Incendie à la RNC : « La Voix de l’Évangile » durement touchée en pleine célébration de ses 25 ans

La Radio Nationale Catholique de Côte d’Ivoire (RNC) a été frappée par un incendie dans l’après-midi du lundi 21 septembre 2026. Le sinistre a ravagé la régie de la station, provoquant d’importants dégâts matériels. L’incendie serait probablement lié à un climatiseur défectueux.

Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers militaires sont intervenus pour contenir les flammes. Leur intervention a permis de maîtriser le feu, malgré les difficultés rencontrées. Aucune victime n’a été signalée.

 

La régie lourdement endommagée

Si aucune perte humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont importants. Les flammes ont notamment fortement endommagé la régie, véritable cœur technique de la station. Cette installation joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de la radio, puisqu’elle permet la production et la diffusion des programmes. Sa dégradation affecte donc directement les activités de la RNC.

L’incendie survient alors que la Radio Nationale Catholique, également connue sous le nom de « La Voix de l’Évangile », célèbre ses 25 ans d’existence. Depuis un quart de siècle, la station accompagne la vie de l’Église en Côte d’Ivoire à travers ses missions d’évangélisation, d’information, de formation et d’accompagnement des fidèles.

Le père Jean Kra appelle au soutien

Face à cette épreuve, le père Jean Kra, directeur général de la RNC, invite les fidèles, les auditeurs et toutes les personnes attachées à la mission de la station à porter la radio et ses agents dans leurs prières. Les autorités ecclésiastiques ont pris connaissance de la situation. Elles devraient prendre, dans les prochains jours, des dispositions pour évaluer précisément l’ampleur des dégâts et étudier les possibilités de reprise des activités.

Dans ce moment difficile, les agents, collaborateurs et responsables de la RNC bénéficient du soutien de l’Église de Côte d’Ivoire. Au-delà des installations endommagées par l’incendie, l’enjeu est désormais de permettre à « La Voix de l’Évangile » de retrouver ses antennes et de poursuivre sa mission auprès de ses auditeurs.

Radio Espoir Côte d'Ivoire
© Radio Espoir Côte d'Ivoire
 

Koumassi Campement : JMC interpelle Bacongo sur le plan Orsec et les démolitions

Le président du Parti pour l’Intégration Africaine (PIA), Jacob Mamadou Coulibaly, dit JMC, a animé un point de presse au cours duquel il s’est interrogé sur les motivations ayant conduit le ministre-gouverneur Ibrahima Cissé Bacongo à déclencher le plan Orsec à Koumassi Campement. Cette opération a entraîné la démolition de centaines d’habitations et laissé des familles à la rue.

Dans sa déclaration, JMC questionne les raisons de cette décision et revient sur les conséquences des opérations menées dans le quartier. Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration de Jacob Mamadou Coulibaly (JMC).

 

Déclaration du Parti pour l’Intégration Africaine (PIA) relative à l’affaire Koumassi-Campement

Le Parti pour l’Intégration Africaine (PIA) a suivi avec une profonde préoccupation les développements de l’affaire des démolitions intervenues le 03 juin dernier au quartier campement dans la commune de Koumassi. Le point de presse animé ce 16 septembre par le Procureur de la République apporte de nouveaux éléments préoccupants.

Selon le procureur, l’opération a concerné une superficie de 6.8 hectares et plusieurs personnalités dont le ministre-gouverneur du district autonome d’Abidjan, ont été entendues comme personne susceptibles de détenir des informations utiles à la manifestation de la vérité.

Pour quelle situation d’urgence ?

Il ressort des éléments rapportés par le procureur que lors de son audition, le ministre-gouverneur (Cissé Bacongo) aurait expliqué que les démolitions de Koumassi-campement avaient été réalisées dans le cadre du plan ORSEC. Si le ministre-gouverneur assume que l’opération relève du plan ORSEC, le PIA et les ivoiriens se posent des questions :

  • Qui a décidé du déclenchement du plan ORSEC ?
  • Sur quelle base légale ?
  • Pour quelle situation d’urgence ?

Face à ces éléments successifs et aux interrogations qu’ils soulèvent, le PIA considère qu’une question de responsabilité politique est désormais incontournable.

Ainsi le Parti pour l’Intégration Africaine (PIA) demande la démission du Ministre-gouverneur. Cette demande ne constitue pas un jugement sur la responsabilité pénale du concerné qui est exclusivement de ressort de la justice. Pour le PIA, cette démission constituera un acte de responsabilité politique, de respect pour les sinistrés et de préservation de la crédibilité de l’institution qu’il dirige.

Le PIA reste aux cotés des populations de Koumassi-campement et suivra avec la plus grande attention les suites judiciaires de cette affaire.

