Santé publique : Abidjan au cœur des réflexions sur l’avenir des systèmes de santé

La Côte d’Ivoire accueille depuis ce lundi 1er juin 2026 la Réunion régionale de haut niveau du Réseau Africain de la Santé et des Services Publics (HaPSNA). Organisée à Abidjan, cette rencontre continentale porte sur le renforcement des programmes de santé communautaire et le développement des ressources humaines de santé en Afrique.

Pendant deux jours, responsables gouvernementaux, experts, institutions publiques et partenaires techniques venus de plusieurs pays africains échangeront sur les défis liés à l’amélioration des systèmes de santé et à l’intégration durable des agents de santé communautaire dans les dispositifs publics À l’ouverture des travaux, le ministre de la Santé a réaffirmé l’engagement des autorités ivoiriennes à poursuivre les réformes destinées à rendre le système de santé plus performant, plus équitable et davantage accessible aux populations.

La cérémonie a enregistré la présence d’Anne Désirée Ouloto-Lamizana, ministre d’État chargée de la Fonction publique. Les deux membres du gouvernement ont plaidé pour le renforcement des ressources humaines de santé. Ils estiment cette mesure essentielle pour mieux répondre aux besoins sanitaires des populations.

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Le personnel de santé au cœur des priorités

Les autorités ivoiriennes ont rappelé les efforts engagés ces dernières années pour renforcer les capacités du système de santé national. Depuis 2021, la Côte d’Ivoire a renforcé ses effectifs sanitaires. Le pays a réduit les disparités entre les territoires. Les autorités ont également développé plusieurs pôles d’excellence. Ces actions améliorent l’accès aux soins pour les populations. Elles s’inscrivent dans la vision du président Alassane Ouattara. L’objectif est de rapprocher les services de santé des citoyens. Le gouvernement veut aussi améliorer la qualité des soins sur tout le territoire national.

Les discussions porteront notamment sur la valorisation des agents de santé communautaire, leur intégration dans les systèmes publics ainsi que les mécanismes de financement et de formation du personnel de santé. Pour les participants, cette rencontre constitue une opportunité de partager les expériences réussies sur le continent et d’identifier des solutions adaptées aux réalités des différents pays africains.

Cette réunion régionale vise à renforcer la coopération sanitaire entre les États africains. Les participants veulent accélérer la mise en œuvre de politiques publiques adaptées aux défis de santé. Les organisateurs ont salué la mobilisation des délégations africaines. Ils ont également remercié les experts et les partenaires techniques présents à Abidjan. Tous contribuent au renforcement de systèmes de santé plus résilients et plus inclusifs en Afrique.

Énergie : la Côte d’Ivoire lance la centrale thermique de Songon de 372 MW

Réunis au Noom Hôtel d’Abidjan-Plateau, les partenaires financiers et techniques du projet de centrale thermique de Songon ont signé, ce lundi 1er juin 2026, le Common Terms Agreement (CTA), un accord clé pour la réalisation de cette infrastructure énergétique de 372 MW.

Les acteurs impliqués dans le projet ont signé, le lundi 1er juin 2026 à Abidjan, le Common Terms Agreement (CTA), un accord qui fixe les conditions communes entre les dirigeants de la société Songon Énergies et du groupe chinois Energy China. .

Un investissement de plus de 423 milliards FCFA

Représentant le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie lors de la cérémonie, le directeur général de l’Énergie, Ehouman Kalifa Narcisse, a souligné l’importance stratégique de cette future centrale pour l’équilibre du système électrique national. Le coût global du projet s’élève à 423,166 milliards de FCFA. Sur ce montant, 342,129 milliards de FCFA seront consacrés à la construction de la centrale, soit plus de 80 % de l’investissement total.

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Selon les autorités, cette nouvelle infrastructure doit permettre de répondre à la croissance de la demande en électricité tout en consolidant la position de la Côte d’Ivoire comme principal hub énergétique d’Afrique de l’Ouest.

