Côte d’Ivoire : un pilote suisse interpellé avec près de 2 millions de dollars non déclarés, attendu devant le PPEF

Près de deux millions de dollars en espèces, un déplacement en jet privé et de nombreuses questions encore sans réponse : l’affaire impliquant le pilote suisse David Noël Pérez doit connaître une nouvelle étape judiciaire le mercredi 21 octobre 2026. À une soixantaine d’années, David Noël Pérez comparaîtra devant le juge d’instruction du 4ᵉ cabinet du Pôle pénal économique et financier (PPEF).

Placé sous mandat de dépôt le 5 septembre 2026, le pilote est poursuivi pour infraction à la réglementation des relations financières extérieures, selon les informations rapportées par www.letau.net.

L’affaire remonte au 8 août 2026. Alors qu’il s’apprêtait à quitter la Côte d’Ivoire à bord d’un vol commercial, David Noël Pérez a été interpellé à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny. La fouille de ses bagages par les services douaniers a permis de découvrir près de deux millions de dollars américains en liquide, que le pilote n’avait pas déclarés.

Arrivé à Abidjan en jet privé, il devait repartir par un vol commercial

Les circonstances du déplacement de David Noël Pérez constituent l’un des points que la justice devra éclaircir. Selon des sources proches de l’enquête, le pilote suisse avait rejoint Abidjan quelques jours avant son interpellation à bord d’un jet privé, avant de prévoir son retour par un vol régulier. Les raisons de son séjour en Côte d’Ivoire, les conditions de son arrivée et les circonstances dans lesquelles il a obtenu les devises découvertes dans ses bagages restent à déterminer.

Au-delà de la somme saisie, l’enquête devra notamment permettre de comprendre l’origine des fonds et leur destination. À ce stade, ces éléments demeurent au cœur des interrogations entourant le dossier.

David Noël Pérez dispose d’une expérience professionnelle dans le secteur de l’aviation privée. Son parcours professionnel indique qu’il possède les qualifications nécessaires pour piloter les jets d’affaires long-courriers Gulfstream G450 et G550. Entre 2004 et 2015, il aurait exercé comme commandant de bord sur Gulfstream G550 et Airbus A319 pour Global Jet Luxembourg, avec une affectation à Moscou. Son parcours mentionne également, à partir de 2018, le pilotage d’un Gulfstream G450 pour MTfly, présentée comme une structure liée à Maroc Telecom.

Ces références ne permettent toutefois pas d’établir pour quelle entreprise il travaillait au moment de son interpellation, ni de déterminer pour le compte de qui il s’était rendu à Abidjan.

L’origine des fonds au centre des interrogations

À qui appartiennent les près de deux millions de dollars découverts dans les bagages du pilote suisse ? Quelle était leur destination et dans quel cadre devaient-ils être transportés ? Autant de questions auxquelles la procédure judiciaire devra apporter des réponses.

L’audience prévue devant le juge d’instruction du PPEF constitue une nouvelle étape dans cette affaire de devises non déclarées. Le parcours du pilote dans l’aviation d’affaires internationale contraste avec les zones d’ombre qui entourent ce déplacement. Habitué à piloter des appareils transportant une clientèle privée, David Noël Pérez devra expliquer les circonstances de son voyage et justifier la présence de cette importante somme en espèces dans ses bagages.

Côte d’Ivoire : du carburant d’aviation durable à base de manioc envisagé d’ici 2028-2029

Le 3 septembre 2026, l’Autorité nationale de l’aviation civile (ANAC) a présenté les résultats d’une étude de faisabilité commerciale consacrée aux carburants d’aviation durables (CAD). Parmi les pistes envisagées pour développer cette alternative au kérosène fossile en Côte d’Ivoire figure la transformation du manioc en carburant destiné au transport aérien.

