Korhogo : un acheteur de noix de cajou tué et brûlé, un planteur interpellé par la police

La Police anti-criminalité (PAC) de Korhogo a interpellé, le mardi 23 mai 2026, un individu identifié sous les initiales S. Nambega. Il est soupçonné d’avoir tué l’acheteur de noix de cajou Koné Amidou, originaire de Kapélé, dans une plantation d’anacarde située près du village de Kagnenin, non loin de Katoumoro.

Le crime, d’une extrême violence, a été commis dans une plantation appartenant au principal suspect. La victime, connue dans la zone pour ses activités d’achat de noix de cajou, s’y était rendue dans le cadre de son travail. L’affaire a débuté après la disparition de Koné Amidou. Inquiets, ses proches ont rapidement alerté les services de police, déclenchant l’ouverture d’une enquête. Les investigations menées par la PAC de Korhogo ont permis d’orienter les recherches vers S. Nambega, un jeune planteur de la localité. Il a finalement été interpellé puis entendu par les enquêteurs.

Des aveux détaillant le déroulement du crime

Lors de sa présentation aux autorités le dimanche 31 mai 2026, dans le cadre d’une reconstitution, le suspect a livré une version détaillée des faits. Il affirme avoir agi par vengeance, accusant la victime de l’avoir diffamé en le présentant comme un violeur. Selon ses déclarations, il aurait préparé son acte en se procurant un produit chimique localement appelé « caba », utilisé habituellement pour accélérer la maturation des fruits. Il aurait ensuite rempli une seringue avec cette substance.

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Pour attirer l’acheteur, le suspect aurait d’abord vendu une petite quantité de noix de cajou d’une valeur de 8 000 francs CFA. à la victime. Il lui aurait ensuite fait croire à la disponibilité d’un stock important dans sa plantation. Une fois arrivés sur les lieux, il aurait administré le produit à Koné Amidou. La victime se serait effondrée peu après, avant d’être violemment agressée à la machette.

Après le décès de la victime, le suspect aurait traîné le corps sur plusieurs mètres avant de tenter d’effacer les traces du crime. Il aurait incendié le corps puis l’aurait enterré dans une ancienne fosse de charbon située dans la plantation. Il aurait également emporté la moto de la victime, qu’il aurait ensuite modifiée à Korhogo afin d’en dissimuler l’origine.

 

Des preuves accablantes découvertes par les enquêteurs

Les enquêteurs ont cependant mis la main sur plusieurs éléments matériels. Lors d’une perquisition, des cartes de transfert d’argent appartenant à la victime ont été retrouvées en possession du suspect. Face à ces preuves, S. Nambega a fini par reconnaître les faits après avoir d’abord nié toute implication. Ses aveux ont permis de localiser précisément le lieu où le corps avait été enterré.

Ce crime suscite une vive émotion dans les localités de Kapélé, Kagnenin et Katoumoro, ainsi que dans l’ensemble de la région de Korhogo. Les habitants appellent à davantage de vigilance et au recours aux voies légales pour régler les différends. L’enquête se poursuit afin d’établir toutes les circonstances de ce meurtre. Le suspect reste à la disposition de la justice, qui devra déterminer les responsabilités et statuer sur les sanctions.

 

Côte d’Ivoire : les évêques catholiques plaident pour un organe électoral indépendant et non politisé

À l’occasion de leur 129e Assemblée générale, les évêques catholiques de Côte d’Ivoire ont exhorté à la mise en place d’un mécanisme électoral indépendant, affranchi de toute influence politique, afin de renforcer la confiance des citoyens.

Cette prise de position intervient après l’annonce par le gouvernement de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). À travers une déclaration, les membres de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire, conduits par Mgr Marcellin Yao, ont dit prendre acte de cette décision.

 » En ces temps où le pays qui aspire à la paix, à la réconciliation véritable et au développement humain intégral peine encore, après tant d’années, à retrouver sa totale sérénité et à rassembler tous ses enfants, les évêques catholiques de Côte d’Ivoire, prennent acte de la décision du Gouvernement de dissoudre la Commission électorale indépendante (CEI), dans la perspective de la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion des élections en Côte d’Ivoire », ont-ils déclaré.

