Affaire du présumé détournement de 800 millions FCFA à la MUDCI : le Conseil d’administration répond aux allégations

Le Conseil d’administration de la Mutuelle des Douanes de Côte d’Ivoire (MUDCI) réagit aux informations relayées dans certains médias faisant état d’un présumé détournement de 800 millions de FCFA au sein de l’organisation.

Dans une note adressée aux mutualistes, le Conseil d’administration affirme avoir examiné les documents disponibles et souhaite apporter des précisions sur l’origine du montant évoqué ainsi que sur plusieurs autres faits récemment rapportés.

 

Deux opérations financières distinctes à l’origine du montant de 800 millions FCFA

Selon le Conseil d’administration, les 800 millions de FCFA mentionnés dans certaines publications ne correspondent pas à une opération unique. Ce montant résulterait de l’addition de deux opérations financières réalisées sous le premier Conseil d’administration de la MUDCI.

La première concerne un mandat de gestion de 700 millions de FCFA, confié à BNI Gestion le 2 juin 2017. La seconde porte sur un dépôt à terme de 100 millions de FCFA, constitué le 30 mars 2017 auprès de DIAMOND BANK, devenue par la suite NSIA Banque.

Le dossier relatif aux 700 millions de FCFA fait actuellement l’objet d’un contentieux judiciaire entre la MUDCI et BNI Gestion. La question porte notamment sur l’existence effective de cette opération.

Le contentieux avec BNI Gestion toujours devant la justice

Dans le cadre de cette procédure, une expertise financière ordonnée par la justice a été réalisée. Selon la MUDCI, celle-ci a confirmé la présence des 700 millions de FCFA dans les comptes de BNI Gestion au profit de la Mutuelle. Le Tribunal de Commerce a ensuite rendu une décision condamnant BNI Gestion à verser différentes sommes à la MUDCI, parmi lesquelles figurent les 700 millions de FCFA concernés.

La procédure a toutefois connu une nouvelle évolution après une décision d’appel défavorable à la MUDCI. Le Conseil d’administration indique que l’arrêt a ensuite été cassé à la suite d’un pourvoi introduit par la Mutuelle. Le dossier reste, à ce jour, pendant devant la juridiction d’appel de renvoi du Tribunal de Commerce.

 

Les 100 millions de FCFA présentés comme un avoir de la MUDCI

Pour ce qui est des 100 millions de FCFA restants, la MUDCI indique qu’ils correspondent à un dépôt à terme constitué auprès de DIAMOND BANK, devenue NSIA Banque.

D’après le Conseil d’administration, ce dépôt figure toujours parmi les avoirs de la Mutuelle auprès de l’établissement concerné. Les produits financiers qui y sont liés sont également enregistrés dans les comptes de la MUDCI. La Mutuelle précise que les relevés bancaires correspondants restent disponibles.

Au regard des pièces actuellement disponibles, le Conseil d’administration affirme qu’aucun élément n’établit qu’un dirigeant, un agent ou une autre personne physique de la MUDCI ait détenu ou approprié les 800 millions de FCFA évoqués publiquement.

La Mutuelle distingue trois dossiers

Le Conseil d’administration tient également à dissocier cette affaire d’autres éléments récemment évoqués au sujet de la MUDCI. Il précise notamment que les sanctions administratives prononcées récemment contre certains agents concernent des faits distincts. Selon la Mutuelle, ces sanctions ne constituent donc ni une conséquence ni une confirmation du présumé détournement de 800 millions de FCFA évoqué dans certaines publications.

Le rapport du Commissaire aux comptes fait également l’objet d’une mise au point. La MUDCI indique que les constats et observations qui y figurent concernent les opérations examinées dans le cadre de sa mission et doivent être interprétés au regard de leur contenu propre.

Le Conseil d’administration appelle ainsi à ne pas établir de lien entre les 800 millions de FCFA évoqués dans l’espace public, les sanctions administratives visant certains agents et les conclusions du rapport du Commissaire aux comptes, qu’il présente comme trois sujets distincts par leur nature et leurs fondements.

 

Une saisine de l’autorité de régulation envisagée

Face à la gravité des allégations, le Conseil d’administration indique envisager de saisir l’Agence Ivoirienne de Régulation de la Mutualité Sociale (AIRMS).

