Orpaillage illégal : Fabrice Lago répond à Amadou Coulibaly et réclame des « résultats »

Le débat sur l’orpaillage illégal se poursuit entre le gouvernement et l’opposition ivoirienne. Après la sortie du porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, le secrétaire général adjoint du PPA-CI chargé de l’Emploi des jeunes et de l’Entrepreneuriat, Fabrice Lago, lui a répondu dans une publication sur ses réseaux sociaux.

Le responsable du PPA-CI conteste notamment l’argumentaire du porte-parole du gouvernement et estime que le débat doit davantage porter sur l’efficacité des mesures prises contre l’orpaillage illégal.

 

Fabrice Lago dénonce un déplacement du débat

Dans son intervention, Fabrice Lago reproche à Amadou Coulibaly de détourner la discussion sur le phénomène de l’orpaillage illégal vers les intentions supposées de l’opposition. Selon lui, lorsque le gouvernement est confronté à des résultats qu’il juge insuffisants, le débat se déplace des résultats obtenus vers les critiques formulées par ses adversaires politiques.

Il estime ainsi que la question centrale ne devrait pas être de savoir qui dénonce le phénomène, mais plutôt d’évaluer l’efficacité des politiques mises en œuvre pour le combattre.

Fabrice Lago reconnaît que le gouvernement a pris des décisions, créé des structures, adopté des lois et mené des opérations contre l’orpaillage illégal. Mais pour le responsable du PPA-CI, ces différentes actions ne suffisent pas à établir l’efficacité de la politique publique.

« Une décision n’est pas un résultat. Une structure n’est pas un résultat. Une opération n’est pas un résultat », affirme-t-il.

Il invite ainsi le gouvernement à répondre à une interrogation centrale : pourquoi l’orpaillage illégal continue-t-il, selon lui, de se développer après plusieurs années de lutte ?

 

L’opposition demande des comptes sur l’efficacité des mesures

Pour Fabrice Lago, l’enjeu n’est donc pas de déterminer à quelle période l’orpaillage illégal a commencé, mais d’évaluer les résultats obtenus depuis la mise en place des politiques destinées à lutter contre le phénomène. Il reproche notamment au porte-parole du gouvernement de mettre en avant les mesures prises sans présenter suffisamment, selon lui, leurs effets concrets.

« Nous vous parlons des résultats », insiste-t-il.

Le secrétaire général adjoint du PPA-CI élargit également sa critique à la question de l’emploi des jeunes, dont il a la charge au sein de son parti. Il estime que le même problème se pose avec les différents programmes et dispositifs consacrés à l’emploi et à l’entrepreneuriat.

Selon lui, au-delà des structures, des fonds et des initiatives annoncés, les questions essentielles restent celles du nombre de jeunes ayant réellement obtenu un emploi durable, créé une activité viable ou quitté la précarité. Fabrice Lago appelle finalement le gouvernement à ne pas interpréter les critiques de l’opposition comme une volonté de déstabilisation ou de « faire peur ».

« Nous ne cherchons pas à faire peur au pouvoir. Nous demandons des comptes au pouvoir », écrit-il.

Pour le responsable du PPA-CI, le rôle de l’opposition consiste précisément à examiner les résultats des décisions prises par le gouvernement plutôt qu’à les approuver systématiquement.

Il conclut en invitant l’exécutif à ne plus seulement présenter les mesures adoptées, mais à expliquer concrètement ce qu’elles ont changé.

« C’est cela, le véritable bilan », soutient Fabrice Lago.

GPS : le successeur de Guillaume Soro sera désigné le 26 septembre 2026

L’avenir de la présidence de Générations et Peuples Solidaires (GPS) se jouera le 26 septembre 2026. À cette date, les militants du mouvement politique sont appelés à élire leur président pour un nouveau mandat.

Le calendrier électoral a été confirmé ce lundi 7 septembre par le Comité électoral de GPS, dans un communiqué consacré à l’ouverture prochaine du dépôt des candidatures.

