Revue de presse du 17 juillet : fronde anti-Thiam au PDCI, Don Mello répond à Laurent Gbagbo, le FIMEC 2026, et alliance ivoiro-américain à la une

L’actualité politique monopolise les manchettes des journaux ivoiriens parus ce jeudi 16 juillet 2026. Les tensions internes au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) et les nouvelles divergences au sein de la gauche ivoirienne occupent une place centrale dans la revue de presse, révélant un climat politique de plus en plus animé à l’approche des prochaines échéances.

 

PDCI : l’absence de Tidjane Thiam ravive les tensions internes

Au sein du PDCI-RDA, l’absence prolongée de son président, Tidjane Thiam, continue d’alimenter les débats. Réunis à Yamoussoukro le samedi 11 juillet 2026, des cadres et militants ont demandé la convocation immédiate d’un Bureau politique, suivi d’un congrès extraordinaire destiné à élire une nouvelle direction.

Ces revendications ont été formulées à l’occasion du lancement du Réseau d’entraide PDCI (REM), une plateforme qui entend, selon ses initiateurs, contribuer à relancer la dynamique du parti. Les contestataires estiment que l’éloignement du président du parti affaiblit le fonctionnement de l’organisation et complique la préparation des prochaines échéances politiques.

« L’absence prolongée du président a créé un vide qui fragilise notre capacité collective à avancer et à prendre les décisions nécessaires pour préparer l’avenir », a déclaré Balou Kouakou Marchal, président du réseau.

Cette initiative ne fait toutefois pas l’unanimité. Dans son édition de ce jeudi, Le Nouveau Réveil estime que cette démarche est vouée à l’échec et barre à sa Une : « Un autre « coup d’État » raté contre Thiam ». Le quotidien revient sur ce qu’il présente comme l’échec annoncé de cette tentative de remise en cause du leadership de Tidjane Thiam.

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Même son de cloche du côté de Dernière Heure, qui affiche en Une : « Le PDCI-RDA dénie toute légitimité au REM et appelle à l’unité derrière Thiam ». Le journal souligne la volonté de la direction du parti de resserrer les rangs autour de son président face aux contestations internes.

 

Gauche ivoirienne : Don Mello répond à Laurent Gbagbo

L’autre sujet politique largement relayé par la presse concerne les tensions persistantes au sein de la gauche ivoirienne. Dans son édition du jour, Le Jour Plus titre : « Gauche ivoirienne : voici la réponse musclée d’Ahoua Don Mello à Laurent Gbagbo ».

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Le quotidien revient sur les divergences qui opposent désormais l’ancien ministre Ahoua Don Mello à l’ancien président Laurent Gbagbo. Si leurs désaccords étaient déjà apparus lors de la dernière élection présidentielle, le journal estime que les positions des deux personnalités continuent de s’éloigner. Selon Le Jour Plus, la réponse de Don Mello apporte un nouvel éclairage sur les relations entre l’ancien chef de l’État et son ex-ministre, illustrant les fractures qui traversent aujourd’hui la gauche ivoirienne.

 

Le FIMEC 2026 sous les projecteurs

La presse s’intéresse également à l’ouverture du Forum international des métiers et des compétences (FIMEC) 2026 à Abidjan, présenté comme un rendez-vous majeur consacré à l’emploi, à la formation professionnelle et au développement des compétences.

À ce propos, La Tribune barre à sa Une : « Mambé appelle à accélérer l’adaptation de la formation aux métiers ». Le quotidien rapporte que le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, présente le FIMEC comme « un levier stratégique de mise en œuvre du Plan national de développement (PND) », en insistant sur la nécessité d’adapter les formations aux besoins du marché de l’emploi.

De son côté, L’Abidjanais met l’accent sur le même événement avec le titre : « Beugré Mambé prône les compétences comme moteur de compétitivité », soulignant l’importance accordée au développement du capital humain pour renforcer la compétitivité de l’économie ivoirienne.

 

Abidjan et Washington renforcent leur coopération sécuritaire

Autre sujet largement relayé : le renforcement de la coopération sécuritaire entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis, avec la rencontre entre le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, et le sous-secrétaire d’État américain chargé des Affaires africaines, Frank W. Garcia.

