MGC : « Non, absolument pas », Simone Gbagbo écarte l’idée d’une crise et réagit aux nombreuses démissions

Pour la première fois depuis la multiplication des démissions enregistrées au sein du Mouvement des générations capables (MGC), Simone Gbagbo s’est exprimée sur la situation de sa formation politique. Dans une interview accordée à France 24 alors qu’elle séjourne en France, l’ancienne Première dame ivoirienne a rejeté l’idée que ces départs puissent compromettre l’avenir du parti.

Interrogée sur l’impact de cette série de démissions et sur l’existence éventuelle d’une période difficile pour le MGC, Simone Gbagbo a répondu sans détour : « Non, absolument pas ». Selon elle, la formation avait déjà engagé une réflexion sur son fonctionnement après les élections présidentielle et législatives.

 

Une restructuration engagée avant les départs

Simone Gbagbo explique que le MGC avait entrepris de faire le bilan de ses activités à l’issue des deux scrutins. Cette étape devait notamment permettre au parti de revoir son organisation et ses structures.

« Quand nous avons terminé la présidentielle, puis les législatives, nous nous sommes arrêtés pour faire le bilan de tout ce travail, de toute cette activité », a-t-elle déclaré.

La présidente du MGC assure que la restructuration était déjà en cours lorsque les premières démissions ont été annoncées. « Nous avions déjà décidé de restructurer un petit peu le parti et nous étions en pleine restructuration lorsque ces démissions-là sont intervenues », a-t-elle précisé.

 

Plus d’une centaine de départs évoqués

Cette sortie intervient plusieurs semaines après le départ de Klognimban Dominique Traoré. Fin juin 2026, le premier vice-président chargé de la communication, porte-parole et directeur de campagne de Simone Ehivet Gbagbo lors de la présidentielle de 2025 avait annoncé sa démission, invoquant « des raisons personnelles ».

D’autres responsables et militants ont ensuite fait savoir qu’ils quittaient à leur tour le MGC. Des médias ont évoqué un total de 107 démissions au sein de différentes structures de la formation, notamment dans les fédérations locales, les structures départementales et les représentations de la diaspora.

Parmi les responsables cités figurent notamment ceux des districts des Savanes, du Tchologo, du Hambol, du Poro et de la Bagoué. Dans son intervention, Simone Gbagbo n’a toutefois pas confirmé le nombre avancé ni détaillé les raisons précises de cette succession de départs.

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Simone Gbagbo en France pour les structures européennes du MGC

Son séjour en France s’inscrit par ailleurs dans le cadre d’activités liées aux structures européennes du MGC. Simone Gbagbo explique avoir répondu à une invitation de responsables du parti établis en France et en Europe.

« Depuis plusieurs années, les camarades de France et d’Europe m’avaient proposé de venir parler avec eux, partager avec eux et c’est dans ce cadre-là que je suis là », a-t-elle expliqué.

Au cours de ce séjour, plusieurs rencontres sont prévues avec les responsables et militants. Elles doivent notamment permettre d’installer officiellement certains responsables, de procéder à leur investiture et d’échanger autour du programme de travail des structures du MGC en France et en Europe.

Couple de Vitale : « Fais la paix avec ton époux », le message d’Anicette Konan

Anicette Konan a choisi de s’exprimer sur la situation conjugale de la chanteuse coupé-décalé Vitale, de son vrai nom Bomisso Minin Nadège. L’ancienne employée de la Radiodiffusion Télévision ivoirienne (RTI) a adressé un message à l’artiste, l’encourageant à privilégier l’apaisement et à renouer le dialogue avec son époux, Marko Versace.

Dans son intervention, Anicette Konan a notamment appelé Vitale à ne pas laisser les réactions de son entourage ou celles de ses détracteurs peser sur ses choix personnels. Pour elle, les difficultés conjugales ne doivent pas nécessairement conduire à une rupture.

« Ne donne pas l’occasion à tes détracteurs de rire de toi. Fais la paix avec ton époux. Des histoires, il y en a dans tous les couples », a-t-elle déclaré.