 

Le scrutin fixé au 26 septembre

La date de l’élection avait été arrêtée le 22 août dernier par la Conférence Nationale d’Expression Citoyenne (CNEC).Réunie à cette occasion, l’instance avait officiellement retenu le 26 septembre 2026 pour procéder au renouvellement du mandat du président de GPS. Cette échéance marque une étape importante pour le mouvement fondé par Guillaume Soro le 26 juillet 2019.

À l’approche du scrutin, le Comité électoral lance dès ce mardi 8 septembre la période consacrée au dépôt des candidatures. Cette phase intervient après la validation, le dimanche 6 septembre, du mode opératoire du Code électoral par le Cadre restreint de GPS.

Les militants remplissant les conditions d’éligibilité et souhaitant briguer la présidence devront transmettre leur dossier au Comité électoral via la plateforme dédiée.

Le dispositif de dépôt est également accessible auprès de plusieurs structures du mouvement, notamment le Cabinet du président, le Cadre restreint, les coordonnateurs régionaux, les représentants pays et leurs bureaux, ainsi que les délégués de zone.

Le Comité électoral a également précisé les éléments devant composer les dossiers de candidature. Chaque postulant devra notamment fournir une demande de candidature préétablie, identique pour l’ensemble des candidats, une lettre de motivation ainsi qu’une photo d’identité. Un résumé du programme devra également être joint au dossier. Ce document, consacré à GPS et à la Côte d’Ivoire, devra respecter une limite de 10 pages maximum.

 

Les dossiers attendus jusqu’au 14 septembre

La période de réception des candidatures prendra fin le lundi 14 septembre 2026 à 0 heure TU. À ce stade, Guillaume Soro n’a pas encore officiellement indiqué s’il entend se porter candidat à sa propre succession. Une éventuelle candidature de l’ancien Premier ministre pourrait toutefois ouvrir la voie à une reconduction à la tête du mouvement qu’il a créé en 2019. Selon les informations fournies, Guillaume Soro vit en exil depuis son retour manqué à Abidjan en décembre 2019.

Le scrutin du 26 septembre permettra donc de connaître l’issue de cette nouvelle échéance interne à GPS et l’identité de celui ou celle qui prendra la présidence du mouvement pour le prochain mandat.

Orpaillage illégal : « L’orpaillage est vieux », Amadou Coulibaly répond à Katinan

La question de l’orpaillage illégal continue d’alimenter les débats politiques en Côte d’Ivoire. En meeting ce week-end dans une localité de l’intérieur du pays, le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a vivement contesté les accusations qui attribuent au pouvoir d’Alassane Ouattara la responsabilité de l’essor du phénomène.

Le porte-parole du gouvernement a qualifié ces accusations de « malhonnêtes », en réaction aux déclarations de Justin Koné Katinan, 4e vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI).

 

Justin Koné Katinan met en cause le régime RHDP

Lors d’une tribune du PPA-CI organisée jeudi dernier à Abidjan, Justin Koné Katinan avait accusé le régime RHDP d’être « le seul responsable » de l’ampleur prise par l’orpaillage illégal sur le territoire ivoirien. Selon l’ancien ministre du Budget, le phénomène serait apparu dans le contexte de la rébellion conduite par la branche armée du RDR, avant de prendre de l’ampleur après l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara en 2011.

Il avait également présenté l’orpaillage illégal comme « la conséquence du système mis en place par le RHDP ».

Amadou Coulibaly rejette catégoriquement cette interprétation. Pour le porte-parole du gouvernement, l’opposition cherche à transformer politiquement une problématique qui, selon lui, existait déjà avant l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir.

« Ils ont une nouvelle trouvaille, l’orpaillage illégal, c’est avec ça qu’ils veulent nous faire peur », a-t-il lancé.