Cette saisine permettrait à l’autorité de régulation, dans le cadre de ses compétences, de procéder aux contrôles et vérifications qu’elle jugera nécessaires. L’objectif affiché est de permettre un examen objectif des faits et des documents disponibles et, le cas échéant, de déterminer les suites appropriées.

En conclusion, le Conseil d’administration de la MUDCI remercie les mutualistes pour leur confiance et réaffirme son engagement à défendre les intérêts des mutualistes et de leurs ayants droit.

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Didier Drogba élevé au grade de Commandeur de l’Ordre du Mérite de la Solidarité

L’ancien capitaine des Éléphants, Didier Drogba, figure parmi les personnalités distinguées à l’occasion de la Journée nationale de la solidarité (JNS) 2026. Il a été élevé au grade de Commandeur de l’Ordre du Mérite de la Solidarité, lors de la cérémonie organisée mardi 22 septembre au Palais de la Culture d’Abidjan.

Cette célébration, placée sous le thème « Solidarité nationale : l’affaire de tous, la responsabilité de chacun pour une Grande Côte d’Ivoire », a également permis de distinguer au total 48 personnalités. Dix ont été élevées au grade de Commandeur, 12 à celui d’Officier et 26 au grade de Chevalier.

 

Didier Drogba parle au nom des récipiendaires

Prenant la parole au nom de l’ensemble des personnes décorées, Didier Drogba a accueilli cette reconnaissance avec fierté, gratitude et un profond sens des responsabilités. Pour l’icône du football, cette distinction représente davantage qu’un hommage. Elle vient saluer l’engagement de toutes celles et ceux qui œuvrent au quotidien en faveur des personnes vulnérables et contribuent à construire une société plus juste et plus solidaire.

L’ancien capitaine des Éléphants a également appelé les récipiendaires à poursuivre leur engagement. Il les a encouragés à continuer de servir, transmettre et tendre la main, afin de contribuer à l’édification d’une Côte d’Ivoire plus solidaire et d’une Afrique plus forte.

Avec son intervention, Didier Drogba a insisté sur la responsabilité collective qui accompagne la solidarité. Selon lui, celle-ci ne relève pas uniquement des institutions ou des associations, mais concerne chaque citoyen. Il a ainsi appelé chacun à faire de l’entraide une véritable force pour la société, avec l’objectif de construire une Côte d’Ivoire davantage inclusive, fraternelle et solidaire.

 

Myss Belmonde Dogo plaide pour une solidarité au quotidien

Myss Belmonde Dogo, ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, est également intervenue lors de la cérémonie. Elle a défendu l’idée qu’une nation ne peut être véritablement grande que lorsque sa prospérité bénéficie à tous et assure la protection des personnes les plus vulnérables.

« Une solidarité qui ne doit pas être seulement un mot, ni une réponse lorsque survient une épreuve, mais une manière de vivre ensemble, de nous regarder les uns les autres avec humanité et de ne jamais rester indifférents face aux difficultés de nos concitoyens », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

Pour Myss Belmonde Dogo, cet effort ne peut reposer uniquement sur l’État. Les entreprises, les fondations, les collectivités territoriales, les chefs traditionnels, les guides religieux, les associations, mais aussi la jeunesse et l’ensemble des citoyens doivent prendre part à cette dynamique.

Vers un pacte moral, social et intergénérationnel

La ministre a proposé la construction d’un grand pacte moral, social et intergénérationnel. L’objectif affiché est de faire de chaque village, quartier et région un espace de solidarité de proximité. Cette approche doit permettre de faire de la solidarité un levier d’autonomie pour les bénéficiaires, mais également un instrument de paix.

À travers cette Journée nationale de la solidarité, les autorités ont ainsi mis en avant une vision fondée sur l’engagement collectif. Une démarche dans laquelle Didier Drogba, désormais Commandeur de l’Ordre du Mérite de la Solidarité, a appelé chacun à prendre sa part de responsabilité.

 

Revue de presse du 23 septembre : dossier Koumassi-Campement, échéances électorales et grève des producteurs de cacao à la Unes des journaux

Les journaux ivoiriens parus ce mercredi 23 septembre 2026 mettent en avant plusieurs sujets majeurs de l’actualité nationale. Le dossier du déguerpissement à Koumassi-Campement, les prochaines échéances électorales ainsi que la grève des producteurs de cacao figurent notamment parmi les principaux thèmes développés par la presse.