Une réforme jugée importante pour l’avenir électoral

Les responsables religieux estiment que cette réforme intervient dans un contexte où le pays cherche encore à consolider la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale. Selon eux, la création d’un nouveau dispositif électoral représente une étape importante pour renforcer la sérénité du processus démocratique. Depuis plusieurs années, la CEI faisait l’objet de contestations récurrentes de la part de plusieurs formations politiques. Le PPA-CI, le PDCI-RDA, le FPI ainsi que le MGC de Simone Gbagbo reprochaient régulièrement à l’institution son manque d’indépendance et sa proximité supposée avec le pouvoir en place.

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Les prélats ont salué la décision des autorités, estimant qu’elle répond à une partie des préoccupations exprimées par les acteurs politiques et la société civile. Ils invitent toutefois le gouvernement à poursuivre les réformes dans un climat d’écoute et de concertation. Pour l’Église catholique, la réussite de cette transition passe par l’implication de l’ensemble des forces vives de la Nation. Les évêques encouragent ainsi les autorités à privilégier le dialogue afin de parvenir à un consensus autour du futur cadre électoral.

 

Un souhait : une institution électorale non politisée

Au-delà de la dissolution de la CEI, les responsables religieux insistent sur la nécessité de bâtir une institution crédible, transparente et indépendante. Ils souhaitent que le futur organe chargé des élections inspire confiance à tous les acteurs et garantisse l’organisation de scrutins justes et apaisés. Le gouvernement avait annoncé cette réforme le 7 mai dernier à l’issue d’un Conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara. Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ce nouveau mécanisme électoral doit permettre de rassurer davantage les acteurs politiques et les citoyens.

 » Cette décision ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections à même de rassurer davantage les acteurs politiques et les Ivoiriens », a précisé Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement.

Les évêques ont enfin réaffirmé leur disponibilité à contribuer à la recherche de solutions favorisant la paix et la cohésion sociale. Tout en rappelant la complémentarité des rôles entre l’État et l’Église, ils ont assuré vouloir accompagner les initiatives visant à consolider la démocratie et la stabilité en Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire – Guinée : Kankan et Odienné scellent un partenariat stratégique

Un nouveau partenariat de coopération lie désormais les villes de Kankan, en Guinée, et d’Odienné, en Côte d’Ivoire. Les deux collectivités ont officialisé leur jumelage à travers la signature d’un protocole d’accord destiné à favoriser les échanges et à renforcer les relations entre les populations des deux pays.

Les autorités de Kankan et d’Odienné ont conclu l’accord le 29 mai 2026 en marge de la 86e édition de la Mamaya de Kankan, l’un des plus importants événements culturels de Haute-Guinée. Organisée autour du thème « Mamaya, miroir de la renaissance culturelle », cette édition a mis la Côte d’Ivoire à l’honneur en qualité de pays invité.

Les maires des deux collectivités, Nassénéba Touré et Arafan Moussa Koulibaly, ont procédé à la signature de l’accord en présence de plusieurs autorités administratives, politiques et coutumières des deux pays.

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Une coopération axée sur le développement local

À travers ce partenariat, les deux villes entendent développer des projets communs dans plusieurs secteurs stratégiques. La santé, l’éducation, l’assainissement, la culture et l’insertion professionnelle des jeunes figurent parmi les principaux domaines de coopération identifiés. Selon Nassénéba Touré, ce jumelage ouvre de nouvelles perspectives pour les populations des deux collectivités.

« Nous sommes dans une coopération gagnant-gagnant, notamment dans des secteurs essentiels comme l’éducation, la santé, l’assainissement et l’insertion de la jeunesse », a-t-elle déclaré.

La maire d’Odienné a également mis en avant les nombreuses similitudes culturelles et historiques qui rapprochent les deux villes. Elle estime que ces échanges permettront de renforcer davantage les liens entre les communautés. Pour sa part, Arafan Moussa Koulibaly s’est félicité de la signature de cet accord, qu’il considère comme un levier de développement pour Kankan et Odienné.

« La coopération décentralisée doit être menée avec sérieux et détermination. Je suis persuadé que cet accord produira des résultats bénéfiques pour nos populations, notamment dans le domaine culturel », a-t-il affirmé.