À ce propos, Le Matin titre : « Sécurité intérieure, situation sous-régionale, partenariat stratégique : trois sujets au cœur des échanges entre Téné Birahima et l’émissaire de Trump ». Le quotidien met en avant les discussions relatives aux enjeux sécuritaires ainsi que la consolidation du partenariat stratégique entre Abidjan et Washington.

Relations Côte d’Ivoire-France : l’ambassade riposte aux propos de Jean-Luc Mélenchon et défend le climat de coopération

Dans une déclaration rendue publique le 16 juillet 2026, l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France a vivement réagi aux propos tenus par le président du parti La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lors d’un meeting en France, au cours duquel il s’est exprimé sur la situation politique ivoirienne et sur le président Alassane Ouattara.

La représentation diplomatique ivoirienne qualifie ces déclarations de « discourtoises », « condescendantes » et « insultantes », estimant qu’elles portent atteinte à la souveraineté des institutions ivoiriennes ainsi qu’au peuple ivoirien.

Au-delà de la polémique politique, l’ambassade insiste sur l’importance stratégique des relations entre la Côte d’Ivoire et la France. Elle rappelle que les deux pays entretiennent depuis plusieurs décennies un partenariat fondé sur le respect mutuel et une coopération économique jugée « fructueuse ».

Selon le communiqué, la Côte d’Ivoire continue d’assumer pleinement son partenariat avec la France, à un moment où les relations entre Paris et plusieurs États africains connaissent des tensions. L’ambassade souligne que cette coopération constitue un choix stratégique porté par le président Alassane Ouattara.

L’ambassade estime que Jean-Luc Mélenchon ne dispose « d’aucune légitimité » pour porter un jugement sur les institutions ivoiriennes ou sur les processus électoraux du pays. Elle rappelle également que la Côte d’Ivoire est un État souverain depuis son indépendance en 1960 et rejette toute forme d’ingérence dans ses affaires internes. Le communiqué souligne que l’histoire coloniale ne saurait justifier des prises de position jugées offensantes à l’égard des autorités ivoiriennes.

L’ambassade de Côte d’Ivoire en France annonce enfin son intention d’engager des actions en justice afin d’obtenir réparation pour ce qu’elle considère comme une offense adressée au peuple ivoirien et à son chef de l’État.

La déclaration est datée du 16 juillet 2026 et signée par l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Côte d’Ivoire en France et à Monaco, Maurice Kouakou Bandaman.

Abidjan : le District intensifie la lutte contre les occupations anarchiques sous les ponts et échangeurs

La lutte contre le désordre urbain se poursuit dans le District autonome d’Abidjan. Sous l’impulsion du ministre-gouverneur Cissé Ibrahima Bacongo, l’opération de libération des emprises occupées illégalement sous les ponts et échangeurs de la capitale économique ivoirienne entre dans une nouvelle phase.

Ce mercredi 15 juillet 2026, les équipes de la BSLDU ont investi plusieurs zones de la commune du Plateau, notamment les espaces situés sous le pont Félix Houphouët-Boigny et le pont Général-de-Gaulle. Menée par la Brigade spéciale de lutte contre le désordre urbain (BSLDU), cette initiative vise à restaurer l’ordre dans les espaces publics et à améliorer durablement le cadre de vie des populations.

L’intervention a permis de cibler des installations précaires mises en place de manière anarchique sous ces ouvrages d’art. Selon le District autonome d’Abidjan, ces occupations concernent notamment des abris de fortune utilisés par des personnes sans domicile fixe, des toxicomanes ou encore des personnes souffrant de troubles mentaux.

Avec cette opération, les autorités ambitionnent de préserver les infrastructures publiques, renforcer la sécurité des usagers et offrir un environnement urbain plus salubre. Le District autonome d’Abidjan affirme vouloir poursuivre ces actions afin de faire respecter les règles d’occupation du domaine public et accompagner la transformation de la capitale économique en une métropole moderne répondant aux standards internationaux.

 

District Autonome d'Abidjan
© District Autonome d'Abidjan

PND 2026-2030 : Ahoua Don Mello critique le recours aux capitaux étrangers et plaide pour un financement ivoirien

Le financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030 continue d’alimenter le débat économique en Côte d’Ivoire. Après l’annonce des engagements records obtenus lors du groupe consultatif organisé à Abidjan début juillet 2026, l’opposant Ahoua Don Mello a exprimé de vives réserves sur la stratégie adoptée par le gouvernement.