Pour le Parti pour l’Intégration Africaine (PIA)

Jacob Mamadou COULIBALY 

Real Madrid : « Il faut mettre Diomandé » Yan Diomandé réclamé titulaire après son entrée face à l’Atlético

Yan Diomandé voit son statut évoluer au Real Madrid. Entré en jeu dimanche 20 septembre 2026 lors du derby perdu face à l’Atlético Madrid (2-1), l’ailier ivoirien a livré une prestation qui relance le débat autour de sa présence dans le onze de départ madrilène.

À 19 ans, le joueur arrivé de Leipzig pour 125 millions d’euros commence ainsi à faire taire une partie des critiques qui avaient accompagné ses premiers pas sous le maillot du Real Madrid. Sa dernière entrée en jeu pourrait même modifier la hiérarchie offensive.

 

Une entrée remarquée malgré l’infériorité numérique

Yan Diomandé a fait son apparition à la 54e minute, en remplacement de Vinicius Junior, alors que le Real Madrid venait de perdre Dean Huijsen sur expulsion et accusait un retard de deux buts. Positionné sur le flanc gauche, l’Ivoirien a immédiatement apporté davantage de percussion. Courses vers l’avant, appels en profondeur et prises d’initiative, son activité a donné une nouvelle impulsion à l’attaque madrilène malgré les circonstances défavorables.

Diomandé s’est également procuré l’une des meilleures occasions du Real. Après avoir résisté à son défenseur, il s’est retrouvé face à Jan Oblak, sans parvenir à concrétiser.

Cette prestation n’est pas passée inaperçue en Espagne. Sur la Cadena SER, le journaliste Jesús Gallego a notamment estimé que la prestation de l’Ivoirien devait pousser José Mourinho à revoir son animation offensive.

« Il faut retirer un des gars d’en haut et mettre Diomandé », a-t-il déclaré, ouvrant ainsi la possibilité d’une titularisation du jeune attaquant à la place de l’un des cadres offensifs de l’équipe.

Le débat prend désormais une autre dimension. Il ne s’agit plus seulement de savoir si Diomandé peut obtenir davantage de minutes, mais de déterminer s’il peut prétendre à une place de titulaire face à des concurrents comme Vinicius Junior ou Kylian Mbappé.

 

Un profil qui apporte une autre animation

L’ailier ivoirien dispose d’un profil particulièrement direct. Sa capacité à provoquer, à accélérer et à multiplier les courses verticales lui permet d’apporter une animation différente lorsqu’il évolue sur le côté. Avant son entrée en jeu face à l’Atlético, sa passe décisive contre Elche avait déjà constitué un premier signal positif. Ces prestations successives semblent progressivement modifier la perception autour du jeune joueur.

José Mourinho avait d’ailleurs récemment souligné le « grand potentiel » de sa recrue ivoirienne, tout en insistant sur la nécessité de lui accorder du temps pour s’adapter aux exigences du très haut niveau européen. Après des débuts compliqués, Yan Diomandé semble donc gagner progressivement du terrain. Jusqu’ici utilisé principalement comme une solution en sortie de banc, l’Ivoirien commence à être considéré comme une option crédible pour débuter les rencontres.

La concurrence avec Kylian Mbappé et Vinicius Junior demeure toutefois importante. Les prochaines apparitions de Diomandé seront désormais déterminantes pour confirmer cette progression et renforcer sa candidature à une place dans le onze de départ du Real Madrid.

Décès d’Abdoulaye Koné : Alassane Ouattara salue la mémoire d’un « grand serviteur de l’État »

L’ancien ministre ivoirien de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Koné, est décédé samedi 19 septembre 2026 à l’âge de 91 ans. Figure de l’administration économique sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny, il a notamment occupé les fonctions de directeur du Budget et de ministre de l’Économie et des Finances de 1977 à 1989.

À l’annonce de sa disparition, le président de la République, Alassane Ouattara, a rendu hommage à celui qu’il décrit comme un homme d’expérience et de conviction. « Je salue la mémoire d’un grand serviteur de l’État », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de son engagement dans le développement économique et social de la Côte d’Ivoire.

 

Douze années au service de l’économie ivoirienne

Durant les douze années passées aux responsabilités, Abdoulaye Koné a contribué, selon Alassane Ouattara, au renforcement des relations entre la Côte d’Ivoire et l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Le chef de l’État a particulièrement relevé le rôle joué par l’ancien ministre dans la consolidation de l’organisation régionale.

« Au cours de sa longue carrière, sous l’égide du président Félix Houphouët-Boigny, le ministre Abdoulaye Koné a œuvré, avec efficacité, à la consolidation de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) », a-t-il indiqué.