Le ministre estime ainsi que ses adversaires cherchent à faire croire que le phénomène serait apparu récemment. « L’orpaillage est vieux », a-t-il insisté, affirmant qu’Alassane Ouattara serait le premier chef de l’État ivoirien à avoir engagé une lutte frontale contre cette pratique.

Pour défendre l’action du pouvoir, Amadou Coulibaly a évoqué plusieurs mesures prises au fil des années. Il a notamment cité la réforme du Code minier intervenue, selon lui, dès les premières années de la présidence Ouattara. Il a également mentionné les campagnes de sensibilisation menées par le ministère des Mines et de l’Énergie à partir de 2020-2021.

Autre dispositif mis en avant, la création, en 2021, du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI), présenté comme une structure consacrée à la répression du phénomène.

« Ça fait cinq ans que ça existe, pourquoi veut-on nous faire croire que c’est maintenant que ça a commencé ? », a-t-il interrogé.

 

Des sanctions que le gouvernement entend renforcer

Le porte-parole du gouvernement a également rappelé l’amendement du Code minier visant à renforcer la lutte contre l’exploitation clandestine des ressources minières. Il a, en outre, fait référence aux récentes instructions du Conseil national de sécurité (CNS) appelant à une application rigoureuse des sanctions prévues par la loi.

Face aux critiques de l’opposition, Amadou Coulibaly a dénoncé ce qu’il considère comme une présentation incomplète de l’action gouvernementale : « Pourquoi ils n’en parlent pas ? C’est de la malhonnêteté », a-t-il martelé.  Le ministre de la Communication a profité de son intervention pour réaffirmer la détermination du gouvernement à poursuivre les opérations de démantèlement des sites d’orpaillage illégal.

« La loi sera appliquée », a-t-il prévenu, assurant que « tous ceux qui baignent dans cet orpaillage seront rattrapés par la loi ».

Selon lui, des milliers de personnes ont déjà été interpellées depuis 2014. Les autorités entendent désormais intensifier les opérations sur le terrain. Amadou Coulibaly a également appelé les populations à ne pas se laisser convaincre par les discours présentant l’État comme inactif face à l’ampleur du phénomène.

Pour le porte-parole du gouvernement, les mesures engagées finiront par produire leurs effets. Il s’est dit convaincu que la lutte menée sous l’impulsion d’Alassane Ouattara aboutira à des résultats.

« Quand le président Ouattara s’attaque à un problème, il le règle entièrement », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi la détermination du pouvoir à poursuivre son offensive contre l’orpaillage illégal.

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Abidjan / Yopougon : la place Ficgayo change de nom et devient Place de l’Indépendance

La célèbre place Ficgayo de Yopougon change officiellement d’identité. Réuni en Conseil municipal extraordinaire ce lundi 7 septembre 2026, le conseil municipal a décidé de rebaptiser cet espace emblématique Place de l’Indépendance. La séance était présidée par le député-maire de la commune, Adama Bictogo.

Cette décision intervient au terme de plusieurs semaines de réflexion consacrées à la vocation et à l’avenir de ce lieu de rassemblement. Le projet de rebaptême avait été évoqué avant les festivités organisées à Yopougon dans le cadre de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

 

 

Le 6 août dernier, Adama Bictogo avait notamment annoncé qu’une nouvelle appellation devait être attribuée à la place. Il avait alors indiqué que celle-ci serait baptisée en hommage à une personnalité ayant contribué à sa réhabilitation. Cette annonce avait alimenté les spéculations. Certaines rumeurs évoquaient notamment la possibilité de voir l’espace porter le nom du chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara.

Le Conseil municipal tranche officiellement

Le changement d’appellation n’avait finalement pas été acté lors des festivités. La municipalité avait préféré renvoyer la décision devant le Conseil municipal afin que la nouvelle dénomination soit officiellement examinée. La réunion extraordinaire de ce lundi 7 septembre a donc permis de mettre fin aux interrogations. La place Ficgayo porte désormais officiellement le nom de Place de l’Indépendance.