L’ancien ministre de l’Équipement et de l’Assainissement salue l’ambition du programme, évalué à 114 838,5 milliards de FCFA, mais conteste le choix de miser largement sur les financements privés internationaux.

 

« Une mauvaise nouvelle pour la souveraineté économique »

Lors de la présentation du PND aux partenaires techniques et financiers, les engagements annoncés ont atteint 47 820 milliards de FCFA, largement au-dessus de l’objectif initial d’environ 20 milliards de dollars recherché par Abidjan. Pour Ahoua Don Mello, cette mobilisation financière constitue toutefois un signal préoccupant. Il estime que le recours massif aux investisseurs étrangers risque d’accroître la dépendance économique du pays.

« Cela veut dire que nous allons accentuer la dépendance de notre économie aux multinationales », a-t-il déclaré, estimant que cette orientation pourrait pénaliser le contenu local, les entreprises ivoiriennes et l’emploi des jeunes.

Selon lui, cette stratégie, déjà appliquée depuis plusieurs années, n’a pas permis de réduire suffisamment la pauvreté malgré les performances économiques enregistrées. Ahoua Don Mello met également en garde contre l’impact futur de ces engagements sur les finances publiques. « Ces fonds ne sont pas gratuits », a-t-il rappelé, estimant qu’ils pourraient entraîner une hausse de l’endettement public, dont le remboursement reposera in fine sur les contribuables et les consommateurs ivoiriens.

« Pour l’extérieur, c’est une bonne nouvelle, mais pour l’intérieur, je considère que c’est une très mauvaise nouvelle d’augmenter l’endettement de la Côte d’Ivoire », a-t-il soutenu.

De son côté, le gouvernement ivoirien considère ces engagements comme une marque de confiance des investisseurs et des partenaires au développement envers la trajectoire économique du pays.

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L’opposant appelle à privilégier les acteurs économiques nationaux

Pour changer de modèle, Ahoua Don Mello propose une approche basée sur le patriotisme économique. Il estime que les entreprises et institutions financières ivoiriennes doivent jouer un rôle central dans le financement du développement. Selon lui, les banques, les compagnies d’assurances et les entrepreneurs nationaux devraient être les premiers acteurs du PND avant de solliciter des partenaires étrangers pour compléter les ressources nécessaires.

« La conquête de la souveraineté commence par là, en faisant confiance à ses propres acteurs », a-t-il affirmé.

La sortie d’Ahoua Don Mello relance ainsi la réflexion sur le modèle de financement du développement en Côte d’Ivoire. Alors que le gouvernement mise sur une forte mobilisation des capitaux privés pour accélérer la transformation économique, l’opposition appelle à renforcer le rôle des acteurs nationaux afin de préserver davantage la souveraineté économique du pays.

Miss Côte d’Ivoire 2025 : « J’ai été l’une des seules candidates à ne pas être maquillée », confie Fatima Koné sur Life TV

Près d’un an après son élection, Fatima Koné, Miss Côte d’Ivoire 2025, lève le voile sur les difficultés qu’elle affirme avoir rencontrées lors de la grande finale du concours.

Invitée de l’émission Le Club sur Life TV, la reine de beauté a raconté, avec émotion, les coulisses d’une soirée qu’elle décrit comme particulièrement éprouvante. Selon ses déclarations, elle aurait été l’une des rares candidates à ne pas avoir bénéficié d’une préparation complète avant son passage sur scène.

 

« J’ai attendu jusqu’à la dernière minute »

Face aux chroniqueurs de l’émission, Fatima Koné a expliqué avoir sollicité les équipes chargées du maquillage et de la coiffure dès les préparatifs.

« Quand j’ai demandé au maquilleur et au coiffeur de s’occuper de moi, on m’a demandé d’attendre. Je suis restée là jusqu’à presque la fin », a-t-elle confié.

Selon elle, la maquilleuse n’est intervenue que quelques minutes avant son entrée en scène, réalisant un maquillage sommaire.

« Elle m’a rapidement mis un peu de fard, tracé les sourcils et appliqué un produit sur mon visage… puis c’était terminé », a-t-elle raconté.

