Démolitions à Koumassi : le procureur de la République, Braman Koné, dévoile les avancées de l’enquête et les détails sur le foncier

L’enquête ouverte après les démolitions survenues le 3 juin 2026 au quartier Campement, dans la commune de Koumassi, franchit une nouvelle étape. Face à la presse, mercredi 16 septembre, le procureur de la République, Braman Koné, a présenté les avancées de l’information judiciaire et livré plusieurs éléments sur les circonstances des faits.

La conférence de presse s’est tenue au tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. Selon le procureur, l’information judiciaire ouverte depuis le 10 juin se poursuit et plusieurs personnes susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité ont déjà été entendues.

 

Plusieurs personnalités auditionnées

Parmi les personnes entendues figurent notamment le ministre, gouverneur du District autonome d’Abidjan, le député de Gouméré/Tabagne ainsi que le maire de Koumassi. Braman Koné a expliqué que ces auditions, combinées à l’exploitation des différents éléments recueillis au cours de l’enquête, ont permis de mieux cerner « les implications des uns et des autres en dehors de celles de Monsieur Alloui Brou Jacques ».

« Les auditions des personnes susmentionnées et l’exploitation de divers éléments recueillis ont permis à l’enquête de mieux cerner les implications des uns et des autres en dehors de celles de Monsieur Alloui Brou Jacques. Les auditions se poursuivent », a-t-il déclaré.

Le procureur a également révélé qu’une requête lui avait été adressée par Madame le Doyen des Juges d’Instruction. Celle-ci vise à saisir Madame le Procureur Général près la Cour d’Appel d’Abidjan afin de solliciter la saisine du Bureau de l’Assemblée nationale pour autoriser d’éventuelles poursuites contre le député mis en cause.

Sur ce point, Braman Koné a affirmé que « assez d’éléments sérieux et concordants contre le député sont disponibles ».

 

Alloui Brou Jacques placé sous mandat de dépôt

Revenant sur les suites judiciaires des démolitions, le procureur a rappelé qu’Alloui Brou Jacques avait été placé sous mandat de dépôt après avoir revendiqué, dans une déclaration largement diffusée sur les réseaux sociaux, la responsabilité des faits. L’intéressé s’était notamment prévalu d’une décision de justice pour justifier son intervention. Mais, selon les vérifications effectuées par le parquet, cette décision ne permettait pas de procéder aux démolitions des constructions concernées.

« Les vérifications faites par nos soins ont permis d’établir que la décision de justice dont se prévalait Monsieur Alloui Brou Jacques n’autorisait aucune démolition des constructions », a expliqué Braman Koné.

Le magistrat a précisé que deux demandes avaient été formulées devant le tribunal : l’une portant sur le déguerpissement et l’autre sur la démolition des habitations du quartier Koumassi Campement revendiquées par Alloui Brou Jacques. Selon le procureur, le tribunal n’avait finalement autorisé que le déguerpissement de cinq habitations, « sans démolition ».

Une zone de 6,8 hectares et 250 lots concernés

La conférence de presse a également permis de préciser l’étendue du périmètre touché par les démolitions. Selon les données communiquées par le procureur de la République, la zone concernée couvre une superficie totale de 6,8 hectares et comprend 250 lots répartis sur sept îlots.

Le périmètre compte notamment 28 parcelles détenues en pleine propriété avec Arrêté de concession définitive (ACD), quatre parcelles détenues en pleine propriété avec certificat de mutation de propriété foncière et huit parcelles disposant d’un titre foncier au nom de l’État.

À cet ensemble s’ajoutent cinq parcelles dont les dossiers de morcellement sont encore en cours de traitement, ainsi que 205 parcelles dépourvues de titre foncier. Alors que l’information judiciaire se poursuit, le procureur a indiqué que le site concerné avait fait l’objet d’une mesure de conservation judiciaire.

« Le site concerné a été placé sous main de justice, jusqu’à nouvel ordre, par réquisition judiciaire », a précisé Braman Koné.

L’enquête se poursuit donc afin de déterminer les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances des démolitions intervenues le 3 juin au quartier Campement, à Koumassi.