Les deux municipalités veulent renforcer les échanges d’expertise entre leurs administrations. Elles souhaitent également partager leurs expériences de gestion locale. Les deux villes prévoient de créer un cadre permanent de concertation. L’objectif est de bâtir une coopération durable basée sur la solidarité, la culture et le développement partagé. Ce jumelage renforce les relations entre la Guinée et la Côte d’Ivoire. Il illustre la volonté des autorités locales de développer une coopération de proximité. Les deux villes veulent soutenir le développement territorial à travers ce partenariat.

Abidjan : Apoutchou National et Lionel PCS condamnés à de lourdes peines de prison ferme et à 264 millions de FCFA d’amende chacun

Le site fratmat.info rapporte que l’influenceur ivoirien Apoutchou National et son ami Lionel PCS ont été condamnés à des peines de prison ferme, assorties d’amendes individuelles de 264 millions de FCFA.

La juridiction compétente a rendu son verdict en prononçant 3 ans de prison ferme contre Apoutchou National. Son coaccusé Lionel PCS a, quant à lui, écopé de 5 ans d’emprisonnement ferme. Chacun devra également s’acquitter d’une amende de 264 millions de FCFA, selon les informations de fratmat.info.

Une affaire judiciaire ouverte depuis novembre 2024

Les deux influenceurs, ainsi que plusieurs autres personnes, avaient été déférés le 14 novembre 2024 au Parquet près le Pôle pénal économique et financier. Le groupe comprenait notamment Agbré Stéphane dit Apoutchou National, Fofana Abdoulaye, Akobé Léonel alias Lionel PCS, Doffou Aristide et Sidibé Kader. Apoutchou National avait été remis en liberté le jeudi 27 février 2025, après environ trois mois de détention.

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L’affaire a débuté après une interpellation menée par la police économique. Celle-ci s’est appuyée sur des publications d’Apoutchou National montrant d’importantes sommes d’argent sur les réseaux sociaux. Ces images, largement relayées, ont suscité de vives réactions et conduit les autorités à ouvrir une enquête sur l’origine des fonds. Les enquêteurs ont cherché à vérifier la provenance de ces ressources jugées inhabituelles.

À la suite des vérifications, les forces de l’ordre ont réuni des éléments permettant la convocation des personnes concernées. Apoutchou National et ses coaccusés ont ensuite été placés en garde à vue. Ils ont été interrogés sur l’origine des sommes exhibées publiquement. Les autorités ont exigé des explications claires et documentées sur ces flux financiers. Déférés au Pôle pénal économique et financier, les mis en cause ont fait l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire. Des mandats de dépôt ont été décernés dans la foulée.

Les charges retenues incluent notamment la violation de la réglementation des relations financières extérieures des États, le blanchiment de capitaux, ainsi que des infractions liées aux jeux d’argent illicites sur les réseaux de communication électronique.

Revue de presse du 2 juin : tensions politiques, crise des déchets et tirs à Mankono, avec des accusations visant un commissaire, dominent l’actualité.

La presse ivoirienne de ce mardi 2 juin 2026 met en avant une actualité dominée par les enjeux politiques, les tensions sociales et plusieurs faits divers marquants. Les débats autour du futur cadre électoral occupent une place centrale, tandis que la crise des ordures à Abidjan et des incidents sécuritaires à l’intérieur du pays alimentent également les manchettes.

Alors que les prochaines échéances électorales se rapprochent, la mise en place du futur dispositif électoral suscite de nombreuses réactions. Plusieurs journaux alertent sur les risques de dérive dans sa configuration.

Le quotidien, Le Nouveau Réveil met en garde contre ce qu’il qualifie de « piège que l’opposition doit éviter » dans le processus en cours. Dans le même registre, les évêques catholiques expriment leurs réserves sur une possible politisation du système électoral. Dans Notre Voie, l’Église appelle explicitement à ce que « le futur dispositif ne soit plus politisé ». Cette position rejoint celle de la société civile. Vincent Toh Bi Irié réclame une « agence électorale impartiale, crédible, transparente et indépendante ».