Le président ivoirien a également évoqué les liens professionnels et humains qui l’unissaient à l’ancien ministre. Abdoulaye Koné, a-t-il confié, a représenté pour lui « une véritable source d’inspiration » et un soutien constant durant ses années à la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

« Et surtout un soutien indéfectible tout au long de mes fonctions à la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) », a ajouté Alassane Ouattara en évoquant le parcours de l’ancien responsable gouvernemental.

Face à cette disparition, Alassane Ouattara a exprimé ses condoléances à la famille biologique d’Abdoulaye Koné, notamment à son épouse, ses enfants et ses proches.

« En cette douloureuse circonstance, j’adresse mes condoléances les plus émues à son épouse, à ses enfants, à sa famille ainsi qu’à tous ses proches », a-t-il déclaré.

La disparition d’Abdoulaye Koné intervient au lendemain de celles de Mbahia Maferima Fouetè Bamba, ancienne maire de Séguéla, et du Pr Tanella Boni.

LIRE AUSSI : Décès de Dr Bamba Maférima, DGA des Impôts et maire de Séguéla

Affaire Habiba Touré : « Tu rentreras dans ton pays », Nadiany Bamba Gbagbo prend position

Nadiany Bamba Gbagbo sort du cadre privé pour apporter son soutien à Me Habiba Touré. Dans une lettre adressée à celle qu’elle appelle affectueusement « Habibous », elle revient sur les poursuites annoncées par le procureur de la République, Braman Koné, et défend publiquement l’avocate.

Dès les premières lignes de son message, Nadiany Bamba Gbagbo explique les raisons qui l’ont poussée à rendre publiques des paroles qu’elle aurait pu réserver à leurs échanges téléphoniques. Selon elle, dès lors que la situation concernant Me Habiba Touré a été exposée publiquement, il devenait nécessaire d’y répondre au même niveau.

 

Nadiany Gbagbo conteste la lecture des poursuites

Dans sa lettre, Nadiany Bamba Gbagbo revient sur les déclarations du procureur de la République concernant Me Habiba Touré. Elle rappelle que Braman Koné aurait annoncé des poursuites ainsi que la délivrance d’un mandat d’arrêt, tout en indiquant que l’avocate serait arrêtée si elle rentrait à Abidjan.

À partir de ces éléments, elle livre toutefois sa propre interprétation de la situation judiciaire. Elle estime notamment que l’absence, selon elle, d’un mandat d’arrêt international serait révélatrice de la portée du dossier. Elle va jusqu’à considérer que les menaces annoncées viseraient principalement à empêcher Me Habiba Touré de rentrer en Côte d’Ivoire.

Nadiany Bamba Gbagbo affirme par ailleurs être convaincue de l’innocence de l’avocate. « C’est ton pays, et tu rentreras », écrit-elle, tout en mettant en avant le courage qu’elle lui attribue.

Un souvenir qui nourrit son témoignage

Pour expliquer son soutien, Nadiany Bamba Gbagbo raconte un épisode qu’elle dit avoir vécu avec Me Habiba Touré alors que cette dernière exerçait les fonctions de porte-parole du Front Commun. Elle évoque notamment la situation d’Akossy Bendjo, présenté comme l’un des responsables du Front Commun, qui s’était retiré dans un lieu secret après une attaque contre son domicile. Selon son récit, il cosignait habituellement les déclarations du Front Commun avec Danon Djedje.

Dans ce contexte, Me Habiba Touré lui aurait indiqué qu’en sa qualité de porte-parole, elle entendait lire elle-même une déclaration afin d’éviter que les Ivoiriens ne soient désorientés. Nadiany Bamba Gbagbo dit avoir alors découvert cette responsabilité assumée par l’avocate.

Elle assure avoir été marquée par cette décision, qu’elle présente comme une manifestation de responsabilité et de courage. Nadiany Bamba Gbagbo revient également sur la présence de Pulchérie Gbalet dans son témoignage. Elle dit avoir observé le combat de cette dernière en faveur des Ivoiriens et lui adresse publiquement son soutien.

C’est dans ce contexte qu’elle rappelle avoir prononcé la phrase : « S’il n’y a pas garçon, y’aura femme ». Elle explique que cette séquence avait finalement été abordée avec humour, tout en soulignant l’engagement qu’elle attribue aux deux femmes. Elle conclut cette partie de son message par une prière en faveur de Pulchérie Gbalet.

 

Les réactions face aux arrestations politiques

Dans la suite de sa lettre, Nadiany Bamba Gbagbo rapporte également les propos d’une parente du « chef » qui l’aurait appelée après la déclaration du procureur. Celle-ci lui aurait demandé de conseiller à Me Habiba Touré de ne pas rentrer en Côte d’Ivoire, par crainte qu’elle ne soit emprisonnée.