 

Consulter l’intégralité du communiqué via ce lien suivant : PROPOS LIMINAIRE DU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE D’ABIDJAN A L’OCCASION DE LA CONFERENCE DE PRESSE

Finale CAN 2025 : Le TAS fixe au 8 octobre la première audience dans le litige Sénégal-Maroc

Près d’un an après la finale de la CAN 2025, le litige opposant le Sénégal au Maroc connaît une nouvelle étape. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) doit examiner le recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre une décision de la Confédération africaine de football (CAF).

Selon les informations de La Gazette du Fennec, relayées mardi 15 septembre 2026, une première audience est programmée le 8 octobre prochain.

 

Le TAS ouvre une nouvelle étape dans la procédure

Saisi par la FSF, le TAS doit examiner sur le fond le recours formulé contre la décision du jury d’appel de la CAF. Cette audience permettra aux différentes parties de présenter leurs arguments dans le cadre de cette procédure. Selon La Gazette du Fennec, cette première audience ne devrait toutefois pas conduire immédiatement à une décision définitive. Le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier avant de rendre son verdict.

Un verdict attendu au plus tard à la mi-novembre

Le recours sénégalais porte sur la décision du jury d’appel de la CAF ayant officiellement déclaré le Maroc vainqueur de la CAN 2025, le 17 mars dernier, à la suite des événements survenus lors de la finale. Le TAS devra entendre les parties concernées et analyser les différents arguments avancés avant de trancher. D’après la source citée, le verdict est attendu « au plus tard, à la mi-novembre ».

 

Une finale remportée sur le terrain par le Sénégal

L’origine du différend remonte à la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. Sur la pelouse, les Lions de la Teranga s’étaient imposés 1-0 après prolongation et avaient célébré leur titre continental. La fin de la rencontre avait cependant été marquée par une longue interruption. Celle-ci faisait suite au départ des joueurs sénégalais de la pelouse, après une décision arbitrale contestée.

Dans un premier temps, la commission disciplinaire de la CAF avait maintenu le résultat enregistré au terme de la rencontre.

La situation a ensuite évolué avec la décision du jury d’appel de la CAF. Celui-ci a déclaré le Sénégal forfait et homologué une victoire 3-0 en faveur du Maroc. Contestant cette nouvelle décision, la FSF a décidé de saisir le TAS. Le principal enjeu de la procédure sera notamment d’examiner les conséquences réglementaires du départ temporaire des joueurs sénégalais durant la finale.

Le Maroc maintient sa position
Du côté marocain, la position demeure inchangée. Le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a récemment réaffirmé la volonté du Maroc de « défendre la décision du jury d’appel de la CAF » et de considérer les Lions de l’Atlas comme les champions d’Afrique. Walid Regragui a également affiché sa confiance dans cette décision.

Le rendez-vous du 8 octobre constituera donc une nouvelle étape dans ce dossier. Toutefois, cette première audience ne devrait pas, à elle seule, permettre de déterminer définitivement le vainqueur de la CAN 2025.

ONEP : Nabintou Cissé confirmée à la direction générale

Après plusieurs mois passés à assurer l’intérim, Mme Nabintou Cissé prend officiellement les commandes de l’Office national de l’eau potable (ONEP). Elle a été confirmée au poste de directrice générale mardi 15 septembre 2026, consacrant ainsi la continuité de l’action engagée à la tête de l’institution.

La confirmation de Mme Nabintou Cissé intervient avec l’ambition de poursuivre les actions visant à renforcer l’efficacité du service public de l’eau potable. Cette orientation doit également contribuer à améliorer durablement l’accès des populations ivoiriennes à cette ressource essentielle.

 

À la tête de l’ONEP, la nouvelle directrice générale entend inscrire son action dans une dynamique d’efficience et de performance, avec pour objectif de favoriser un approvisionnement régulier et durable en eau potable pour un plus grand nombre de ménages.

À la suite de sa confirmation, Mme Cissé a exprimé sa reconnaissance au président de la République, Alassane Ouattara, ainsi qu’au ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, pour la confiance renouvelée à son égard. Elle a, dans le même temps, réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts en faveur de l’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable.