Conduite dans le cadre du programme ACT-SAF de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), avec l’appui de la France, cette étude ouvre la voie à une éventuelle production nationale à l’horizon 2028-2029. L’objectif consiste à développer une alternative au kérosène fossile à partir de ressources issues de la biomasse ou de déchets, afin de réduire l’empreinte carbone du transport aérien.

Parmi les pistes étudiées, la transformation du manioc en éthanol apparaît comme une possibilité pour valoriser davantage les résidus agricoles et les intégrer à une nouvelle chaîne de valeur industrielle.

 

La croissance du trafic aérien, un débouché potentiel pour la filière

Le développement de cette activité repose notamment sur les perspectives de croissance du transport aérien. En 2025, l’aéroport international d’Abidjan a accueilli 2,55 millions de passagers. À l’échelle mondiale, l’Association du transport aérien international (IATA) prévoit que la demande de transport aérien pourrait plus que doubler d’ici 2050.

Cette progression attendue renforce l’intérêt des solutions permettant de limiter les émissions liées aux vols. Les carburants d’aviation durables constituent ainsi une piste pour réduire l’empreinte carbone d’un secteur dont les possibilités d’électrification restent limitées. Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu dépasse la seule transition énergétique. La mise en place d’une filière locale pourrait également offrir de nouveaux débouchés aux producteurs agricoles et favoriser la valorisation de ressources encore peu exploitées.

Matières premières, certification et logistique : les défis à relever

La concrétisation du projet dépendra toutefois de plusieurs conditions. La première consiste à garantir que la production de carburants durables ne concurrence pas les usages alimentaires, industriels et énergétiques de la biomasse. Elle devra également éviter d’exercer une pression supplémentaire sur les forêts et les terres cultivables.

L’accès au marché international nécessitera par ailleurs la certification des matières premières utilisées et des carburants produits. Cette étape constitue une condition essentielle pour assurer la conformité des produits aux exigences du secteur aérien La question logistique sera tout aussi déterminante. Les acteurs de la filière devront organiser efficacement la collecte et le transport des déchets agricoles afin de garantir un approvisionnement régulier des unités de production.

Enfin, le développement de cette activité exigera un cadre réglementaire adapté et la mise en place d’une structure nationale chargée de sa gouvernance. Ces dispositifs devront accompagner l’émergence de la filière et encadrer son fonctionnement.

 

La SIR privilégiée pour limiter les investissements initiaux

Pour lancer la production, les experts privilégient la piste du co-traitement au sein de la Société ivoirienne de raffinage (SIR). Cette méthode consiste à introduire des matières d’origine biologique dans les unités industrielles existantes, plutôt que de construire une raffinerie entièrement dédiée aux carburants durables. Cette option permettrait de réduire les investissements nécessaires au démarrage du projet en s’appuyant sur des infrastructures déjà disponibles. Elle constitue ainsi une piste pour faciliter l’émergence d’une production nationale, sous réserve de la mise en œuvre des conditions techniques et réglementaires requises.

Le manioc, un poids économique déjà significatif en Côte d’Ivoire

Le choix du manioc s’appuie sur le poids de cette culture dans l’économie ivoirienne. En 2024, la production nationale a atteint 8,4 millions de tonnes, tandis que la filière a contribué à hauteur de 2,8 % au produit intérieur brut (PIB). Ces chiffres illustrent le potentiel de cette ressource agricole dans une stratégie de diversification des débouchés. La transformation du manioc en éthanol destiné à la production de carburants d’aviation durables pourrait ainsi ouvrir une nouvelle perspective de valorisation de la filière.

Si les conditions techniques, économiques et réglementaires sont réunies, la Côte d’Ivoire pourrait franchir une première étape vers la production locale de carburants aéronautiques durables à l’horizon 2028-2029.

Aboubacar Bocoum, le jeune TikTokeur « Silencieux bocoum », décède à 14 ans

La communauté des réseaux sociaux est en deuil après le décès d’Aboubacar Bocoum, plus connu sous le pseudonyme de « Silencieux bocoum ». Âgé de seulement 14 ans, le jeune TikTokeur est décédé le mardi 20 octobre 2026, aux environs de 9 heures, après avoir vécu avec la drépanocytose.