 

Un regard également spirituel sur la situation

Anicette Konan a expliqué vouloir également aborder cette situation sous un angle spirituel, tout en précisant qu’elle ne se considère pas comme un modèle. Pour étayer son propos, elle s’est appuyée sur certaines déclarations publiques antérieures de Vitale au sujet de son couple. Elle a notamment rappelé une phrase attribuée à la chanteuse concernant le comportement de son époux :

« Pour avoir suivi tes sorties, je t’ai entendue dire : “Quand mon mari est ivre, il devient violent” ».

Anicette Konan a également fait référence à des publications attribuées à Marko Versace, dans lesquelles celui-ci aurait publiquement mis son épouse en valeur, notamment en la surnommant « ma Range Rover ». Elle y voit un élément illustrant la place que les deux époux continueraient à occuper publiquement l’un auprès de l’autre.

Poursuivant son message, Anicette Konan a invité Vitale à relativiser les difficultés rencontrées dans son mariage. « Vivi, tout n’est pas rose dans un foyer », a-t-elle affirmé, avant de l’exhorter à ne pas offrir à ceux qui souhaiteraient la voir échouer l’occasion de se réjouir d’une éventuelle séparation.

L’ancienne employée de la RTI est également revenue sur ses propres rapports avec la chanteuse. Elle a rappelé que Vitale avait, par le passé, tenu des propos à son encontre dans une chanson, faisant notamment référence à « Christo de menthe » et aux « voleuses de maris ».

Malgré cet épisode, Anicette Konan assure ne pas avoir pris ces paroles au premier degré. Elle affirme conserver son estime pour l’artiste.

« Ma sœur, tu as mon soutien. Même si dans mon affaire, tu n’as pas été tendre avec toi. Tu es allée jusqu’à sortir une chanson où tu parlais de “Christo de menthe, de voleuses de maris”. Mais bon, ce n’est pas bien grave. Je n’ai pas pris cela au premier degré. Puisqu’à la base, tu es une dame que j’apprécie beaucoup », a-t-elle indiqué.

 

Un appel à préserver le foyer

En conclusion, Anicette Konan a renouvelé son invitation à l’apaisement, demandant à Vitale de privilégier la réconciliation avec son époux.

« Les histoires, il y en a dans tous les couples. Laisse tout tomber. Retourne dans ton foyer. Fais la paix avec ton époux », a-t-elle lancé.

Vitale, de son vrai nom Bomisso Minin Nadège, est mariée depuis juillet 2023 à Marko Versace, manager d’artistes. Le couple s’est uni le 15 juillet 2023 à Abidjan.

Éléphants : deux absences pour blessures, Junior Diaz et Luck Zogbé appelés en renfort

La sélection ivoirienne devra composer avec deux absences pour la fenêtre FIFA de septembre-octobre 2026. Dans un communiqué publié ce dimanche 20 septembre 2026, la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a annoncé les forfaits de Guéla Doué et d’Odilon Kossounou, tous deux initialement convoqués avec les Éléphants.

Les deux internationaux ivoiriens sont indisponibles en raison de blessures. Ils ne pourront donc pas participer aux trois rencontres prévues durant cette période internationale, notamment les confrontations face au Ghana et à la Somalie, ainsi que le match amical contre le Cameroun.

« La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) informe les médias et l’opinion publique que les joueurs Odilon Kossounou et Guéla Doué, initialement convoqués pour la fenêtre FIFA de septembre-octobre 2026, sont forfaits en raison de blessures », précise la FIF dans son communiqué.

Pour faire face à ces deux forfaits, le sélectionneur national Hervé Renard a procédé à deux nouvelles convocations. Junior Diaz, défenseur central de Troyes, et Luck Zogbé, joueur du Stade Brestois, rejoindront ainsi le groupe des Éléphants. Les deux joueurs sont appelés à prendre part aux trois rendez-vous inscrits au programme de cette fenêtre internationale. Leur arrivée permet à la sélection ivoirienne de compléter son groupe après les indisponibilités de Guéla Doué et Odilon Kossounou.

Junior Diaz et Luck Zogbé seront donc avec les Éléphants pour les prochaines échéances. La Côte d’Ivoire affrontera le Ghana le 24 septembre 2026, avant de croiser la Somalie cinq jours plus tard, le 29 septembre. La sélection ivoirienne bouclera ensuite cette série de rencontres par un match amical face au Cameroun, prévu le 3 octobre 2026.