Cette nouvelle identité s’inscrit également dans la volonté affichée par la municipalité de faire de cet espace un lieu de rassemblement permanent.

La question du changement de nom figurait parmi plusieurs sujets inscrits à l’ordre du jour du Conseil municipal. Les élus ont notamment examiné des questions liées à la salubrité, à l’aménagement des accotements et des routes, ainsi qu’à la transformation du site du Village de l’Indépendance, au Terminus 47, en espace permanent.

La fin d’une appellation historique

Avec cette décision, Yopougon tourne une page symbolique. L’appellation Ficgayo faisait référence à la Foire Industrielle, Commerciale et Gastronomique de Yopougon, dont l’acronyme était devenu indissociable de cet espace emblématique de la commune. Désormais, la Place de l’Indépendance devient la nouvelle identité officielle de ce lieu au cœur de Yopougon.

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Swiss Taekwondo Open 2026 : Aliman, première athlète sourde engagée, décroche le bronze

À seulement 17 ans, Aliman vient d’inscrire son nom dans l’histoire du taekwondo ivoirien. Engagée au Swiss Taekwondo Open 2026, organisé les 5 et 6 septembre à St. Gallen, en Suisse, la jeune athlète ivoirienne a décroché la médaille de bronze pour sa première participation à cette compétition.

Aliman s’est rendue en Suisse avec une conviction, celle d’avoir toute sa place sur le tatami. Elle en repart avec une médaille. Sa participation revêt une dimension particulière puisqu’elle est présentée comme la première athlète sourde à prendre part à cette compétition. Pour cette première expérience, la jeune taekwondoïste a réussi à monter sur le podium.

 

Le Swiss Taekwondo Open 2026, disputé à St. Gallen les 5 et 6 septembre, est une compétition G1 sanctionnée par World Taekwondo, avec des points au classement mondial en jeu.

Pour Aliman, la surdité n’a pas empêché l’ambition sportive de s’exprimer. Au contraire, son parcours témoigne de sa détermination à évoluer au plus haut niveau malgré cette particularité. Sa première participation au Swiss Open s’est ainsi conclue par une médaille de bronze, une performance qui donne une saveur particulière à ce podium.

Son entraîneur, Toure Sie Clofolo Moise, n’a pas caché sa satisfaction après cette performance.

« C’est une grande fierté. Elle repart déjà avec une médaille », a-t-il déclaré ce matin.

Un résultat qui récompense le travail accompli par la jeune athlète et son encadrement. La médaille de bronze obtenue en Suisse ne marque pas la fin de la saison d’Aliman. D’autres échéances l’attendent déjà. La jeune taekwondoïste doit participer à un camp d’entraînement intensif, puis à un Open international en Belgique d’ici la fin du mois.

La préparation s’annonce exigeante, alors que les moyens disponibles restent comptés. Mais après ce premier podium international, Aliman poursuit son chemin avec une nouvelle étape à franchir.

Swiss Open /  Aliman
© Swiss Open / Aliman

Côte d’Ivoire : la Prime spéciale de retraite atteint 55,34 milliards FCFA pour plus de 220 000 retraités

Depuis son lancement en septembre 2024, la Prime spéciale de retraite a généré plus de 55,34 milliards de FCFA de versements cumulés en Côte d’Ivoire. Ce complément annuel profite aujourd’hui à plus de 220 000 retraités relevant des régimes administrés par l’IPS-CNPS et l’IPS-CGRAE.

Le montant de cette prime a par ailleurs évolué depuis sa mise en place. Fixé initialement à un tiers de la pension mensuelle, il représente désormais les deux tiers de celle-ci.