La Miss Côte d’Ivoire 2025 affirme avoir vécu ces instants avec beaucoup d’émotion. Estimant ne pas être prête comme les autres concurrentes, elle dit avoir fondu en larmes et fait part de son inquiétude au chaperon chargé de l’encadrer. Selon son témoignage, ce dernier lui aurait lancé une phrase qu’elle n’a jamais oubliée : « Va, reprends-toi, Dieu va te maquiller. » Fatima Koné ajoute que, dix minutes seulement avant son passage devant le jury et le public, elle n’avait toujours pas reçu sa robe de soirée et n’était pas encore habillée.

Ces révélations offrent un éclairage inédit sur les coulisses de la finale de Miss Côte d’Ivoire 2025. Malgré ces difficultés, Fatima Koné est parvenue à convaincre le jury et à décrocher la couronne.

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À ce stade, les organisateurs du concours ne se sont pas exprimés publiquement sur les déclarations de la reine de beauté. Les propos de Fatima Koné, tenus sur le plateau de Le Club sur Life TV, pourraient toutefois relancer le débat sur les conditions de préparation des candidates lors de la prestigieuse compétition nationale.

Fête de l’Indépendance 2026 : 5 423 participants et 534 engins annoncés pour le défilé du 7 août à Yopougon

Les préparatifs de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire entrent dans leur dernière ligne droite. Le chef d’état-major général des armées, le général d’armée Lassina Doumbia, a présenté, mardi 14 juillet, les grandes articulations des festivités du 7 août 2026, qui se dérouleront à Yopougon autour du thème : « Forces de défense et de sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement ».

Lors d’une conférence de presse tenue à l’Hôtel des armées, au camp Galliéni, au Plateau, le haut commandement militaire a annoncé la mobilisation de 5 423 participants et de 534 engins pour ce rendez-vous national. Le défilé mettra en scène les différentes composantes des Forces armées de Côte d’Ivoire, la Gendarmerie nationale, la Police nationale ainsi que plusieurs corps constitués.

Au total, 534 équipements participeront aux démonstrations. Le public pourra notamment découvrir des avions, des hélicoptères de combat, des véhicules blindés, des engins de combat lourds et légers, des embarcations, des vedettes, des camions militaires, des gros porteurs ainsi que des drones.

 

Le 6 août, une veille de fête riche en animations

Les célébrations débuteront dès le 6 août avec plusieurs activités prévues à la Brigade anti-émeute (BAE) de Yopougon. À partir de 15 heures, la finale du tournoi des Forces de défense et de sécurité, disputée pour le trophée du Président de la République, opposera les équipes Armée 1 et Gendarmerie 1. En début de soirée, une marche au flambeau partira de trois itinéraires distincts avant de converger vers la BAE, où un grand concerto est prévu à partir de 21 heures.

Le point culminant des festivités interviendra le vendredi 7 août avec la cérémonie officielle organisée sur le Boulevard de la Solidarité, à Yopougon. Le parcours du défilé s’étendra des environs de la pharmacie Siporex jusqu’aux abords de la paroisse Saint-André, en passant par la place Ficgayo.

Le programme prévoit une prise d’armes suivie d’un défilé pédestre, d’un défilé motorisé et d’un défilé civil. Le chorégraphe ivoirien Georges Momboye orchestrera la partie artistique et présentera une fresque inspirée du thème de cette édition, mettant à l’honneur la paix, la sécurité et le développement.

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Les festivités se poursuivront dans l’après-midi du 7 août avec une journée découverte organisée à la Brigade anti-émeute. Le général Lassina Doumbia a indiqué que cette initiative permettra aux populations de mieux connaître les missions des différentes composantes des Forces de défense et de sécurité ainsi que leurs équipements.

 

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Meurtre du livreur Yango Koné Amidou : la plateforme réagit et soutient la famille de la victime

La plateforme Yango a réagi au meurtre de Koné Amidou, l’un de ses coursiers partenaires, exprimant sa profonde tristesse après ce drame qui a suscité une vive émotion en Côte d’Ivoire.

Dans un communiqué, l’entreprise adresse ses pensées à l’épouse du défunt, à ses deux enfants, ainsi qu’à l’ensemble de sa famille et de ses proches, plongés dans une période de grande douleur.

