Revue de presse du 18 septembre : Riposte contre l’orpaillage illégal, Affaire Koumassi Campement et Koné Katinan au cœur des Unes

La lutte contre l’orpaillage illégal, les développements de l’affaire de Koumassi Campement et la détention de Koné Katinan dominent les Unes des journaux ivoiriens parus vendredi 18 septembre 2026. Les quotidiens accordent également une place à la filière café-cacao et aux questions de gouvernance locale.

 

L’orpaillage illégal au premier plan après les décisions du CNS

Les nouvelles mesures annoncées par le Conseil national de sécurité (CNS), réuni sous la présidence du chef de l’État, occupent une place centrale dans les journaux. La réponse des autorités face à l’orpaillage illégal est largement commentée au lendemain de cette réunion.

Soir Info met ainsi en avant les « mesures fortes » arrêtées par le CNS, notamment la radiation de gendarmes impliqués dans des faits liés à l’orpaillage illégal.

De son côté, Fraternité Matin revient sur les dispositions destinées à intensifier la lutte contre le phénomène et dresse parallèlement le bilan de l’opération « Épervier spécial ». Le Patriote, L’Essor Ivoirien et Le Matin consacrent également leurs Unes au durcissement annoncé de la réponse des autorités.

La décision de suspendre pendant six mois l’octroi de nouvelles autorisations minières retient particulièrement l’attention de Le Matin et L’Avenir. Le Jour Plus évoque pour sa part une suspension temporaire des nouveaux permis miniers, accompagnée d’une réforme annoncée du secteur aurifère.

Sur le volet sécuritaire, Le Rassemblement élargit le sujet à la drogue et à l’incivisme, tout en annonçant la création de 21 pelotons de sécurité fluviale. Aujourd’hui insiste également sur la surveillance des cours d’eau.

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Koumassi Campement : les journaux scrutent les suites de l’affaire

L’affaire de Koumassi Campement occupe elle aussi une place importante dans les éditions du jour. Les journaux s’intéressent à ses dimensions judiciaires, politiques et administratives, ainsi qu’au rôle attribué au ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Bacongo.

Le Nouveau Réveil met en avant les déclarations du député Diabagaté, avec un titre consacré à la « difficile protection de deux pontes du RHDP ».

Notre Voie s’interroge, de son côté, sur la position qu’Alassane Ouattara pourrait adopter à l’égard de Cissé Bacongo après les déclarations attribuées au procureur Koné Barman Oumar. Le quotidien revient également sur la question des crimes de Nahio.

Pour Dernière Heure Monde, l’affaire est abordée sous les angles administratif et sécuritaire, notamment autour du plan ORSEC et de la question des compétences du District autonome d’Abidjan.

Le Bélier affirme pour sa part que la justice « cherche encore » Cissé Bacongo. L’Intelligent d’Abidjan appelle quant à lui à distinguer les déclarations effectivement tenues par le procureur de celles qui pourraient lui être attribuées dans le débat public.

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Koné Katinan : une détention largement commentée

La détention de Koné Katinan complète les principaux sujets traités par les journaux ivoiriens ce vendredi. L’Inter revient sur son incarcération, intervenue une semaine plus tôt, et rapporte notamment le message adressé par l’intéressé à ses parents.

La Voie Originale adopte un ton critique à propos de cette détention, qu’elle évoque notamment à travers les termes d’« enlèvement », de « séquestration » et d’« incarcération injuste », tout en s’intéressant à l’état d’esprit de Koné Katinan.

Le Quotidien d’Abidjan rapporte une demande attribuée au Parti communiste français, qui appelle à la libération immédiate de Koné Katinan.

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Café-cacao : le prix du cacao et 291 milliards de FCFA à la Une

Enfin, la filière café-cacao constitue un autre axe important de cette revue de presse. Le Temps met notamment en avant le prix du cacao et une affaire portant sur 291 milliards de francs CFA, tout en évoquant le Conseil du café-cacao et l’Organisation interafricaine du café (OIA).

Le journal annonce également une interview de Bilé Bilé, présentée comme une « interview vérité », consacrée notamment au fonctionnement du Conseil du café-cacao et de l’OIA.