Le directeur général de l’Énergie a salué l’engagement du consortium de banques et d’institutions financières nationales, régionales et internationales mobilisées autour du projet. Pour lui, cette adhésion traduit la confiance accordée à la solidité économique du projet ainsi qu’aux perspectives du secteur énergétique ivoirien. Il a également mis en avant le rôle d’Energy China, partenaire technique de l’opération. Le groupe intervient dans le cadre du modèle « Investissement–Construction–Exploitation », considéré comme un exemple d’investissement direct étranger à forte valeur ajoutée pour la Côte d’Ivoire.

La signature du CTA marque une étape déterminante dans le calendrier de réalisation de la centrale. Les autorités ivoiriennes ont réaffirmé leur engagement à accompagner l’exécution du projet jusqu’à sa mise en service. Le gouvernement prévoit notamment de faciliter les démarches administratives, de garantir l’approvisionnement en gaz naturel et d’assurer l’accès au réseau national de transport d’électricité. L’objectif affiché est d’atteindre la clôture financière du projet avant la fin de l’année 2026 afin de respecter les délais de construction annoncés.

 

Energy China promet de respecter les délais

Le président du conseil d’administration d’Energy China, Ni Zhen, a estimé que la centrale de Songon représente une avancée importante dans la coopération entre la Chine et l’Afrique. Selon lui, l’installation fournira une énergie stable, propre et performante à plus de 31 millions d’habitants tout en renforçant l’attractivité économique de la Côte d’Ivoire auprès des investisseurs internationaux. Le groupe chinois s’est engagé à respecter le calendrier des travaux, à appliquer les normes les plus exigeantes en matière de sécurité et de protection de l’environnement, ainsi qu’à favoriser l’emploi local et le transfert de compétences.

Au-delà de son apport énergétique, le projet devrait générer d’importantes retombées économiques. Les promoteurs prévoient la création de plus de 1 130 emplois directs durant la phase de construction. Une fois la centrale opérationnelle, 260 emplois directs seront maintenus pour l’exploitation du site. À cela s’ajouteront 1 172 emplois indirects liés aux activités économiques générées par le projet.

Avec cette future centrale de Songon, la Côte d’Ivoire poursuit sa stratégie de sécurisation de son approvisionnement énergétique et renforce ses ambitions de leadership dans le secteur de l’électricité en Afrique de l’Ouest.*

 

Abidjan : le gouvernement donne 72 heures aux opérateurs pour enlever les tas d’ordures

La lutte contre l’insalubrité reprend de plus belle dans le district autonome d’Abidjan. Face à la multiplication des dépôts d’ordures dans plusieurs communes de la capitale économique, le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Dr Amédé Koffi Kouakou, a convoqué ce lundi 1er juin 2026 les entreprises en charge de la collecte des déchets.

À l’issue de cette réunion, le ministre a fixé un délai de 72 heures aux opérateurs pour débarrasser les quartiers concernés des déchets accumulés. Une décision qui intervient alors que de nombreux habitants dénoncent depuis plusieurs jours la dégradation du cadre de vie dans plusieurs zones d’Abidjan.

Le ministère hausse le ton

Déterminé à rétablir rapidement la situation, Dr Amédé Koffi Kouakou a exigé une mobilisation immédiate des acteurs du secteur. Les autorités estiment que l’accumulation des ordures constitue non seulement une nuisance pour les populations, mais également un risque sanitaire accru en cette période de fortes pluies. Cette fermeté traduit la volonté du gouvernement d’améliorer durablement la salubrité urbaine et de prévenir les conséquences environnementales liées à la mauvaise gestion des déchets.

Face aux exigences du ministère, les entreprises présentes à la rencontre ont assuré qu’elles intensifieraient leurs opérations de collecte et d’évacuation dans les prochains jours. Elles se sont engagées à respecter le délai fixé afin de rétablir un environnement plus sain pour les habitants. Les équipes devraient ainsi être déployées de manière renforcée dans les communes les plus touchées par l’accumulation des déchets.