Pour la directrice générale de l’ONEP, la priorité reste d’œuvrer à une meilleure desserte des ménages ivoiriens et de favoriser un accès durable à l’eau potable. Son action entend ainsi s’appuyer sur l’efficience et la performance pour répondre à cet objectif. La confirmation de Mme Nabintou Cissé marque donc la poursuite de l’orientation engagée à la tête de l’Office national de l’eau potable, avec l’amélioration du service public de l’eau potable au cœur de ses ambitions.

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Axe Agou-Azaguié : 6 morts dont 5 enfants dans un violent accident, une enquête ouverte

Le retour de l’école a viré au drame sur l’axe Agou-Azaguié. Un grave accident de la circulation survenu mardi 15 septembre 2026, en fin d’après-midi, a coûté la vie à six personnes, dont cinq enfants. Deux autres personnes ont été blessées dans cette collision impliquant trois véhicules.

Selon les informations communiquées par le ministère des Transports et des Affaires maritimes, l’accident s’est produit aux environs de 17 h 45 sur la route reliant Agou à Azaguié.

 

Trois véhicules impliqués dans la collision

La collision a impliqué deux camions, dont un camion-citerne, ainsi qu’un autocar destiné au transport public de voyageurs. La violence du choc a fait six victimes, parmi lesquelles cinq enfants. Plusieurs élèves figureraient parmi les personnes décédées alors qu’ils regagnaient leur domicile après leur journée d’école.

Deux autres personnes ont été blessées. Elles ont été secourues puis prises en charge par les services compétents avant d’être évacuées vers des structures sanitaires.

L’ampleur de l’accident a mobilisé les équipes de secours, intervenues sur place pour porter assistance aux victimes et effectuer les opérations nécessaires. À ce stade, les circonstances précises de la collision restent toutefois à déterminer. Le ministère des Transports et des Affaires maritimes a ainsi dépêché une mission du Bureau Enquête Analyse Accident (BEA) sur les lieux.

 

Une enquête du BEA pour déterminer les causes

La mission du BEA a pour objectif de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles l’accident s’est produit. Elle doit notamment rechercher et déterminer les éventuelles causes techniques et administratives à l’origine de la collision.

Les conclusions de cette enquête doivent permettre de reconstituer le déroulement des faits et d’identifier les facteurs susceptibles d’avoir contribué à l’accident. Elles devraient également fournir des éléments utiles au renforcement des dispositifs de prévention et de sécurité routière.

À la suite de ce nouveau drame, le ministre des Transports et des Affaires maritimes a adressé les sincères condoléances du Gouvernement aux familles des six personnes décédées. Il a également souhaité un prompt rétablissement aux deux blessés, évacués vers des établissements sanitaires pour leur prise en charge.

 

Un nouvel appel à la prudence sur les routes

L’accident intervient dans un contexte où les accidents de la circulation demeurent une préoccupation en matière de sécurité des usagers. La présence de véhicules lourds, notamment les camions et autres poids lourds utilisés pour le transport de marchandises, représente un enjeu particulier sur les axes routiers très fréquentés.

Après le drame, le ministère des Transports et des Affaires maritimes a renouvelé son appel à la prudence à l’ensemble des usagers de la route. Il les exhorte à respecter strictement les dispositions du Code de la route. Pour les autorités, le respect des règles de circulation, la vigilance au volant et l’adaptation du comportement aux conditions de circulation constituent des éléments essentiels pour réduire les risques d’accident et préserver les vies humaines.

Sur l’axe Agou-Azaguié, le BEA doit désormais établir avec précision les circonstances de cette collision qui a fait six morts, dont cinq enfants.

Revue de presse du 16 septembre : L’affaire Koné Katinan, la crise du cacao ainsi que les grands projets d’infrastructures à la Une

Les journaux ivoiriens parus ce mercredi 16 septembre 2026 consacrent leurs principales manchettes à plusieurs dossiers brûlants de l’actualité nationale. L’affaire Koné Katinan, les tensions dans la filière cacao et les grands projets d’infrastructures occupent une place centrale des journaux ivoiriennes.