 

Vie politique : recompositions et tensions internes

Les formations politiques restent également au cœur de l’actualité. Au PDCI-RDA, les débats sur la direction et les perspectives du parti alimentent les journaux. Le Nouveau Réveil revient sur les raisons pour lesquelles « les Ivoiriens réclament le retour de Thiam », dans un contexte de remobilisation du parti dans l’Indénié-Djuablin. Sur le terrain, des responsables affirment que « le PDCI est bien vivant », selon Éhouman Tanoh.

Au sein du pouvoir, les spéculations se poursuivent autour de la succession présidentielle. Le Temps évoque les discussions internes en titrant sur « le cas Téné Birahima Ouattara », présenté comme un sujet qui suscite de nombreuses interrogations. Du côté de l’opposition, le PPA-CI de Laurent Gbagbo poursuit ses préparatifs internes. La Voie Originale parle d’une « bataille des projets », tandis que Le Temps évoque « 10 prétendants pour un fauteuil » dans les structures du parti.

 

Abidjan face à la crise des déchets

Sur le plan social, la situation des ordures à Abidjan s’impose comme un sujet majeur. La capitale économique fait face à une accumulation préoccupante de déchets dans plusieurs communes.

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Le Nouveau Réveil, Le Jour Plus et Le Matin relaient les réactions du gouvernement, notamment les mises en garde du ministre Amédé Kouakou, qui a donné un ultimatum aux opérateurs du secteur. La situation est jugée critique par plusieurs observateurs. Pour l’opposition, cette crise traduit une défaillance de la gouvernance actuelle. Le Temps parle d’une « invasion d’Abidjan par les ordures ménagères », qu’il associe à un échec des politiques publiques.

 

Énergie et infrastructures : un signal économique positif

Dans un contexte contrasté, le secteur énergétique apporte une note plus favorable. Les grands projets d’infrastructures continuent de progresser, notamment la centrale thermique de Songon.

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Soir Info et Le Patriote saluent la signature d’un accord financier estimé à plus de 423 milliards de FCFA pour ce projet stratégique. D’autres estimations évoquent un coût global légèrement différent selon les sources. Le Patriote souligne par ailleurs la dynamique économique du pays, estimant que la Côte d’Ivoire figure désormais parmi les pays industrialisés du continent et progresse dans les classements africains.

 

Sécurité : attaque à Mankono et cybercriminalité

À l’intérieur du pays, la situation sécuritaire suscite des inquiétudes après une attaque signalée à Mankono. Selon Les Échos de la République, un groupe armé a pris pour cible le marché de la ville.

Le maire affirme avoir interpellé certains suspects et dénonce des dysfonctionnements dans la gestion de l’incident. Il met également en cause certains responsables sécuritaires locaux, évoquant des libérations controversées. Dans un autre registre, La Tribune Ivoirienne alerte sur une affaire d’escroquerie en ligne. Des individus utiliseraient le nom de la sœur du président pour soutirer de l’argent à des victimes via internet.

 

Sport : préparation des Éléphants pour le Mondial 2026

Sur le plan sportif, la sélection ivoirienne poursuit sa préparation en Europe en vue des prochaines échéances internationales. Le stage se déroule dans un climat de concentration. Le supplément Super Sport évoque une « veillée d’armes à Nantes » autour des Éléphants. Le staff technique observe notamment plusieurs jeunes talents et binationaux.

Parmi eux, le jeune Ange-Yoan Bonny attire déjà l’attention des encadreurs, alors que la liste finale pour le Mondial 2026 continue de se préciser.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye forme un gouvernement technocratique sans le Pastef

Le Sénégal a vu naître le gouvernement Diomaye Faye III dans la soirée du lundi 1er juin. Sa mise en place intervient après des échanges infructueux avec le Pastef. Le parti Pastef a rejeté toute compromission et refusé de s’associer à la nouvelle équipe. Le président Bassirou Diomaye Faye a néanmoins arrêté la composition de son exécutif. La liste des nouveaux membres du gouvernement a été ensuite rendue publique par la présidence.

Le troisième gouvernement du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été officiellement constitué ce lundi 1er juin 2026. Sa mise en place intervient après des discussions infructueuses avec le PASTEF. Le parti de l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko a refusé de participer à la nouvelle équipe gouvernementale. Le chef de l’État a donc validé une composition sans représentants officiels du parti.