Les trois prochains jours seront décisifs pour évaluer l’efficacité de cette mobilisation. Les autorités attendent des résultats visibles sur le terrain et entendent suivre de près l’exécution des engagements pris par les opérateurs. À travers cet ultimatum, le gouvernement veut rappeler que la salubrité demeure un enjeu majeur pour Abidjan, métropole de plus de six millions d’habitants, dont l’image et la qualité de vie dépendent en grande partie de la gestion efficace des déchets urbains.

 

Ministère de l'Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité
© Ministère de l'Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité

Mondial 2026 : départ retardé pour l’Afrique du Sud à cause d’un problème de visas

Le départ de la sélection sud-africaine de football pour le Mexique, où elle doit finaliser sa préparation à la Coupe du monde 2026, a été reporté. En cause, des complications administratives liées à la délivrance des visas pour plusieurs joueurs et membres du staff technique.

Les organisateurs avaient prévu le vol charter dans la nuit de samedi à dimanche au départ de Johannesburg vers Pachuca, mais ils l’ont finalement suspendu. La délégation devait y effectuer son ultime stage avant la compétition, mais ils ont repoussé l’ensemble du déplacement jusqu’à nouvel ordre.

Face à ce contretemps, le ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, a vivement réagi. Il a qualifié la situation de « débâcle administrative », pointant directement la Fédération sud-africaine de football (SAFA). Dans une publication sur le réseau social X, le ministre a dénoncé une situation « honteuse et injuste » pour les joueurs et le staff technique. Il a également exigé que la Fédération lui remette un rapport urgent et il a demandé que les responsabilités soient clairement établies.

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La fédération évoque des difficultés administratives

Dans un communiqué officiel, la SAFA a confirmé que des problèmes liés aux visas de voyage ont perturbé le départ de la délégation. La fédération assure travailler en urgence pour résoudre la situation. La SAFA mène des démarches avec les autorités diplomatiques concernées pour régulariser les documents nécessaires dans les plus brefs délais. Elle a également convoqué une réunion d’urgence de son comité exécutif afin d’évaluer les conséquences de cette crise.

En attendant une solution, la sélection sud-africaine poursuivra ses séances d’entraînement à Johannesburg. Le staff technique a décidé de maintenir le programme de préparation en attendant la délivrance des documents de voyage. Ce retard intervient à un moment critique, à moins de deux semaines du début de la Coupe du monde 2026. L’Afrique du Sud doit en effet disputer son premier match le 11 juin à Mexico face au pays hôte.

Dirigés par l’entraîneur belge Hugo Broos, les « Bafana Bafana » évolueront dans le groupe A, aux côtés du Mexique, de la République tchèque et de la Corée du Sud. Ce tirage place la sélection sud-africaine face à un défi relevé dès la phase de groupes. Cette participation marque également le retour de l’Afrique du Sud à une Coupe du monde obtenue via les qualifications, une première depuis 2002. Le pays avait ensuite pris part automatiquement à l’édition 2010 en tant que nation organisatrice.

Trafic présumé de voitures de luxe volées : des proches de Kémi Seba cités dans une enquête régionale

L’enquête sur un présumé réseau de revente de véhicules de luxe volés en Europe prend une nouvelle dimension en Afrique de l’Ouest. Selon des sources sécuritaires, plusieurs personnes présentées comme proches de l’activiste béninois Kémi Seba apparaissent dans des investigations menées autour d’un trafic international de véhicules signalés volés puis retrouvés dans plusieurs pays de la sous-région.

Les investigations s’intéressent notamment à M.Y., surnommé « Amada », considéré par les enquêteurs comme l’un des principaux acteurs du dossier. D’après les informations recueillies, l’un de ses proches collaborateurs a récemment été interpellé alors qu’il se trouvait en possession de deux véhicules de type Mazda CX-9. Ces véhicules avaient fait l’objet d’un signalement par Interpol Belgique en février 2026 dans le cadre d’une enquête sur un réseau international de trafic automobile.