 

Une mesure annoncée en août 2024

La Prime spéciale de retraite fait suite à une annonce du président Alassane Ouattara, le 6 août 2024. Depuis septembre de la même année, le dispositif est versé chaque année aux retraités concernés par les régimes gérés par l’IPS-CNPS et l’IPS-CGRAE. Lors de son premier versement, la prime correspondait au tiers de la pension mensuelle.

Le gouvernement a ensuite revalorisé ce complément à partir de septembre 2025, en portant son montant aux deux tiers de la pension. Ainsi, un retraité qui perçoit une pension mensuelle de 300 000 FCFA reçoit 200 000 FCFA supplémentaires au titre de la Prime spéciale de retraite.

Plus de 26 milliards de FCFA versés par l’IPS-CNPS
Les données cumulées font ressortir une contribution de 26,93 milliards de FCFA de la part de l’IPS-CNPS au profit des retraités relevant des régimes qu’elle administre. De son côté, l’IPS-CGRAE a consacré 28,41 milliards de FCFA à cette mesure pour ses propres bénéficiaires. L’addition des deux enveloppes porte ainsi le montant total des versements à 55,34 milliards de FCFA.

Cette répartition permet de distinguer les montants engagés par chacune des deux institutions, qui gèrent des régimes et des populations d’assurés différents.

 

Vers une inscription dans la loi

Initialement annoncée par le chef de l’État puis reconduite, la Prime spéciale de retraite pourrait désormais bénéficier d’un cadre législatif.

En mars 2026, le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Adama Kamara, a présenté au Parlement des projets de loi visant à instituer cette prime au profit des retraités relevant respectivement des régimes administrés par l’IPS-CGRAE et l’IPS-CNPS.

Avec plus de 220 000 bénéficiaires et 55,34 milliards de FCFA versés depuis son lancement, la Prime spéciale de retraite occupe désormais une place identifiable parmi les prestations destinées aux retraités ivoiriens.

La prochaine étape concerne sa pérennisation juridique. Le cadre législatif qui sera retenu déterminera les conditions dans lesquelles ce complément de pension pourra être maintenu au cours des prochaines années.

Lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : les préfets ont six mois pour éradiquer le phénomène

Six mois, c’est le délai que se donnent les préfets de région pour intensifier la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire. Réunis à Yamoussoukro à l’occasion de l’Atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre ce phénomène, ils se sont engagés à œuvrer à son éradication dans leurs circonscriptions administratives respectives.

Présidé par Fidèle Sarassoro, ministre et Secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité (CNS), l’Atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal s’est achevé samedi 5 septembre 2026.

Pendant deux jours, les participants ont travaillé sur les moyens de renforcer la réponse nationale face à l’exploitation clandestine de l’or, avec un objectif central : rendre l’action sur le terrain plus coordonnée et plus efficace.

 

Les préfets exposent les réalités du terrain

En leur qualité de représentants de l’État dans les régions, les préfets occupent une place essentielle dans la mise en œuvre des politiques publiques au niveau local. Au cours des échanges, ils ont partagé leurs expériences et présenté les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans la lutte contre les activités d’orpaillage illégal.

Les discussions ont également permis de dégager plusieurs propositions destinées à renforcer la coordination entre les services concernés, à accélérer les interventions et à améliorer l’efficacité des opérations menées contre les sites d’exploitation clandestine.

Une échéance fixée à six mois
L’un des principaux engagements issus de l’atelier concerne le délai accordé au corps préfectoral. Dans les six prochains mois, chaque préfet de région devra ainsi œuvrer à l’éradication de l’orpaillage illégal dans sa circonscription administrative.

Cette échéance marque la volonté des pouvoirs publics d’imprimer une nouvelle dynamique à la lutte contre ce phénomène, considéré comme un défi majeur pour la protection de l’environnement, la préservation des ressources naturelles et la sécurité des populations.