Orpaillage illégal : la Côte d’Ivoire déploie 21 pelotons et suspend les nouvelles autorisations minières pendant 6 mois

21 pelotons de sécurité seront déployés sur les principaux cours d’eau de Côte d’Ivoire pour renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal. La mesure figure parmi les décisions prises jeudi 17 septembre à Abidjan par le Conseil national de sécurité (CNS). Réuni autour de cette question, le CNS a également décidé de renforcer les opérations contre les exploitations clandestines et d’agir sur leurs réseaux de financement ainsi que sur leur soutien logistique.

L’exploitation clandestine de l’or demeure une préoccupation majeure pour les autorités ivoiriennes, qui mobilisent depuis plusieurs années les services de l’État dans les zones concernées. Après les mesures annoncées le 23 juillet, le gouvernement veut désormais intensifier les interventions et améliorer la coordination des acteurs engagés dans la lutte.

Les préfets de région seront au cœur de cette nouvelle phase. Réunis les 4 et 5 septembre à Yamoussoukro, ils se sont engagés à renforcer le renseignement territorial et à améliorer la coordination des forces dans leurs circonscriptions. Cette mobilisation devra être conduite sur une période de six mois.

Le dispositif opérationnel doit également bénéficier de moyens supplémentaires. Le nombre de brigades du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal sera accru, tandis que les capacités des forces de défense et de sécurité déployées dans les régions seront renforcées.

 

21 pelotons pour surveiller les cours d’eau

La stratégie ne se limitera pas aux sites d’extraction clandestine. Le CNS a décidé de créer 21 pelotons de sécurité fluviale chargés de surveiller les quatre grands fleuves ivoiriens ainsi que leurs affluents. L’objectif est d’assurer une présence permanente des forces de sécurité sur ces cours d’eau et de compléter les opérations menées directement sur les zones d’orpaillage illégal.

Parallèlement, le gouvernement prévoit de remettre en état les terrains dégradés par l’exploitation minière clandestine. Le Génie militaire doit prendre part à ces opérations, avec l’appui de programmes à haute intensité de main-d’œuvre.

La réponse gouvernementale doit également s’étendre aux acteurs qui permettent aux exploitations clandestines de fonctionner. Une nouvelle loi est en préparation afin de renforcer les sanctions applicables aux infractions liées à l’orpaillage illégal.

Le futur texte doit notamment permettre de poursuivre séparément les personnes qui financent ces activités ou leur apportent un soutien matériel et logistique. La complicité financière ou matérielle pourrait ainsi devenir une infraction autonome, élargissant le champ des poursuites aux acteurs qui contribuent au fonctionnement des exploitations sans prendre directement part à l’extraction.

 

Six mois sans nouvelles autorisations minières

Autre mesure annoncée par le CNS, la suspension, pendant six mois, de la délivrance de nouvelles autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle. Dans le même temps, les autorités veulent favoriser la sortie de l’illégalité des orpailleurs ivoiriens. Les autorités envisagent des solutions de reconversion, notamment des activités génératrices de revenus et des programmes de formation professionnelle destinés particulièrement aux jeunes.

Le gouvernement entend enfin agir sur l’organisation générale de la filière aurifère. Le Premier ministre devra notamment travailler sur les comptoirs d’achat, la cartographie du patrimoine minier ainsi que sur la création de raffineries.

Le président de la République a demandé au Premier ministre, au ministre chargé de la Défense et aux autres membres du gouvernement concernés de mettre rapidement en œuvre les décisions arrêtées. Leur application fera l’objet d’un suivi afin d’évaluer l’évolution de l’orpaillage illégal à travers le pays.

Affaire Katinan Koné : « Il n’a jamais été question de séquestration », affirme le procureur

Le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, Koné Braman, rejette catégoriquement les accusations de « séquestration » formulées par la défense de Justin Katinan Koné. Selon lui, le quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), placé sous mandat de dépôt dans le cadre de faits présumés liés à la présidentielle ivoirienne de 2025, a été régulièrement convoqué et la procédure s’est déroulée dans le respect des délais légaux.

Lors d’une conférence de presse tenue mercredi 16 septembre 2026, à la salle des pas perdus du tribunal de première instance d’Abidjan, le chef du parquet a assuré que les droits de la défense avaient été respectés.