 

Koumassi-Campement au cœur de l’actualité

L’affaire du déguerpissement illégal à Koumassi-Campement occupe une place importante dans les colonnes des journaux. Le dossier est notamment abordé sous l’angle de la gouvernance du district autonome d’Abidjan. L’Essor Ivoirien met ainsi en avant la position du bureau du conseil, qui « fait bloc autour de Bacongo ». De son côté, Le Nouveau Réveil revient sur la réponse du district autonome d’Abidjan au journal.

Dans le même dossier, L’Intelligent d’Abidjan rapporte la position des vice-gouverneurs, présentés comme étant en accord avec Bacongo. Le journal reprend leur déclaration selon laquelle « tout ce qui est fait est dans l’intérêt des populations ».

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Les échéances électorales suscitent des interrogations

L’actualité politique occupe également une place importante dans les Unes de la presse ivoirienne. Dernière Heure se penche sur les prochaines échéances électorales et soulève des interrogations concernant la Révision de la liste électorale (RLE), la Commission électorale indépendante (CEI) et le nouvel organe électoral.

Le journal titre : « 2026 : pas de RLE, CEI dissoute, flou total sur le nouvel organe électoral ». Pour sa part, Génération Nouvelle consacre sa Une à l’élection à la présidence de GPS. Le journal affirme que la campagne de Guillaume Soro se poursuit « sur le plan national et à l’extérieur ».

 

La grève des producteurs de cacao s’étend

La situation dans la filière café-cacao constitue également un autre sujet mis en avant par la presse. Après le déclenchement d’une grève illimitée le 16 septembre 2026, le Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) a lancé une tournée nationale auprès des producteurs.

La première étape de cette mobilisation s’est tenue à Bouaflé, dans la région de la Marahoué. Le syndicat prévoit de parcourir les 23 régions productrices du pays afin de présenter ses revendications et de maintenir la mobilisation des planteurs. À Bouaflé, le président national du SYNAP-CI, Koné Moussa, a appelé les producteurs à rester mobilisés autour des principales exigences portées par l’organisation.

Selon les éléments relayés par la presse ce mercredi, le mouvement de grève s’est également étendu à d’autres localités. L’Avenir et L’Héritage reviennent notamment sur cette mobilisation des producteurs de cacao.

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Droit à l’image des élèves : les enseignants appelés à respecter les autorisations parentales

La prise de photographies et l’enregistrement de vidéos d’élèves dans les établissements scolaires font l’objet d’un rappel à l’ordre. Il est constaté que certains enseignants captent des images d’élèves au cours de différentes activités scolaires, notamment en classe, dans les cours de récréation ou lors d’activités d’apprentissage, avant de les partager sur les réseaux sociaux ou d’autres plateformes numériques.

Si les outils numériques peuvent servir à valoriser les activités pédagogiques et à communiquer autour de la vie scolaire, leur utilisation doit néanmoins respecter les droits fondamentaux des élèves, en particulier leur droit à l’image et au respect de leur vie privée.

 

L’accord des parents rappelé comme une exigence

Le communiqué rappelle aux personnels enseignants et d’encadrement qu’une image représentant un élève ne peut être captée, utilisée, publiée ou diffusée à des fins personnelles ou sur les réseaux sociaux sans l’accord des parents. Cette exigence concerne les contenus permettant d’identifier les élèves. Les personnels sont ainsi invités à ne procéder à aucune prise de vue ni diffusion lorsque les autorisations et garanties nécessaires ne sont pas réunies.

Face à ces pratiques, les personnels sont appelés à faire preuve de responsabilité, de discernement et de professionnalisme dans l’utilisation des outils numériques et des réseaux sociaux. L’instruction invite enfin chacun à veiller au respect de ces dispositions et compte sur le sens des responsabilités de l’ensemble des personnels pour assurer leur application dans les établissements scolaires.

Cacao : l’OIA annonce la fin de l’opération exceptionnelle d’enlèvement de 100 000 tonnes

L’opération exceptionnelle d’enlèvement de 100 000 tonnes de cacao décidée par le Gouvernement est désormais achevée. L’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao a fait cette annonce à l’issue d’une rencontre tenue avec le Conseil du Café-Cacao le 18 septembre 2026.