« Nous sommes profondément attristés par le meurtre de Koné Amidou, l’un de nos coursiers partenaires », indique la plateforme, tout en assurant son accompagnement auprès de la famille endeuillée.

Dès l’annonce du drame, Yango affirme avoir coopéré avec la police criminelle en transmettant toutes les informations utiles aux enquêteurs afin de contribuer à l’établissement de la vérité. La plateforme salue également la réaction des autorités et les efforts des forces de sécurité qui ont permis l’interpellation des suspects dans le cadre de l’enquête.

Au-delà de sa collaboration avec les services compétents, Yango indique être restée en contact avec la famille de Koné Amidou. L’entreprise précise avoir travaillé avec son partenaire local de livraison ainsi qu’avec les représentants de l’association des coursiers afin d’apporter le soutien nécessaire aux proches du disparu durant cette épreuve. Elle assure qu’elle poursuivra son accompagnement auprès de la famille dans les prochaines étapes de ce difficile parcours.

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Face à la diffusion d’images et de vidéos liées au drame, la plateforme lance un appel au public. Elle demande aux internautes de s’abstenir de partager ces contenus, afin de ne pas aggraver la souffrance de l’épouse, des enfants et des proches de la victime.

« Les actes de violence n’ont pas leur place dans nos communautés », rappelle Yango, qui réaffirme son engagement à collaborer avec les autorités et ses partenaires pour renforcer la sécurité des utilisateurs et des acteurs de sa plateforme.

 

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Dette en devises : « Attention à l’effet boule de neige du dollar » l’alerte de Traoré Souleymane Muluku

S’endetter en dollars ou en euros peut sembler avantageux pour les pays africains : taux d’intérêt parfois plus faibles, échéances longues et accès aux marchés internationaux. Mais un recours excessif à ces emprunts peut fragiliser les économies, alerte Traoré Souleymane Muluku, ancien fonctionnaire de la Société financière internationale (SFI).

Dans une contribution, l’expert met en garde contre cinq grands risques liés à l’endettement en devises étrangères.

 

1. Le risque de change, un effet boule de neige

Le premier danger est la variation des taux de change. Lorsqu’un État emprunte en dollars mais perçoit l’essentiel de ses revenus en monnaie locale, une dépréciation de cette dernière augmente mécaniquement le coût de remboursement. À titre d’exemple, une dette de 1 milliard de dollars équivalant à 600 milliards de FCFA pourrait passer à 700 milliards de FCFA si le dollar grimpe de 600 à 700 FCFA, sans nouvel emprunt.

2. Une perte de marge de manœuvre budgétaire

Selon Traoré Souleymane Muluku, une dette extérieure trop importante réduit la capacité des États à financer leurs priorités nationales. Les gouvernements consacrent une part croissante de leurs budgets au remboursement de la dette, ce qui peut les contraindre à adopter des mesures d’austérité exigées par certains créanciers, comme la réduction des subventions, le gel des salaires ou des réformes structurelles.

3. Une forte exposition aux crises internationales

Les États endettés en devises restent également vulnérables aux décisions des grandes banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE). Une hausse des taux américains peut renforcer le dollar et rendre les emprunts plus coûteux. Par ailleurs, une baisse des prix des matières premières réduit les entrées de devises nécessaires au remboursement. Le Ghana et la Zambie sont cités comme des exemples récents des conséquences d’une forte dépendance à la dette en monnaie étrangère.

4. Un risque d’étouffement du secteur privé

Un État fortement endetté en devises peut aussi limiter les capacités du secteur privé. La mobilisation massive de ressources pour honorer la dette extérieure peut réduire les financements disponibles pour les entreprises locales, notamment celles qui ont besoin d’importer des équipements ou des matières premières Pour l’ancien cadre de la SFI, le développement économique nécessite d’abord des investissements publics solides dans les infrastructures essentielles afin de créer un environnement favorable aux investisseurs privés.

5. La menace d’une crise de balance des paiements

Le dernier risque évoqué concerne la disponibilité des devises. Lorsqu’un pays doit constamment mobiliser des dollars ou des euros pour payer les intérêts et le capital de sa dette, une baisse des exportations ou des investissements étrangers peut provoquer une pénurie. Les conséquences peuvent être lourdes avec des difficultés à financer les importations essentielles comme le carburant, les médicaments ou les produits alimentaires, inflation et tensions sociales.