 

Affaire Koné Katinan : la défense dénonce une procédure irrégulière

L’affaire Koné Katinan figure en bonne place dans les colonnes de la presse ivoirienne. Plusieurs journaux relaient notamment les déclarations de son avocate, Me Roseline Aka-Sérikpa, sur les conditions dans lesquelles son client aurait été pris en charge par les autorités.

Le Nouveau Réveil affiche ainsi à sa Une : « Katinan n’a jamais été auditionné à la préfecture de police… ». Le journal rapporte également les propos selon lesquels il aurait été « séquestré plutôt que placé en garde à vue ».

Le Canard déchaîné revient lui aussi sur le dossier avec le titre : « De la préfecture de police à son incarcération, la défense de Katinan Koné balance tout ». Une manchette qui met l’accent sur la version présentée par la défense.

De son côté, Le Quotidien d’Abidjan rapporte les déclarations de Me Roseline Aka-Sérikpa, qui qualifie la procédure de « totalement illégale, irrégulière et arbitraire ». L’avocate affirme également qu’aucun procès-verbal d’audition n’aurait été établi.

La Voie originale poursuit sur le même dossier et évoque « ni audition formelle, ni procès-verbal, ni nouvelle convocation », avant de s’interroger à travers la formule : « quand le parquet défie le droit ».

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Gouvernance et opposition au cœur de l’actualité politique

La situation politique occupe également une place importante dans les journaux. Notre Voie met notamment en avant la position de la CAP-CI avec le titre : « La CAP-CI formelle : la Côte d’Ivoire mérite une autre gouvernance ». Le journal aborde plusieurs sujets dans ce cadre, notamment l’emprisonnement des opposants, l’orpaillage illégal et la baisse du prix du cacao.

 

Filière cacao : les producteurs maintiennent la pression

La crise qui traverse la filière cacao continue par ailleurs de susciter de fortes réactions. Le Temps annonce une « grève illimitée à partir de demain », en relayant la colère exprimée par des producteurs qui déclarent : « nous sommes sacrifiés ».

L’Avenir met pour sa part en avant la situation de 38 000 producteurs qui « ont déjà vendu avec leur carte ».

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Dernière Heure rapporte également les revendications de sept organisations professionnelles agricoles. Celles-ci réclament notamment un audit des fonds publics ainsi qu’une subvention face au prix de 1 200 FCFA le kilogramme. Le journal évoque aussi une demande de dissolution du collège des producteurs et la nécessité de mettre un terme à la fuite du cacao.

 

Infrastructures et marchés publics sous les projecteurs

Les grands chantiers d’infrastructures et la gestion des marchés publics occupent également une place importante dans les éditions du jour. Le Patriote consacre sa Une aux réalisations liées notamment au métro d’Abidjan et au 6e pont, avec le titre : « Métro d’Abidjan, 6ème pont… Ouattara, l’homme qui voit grand, comme Houphouët ! ». Le journal poursuit avec la formule : « À eux seuls, ils ont construit la Côte d’Ivoire ».

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Le Jour Plus s’intéresse de son côté aux nouvelles orientations concernant le financement des grands projets publics. Il titre : « Marchés publics, Alassane Ouattara durcit les règles de financement des grands projets », tout en mettant en avant l’action du ministre Pierre Dimba concernant la société chargée de la construction du CHU d’Abobo.

Dans le même registre, L’Essor Ivoirien revient sur les avancées dans le secteur de la transfusion sanguine et souligne l’action de Pierre Dimba sur ce dossier.

 

ANADER : Kassoum Karamoko prend les commandes de l’agence

L’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) change de direction. Kassoum Karamoko a été officiellement nommé directeur général de l’institution, mardi 15 septembre 2026, à l’issue d’une session de son Conseil d’administration présidée par Louis Kouakou-Abonouan.

Le Conseil d’administration a marqué sa session par deux temps forts, les membres ont rendu hommage au directeur général sortant, Dr Sidiki Cissé, avant de présenter son successeur.

