Cacao : la police disperse des producteurs venus réclamer le paiement de stocks à 2 800 FCFA

La tension est montée d’un cran, lundi 7 septembre 2026, au siège du Conseil Café-Cacao, situé à la CAISTAB, au Plateau. Des forces de l’ordre déployées sur place ont dispersé des producteurs venus évoquer la situation de stocks de cacao encore impayés.

Selon des informations rapportées par les producteurs, des membres du Collectif des sociétés coopératives et acheteurs de Côte d’Ivoire auraient souhaité obtenir une audience avec Yves Koné Brahima, directeur général du Conseil Café-Cacao. Cette démarche n’aurait toutefois pas abouti. Les producteurs affirment que les forces de l’ordre leur auraient barré l’accès au responsable de l’institution.

 

Stéphane Takry Goupi, porte-parole du Collectif des coopératives et acheteurs de cacao, affirme même avoir été brutalisé lors de l’intervention des forces de l’ordre.

Les producteurs réclament une solution pour 11 000 tonnes

Restés au rez-de-chaussée de l’immeuble CAISTAB, les producteurs ont ensuite été invités à quitter les lieux par les forces de l’ordre présentes sur place. Les intéressés assurent cependant ne pas être venus pour faire grève. Ils disent plutôt chercher une solution à un problème qu’ils considèrent comme toujours en suspens, celui des stocks résiduels de cacao.

Selon leurs déclarations, quelque 11 000 tonnes de cacao resteraient ainsi bloquées et impayées au prix de 2 800 FCFA le kilogramme. Cette position contraste avec celle du directeur général du Conseil Café-Cacao, qui affirme de son côté que le dossier du cacao résiduel est désormais clos.

Joint par téléphone, le directeur général du Conseil Café-Cacao, Yves Koné Brahima, a contesté l’existence d’un rendez-vous avec les producteurs.

« Je n’avais pas de rendez-vous avec eux. C’était avec le ministre. Ce sont des agitateurs », a-t-il déclaré.

Le différend reste ainsi marqué par deux versions opposées, les producteurs disent être venus rechercher une solution au problème des stocks de cacao, tandis que le directeur général du Conseil Café-Cacao affirme ne pas avoir prévu de rencontre avec eux.

Revue de presse du 9 septembre : la tension monte autour de la convocation de Koné Katinan et du cacao

La semaine s’annonce mouvementée à Abidjan. La convocation de Koné Katinan à la préfecture de police, les interrogations autour de la nouvelle architecture électorale et la colère des producteurs de cacao occupent une place importante dans la presse ivoirienne ce mercredi.

 

 

Koné Katinan attendu à la préfecture de police

Sur le front politique, Koné Katinan, cadre proche de Laurent Gbagbo, est attendu ce mercredi à la préfecture de police d’Abidjan, à la suite d’une plainte déposée par le RHDP, parti au pouvoir.

Cette convocation suscite de nombreuses réactions dans la presse. « La convocation du représentant légal du PPA-CI fait polémique », titre ainsi Le Canard déchaîné. De son côté, La Voie Originale rapporte que Laurent Gbagbo, fondateur du PPA-CI, a convoqué une réunion de crise avant le déplacement de Koné Katinan devant les autorités.

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L’avenir du nouvel organe électoral en question

La réforme de l’institution chargée des élections alimente également les interrogations. Le Nouveau Réveil s’intéresse à la liquidation de l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI) et aux perspectives du nouvel organe appelé à lui succéder.

Le quotidien affiche à sa Une une interrogation sur cette nouvelle étape : « La commission électorale indépendante liquidée sans bilan / Un liquidateur pour un autre blocage au nouvel organe électoral ? »

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Le FMI salue les performances sous Alassane Ouattara

Dans un autre registre économique, Le Jour Plus rapporte que le Fonds monétaire international (FMI) a salué les performances réalisées sous la présidence d’Alassane Ouattara.

Des producteurs de cacao dispersés par la police

L’actualité économique est, elle aussi, marquée par la tension. Selon Notre Voie, la police a dispersé des producteurs rassemblés devant le siège du Conseil café-cacao, au Plateau. Ces producteurs protesteraient contre des stocks de cacao qui restent impayés au prix de 2 800 FCFA le kilogramme.