 

Le Ghana, un exemple des dangers de la dette en dollars

Traoré Souleymane Muluku cite le Ghana comme un cas d’école. Entre 2013 et 2022, le pays a multiplié les emprunts internationaux en dollars à travers les eurobonds pour financer ses infrastructures et combler ses déficits budgétaires. Mais en 2022, plus de la moitié de la dette publique ghanéenne était libellée en devises. Avec la remontée des taux américains, le renforcement du dollar et la chute du cedi, le poids de la dette s’est considérablement aggravé.

La crise a été amplifiée par la hausse mondiale des prix du carburant et des produits alimentaires après le déclenchement de la guerre en Ukraine. Le cedi a perdu environ 55 % de sa valeur face au dollar en 2022, renchérissant fortement les remboursements.

Crise économique, inflation et intervention du FMI

Face à l’impossibilité de continuer à honorer sa dette extérieure, le Ghana a suspendu certains paiements en décembre 2022 et sollicité l’aide du Fonds monétaire international (FMI).En échange d’un programme d’aide de 3 milliards de dollars, le pays a engagé plusieurs mesures d’austérité, tandis que les créanciers privés ont accepté une restructuration de la dette. Cette crise a provoqué une forte inflation, une hausse du coût de la vie et des difficultés pour les entreprises et les ménages.

La recommandation : emprunter dans la monnaie de ses revenus

Pour Traoré Souleymane Muluku, la règle fondamentale reste simple, un pays doit privilégier l’endettement dans la monnaie dans laquelle il génère ses revenus. Les économies africaines doivent limiter leur exposition au dollar, sauf lorsque leurs recettes d’exportation sont elles-mêmes générées en devises.

« Faisons attention », conclut l’ancien responsable de la SFI, appelant les États africains à mieux maîtriser leur stratégie d’endettement afin d’éviter que les chocs internationaux ne se transforment en crises nationales.

Revue de presse du 15 juillet : fronde contre la maire de San Pedro, pacte social du PPA-CI sous le feu des critiques et indépendance 2026 à la Une

L’actualité politique et sociale domine les journaux ivoiriens de ce mercredi. Au cœur des commentaires figure la situation à la mairie de San Pedro, où la maire Nakaridja Cissé fait face à une contestation interne. Alors que le PPA-CI de Laurent Gbagbo dévoile les grandes lignes de son pacte social, le PDCI traverse une nouvelle zone de turbulences.

Indépendance 2026 : les préparatifs du défilé mobilisent les médias

L’actualité relative à la fête de l’indépendance 2026 est dominante dans les journaux ivoiriens. Le Patriote annonce un dispositif exceptionnel à Yopougon à l’occasion des festivités nationales, tandis que Fraternité Matin révèle que 5 423 éléments des forces de défense et de sécurité participeront au traditionnel défilé militaire. Les différents titres mettent en avant les importantes mesures logistiques et sécuritaires prévues pour assurer le succès de cette édition 2026.

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Quatre adjoints défient la maire de San Pedro après une nouvelle polémique

Quelques semaines après la vive polémique suscitée par ses déclarations sur les concours de la fonction publique, l’élue est confrontée à une fronde menée par quatre de ses adjoints. Le quotidien Le Nouveau Réveil révèle que cette nouvelle crise fragilise davantage la gouvernance municipale, tandis que L’Abidjanais y voit une illustration des tensions internes qui secouent actuellement le PDCI-RDA.

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Le PPA-CI dévoile son pacte social, des réactions contrastées dans la presse

Sur le front politique, la présentation du pacte social du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) continue d’alimenter les débats. Le quotidien Le Temps met en avant les cinq engagements et les vingt propositions formulés par le parti de Laurent Gbagbo pour répondre aux préoccupations liées au pouvoir d’achat et à la cherté de la vie.

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Pour Konaté Navigué, ce programme représente un nouvel espoir pour les populations. À l’inverse, L’Expression affiche une lecture beaucoup plus critique, qualifiant ce pacte social d’« arnaque politique », illustrant les divergences d’appréciation qu’il suscite au sein de la presse nationale.