La formation de ce nouvel exécutif fait suite à une séance de travail non concluante avec le comité exécutif du PASTEF. Les discussions ont buté sur des désaccords persistants. Dans ce contexte, le président Faye a décidé de finaliser la liste de son gouvernement. Cette décision consacre une rupture nette entre les deux anciens alliés politiques.

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Un nouveau gouvernement dominé par des profils technocratiques

Le nouvel exécutif est dirigé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô. Économiste et ancien cadre de la BCEAO, il a été nommé fin mai 2026. L’équipe gouvernementale, réduite à 30 membres, met en avant des profils techniques. Elle est présentée comme un gouvernement de mission orienté vers les résultats.

Aucun cadre du PASTEF n’a été reconduit dans ce troisième gouvernement. Cette absence confirme l’éloignement politique entre le parti et la présidence. Le refus du comité exécutif du PASTEF de participer a accéléré la décision. Le président a assumé la constitution d’un gouvernement sans son principal soutien politique.

Le gouvernement introduit plusieurs réformes structurelles dans sa nouvelle architecture. Il fusionne plusieurs ministères afin de renforcer la cohérence de l’action publique. Il regroupe également le département de l’Économie et celui des Finances. D’autres ajustements concernent la communication, l’énergie et les mines afin de réduire les doublons administratifs. Le gouvernement devra rapidement répondre aux attentes sociales et économiques. L’inflation, le chômage des jeunes et la cherté de la vie restent des priorités.

Sur le plan politique, la majorité parlementaire reste dominée par le PASTEF. Une cohabitation institutionnelle de fait s’installe entre l’exécutif et l’Assemblée nationale. Le président Faye mise désormais sur l’efficacité d’un gouvernement technocratique. Les autorités attendent le premier test majeur lors du conseil des ministres prévu le 5 juin 2026.

Destruction du marché de Siporex : les commerçants manifestent à la mairie Selmer pour réclamer leur recasement

À la suite de la destruction du marché de Siporex intervenue le 31 mai 2026, les commerçants ont manifesté ce lundi 1er juin 2026 à la mairie Selmer, dans la commune de Yopougon. Ils réclament leur recasement sur des sites marchands mieux aménagés et adaptés à leurs activités.

Réunis en nombre, les manifestants ont exprimé leurs difficultés liées à l’occupation actuelle des espaces de vente. Ils souhaitent bénéficier de conditions de travail plus structurées et sécurisées. La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs responsables administratifs et sécuritaires. On note notamment la présence du Directeur de cabinet, Drissa Ouattara, du chef de cabinet ainsi que du commissaire de police du 16ᵉ arrondissement de Yopougon, le Caire Coulibaly Arsène.

Les autorités ont écouté les doléances des commerçants, portées par leur porte-parole. Celle-ci a plaidé pour une intégration des vendeuses dans le futur marché de gros actuellement en construction.

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Un appel à rejoindre les marchés existants

En réponse, le Directeur de cabinet Drissa Ouattara a invité les commerçants à rejoindre les 42 marchés déjà existants dans la commune. Il a insisté sur la nécessité d’une meilleure organisation des espaces de vente. Selon lui, une meilleure structuration du commerce local permettra d’améliorer les conditions d’exercice des activités économiques.

Le commissaire de police du 16ᵉ arrondissement, le Caire Coulibaly Arsène, a pour sa part mis en garde contre tout débordement. Il a rappelé que les actes d’incivisme ne seront pas tolérés dans la commune. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’ordre public et d’éviter toute occupation anarchique des espaces urbains. Selon les autorités locales, les 42 marchés de Yopougon ne sont pas entièrement exploités. Plusieurs espaces intérieurs restent disponibles alors que des vendeurs occupent les abords des grandes voies. Cette situation crée des difficultés de circulation et pose des problèmes d’organisation urbaine dans la commune.

Cette rencontre illustre la volonté des autorités de privilégier le dialogue avec les acteurs du commerce. L’objectif affiché est de trouver des solutions durables à la question de l’occupation des espaces marchands à Yopougon. Les discussions devraient se poursuivre afin de concilier organisation urbaine et activités économiques des commerçants.