 

Les membres du Conseil ont salué le bilan humain et professionnel du dirigeant sortant, en lui adressant leurs remerciements pour les services rendus à la Côte d’Ivoire. Ils ont également souligné ses qualités humaines et ses années de travail à la tête de l’agence. Cette séquence a précédé la présentation officielle du nouveau directeur général, effectuée par le président du Conseil d’administration.

Kassoum Karamoko connaît déjà les enjeux liés au développement rural en Côte d’Ivoire. Haut fonctionnaire et spécialiste du secteur, il a occupé plusieurs responsabilités au sein du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. Il a notamment exercé les fonctions de directeur général de la Promotion de la Riziculture, une responsabilité qui l’a placé au cœur des problématiques liées au développement agricole.

Avec ses différentes fonctions, le nouveau directeur général de l’ANADER a consacré une partie importante de son parcours à la modernisation de l’agriculture ivoirienne et aux enjeux de souveraineté alimentaire. Sa nomination intervient ainsi avec un profil directement lié aux problématiques du développement rural, secteur au cœur des missions de l’ANADER.

Le changement de direction marque désormais une nouvelle étape pour l’institution, avec Kassoum Karamoko appelé à prendre les commandes de l’agence après le départ du Dr Sidiki Cissé.

 

Vitale : « Je n’ai pas envie de mourir dans un mariage », l’artiste annonce la fin de son idylle avec Marko Versace

Trois ans après leur mariage célébré en grande pompe, la relation entre l’artiste ivoirienne Vitale et Marko Versace semble traverser une nouvelle zone de turbulences. Dans une vidéo publiée ce mardi 15 septembre 2026, la chanteuse a annoncé son intention de mettre fin à son mariage, évoquant des humiliations répétées et des tensions au sein du couple.

Le 15 juillet 2023, Vitale, de son vrai nom Bomisso Minin Nadège, épousait Guy Hermann Marius Brou, plus connu sous le nom de Marko Versace, lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel communal de Cocody.

 

Le mariage, présenté comme grandiose, avait été célébré pour un montant annoncé de 80 millions de FCFA. Trois ans plus tard, l’artiste affirme vouloir tourner la page de cette union. Dans une vidéo d’environ cinq minutes publiée ce mardi, Vitale a exprimé publiquement son exaspération et annoncé qu’elle retirait sa bague de mariage.

« Le monsieur que j’appelle mon soi-disant mari… Je le dis parce que j’en ai marre. J’enlève ma bague. J’en ai marre », a-t-elle déclaré, avant de dénoncer ce qu’elle décrit comme des propos dévalorisants répétés depuis le début de leur relation.

Vitale évoque des humiliations répétées

Dans son témoignage, l’artiste coupé-décalé affirme que son époux la rabaisserait régulièrement. Elle dit ne plus accepter cette situation, qu’elle présente comme devenue insupportable.

« Moi, on ne me rabaisse pas comme ça continuellement », a-t-elle lancé, estimant que son conjoint passerait « tout son temps » à la dévaloriser.

Vitale évoque également des difficultés liées à la consommation d’alcool de son mari. Selon son récit, celui-ci serait violent lorsqu’il est en état d’ébriété. L’artiste affirme notamment que son époux lui aurait adressé des insultes particulièrement graves, y compris au sujet de leur enfant. Elle assure également avoir informé les parents de son mari ainsi que leurs différents témoins de ces difficultés.

Face aux réactions que sa sortie pourrait susciter, Vitale affirme qu’il ne s’agit pas d’une opération destinée à créer le buzz. La chanteuse estime que l’image renvoyée par les couples de célébrités ne reflète pas nécessairement leur réalité quotidienne. Elle invite ainsi son public à ne pas se fier uniquement aux apparences.

« Les gens diront qu’elle fait du buzz. Ça, c’est vous qui voyez. Mais il s’agit de ma vie », a-t-elle déclaré.

Visiblement remontée, elle a également livré une phrase qui résume sa position actuelle : « On ne vit qu’une seule fois. Et je n’ai pas envie de mourir dans un mariage. »

Pour Vitale, derrière l’image d’un couple de célébrités et tout ce qui peut sembler « briller » aux yeux du public, se trouve une réalité personnelle qu’elle dit désormais vouloir affronter ouvertement.