Communiqué du Conseil national de sécurité du jeudi 17 septembre 2026

Le président de la République, Alassane Ouattara, a présidé, ce jeudi 17 septembre 2026, au Palais de la Présidence de la République, une réunion du Conseil national de sécurité portant sur la situation sécuritaire générale.

À l’issue des échanges, il ressort que la situation sécuritaire de notre pays continue d’être stable, du fait de l’efficacité des opérations de sécurisation menées par nos Forces de Défense et de Sécurité, sur l’ensemble du territoire national.

Le Conseil national de sécurité se félicite ainsi de la baisse continue de plusieurs formes de criminalité, à savoir les attaques de coupeurs de route, de domiciles et de commerces, et les vols de véhicules et de motos.

Le Conseil National de Sécurité se réjouit également du bon déroulement de l’opération « Épervier Spécial », lancée le 7 septembre dernier, pour une durée de 90 jours, dans les villes de Bouaké, Daloa et Korhogo, et visant le démantèlement des réseaux de trafics illicites de Médicaments de Qualité Inférieure et Falsifiés (MQIF) et de médicaments détournés, la lutte renforcée contre la drogue, ainsi que la répression de l’incivisme routier.

En effet, cette opération, qui mobilise 1 320 éléments de la Police et de la Gendarmerie Nationales, enregistre, sur la seule période du 7 au 16 septembre, le bilan suivant :

  •  La destruction et la non-recolonisation de 56 fumoirs ;
  •  La saisie de près de 183 tonnes de MQIF et médicaments détournés ;
  •  La saisie de plus de 3 500 engins, essentiellement pour non-port de casque de protection et défaut de plaques d’immatriculation ;
  •  L’interpellation de 196 individus, conduits devant les parquets pour incitation à la violence et trafic de MQIF et stupéfiants ; et
  •  L’interpellation de 180 enfants en conflit avec la loi, mis à la disposition de la Cellule de Coordination, de Suivi et de Réinsertion (CCSR) pour leur prise en charge.

Au regard de ces données encourageantes, le Président de la République félicite le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, de même que les Forces de Défense et de Sécurité engagées dans cette opération, pour les résultats probants obtenus sur cette courte période. Il les exhorte, par ailleurs, à maintenir cette dynamique en vue du plein succès de l’opération « Épervier Spécial ».

Le Conseil National de Sécurité note enfin, avec satisfaction, la réussite des festivités marquant la commémoration du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, les 6 et 7 août derniers.

À ce titre, le Président de la République adresse ses remerciements et félicitations à l’ensemble des acteurs ayant grandement contribué au succès de ces réjouissances, sur l’ensemble du territoire, à savoir ceux impliqués dans l’organisation et la sécurisation de cet évènement d’envergure pour notre pays, ainsi que les populations vivant en Côte d’Ivoire pour leur comportement citoyen, observé lors de ces festivités.

En dépit de ce bilan globalement satisfaisant de la situation sécuritaire générale, le Conseil National de Sécurité note que certains faits devront continuer à faire l’objet d’une vigilance accrue. Il s’agit, notamment, des cas d’accidents de la circulation, dont le nombre est passé de 1 549 en juillet 2026 à 1 657 en août 2026, soit une hausse d’environ 7 % par rapport au mois de juillet.

Par ailleurs, concernant le cas de l’orpaillage illégal dans notre pays, le Conseil National de Secrétariat, en vue d’éradiquer ce fléau, avait décidé, lors de sa dernière réunion, du renforcement de la réponse étatique, par le biais de diverses mesures.

Dans cette dynamique, un atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal s’est tenu les 4 et 5 septembre 2026, à Yamoussoukro, en vue, notamment, de définir et préciser les mesures de renforcement indispensables.

Le Conseil National de Sécurité salue l’engagement résolu des Préfets de Région, exprimé au cours de cette rencontre, à éradiquer durablement le fléau de l’orpaillage illégal dans leurs circonscriptions administratives, dans un délai de six (6) mois, principalement à travers une mobilisation accrue du renseignement territorial, une coordination renforcée des forces compétentes et un suivi rigoureux des actions entreprises.