« Il n’a jamais été question de séquestration. Il a été régulièrement convoqué. Le délai de garde à vue a été respecté », a-t-il déclaré, précisant que quatre avocats étaient présents lors de la première procédure comme lors de la seconde.

 

Le statut d’ancien ministre contesté

Koné Braman est également revenu sur l’un des principaux arguments avancés par la défense de Justin Katinan Koné, son statut d’ancien ministre. Le procureur a estimé que cette qualité ne pouvait être retenue au regard de l’ordonnance N°2011-59 du 14 avril 2011, qui, selon lui, a annulé le gouvernement dirigé par Aké N’Gbo.

« Le gouvernement de M. Aké N’Gbo a été annulé par l’ordonnance N°2011-59 en date du 14 avril 2011 », a-t-il rappelé.

Il s’est ensuite interrogé sur le fait de qualifier Katinan Koné d’ancien ministre alors que cette ordonnance, qui n’aurait jamais été abrogée, continue de produire ses effets. S’appuyant sur cette lecture de la situation juridique, le procureur a été catégorique :

« M. Katinan n’a jamais été ministre de la République de Côte d’Ivoire. »

Le chef du parquet a par ailleurs tenu à préciser que l’incarcération de Justin Katinan Koné ne serait pas intervenue à la suite d’une plainte du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), parti au pouvoir. Selon Koné Braman, le responsable du PPA-CI a été écroué en raison de son implication présumée dans des faits qui se seraient produits au cours de la campagne électorale de la présidentielle ivoirienne de 2025.

« Pour cette procédure, je suis prêt », a assuré le procureur, affichant ainsi sa détermination à défendre la régularité de la procédure engagée.

Un mandat d’arrêt contre Me Habiba Touré

Dans le même contexte, Koné Braman a annoncé avoir engagé des poursuites contre Me Habiba Touré, autre cadre du PPA-CI. Il a également indiqué avoir décerné un mandat d’arrêt contre elle, en raison de son implication présumée dans des faits survenus pendant les élections présidentielles de 2025.

Justin Katinan Koné, quatrième vice-président du parti de Laurent Gbagbo, a été placé sous mandat de dépôt le 11 septembre 2026 pour des faits qualifiés d’« actes terroristes » en lien avec la présidentielle ivoirienne de 2025. De son côté, sa défense conteste la régularité de la procédure et dénonce une « séquestration ».

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Football : Pépé, Kessié et Ghislain Konan, piliers de la nouvelle architecture des Éléphants

Pour construire une équipe solide, Hervé Renard, le nouveau sélectionneur des Éléphants a dévoilé, mercredi 16 septembre à Abidjan, sa liste pour les fenêtres FIFA de septembre et d’octobre. Dans ce groupe largement rajeuni, Nicolas Pépé, Franck Kessié et Ghislain Konan doivent constituer l’une des principales ossatures de la sélection ivoirienne.

 

Pépé, Kessié et Konan comme piliers

Hervé Renard affiche clairement sa volonté de miser sur la jeunesse, mais il conserve plusieurs joueurs d’expérience pour accompagner cette nouvelle génération. Nicolas Pépé, Franck Kessié et Ghislain Konan incarnent cette volonté d’équilibre.

Avec 59 sélections et 14 buts en équipe nationale, Nicolas Pépé reste le joueur le plus expérimenté du secteur offensif parmi les cadres cités. Après les incertitudes qui avaient entouré sa présence lors de la trêve internationale de septembre, sa convocation confirme qu’il figure bien dans les plans du nouveau sélectionneur.

Au milieu de terrain, Franck Kessié demeure un élément majeur. Le joueur compte 107 sélections avec les Éléphants pour 16 buts inscrits. Son expérience doit notamment permettre d’encadrer les nouveaux visages appelés par Hervé Renard. En défense, Ghislain Konan apporte également son vécu international. Avec 57 sélections en équipe nationale, il fait partie des joueurs sur lesquels le sélectionneur entend s’appuyer pour consolider son équipe.