Selon l’OIA Café-Cacao, les volumes qui lui avaient été confiés ont été traités conformément au dispositif mis en place par le Conseil du Café-Cacao. L’organisation a salué l’intégration de ses activités dans ce mécanisme, estimant que cette opération devait contribuer à fluidifier la commercialisation du cacao, un enjeu présenté comme important pour les producteurs.

Avec la clôture de cette opération exceptionnelle, l’OIA invite désormais les producteurs à se concentrer sur la campagne 2026-2027, lancée depuis le 1er septembre 2026.

 

Le SNT au cœur de la nouvelle campagne

La campagne 2026-2027 se distingue par l’entrée en vigueur du Système national de traçabilité (SNT), désormais applicable à l’ensemble des acteurs de la filière.

L’OIA présente ce dispositif comme une réponse à la réglementation européenne sur la déforestation importée, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027. L’organisation rappelle également que l’Union européenne représente environ 67 % du marché du cacao ivoirien, faisant du SNT un dispositif jugé essentiel pour l’économie cacaoyère du pays.

À terme, le système doit également permettre de garantir le prix minimum à travers le paiement effectué sur la carte du producteur. Face aux interrogations récemment exprimées dans l’espace public, l’OIA Café-Cacao assure que le SNT fonctionne effectivement sur l’ensemble de la zone de production.

L’organisation indique que les premiers achats réalisés depuis le début de la campagne montrent que le dispositif est opérationnel. L’OIA précise que les acheteurs règlent les transactions effectuées avec la carte du producteur conformément au prix minimum garanti.
Le rythme encore modéré de la commercialisation s’expliquerait principalement par le démarrage progressif de la récolte, encore timide en cette période. Pour l’OIA, cette situation correspond au début habituel d’une campagne et ne serait pas liée au fonctionnement du SNT.

 

Des ajustements déjà apportés au dispositif

L’organisation reconnaît toutefois que, comme tout nouvel outil, le Système national de traçabilité nécessite une période d’appropriation par les différents acteurs de la filière. L’OIA invite les producteurs, les sociétés coopératives, les acheteurs et les exportateurs à poursuivre leurs activités, à utiliser les dispositifs mis en place et à signaler les difficultés rencontrées.

L’OIA indique par ailleurs que le Conseil du Café-Cacao a déjà pris de nouvelles dispositions à la suite des remontées d’informations recueillies après les 15 premiers jours de fonctionnement du SNT.

À travers ce communiqué, l’OIA Café-Cacao réaffirme enfin sa volonté d’accompagner les producteurs et de travailler aux côtés du Conseil du Café-Cacao pour contribuer à la stabilité et au bon fonctionnement de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire.

Éléphants : les joueurs regagnent Abidjan, Hervé Renard lance un nouveau cycle avant le Ghana, la Somalie et le Cameroun

Le compte à rebours est lancé pour les Éléphants. Réunis progressivement à Abidjan depuis le début de la fenêtre FIFA de septembre-octobre 2026, les joueurs convoqués par Hervé Renard ont rejoint leur camp de base à La Maison Palmier, à Cocody, avant d’entamer la préparation d’une séquence de trois rencontres.

Initialement composé de 25 joueurs, le groupe ivoirien a connu deux modifications avant le début du rassemblement. Blessés, Odilon Kossonou et Guéla Doué ont déclaré forfait. Pour les remplacer, Hervé Renard a fait appel à Junior Diaz et Luck Zogbé.

Les premiers internationaux arrivés dans la capitale ivoirienne ont rapidement pris leurs marques. Une première séance d’entraînement s’est tenue dans l’après-midi du lundi 21 septembre 2026 au Lycée technique d’Abidjan, donnant officiellement le coup d’envoi de la préparation.

 

Direction Bouaké avant le Ghana

Les Éléphants doivent quitter Abidjan ce mardi 22 septembre pour rejoindre Bouaké. C’est dans cette ville qu’ils poursuivront leur préparation avant leur première rencontre officielle depuis le retour d’Hervé Renard à la tête de la sélection. Le mercredi 23 septembre, le sélectionneur et l’un de ses joueurs se présenteront devant les médias pour la traditionnelle conférence de presse d’avant-match. Une séance d’entraînement ouverte à la presse est également prévue à cette occasion.