Le jeune garçon s’était fait connaître grâce à ses vidéos sur TikTok et à ses apparitions dans des micro-trottoirs. Malgré les difficultés liées à sa maladie, il poursuivait sa scolarité en classe de quatrième au groupe scolaire La Rochelle, situé à Koumassi-Remblai, dans la commune de Koumassi, à Abidjan.

 

Un élève déterminé malgré les épreuves de la maladie

D’après l’un de ses proches, Aboubacar suivait régulièrement ses traitements, même si son état de santé le contraignait à faire face à des épisodes de maladie récurrents.

« Malgré son état de santé, il avait repris le chemin de l’école à la rentrée scolaire 2026-2027 », a confié ce proche.

Décrit comme un élève brillant, le jeune garçon s’efforçait ainsi de poursuivre ses études malgré les contraintes imposées par la drépanocytose. Il vivait avec ses parents à Koumassi, où il menait sa vie d’adolescent entre l’école, les soins médicaux et ses activités sur les réseaux sociaux.

En parallèle de son parcours scolaire, Aboubacar Bocoum avait développé un intérêt marqué pour la création de contenus numériques. Ses vidéos sur TikTok et ses interventions dans des micro-trottoirs lui avaient permis de se faire connaître auprès de nombreux internautes. Son naturel et ses prises de parole avaient contribué à lui attirer la sympathie de son public. Malgré les contraintes de sa maladie, il continuait à s’investir dans cette passion tout en poursuivant sa scolarité.

 

La drépanocytose, une maladie génétique aux conséquences parfois graves

La drépanocytose est une maladie héréditaire qui affecte les globules rouges, les cellules sanguines chargées de transporter l’oxygène dans l’organisme. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette affection génétique modifie la forme des globules rouges, qui peuvent alors entraver la circulation sanguine. La transmission de la maladie s’effectue par les gènes hérités des parents. Lorsque les deux parents sont porteurs sains, chaque enfant présente 25 % de risque d’être atteint de la maladie, 50 % de probabilité d’être lui-même porteur sain et 25 % de chances de ne pas hériter du gène responsable.

Les manifestations de la drépanocytose peuvent être particulièrement éprouvantes. Elles comprennent notamment des crises douloureuses, une fatigue importante, une anémie et des infections fréquentes. Dans les situations les plus graves, la maladie peut également provoquer des complications affectant plusieurs organes.

Le dépistage, réalisé à partir d’une analyse de sang, permet de déterminer le statut génétique d’une personne. Un suivi médical régulier contribue, pour sa part, à limiter les crises et à prévenir certaines complications.

Côte d’Ivoire : un faux médecin spécialisé dans le BBL interpellé, de graves risques sanitaires évoqués

Un individu connu sous l’appellation de « Docteur Tano », soupçonné d’exercer illégalement la médecine esthétique, a été interpellé dans le cadre de l’opération « Épervier Spécial ». L’intervention a été menée par la section Commerce et Contrefaçon de la Direction de la Police économique et financière, selon les informations communiquées par les services concernés.

Cette arrestation fait suite à l’exploitation de renseignements faisant état d’activités clandestines dans le domaine de la médecine esthétique. Actif sur les réseaux sociaux, le mis en cause proposait notamment des interventions de chirurgie esthétique de type BBL, sans disposer, selon les éléments de l’enquête, d’une base légale ni de qualifications professionnelles reconnues pour exercer cette activité.

Des produits pharmaceutiques et du matériel médical saisis

Les perquisitions menées dans les locaux utilisés par le suspect comme clinique ont permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs catégories de matériels et de documents. Les saisies comprennent une importante quantité de produits pharmaceutiques, des appareils et équipements médicaux, ainsi que des ordinateurs de bureau et des ordinateurs portables. Les policiers ont également récupéré une caméra, un microphone et des cachets portant la mention « Médecin ». Les enquêteurs ont par ailleurs mis la main sur un acte de naissance, une copie de pièce d’identité et un certificat de nationalité.

