire totale pour Yacine Idriss Diallo. Sur les 89 personnes inscrites et appelées à voter, 74 suffrages ont été exprimés en sa faveur, tandis que 10 bulletins blancs et 5 bulletins nuls ont été enregistrés. Seul candidat en lice, le président sortant a ainsi obtenu l’ensemble des suffrages exprimés. Les textes de la FIF prévoyaient qu’une majorité de 50 % plus une voix suffisait pour remporter l’élection.

La réélection de Yacine Idriss Diallo lui permet de prolonger le travail engagé depuis son arrivée à la tête de la FIF en 2022.Comme lors de la précédente élection, les dirigeants du football ivoirien se sont retrouvés à Yamoussoukro pour ce rendez-vous électoral. La majorité des présidents de clubs et des organisations professionnelles de football lui ont accordé leur confiance pour ce nouveau mandat.

 

Abidjan : le boulevard de Marseille « Ancien Koumassi » perturbé par des travaux du Métro dès le 12 septembre

Les automobilistes qui empruntent le boulevard de Marseille, dans la commune de Marcory, devront composer avec des modifications de circulation à partir du samedi 12 septembre 2026. Ces perturbations sont liées à la réalisation d’un pont-rail (PRA1’) dans le cadre du projet de la ligne 1 du Métro d’Abidjan.

Le chantier sera installé précisément au niveau du carrefour communément appelé « Ancien Koumassi ». Selon le Ministère des Infrastructures et de l’Entretien Routier, les aménagements seront réalisés progressivement en fonction des différentes phases des travaux.

Pendant la durée du chantier, les conditions habituelles de circulation seront temporairement modifiées dans la zone concernée. Les usagers devront notamment faire face à des réaménagements de voies ainsi qu’à des réductions de chaussée. Ces dispositions sont prévues du samedi 12 septembre 2026 au vendredi 7 mai 2027, période correspondant au calendrier annoncé pour les différentes étapes de réalisation du pont-rail.

Face aux perturbations attendues, le ministère invite les usagers de la route à respecter scrupuleusement le plan de circulation qui sera mis en place autour du chantier. Une attention particulière devra également être accordée à la signalisation temporaire ainsi qu’aux différentes mesures de sécurité qui accompagneront les travaux.

Le Ministère des Infrastructures et de l’Entretien Routier présente par ailleurs ses excuses aux usagers pour les désagréments occasionnés par ce chantier et appelle chacun à la prudence pendant toute la durée des travaux.

Daloa : 92 victimes libérées et six suspects interpellés dans une affaire présumée de traite de personnes

Une importante opération de la gendarmerie nationale a permis de mettre au jour un réseau présumé de traite de personnes à Daloa, dans le Haut-Sassandra. Menée dans la soirée du jeudi 10 septembre 2026, l’intervention s’est déroulée dans deux domiciles situés dans les quartiers Archives et Lobia.

Au terme de l’opération, 92 personnes ont été mises à l’abri tandis que six suspects ont été interpellés. Les éléments de la Brigade et de l’Escadron de Gendarmerie de Daloa ont investi les deux maisons où se trouvaient les victimes.

 

Deux enfants parmi les personnes retrouvées

Le groupe découvert dans ces domiciles était composé de 53 hommes majeurs, 37 femmes et deux mineurs. Les deux enfants, âgés respectivement de deux et trois ans, figurent parmi les personnes prises en charge par les services compétents. La présence de ces mineurs vient renforcer les interrogations autour des conditions dans lesquelles ces personnes ont été regroupées.

Les investigations devront désormais permettre de déterminer précisément les circonstances de leur présence dans ces deux domiciles. L’intervention des gendarmes trouve son origine dans une plainte déposée par L. Georges, aide-soignant à Jacqueville. Celui-ci avait sollicité les recherches de quatre enfants, à la demande de leur famille.

Les premières investigations menées par les forces de sécurité ont progressivement conduit les enquêteurs vers un réseau présumé de traite de personnes. Ces recherches ont finalement abouti à l’intervention menée dans les quartiers Archives et Lobia.

Six suspects placés en garde à vue

Six personnes ont été arrêtées au cours de l’opération. Il s’agit de Y. Jean Jaurès, 27 ans, Y. K. Brice, 29 ans, K. Geneviève, 29 ans, tous trois de nationalité ivoirienne, ainsi que K. Issouf, 23 ans, et Z. Issiaka, 23 ans, tous deux de nationalité burkinabè. M. Richard, 45 ans, est de nationalité ghanéenne.

Après leur interpellation, les six suspects ont été conduits à la Brigade de Gendarmerie, où ils ont été placés en garde à vue. Leur implication exacte dans le fonctionnement du réseau présumé devra être établie au cours de la suite des investigations et par les autorités judiciaires compétentes.

Des téléphones et du matériel saisis

Les gendarmes ont également procédé à plusieurs saisies lors de l’intervention. Vingt téléphones portables ont notamment été récupérés, ainsi qu’un power bank et une enceinte Bluetooth. Des cahiers et des carnets de cours figurent également parmi les objets saisis. Ces différents éléments pourraient être exploités dans le cadre de l’enquête destinée à faire la lumière sur cette affaire.

La prise en charge des victimes organisée

Dès la découverte des personnes, les services compétents ont été informés afin d’assurer leur prise en charge. Le point focal de la Gendarmerie chargé de la « Traite des personnes et du trafic illicite de migrants », la Direction des Affaires sociales du Haut-Sassandra et le sous-directeur du Comité national de lutte contre la traite des personnes ont notamment été avisés.

En coordination avec la Direction des Affaires sociales et le Procureur, des dispositions étaient en cours pour permettre la remise des 92 victimes à leurs parents respectifs, conformément aux procédures prévues.

L’opération menée à Daloa constitue désormais le point de départ d’une enquête plus approfondie. Les autorités devront notamment déterminer comment les victimes se sont retrouvées dans ces deux maisons, mais aussi rechercher d’éventuels autres acteurs impliqués.

Litige foncier à Anyama : Touré Ahmed Bouah répond aux accusations de Soumahoro Sory

Le différend foncier qui oppose Touré Ahmed Bouah à Soumahoro Sory autour d’un terrain de 629 hectares à Anyama connaît un nouvel épisode. Mercredi 9 septembre 2026, le Président-directeur général de SOPHIA S.A a convoqué la presse à Cocody pour exposer sa version de l’affaire et répondre aux accusations portées contre lui.

Accompagné du chef du village de 4 Croix, Amon Siméon, le dirigeant a expliqué avoir choisi de prendre la parole pour clarifier la situation. Une démarche qu’il présente comme une volonté de rétablir les faits plutôt que d’entrer dans une confrontation médiatique.

« Vous savez que je n’ai pas pour habitude de prendre la parole. Mais la situation demande que je le fasse pour éclairer la lanterne », a-t-il déclaré, précisant qu’il ne souhaitait pas « répondre aux attaques par des attaques ».

 

Un foncier de 629 hectares au centre du différend

Selon Touré Ahmed Bouah, SOPHIA S.A détient un ensemble de terrains représentant 629 hectares, obtenus auprès de l’État de Côte d’Ivoire. C’est une partie de cet espace qui serait aujourd’hui au centre du différend avec Soumahoro Sory. Face aux activités menées par ce dernier sur le site contesté, le PDG de SOPHIA S.A affirme avoir pris une mesure formelle en faisant établir un procès-verbal de contestation.

Mais cette initiative n’aurait pas permis de mettre fin au désaccord. Au contraire, le différend s’est poursuivi sur la place publique, au grand désaccord de Touré Ahmed Bouah. Pour le responsable de SOPHIA S.A, les modalités de règlement du différend avaient pourtant été prévues dans un mandat signé par les deux parties.

« Voici le mandat que lui et moi avons signé. Il est dit dans ce mandat qu’en cas de problème, c’est au Tribunal de commerce d’Abidjan que cela doit se régler », a-t-il affirmé.

Il reproche ainsi à son adversaire d’avoir choisi la voie médiatique plutôt que la procédure prévue dans leur accord.

« Mais lui, c’est une conférence de presse qu’il s’en va faire », a-t-il dénoncé devant le chef du village de 4 Croix.

 

Touré Ahmed Bouah veut faire du foncier son domaine d’excellence

Au-delà du différend qui l’oppose à Soumahoro Sory, le PDG de SOPHIA S.A affirme vouloir inscrire son action dans une démarche d’exemplarité dans le secteur foncier. Il assure notamment préparer actuellement un doctorat au CAMPC consacré au foncier, une formation qui s’inscrit, selon lui, dans sa volonté de devenir une référence dans ce domaine.

« Je veux être un modèle. Je ne veux pas m’accommoder de ça. La vérité foncière ne peut être manipulée », a-t-il martelé.

La réponse de Soumahoro Sory n’aura pas tardé. Dès le lendemain de la sortie médiatique de Touré Ahmed Bouah, il a lui aussi tenu une conférence de presse pour contester la version présentée par le PDG de SOPHIA S.A.

L’intéressé a, à son tour, rejeté la responsabilité du différend sur Touré Ahmed Bouah. Le bras de fer autour du terrain de 629 hectares reste donc entier.

FIF: Demel brise le silence sur les coulisses des Éléphants après la CAN 2023

Deux ans aux côtés des Éléphants, une CAN remportée à domicile et désormais des confidences sur les coulisses de cette aventure. Guy Demel, ancien sélectionneur adjoint de la Côte d’Ivoire, a livré sa lecture de son passage au sein de la sélection nationale dans une interview exclusive accordée à la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), publiée jeudi 10 septembre 2026.

Face au journaliste Malick Traoré, l’ancien international ivoirien n’a pas esquivé les sujets sensibles. Fidèle à son franc-parler, celui qui a travaillé avec Emerse Faé pendant deux années est notamment revenu sur les conditions de travail du staff, la victoire à la CAN 2023 et ses rapports avec certains dirigeants et membres de l’encadrement.

 

La CAN 2023, une victoire qui aurait dérangé ?

Le sacre continental obtenu par les Éléphants en 2023 n’aurait pas suscité la même satisfaction chez tout le monde au sein de la Fédération ivoirienne de football (FIF), selon Guy Demel. L’ancien défenseur du Borussia Dortmund estime que le succès de la sélection a surtout permis au staff technique de préserver sa place dans un contexte particulièrement délicat.

« La victoire à la CAN 2023 revient au staff qui a permis de gagner le trophée, donc à nous », a-t-il déclaré, avant d’affirmer que ce titre avait « sauvé beaucoup de têtes ». Guy Demel assure même avoir partagé ce sentiment avec Emerse Faé après le sacre. « Nous avons gagné et Emerse et moi, nous nous sommes dit qu’on a gagné mais les gens ne sont pas contents de l’avoir gagné avec nous », a-t-il confié.

Avant de soulever le trophée, l’aventure des Éléphants avait pourtant sérieusement vacillé. La lourde défaite 0-4 contre la Guinée équatoriale et le départ de Jean-Louis Gasset avaient plongé le staff dans l’incertitude. Guy Demel révèle que l’hypothèse d’un changement à la tête de la sélection circulait alors jusque dans les discussions internes.

« Nous en parlions même lors d’un déjeuner avec le staff », raconte-t-il.

La situation était devenue suffisamment présente pour que le président de la FIF convoque les membres du staff dans son bureau afin de leur demander pourquoi ils évoquaient la possibilité d’une nouvelle nomination. La confirmation d’Emerse Faé s’est ainsi dessinée dans un contexte que Guy Demel décrit comme particulièrement incertain.

 

Des conditions de travail jugées insuffisantes

Pour l’ancien adjoint, les difficultés ne se limitaient toutefois pas à la question de l’entraîneur. Il estime que l’environnement de travail proposé au staff ne correspondait pas au niveau d’exigence attendu de la sélection ivoirienne. Guy Demel reconnaît que les joueurs et l’équipe bénéficiaient de certaines conditions, mais considère que la performance ne pouvait pas être durable sans une organisation à la hauteur des ambitions.

« La Côte d’Ivoire a les moyens, les joueurs méritent d’être dans de bonnes conditions, avoir la bonne organisation », a-t-il souligné.

L’ancien international estime ainsi que les apparences ne suffisent pas à mesurer les conditions réelles de travail. Selon lui, malgré l’hébergement dans des établissements comme l’hôtel Palmiers, le cadre global ne permettait pas de garantir une véritable « pérennisation de la performance ».

« Le niveau d’exigence qu’on nous demandait était là, et les conditions n’étaient pas à ce niveau. Donc c’était difficile », a-t-il résumé.

Guy Demel a également évoqué sa relation avec Yacine Idriss Diallo, président de la Fédération ivoirienne de football. Il explique avoir initialement soutenu sa candidature, estimant partager son discours et ses idées. Mais, avec le temps, son appréciation a évolué.

« Je l’avais soutenu parce que le discours et les idées étaient ceux que je partageais. Mais les actions n’ont pas suivi », a-t-il affirmé.

Il raconte également qu’après son élection en 2022, Idriss Diallo l’avait contacté pour lui proposer un poste. Guy Demel affirme avoir décliné cette possibilité, insistant sur le fait qu’il ne cherchait pas à s’accrocher à une fonction.

 

Avec Emerse Faé, une relation devenue plus distante

L’ancien adjoint s’est aussi exprimé sur ses rapports actuels avec Emerse Faé. Il assure qu’aucun conflit direct ne les oppose, mais reconnaît que certaines divergences ont progressivement modifié leur relation. Guy Demel évoque notamment son désaccord avec « certaines idées de sa famille » ainsi qu’avec « certaines manières de travailler ». Ces différences auraient installé une certaine distance entre les deux hommes.

Cette évolution n’aurait toutefois pas affecté leur fonctionnement professionnel sur le terrain. « Dire qu’on a ressenti ça sur le terrain, non », affirme-t-il. Il constate néanmoins que leurs échanges avaient changé : alors qu’ils pouvaient auparavant passer dix heures au téléphone à discuter, leurs conversations se limitaient ensuite aux séances de travail.

Après cette expérience avec les Éléphants, Guy Demel dit désormais privilégier sa famille tout en poursuivant sa formation.

Affaire Justin Koné Katinan : le cadre du PPA-CI placé sous mandat de dépôt

La procédure judiciaire visant Justin Koné Katinan prend une nouvelle tournure. Le quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a été placé sous mandat de dépôt après son déferrement devant la Section antiterroriste du tribunal d’Abidjan.

Le parquet lui reproche plusieurs faits en lien avec les troubles enregistrés durant la période électorale de 2025. Une information judiciaire a notamment été ouverte pour « actes terroristes », « complot contre l’autorité de l’État » et « participation à un mouvement insurrectionnel ».

 

Des poursuites aux qualifications multiples

Les charges retenues contre le responsable du PPA-CI ne se limitent pas à ces trois infractions. Le dossier porte également sur un « attentat contre l’autorité de l’État », une « atteinte à l’ordre public » et une « apologie des crimes de meurtre ».

Le parquet évoque aussi des faits d’« attroupement armé et non armé », de « participation et organisation d’une manifestation interdite ou non déclarée », ainsi que l’« incendie volontaire de véhicule appartenant à autrui ». Les faits concernés auraient été commis à Abidjan et dans différentes parties du territoire ivoirien.

Pour étayer cette procédure, le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, Oumar Braman Koné, cite les articles 3, 8 et 10 de la loi du 11 juin 2024 portant répression du terrorisme, auxquels s’ajoutent une douzaine d’articles du Code pénal.

Une convocation qui débouche sur un mandat de dépôt

Justin Koné Katinan avait été convoqué mercredi à la préfecture de police d’Abidjan. Cette audition faisait suite à une plainte déposée par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir. Après avoir été maintenu en garde à vue, l’ancien porte-parole de Laurent Gbagbo pendant son exil a été présenté à la Section antiterroriste du tribunal d’Abidjan. C’est à l’issue de cette étape qu’il a été placé sous mandat de dépôt.

 

Le dossier des déclarations contre le RHDP également devant la justice

À cette procédure s’en ajoute une autre, distincte, déclenchée elle aussi par une plainte du RHDP. Le parti avait saisi le procureur le 7 septembre, dénonçant des faits présumés de « diffamation, injure par le biais d’un système d’information et diffusion de nouvelles fausses ».

L’affaire concerne notamment des propos tenus par Justin Koné Katinan le 3 septembre lors d’une intervention à la tribune de son parti. Il avait alors attribué au RHDP l’essor de l’orpaillage clandestin, du trafic de drogue et du blanchiment d’argent. Après l’enquête, le procureur a demandé que le procès-verbal soit transmis « en renseignement judiciaire aux fins de saisine du tribunal correctionnel ». Le responsable politique devra donc également répondre de ces déclarations devant cette juridiction.

Le parquet rouvre le dossier des violences électorales de 2025

Le procureur a par ailleurs demandé aux officiers de police judiciaire d’entendre Justin Koné Katinan au sujet de sa participation présumée aux troubles survenus pendant la période électorale de 2025. Cette démarche s’inscrit dans une position déjà exprimée par le parquet avant la présidentielle. Dans un communiqué publié le 24 octobre 2025, Oumar Braman Koné avait averti que les violences commises durant cette période ne resteraient pas sans suite.

Le magistrat avait alors assuré que les auteurs, complices et commanditaires seraient recherchés, interpellés et jugés, indépendamment de leur qualité.

 

Une affaire qui intervient dans un climat politique tendu

La présidentielle du 25 octobre 2025 constitue l’arrière-plan de cette procédure. Alassane Ouattara avait remporté le scrutin et obtenu un quatrième mandat, tandis que Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam n’avaient pas figuré sur la liste électorale. La campagne et la période électorale avaient par ailleurs été marquées par des manifestations interdites et des affrontements dans plusieurs localités du pays.

Face aux poursuites visant son cadre, le PPA-CI avait réagi dès jeudi. Le parti dénonçait un « harcèlement contre ses cadres » et accusait la justice d’être instrumentalisée, tout en exigeant l’arrêt immédiat et sans conditions des procédures.

Le gouvernement, pour sa part, avait choisi de ne pas commenter le dossier judiciaire. Amadou Coulibaly, son porte-parole, avait indiqué mercredi que l’exécutif ne se prononçait pas sur les procédures en cours.

LIRE AUSSI : Affaire Koné Katinan : Amadou Coulibaly clarifie le rôle du gouvernement et renvoie au RHDP

Rentrée 2026-2027 : le MENAET recadre les écoles privées sur le libre choix des fournisseurs par les parents

À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (MENAET) rappelle une règle aux établissements privés : les parents d’élèves restent libres de choisir où acheter les fournitures, manuels et tenues scolaires.

Dans une instruction publiée ce jeudi 10 septembre 2026, la Direction de l’Encadrement des Établissements Privés invite les fondateurs d’écoles à mettre fin à toute pratique qui conditionnerait l’inscription ou la scolarité à l’achat d’articles scolaires auprès de l’établissement ou d’un fournisseur imposé.

 

Le ministère dit avoir été alerté sur l’existence de pratiques consistant, dans certains établissements privés, à imposer aux familles l’achat des fournitures, manuels ou tenues scolaires directement auprès de l’école ou d’un fournisseur désigné. Pour le MENAET, ces pratiques sont susceptibles d’entraîner des charges indues pour les parents et de compromettre les principes de transparence, d’équité et de confiance.

Les familles peuvent donc acheter les articles scolaires demandés auprès du fournisseur de leur choix. Elles doivent toutefois veiller à respecter les caractéristiques et spécifications communiquées par l’établissement ou le ministère. En conséquence, aucune école privée ne peut subordonner l’inscription, la réinscription ou la scolarité d’un élève à l’achat de fournitures, de manuels ou de tenues au sein de l’établissement ou auprès d’un fournisseur exclusivement désigné.

La Direction de l’Encadrement des Établissements Privés demande aux fondateurs concernés de mettre immédiatement fin à ces pratiques et d’informer clairement les parents de leur liberté de choix. Le ministère rappelle également que les établissements qui ne respecteraient pas cette instruction s’exposent aux mesures prévues par la réglementation en vigueur.

Les parents ou toute personne souhaitant signaler un manquement peuvent contacter le MENAET aux numéros dédiés 9991 et 27 21 71 09 40. À travers cette instruction, le ministère insiste sur le strict respect des règles applicables, particulièrement en cette période de rentrée scolaire 2026-2027.

Côte d’Ivoire : l’opposition veut peser d’une voix commune sur la réforme du futur organe électoral

Après une première rencontre organisée au début du mois au siège du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de l’ancien président Laurent Gbagbo, les concertations se sont poursuivies le 9 septembre 2026 au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), dirigé par Tidjane Thiam.

Plusieurs figures de l’opposition ont pris part à ces échanges. Parmi elles figuraient le Mouvement des générations capables (MGC) de l’ex-Première dame Simone Ehivet, Assalé Tiémoko, président d’Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), ainsi que l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, du Front populaire ivoirien.

 

L’opposition ivoirienne tente de rapprocher ses positions autour de la réforme du futur organe chargé de gérer les élections. Depuis plusieurs jours, plusieurs partis et mouvements multiplient les concertations afin de dégager une proposition commune à présenter au gouvernement.

Cette démarche intervient après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), le 6 mai dernier. Ces dernières années, l’institution avait été vivement critiquée par ses détracteurs, qui dénonçaient notamment son manque de partialité et mettaient en cause son indépendance.

Pascal Affi N’Guessan plaide pour un consensus

Pour Pascal Affi N’Guessan, la manière dont sera élaboré le futur organe électoral sera déterminante pour sa crédibilité. L’ancien Premier ministre estime que sa mise en place ne doit pas résulter d’une décision prise uniquement par le gouvernement.

« Il ne faut pas que ce futur organe soit le fruit d’une action unilatérale du gouvernement, mais que cela réponde aux préoccupations de tous les acteurs politiques et sociaux », martèle-t-il.

Le président du Front populaire ivoirien souhaite ainsi que les différentes composantes de l’opposition parviennent à s’entendre avant la rentrée parlementaire et avant toute présentation d’un document aux députés.

« Et pour cela, il faut qu’avant la rentrée parlementaire, qu’avant qu’un document ne soit soumis aux députés, nous ayons réussi à nous accorder », insiste-t-il.

 

Simone Ehivet appelle l’opposition à dépasser ses divergences

Si les formations présentes aux concertations appartiennent au même camp politique, elles n’ont pas toujours défendu des positions communes au cours des dernières années. Simone Ehivet reconnaît ces divergences, tout en appelant les différentes organisations à privilégier l’intérêt collectif.

« L’opposition est constituée de plusieurs organisations. Donc, les avis peuvent être partagés, les avis peuvent diverger », souligne-t-elle.

Pour l’ex-Première dame, ces différences ne doivent toutefois pas empêcher les acteurs de travailler ensemble. « Ce qui est important, c’est qu’ensemble, on travaille pour que le pays avance dans la paix, dans l’unité. C’est ça qu’il faut regarder », affirme-t-elle.

La révision de la liste électorale dépend du futur dispositif

Au-delà de la réforme institutionnelle, la mise en place du futur organe électoral constitue également une étape préalable à la prochaine révision de la liste électorale. Le 9 septembre, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué que le gouvernement devra d’abord mettre en place les nouvelles structures électorales avant de désigner celle qui conduira cette opération.

La prochaine révision de la liste électorale reste donc liée à l’issue des réflexions engagées autour du futur mécanisme de gestion des élections.

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Côte d’Ivoire : la révision de la liste électorale reportée après la réforme du système électoral

La prochaine révision de la liste électorale en Côte d’Ivoire devra encore patienter. Le gouvernement conditionne désormais le lancement de cette opération à la mise en place du nouveau dispositif institutionnel appelé à gérer les élections.

Le Conseil des ministres, présidé par le chef de l’État Alassane Ouattara, a abordé cette question ce mercredi 9 septembre 2026 au Palais de la Présidence de la République, à Abidjan-Plateau. Interrogé sur le calendrier de la révision, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a apporté des précisions sur les raisons de ce report.

 

Une révision annuelle prévue par la loi

Le ministre de la Communication a d’abord rappelé que la législation électorale prévoit une révision annuelle de la liste électorale. Toutefois, cette disposition se trouve actuellement liée au chantier de réforme du système électoral engagé par le gouvernement.

Selon Amadou Coulibaly, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) implique au préalable de déterminer les nouvelles structures qui auront la responsabilité de conduire les opérations électorales, notamment la révision de la liste électorale.

« Évidemment, la loi électorale prévoit une révision de la liste électorale de façon annuelle. Mais à partir du moment où nous avons ce projet de refonte du système électoral, avec notamment la dissolution de la Commission électorale indépendante, vous comprenez qu’il faut déjà remettre ces structures en place pour voir laquelle sera chargée de la révision de la liste électorale », a-t-il expliqué.

 

La réforme du dispositif électoral en préalable

Le calendrier de la prochaine révision apparaît ainsi directement lié à la réorganisation de la gouvernance électorale. En juin 2026, le gouvernement avait déjà réaffirmé sa volonté de réformer le dispositif électoral. Dans le cadre de cette démarche, le Conseil des ministres a adopté une ordonnance portant dissolution de la Commission électorale indépendante. Cette décision ouvre la voie à la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion des élections. Pour l’heure, une question centrale demeure sans réponse :

quelle structure sera chargée de conduire la prochaine révision de la liste électorale ?