Nadiany Bamba Gbagbo précise qu’elle ne souhaite pas indiquer publiquement à l’avocate ce qu’elle doit faire, considérant cette question comme relevant de leur relation privée. Elle s’interroge toutefois sur la réaction des Ivoiriens face aux arrestations de responsables politiques. Contrairement à la personne dont elle rapporte les propos, elle estime que la population ne serait pas indifférente à la situation du pays.

Elle évoque des « murmures » qui, selon elle, commenceraient à prendre de l’ampleur et affirme avoir constaté des réactions indignées après les menaces visant Me Habiba Touré.

Un appel à accélérer ou arrêter les procédures

Dans la dernière partie de sa lettre, Nadiany Bamba Gbagbo formule un souhait plus large concernant les procédures judiciaires. Elle appelle soit à leur arrêt, soit à leur accélération afin, selon elle, de permettre de « démêler le faux du vrai » et de rechercher les responsables des faits qu’elle évoque.

Elle cite notamment les souvenirs de Nahio, d’Adzopé, de Bonoua, de Yamoussoukro et du « gbaka vert », avant de rendre hommage aux personnes disparues durant cette crise. Son message comprend également un appel à l’ouverture des prisons pour ceux qu’elle présente comme ayant été détenus pour avoir contesté un quatrième mandat, ainsi qu’au retour des exilés et des personnes contraintes à l’exil.

Nadiany Bamba Gbagbo achève sa lettre par une prière adressée à Dieu. Elle souhaite que les dirigeants soient touchés, que la Côte d’Ivoire soit préservée d’une « déchirure sociale irréparable » et que les épreuves vécues par les Ivoiriens puissent contribuer à une paix durable.

LIRE AUSSI : PPA-CI : Habiba Touré visée par un mandat d’arrêt, la pression judiciaire s’intensifie autour du parti

Décès DJ Aparango : « On nous a dit qu’il s’était réveillé à la morgue », une disparition qui bouleverse ses proches

Dié Kouamé Mathieu, connu dans le milieu musical sous le nom de DJ Aparango, est décédé à l’âge de 36 ans après un accident de la circulation survenu jeudi 17 septembre 2026 à M’batto. Mais les circonstances entourant ses dernières heures ont plongé sa famille et ses proches dans l’incompréhension.

Après l’accident, l’artiste avait été déclaré mort puis conduit à la morgue. Le lendemain matin, ses proches affirment avoir appris qu’il présentait des signes de vie. Sorti de la morgue et placé sous sérum, il a ensuite été conduit à l’hôpital de Bongouanou, où son décès a finalement été constaté.

À Diékouadiokro, son village situé à six kilomètres de M’batto, cette succession d’événements a suscité stupeur et émotion. Sa tante, N’da Akoua Madeleine, et son producteur, Dr Jean Jacques, ont accepté de raconter les différentes étapes de cette journée qui a profondément marqué la famille.

 

Une sortie qui tourne au drame

D’après le récit de N’da Akoua Madeleine, l’accident s’est produit jeudi entre 11 heures et midi. DJ Aparango aurait indiqué à ses proches qu’il avait faim avant de prendre sa moto pour aller manger. Il aurait laissé ses téléphones portables à la maison. Sa tante précise que l’artiste avait l’habitude de porter un casque, mais qu’il n’en portait pas ce jour-là.

Alors qu’il circulait, DJ Aparango aurait été impliqué dans une collision avec un tricycle à hauteur d’un barrage de la mairie. Une barre de fer fermant partiellement le passage aurait rendu la circulation plus difficile. Selon le témoignage de sa tante, la moto et le tricycle se seraient retrouvés face à face, provoquant l’accident.

Après le choc, DJ Aparango aurait été violemment projeté au sol. Il souffrait notamment d’un traumatisme crânien et de plusieurs blessures.

« Il avait beaucoup saigné », raconte N’da Akoua Madeleine.

Une passagère présente à bord du tricycle aurait alors insisté pour que le blessé soit rapidement conduit à l’hôpital de M’batto. Selon la tante, malgré la gravité de son état, l’artiste respirait encore et bougeait les membres. Face à la nécessité d’une prise en charge plus importante, il aurait ensuite été orienté vers l’hôpital de Bongouanou.

 

Le décès annoncé à la famille

À Bongouanou, une ordonnance aurait été établie et les médicaments achetés dans une pharmacie. Les proches souhaitant voir l’artiste auraient toutefois été invités à patienter à l’extérieur de la salle de soins.

« Quelques instants plus tard, on l’a vu sur un brancard. J’ai posé cette question : il y a quel problème encore ? On m’a dit qu’il devait être évacué à Dimbokro. J’ai dit : ok, allons-y donc », rapporte sa tante.