Ces éléments ont été recueillis dans le cadre des investigations visant à établir les activités réellement exercées par le mis en cause. Les investigations, appuyées par un rapport de la Police sanitaire, font état de risques sanitaires potentiellement graves auxquels l’individu aurait exposé ses patients. Selon les conclusions rapportées, ces pratiques auraient pu mettre en jeu leur pronostic vital.

Parallèlement, plusieurs plaintes ont été enregistrées contre le suspect auprès de la Police économique. Elles portent notamment sur des faits présumés de mise en danger d’autrui, d’escroquerie, d’abus de confiance, de tentative de viol et de blanchiment de capitaux. Ces accusations viennent élargir le champ des investigations menées par les services compétents. Les faits reprochés devront être examinés dans le cadre de la procédure judiciaire.

À l’issue de son interpellation, le dénommé « Docteur Tano » a été conduit devant le parquet afin de répondre des faits qui lui sont reprochés.

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Revue Ivoirienne du 21 octobre : remaniement ministériel, tensions judiciaires et l’affaire Daniogo au cœur des Unes

La presse ivoirienne de ce mercredi braque ses projecteurs sur un possible remaniement ministériel d’Alassane Ouattara, les controverses autour de la justice et du processus électoral et les derniers développements de l’affaire Daniogo dominent les Unes des journaux.

 

Remaniement ministériel : Ouattara va-t-il redistribuer les cartes ?

L’hypothèse d’un remaniement ministériel alimente les spéculations dans la presse ivoirienne. Si plusieurs quotidiens évoquent un possible changement d’équipe à la tête de l’exécutif, les certitudes varient d’un journal à l’autre. Le Jour Plus affiche la position la plus tranchée avec son titre : « Ouattara veut changer son équipe ». Le journal associe cette perspective à l’annulation du Conseil des ministres prévu ce mercredi et évoque une « peur panique chez des proches de ministres ».

De son côté, Le Nouveau Réveil s’intéresse aux coulisses du prochain remaniement annoncé. Le quotidien examine également l’éventualité de la nomination d’un nouveau vice-président par le chef de l’État. Générations Nouvelles pose une question directe : « Ouattara va-t-il enfin faire un vrai ménage ? » Une interrogation qui rejoint les préoccupations de Dernière Heure, lequel hésite entre un véritable remaniement et un simple changement d’équipe, tout en décrivant des ministres qui « rongent leur frein ».

Pour L’Inter, le scénario reste celui d’un remaniement « évoqué », même si le journal affirme connaître le cercle restreint du président impliqué dans les manœuvres. Le Temps, dans son édition de mardi, avait déjà annoncé les couleurs en évoquant un possible « coup de balai » présidentiel.

 

Accusations judiciaires et organe électoral : la controverse se poursuit

Au-delà de l’affaire Daniogo, plusieurs journaux mettent en avant les débats autour des procédures judiciaires et du fonctionnement des institutions. Notre Voie dénonce ce qu’il présente comme une justice devenue un « distributeur automatique de chefs d’accusation ». Le quotidien relève également qu’Ezaley et Roger M’bia du PDCI-RDA « prennent aussi 17 chefs ». Sur le terrain électoral, Le Quotidien d’Abidjan interprète la mise en place du nouvel organe électoral comme une démarche relevant d’un « passage en force ». Le journal rapporte par ailleurs que Marie-Odette Lorougnon interpelle le procureur Koné Braman.

De son côté, L’Inter évoque la situation de Koné Katinan en relayant les déclarations de l’avocate des cadres du PPA-CI. Le Matin adopte un ton critique envers ce parti, estimant qu’il « doit honorer la facture de la chienlit ».