 

Des véhicules recherchés retrouvés en Afrique de l’Ouest

Les enquêteurs examinent également plusieurs opérations réalisées au cours des derniers mois. Selon les sources sécuritaires, une Mazda CX-6 importée en 2025 par M.Y. aurait été revendue à une agente des Douanes ivoiriennes. Interpol a effectué des vérifications et a identifié le véhicule comme appartenant à une liste de voitures recherchées. Les autorités compétentes l’ont ensuite saisi. L’enquête ne se limite pas à la Côte d’Ivoire. Les enquêteurs ont localisé plusieurs véhicules signalés dans cette affaire au Burkina Faso, qu’ils considèrent comme l’une des destinations finales du réseau présumé.

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Au-delà des aspects liés au trafic automobile, les services chargés des investigations cherchent à établir la nature des relations entre les différents protagonistes cités dans le dossier. Selon les informations recueillies, M.Y. entretiendrait des relations étroites avec l’activiste panafricaniste béninois Kémi Seba. Les enquêteurs tentent de déterminer si ces liens ont un rapport quelconque avec les faits faisant actuellement l’objet des investigations. À ce stade, aucune accusation officielle n’a été formulée contre Kémi Seba dans cette affaire. Les vérifications portent principalement sur les connexions entre les personnes impliquées et les circuits présumés de revente des véhicules recherchés.

 

Une enquête aux ramifications régionales

Les services de sécurité s’intéressent également au parcours de deux ressortissants béninois soupçonnés d’être liés au réseau. Selon les mêmes sources, ces derniers auraient séjourné en Côte d’Ivoire avant de rejoindre le Burkina Faso. Cette dimension transfrontalière renforce l’implication de plusieurs services de renseignement et de coopération internationale, notamment Interpol, dans le suivi du dossier. Face aux différentes pistes explorées, les autorités ont renforcé la surveillance de plusieurs individus cités dans l’enquête. Une source proche du dossier affirme que les investigations portent aussi sur d’autres activités présumées liées à certains acteurs concernés.

Les enquêteurs s’intéressent notamment aux contacts et aux visiteurs de M.Y., actuellement détenu dans le cadre d’autres procédures judiciaires. Selon des informations recueillies auprès de sources sécuritaires, l’une des dernières personnes à lui avoir rendu visite serait une responsable commerciale d’un média privé ivoirien. La justice n’a encore rendu aucune décision définitive dans cette affaire. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations et la justice doit encore établir les responsabilités éventuelles des personnes citées dans le dossier.

Les autorités poursuivent leurs investigations afin d’identifier les éventuelles ramifications du réseau et de déterminer le rôle précis des différents acteurs mentionnés dans le dossier. Les conclusions de l’enquête devraient permettre de faire la lumière sur ce présumé trafic international de véhicules de luxe volés.

 

Mazda CX-6
© Mazda CX-6

Ce qu’il faut savoir sur les résultats du CEPE session 2026 en Côte d’Ivoire

La Direction des examens et concours (DECO) a proclamé, ce lundi 1er juin 2026 à Abidjan-Plateau, les résultats du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) session 2026. À cette occasion, la directrice de la DECO, Diarra Kadidiata Badji, a annoncé un taux national de réussite de 85,76 %, tout en relevant une « légère régression » par rapport à la session précédente. 

Malgré un léger recul par rapport à la session précédente, les autorités éducatives se félicitent des performances enregistrées. Pour la directrice de la DECO, Diarra Kadidiata Badji, ces résultats traduisent « le niveau appréciable du système éducatif ivoirien » et confirment les efforts déployés pour améliorer les apprentissages dans le primaire.