Selon la famille, cette évacuation vers Dimbokro n’aurait finalement pas eu lieu. Le décès de DJ Aparango aurait été constaté à Bongouanou, avant que son corps ne soit transféré à la morgue de M’batto. N’da Akoua Madeleine affirme n’avoir appris la nouvelle qu’après son retour à Diékouadiokro.

« Une fois au village, nous avons vu nos parents en pleurs. Nous leur avons demandé pourquoi ils pleuraient. C’est là qu’on m’a informée que ceux qui étaient avec nous leur avaient annoncé la nouvelle de son décès et que son corps était à la morgue de M’batto », raconte-t-elle.

 

« DJ Aparango s’est réveillé à la morgue »

C’est au lendemain du drame qu’une nouvelle inattendue aurait circulé dans le village. Alors que la famille s’apprêtait à se rendre à M’batto vendredi matin, entre 8 heures et 9 heures, les habitants de Diékouadiokro auraient appris que l’artiste présentait des signes de vie.

« On nous a dit qu’Aparango s’est réveillé à la morgue. Toute étonnée, j’ai dit : comment est-ce possible ? Si c’en est ainsi, nous allons prendre des renseignements à M’batto », témoigne sa tante.

Un proche aurait alors été dépêché sur place pour vérifier l’information. Selon N’da Akoua Madeleine, celui-ci aurait confirmé que DJ Aparango manifestait effectivement des signes de vie et qu’il avait été sorti de la morgue pour être confié à des médecins. Toujours selon le témoignage de la tante, aucun formol n’aurait été administré à l’artiste après son arrivée à la morgue. Des personnes présentes auraient observé des mouvements, notamment l’ouverture et la fermeture de ses yeux.

« Ceux qui l’ont vu disent qu’il ouvrait les yeux et les refermait. On l’a retrouvé les mains croisées au niveau du cœur », affirme-t-elle.

Un jeune d’Ahounan, présenté comme témoin de la scène, aurait lui aussi rapporté avoir vu DJ Aparango ouvrir et fermer les yeux. Devant ces signes de vie rapportés par plusieurs personnes, une ambulance aurait été sollicitée. Selon Madeleine, certains présents auraient même acheté une lame pour déchirer les vêtements de l’artiste afin de faciliter son observation.

« Ils ont mis leur oreille sur sa poitrine et ont entendu les battements du cœur. C’est comme ça qu’ils sont allés prendre une ambulance. Il a été mis sous sérum », raconte-t-elle.

 

Une nouvelle évacuation vers Bongouanou

L’ambulance a ensuite repris la direction de Bongouanou avec DJ Aparango. Pour ses proches, cette nouvelle prise en charge faisait renaître l’espoir d’une issue favorable. Mais à l’hôpital, la famille aurait reçu une nouvelle particulièrement difficile. Selon les informations rapportées à sa tante, un médecin aurait indiqué que le cœur de l’artiste avait cessé de battre quatre heures auparavant.

« Je suis certaine qu’il s’est vraiment réveillé à la morgue la nuit. Mais jusqu’au petit matin autour de 9 heures, c’était trop tard. C’est un employé de la morgue qui a lancé l’alerte », soutient N’da Akoua Madeleine.

Le producteur de DJ Aparango, Dr Jean Jacques, livre un témoignage qui rejoint celui de la famille. Présent vendredi matin pour présenter ses condoléances, il dit avoir été informé quelques heures plus tard de la nouvelle du réveil présumé de l’artiste.

« Entre 11 heures et midi, les gens sont venus vers moi en courant. Ils m’ont dit qu’il s’est réveillé. Nous nous sommes précipités à la morgue, mais je n’ai pas eu accès parce qu’il y avait une immense foule », raconte-t-il.

L’artiste aurait ensuite été transporté vers Bongouanou. C’est là que son producteur affirme avoir appris qu’il était finalement décédé, plusieurs heures auparavant.

 

Des proches en quête de réponses

Pour la famille, au-delà de la douleur, cette succession d’événements soulève de nombreuses interrogations. N’da Akoua Madeleine revient également sur les difficultés traversées par son neveu avant sa disparition. Elle affirme notamment que DJ Aparango avait connu plusieurs problèmes de santé et estime qu’il aurait également été confronté à de la jalousie en raison de son activité musicale.

Malgré des problèmes physiques apparus au fil des années, il n’était pas né handicapé, mais souffrait notamment au niveau du pied, l’artiste avait continué à poursuivre son ambition musicale.

« Malgré son handicap, il avait juré de frayer son chemin en musique », confie sa tante.