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Affaire Daniogo : des divergences dans la qualification du suspect

L’arrestation liée à la mort du sous-lieutenant Daniogo Klénon Lacina, tué lors des violences de la présidentielle de 2025 sur l’axe Grand-Yapo–Agboville, constitue un autre sujet majeur de cette revue de presse. Les journaux se distinguent notamment par les termes employés pour désigner la personne présentée comme l’auteur du tir mortel.

Le Patriote affirme que « l’assassin » « reconnaît les faits ». L’Avenir reprend également le terme « assassin », tandis que Le Jour Plus choisit celui de « tueur ». D’autres titres adoptent une formulation plus prudente. L’Inter parle du « principal suspect », arrêté en même temps que onze autres personnes, alors que Le Matin privilégie l’expression « présumé meurtrier ».

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L’enquête sur la mort du sous-lieutenant Daniogo Klénon Lacina, tué lors d’une attaque armée sur l’axe Grand-Yapo–Agboville, a abouti à l’interpellation de douze personnes. Dans un communiqué, le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan annonce l’ouverture d’une information judiciaire contre les mis en cause, poursuivis pour plusieurs infractions, dont des actes terroristes et l’assassinat.

Les faits remontent au 20 octobre 2025. Des individus armés, opposés à la tenue de l’élection présidentielle de cette année-là, avaient ouvert le feu sur une patrouille de gendarmerie sur l’axe Grand-Yapo–Agboville. Cette attaque avait coûté la vie au sous-lieutenant Daniogo Klénon Lacina.

Les investigations engagées après cet assassinat ont permis d’interpeller plusieurs personnes. Lors de leurs interrogatoires, certains suspects ont reconnu leur participation aux faits et désigné AKE Jean Marius, connu sous les pseudonymes de « Maxwell » et « Brakanon », comme l’auteur du tir en direction des gendarmes. Activement recherché, AKE Jean Marius a finalement été arrêté. Selon le parquet, il a reconnu avoir ouvert le feu sur les éléments de la gendarmerie à l’aide d’une arme de type Kalachnikov.

La Section antiterroriste saisie de l’affaire

Le 16 octobre 2026, les autorités ont présenté AKE Jean Marius et onze autres personnes au parquet de la Section antiterroriste du Tribunal d’Abidjan.

Outre le principal suspect, les personnes concernées sont N’CHO Joel, alias « Jojo » ; YAPI Louis Armand, alias « Opel » ou « Côte d’Ivoire » ; DOFFOU Yapo Thierry ; DINDE Odiacho Désiré, alias « Dez » ; SOMONO N’Guessan Aimé, alias « Gomez » ; TRA Bi Tra Pacôme ; TANOH Anicet Bernard Brou, alias « Barbu » ; GNAYORO Jean Luc, alias « Biloru » ; N’Goran Kouassi Armand, alias « Le Lion » ; KLOUNZIAN Kablan Guy Roger, alias « Ayé » ; et AKA Jean Vallet.

À leur encontre, une information judiciaire a été ouverte, assortie de mandats de dépôt. Les poursuites portent notamment sur des faits présumés d’actes terroristes, d’attentat contre l’autorité de l’État, de complot contre l’autorité de l’État, de participation à un mouvement insurrectionnel et d’atteinte à l’ordre public. La justice leur reproche également d’avoir participé à une manifestation interdite ou non déclarée et d’avoir commis un assassinat.

Des poursuites fondées sur la législation antiterroriste et le Code pénal

La loi n° 2024-360 du 11 juin 2024 portant répression du terrorisme prévoit et réprime les faits reprochés aux personnes poursuivies dans ses articles 3, 8 et 10. Les poursuites s’appuient également sur les articles 29, 30, 162, 163, 164, 176, 179, 190, 199, 378-2°, 379 et 387 du Code pénal.

Au terme de son communiqué, le procureur de la République a adressé ses félicitations aux forces de défense et de sécurité pour leur engagement et leur professionnalisme. Il estime que leur action a permis l’interpellation des personnes impliquées dans ce crime, qui avait suscité une vive émotion au sein de la population.