 

La coordination au cœur de la réussite

La concrétisation de cet engagement dépendra toutefois de la capacité des différents acteurs à unir leurs efforts et à assurer un suivi régulier des actions entreprises sur le terrain. La collaboration entre les administrations, les forces de sécurité et les services techniques apparaît ainsi comme un élément déterminant pour renforcer l’efficacité des opérations et inscrire les résultats dans la durée.

La cérémonie de clôture de l’atelier s’est tenue en présence de Abou Bamba, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, de Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, ainsi que d’Assahoré Konan Jacques, ministre des Eaux et Forêts.

Avec l’engagement pris à Yamoussoukro, le corps préfectoral est désormais attendu sur le terrain pour transformer les conclusions de ces deux jours de travaux en actions concrètes contre l’orpaillage illégal.

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Orpaillage illégal : la riposte du CNS s’impose comme l’une des grandes actualités du 7 septembre 2026

La lutte contre l’orpaillage illégal domine les Unes de plusieurs journaux ivoiriens ce lundi 7 septembre 2026. Après la rencontre organisée ce week-end à Yamoussoukro à l’initiative du Conseil national de sécurité (CNS), la presse nationale revient largement sur la nouvelle dynamique engagée par les autorités contre ce phénomène.

Avec des angles différents, les quotidiens mettent en avant la volonté des pouvoirs publics de renforcer la riposte et de franchir une nouvelle étape dans la lutte contre l’exploitation clandestine de l’or.

 

Fidèle Sarassoro au cœur de la nouvelle offensive

Plusieurs journaux placent Fidèle Sarassoro au premier plan de cette nouvelle stratégie. L’Essor Ivoirien le présente comme le « maître d’œuvre de la riposte » et évoque « la grande offensive du secrétaire exécutif du CNS ». Une lecture que partage Aujourd’hui, qui souligne également que Fidèle Sarassoro prend la tête de la lutte contre l’orpaillage illégal. Ces deux titres mettent ainsi en lumière le rôle central attribué au secrétaire exécutif du CNS dans cette nouvelle phase de la lutte.

Pour Le Rassemblement, le combat contre l’orpaillage illégal entre désormais dans sa « phase décisive ».

Le quotidien insiste particulièrement sur la nécessité de s’attaquer aux ressources qui alimentent les réseaux impliqués dans l’exploitation clandestine de l’or, en appelant à « assécher les financements » de ces organisations. Le journal relève également la mobilisation de plusieurs acteurs, notamment les préfets, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les syndicats, désormais engagés dans cette lutte.

Fraternité Matin privilégie, de son côté, l’approche collective. Le quotidien insiste sur l’importance d’une « synergie de tous les acteurs » pour parvenir à mettre fin à l’orpaillage illégal.

Cette orientation met en évidence la volonté des pouvoirs publics de renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes afin de rendre l’action contre le phénomène plus efficace.

 

Dix recommandations pour renforcer la riposte

De son côté, Le Matin revient sur l’atelier national consacré à la problématique de l’orpaillage illégal. Le journal met notamment en avant « 10 recommandations fortes pour éradiquer le fléau », soulignant les différentes pistes d’action retenues pour améliorer l’efficacité de la lutte.

Le Patriote se montre particulièrement précis sur le calendrier fixé dans le cadre de cette nouvelle offensive. Le quotidien barre sa Une du titre : « Lutte contre l’orpaillage illégal : 6 mois pour mettre fin au fléau ».

Le journal revient sur la rencontre du CNS organisée ce week-end à Yamoussoukro et présente cette période de six mois comme une échéance majeure de la nouvelle stratégie. Une orientation également mise en avant par L’Inter, qui titre : « Le plan pour mettre fin à l’orpaillage illégal en 6 mois ».

Le quotidien reprend lui aussi la formule de « maître d’œuvre » attribuée à Fidèle Sarassoro et rapporte les assurances du secrétaire exécutif du CNS concernant des mesures qui, selon lui, « vont faire la différence ».