 

Huit nouveaux visages chez les Éléphants

Cette première liste de Hervé Renard se distingue également par l’arrivée de huit nouveaux profils, confirmant le choix du technicien français de renouveler progressivement le groupe. En défense, Kassoum Ouattara, 21 ans, et Christ Tapé, 20 ans, découvrent la sélection nationale. Rayan Fofana, 20 ans, du Havre Athletic Club, constitue pour sa part le seul attaquant de moins de 23 ans convoqué.

Le milieu de terrain accueille également plusieurs jeunes joueurs. Malick Yalcouyé, 20 ans, qui évolue à Brighton, Patrick Zabi, 19 ans, du Paris FC, Eddy Doué, 20 ans, du CF Estrela da Amadora, et Amadou Koné, 21 ans, intègrent le groupe. Christ Inao, 20 ans, de la Fiorentina, complète cette nouvelle génération de milieux appelée par Hervé Renard.

Avec cette sélection, Hervé Renard pose les premiers jalons de son projet à la tête de l’équipe de Côte d’Ivoire. Le technicien français, qui avait conduit les Éléphants vers leur deuxième étoile en 2015, mise désormais sur un mélange entre expérience et jeunesse. Les joueurs retenus vont entamer leur regroupement en vue des rencontres prévues contre le Ghana, la Somalie et le Cameroun dans le cadre des fenêtres FIFA de septembre et d’octobre.

Entre cadres confirmés et jeunes talents, le nouveau sélectionneur dessine ainsi les contours d’une équipe appelée à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.

« Rayés des effectifs pour faute contre l’honneur » : trois gendarmes radiés après leur présence sur un site d’orpaillage illégal

Trois sous-officiers de la Gendarmerie nationale ont été définitivement radiés des effectifs après avoir été surpris sur un site d’orpaillage illégal à Tokro, dans la sous-préfecture de Bengassou, département de Bocanda. La hiérarchie militaire a prononcé cette sanction disciplinaire le 9 septembre 2026, alors qu’une procédure judiciaire est également en cours contre les trois hommes.

Les militaires concernés sont les maréchaux des logis Affian N’Dri Benjamin, Diomandé Sinaly et Ouattara Kouakou Ilias. La hiérarchie de la Gendarmerie nationale a radié les trois sous-officiers de ses effectifs pour « faute contre l’honneur », selon un message officiel.

 

Ils auraient abandonné leur poste de surveillance

Les faits remontent à la nuit du 3 au 4 septembre 2026. Affectés à la surveillance d’un poste d’observation à Bengassou dans le cadre de l’opération Renard, les trois gendarmes auraient quitté leur position pour se rendre sur un site d’orpaillage illégal à Tokro.

D’après la note de la hiérarchie militaire, les trois hommes se trouvaient sur le site « en tenue civile ». Leur présence aurait été découverte par un comité de surveillance villageois, qui les a ensuite appréhendés avant de les remettre à la brigade de gendarmerie de Bocanda.

Les autorités ont placé les trois sous-officiers en garde à vue à Bocanda, avant de les déférer devant le procureur du Pôle pénal économique et financier (PPEF), puis de les conduire au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA), ex-MACA, dans le cadre de la procédure judiciaire.

Une affaire révélée par la presse

L’affaire avait été rendue publique quelques jours avant l’annonce de la sanction disciplinaire. Dans son édition du 8 septembre 2026, le média d’investigation Ivoir’Hebdo avait rapporté la présence des trois gendarmes sur le site d’orpaillage clandestin. La radiation intervient alors que la lutte contre l’orpaillage illégal constitue un enjeu important pour les autorités ivoiriennes. Cette activité clandestine affecte notamment l’environnement, l’économie et la sécurité dans les zones rurales.

Depuis plusieurs années, l’État mène des opérations de démantèlement des sites clandestins. Le Groupement spécial de répression de l’orpaillage illégal (GSROI) effectue régulièrement des opérations sur le terrain, avec notamment la destruction d’installations et la saisie de matériels utilisés pour l’exploitation clandestine de l’or, tels que des motopompes, des concasseurs et des dragues.

 

Des terres et des cours d’eau fortement dégradés

L’orpaillage clandestin entraîne également d’importantes dégradations des terres et des cours d’eau. L’utilisation de produits chimiques, notamment le mercure, contribue à la pollution des rivières. Les excavations et les travaux miniers peuvent, quant à eux, rendre certaines terres impropres à l’agriculture.