La Côte d’Ivoire affrontera ensuite le Ghana, jeudi 24 septembre à 19h00, au stade de la Paix de Bouaké. Cette rencontre ouvrira la campagne ivoirienne dans les éliminatoires de la CAN 2027. Les deux sélections évoluent dans le groupe C.

Le prochain rendez-vous des Éléphants au stade de la Paix intervient plus de deux ans après leur dernière apparition dans cette enceinte. Le 3 février 2024, lors de la CAN organisée en Côte d’Ivoire, la sélection avait renversé le Mali (2-1) après prolongation en quarts de finale. Menés au score et réduits à dix joueurs, les Ivoiriens avaient alors obtenu leur qualification pour le dernier carré.

La Somalie puis le Cameroun au programme

Après le Ghana, les Éléphants retrouveront la compétition cinq jours plus tard. La deuxième journée des éliminatoires les opposera à la Somalie, mardi 29 septembre à 19h00, au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan-Plateau. La sélection ivoirienne terminera ensuite cette fenêtre internationale par un match amical contre le Cameroun. La rencontre est programmée le samedi 3 octobre 2026 à 19h au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé.

Avec huit nouveaux joueurs intégrés au groupe, cette série de trois matches doit ainsi marquer les premiers rendez-vous majeurs du nouveau cycle lancé par Hervé Renard avec les Éléphants.

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Anyama : deux suspects interpellés après le vol présumé de compteurs d’eau SODECI

Les vols répétés de compteurs d’eau à Anyama avaient fini par attirer l’attention des services de police. Alors que plusieurs installations étaient retrouvées privées de leurs compteurs, les forces de l’ordre ont décidé de renforcer leur présence sur le terrain, notamment lors des patrouilles nocturnes.

Dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 septembre 2026, les policiers du commissariat d’Anyama ont sillonné plusieurs secteurs de la commune. Aux environs de 1 heure du matin, au quartier Ancienne Gendarmerie, leur attention a été retenue par le comportement jugé suspect d’un individu.

 

Une vérification permet aux agents de découvrir que l’homme est en possession de deux compteurs d’eau SODECI. Il est immédiatement interpellé. Le suspect est identifié sous les initiales D. F., âgé de 23 ans, de nationalité ivoirienne, sans emploi et domicilié à Anyama.

Les enquêteurs cherchent le circuit des compteurs volés

L’interpellation ne met toutefois pas fin aux investigations. Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre ce que deviennent les compteurs après leur disparition des installations. Les recherches les conduisent jusqu’au marché d’Anyama, où les policiers s’intéressent notamment à un vendeur de ferraille. Un deuxième homme, M. G., âgé de 22 ans, est à son tour interpellé. Il est soupçonné d’avoir servi de receleur pour les compteurs concernés.

Les investigations font ainsi apparaître un possible circuit entre les compteurs dérobés et leur écoulement dans le commerce de ferraille. Le commissariat de police d’Anyama poursuit ses investigations avant de présenter les deux suspects devant la justice. D. F. et M. G. ont finalement été conduits, lundi 21 septembre 2026, devant le parquet d’Abobo pour la suite de la procédure.

Cette opération, partie d’une patrouille nocturne et de la découverte de deux compteurs d’eau, aura ainsi permis aux policiers de remonter jusqu’à un second suspect soupçonné de recel.

Affaire Koumassi-Campement : Roger Youan (ADCI) demande la démission de Cissé Bacongo

L’affaire des démolitions survenues à Koumassi-Campement prend une nouvelle dimension politique. Roger Youan, secrétaire général du mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), a demandé au ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Ibrahima Bacongo, de tirer les conséquences de son implication évoquée dans l’enquête et de quitter ses fonctions.

Le responsable d’ADCI s’exprimait dimanche 20 septembre 2026 sur le plateau de NCI 360, quelques jours après la conférence de presse du procureur de la République, Koné Braman, consacrée à l’état d’avancement de l’enquête sur les démolitions du 3 juin à Koumassi-Campement. Le parquet a confirmé que plusieurs personnes avaient été entendues et que les investigations se poursuivaient.