L’Africa Sports dévoile ses nouvelles recrues

La revue de presse s’ouvre également sur le sport. L’Africa Sports, présenté comme le club ivoirien le plus titré sur la scène continentale, a dévoilé ses nouvelles recrues en vue de la prochaine saison, qui doit débuter dans les prochaines semaines.

Ballon d’Or 2026 : Sadio Mané et Achraf Hakimi, les deux ambassadeurs de l’Afrique

L’Afrique aura deux représentants dans la course au Ballon d’Or 2026. Sadio Mané et Achraf Hakimi figurent parmi les 30 joueurs retenus par France Football, dont la liste a été dévoilée ce mardi 8 septembre. L’attaquant sénégalais d’Al-Nassr et le défenseur marocain du Paris Saint-Germain tenteront de décrocher une place parmi les meilleurs joueurs de la planète. Le verdict sera rendu le 26 octobre prochain à Londres.

 

Sadio Mané, un habitué de la course

À 34 ans, Sadio Mané retrouve une nouvelle fois les prétendants au prestigieux trophée. Déjà deuxième du classement en 2022, le capitaine des Lions de la Teranga reste l’une des principales figures du football africain. Le Sénégalais s’est particulièrement illustré lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc. Sacré avec sa sélection, il a été désigné meilleur joueur de la compétition après avoir contribué au parcours victorieux des Lions de la Teranga.

Mané a également participé à la Coupe du monde 2026 avec le Sénégal, avec notamment une passe décisive durant le tournoi. Avec Al-Nassr, il a par ailleurs contribué au sacre du club en Saudi Pro League. Sa saison s’est achevée avec 14 buts et 9 passes décisives en 36 rencontres.

Hakimi, l’autre grande chance africaine

Face à lui, Achraf Hakimi défendra les couleurs du Maroc. Le latéral du Paris Saint-Germain s’est imposé comme l’un des joueurs majeurs de sa génération et arrive dans cette course après une saison particulièrement riche en trophées.

Avec le club parisien, l’international marocain a joué un rôle important dans une nouvelle campagne victorieuse en Ligue des champions. Le PSG a conservé son titre européen pour la deuxième année consécutive. Hakimi a également remporté le championnat de France et la Supercoupe d’Europe.

Déjà sacré Ballon d’Or africain en 2025, le Marocain apparaît ainsi comme l’un des candidats africains les mieux placés pour intégrer le haut du classement final.

Yamal vise un troisième sacre consécutif

La concurrence sera toutefois particulièrement forte. Lamine Yamal apparaît comme l’un des grands favoris de cette édition. Déjà vainqueur du Trophée Kopa en 2024 et 2025, l’attaquant du FC Barcelone ambitionne désormais de s’imposer une nouvelle fois. Parmi les 30 nommés figurent également plusieurs stars du football mondial, notamment le tenant du titre Ousmane Dembélé, Kylian Mbappé, Harry Kane, Erling Haaland, Jude Bellingham, Vinicius Jr et Lionel Messi.

L’Argentin, huit fois lauréat, fait notamment son retour parmi les nommés après avoir été absent des deux dernières éditions.

Le Paris Saint-Germain occupe une place importante dans cette sélection. Plusieurs joueurs de l’effectif parisien figurent parmi les nommés, dans le sillage des performances collectives du club, double champion d’Europe en titre. La sélection comprend également Pau Cubarsí, Kerim Alajbegović, Ayyoub Bouaddi, Lennart Karl, Éli Junior Kroupi, Johan Manzambi, Ibrahim Maza et Warren Zaïre-Emery.

Deux autres joueurs liés au continent africain apparaissent dans cette liste : Ayyoub Bouaddi, formé au Maroc, et Ibrahim Maza, international algérien.

Rendez-vous le 26 octobre à Londres

La cérémonie du Ballon d’Or 2026 aura lieu le 26 octobre au London Palladium, à Londres. Pour la première fois, la prestigieuse soirée se déroulera donc hors de Paris. Cette édition aura également une portée particulière puisqu’elle coïncidera avec le 70e anniversaire du Ballon d’Or, créé en 1956 et remporté lors de sa première édition par l’Anglais Stanley Matthews.