Dans plusieurs régions, cette activité menace ainsi les cultures vivrières et les plantations de rente. Elle représente également un manque à gagner pour l’État et le secteur minier formel, une partie de la production aurifère échappant aux circuits légaux. Face à cette situation, les autorités ivoiriennes ont renforcé leur dispositif juridique et opérationnel contre les exploitations clandestines.

Une sanction disciplinaire en attendant la suite judiciaire

La radiation des trois gendarmes s’inscrit dans ce contexte de lutte contre l’orpaillage illégal, mais elle relève du volet disciplinaire de l’affaire. Leur hiérarchie leur reproche notamment d’avoir quitté une mission de surveillance et de s’être retrouvés sur un site d’exploitation clandestine.

Alors que la procédure judiciaire se poursuit, la décision prise le 9 septembre 2026 entraîne donc leur exclusion définitive de la Gendarmerie nationale. Les trois sous-officiers restent par ailleurs concernés par la procédure engagée devant les autorités judiciaires.

Produits cosmétiques : l’AIRP alerte sur la commercialisation illégale du « Zézépagnon »

L’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP) tire la sonnette d’alarme sur la circulation et la commercialisation en Côte d’Ivoire de produits présentés comme des médicaments sous la dénomination « Zézépagnon ». Dans une note d’information adressée au grand public, l’autorité appelle les populations à la vigilance et leur demande de ne pas acheter ni consommer ces produits.

Selon l’AIRP, la gamme « Zézépagnon » est promue et distribuée sur le territoire national par Alain Tagro Kalou, qui se présente sous le titre de « Professeur TAGRO ».

 

Aucun contrôle scientifique ni autorisation de mise sur le marché

L’AIRP précise que les produits concernés n’ont fait l’objet d’aucune évaluation scientifique et ne disposent d’aucune Autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par les autorités sanitaires compétentes. De ce fait, les autorités interdisent formellement la fabrication, l’importation, la distribution, la vente et la promotion de ces produits, qu’elles considèrent comme illégales.

L’autorité rappelle que l’absence d’homologation prive ces produits de toute garantie concernant leur qualité, leur sécurité d’emploi et leur efficacité thérapeutique. Elle s’appuie notamment sur l’article 18 de la loi n° 2017-541 relative à la régulation du secteur pharmaceutique.

Face à cette situation, l’autorité pharmaceutique met en garde les populations contre l’utilisation de produits qui n’ont pas fait l’objet des contrôles requis. Selon l’AIRP, la consommation de ces produits non contrôlés peut exposer les utilisateurs à des risques graves et imprévisibles pour leur santé.

L’autorité recommande donc vivement aux populations de s’abstenir d’acheter et de consommer les produits de la gamme « Zézépagnon ».

L’AIRP appelle également les populations à signaler sans délai tout acte de vente ou de publicité portant sur ces produits. Les populations doivent signaler tout acte de vente ou de publicité aux services de l’AIRP ou aux autorités sanitaires les plus proches, afin que ces derniers puissent prendre des mesures conservatoires et engager des poursuites légales.

Avec cette alerte, l’AIRP invite ainsi le grand public à faire preuve de la plus grande vigilance face à la circulation des produits commercialisés sous l’appellation « Zézépagnon ».

« Sinon, ils auraient été dans la liste » : Hervé Renard explique les absences chez les Éléphants

Le nouveau sélectionneur des Éléphants, Hervé Renard, a dévoilé ses premiers choix. Face à la presse mercredi 16 septembre 2026 à Cocody, le technicien français a présenté une liste de 25 joueurs retenus pour la prochaine fenêtre FIFA, avec au programme des rencontres face au Ghana et à la Somalie.

Cette première sélection est marquée par l’arrivée de huit nouveaux joueurs. Kassoum Ouattara, Christ Tapé, Amadou Koné, Malick Yalcouyé, Patrick Zabi Gueu, Yann Gboho, Rayan Fofana et Eddy Doué intègrent ainsi le groupe.

Ces nouveaux visages viennent compléter un effectif composé de cadres et de jeunes joueurs qui avaient déjà réussi à s’imposer sous les ordres d’Emerse Faé.

