PDCI-RDA : des cadres réclament un congrès extraordinaire pour remplacer Tidjane Thiam

La crise interne au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) prend une nouvelle ampleur. Réunis à Yamoussoukro, des cadres et militants ont demandé la convocation d’un Bureau politique suivie d’un congrès extraordinaire afin d’élire une nouvelle direction. En cause : l’absence prolongée de Tidjane Thiam, qui alimente les critiques et ravive les divisions au sein du parti.

Le débat sur la gouvernance du PDCI-RDA s’est invité au lancement du « Réseau d’entraide PDCI », organisé le samedi 11 juillet 2026 à Yamoussoukro. À cette occasion, plusieurs responsables ont estimé que le séjour prolongé de Tidjane Thiam à l’étranger affaiblit le fonctionnement du parti et freine la préparation des prochaines échéances politiques.

Le président du réseau, Balou Kouakou Marchal, a notamment évoqué un « vide » à la tête de la formation politique, estimant que cette situation empêche les instances du parti de prendre les décisions nécessaires. Il s’est également inquiété du recul électoral du PDCI-RDA depuis le décès de l’ancien président Henri Konan Bédié en août 2023, appelant à l’activation des mécanismes statutaires pour sortir de la crise.

 

Un Bureau politique et un congrès extraordinaires réclamés

Les contestataires demandent désormais la convocation urgente d’un Bureau politique, suivi d’un congrès extraordinaire chargé de désigner une nouvelle direction. Parmi les voix critiques figure également Lancina Sanogo, membre du Bureau politique, qui reproche aux dirigeants actuels de privilégier les célébrations des 80 ans du parti au détriment de la restructuration de l’appareil politique. Des militants présents à Yamoussoukro ont eux aussi plaidé pour un changement de gouvernance afin d’éviter, selon eux, un affaiblissement durable du plus ancien parti politique ivoirien.

Face à ces critiques, les soutiens de Tidjane Thiam assurent que le président du PDCI-RDA continue d’exercer pleinement ses fonctions depuis l’étranger. Ils estiment que cette contestation reste le fait d’une minorité de cadres et rappellent que la direction du parti poursuit normalement ses activités. À ce stade, la direction officielle du PDCI-RDA n’a pas réagi publiquement aux demandes formulées à Yamoussoukro.

Les tensions internes ne sont pas nouvelles. Depuis son élection à la présidence du PDCI-RDA en décembre 2023, Tidjane Thiam fait face à une contestation persistante. En mai 2025, il avait présenté sa démission avant d’être réélu deux jours plus tard lors d’un congrès extraordinaire convoqué en urgence.

 

La bataille se poursuit aussi devant les tribunaux

La contestation dépasse désormais le cadre politique. Depuis mars 2026, plusieurs militants ont saisi la justice pour demander la destitution de Tidjane Thiam. Les requérants invoquent les statuts du parti, estimant que son absence prolongée à l’étranger l’empêche d’assurer pleinement ses fonctions de président. À ce jour, cinq procédures judiciaires poursuivent le même objectif, tandis que d’autres recours pourraient être déposés dans les prochaines semaines.

En parallèle des actions judiciaires, plusieurs cadres multiplient les initiatives politiques pour peser sur l’avenir du PDCI-RDA. En mars dernier, Valérie Yapo a lancé le mouvement « Héritiers pour la Démocratie et la Légalité » (HDL PDCI-RDA), présenté comme un courant interne favorable au respect des textes et à une réforme de la gouvernance du parti.

Ses initiateurs affirment vouloir restaurer la démocratie interne, renforcer les instances statutaires et préserver l’unité du PDCI-RDA à l’approche des prochaines échéances politiques.

Abidjan / Plateau : un homme sauvé après une tentative de suicide du 13ᵉ étage d’un immeuble

Une intervention rapide des secours a permis d’éviter un drame ce lundi 13 juillet 2026 au Plateau. Les sapeurs-pompiers ont maîtrisé un homme d’environ 37 ans qui menaçait de se jeter dans le vide depuis le 13ᵉ étage d’un immeuble en construction, avant de le confier aux services spécialisés pour sa prise en charge.

Les secours ont reçu à 7h59 un appel signalant une personne en détresse qui menaçait de se jeter dans le vide au Plateau, en face de la gare Sud, et ont immédiatement engagé une intervention. Alertée immédiatement, la première compagnie du Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM) a engagé un important dispositif d’intervention afin de porter assistance à la victime.

Conformément au protocole d’urgence, les sapeurs-pompiers ont dépêché un fourgon pompe-tonne (FPT), une ambulance de réanimation (AR) ainsi qu’une équipe du Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieux Périlleux (GRIMP). Sur place, les secours ont découvert un homme d’environ 37 ans perché au 13ᵉ étage d’un immeuble R+13 à usage de bureaux, actuellement en construction.

Après l’avoir sécurisée, l’équipe médicale de l’ambulance de réanimation AR 11 a prodigué les premiers soins à la victime avant de l’évacuer vers l’Hôpital Psychiatrique de Bingerville pour une prise en charge adaptée. L’opération a également mobilisé plusieurs services, notamment l’officier de garde du secteur 1, la gendarmerie et la police, présents aux côtés des équipes de secours pour sécuriser la zone.

Les secours recommandent de privilégier le dialogue avec une personne en souffrance, d’alerter rapidement les services compétents et d’éviter toute réaction pouvant aggraver la situation. Grâce à la mobilisation rapide des équipes d’intervention, une vie a pu être préservée ce lundi matin au Plateau.