Au regard des conclusions de cet atelier, le Conseil National de Sécurité, en complément des décisions arrêtées lors de sa réunion du 23 juillet 2026, approuve les mesures prioritaires recommandées par les participants, et décide, à ce titre :

  •  Du renforcement des capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité locales ;
  •  De l’augmentation substantielle du nombre des brigades opérationnelles du Groupement Spécial de Lutte contre l’Orpaillage Illégal ;
  •  De l’intensification de la surveillance fluviale, à travers la création de 21 Pelotons de Sécurité Fluviale pour assurer le contrôle permanent des 4 grands fleuves de notre pays et leurs affluents ;
  •  Du durcissement des sanctions avec l’adoption prochaine d’une loi visant à aggraver les peines réprimant les infractions liées à l’orpaillage illégal. De même, toute forme de participation indirecte ou de complicité logistique ou financière sera désormais traitée comme une infraction autonome ;
  •  De la mise en place de mesures de réhabilitation écologique et de réinsertion économique : Il s’agira, ici, d’accompagner d’une part, la restauration des sites détruits par l’orpaillage illégal, à travers des programmes de Travaux à Haute Intensité de Main-d’Œuvre (THIMO) et l’implication du Génie Militaire, et, d’autre part, la réinsertion économique des orpailleurs illégaux nationaux, grâce à des activités génératrices de revenus ;
  •  De l’instauration d’un moratoire de six (6) mois sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale ;
  •  Du déploiement d’un dispositif de communication et de Suivi-Évaluation qui permettra de rendre compte, de façon objective, de l’évolution du phénomène.

Le Président de la République a instruit le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense, de même que l’ensemble des Ministres concernés à l’effet de prendre les dispositions idoines pour l’exécution, dans les plus brefs délais, de ces différentes mesures.

De plus, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, proposera des mesures en vue de la professionnalisation de la filière aurifère, y compris la formation professionnelle, la reconversion des jeunes, les comptoirs d’achat, la cartographie de notre patrimoine minier et la mise en place de raffineries.

Au terme de la réunion, le Chef de l’État, satisfait du bilan sécuritaire général, a réitéré ses félicitations à l’ensemble des acteurs impliqués dans la sécurisation de notre pays, tout en saluant particulièrement l’abnégation des Forces de Défense et de Sécurité dans l’accomplissement de leurs missions.

Il les a, enfin, encouragés à intensifier leurs efforts pour continuer à garantir le climat de paix et de sécurité qui prévaut dans notre pays.

 

Fait à Abidjan, le jeudi 17 septembre 2026
M. Fidèle SARASSORO,
Ministre, Secrétaire Exécutif du Conseil
National de Sécurité

Décès de Dr Bamba Maférima, DGA des Impôts et maire de Séguéla

La Côte d’Ivoire est en deuil après l’annonce du décès de Dr Bamba Maférima, épouse M’Bahia, directrice générale adjointe (DGA) des Impôts. Elle est décédée ce vendredi 18 septembre 2026, selon son entourage.

La disparition de cette haute responsable provoque une vive émotion au sein de la Direction générale des impôts (DGI), mais également à Séguéla, dans le nord de la Côte d’Ivoire, où elle exerçait les fonctions de maire.

 

Une carrière construite au sein de l’administration fiscale

Dr Bamba Maférima était présentée comme une spécialiste de la fiscalité et de la gestion publique. Son parcours administratif s’était construit au fil des années au sein de l’administration fiscale ivoirienne, où elle avait occupé plusieurs responsabilités. Sortie major de sa promotion à l’École nationale d’administration (ENA) d’Abidjan, dans la filière Impôts, elle avait progressivement gravi les différents échelons de l’administration fiscale.

Titulaire des qualifications d’expert-comptable diplômée selon les régimes français et UEMOA et de comptable publique, Bamba Maférima avait également construit un solide parcours académique. En 2021, elle avait soutenu à l’Université Alassane Ouattara une thèse de doctorat consacrée aux comportements face à la fraude fiscale. Son travail avait obtenu la mention « très honorable » et reçu l’appréciation de ses pairs.

Cette double expérience académique et professionnelle avait contribué à asseoir sa réputation dans les domaines de la fiscalité et de la gestion publique.

Parallèlement à ses responsabilités à la DGI, notamment au siège de l’institution à la Tour E du Plateau, Bamba Maférima s’était également engagée dans la vie politique. Cadre du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), elle avait remporté les élections locales de 2023 et accédé à la fonction de maire de Séguéla.