Plus de 512 000 élèves admis

Cette année, 597 171 candidats ont effectivement pris part aux épreuves dans 2 763 centres d’examen répartis à travers les 345 Inspections de l’enseignement préscolaire et primaire (IEPP) du pays. À l’issue des corrections, 512 106 élèves ont obtenu au moins 85 points sur 170, seuil requis pour décrocher le diplôme et accéder à la classe de sixième. Le taux national d’admission s’établit ainsi à 85,76 %, contre 86,58 % en 2025, soit une baisse de 0,82 point. Si cette légère régression met fin à plusieurs années de progression continue, elle ne remet pas en cause la dynamique globale observée dans l’enseignement primaire ivoirien. Le niveau de réussite demeure largement supérieur à 80 %, un seuil franchi de manière constante ces dernières années.

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Comme lors des précédentes sessions, les filles affichent les meilleures performances. Sur 298 135 candidates présentes aux épreuves, 257 976 ont été déclarées admises, soit un taux de réussite de 86,53 %. Chez les garçons, 254 130 élèves ont obtenu leur admission sur 299 036 candidats, représentant un taux de réussite de 84,98 %. Ces résultats confirment une tendance désormais régulière dans les examens scolaires nationaux, où les jeunes filles enregistrent des performances légèrement supérieures à celles des garçons.

 

Comment consulter les résultats ?

Les listes des admis sont disponibles depuis 14 heures dans les établissements scolaires pour les candidats officiels et dans les IEPP pour les candidats libres. La consultation peut également s’effectuer en ligne sur le portail officiel de la DECO à l’adresse www.men-deco.org. Les candidats doivent simplement renseigner leur numéro de table pour accéder à leur résultat.

La DECO ouvre une phase de réclamations du 2 au 8 juin 2026. Cette procédure permet aux candidats et à leurs parents de signaler d’éventuelles erreurs matérielles ou administratives liées aux résultats. Les recours concernent notamment les problèmes d’identité, les absences de notes ou toute autre anomalie constatée lors de la publication des résultats. En revanche, cette procédure ne permet pas de demander une réévaluation des copies. Les jurys spéciaux chargés d’examiner ces réclamations rendront leurs conclusions le 12 juin 2026 à partir de 14 heures

Les autorités éducatives ont organisé la session 2026 autour du thème : « Une communauté éducative déterminée pour des examens crédibles ».

À travers ce mot d’ordre, le ministère de l’Éducation nationale a mis l’accent sur la sécurisation des épreuves, la transparence du processus d’évaluation et le renforcement de la lutte contre la fraude scolaire. Après la proclamation des résultats, l’attention se tourne désormais vers l’affectation en classe de sixième, prochaine étape pour les plus de 512 000 élèves admis à l’issue de cette session 2026.

 

Diarra Kadidiata Badji
© Diarra Kadidiata Badji

Revue de presse du 1er juin 2026 : retour de Tidjane Thiam / les appels des évêques pour la CEI indépendante / la fête des mères à Aboisso

La presse ivoirienne de ce lundi 1er juin 2026 revient largement sur l’actualité politique nationale. Les journaux évoquent notamment les mouvements en cours autour d’un possible retour de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, ainsi que les prises de position des évêques catholiques sur la future commission électorale.

Sur le plan sociétal, les quotidiens reviennent sur la célébration de la fête des mères organisée le 30 mai à Aboisso par la Première dame Dominique Ouattara. L’événement, marqué par la présence des anciennes Premières dames Henriette Bédié et Simone Gbagbo, a été largement relayé. Dans Le Patriote, la Première dame a salué « les bâtisseuses silencieuses de notre société ». La Tribune Ivoire souligne de son côté un appui de 4,4 milliards FCFA du FAFCI au Sud-Comoé.

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Inondations et critiques sur la gestion des crises urbaines

La presse revient également sur les problèmes d’infrastructures et de catastrophes urbaines. Générations Nouvelles met en avant des cas d’inondations et d’effondrements, évoquant un « échec des solutions RHDP » selon un expert interrogé. Ces drames relancent le débat sur la gestion des risques urbains et la prévention des catastrophes dans les grandes villes du pays.