 

Plusieurs cadres absents

L’arrivée de ces huit joueurs intervient dans un contexte marqué par plusieurs absences. Wilfried Singo, Martial Godo, Amad Diallo, Oumar Diakité et Sébastien Haller ne figurent pas sur la liste dévoilée par Hervé Renard. Le sélectionneur a notamment apporté des précisions sur les situations de Singo, Diallo et Godo. Les trois joueurs sont indisponibles en raison de problèmes physiques.

« Wilfried Singo, Amad Diallo et Martial Godo sont blessés. Sinon, ils auraient été dans la liste », a expliqué Hervé Renard devant les journalistes.

Amad Diallo, qui évolue à Manchester United, n’a d’ailleurs disputé aucune minute depuis le début de la saison en raison d’une blessure.

La situation apparaît différente pour Sébastien Haller et Oumar Diakité. Leur absence serait davantage liée à leur manque de forme au cours des derniers mois. Les deux joueurs devront donc retrouver davantage d’efficacité avec leurs clubs respectifs afin de prétendre à un retour chez les Éléphants lors des prochaines échéances.

Avec cette première liste, Hervé Renard lance ainsi son mandat à la tête de la sélection ivoirienne en mêlant nouveaux visages, joueurs déjà installés et absents dont le retour dépendra notamment de leur état physique ou de leur niveau de forme.

Revue de presse du 17 septembre : Habiba Touré visée par un mandat d’arrêt, l’affaire Koumassi à la Une des journaux

Le mandat d’arrêt annoncé contre Me Habiba Touré figure parmi les principaux sujets qui retiennent l’attention de la presse ivoirienne ce jeudi 17 septembre 2026. Porte-parole du parti de Laurent Gbagbo et du Front commun, l’avocate est désormais visée par des poursuites engagées par le procureur de la République, Braman Koné.

L’annonce est intervenue mercredi 16 septembre, lors de la conférence de presse du procureur consacrée notamment aux premières conclusions des enquêtes sur l’affaire du déguerpissement à Koumassi Campement. Une déclaration qui a rapidement trouvé un écho dans les journaux parus ce jeudi.

 

Un mandat d’arrêt contre Habiba Touré

Profitant d’une question d’un confrère sur l’affaire Justin Koné Katinan, Braman Koné a annoncé avoir engagé des poursuites contre Me Habiba Touré et délivré un mandat d’arrêt à son encontre.

« J’ai engagé des poursuites et même un mandat d’arrêt contre Me Habiba Touré pour son implication dans les événements d’octobre 2025 », a déclaré le procureur de la République.

La porte-parole du parti de Laurent Gbagbo et du Front commun avait occupé une place importante dans les mouvements de contestation contre le quatrième mandat du président Alassane Ouattara.

Cette nouvelle procédure constitue ainsi l’un des principaux éléments relevés par la presse dans le compte rendu de la conférence de presse du procureur. Le journal La Voie Originale revient notamment sur les détails de cette affaire.

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L’affaire Koumassi Campement au centre de la conférence du procureur

Mais au-delà du mandat visant Habiba Touré, la conférence de presse de Braman Koné était principalement consacrée aux résultats des premières enquêtes sur le déguerpissement à Koumassi Campement.

L’Avenir affiche ainsi en Une : « Déguerpissement illégal à Koumassi : Braman Koné déballe tout ». Le Jour plus revient également sur le dossier avec le titre : « Affaire Koumassi Campement : les révélations du procureur de la République qui font trembler le dossier ».

Selon les éléments présentés par le procureur, le député de Gouméré-Tabagne aurait joué un rôle déterminant dans la préparation et l’exécution de l’opération. Il aurait notamment assuré sa coordination ainsi que son principal financement.

Braman Koné a également évoqué un prêt de sept millions de francs CFA obtenu en 2024 par le député auprès d’un administrateur des services financiers. Selon les déclarations recueillies au cours de l’enquête, cette somme devait servir à financer le déguerpissement des occupants d’une parcelle revendiquée par Alloui Brou Jacques.

Le témoignage du fils d’Alloui Brou Jacques

Les enquêteurs ont également entendu le fils aîné d’Alloui Brou Jacques. Celui-ci a déclaré que le député l’avait contacté à plusieurs reprises. Selon son témoignage, le parlementaire lui aurait demandé que son père réalise une vidéo destinée aux réseaux sociaux afin d’assumer la responsabilité des démolitions.