Avec sa disparition, la DGI et la commune de Séguéla perdent une responsable qui avait occupé à la fois des fonctions importantes dans l’administration fiscale et dans la gestion locale.

CHU de Bouaké : alerte après le signalement d’un faux médecin

La Direction générale du CHU de Bouaké appelle à la vigilance après l’identification, par les caméras de surveillance, d’un individu aperçu dans plusieurs services de l’établissement. Selon les éléments constatés, cet homme se présenterait comme un médecin interne des hôpitaux pour accéder aux différents services et commettre des actes de vol.

Face à cette situation, la direction invite le personnel, les patients, les parents et les accompagnants à redoubler de prudence. La direction invite chacun à vérifier l’identité et la fonction de toute personne avant de lui confier un effet personnel ou un objet de valeur.

 

Le CHU appelle à signaler toute information

L’établissement demande également à toute personne qui reconnaîtrait l’individu ou qui disposerait d’informations susceptibles de permettre son identification ou sa localisation de contacter rapidement le CHU de Bouaké. Deux numéros sont communiqués à cet effet : 0502547050 et 0173929424.

La Direction générale profite de cette alerte pour rappeler aux visiteurs et aux accompagnants l’importance du respect des procédures d’accueil, d’identification et de sécurité appliquées à l’entrée de l’établissement. Ces mesures protègent les patients, le personnel, les visiteurs ainsi que leurs biens.

Dans ce contexte, le CHU de Bouaké souligne que la vigilance et la collaboration de chacun restent indispensables pour maintenir un environnement hospitalier sécurisé.

« La sécurité de tous est l’affaire de chacun », rappelle l’établissement.

Monétisation en Côte d’Ivoire : « YouTube, monétisez-nous ! Je veux mon djai » lance Himra

La question de la monétisation des contenus sur YouTube en Côte d’Ivoire revient au centre des débats. L’artiste rappeur ivoirien Himra a directement interpellé la plateforme américaine, mercredi 16 septembre 2026, dans une publication relayée sur sa page Facebook.

La sortie du rappeur intervient dans le sillage du plaidoyer lancé par l’artiste français Tiakola, qui appelle YouTube et les plateformes de streaming à mieux prendre en compte les contenus produits par les artistes afro-francophones.

 

Himra réclame les revenus liés aux vues

Présenté dans le texte comme le « roi de la Drill Ivoire » et numéro 1 sur les plateformes de streaming payantes en Côte d’Ivoire, notamment Apple Music et Spotify, Himra a choisi de s’adresser directement à YouTube sur la question de la monétisation, qu’il affirme toujours absente du territoire ivoirien.

L’artiste met en avant les performances réalisées par les créateurs locaux sur la plateforme. Selon lui, les artistes ivoiriens enregistrent « des centaines de milliers de vues » et devraient pouvoir bénéficier des revenus générés par leurs contenus.

« YouTube, monétisez-nous ! Je veux mon djai », écrit-il dans son message, en prenant notamment l’exemple des artistes nigérians qui tirent des revenus de leurs clips diffusés sur YouTube.

Dans un autre passage, Himra insiste sur la visibilité obtenue par les artistes ivoiriens :

« On dirait vous ne nous voyez pas mais on a des centaines de milliers de vues. (…) On n’a qu’à regarder les Naijas se jouer les dangereux à cause de monétisation. Monétiser nous ».

 

Dans le sillage du plaidoyer de Tiakola

Cette prise de position intervient après celle de Tiakola. Le rappeur français avait profité du clip de son morceau « Melo Décalé », publié sur YouTube le 12 juin dernier, pour appeler à la monétisation des clips vidéo des artistes afro-francophones sur la plateforme.  En Côte d’Ivoire, cette problématique est évoquée depuis juin 2024, avec des actions déjà engagées autour de la question.

La question des revenus générés par les plateformes numériques s’inscrit aussi dans les échanges engagés par les autorités ivoiriennes.

Le 2 février 2026, par la voix de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remack, les autorités ivoiriennes ont entamé des échanges stratégiques avec la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) sur la régulation et la monétisation des contenus diffusés sur les plateformes numériques.