 

Tidjane Thiam au centre des manœuvres politiques

Sur le terrain politique, Le Mandat évoque des initiatives discrètes en cours pour préparer un retour sécurisé de Tidjane Thiam en Côte d’Ivoire. Le journal indique que plusieurs personnalités seraient mobilisées pour faciliter ce retour. Selon la même source, cette stratégie constituerait un enjeu majeur pour le PDCI-RDA, présenté comme engagé dans une phase décisive de repositionnement politique.

 

Les évêques appellent à une CEI indépendante

Le Quotidien d’Abidjan rapporte que les évêques catholiques plaident pour une Commission électorale indépendante et non politisée. Cette position intervient dans un contexte de débats autour de la réforme de l’institution électorale. La dissolution récente de la Commission électorale indépendante (CEI) continue d’alimenter les discussions politiques et institutionnelles.

 

Laurent Gbagbo appelle à la discipline militante

Dans Le Moment, le président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, invite ses militants à faire preuve de discipline à l’approche des élections internes des ligues des femmes et des jeunes. Treize candidatures ont été validées pour ces scrutins internes, présentés comme stratégiques pour la restructuration du parti.

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Le PDCI-RDA en pleine mobilisation interne

Le Nouveau Réveil revient sur les festivités marquant les 80 ans du PDCI-RDA. Le journal évoque une forte mobilisation dans la zone Est autour de la figure de Tidjane Thiam. Cette dynamique interne intervient alors que le parti poursuit sa réorganisation politique et son repositionnement sur la scène nationale.

Dans l’ensemble, cette revue de presse met en lumière une actualité dominée par les enjeux électoraux, les recompositions politiques et les débats institutionnels autour de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire. Les positions des acteurs politiques et religieux traduisent une période de fortes attentes autour des prochaines échéances nationales.

Côte d’Ivoire – Bénin : Romuald Wadagni attendu à Abidjan pour son premier déplacement officiel

Le nouveau président béninois, Romuald Mbueke Kossi Wadagni, pourrait effectuer son premier voyage à l’étranger en Côte d’Ivoire. Selon plusieurs sources, une visite à Abidjan est envisagée le 4 juin prochain auprès du président Alassane Ouattara, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait encore été donnée.

Ce déplacement, s’il se concrétise, constituerait un signal fort dès les débuts du nouveau mandat. Il marquerait également une volonté d’inscrire la diplomatie béninoise dans une dynamique de rapprochement avec Abidjan. Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire occupe une place centrale dans les relations extérieures du Bénin. Sous la présidence de Patrice Talon, les deux pays ont multiplié les échanges bilatéraux et les rencontres de haut niveau.

Entre 2016 et 2025, au moins cinq déplacements officiels ou de travail ont été recensés entre Cotonou et Abidjan. Ces rencontres ont porté sur des sujets économiques, sécuritaires et diplomatiques, consolidant une relation qualifiée de stratégique par les deux capitales.

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Des liens économiques en forte intensification

Les échanges commerciaux entre les deux pays témoignent d’une intégration croissante. La Côte d’Ivoire figure parmi les principaux fournisseurs du Bénin, notamment en produits pétroliers et biens industriels.

En retour, Cotonou exporte vers Abidjan des matières premières agricoles et des produits transformés. Cette dynamique s’est renforcée avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui favorise la circulation des biens et services dans la sous-région. La communauté béninoise installée en Côte d’Ivoire est estimée entre 300 000 et 500 000 personnes. Elle constitue l’une des plus importantes diasporas béninoises dans le monde. Active dans le commerce, l’artisanat et les services, cette communauté joue également un rôle civique important. Lors de la présidentielle de 2026, près de 13 000 électeurs étaient inscrits dans 22 bureaux de vote à Abidjan.