Une éventuelle procédure contre le député

Le dossier prend désormais une dimension institutionnelle. Une requête a été adressée au procureur général près la Cour d’appel d’Abidjan afin de saisir le Bureau de l’Assemblée nationale en vue d’éventuelles poursuites contre le parlementaire. La démarche doit respecter les procédures applicables aux députés.

Les investigations portent également sur plusieurs responsables administratifs. Le directeur de cabinet du ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan a reconnu avoir supervisé les opérations.

De son côté, le directeur des services techniques du District a indiqué avoir requis des policiers pour assurer la sécurisation de l’intervention. Les deux responsables ont affirmé avoir agi dans le cadre d’instructions liées au plan ORSEC.

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PPA-CI : Habiba Touré visée par un mandat d’arrêt, la pression judiciaire s’intensifie autour du parti

Les poursuites judiciaires visant des cadres du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique de Laurent Gbagbo, se poursuivent en Côte d’Ivoire. Elles concernent notamment des responsables soupçonnés d’implication dans les mouvements de contestation ayant marqué la campagne présidentielle d’octobre 2025 et opposés au quatrième mandat du président Alassane Ouattara.

Après le placement en détention de Justin Koné Katinan, c’est désormais Me Habiba Touré, porte-parole du PPA-CI, qui se retrouve dans le viseur du procureur de la République.

 

Un mandat d’arrêt confirmé contre Habiba Touré

L’information a été confirmée par le procureur Koné Braman lors d’une conférence de presse tenue mercredi 16 septembre 2026. Le représentant du ministère public a indiqué avoir engagé des poursuites contre l’avocate et délivré un mandat d’arrêt à son encontre.

« J’ai engagé des poursuites et même un mandat d’arrêt contre Me Habiba Touré pour son implication dans les événements d’octobre 2025 », a déclaré Koné Braman.

Porte-parole à la fois du PPA-CI et du Front commun, Habiba Touré avait occupé une place importante dans les mouvements de contestation contre le quatrième mandat d’Alassane Ouattara. Le Front commun réunissait le PPA-CI et le PDCI-RDA, les deux principaux partis d’opposition, qui réclamaient notamment des conditions permettant la tenue d’une élection libre, transparente et inclusive.

L’avocate avait également pris position en faveur des marches organisées dans ce contexte et sévèrement réprimées par le pouvoir. Ces mobilisations avaient conduit à de nombreuses interpellations : au moins 600 personnes selon les éléments rapportés, et plus d’un millier d’après la direction du parti de Laurent Gbagbo.

 

Justin Koné Katinan également poursuivi

La mise en cause de Me Habiba Touré intervient alors que la justice poursuit Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du PPA-CI, et l’a placé sous mandat de dépôt pour des faits liés aux événements survenus pendant la campagne présidentielle d’octobre 2025. L’ancien ministre délégué au Budget doit répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment d’« actes terroristes » et d’atteinte à la sûreté de l’État.

Justin Koné Katinan avait dans un premier temps été convoqué à la suite d’une plainte du parti présidentiel. Le RHDP l’accusait de diffamation et de divulgation de fausses nouvelles après des déclarations dans lesquelles il mettait en cause le pouvoir d’Abidjan au sujet du fléau de l’orpaillage illégal.

Mais, selon les explications du procureur, la procédure ayant conduit au placement en détention de Katinan ne découle pas de cette plainte.

« M. Katinan n’a pas été déféré sur la base de la plainte du RHDP et, comme il était déjà dans les locaux, en vertu de mes pouvoirs en ma qualité de procureur de la République et directeur de la police judiciaire, j’ai donc instruit à l’effet d’ouvrir et de l’entendre également sur les événements qui ont eu lieu pendant la campagne électorale de la présidentielle 2025 », a expliqué Koné Braman.

Interrogé sur le moment choisi pour cette nouvelle audition, le procureur a défendu la poursuite des procédures engagées autour des événements de la campagne présidentielle.