La revendication portée par Himra intervient ainsi alors que la question des revenus tirés des plateformes numériques reste posée pour les artistes et créateurs de contenus ivoiriens.

Simone Ehivet Gbagbo : « Dieu m’a demandé de prier pour Alassane Ouattara »

Dans le podcast « Au cœur des convictions », Simone Ehivet Gbagbo revient sur son parcours politique, son rapport à Laurent Gbagbo ainsi que sur une expérience spirituelle vécue pendant ses années de détention à Odienné. L’ancienne prisonnière affirme notamment que ses convictions politiques ne découlent pas de son époux, même si celui-ci a, selon elle, nécessairement influencé son parcours.

Interrogée sur ce qu’aurait été sa trajectoire politique sans Laurent Gbagbo, Simone Ehivet Gbagbo estime qu’elle aurait pu devenir la femme politique qu’elle est aujourd’hui. Elle reconnaît toutefois que leur parcours commun a eu un impact sur sa vie politique, considérant que les individus s’influencent naturellement les uns les autres.

Elle insiste cependant sur l’origine de ses propres engagements.

« Mes engagements, je les tiens de mon expérience, de mon vécu, de l’analyse de ma situation et de ma capacité à prendre des décisions », explique-t-elle, avant d’appeler chacun à construire ses propres choix et à en assumer les conséquences.

Selon elle, une décision peut conduire à de nouveaux progrès, mais peut également s’avérer mauvaise. Dans ce dernier cas, elle estime qu’il faut en tirer les enseignements, procéder aux corrections nécessaires et poursuivre son chemin.

 

Trois ans et demi de détention à Odienné

Simone Ehivet Gbagbo évoque également une période particulièrement marquante de son parcours : sa détention à Odienné, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Elle raconte avoir vécu cette période avec un profond ressentiment envers le pouvoir arrivé après la perte du pouvoir de son camp. Elle dit avoir vécu cette situation comme un renversement par la force et la violence, avant de se retrouver elle-même en prison.

Dans ce contexte, elle affirme avoir choisi de s’accrocher à sa foi. Pendant les trois années et demie passées en détention à Odienné, elle explique avoir consacré l’essentiel de ses lectures à la Bible, mettant de côté ses autres ouvrages. C’est au cours de cette période qu’elle dit avoir découvert le Psaume 72, attribué au roi Salomon. Elle raconte avoir été particulièrement touchée par ce texte, dans lequel Salomon demande à Dieu de l’aider à bien gouverner et à agir pour son peuple.

La lecture de ce psaume lui aurait d’abord fait penser à Laurent Gbagbo. Elle explique avoir regretté de ne pas avoir découvert ce texte plus tôt afin de pouvoir le lire pour son époux lorsqu’il accédait au pouvoir.

Elle raconte ensuite avoir eu, dans son esprit, cette réponse : « Ce n’est pas pour Gbagbo que je t’ai conduite à ce texte, mais pour Alassane Ouattara. »

Cette perspective, dit-elle, l’aurait profondément déstabilisée compte tenu de son ressentiment envers Alassane Ouattara et de la situation dans laquelle elle se trouvait alors.

Elle explique avoir alors contesté, dans ses prières, cette demande qu’elle attribue à Dieu. Selon son récit, elle aurait rappelé les événements vécus en Côte d’Ivoire et les responsabilités qu’elle attribuait au pouvoir en place dans sa propre situation. Elle affirme toutefois avoir reçu à trois reprises la même demande : prier pour Alassane Ouattara à partir de ce texte biblique.

 

Une prière qui, selon son récit, transforme son regard

Après cette troisième demande, Simone Ehivet Gbagbo dit avoir décidé d’obéir, tout en précisant que son cœur n’était pas en accord avec cette démarche. Elle raconte avoir alors demandé que son obéissance soit considérée malgré l’absence de conviction personnelle. Elle affirme avoir commencé à réciter le texte matin et soir pendant une semaine.

Les trois premiers jours, explique-t-elle, les paroles sortaient de sa bouche sans correspondre à ce qu’elle ressentait intérieurement. Elle dit toutefois avoir poursuivi cette pratique. À partir du quatrième jour, son état d’esprit aurait commencé à évoluer. Elle raconte que son cœur a progressivement accepté la démarche.