Le déplacement attendu de Romuald Wadagni s’inscrit dans une continuité diplomatique, mais aussi dans une évolution symbolique. Son prédécesseur avait effectué son premier voyage officiel à Lomé, au Togo, en 2016. En choisissant Abidjan, le nouveau président envoie un signal différent, orienté vers un partenaire considéré comme central dans la sous-région. Cette orientation souligne l’importance stratégique de la relation avec la Côte d’Ivoire.

 

Sécurité régionale et coopération renforcée

Au-delà des enjeux politiques, la coopération sécuritaire figure parmi les priorités. Le Bénin fait face depuis quelques années à des menaces terroristes dans sa zone nord.

La Côte d’Ivoire, également confrontée à des défis similaires depuis l’attaque de Grand-Bassam en 2016, a développé une expertise en matière de lutte antiterroriste. Des échanges d’informations et des coopérations opérationnelles sont déjà en cours entre les deux pays. Cette éventuelle rencontre devrait également aborder des sujets régionaux majeurs. Parmi eux figurent la situation politique au Sahel, les tensions au sein de la CEDEAO et la mise en œuvre de la ZLECAf. Les deux pays partagent globalement des positions convergentes sur ces questions. Leur coordination est souvent perçue comme un facteur de stabilité en Afrique de l’Ouest.

Les autorités évoquent la date du 4 juin, mais elles n’ont pas encore validé officiellement le déplacement. Les agendas présidentiels peuvent encore évoluer. Mais dans les milieux diplomatiques, cette visite est déjà perçue comme probable. Elle pourrait constituer l’un des premiers actes forts de la nouvelle présidence béninoise sur la scène internationale.

Au-delà des protocoles, cette visite aurait une forte valeur politique. Elle permettrait au nouveau président de s’inscrire dans la continuité régionale et de consolider sa légitimité internationale. Pour Abidjan comme pour Cotonou, un rapprochement affiché renforcerait un axe déjà considéré comme structurant en Afrique de l’Ouest.

 

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CEPE 2026 : résultats et taux de réussite, découvrez comment consulter les chiffres complets !

Les résultats du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), session 2026, sont disponibles depuis ce lundi 1er juin 2026 sur l’ensemble du territoire national.

La Direction des examens et concours (DECO) a officiellement rendu publics les chiffres au cours de la journée. Selon les données communiquées par la directrice de la DECO, Diarra Kadidiatou, le taux de réussite s’établit cette année à 85,76 %. Sur 597 171 candidats présents aux épreuves écrites, 512 106 ont obtenu au moins 85 points et sont déclarés admis. Ce résultat marque un léger recul de 0,82 point par rapport à la session 2025, qui affichait 86,58 % de réussite.

 

Les filles toujours en tête des performances

Les résultats montrent une nouvelle fois une meilleure performance des filles. Sur 298 135 candidates présentes, 257 976 ont été admises, soit un taux de réussite de 86,53 %. Chez les garçons, 254 136 admis ont été enregistrés sur 299 036 candidats, représentant un taux de 84,98 %. Les établissements scolaires affichent les listes des admis dès la proclamation. Cette méthode reste la plus utilisée par les élèves, qui découvrent souvent leurs résultats en groupe. Les scènes de joie et d’émotion accompagnent généralement ces affichages dans les écoles.

Résultats également disponibles en ligne

La DECO propose aussi une consultation numérique pour plus de rapidité et de discrétion. Les candidats doivent se rendre sur le site officiel, puis accéder à la rubrique des examens scolaires. Ils doivent ensuite sélectionner le CEPE 2026 et saisir leur numéro de table pour consulter leur résultat.

  • Rendez-vous sur le site officiel de la DECO : www.men-deco.org
  • Cliquez sur la rubrique « Examens scolaires », puis sur l’onglet relatif au CEPE 2026 ;
  • Entrez votre Numéro de table et suivez les instructions.