 

Santé publique : Abidjan au cœur des réflexions sur l’avenir des systèmes de santé

La Côte d’Ivoire accueille depuis ce lundi 1er juin 2026 la Réunion régionale de haut niveau du Réseau Africain de la Santé et des Services Publics (HaPSNA). Organisée à Abidjan, cette rencontre continentale porte sur le renforcement des programmes de santé communautaire et le développement des ressources humaines de santé en Afrique.

Pendant deux jours, responsables gouvernementaux, experts, institutions publiques et partenaires techniques venus de plusieurs pays africains échangeront sur les défis liés à l’amélioration des systèmes de santé et à l’intégration durable des agents de santé communautaire dans les dispositifs publics À l’ouverture des travaux, le ministre de la Santé a réaffirmé l’engagement des autorités ivoiriennes à poursuivre les réformes destinées à rendre le système de santé plus performant, plus équitable et davantage accessible aux populations.

La cérémonie a enregistré la présence d’Anne Désirée Ouloto-Lamizana, ministre d’État chargée de la Fonction publique. Les deux membres du gouvernement ont plaidé pour le renforcement des ressources humaines de santé. Ils estiment cette mesure essentielle pour mieux répondre aux besoins sanitaires des populations.

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Le personnel de santé au cœur des priorités

Les autorités ivoiriennes ont rappelé les efforts engagés ces dernières années pour renforcer les capacités du système de santé national. Depuis 2021, la Côte d’Ivoire a renforcé ses effectifs sanitaires. Le pays a réduit les disparités entre les territoires. Les autorités ont également développé plusieurs pôles d’excellence. Ces actions améliorent l’accès aux soins pour les populations. Elles s’inscrivent dans la vision du président Alassane Ouattara. L’objectif est de rapprocher les services de santé des citoyens. Le gouvernement veut aussi améliorer la qualité des soins sur tout le territoire national.

Les discussions porteront notamment sur la valorisation des agents de santé communautaire, leur intégration dans les systèmes publics ainsi que les mécanismes de financement et de formation du personnel de santé. Pour les participants, cette rencontre constitue une opportunité de partager les expériences réussies sur le continent et d’identifier des solutions adaptées aux réalités des différents pays africains.

Cette réunion régionale vise à renforcer la coopération sanitaire entre les États africains. Les participants veulent accélérer la mise en œuvre de politiques publiques adaptées aux défis de santé. Les organisateurs ont salué la mobilisation des délégations africaines. Ils ont également remercié les experts et les partenaires techniques présents à Abidjan. Tous contribuent au renforcement de systèmes de santé plus résilients et plus inclusifs en Afrique.

Énergie : la Côte d’Ivoire lance la centrale thermique de Songon de 372 MW

Réunis au Noom Hôtel d’Abidjan-Plateau, les partenaires financiers et techniques du projet de centrale thermique de Songon ont signé, ce lundi 1er juin 2026, le Common Terms Agreement (CTA), un accord clé pour la réalisation de cette infrastructure énergétique de 372 MW.

Les acteurs impliqués dans le projet ont signé, le lundi 1er juin 2026 à Abidjan, le Common Terms Agreement (CTA), un accord qui fixe les conditions communes entre les dirigeants de la société Songon Énergies et du groupe chinois Energy China. .

Un investissement de plus de 423 milliards FCFA

Représentant le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie lors de la cérémonie, le directeur général de l’Énergie, Ehouman Kalifa Narcisse, a souligné l’importance stratégique de cette future centrale pour l’équilibre du système électrique national. Le coût global du projet s’élève à 423,166 milliards de FCFA. Sur ce montant, 342,129 milliards de FCFA seront consacrés à la construction de la centrale, soit plus de 80 % de l’investissement total.

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Selon les autorités, cette nouvelle infrastructure doit permettre de répondre à la croissance de la demande en électricité tout en consolidant la position de la Côte d’Ivoire comme principal hub énergétique d’Afrique de l’Ouest.

Le directeur général de l’Énergie a salué l’engagement du consortium de banques et d’institutions financières nationales, régionales et internationales mobilisées autour du projet. Pour lui, cette adhésion traduit la confiance accordée à la solidité économique du projet ainsi qu’aux perspectives du secteur énergétique ivoirien. Il a également mis en avant le rôle d’Energy China, partenaire technique de l’opération. Le groupe intervient dans le cadre du modèle « Investissement–Construction–Exploitation », considéré comme un exemple d’investissement direct étranger à forte valeur ajoutée pour la Côte d’Ivoire.