Pour Sadio Mané et Achraf Hakimi, l’enjeu sera désormais de transformer cette nomination parmi les 30 meilleurs en une place de choix au classement final.

Café-Cacao en Côte d’Ivoire : l’OIA rejette les appels à la grève et appelle au calme sur les prix

L’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière Café-Cacao (OIA Café-Cacao) monte au créneau pour clarifier sa position sur les prix et apaiser les tensions qui entourent l’ouverture de la campagne 2026-2027. L’organisation appelle les producteurs à poursuivre leurs activités dans le calme, tout en réaffirmant son soutien au dialogue avec les pouvoirs publics.

L’OIA Café-Cacao a fait cette mise au point ce mardi 8 septembre 2026, au siège de l’organisation, à Angré 8e Tranche, à Abidjan. Obed Blondé Doua, 3e vice-président et porte-parole de l’organisation, a lu la Déclaration n°2 de l’OIA Café-Cacao Côte d’Ivoire.

L’interprofession a rappelé la position exprimée le 3 septembre dernier, lors du lancement de la campagne 2026-2027. Elle avait alors appelé les acteurs de la filière à faire preuve de sérénité et à maintenir leur confiance envers le gouvernement.

 

L’organisation a également mis en avant les efforts consentis par l’État en faveur des producteurs. Elle rappelle notamment la fixation d’un prix historique de 2 800 FCFA le kilogramme lorsque les conditions du marché le permettaient, ainsi que le maintien d’un prix de 1 200 FCFA malgré le recul marqué des cours mondiaux.

« Notre doctrine est claire : notre combat n’est pas un combat contre notre Gouvernement. Notre combat, c’est ensemble, pour une filière plus juste », a déclaré l’OIA Café-Cacao.

Les propos de Thibeaut Yoro désavoués par l’interprofession

L’organisation a par ailleurs souhaité apporter des précisions sur les récentes déclarations de Thibeaut Yoro, l’un de ses administrateurs. Celui-ci avait fait part de sa déception concernant les prix annoncés par le gouvernement et formulé des critiques relatives aux ventes par anticipation, aux fonds de réserve et au mécanisme de commercialisation.

L’OIA Café-Cacao précise que ces prises de position relevaient d’une démarche personnelle. Selon l’organisation, elles n’ont fait l’objet d’aucune délibération ou validation par ses instances compétentes.

En conséquence, l’interprofession indique que ces propos n’engagent ni son président, ni son conseil d’administration, ni son bureau, ni l’ensemble de ses membres. Elle réaffirme parallèlement sa reconnaissance au gouvernement pour les mesures destinées à sécuriser les revenus des producteurs et à préserver la stabilité de la filière.

 

L’appel au dialogue plutôt qu’à la grève

Tout en reconnaissant la légitimité des préoccupations exprimées par les producteurs, l’OIA Café-Cacao souhaite qu’elles soient portées dans le cadre d’un dialogue organisé avec les pouvoirs publics et les différents acteurs de la filière. Dans ce contexte, l’organisation invite les producteurs à poursuivre leurs activités de production et de commercialisation dans le respect des règles en vigueur, notamment celles concernant la traçabilité et la carte du producteur.

Elle appelle également les producteurs et les organisations professionnelles agricoles à ne pas répondre aux appels à la grève, à la rétention des produits ou au boycott lancés par certaines organisations syndicales.

« Une grève ne remplit pas le grenier. Ne cassons pas ce que nous avons construit ensemble », a martelé l’organisation.

Pour rapprocher davantage l’interprofession des producteurs et favoriser les échanges, l’OIA Café-Cacao annonce une tournée d’écoute, d’information et de sensibilisation dans les principales zones de production du pays.

Le lancement de cette initiative est prévu le samedi 12 septembre 2026 à 10 heures à Divo. Avec cette tournée, l’organisation entend renforcer le dialogue avec les producteurs et contribuer au bon déroulement de la campagne de commercialisation du café et du cacao dans un climat apaisé et stable.