 

Restaurer l’autorité de l’État dans les zones concernées
Enfin, Le Jour Plus met l’accent sur la question de l’autorité de l’État dans les espaces touchés par l’orpaillage illégal. Citant Fidèle Sarassoro, le quotidien rapporte cette déclaration : « aucune zone ne sera exclue de l’autorité de l’État ».

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En politique, « L’@venir » révèle que le RHDP porte plainte contre Katina Koné » pour dit-il, diffamation, injure et fausses nouvelles.

Terminons cette revue de presse par le sport. En football, l’Africa Sports d’Abidjan a fait match nul samedi contre l’As Divo (0-0) lors d’une rencontre amicale. Son éternel rival, l’Asec Mimosas a aussi fait match nul (1-1) lors du premier tour préliminaire de la ligue des Champions Africaine. « L’Asec et le COK rassurent / San Pedro et l’AFAD inquiètent » écrit SuperSport.

Entre Mobilisation des acteurs, assèchement des financements, recommandations issues de l’atelier national, restauration de l’autorité de l’État et échéance de six mois constituent les principaux axes mis en avant par la presse ce lundi 7 septembre 2026.

Affaire JP N’Da – Salimata : le séjour au Sénégal vire au conflit judiciaire

Ce qui devait être un séjour de vacances entre influenceurs et créateurs de contenu au Sénégal s’est transformé en une affaire judiciaire qui alimente depuis plusieurs jours les discussions sur les réseaux sociaux. Au centre de la polémique : l’influenceur ivoirien JP N’Da et l’influenceuse sénégalaise Salimata, connue en ligne sous le pseudonyme « Salimata.mbn ».

L’affaire trouve son origine dans des tensions survenues au sein d’un établissement hôtelier situé à Ouakam. Les protagonistes évoquent notamment des désaccords autour du règlement intérieur de l’établissement, avant qu’une altercation et des accusations de violences physiques ne viennent faire basculer le séjour.

À la suite d’une plainte, JP N’Da a été arrêté puis placé en détention. Mais les deux parties présentent des versions très différentes des événements.

 

Un séjour qui commence dans le calme

Selon le récit de Salimata, les premières difficultés seraient apparues dès le lendemain de l’arrivée du groupe, constitué d’une dizaine de personnes. Le séjour avait commencé la veille, aux alentours de 23h30, dans un établissement qu’elle décrit comme calme et propre. Les membres du groupe étaient répartis dans trois chambres, tandis que Salimata disposait d’une chambre individuelle.

Le lendemain matin, elle affirme avoir reçu un courriel de la direction de l’établissement l’informant d’un incident qui se serait produit pendant la nuit.

Le règlement de l’établissement au cœur des tensions

D’après la version de Salimata, certains membres du groupe auraient accédé au bar de l’hôtel malgré l’interdiction et y auraient consommé de l’alcool. Le bruit aurait également suscité le mécontentement de riverains. Face à cette situation, Salimata dit avoir rappelé aux participants les règles en vigueur dans l’établissement, notamment en raison du partenariat liant le groupe à celui-ci.

Selon son récit, les tensions auraient ensuite progressivement augmenté. À l’heure du déjeuner, plusieurs participantes auraient choisi de quitter les lieux. Un chauffeur aurait lui aussi quitté l’hôtel, après avoir déposé les clés de sa chambre à la réception sans en informer directement Salimata.

 

JP N’Da livre une version différente

De son côté, JP N’Da conteste cette lecture des événements. L’influenceur ivoirien affirme que les difficultés seraient plutôt liées au comportement de leur hôte et à une ambiance qu’il décrit comme tendue dès les premiers moments du séjour.Selon lui, plusieurs membres du groupe auraient rapidement rencontré des difficultés à cohabiter avec Salimata.

Pour JP N’Da, le conflit aurait atteint son point culminant à l’approche du départ. Il affirme qu’une altercation aurait éclaté après l’arrivée de proches de Salimata dans sa chambre, provoquant une dispute entre les différentes parties.