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Affaire Katinan : « Il n’y a jamais eu d’audition, jamais eu de procès-verbal », affirme son avocate

L’incarcération de Justin Koné Katinan fait l’objet d’une contestation sur le terrain de la procédure. Me Roseline Aka-Serikpa, son avocate, met en cause la régularité des démarches ayant conduit au placement sous mandat de dépôt de l’ancien ministre, poursuivi pour 17 chefs d’inculpation.

Invitée dans une émission animée par Théophile Kouamouo, Me Roseline Aka-Serikpa est revenue sur les circonstances du passage de Justin Koné Katinan à la préfecture de police d’Abidjan.

 

Selon l’avocate, le 4e vice-président du PPA-CI s’était rendu dans les locaux de la police à la suite d’une convocation liée à une plainte déposée par le RHDP. Mais, affirme-t-elle, aucune audition formelle n’aurait finalement été menée et aucun procès-verbal n’aurait été établi ou présenté à la défense.

« Il n’y a jamais eu d’audition, jamais eu de procès-verbal », a déclaré Me Aka-Serikpa, précisant que la défense avait rapidement soulevé une question de procédure liée au statut d’ancien membre du gouvernement de son client.

 

Le statut d’ancien ministre au cœur du désaccord

L’avocate rappelle que Justin Koné Katinan a exercé les fonctions de ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Budget, entre décembre 2010 et mai 2011. Selon elle, cette ancienne qualité de membre du gouvernement devait entraîner l’application d’un régime procédural spécifique, prévu par une loi de 2005 et l’article 693 du Code de procédure pénale.

La défense aurait ainsi demandé au parquet de produire un arrêt de la Cour de cassation permettant d’éventuelles poursuites contre son client. Elle affirme toutefois qu’aucune saisine de la Cour de cassation ni aucune décision autorisant les poursuites n’ont été présentées à la défense.

« Nous avons exigé du parquet qu’il nous présente cet arrêt », a indiqué Me Aka-Serikpa.

Selon le récit de l’avocate, le premier dossier aurait finalement été clôturé en « renseignement judiciaire » après les objections formulées par la défense. Justin Koné Katinan aurait alors été libre de ses mouvements et s’apprêtait à regagner son domicile.

La situation aurait cependant évolué entre 23 heures et minuit. Me Aka-Serikpa affirme que le préfet de police leur aurait alors présenté un courrier du procureur de la République demandant l’engagement de nouvelles poursuites contre son client. La défense aurait de nouveau contesté cette démarche, estimant qu’elle ne reposait pas sur une base légale suffisante et qu’aucune nouvelle convocation n’avait été délivrée.

 

« C’était plutôt une séquestration qu’une mise en garde à vue »

L’avocate conteste également la qualification de garde à vue concernant les conditions dans lesquelles son client aurait été maintenu sur place. « Monsieur Katinan n’a jamais été en garde à vue », soutient-elle, estimant que l’ancien ministre du Budget aurait plutôt été « retenu irrégulièrement ».

Me Aka-Serikpa va plus loin dans son appréciation de la situation : « C’était plutôt une séquestration qu’une mise en garde à vue », a-t-elle dénoncé.

17 chefs d’inculpation au cœur du dossier

Justin Koné Katinan est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation et a été placé sous mandat de dépôt le vendredi 11 septembre dernier. Parmi les accusations citées par son avocate figurent notamment « l’atteinte à la sûreté de l’État, l’assassinat, le vol et la destruction de biens publics ou appartenant à des personnes publiques ».

Selon Me Aka-Serikpa, la juridiction d’instruction aurait reconnu la qualité d’ancien membre du gouvernement de son client, tout en considérant pouvoir procéder à son inculpation sur réquisition du parquet au titre de l’infraction flagrante.

Cette décision s’appuierait sur l’article 7 de la loi de 2005, une disposition que l’avocate considère toutefois comme inapplicable au cas de Justin Koné Katinan.