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Trophée Kopa 2026 : Yan Diomandé dans le top 10, face au grand favori Lamine Yamal

Le football ivoirien s’invite parmi les grands espoirs de la planète. Yan Diomandé figure dans la liste des dix finalistes du Trophée Kopa 2026, dévoilée ce mardi. Le jeune attaquant du Real Madrid est ainsi en lice pour une distinction qui récompense le meilleur joueur de moins de 21 ans.

L’Ivoirien partage cette sélection avec plusieurs talents de sa génération, dont Lamine Yamal et Pau Cubarsí, tous deux champions du monde avec l’Espagne.

 

Yan Diomandé poursuit son ascension

Cette nomination vient consacrer la progression du jeune ailier ivoirien. En quelques mois, Yan Diomandé s’est imposé comme l’un des jeunes talents les plus suivis du football européen. Sa présence parmi les dix prétendants au Trophée Kopa lui permet désormais de se mesurer officiellement à plusieurs des plus grands espoirs du football mondial.

La concurrence s’annonce particulièrement relevée pour le jeune Ivoirien. Lamine Yamal apparaît comme le principal favori de cette édition. Déjà vainqueur du Trophée Kopa en 2024 et 2025, l’attaquant du FC Barcelone peut réaliser une performance inédite en remportant une troisième distinction consécutive depuis la création du trophée en 2018.

La présence de Pau Cubarsí renforce également le poids de la sélection espagnole dans cette course. Le défenseur du FC Barcelone a lui aussi participé au parcours de l’Espagne jusqu’au sacre mondial.

Dix jeunes talents en compétition

La liste des dix nommés rassemble plusieurs grands espoirs du football international. Aux côtés de Yan Diomandé et Lamine Yamal figurent :

  • Kerim Alajbegović, Bosnie-Herzégovine
  • Ayyoub Bouaddi, Maroc
  • Pau Cubarsí, Espagne
  • Lennart Karl, Allemagne
  • Éli Junior Kroupi, France
  • Johan Manzambi, Suisse
  • Ibrahim Maza, Algérie
  • Warren Zaïre-Emery, France

 

Le Trophée Kopa est attribué au meilleur joueur de moins de 21 ans. Le lauréat est désigné par un jury composé d’anciens vainqueurs du Ballon d’Or, donnant à cette récompense une dimension particulière.

Pour Yan Diomandé, cette nomination constitue une nouvelle étape dans une ascension rapide. Après avoir attiré l’attention des recruteurs européens, l’attaquant ivoirien voit désormais son nom associé aux références de sa génération. Le continent africain compte par ailleurs deux autres représentants dans cette sélection avec Ayyoub Bouaddi, formé au Maroc, et Ibrahim Maza, international algérien.

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Reste désormais à savoir si Yan Diomandé parviendra à déjouer les pronostics face à Lamine Yamal, qui vise un troisième sacre consécutif et une nouvelle page dans l’histoire du Trophée Kopa.

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Affaire des 349,6 millions FCFA à la mairie de Man : le régisseur Fofana Losseni placé en détention provisoire

Le dossier qui secoue la mairie de Man connaît un nouveau développement. Fofana Losseni, régisseur de la commune, a été placé en détention provisoire au pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA), où il attend désormais la suite de la procédure judiciaire.

Cette décision intervient après plusieurs semaines marquées par des auditions et des investigations autour de la gestion de fonds de la collectivité.

 

Jusqu’à présent présenté comme un témoin auditionné dans le cadre de l’enquête, Fofana Losseni se retrouve désormais directement concerné par la procédure. Son placement en détention provisoire constitue ainsi une nouvelle étape dans cette affaire qui suscite de nombreuses interrogations au sein de la commune.

Le responsable financier de la mairie de Man a été conduit au pôle pénitentiaire d’Abidjan, dans l’attente de la poursuite de l’instruction. L’affaire porte notamment sur une somme de 349,6 millions de FCFA, dont les mouvements dans les comptes de la collectivité font l’objet d’investigations.

À Man, cette affaire alimente les interrogations et ravive les préoccupations autour de la gestion des ressources de la commune. Au-delà du montant en jeu, le dossier touche également à la question de la confiance des populations envers leurs élus et les responsables chargés de la gestion financière de la collectivité.

D’autres protagonistes pourraient-ils être concernés ?