Des accusations de violences que JP N’Da réfute

JP N’Da affirme également que Salimata l’aurait filmé pendant la scène avant d’alerter les forces de l’ordre. Lorsque les policiers sont arrivés, selon son témoignage, l’influenceuse l’aurait accusé de violences physiques, notamment de coups et de gifles. Des accusations que l’influenceur ivoirien rejette catégoriquement.

JP N’Da détenu, l’affaire désormais entre les mains de la justice

Le différend a désormais pris une dimension judiciaire. Après le renvoi de son dossier à une audience ultérieure, les autorités ont placé JP N’Da en détention dans l’attente de la suite de la procédure. L’influenceur continue de nier les faits qui lui sont reprochés et affirme ne pas comprendre comment le séjour a pu prendre une telle tournure.

À ce stade, les deux récits restent profondément opposés. Salimata met notamment en avant les problèmes liés au respect des règles de l’établissement et les tensions qui auraient suivi. JP N’Da, lui, conteste cette version et affirme avoir été pris dans un conflit dont il estime être la victime.

Pour l’heure, les circonstances précises de l’altercation et les éventuelles responsabilités restent à établir. L’instruction de l’affaire et, le cas échéant, l’examen des différents éléments par la justice permettront de déterminer ce qui s’est réellement passé.  Cette affaire rappelle aussi la difficulté, dans un contexte largement relayé sur les réseaux sociaux, de distinguer les témoignages personnels, les accusations et les faits définitivement établis par la justice.

Miss World 2026 : Fatima Koné éliminée, la Côte d’Ivoire quitte la compétition dès le premier tour

Le parcours de Fatima Koné à Miss World 2026 s’est arrêté plus tôt qu’espéré. La représentante de la Côte d’Ivoire n’a pas réussi à intégrer le Top 40 de la compétition, à l’issue de la première étape de la grande finale disputée ce samedi 5 septembre 2026 au Vietnam.

Après plusieurs étapes de sélection, l’aventure internationale de la reine de beauté ivoirienne a pris fin dès le premier tour de la finale. Les membres du jury ont retenu 40 candidates parmi les participantes pour poursuivre la compétition et tenter de décrocher la couronne.
Fatima Koné ne figure malheureusement pas parmi ces finalistes. Une élimination qui met un terme à sa participation à cette édition de Miss World.

 

Des challenges qui n’auront pas permis de se démarquer

Depuis le début de la compétition, la candidate ivoirienne n’a remporté aucun des différents challenges organisés dans le cadre de Miss World 2026. Elle a notamment été éliminée du Head-to-Head Challenge.
Elle n’avait pas non plus obtenu de distinction dans les compétitions Top Model et Top Designer.

Ces résultats ont-ils influencé la sélection finale du Top 40 ? Impossible de l’établir avec certitude. Ils n’auront toutefois pas offert à Fatima Koné l’opportunité de bénéficier d’un accès direct à la suite de la compétition ou de se démarquer davantage avant la grande finale.

Au terme de cette édition, aucune candidate africaine n’a réussi à intégrer le Top 3 de Miss World 2026. Le continent a néanmoins été représenté jusqu’au Top 5, grâce à la candidate de l’Afrique du Sud, qui signe ainsi la meilleure performance africaine de cette édition. Pour la Côte d’Ivoire, l’élimination de Fatima Koné dès le premier tour de la finale laisse une nouvelle fois le pays à la recherche de la prestigieuse couronne mondiale.

Marlene Kany, prochain espoir ivoirien

Si l’aventure de Fatima Koné s’achève, la Côte d’Ivoire aura bientôt une nouvelle carte à jouer sur la scène internationale. Marlene Kany, Miss Côte d’Ivoire 2022, doit en effet représenter prochainement le pays au Miss Grand International 2026, prévu en Thaïlande du 18 septembre au 10 octobre 2026.