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Pour la défense, l’enchaînement des événements constitue une atteinte aux principes fondamentaux de la procédure pénale, notamment au principe de légalité des poursuites. À ce stade, ni le parquet ni le ministère de la Justice n’ont publiquement réagi aux déclarations de Me Roseline Aka-Serikpa.

Côte d’Ivoire : Hervé Renard choisit Copa Barry comme entraîneur des gardiens des Éléphants

L’ancien international ivoirien Copa Barry effectue son retour au sein de la sélection nationale, mais cette fois dans la peau d’un entraîneur. Le champion d’Afrique 2015 rejoint le staff technique dirigé par Hervé Renard en qualité d’entraîneur des gardiens.

Copa Barry retrouve les Éléphants de Côte d’Ivoire plusieurs années après avoir mis un terme à sa carrière internationale. Selon des informations relayées ce mardi 15 septembre 2026 par le journaliste Martial Gouhourou, l’ancien portier ivoirien a été choisi par Hervé Renard pour intégrer son staff en tant qu’entraîneur des gardiens.

 

« Hervé Renard choisit Copa Barry comme entraîneur des gardiens de but de la sélection de Côte d’Ivoire », a annoncé Martial Gouhourou.

Dans le même temps, le journaliste a indiqué que l’ancien international ivoirien Serey Dié rejoindra l’encadrement des U23 comme entraîneur adjoint, sous la direction de Sébastien Barnier.

 

Une reconversion préparée au plus haut niveau

Le retour de Copa Barry dans l’environnement des Éléphants s’appuie sur un parcours de formation construit plusieurs années après sa carrière de joueur. L’ancien gardien s’était notamment illustré lors de la CAN 2015 en Guinée équatoriale en inscrivant le tir au but décisif qui avait offert le titre continental à la Côte d’Ivoire. Cette fois, il revient en sélection avec des responsabilités techniques.

Copa Barry dispose notamment de diplômes d’entraîneur obtenus en Europe. En novembre 2019, il a décroché la Licence UEFA Pro des gardiens de but, après plusieurs années de formation. Il a ensuite obtenu le Diplôme UEFA A en juin 2025, au terme de trois années d’études.

Ces certifications lui permettent d’exercer auprès de gardiens évoluant au plus haut niveau européen et de diriger des équipes professionnelles de haut niveau.

Un lien particulier avec Hervé Renard

La nomination de Copa Barry prend également une dimension particulière compte tenu de son histoire avec Hervé Renard. Le technicien français dirigeait en effet les Éléphants lors de leur sacre à la CAN 2015, remporté avec Copa Barry dans les buts. Après avoir annoncé sa retraite internationale, l’ancien portier ivoirien retrouve donc son ancien sélectionneur dans un rôle totalement différent.

Selon le média Sportmania, sa certification lui permettrait également d’occuper le rôle de « 2e adjoint d’Hervé Renard ».

La nouvelle équipe technique des Éléphants devra rapidement se mettre au travail. Sa première mission sera consacrée aux deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027.

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La Côte d’Ivoire doit d’abord se déplacer au Ghana le 24 septembre, au stade de la Paix de Bouaké, avant de recevoir la Somalie le 29 septembre 2026, au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. Pour ces premières échéances, Hervé Renard doit dévoiler sa première liste de joueurs ce mercredi 16 septembre 2026.

Démolition des aménagements de la Promenade lagunaire au Plateau : la Mairie hausse le ton contre le District

La démolition d’aménagements de la Promenade lagunaire du Plateau, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 septembre 2026, ouvre un nouveau front entre la mairie du Plateau et le District autonome d’Abidjan. Dans un communiqué publié le 14 septembre, le Conseil municipal, conduit par l’Honorable Jacques Gabriel EHOUO, dénonce une opération menée par les services du District sur la berge située entre les ponts Félix Houphouët-Boigny et Général de Gaulle.

Au-delà du différend institutionnel, la mairie met surtout en avant les conséquences économiques de cette opération. Selon elle, les installations détruites s’inscrivent dans un programme d’aménagement financé intégralement par le budget communal et destiné à créer un espace de loisirs et d’activités au cœur du Plateau.

 

Des investissements communaux au cœur du différend

La mairie rejette la qualification de « désordre urbain » attribuée à la Promenade lagunaire. Elle présente au contraire cet espace comme un pôle de vie et de loisirs développé dans le cadre de la vision Smart Plateau.

Le projet comprend notamment Oxy Park I, un espace de 2 550 m² achevé à 100 %. Il dispose d’une aire de jeux pour enfants, d’un espace de restauration ainsi que d’une salle panoramique R+1 comprenant une salle de mariage et événementielle au rez-de-chaussée et un restaurant lounge à l’étage, avec une vue directe sur la lagune Ébrié.

À proximité, Oxy Park II, d’une superficie de 1 920 m², était encore en construction. Son food court, composé de douze box de restauration, affichait un taux d’avancement de 90%.

C’est précisément sur les aménagements d’Oxy Park II que la mairie concentre une partie de ses interrogations. Le Conseil municipal affirme que ces installations ont été réalisées dans le respect des normes d’urbanisme et s’interroge sur les raisons ayant conduit à leur démolition durant la nuit. La présence d’engins sur le site fait également craindre à la municipalité une poursuite des destructions sur les autres équipements de la Promenade lagunaire.

Le projet prévoit notamment un Plateau Arena Outdoor de 2 000 m², destiné à accueillir des terrains multisports sur pilotis, football synthétique, basketball et padel, ainsi qu’un skatepark, un sprayville et une marina. Un Mini-Golf Urbain de 2 128 m² et un espace de fitness en plein air doivent également compléter l’ensemble.

 

La mairie dénonce une absence de concertation

Dans son communiqué, la municipalité estime que l’opération révèle un conflit de compétences entre le District autonome d’Abidjan et les communes. Elle rappelle que, selon sa position, le District ne dispose pas d’une autorité de tutelle sur les communes et que ses interventions doivent être menées en concertation avec celles-ci, dans le respect des compétences attribuées à chaque collectivité.

La mairie affirme par ailleurs avoir elle-même engagé des démarches auprès du ministère des Transports et des Affaires maritimes ainsi que de la société Aqualines pour assainir le site et poursuivre l’aménagement de la Promenade lagunaire, dans le respect des procédures. Elle indique également que le Premier responsable du District avait rassuré le maire Jacques Gabriel EHOUO, le 10 septembre 2026, qu’aucune installation aménagée ou en cours d’aménagement ne serait touchée.

Pour la mairie du Plateau, la destruction des installations ne constitue pas seulement un différend administratif. Elle représente également une perte pour l’investissement public.

Le Conseil municipal affirme que les aménagements détruits, financés par les ressources de la commune, représentent plusieurs centaines de millions de francs CFA. Leur démolition aurait ainsi pour conséquence d’anéantir une partie des investissements engagés pour développer cet espace. La municipalité estime également que ces équipements contribuent à dynamiser l’économie circulaire et regrette que leur destruction prive les populations d’infrastructures modernes, accessibles et attendues.

 

La mairie rappelle un précédent datant de 2021

Le Plateau affirme avoir déjà été confronté à une situation similaire. En 2021, un espace entièrement aménagé par la commune, situé face à la Cathédrale Saint-Paul, aurait été démoli de nuit, sans concertation avec les autorités municipales. Dans son communiqué, la mairie évoque également des situations similaires à Port-Bouët, Adjamé, Cocody et Yopougon, qu’elle présente comme autant de manifestations d’une ingérence croissante.

Trois demandes pour préserver les investissements communaux

Face à cette situation, l’Honorable Jacques Gabriel EHOUO et son Conseil municipal formulent trois principales recommandations : l’arrêt immédiat des actions unilatérales portant atteinte aux compétences et aux investissements des communes, l’ouverture d’un dialogue institutionnel fondé sur la complémentarité entre le District et les communes, ainsi que l’intervention des autorités compétentes.

La mairie demande notamment que cesse ce qu’elle décrit comme une utilisation du prétexte de l’ordre urbain pour s’approprier certains espaces publics relevant des collectivités locales.

Le Conseil municipal assure enfin vouloir poursuivre la défense des intérêts des habitants du Plateau et la protection des investissements publics réalisés pour améliorer leur cadre de vie.