Le placement en détention provisoire de Fofana Losseni ouvre désormais une nouvelle séquence dans la procédure. La question de savoir si d’autres personnes seront éventuellement concernées par les investigations reste en suspens. Pour l’heure, la suite de l’affaire dépendra de l’évolution de l’instruction et des décisions de la justice.

À la mairie de Man, ce nouveau développement intervient alors que la collectivité reste confrontée aux conséquences de cette affaire, dans l’attente des conclusions de la procédure judiciaire.

CMA CGM Côte d’Ivoire : nouvelle caution conteneur exigée dès le 7 septembre 2026

À compter du 7 septembre 2026, CMA CGM met en place une nouvelle disposition concernant la caution conteneur. Dans un avis adressé à sa clientèle et daté du 3 septembre 2026, la compagnie indique qu’un dépôt de caution préalable sera désormais exigé avant la remise du Delivery Order (échange BL import) ainsi que de la Release Order, préalable à la relâche du conteneur vide à l’export.

La compagnie invite ainsi ses clients à prendre les dispositions nécessaires afin de respecter cette nouvelle procédure et de garantir le bon déroulement du service. Les montants de la caution selon le type de conteneur

Pour les conteneurs de 20 pieds, les tarifs annoncés sont les suivants :

  • Dry : 1 000 000 FCFA
  • Reefer : 2 500 000 FCFA
  • Open Top : 3 000 000 FCFA
  • Flat : 3 000 000 FCFA

Pour les conteneurs de 40 pieds, les montants fixés sont :

  • Dry : 2 000 000 FCFA
  • HC : 2 000 000 FCFA
  • Reefer : 5 000 000 FCFA
  • Open Top : 4 000 000 FCFA
  • Flat : 4 000 000 FCFA

 

CMA CGM précise que cette nouvelle exigence prendra effet dès le lundi 7 septembre 2026. La compagnie demande à sa clientèle de respecter ces dispositions afin de permettre une bonne continuité du service. Le Customer Service remercie enfin les clients pour leur fidélité et leur compréhension et indique rester disponible pour toute information complémentaire.

CMA CGM
© CMA CGM

Ebimpé : l’Église méthodiste dénonce la destruction de son ancien temple et évoque un abus d’autorité

Les responsables de l’Église méthodiste de Côte d’Ivoire dénoncent ce qu’ils qualifient d’« abus d’autorité » de la chefferie d’Ebimpé Village. Selon une déclaration dont Presse Côte d’Ivoire a pris connaissance, l’ancien temple de la communauté a été détruit ce lundi 7 septembre 2026.

D’après les responsables de l’Église, la destruction aurait été ordonnée par le chef du village, Pacome Hobi Mondon. Des engins auraient été mobilisés pour procéder à la démolition de l’ancien édifice, situé en face du nouveau temple.

« Nous nous sommes réveillés ce matin et avons appris que le chef du village, Pacome Hobi Mondon, a fait venir des engins pour détruire notre ancienne église », indique la déclaration.

L’Église méthodiste affirme que cette opération aurait été menée sans qu’une mise en demeure ne lui soit préalablement adressée. Elle considère ainsi cette décision comme un abus d’autorité.

Un responsable de la communauté religieuse fait également part de son étonnement face à cette situation. Selon lui, aucun différend n’opposerait l’Église à la chefferie d’Ebimpé Village. Cette absence de conflit déclaré alimente donc les interrogations des responsables de l’Église méthodiste, qui contestent les conditions dans lesquelles l’ancien temple a été détruit.

PPA-CI : Justin Koné Katinan attendu à la police ce mercredi 9 septembre

Le 4ᵉ vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Justin Koné Katinan, est convoqué par le Service des Enquêtes Générales de la Préfecture de Police d’Abidjan.

La convocation, datée du 7 septembre 2026, est établie « sur instructions de Monsieur le Procureur de la République ». Selon le document, Justin Koné Katinan est prié de se présenter au Service des Enquêtes Générales de la Préfecture de Police d’Abidjan, situé non loin des entreprises Filtisac et Ex-Motoragri, sur la route d’Abobo, après le carrefour Macaci.

 

Le rendez-vous est fixé au mercredi 9 septembre 2026 à 10 heures. La convocation précise que le responsable du PPA-CI devra se présenter accompagné de son conseil, conformément aux dispositions de l’article 90 nouveau du Code de procédure pénale (CPP). Le document porte notamment les références « SOIT TRANSMIS N° 205/ST/TPI-AP/PR DU 07 SEPTEMBRE 2026 » et « OP N° 1245/MIS/DGPN/DGA-CSP/PPA/CAB/SEG DU 07/09/2026 ».

Selon le média l’@venir, Le RHDP a annoncé avoir déposé plainte contre Justin Koné Katinan et le PPA-CI pour diffamation, injure et diffusion de fausses nouvelles. L’objet précis de l’audition prévue mercredi n’est cependant pas indiqué sur la convocation, et il n’est pas possible d’affirmer avec certitude qu’elle porte exclusivement sur cette plainte.

LIRE AUSSI : Orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire : le PPA-CI dénonce une lutte « circonstancielle » du pouvoir

La convocation intervient dans un contexte de vives tensions politiques autour de l’orpaillage illégal. Quelques jours plus tôt, lors d’une tribune du PPA-CI, Koné Katinan avait mis en cause le pouvoir RHDP, accusant son système politique d’avoir laissé prospérer une « économie parallèle » liée notamment à l’orpaillage clandestin. Ces déclarations relèvent de la position politique du responsable du PPA-CI et ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis.

PPA-CI relais
© PPA-CI relais

Côte d’Ivoire : la liquidation de l’ex-CEI officiellement lancée

La liquidation de l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI) est désormais entrée dans sa phase opérationnelle. Une cérémonie de passation de charges organisée lundi 7 septembre 2026 au siège de l’ex-institution, à Abidjan Cocody, a marqué le début de cette nouvelle étape.

Présidée par le Haut Représentant du Président de la République, Gilbert Koné Kafana, la cérémonie a consacré le passage de relais entre le secrétaire général sortant, Euloge Guy Kouassi, et Lassana Sylla, nommé liquidateur de l’ancienne CEI.

 

Une liquidation désormais opérationnelle

Cette passation intervient quelques mois après la dissolution officielle de l’ex-CEI, prononcée le 6 mai 2026 à la suite d’une ordonnance adoptée en Conseil des ministres. Avec cette étape, le processus de clôture administrative et financière de l’ancienne institution entre dans sa phase concrète. Lassana Sylla est désormais chargé de conduire l’ensemble des opérations liées à cette liquidation.

Le liquidateur entend s’appuyer sur une feuille de route couvrant les différentes dimensions du processus, notamment les volets humain, patrimonial, logistique et financier. Cette démarche doit permettre de suivre les opérations depuis l’établissement de l’état des lieux jusqu’à la production du rapport final.

La mission confiée à Lassana Sylla prévoit notamment l’inventaire et la régularisation des biens, des contrats, des comptes et des différents engagements de l’ex-CEI. Le processus devra également permettre de régler les droits du personnel ainsi que les dettes contractées auprès des fournisseurs. L’objectif est ainsi de procéder à une clôture ordonnée des différents dossiers liés à l’ancienne institution.

 

Euloge Guy Kouassi évoque une transition

Pour le secrétaire général sortant, la fin de l’existence juridique et administrative de la CEI ne signifie pas pour autant l’effacement de son histoire. Euloge Guy Kouassi a estimé que les expériences et les valeurs développées au cours des années demeurent. Dans cette perspective, il considère la liquidation comme davantage qu’une simple formalité administrative, la présentant comme une transition vers une nouvelle perspective.

Présidant la cérémonie, Gilbert Koné Kafana a pour sa part présenté la dissolution de l’ancienne CEI comme l’ouverture d’une nouvelle séquence institutionnelle pour le système électoral ivoirien. Selon lui, la mise en place d’un cadre de législation et la désignation d’un liquidateur s’inscrivent dans cette nouvelle étape.

La liquidation de l’ex-CEI apparaît ainsi comme une phase de transition destinée à solder de manière ordonnée les aspects administratifs, humains, patrimoniaux et financiers de l’ancienne institution, avant la mise en place complète du nouveau dispositif de gestion des élections en Côte d’Ivoire.