La presse ivoirienne de ce lundi consacre une large place, dans ses parutions du jour, à plusieurs sujets qui alimentent l’actualité nationale. De la sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en passant par les séquelles des violences électorales à Nahio et les revendications des producteurs de cacao dominent les Unes.
Sortie de la liste grise du GAFI : entre satisfaction et interrogations
La sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise du GAFI s’impose comme l’un des principaux sujets à la une. Le quotidien Le Patriote en fait son titre phare et revient sur les efforts ayant permis au pays de « laver son image ». Une lecture plus critique est toutefois proposée par Le Nouveau Réveil. Le journal préfère interroger les circonstances qui ont conduit à l’inscription du pays sur cette liste, avec une manchette sans détour : « N’était-il pas mieux de ne jamais y entrer ? ». Tout en reconnaissant l’importance de cette sortie, le quotidien met en garde contre le risque d’un retour sur cette liste.
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Nahio : un an après les violences, les familles enterrent leurs morts
L’actualité est également marquée par le souvenir douloureux des violences survenues lors de la présidentielle, un an auparavant. À Nahio, les victimes continuent de faire l’objet de commémorations à travers l’inhumation des défunts. La Voie originale évoque quatre personnes enterrées « dans la douleur », tandis que Notre Voie choisit une manchette particulièrement évocatrice : « Nahio enterre enfin ses morts ! ».
Mais le quotidien élargit également le débat à la question des responsabilités liées aux événements passés. Il met ainsi en avant les déclarations du professeur Jean-Noël Loucou, qui réclame des comptes aux acteurs de la rébellion armée ayant marqué la période 2002-2011.
Filière cacao : les producteurs font entendre leurs revendications
Le cacao figure lui aussi parmi les sujets qui retiennent l’attention des journaux. À Toulepleu, une importante mobilisation de producteurs sert de cadre aux déclarations de Koné Moussa sur les prix pratiqués dans certaines zones de production.
Selon Soir Info, celui-ci révèle que le kilogramme de cacao est acheté à 1 800 FCFA à Daloa. Dans les colonnes de L’Inter, il affirme également que « la stratégie du Synap-Ci a commencé à produire ses effets ». De son côté, La Voie originale met l’accent sur les revendications des producteurs, évoquant un prix de 1 200 FCFA le kilogramme et la mobilisation de 8 000 producteurs qui « font bloc pour leur dignité ».