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Côte d’Ivoire : les Douanes saisissent 12 tonnes de sucre et de boissons frelatées à Assinie

Les Douanes ivoiriennes ont intercepté une importante cargaison de marchandises de contrebande lors d’une patrouille sur les eaux lagunaires d’Assinie. L’opération, menée le mardi 13 octobre 2026, a permis de saisir 10 tonnes de sucre d’origine brésilienne et 2 tonnes de boissons frelatées.

Il était environ 20 heures lorsque les agents de la Base nautique des Douanes, en poste à Assinie, ont repéré une embarcation transportant une importante cargaison dissimulée. Faute de documents douaniers en règle, les occupants ont été soumis à une procédure d’écor, consistant à dénombrer et à vérifier les marchandises transportées.

Les contrôles effectués ont révélé la présence de produits introduits en dehors des circuits douaniers légaux. Les agents ont alors procédé à leur saisie avant de transférer l’ensemble de la cargaison à la Base nautique des Douanes de Vridi pour la suite de la procédure judiciaire.

 

10 tonnes de sucre et 240 cartons de boissons frelatées saisis

L’inspection de l’embarcation a permis aux douaniers de découvrir deux catégories de marchandises illicites. La cargaison comprenait notamment :

  • 10 tonnes de sucre d’origine brésilienne, réparties dans 200 sacs ;
  • 2 tonnes de boissons frelatées, conditionnées dans 240 cartons.

Cette saisie représente un nouveau coup porté aux activités de contrebande sur les voies lagunaires. Elle met également en évidence les risques liés à la circulation de produits introduits clandestinement sur le territoire national.

Au-delà de l’infraction douanière, la présence de boissons frelatées soulève des préoccupations en matière de santé publique. Le commerce de ces produits est formellement interdit en Côte d’Ivoire, tandis que l’importation illégale de sucre constitue une infraction majeure à la réglementation douanière. Les infractions liées à l’importation illicite de sucre sont notamment réprimées par les articles 31, 175, 266, 292 et 289-2 du Code des Douanes.

Le capitaine Dosso Abdoulaye, chef de la Subdivision de la Surveillance et des Interventions lagunaires, maritimes et fluviales, a salué cette intervention. Il a souligné son importance dans le renforcement du contrôle des voies navigables.

Affaire Apoutchou et pasteur Zahui : « Je vais porter plainte contre lui », la menace du pasteur relance l’affaire

Le différend entre l’influenceur ivoirien Stéphane Agbré, plus connu sous le nom d’Apoutchou National, et le pasteur Amangou Wilfried Zahui pourrait connaître un nouveau rebondissement. Après les accusations formulées par l’influenceur lors d’un direct sur TikTok, l’homme de Dieu a annoncé son intention d’engager des poursuites judiciaires.

Tout est parti d’une vidéo publiée il y a quelques semaines par Apoutchou National sur ses réseaux sociaux, dans laquelle il exposait des biens appartenant au pasteur Wilfried Zahui. Cette publication a ensuite entraîné des difficultés judiciaires pour l’influenceur.

Apoutchou National revient sur ses relations avec le pasteur

Le lundi 19 octobre 2026, Apoutchou National est revenu sur cette affaire au cours d’un direct sur TikTok. Dans son intervention, il a reproché au pasteur de l’avoir abandonné lorsque la situation s’est compliquée, le laissant, selon ses propos, affronter seul les critiques et les attaques publiques.

« Quand ça s’est gâté, il m’a laissé à la justice populaire, dans la main des gens. Il n’est même pas intervenu. Les gens m’ont sali. Jusqu’aujourd’hui, on dit qu’on ne doit pas approcher ce jeune-là. Il a gâché toutes mes relations », a-t-il affirmé.

L’influenceur soutient également que le pasteur avait lui-même pris l’initiative de le contacter et de l’inviter. Il évoque notamment un don de 500 000 FCFA que l’homme de Dieu serait venu effectuer pour son cas. Visiblement affecté par cette situation, Apoutchou National a poursuivi ses explications en dénonçant ce qu’il considère comme un manque de loyauté.