DJ Aparango devait se produire à Abengourou au moment de sa disparition. Il laisse derrière lui une épouse enceinte de huit mois ainsi que deux enfants. À Diékouadiokro, la douleur est renforcée par les heures d’espoir nées de l’annonce de son réveil présumé à la morgue. Pour ses proches et ses fans, cette lueur d’espoir aura finalement été de courte durée.

À 36 ans, Dié Kouamé Mathieu laisse ainsi derrière lui une famille et des proches confrontés à une disparition marquée par une succession d’événements qu’ils cherchent désormais à comprendre.

Cocody-Angré : 3 suspects interpellés après une escroquerie aux faux billets

Une opération de Mobile Money portant sur 750 000 francs CFA a conduit à l’interpellation de trois personnes par les policiers du commissariat du 22e arrondissement de Cocody-Angré. Selon les éléments de l’enquête, les suspects auraient utilisé une méthode reposant sur le remplacement d’une liasse de vrais billets par une autre composée de faux billets.

Les faits se sont déroulés le mercredi 8 septembre 2026, aux environs de 13 heures, dans un point Mobile Money du quartier Mahou. Ce jour-là, la gérante reçoit un homme accompagné de plusieurs personnes. Le groupe souhaite effectuer un dépôt de 750 000 francs CFA.

Comme le montant est important, la gérante prend le temps de vérifier les billets. Après contrôle, ceux-ci sont authentiques. L’opération peut donc normalement se poursuivre.

 

Une opération interrompue avant de reprendre quelques minutes plus tard

Alors que le dépôt est sur le point d’être effectué, les clients changent soudainement d’avis. Ils évoquent une urgence et décident de suspendre temporairement l’opération avant de repartir avec leur argent. Quelques instants plus tard, le même groupe revient au point de transfert. « Finalement, on fait le dépôt », annoncent-ils à la gérante.

Pour cette dernière, il s’agit des mêmes personnes et du même montant. Surtout, elle vient de contrôler la liasse quelques minutes auparavant. Mais selon les éléments recueillis dans le cadre de l’enquête, c’est précisément durant cette interruption que la substitution aurait été opérée.

La première liasse, composée de vrais billets, aurait été remplacée par une autre contenant des faux billets de banque. Rassurée par le contrôle effectué lors du premier passage, la gérante ne soupçonne pas la substitution et valide l’opération.

Les fonds transférés puis retirés

Une fois le dépôt effectué, l’argent est rapidement transféré vers un autre compte avant de faire l’objet d’un retrait. La supercherie n’est découverte qu’après l’opération. Le préjudice déclaré s’élève à 740 000 francs CFA.

La gérante saisit alors les forces de l’ordre. Au commissariat du 22e arrondissement de Cocody-Angré, les enquêteurs entreprennent de retracer le déroulement de l’opération, notamment les mouvements effectués après le dépôt et les personnes susceptibles d’avoir participé à la manœuvre.

 

Trois personnes interpellées dix jours après les faits

L’enquête connaît une avancée le vendredi 18 septembre, soit dix jours après les faits. Aux environs de 11 heures, les policiers du 22e arrondissement interpellent plusieurs suspects. Trois personnes sont notamment mises en cause : A. D., 35 ans, Dame K. A., 39 ans, et Dame A. D., 31 ans.

La poursuite des investigations permet également aux enquêteurs de découvrir une importante quantité de faux billets. Le comptage fait état de 2 780 000 francs CFA en faux billets, tous constitués de coupures de 10 000 francs CFA.

Les policiers saisissent également quatre cartes SIM, dont trois MTN CI et une Orange CI, ainsi que cinq téléphones portables utilisés notamment pour des opérations de transfert. Trente-huit élastiques servant à maintenir des liasses de billets sont également retrouvés.

Un véhicule saisi dans le cadre de l’enquête

Les investigations portent également sur le véhicule utilisé par les suspects. Il s’agit d’une Kia Optima blanche, louée pour une durée d’un mois dans un parc automobile. Le véhicule a été saisi dans le cadre de la procédure.

Selon les éléments de l’enquête, le procédé présumé repose sur une étape essentielle : présenter d’abord une liasse authentique afin de rassurer la victime. Après vérification, les clients interrompent l’opération et repartent avec les billets. Lorsqu’ils reviennent quelques instants plus tard pour effectuer le dépôt, la situation paraît identique : mêmes personnes, même montant et même opération.

Mais la liasse aurait entre-temps été remplacée. La méthode présumée exploiterait ainsi la confiance née du premier contrôle. La gérante, considérant avoir déjà vérifié l’argent quelques minutes auparavant, ne procède pas nécessairement à une nouvelle vérification complète.

 

Les investigations se poursuivent

Informé de l’affaire, le Procureur de la République a donné des instructions afin que les investigations se poursuivent. Les enquêteurs doivent notamment déterminer l’étendue des activités du groupe et vérifier si d’autres opérations similaires ont pu être commises.