Les cinquième, sixième et septième jours, elle affirme avoir finalement récité le texte « avec joie » pour Alassane Ouattara. Elle décrit cette évolution comme une guérison intérieure, marquée, selon ses propres termes, par la disparition des pleurs, des larmes et des lamentations.

Elle conclut ce récit en expliquant avoir ensuite vécu « joyeuse » à Odienné durant le reste de ses trois années et demie de détention.

Pétrole : PETROCI et PETROBRAS signent 8 contrats de partage de production en Côte d’Ivoire

PETROCI et PETROBRAS franchissent une nouvelle étape dans leur partenariat avec la signature, jeudi 17 septembre 2026, de huit Contrats de Partage de Production (CPP). Une première entre les deux groupes, qui marque l’entrée du géant pétrolier brésilien dans le bassin sédimentaire ivoirien.

Cette signature constitue une étape importante pour PETROCI et le secteur des hydrocarbures en Côte d’Ivoire. Elle ouvre une nouvelle phase dans l’exploration pétrolière et gazière sur les différents blocs concernés.

 

PETROBRAS apporte son expertise offshore

Spécialisé dans l’exploration et la production d’hydrocarbures en eaux profondes et ultra-profondes, PETROBRAS met dans le cadre de ce partenariat son expérience des opérations offshore complexes ainsi que ses technologies. L’arrivée du groupe brésilien dans le bassin sédimentaire ivoirien est présentée comme un signe de son attractivité croissante et de la dynamique portée par PETROCI. Son expertise doit notamment permettre d’accélérer les travaux de recherche sur les blocs concernés.

La cérémonie s’est déroulée au Sofitel Hôtel Ivoire, en présence de Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, et d’Adama Coulibaly, ministre de l’Économie, des Finances et du Budget. Les deux membres du gouvernement ont assisté à la signature aux côtés des délégations de PETROBRAS et de PETROCI, ainsi que de plusieurs invités.

Au-delà de l’exploration, cette collaboration vise également à contribuer au renforcement du positionnement de la Côte d’Ivoire comme hub énergétique régional.

À travers ces huit CPP, PETROCI Holding réaffirme sa mission de valorisation des ressources nationales et de consolidation des capacités énergétiques du pays. Ce partenariat avec PETROBRAS traduit également la volonté de PETROCI de s’appuyer sur de grands acteurs de l’industrie afin de renforcer les capacités énergétiques de la Côte d’Ivoire.

Cacao ivoirien : Simon Adingra sollicité comme ambassadeur à l’international

En déplacement à Amsterdam dans le cadre de la 82e réunion du Conseil d’administration du Fonds commun pour les produits de base (CFC), une rencontre autour du cacao ivoirien a réuni, mercredi 16 septembre 2026, le responsable à l’origine de cette initiative et l’international ivoirien Simon Adingra.

Au cours d’un dîner organisé en marge de cette visite de travail, les échanges ont porté sur plusieurs sujets, notamment le football ainsi que l’actualité nationale et internationale. Mais la rencontre a surtout permis d’aborder un projet consacré à la promotion du cacao ivoirien sur la scène internationale.

 

L’initiative consiste à mettre en place un pool d’ambassadeurs bénévoles issus des secteurs sportif, culturel et artistique, appelés à contribuer à la promotion et à la visibilité du cacao ivoirien à l’étranger. Le choix de Simon Adingra est notamment lié à son statut de joueur de l’Ajax, club basé à Amsterdam. La ville constitue ainsi le cadre symbolique de cette démarche, puisqu’elle est présentée dans le texte comme la capitale mondiale du cacao.

L’objectif affiché est de mobiliser des personnalités dont la notoriété peut contribuer à porter davantage la voix du cacao ivoirien sur les marchés internationaux.

Derrière cette démarche se trouve une ambition clairement exprimée qui est de renforcer la visibilité du cacao ivoirien afin de favoriser une meilleure valorisation de la production. Chaque relais supplémentaire en faveur du cacao ivoirien à l’international renforce sa visibilité sur les marchés et peut, à terme, améliorer les revenus des personnes qui travaillent quotidiennement dans les plantations.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la volonté de constituer ce réseau d’ambassadeurs bénévoles issus du sport, de la culture et du monde artistique.

 

Bruno Nabagné Kone
© Bruno Nabagné Kone