« Le coq n’a même pas encore chanté, il m’a renié ! C’est mon bon cœur qui va me tuer. J’aime les gens, les petits gestes comptent pour moi. C’est comme ça qu’on m’a eu ! », a-t-il déclaré.

Une nouvelle affaire après sa condamnation pour blanchiment de capitaux

Ce différend intervient dans un contexte judiciaire déjà difficile pour Apoutchou National. Quelque temps auparavant, l’influenceur avait été condamné dans une autre affaire liée à l’exposition de liasses de billets appartenant à Lionel PCS, une figure connue du showbiz ivoirien. Dans ce dossier, les deux hommes concernés ont été condamnés pour blanchiment de capitaux. La nouvelle controverse avec le pasteur Wilfried Zahui vient ainsi s’ajouter aux difficultés rencontrées par l’influenceur.

Mais les deux protagonistes ne donnent pas la même lecture de leur relation. Alors qu’Apoutchou National reproche au pasteur de l’avoir laissé affronter seul les conséquences de la polémique, Wilfried Zahui semble considérer cette affaire sous un tout autre angle.

Le pasteur Wilfried Zahui soupçonne une manœuvre contre lui

De son côté, le pasteur ne compte pas rester silencieux. Selon les propos qui lui sont attribués, il considère qu’Apoutchou National pourrait avoir été envoyé pour s’attaquer à certaines personnalités, allant jusqu’à le présenter comme un possible « espion ». Dans une publication sur sa page Facebook, le 19 octobre 2026, l’homme de Dieu a annoncé son intention de porter l’affaire devant la justice. Il conteste notamment les déclarations de l’influenceur concernant l’origine de leur relation.

« Je vais porter plainte contre lui, car je ne l’ai jamais appelé. Mais visiblement, il a vraiment été envoyé contre moi. Je ne laisserai pas cette histoire ! », a-t-il déclaré.

Entre les accusations d’abandon formulées par Apoutchou National et les soupçons exprimés par Wilfried Zahui, les positions semblent désormais difficiles à rapprocher. Si l’influenceur a tenté de clarifier son rôle dans cette affaire lors de son direct sur TikTok, le pasteur, lui, affirme vouloir saisir la justice. Reste à savoir s’il concrétisera cette annonce par le dépôt effectif d’une plainte.

Affaire à suivre … 

Côte d’Ivoire-Sénégal : 250 milliards FCFA d’échanges, cap sur les investissements

En visite à Abidjan le 19 octobre 2026, le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo, a plaidé pour un renforcement des échanges économiques entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Il a notamment appelé les deux pays à multiplier les investissements communs et à financer des projets structurants afin d’exploiter davantage leur potentiel commercial.

Évalués à 250 milliards de FCFA en valeur cumulée, les échanges entre Abidjan et Dakar ne répondent pas encore pleinement aux attentes des deux pays. C’est le constat dressé par le chef du gouvernement sénégalais, qui estime nécessaire de renforcer les relations économiques entre les deux partenaires.

Dakar veut attirer davantage d’investisseurs ivoiriens

Le Sénégal entend également faciliter la participation des opérateurs économiques ivoiriens aux projets de développement prévus sur son territoire. À cet effet, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo a réaffirmé la disponibilité de son gouvernement à accompagner les investisseurs intéressés par les opportunités inscrites dans l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. Pour Dakar, l’intensification des investissements bilatéraux constitue ainsi un levier important pour exploiter davantage le potentiel économique commun et donner un nouvel élan à la coopération ivoiro-sénégalaise.

Au-delà des relations commerciales, les discussions ont également porté sur la coopération régionale en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire et le Sénégal entendent poursuivre leur collaboration au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les deux pays souhaitent notamment continuer à soutenir les projets d’intégration régionale et préserver les acquis communautaires. Cette volonté de coopération s’inscrit dans la continuité de leurs relations diplomatiques et de leur engagement en faveur des initiatives régionales.

Jeux olympiques de la jeunesse 2026 : le Sénégal sollicite l’appui ivoirien

La visite du Premier ministre sénégalais a également permis d’aborder les préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse, que Dakar doit accueillir du 31 octobre au 13 novembre 2026. Dans cette perspective, le chef du gouvernement a sollicité le soutien des institutions et de la jeunesse ivoiriennes afin de contribuer à la réussite de cet événement sportif.

Avec 250 milliards de FCFA d’échanges cumulés, la Côte d’Ivoire et le Sénégal disposent d’une base économique sur laquelle ils entendent renforcer leur coopération. Le plaidoyer du Premier ministre sénégalais met en avant une priorité : encourager les entreprises des deux pays à investir davantage et à participer au financement de projets structurants.

Drame chez Boukary : « En 2h30, tout est parti en fumée », l’humoriste raconte sa douleur

L’humoriste ivoirien Boukary traverse une épreuve particulièrement difficile après l’incendie qui a entièrement ravagé sa maison dans la nuit du samedi au dimanche 18 octobre 2026. Alors qu’il se trouvait hors du pays au moment du drame, l’artiste, de son vrai nom Kouamé Gilles Romuald Kacou, a perdu en quelques heures des biens accumulés au fil de plusieurs années de carrière. Malgré l’ampleur des dégâts matériels, il exprime toutefois son soulagement de savoir ses enfants sains et saufs.

La nouvelle a suscité une vive émotion au matin du dimanche 18 octobre 2026. La résidence de l’humoriste Boukary a été dévastée par un incendie qui, selon les premières explications de l’artiste, serait parti d’une prise électrique. Les images et vidéos diffusées sur ses réseaux sociaux témoignent de l’ampleur des dégâts. Les flammes ont détruit l’ensemble des biens présents dans la maison, sans qu’aucune perte en vie humaine ne soit signalée.

 

« En 2h30, tout est parti en fumée » : le récit bouleversant de Boukary

Le lundi 19 octobre 2026, une publication relayée par la page people d’Euloge Kuyo First a permis de mieux comprendre les circonstances du drame à travers le témoignage de l’artiste. Boukary explique avoir appris la nouvelle alors qu’il se trouvait à l’étranger. C’est sa fille qui l’a appelé pour lui annoncer l’incendie, déclenché aux environs de 3 heures du matin.

« C’est à 3 heures du matin que l’incendie s’est déclenché. Ma fille m’a appelé pour m’informer, alors que je suis hors du pays. Il a suffi de seulement 2h30 pour que je perde tout ce que j’avais bâti pendant plusieurs années. En 2h30, tout est parti en fumée », a-t-il confié, profondément affecté par cette perte.

En quelques heures seulement, des années d’efforts ont ainsi été réduites à néant, laissant l’humoriste face à une situation particulièrement éprouvante.

Au-delà des pertes matérielles, une autre réalité aurait pu rendre ce drame encore plus tragique. Au moment où l’incendie s’est déclaré, les enfants de Boukary dormaient à l’intérieur de la maison. Conscient de ce qu’il aurait pu perdre, l’artiste a exprimé sa gratitude envers Dieu, malgré la douleur provoquée par la destruction de ses biens.

« Ils dormaient tous dans la maison au moment de l’incendie », a-t-il déclaré, rappelant ainsi que ses enfants se trouvaient sur les lieux lorsque les flammes ont ravagé la résidence.

L’absence de victimes constitue un soulagement majeur pour l’humoriste, même si l’ampleur des dégâts matériels reste difficile à accepter. Après ce sinistre, l’artiste devra désormais trouver la force de se relever et d’envisager la reconstruction de ce qu’il a perdu. Le chemin s’annonce difficile au regard de l’ampleur des dégâts et des années nécessaires pour bâtir ce patrimoine.