Au terme de la procédure policière, les trois personnes mises en cause ont été déférées devant le parquet. Les 2,78 millions de francs CFA en faux billets ont, pour leur part, été saisis. Cette affaire rappelle enfin une précaution essentielle aux gérants de points de transfert d’argent : lorsqu’une liasse de billets quitte leur contrôle, même pendant quelques secondes, elle doit être considérée comme une nouvelle liasse et faire l’objet d’une nouvelle vérification.

Dans ce type de situation, les personnes et le montant peuvent rester identiques, mais les billets, eux, peuvent avoir changé.

Revue de presse du 21 septembre : Affaire Katinan, crise de 2002, rentrée scolaire et sécurité au cœur des Unes ce lundi

La presse ivoirienne ouvre largement ses colonnes, ce lundi 21 septembre 2026, sur plusieurs sujets d’actualité nationale. La rentrée scolaire 2026-2027, les questions de sécurité, les réformes publiques et les débats persistants autour de la crise politico-militaire de septembre 2002 figurent parmi les principaux thèmes développés par les journaux.

D’autres dossiers retiennent également l’attention des rédactions. Il s’agit notamment de l’affaire Katinan, des opérations de déguerpissement à Koumassi-Campement et la lutte contre l’orpaillage illégal.

 

Koumassi-Campement et affaire Katinan à la Une

Le quotidien Liberté consacre sa Une aux déguerpissements à Koumassi-Campement, en mettant l’accent sur les opérations menées dans cette zone et sur les questions liées à l’organisation de l’espace urbain.

L’affaire Katinan apparaît également dans plusieurs publications. La Voie Originale rapporte notamment la réaction de Me Sérikpa Aka-Roselyne après les déclarations du procureur. De son côté, Le Canard Déchaîné propose une interview de l’avocate consacrée aux poursuites visant Katinan.

LIRE AUSSI : Affaire Katinan : « Il n’y a jamais eu d’audition, jamais eu de procès-verbal », affirme son avocate

24 ans après, le débat sur la crise de 2002 se poursuit

La date du 19 septembre 2002, marquant le déclenchement de la rébellion armée en Côte d’Ivoire, alimente également les commentaires de plusieurs journaux, 24 ans après les faits. L’Intelligent d’Abidjan revient sur les divergences qui persistent dans la lecture de cette période et évoque une « guerre des narratifs ».

Pour Dernière Heure Monde, les interrogations restent nombreuses autour des causes, du financement et des commanditaires présumés de la rébellion. Le journal revient ainsi sur ces questions à l’occasion du 24e anniversaire du déclenchement de la crise.

 

La rentrée scolaire au cœur des préoccupations

L’école figure elle aussi parmi les principaux sujets développés par la presse. Fraternité Matin relaie un message du président Alassane Ouattara consacré à l’importance du savoir dans le développement des nations.

De son côté, Le Mandat se penche sur les difficultés liées à l’application de l’interdiction de vendre des manuels scolaires dans les établissements. Le journal donne notamment la parole à des élèves et à des enseignants.

L’Héritage met pour sa part en avant le « Campus citoyen », présenté comme une réforme mise en œuvre à l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS).

 

Sécurité, défense et lutte contre l’orpaillage illégal

Les questions sécuritaires occupent également une place importante dans les éditions du jour. L’Expression s’intéresse à la modernisation de l’outil de défense et établit un rapprochement avec certaines orientations historiques attribuées à Félix Houphouët-Boigny.

L’Avenir se penche sur la coopération militaire internationale et évoque notamment les perspectives d’un rapprochement avec l’Arabie saoudite, après les partenariats mentionnés avec la France et le Maroc. Sur un registre politique, Le Bélier revient sur les nouvelles mesures annoncées par les autorités dans le domaine de la sécurité et les rapproche de positions précédemment exprimées par le PDCI.

L’orpaillage illégal fait également la Une du Jour Plus. Le journal s’intéresse particulièrement à la situation dans la région du N’Zi et relaie les propositions d’un cadre de la région adressées au Conseil national de sécurité. Parmi celles-ci figurent une référence au modèle botswanais ainsi qu’un renforcement du rôle de la SODEMI dans l’expertise et la gestion de cette activité.

Ces propositions interviennent après l’annonce, vendredi 18 septembre, de nouvelles mesures du Conseil national de sécurité destinées à renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal.