Amadou Coulibaly indique que les réflexions se poursuivent sur ce point.

« Les réflexions sont en cours et, une fois que cela aura abouti, on saura exactement quel organe va conduire cette réflexion et cette opération, je voudrais dire. À partir de ce moment, la révision aura lieu », a-t-il précisé.

Aucune date précise n’a donc été communiquée par le gouvernement pour le lancement de la révision de la liste électorale. L’opération devra, selon les explications du porte-parole du gouvernement, attendre l’aboutissement des réflexions sur le nouveau dispositif institutionnel chargé de l’organisation et de la gestion des élections en Côte d’Ivoire.

Africa Sports : 11 recrues en 48 heures pour viser la montée en Ligue 1

L’Africa Sports d’Abidjan passe à l’offensive. En l’espace de 48 heures, les Vert8 septembre, le club a poursuivi son recrutement le lendemain avec de nouvelles arrivées au milieu de terrain. Une stratégie qui traduit clairement l’amb et Rouge ont officialisé l’arrivée de 11 nouveaux joueurs pour renforcer leur effectif avant le coup d’envoi de la saison 2026-2027 de Ligue 2 ivoirienne.

Après une première vague de renforts annoncée le 8 septembre, le club a poursuivi son recrutement le lendemain avec de nouvelles arrivées au milieu de terrain. Une stratégie qui traduit clairement l’ambition du club, retrouver rapidement l’élite du football ivoirien.

 

Une première vague axée sur la défense

Le 8 septembre, l’Africa Sports avait dévoilé une première série de recrues principalement destinée à consolider son secteur défensif. Le gardien Groguhé Patrick, en provenance de Deux-Plateaux FC, a rejoint les défenseurs centraux Touré Lanciné Ismaël (CO Bouaflé), Zoko Ange Emmanuel (Sirocco FC), Traoré Mamadou (Stade d’Abidjan) et Bamba Youssouf (Gulf United, aux Émirats arabes unis).

Le club a également recruté le latéral gauche Soumahoro Laye Kader, qui arrive de Leader Sporting Club de Marcory. L’encadrement technique a lui aussi été renforcé avec l’arrivée de Dago Blaise au poste de préparateur physique.

Cinq nouveaux milieux pour étoffer l’entrejeu

Le lendemain, l’Africa Sports a poursuivi son opération de renforcement avec l’arrivée de cinq milieux de terrain. Dans le registre défensif, les Oyés enregistrent les signatures de Diakité Flayoro Kader (Renaissance Football Club d’Aboisso), Baby Lacina Steven (Leader Sporting Club de Marcory), Bamba Ridouane Aliou (Séraphins FC) et Touré Aboubacar (Volcan Junior Académie).

À ces quatre recrues s’ajoute Maé Teddy, milieu offensif en provenance du Club Omnisports de Korhogo. Avec ces renforts, le club entend disposer d’un effectif plus fourni et plus compétitif pour aborder la nouvelle saison.

Une préparation déjà lancée à Ouragahio

Ces mouvements interviennent alors que l’Africa Sports poursuit sa préparation à Ouragahio. L’équipe travaille sous la direction de Maxime Gouaméné, arrivé sur le banc au cours de la deuxième partie de la saison 2025-2026. Le club a déjà disputé deux rencontres amicales. Pour sa première sortie, l’équipe s’est imposée 2-0 face à Don Koff FC, avant de concéder un nul 0-0 contre l’AS Divo, le samedi 5 septembre.

Sous la présidence de Me Guillaume Zébé, élu le 9 novembre 2025, l’Africa Sports affiche une ambition claire pour cette nouvelle saison. Pour sa sixième saison consécutive en Ligue 2, le club veut enfin décrocher son retour dans l’élite, six ans après l’avoir quittée. Le recrutement massif effectué en quelques jours doit ainsi permettre aux Vert et Rouge de disposer des armes nécessaires pour jouer les premiers rôles.

Désormais, le défi sera de transformer cette activité sur le marché des transferts en performances sportives. Pour l’Africa Sports, la saison 2026-2027 doit être celle de la reconquête de la Ligue 1.