 

Roger Youan réclame une démission pour permettre à l’enquête de suivre son cours

Pour Roger Youan, le ministre-gouverneur doit assumer une responsabilité politique dans ce dossier. Selon lui, son départ permettrait à la justice de poursuivre ses investigations dans un cadre plus serein et à Cissé Bacongo de répondre, le cas échéant, aux questions de la justice sans être en fonction.

« Le ministre Cissé Ibrahim Bacongo doit en tirer toutes les conséquences en remettant sa démission pour permettre à l’enquête d’aller au bout sereinement », a-t-il déclaré.

Cette prise de position intervient alors que l’enquête judiciaire a progressivement élargi son champ. Initialement associées à Alloui Brou Jacques, qui avait revendiqué les démolitions, les opérations font désormais l’objet d’investigations portant sur l’implication de plusieurs acteurs. Le procureur a indiqué que les auditions avaient permis de mieux cerner les rôles respectifs des personnes entendues.

Le Plan ORSEC au centre des interrogations

L’utilisation du Plan ORSEC constitue l’un des principaux points soulevés par Roger Youan. Lors de son audition du 24 juin 2026, Cissé Bacongo aurait expliqué que les démolitions s’inscrivaient dans ce dispositif, avec notamment pour objectif de libérer des emprises et de supprimer des installations considérées comme irrégulières. Une justification qui soulève plusieurs questions chez le responsable d’ADCI :

  • « D’où vient le plan ORSEC dans cette affaire ?
  • Qui l’a ordonné ?
  • Est-ce que c’est le gouverneur du district qui déclenche le plan ORSEC ? »

Le parquet a précisément indiqué que les investigations devaient encore déterminer si le Plan ORSEC pouvait s’appliquer à cette opération et établir le degré d’implication des différents acteurs.

 

La décision de justice également au cœur du dossier

Un autre volet concerne la décision de justice invoquée pour justifier l’intervention du 3 juin. D’après les éléments communiqués par le parquet, cette décision ne prévoyait pas la démolition des constructions. Le procureur a expliqué que la décision concernait le déguerpissement de cinq habitations, sans ordonner leur démolition. L’enquête doit donc notamment établir dans quelles conditions les opérations ont été conduites et déterminer les responsabilités éventuelles.

Plusieurs responsables ont déjà été entendus, parmi lesquels Cissé Bacongo, le maire de Koumassi ainsi que le député de Gouméré-Tabagne. Le parquet poursuit ses investigations afin de préciser le rôle de chacun dans cette affaire. Au-delà des responsabilités administratives et judiciaires, Roger Youan insiste sur la situation des populations touchées par les démolitions.

« Il faut prendre la parole sur ces sujets-là en ayant une pensée pour les victimes », a-t-il déclaré, évoquant les personnes affectées par les opérations et leurs conditions de vie.

Le responsable d’ADCI affirme notamment que certains habitants vivent encore dans des établissements scolaires après les démolitions.

« Pendant que certains sont au chaud avec leur famille, nos concitoyens de Koumassi-Campement sont dans les écoles. Ils y sont encore », a-t-il ajouté.

Le parquet, de son côté, indique que l’information judiciaire se poursuit afin de déterminer précisément les circonstances des démolitions et les responsabilités éventuelles.

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Assemblée générale de l’ONU, Banque mondiale, Éléphants et CAN 2027 : les principaux sujets à la Une de ce mardi 22 septembre

Les journaux ivoiriens parus ce mardi 22 septembre 2026 consacrent une large place aux journées portes ouvertes du Groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire et à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tient à New York. Les activités gouvernementales et l’actualité sportive complètent également les principaux sujets développés dans les colonnes.

 

Tiémoko Meyliet Koné à New York

L’actualité diplomatique occupe également une place importante dans les unes avec la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Plusieurs journaux mettent l’accent sur l’arrivée du vice-président ivoirien Tiémoko Meyliet Koné à New York. Le Matin estime qu’il a donné le ton dès son arrivée, tandis que Le Rassemblement évoque une « grande mission » qui lui est confiée.

RHDP New et L’@venir mettent pour leur part en avant la représentation de la Côte d’Ivoire par Tiémoko Meyliet Koné à New York, à l’occasion de cette session de l’Assemblée générale des Nations unies.