 

Football : la France éliminée, Christ Inao Oulaï proche de la Serie A

L’actualité sportive reste marquée par la Coupe du monde 2026. Éliminée par l’Espagne (2-0) en demi-finale, la France voit son rêve de sacre mondial s’envoler. La seconde demi-finale opposera l’Angleterre de Jude Bellingham à l’Argentine de Lionel Messi pour une place en finale face à la Roja.

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Du côté du football ivoirien, le jeune milieu Christ Inao Oulaï continue de faire parler de lui. Selon Abidjan Sports, le joueur est tout proche de rejoindre la Fiorentina, en Serie A, sous le titre évocateur : « Christ Inao : l’histoire en marche ».

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Économie : la flambée du pétrole inquiète

Sur le plan économique, Le Mandat s’intéresse aux conséquences de la reprise des tensions militaires en Iran. Le quotidien met en garde contre une nouvelle hausse des cours du pétrole, susceptible d’avoir des répercussions sur les économies mondiales, notamment à travers l’augmentation des coûts du transport et des produits de première nécessité.

Mercato : Christ Inao Oulaï tout proche de la Fiorentina, un transfert record de 30 millions d’euros en vue

Christ Inao Oulaï s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa jeune carrière. Selon les informations du média italien Space Viola, la Fiorentina et Trabzonspor ont trouvé un accord pour le transfert de l’international ivoirien de 20 ans.

L’opération est estimée à 30 millions d’euros, bonus compris, soit près de 19,7 milliards de FCFA, après plusieurs semaines de négociations conduites par le directeur sportif du club italien, Fabio Paratici.

« Ça y est ! Christ Inao Oulaï est prêt à rejoindre la Fiorentina. Tous les détails ont été finalisés après la visioconférence entre Paratici et Trabzonspor. Son arrivée à Florence est prévue dans les prochains jours », affirme le média transalpin.

Selon Space Viola, le milieu de terrain des Éléphants s’est également entretenu avec l’entraîneur de la Fiorentina, Fabio Grosso, un échange qui aurait permis de régler les derniers détails de son arrivée.

Trabzonspor sécurise une clause sur une future revente

Si le montant du transfert constitue déjà une opération majeure pour Trabzonspor, le club turc aurait également négocié des avantages supplémentaires. Selon le média italien, les dirigeants turcs ont obtenu une clause de 10 % sur une éventuelle revente de l’international ivoirien, leur garantissant un bénéfice en cas de futur transfert. Pour convaincre Trabzonspor de céder son joueur, la Fiorentina aurait revu son offre à la hausse ces dernières semaines, séduite par les performances du milieu de terrain, notamment lors de la Coupe du monde 2026 avec la sélection ivoirienne.

Ce transfert viendrait confirmer l’ascension spectaculaire de Christ Inao Oulaï, considéré comme l’un des plus grands espoirs du football ivoirien. Formé à la JMG Academy d’Abidjan, il rejoint le SC Bastia à l’été 2024 pour y signer son premier contrat professionnel. Dès sa première saison en Ligue 2 française, il s’impose comme un titulaire régulier et attire rapidement les recruteurs européens. En août 2025, Trabzonspor débourse 6,5 millions d’euros (environ 4,26 milliards de FCFA) pour recruter le jeune milieu, une transaction qui devient alors la deuxième plus importante vente de l’histoire du club corse.

 

De la Turquie à la Serie A, un nouveau défi pour l’Éléphant

Sous les couleurs de Trabzonspor, Christ Inao Oulaï confirme tout son potentiel. Auteur de prestations remarquées, il participe activement au sacre du club en Coupe de Turquie 2026, tout en s’illustrant par ses buts, ses passes décisives et son influence dans l’entrejeu. Ses performances, renforcées par une Coupe du monde 2026 convaincante avec les Éléphants, ont considérablement fait grimper sa cote sur le marché européen.

À seulement 20 ans, le milieu ivoirien est désormais évalué à plus de 20 millions d’euros et s’apprête, sauf retournement de situation, à découvrir la Serie A sous les couleurs de la Fiorentina, où il marchera dans les pas de son compatriote Christian Kouamé. Si le transfert se concrétise, il s’agira de l’une des plus importantes opérations impliquant un joueur ivoirien lors du mercato estival 2026 et d’une nouvelle illustration du rayonnement grandissant des talents formés en Côte d’Ivoire sur la scène européenne.