La signature du CTA marque une étape déterminante dans le calendrier de réalisation de la centrale. Les autorités ivoiriennes ont réaffirmé leur engagement à accompagner l’exécution du projet jusqu’à sa mise en service. Le gouvernement prévoit notamment de faciliter les démarches administratives, de garantir l’approvisionnement en gaz naturel et d’assurer l’accès au réseau national de transport d’électricité. L’objectif affiché est d’atteindre la clôture financière du projet avant la fin de l’année 2026 afin de respecter les délais de construction annoncés.

 

Energy China promet de respecter les délais

Le président du conseil d’administration d’Energy China, Ni Zhen, a estimé que la centrale de Songon représente une avancée importante dans la coopération entre la Chine et l’Afrique. Selon lui, l’installation fournira une énergie stable, propre et performante à plus de 31 millions d’habitants tout en renforçant l’attractivité économique de la Côte d’Ivoire auprès des investisseurs internationaux. Le groupe chinois s’est engagé à respecter le calendrier des travaux, à appliquer les normes les plus exigeantes en matière de sécurité et de protection de l’environnement, ainsi qu’à favoriser l’emploi local et le transfert de compétences.

Au-delà de son apport énergétique, le projet devrait générer d’importantes retombées économiques. Les promoteurs prévoient la création de plus de 1 130 emplois directs durant la phase de construction. Une fois la centrale opérationnelle, 260 emplois directs seront maintenus pour l’exploitation du site. À cela s’ajouteront 1 172 emplois indirects liés aux activités économiques générées par le projet.

Avec cette future centrale de Songon, la Côte d’Ivoire poursuit sa stratégie de sécurisation de son approvisionnement énergétique et renforce ses ambitions de leadership dans le secteur de l’électricité en Afrique de l’Ouest.*

 

Abidjan : le gouvernement donne 72 heures aux opérateurs pour enlever les tas d’ordures

La lutte contre l’insalubrité reprend de plus belle dans le district autonome d’Abidjan. Face à la multiplication des dépôts d’ordures dans plusieurs communes de la capitale économique, le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Dr Amédé Koffi Kouakou, a convoqué ce lundi 1er juin 2026 les entreprises en charge de la collecte des déchets.

À l’issue de cette réunion, le ministre a fixé un délai de 72 heures aux opérateurs pour débarrasser les quartiers concernés des déchets accumulés. Une décision qui intervient alors que de nombreux habitants dénoncent depuis plusieurs jours la dégradation du cadre de vie dans plusieurs zones d’Abidjan.

Le ministère hausse le ton

Déterminé à rétablir rapidement la situation, Dr Amédé Koffi Kouakou a exigé une mobilisation immédiate des acteurs du secteur. Les autorités estiment que l’accumulation des ordures constitue non seulement une nuisance pour les populations, mais également un risque sanitaire accru en cette période de fortes pluies. Cette fermeté traduit la volonté du gouvernement d’améliorer durablement la salubrité urbaine et de prévenir les conséquences environnementales liées à la mauvaise gestion des déchets.

Face aux exigences du ministère, les entreprises présentes à la rencontre ont assuré qu’elles intensifieraient leurs opérations de collecte et d’évacuation dans les prochains jours. Elles se sont engagées à respecter le délai fixé afin de rétablir un environnement plus sain pour les habitants. Les équipes devraient ainsi être déployées de manière renforcée dans les communes les plus touchées par l’accumulation des déchets.

Les trois prochains jours seront décisifs pour évaluer l’efficacité de cette mobilisation. Les autorités attendent des résultats visibles sur le terrain et entendent suivre de près l’exécution des engagements pris par les opérateurs. À travers cet ultimatum, le gouvernement veut rappeler que la salubrité demeure un enjeu majeur pour Abidjan, métropole de plus de six millions d’habitants, dont l’image et la qualité de vie dépendent en grande partie de la gestion efficace des déchets urbains.

 

Ministère de l'Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité
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