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La coopération avec la Banque mondiale au cœur des Unes

Plusieurs quotidiens mettent en avant les interventions des membres du gouvernement lors des journées portes ouvertes consacrées aux activités du Groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire.

Le quotidien revient également sur la présentation par le ministre de la vision gouvernementale en matière d’accès à l’eau potable et d’assainissement. Liberté rapporte qu’Amédé Kouakou a rassuré la Banque mondiale tout en exposant la stratégie nationale dans ce domaine. Le Mandat met l’accent sur son objectif de permettre à l’ensemble de la population d’accéder à l’eau.

L’Écho de la République souligne, pour sa part, l’annonce d’une accélération des investissements destinée à favoriser l’accès universel à l’eau potable.

Emploi et initiatives de la Banque mondiale

Les initiatives de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire figurent également parmi les sujets traités. Le Quotidien d’Abidjan revient sur les différents programmes présentés par l’institution au cours de ces journées portes ouvertes.

Le Mandat s’intéresse parallèlement à la question de l’emploi, en indiquant que la Côte d’Ivoire et ses partenaires échangent autour de cet enjeu alors que 25 projets sont en cours de réalisation. Le journal relaie également les propos de la représentante de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, Marie-Chantal Uwanyiligira, qui présente la Côte d’Ivoire comme « un pays réformateur ».

 

Les Éléphants et la CAN 2027

L’actualité sportive complète les principales unes de ce mardi. Les journaux consacrent plusieurs articles aux éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027. Super Sport met en avant la forme de cinq joueurs ivoiriens et annonce la préparation du déplacement des Éléphants à Bouaké avec Hervé Renard et son groupe.

Le Rassemblement consacre également sa Une à l’équipe nationale avec le titre « Les Éléphants ouvrent le chapitre Renard ». L’Expression évoque de son côté le retour du « parc » et de ses Éléphants.

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Agboville : une jeune femme enceinte de huit mois tuée à l’arme blanche, un suspect interpellé

Un homicide volontaire a endeuillé le quartier Amakébou, dans la commune d’Agboville, ce lundi 21 septembre 2026. Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a fait part de sa « profonde émotion » et de sa « vive indignation » après la découverte du corps sans vie d’une jeune femme de 21 ans.

Selon les premiers éléments communiqués par la Police nationale, la victime, identifiée par les initiales A.A.G., était vendeuse et enceinte de huit mois. Les forces de l’ordre ont retrouvé la jeune femme morte dans la cour de son domicile. Selon les premiers éléments, l’auteur présumé aurait utilisé une arme blanche.

 

Le ministère condamne un acte « d’une barbarie inqualifiable »

Dans son communiqué officiel, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant condamne fermement cet homicide, qu’il présente comme un nouvel épisode des violences faites aux femmes et des féminicides.

Au nom du Gouvernement, la ministre Nassénéba Touré a adressé ses condoléances à la famille de la victime ainsi qu’à la communauté d’Agboville, affectée par ce drame.Le ministère salue par ailleurs la réaction des forces de l’ordre. D’après le communiqué, celles-ci ont procédé à l’interpellation du suspect présumé dans les heures suivant les faits.

Cette interpellation doit permettre aux enquêteurs de poursuivre les investigations afin de faire toute la lumière sur les circonstances de l’homicide et de permettre, selon le ministère, la traduction de son auteur devant la justice. Le ministère indique qu’il suivra attentivement l’évolution de la procédure judiciaire et veillera à ce qu’elle aboutisse à une sanction conforme à la gravité des faits et aux dispositions légales relatives à la lutte contre les violences basées sur le genre.

Appel à une mobilisation collective

Face à ce drame, le ministère réaffirme qu’il ne tolérera aucune atteinte à l’intégrité physique ou morale des femmes, des filles et des enfants. Il rappelle, dans ce cadre, les principes de l’Engagement national contre les violences basées sur le genre : « zéro impunité » et « zéro compromis ».

Face à ce nouvel homicide, le département ministériel appelle enfin les leaders communautaires, les organisations de la société civile, les médias et les citoyens à renforcer leur mobilisation pour la protection des femmes, des filles et des enfants sur l’ensemble du territoire national.

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