 

Au cours des cinq dernières années, le taux de réussite au CEPE est resté au-dessus de 80 %. En 2025, il s’élevait à 86,58 %, contre 84,46 % en 2024. Cette stabilité traduit une certaine régularité des performances scolaires à l’échelle nationale. L’année précédente, les filles avaient enregistré un taux de réussite de 87,32 %. Sur 286 124 candidates, 249 838 obtiennent leur admission.
Chez les garçons, 249 125 candidats réussissent sur 290 161 présents, soit 85,86 %.

La DECO ouvre une phase de réclamations après la proclamation des résultats. Elle permet de signaler les erreurs administratives, omissions de notes ou anomalies d’identification. Les demandes doivent être adressées aux structures compétentes dans les délais fixés par la DECO. Les réclamations ne permettent pas de contester une note obtenue. Elles concernent uniquement les erreurs matérielles ou administratives constatées lors de la publication. La DECO communiquera les modalités précises de la session 2026 lors de la proclamation officielle.

 

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La Côte d’Ivoire intègre le Top 10 des économies les plus industrialisées d’Afrique, selon la BAD

La Côte d’Ivoire figure désormais parmi les dix économies les plus industrialisées du continent africain. Cette position est confirmée par l’Indice de l’industrialisation en Afrique 2025 (IIA 2025) publié par la Banque africaine de développement (BAD).

le pays occupe la 9e place du classement continental, avec un score de 0,6173. Cette performance confirme la montée en puissance de l’économie ivoirienne dans le secteur industriel.

Une trajectoire de progression sur quinze ans

L’évolution de la Côte d’Ivoire apparaît régulière depuis 2010. À cette époque, le pays occupait la 14e place du classement africain. En quinze ans, cinq positions ont été gagnées. La BAD attribue cette progression à des réformes structurelles et à des investissements continus dans les secteurs productifs.

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La dynamique industrielle s’appuie sur une croissance économique soutenue. Dans le cadre du Plan national de développement 2021-2025, le pays affiche une moyenne annuelle de 6,5 %. En 2024, la croissance s’établit à 6 %, au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Cette performance renforce les capacités de production et d’investissement.

L’indice de la BAD accorde une forte pondération à la performance manufacturière. Elle représente 50 % de la note globale. La Côte d’Ivoire mise sur la transformation de ses matières premières agricoles. Le cacao et l’anacarde occupent une place stratégique dans cette orientation industrielle. Cette politique permet de réduire la dépendance aux exportations de produits bruts et d’accroître la valeur ajoutée locale.

 

Une puissance économique régionale confirmée

Leader de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire joue un rôle central dans l’économie ouest-africaine. Elle représente environ 40 % du PIB de l’Union. Le pays assure également près de 42 % des exportations régionales. Son secteur secondaire pèse désormais environ 24 % du PIB national. Cette performance repose sur plusieurs moteurs, dont l’agro-industrie, l’énergie, les mines et les BTP

Les autorités poursuivent une politique de diversification économique. L’objectif est de réduire la dépendance à quelques secteurs clés. L’industrialisation est présentée comme un levier majeur de création de richesse et d’emplois. Elle reste au cœur des priorités économiques nationales. Malgré les progrès, plusieurs défis subsistent. La dette publique est passée de 37,2 % du PIB en 2019 à près de 60 % en 2024. Les déséquilibres territoriaux restent marqués, avec Abidjan qui concentre près de 80 % de l’activité économique. Le secteur informel demeure également dominant. Il représente plus de la moitié du PIB et plus de 90 % des emplois.

Au niveau continental, le Maroc occupe la première place, devant l’Afrique du Sud. En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire se positionne devant le Nigeria et le Ghana. Avec le Sénégal, classé 10e, elle forme le duo de tête régional. Cette position confirme son influence industrielle dans la sous-région.

L’entrée dans le Top 10 africain traduit les progrès réalisés dans la transformation économique du pays. Elle confirme également l’orientation stratégique vers l’industrialisation. La consolidation de cette dynamique dépendra de la poursuite des réformes. Elle nécessitera aussi une réduction des inégalités territoriales et un renforcement de la compétitivité industrielle.