LIRE AUSSI : Communiqué du Conseil national de sécurité du jeudi 17 septembre 2026

 

Affaire de détournement présumé à la MUDCI : « C’est inadmissible »,Ousmane Sanogo dénonce l’utilisation de sa photo dans l’affaire

Une controverse a éclaté après la publication, vendredi 18 septembre 2026, d’un article portant sur un détournement présumé au sein de la Mutuelle des Douanes de Côte d’Ivoire (MUDCI). Au cœur des réactions : la photo du colonel Ousmane Sanogo, ancien président du conseil d’administration de la mutuelle, utilisée pour illustrer la publication.

Intitulé « MUDCI : plus de 800 millions FCFA détournés, le DAAF et le chef de cabinet du PCA suspendus », l’article d’un quotidien ivoirien a associé la photo de l’ancien PCA au sujet. Une utilisation que plusieurs sources jugent sans rapport avec le dossier évoqué.

 

Ousmane Sanogo avait quitté ses fonctions en février 2026

Selon plusieurs sources, le colonel Ousmane Sanogo n’est plus à la tête du conseil d’administration de la MUDCI depuis février 2026. Son départ est intervenu à l’issue de son mandat, lors d’une cérémonie de passation de charges organisée le 13 février 2026 sous la supervision du Dr Ernest Zehero Bi Bolou, conseiller technique du directeur général des Douanes.

Après quatre années passées à la tête de l’instance, de février 2022 à février 2026, il avait transmis ses fonctions au colonel-major Souleymane Sangaré.

Les personnes concernées par les mesures de suspension dans le dossier évoqué sont Camara Soumaïla, chef de cabinet du PCA, et Coulibaly Missa, chef du département Finance et Comptabilité. Selon les sources citées, leurs noms sont les seuls à apparaître dans le dossier relatif au détournement présumé.

Ces mêmes sources affirment qu’aucun lien hiérarchique ou administratif ne rattache ces deux responsables à l’ancien PCA. Camara Soumaïla aurait notamment été nommé par l’actuel président du conseil d’administration, conformément aux textes de la mutuelle.

 

« C’est inadmissible », réagit le colonel Sanogo

Actuellement hors de Côte d’Ivoire, Ousmane Sanogo a réagi à l’utilisation de son image. L’ancien PCA estime que les faits évoqués dans l’article sont intervenus après la fin de son mandat.

« Après mon départ, les gens ont commencé à faire n’importe quoi, et cela a été mis à nu par le commissaire aux comptes, un homme très rigoureux dont le cabinet assure le commissariat de la MUDCI depuis plusieurs années. C’est donc inadmissible qu’on rattache ma photo à cette publication », a-t-il déclaré.

Le colonel Sanogo a également rappelé les règles relatives à la durée des mandats au sein de la MUDCI. Selon lui, ceux des administrateurs sont fixés à quatre ans et peuvent être renouvelés une seule fois. Il indique qu’à l’instar de plusieurs autres administrateurs et délégués concernés par cette limitation, il n’a pas estimé légal de solliciter un nouveau mandat.

Un nouveau conseil d’administration, placé sous la direction d’un nouveau président, est ainsi en fonction depuis février 2026.

L’Administration des Douanes dénonce une utilisation « malsaine »

Au sein de l’Administration des Douanes, des sources dénoncent également ce qu’elles qualifient d’utilisation « malsaine » de l’image de l’ancien PCA. Selon elles, cette association pourrait porter atteinte à son honneur et créer une confusion dans l’opinion.

Ces informations seraient notamment issues de plusieurs membres de l’ancien conseil d’administration ainsi que d’une dizaine de délégués.

Selon des sources haut placées, les auteurs de l’utilisation de cette photographie pourraient faire l’objet de poursuites judiciaires. De son côté, le colonel Ousmane Sanogo appelle les médias à faire preuve de discernement et de bon sens dans le traitement de l’information.

81e session de l’Assemblée générale de l’ONU : le Vice-Président Tiémoko Meyliet Koné représentera Alassane Ouattara

Le Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné, a quitté Abidjan ce dimanche 20 septembre 2026 à destination de New York, aux États-Unis d’Amérique. Il y représentera le Président de la République, Alassane Ouattara, à l’occasion de la 81e Session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Placée sous le thème « Restaurer la confiance, accompagner les transformations : une ONU au service de tous », cette session de l’Assemblée générale se tient du 8 septembre au 22 décembre 2026.

Au cours de son séjour à New York, Tiémoko Meyliet Koné prendra la parole lors du Débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies, prévu du 22 au 28 septembre 2026.Le Vice-Président présentera à cette occasion la vision de la Côte d’Ivoire sur les grands défis liés à la gouvernance mondiale et à la coopération internationale.

En plus de son intervention devant l’Assemblée générale, Tiémoko Meyliet Koné participera à plusieurs rencontres et événements de haut niveau organisés dans le cadre de cette session.

Sa présence à New York intervient ainsi dans le cadre de la représentation du Président Alassane Ouattara à cette 81e Session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU.