Après avoir nourri l’ambition de se présenter lui-même à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Malick Tohé a finalement fait le choix de rejoindre Yacine Idriss Diallo. Désormais coordinateur de la campagne du président sortant, il a expliqué, ce mercredi 3 septembre 2026, les raisons qui l’ont conduit à privilégier cette alliance à quelques jours de l’élection prévue le 12 septembre prochain.
À l’occasion du lancement de la campagne d’Idriss Diallo, baptisée « Transformer pour durer », Malick Tohé a expliqué que cette décision était le fruit de plusieurs échanges avec les acteurs du football ivoirien. Ces consultations lui auraient permis de mieux mesurer leurs attentes et, surtout, de prendre conscience de l’importance d’un rassemblement à l’approche de l’Assemblée générale élective.
« Ce que j’ai entendu, ce que j’ai vu, m’a convaincu d’une chose : le football ivoirien n’a pas besoin de guerres fratricides. Il a besoin d’une équipe », a-t-il déclaré.
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Dépasser les désaccords pour privilégier l’essentiel
Le choix de Malick Tohé intervient malgré les divergences qui l’avaient opposé à Yacine Idriss Diallo. L’ancien prétendant à la présidence de la FIF a reconnu que les deux hommes n’avaient pas toujours partagé les mêmes positions. Des discussions directes avec le président sortant ont toutefois contribué à faire évoluer la situation.
Selon Malick Tohé, ces échanges leur ont permis de constater qu’au-delà de leurs différences, ils poursuivaient une ambition commune : contribuer au développement du football ivoirien.
« Avec Yacine Idriss Diallo, nous nous sommes assis. Nous avons parlé. Nous avons redécouvert ce que nous savions déjà. Nous aimons profondément le football ivoirien », a-t-il affirmé.
Pour lui, les désaccords passés ne doivent pas devenir un obstacle à une collaboration. « Oui, nous avons eu des désaccords. Oui, nous avons parfois eu des points de vue différents. Mais ce qui nous rassemble est infiniment plus grand que ce qui nous a parfois séparés », a-t-il souligné.
Malick Tohé refuse par ailleurs de présenter son ralliement comme un abandon de ses propres ambitions pour le football ivoirien. Il estime plutôt avoir choisi de les inscrire dans une démarche collective aux côtés d’Idriss Diallo.
« Je n’ai pas renoncé à mes ambitions pour le football ivoirien. Je les ai unies à celles d’un homme, à celles d’un homme avec qui je partage l’essentiel », a-t-il déclaré.
Dans cette nouvelle dynamique, les divergences pourraient même, selon lui, devenir un atout. La confrontation des points de vue serait susceptible de favoriser une meilleure compréhension des difficultés du football ivoirien et de permettre l’élaboration de réponses communes.
« Nos différences peuvent nous aider à mieux comprendre les problèmes, à confronter nos visions et à trouver les meilleures solutions pour notre football », a-t-il expliqué.
C’est dans cet esprit que les deux hommes ont décidé de mettre en commun leurs ressources, leurs idées et leurs ambitions, autour d’un projet porté par la candidature du président sortant.
Un prochain mandat placé sous le signe de l’inclusion
Au-delà de l’alliance électorale, Malick Tohé entend également peser sur les orientations du prochain mandat. Il souhaite une FIF plus inclusive et davantage à l’écoute des clubs, en particulier ceux de l’intérieur du pays.
Son projet met également l’accent sur le renforcement des moyens consacrés au football des clubs, avec une attention particulière accordée au football féminin. Il appelle aussi à une plus grande proximité avec les acteurs qui contribuent au développement de cette discipline dans les villes et les villages.
« Le prochain mandat doit être différent après l’élection du 12 septembre : plus inclusif, plus attentif aux clubs de l’intérieur, plus de moyens pour le football des clubs, notamment le football féminin, plus proche de ceux qui font vivre le football dans les villes et dans les villages », a-t-il indiqué.
Ces orientations doivent désormais s’intégrer au projet de campagne de Yacine Idriss Diallo. En rejoignant le président sortant, Malick Tohé affirme ainsi vouloir mettre son expérience, ses idées et ses ambitions au service d’une démarche commune.
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