Les résultats académiques de l’année universitaire 2025-2026 continuent de susciter des réactions au sein de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS). Face aux contestations exprimées par certains étudiants ajournés, la direction générale a décidé de s’expliquer publiquement.
Le directeur général de l’établissement, Sanogo Anzoumana Habib, a animé ce mercredi 9 septembre 2026 une conférence de presse dans les locaux de l’INJS. L’objectif, apporter des précisions sur le processus d’évaluation et répondre aux accusations formulées à la suite de la proclamation des résultats.
Au total, 3 405 étudiants des promotions sortantes étaient concernés par les examens d’État. Après les évaluations et les délibérations du jury, 2 462 candidats, soit 72,30 %, ont été déclarés admis. À l’inverse, 943 étudiants, représentant 27,70 % des candidats, ont été ajournés pour travail jugé insuffisant.
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Une direction qui dit avoir privilégié le dialogue
La proclamation des résultats a été suivie de mouvements de protestation de la part de certains étudiants recalés. Selon Sanogo Habib, la direction générale n’est toutefois pas restée fermée aux revendications. Une délégation d’étudiants ajournés a notamment été reçue par l’administration. À cette occasion, ces derniers ont exceptionnellement obtenu l’autorisation de consulter leurs notes et leurs copies, alors que cette possibilité ne fait pas habituellement partie des pratiques de l’établissement.
Cette démarche n’a cependant pas mis fin aux contestations. Des recours ont ensuite été adressés au ministère en charge des Sports, à des membres du gouvernement, puis au Médiateur de la République.
Pour le directeur général, la prise de parole de l’INJS vise donc à apporter une clarification institutionnelle, sans entrer dans une confrontation avec les étudiants. « Cette intervention se veut une mise au point factuelle et institutionnelle », a-t-il expliqué, tout en rappelant que le droit de recours des étudiants est pleinement reconnu.
L’INJS défend un processus académique institutionnel
Au cœur de la défense présentée par la direction, le caractère encadré du processus ayant conduit aux résultats. Pour Sanogo Habib, l’INJS a avant tout pour responsabilité de garantir la qualité de la formation et la valeur des diplômes délivrés.
L’établissement public d’enseignement supérieur est chargé de former des professionnels dans les secteurs de la jeunesse, des sports et des loisirs. Une mission qui impose, selon le directeur général, de trouver un équilibre entre l’écoute des étudiants, l’équité entre les apprenants et le respect des exigences académiques.
Sanogo Habib insiste ainsi sur le fait que les résultats ne seraient pas issus d’une décision arbitraire de l’administration. Ils reposeraient sur les enseignements dispensés, les évaluations effectuées et les règles de validation applicables aux différentes formations.
La direction générale met également en avant la composition du jury ayant participé aux délibérations. Des représentants de dix ministères ont pris part au processus, un élément présenté comme une garantie supplémentaire du caractère institutionnel des décisions prises. Pour le DG de l’INJS, la proclamation des résultats engage la responsabilité de l’établissement et doit, à ce titre, respecter des règles précises.
Il appelle par ailleurs à distinguer déception académique et irrégularité. Un étudiant qui n’a pas rempli les conditions nécessaires pour valider son année peut être déçu et demander des explications, estime-t-il. Mais cette déception ne suffit pas, à elle seule, à démontrer l’existence d’une injustice ou d’une irrégularité.
L’administration hausse le ton face aux accusations
Si la direction dit avoir privilégié la retenue au début des contestations, elle entend désormais rappeler les limites à ne pas franchir. Certaines informations, prises de position et accusations visant l’INJS ont en effet été relayées dans la presse et sur les réseaux sociaux. Sanogo Habib assure que le silence observé jusqu’ici ne doit pas être considéré comme une faiblesse ou comme une absence de réponse de la part de l’administration.
La direction affirme comprendre qu’un étudiant puisse exprimer son mécontentement ou solliciter l’intervention d’une autorité compétente. Elle refuse toutefois que l’institution soit publiquement mise en cause sans éléments permettant, selon elle, d’établir une irrégularité générale du processus académique.
La conférence de presse s’est achevée par une démarche destinée à illustrer concrètement les arguments avancés par la direction. Sanogo Habib a permis aux journalistes présents de consulter certaines copies d’étudiants ajournés.
Selon l’administration, l’examen de ces documents révèle, dans certains cas, des insuffisances manifestes. Pour des épreuves d’une durée de quatre heures, certains candidats se seraient limités à inscrire leurs noms et prénoms, tandis que d’autres auraient simplement recopié le sujet sans traiter véritablement les questions proposées. Pour la direction générale, ces copies permettent ainsi d’étayer l’idée que certains ajournements sont directement liés à la qualité des productions rendues lors des évaluations.
L’INJS maintient le cap sur la rigueur académique
Tout en reconnaissant aux étudiants le droit de contester les résultats et d’exercer les recours prévus, l’INJS affirme vouloir rester attaché aux règles académiques. Pour Sanogo Habib, un échec à un examen ne constitue pas nécessairement une fin de parcours. Il doit plutôt permettre à l’étudiant de prendre conscience de ses insuffisances, de renforcer ses efforts et, éventuellement, de revenir mieux préparé.
La direction générale réaffirme ainsi sa ligne : les résultats doivent reposer sur le mérite, les règles et les procédures. Elle revendique son attachement à la rigueur, à l’excellence et à la discipline, tout en appelant les différentes parties à la retenue.
L’INJS prévient enfin qu’il se réserve le droit de prendre les dispositions nécessaires pour défendre son image et sa réputation chaque fois qu’il l’estimera nécessaire.
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