« Je veux rappeler que les faits qui ont eu lieu pendant la campagne n’étaient pas prescrits. Ce sont des faits criminels. Le timing des hommes politiques n’est pas le mien », a-t-il déclaré.

Les événements qui ont marqué la présidentielle d’octobre 2025 ont, selon les chiffres communiqués, fait 11 morts, dont un gendarme, 71 blessés et entraîné l’interpellation de 1 658 personnes.

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Le PPA-CI dénonce une « instrumentalisation de la justice »

De son côté, le PPA-CI affirme que plus d’un millier de ses militants ont été arrêtés dans le cadre de ces événements, parmi lesquels plusieurs hauts responsables du parti. Blaise Lasm, Boubacar Koné et Nestor Dahi figurent notamment parmi les personnalités du PPA-CI toujours détenues. Les dates de leurs procès restent, à ce stade, inconnues selon les éléments fournis.

Dans un communiqué, le parti de Laurent Gbagbo a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. La formation estime que les autorités visent en réalité Laurent Gbagbo, son « référent politique », à travers les arrestations qu’elle qualifie d’« arbitraires ».

Avec les poursuites visant désormais Me Habiba Touré, la procédure judiciaire engagée autour des événements d’octobre 2025 s’étend ainsi à une nouvelle figure de premier plan du camp de Laurent Gbagbo.

 

CAN 2027 : Hervé Renard dévoile les 25 Éléphants retenus face au Ghana et à la Somalie

Le sélectionneur des Éléphants de Côte d’Ivoire, Hervé Renard, a dévoilé ce mercredi 16 septembre 2026 sa liste pour les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027. Le technicien français a présenté les 25 joueurs retenus lors d’une conférence de presse organisée au siège d’Orange Côte d’Ivoire, avec une volonté affichée de renouveler une partie de son effectif.

 

Quatre nouveaux visages au milieu

Pour ses premières échéances avec la sélection ivoirienne, Hervé Renard a notamment choisi de rajeunir son milieu de terrain. Sur les six joueurs convoqués dans ce secteur, quatre sont de nouveaux appelés. Parmi eux figurent Patrick Zabi, connu sous le surnom de « Zabi La Magie », et Malick Yalcouyé, qui évolue désormais en Premier League sous les couleurs de Brighton. Le groupe des milieux comprend également Eddy Doué, Franck Kessié, Ibrahim Sangaré et Christ Inao.

Le sélectionneur a parallèlement maintenu plusieurs éléments déjà présents en défense. Evan Ndicka et Odilon Kossounou conservent ainsi leur place dans le groupe, aux côtés notamment d’Emmanuel Agbadou, Ghislain Konan, Guela Doué, Ouattara Kassoum, Ousmane Diomandé, Christ Tapé et Amadou Kone.

Nicolas Pépé, seul ancien en attaque

Le renouvellement est également visible dans le secteur offensif. Nicolas Pépé est le seul joueur expérimenté retenu parmi les attaquants. Il sera accompagné de Yoan Bony, Bazoumana Touré, Elie Wahi, Ryan Fofana, Yan Diomandé et Yann Gboho. Dans les buts, Hervé Renard a retenu Yahia Fofana, Alban Lafont et Mohamed Koné pour cette première fenêtre internationale de son mandat.

 

Le Ghana puis la Somalie au programme

Les Éléphants lanceront leur campagne de qualification pour la CAN 2027 face au Ghana, le 24 septembre, au stade de la Paix de Bouaké. La sélection ivoirienne enchaînera ensuite avec une rencontre contre la Somalie, programmée le 29 septembre au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.

Après ces deux premières journées des éliminatoires, les hommes d’Hervé Renard resteront mobilisés avec un match amical contre les Lions indomptables du Cameroun, prévu le 3 octobre prochain.

À travers cette liste de 25 joueurs, Hervé Renard compose donc un groupe mêlant des cadres déjà connus de la sélection et plusieurs nouveaux visages. Le rajeunissement concerne particulièrement le milieu de terrain et le secteur offensif, tandis que certains joueurs confirmés conservent leur place en défense et dans l’entrejeu.

Cette première sélection marque ainsi le début d’une nouvelle étape pour les Éléphants, avec deux rendez-vous face au Ghana et à la Somalie pour lancer les éliminatoires de la CAN 2027.