 

Revue de presse du 13 juillet : PND, investissements, mines et politique : les grands sujets qui dominent ce lundi

La mobilisation record des financements du Plan national de développement (PND) 2026-2030 reste au cœur de l’actualité ivoirienne ce lundi 13 juillet 2026. Entre suivi des engagements, opportunités d’investissement, transformation des ressources minières et débats politiques, les journaux consacrent leurs principales Unes aux grands enjeux économiques et nationaux.

 

Le PND 2026-2030, nouveau symbole de confiance des investisseurs

La presse ivoirienne revient largement sur le succès du Groupe consultatif consacré au financement du PND 2026-2030, marqué par l’annonce de 47 820 milliards de FCFA d’engagements.

Plusieurs titres s’interrogent désormais sur l’étape suivante : le suivi et la concrétisation des promesses annoncées. Fraternité Matin pose ainsi la question « Groupe consultatif, et après ? », tandis que Le Matin insiste sur la mise en place d’un dispositif de coordination pour assurer le suivi du plan.

De son côté, Le Patriote met en avant le leadership du président Alassane Ouattara et les grands chantiers ouverts, alors que Tribune Ivoire estime que la mobilisation des investisseurs traduit la confiance accordée à la trajectoire économique du pays.

L’Expression évoque un « succès retentissant », pendant que Le Mandat considère que le PND est désormais « bien lancé ». RHDP 24, pour sa part, insiste sur le montant historique des financements mobilisés.

Industrie, hydraulique et mines : les secteurs prioritaires pour attirer les capitaux

Au-delà du financement global du PND, les opportunités d’investissement occupent également une place importante dans les analyses des journaux. Le Rassemblement souligne l’intérêt des entreprises françaises pour accompagner la mise en œuvre du plan national, tandis que L’Essor Ivoirien met en avant les perspectives offertes dans les secteurs de l’hydraulique, de l’assainissement et de la salubrité.

La question de la transformation locale des ressources minières africaines constitue également un autre grand thème économique. Plusieurs publications relaient le plaidoyer du ministre Sangafowa-Coulibaly en faveur d’une meilleure valorisation des minéraux critiques afin de renforcer la souveraineté économique du continent.

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Le Bélier reprend également l’appel de la Banque africaine de développement à repenser le modèle économique africain pour mieux tirer profit des ressources disponibles.

 

La scène politique reste animée

L’actualité politique continue également de retenir l’attention des journaux. Le PDCI-RDA occupe une partie importante des publications avec le lancement du « Réseau d’Entraide PDCI » à Yamoussoukro.

Le Nouveau Réveil revient sur cette initiative en évoquant une « parodie de meeting », tandis que Dernière Heure, Le Bélier et L’Héritage rapportent les déclarations de Yapo Calice depuis Paris sur la mobilisation de la diaspora et les perspectives électorales. L’Inter se fait également l’écho des réactions des responsables de base du parti.

L’opposition entre mobilisation et critiques

Les partis d’opposition poursuivent leurs prises de position. Notre Voie relaie l’appel de Pascal Affi N’Guessan à une mobilisation de l’ensemble de l’opposition autour de la réforme de l’organe électoral.

De son côté, La Voie Originale revient sur les préoccupations exprimées par la Plateforme pour l’engagement citoyen (PEC-CI) concernant la réforme électorale et les opérations de déguerpissement à Koumassi Campement.

Par ailleurs, plusieurs journaux annoncent la création prochaine d’un nouveau parti politique porté par Don Mello, une initiative qui marque une nouvelle étape dans son parcours politique.

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Faits divers : drames à Bouaké et Séguéla

L’actualité nationale est aussi marquée par plusieurs faits divers. Plusieurs quotidiens reviennent sur l’effondrement d’un fromager centenaire à Bouaké, un drame qui a causé la mort de trois personnes.

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À Séguéla, des affrontements liés à l’orpaillage clandestin ont également fait plusieurs victimes, selon les informations rapportées par certains journaux.

Fiscalité, sécurité et services publics au menu

Sur le plan institutionnel, la 24ᵉ édition du Prix d’excellence de la Direction générale des Impôts (DGI) est largement commentée. Plusieurs titres célèbrent la performance fiscale et l’excellence administrative. La facture normalisée électronique fait également l’objet d’articles consacrés à ses avantages pour la modernisation de la gestion fiscale.

Les questions de sécurité occupent aussi une place importante. L’Inter revient sur l’inauguration du commissariat de Samo et sur l’appel du ministre Vagondo Diomandé à renforcer une sécurité durable.

Jeunesse, climat et culture : les autres sujets à la Une

Plusieurs publications mettent en lumière les œuvres de l’écrivain Yaya Fofana, tandis que d’autres reviennent sur des événements familiaux et culturels organisés dans plusieurs localités.

Le lancement de la deuxième édition du Gnambêlê Bootcamp par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), destiné à accompagner la jeunesse face aux défis climatiques, est également mis en avant.

Dans un contexte marqué par la saison des pluies, Fraternité Matin appelle enfin les populations à davantage de vigilance face aux risques liés aux intempéries.

Bondoukou : un incendie ravage le grand marché, plusieurs commerçants touchés par de lourdes pertes

Après Aboisso, un nouveau marché ivoirien est frappé par un incendie. Les flammes ont ravagé le bâtiment principal du grand marché de Bondoukou, dans la région du Gontougo, dimanche 12 juillet 2026 dans la soirée. Plusieurs commerçants ont vu disparaître en quelques heures des années de travail et d’économies.

Après l’incendie qui a frappé récemment Aboisso, un violent sinistre a également ravagé le grand marché de Bondoukou. Le feu s’est déclaré dimanche 12 juillet 2026 aux environs de 19 heures dans le bâtiment principal du marché. En quelques minutes, les flammes se sont propagées à plusieurs magasins, provoquant d’importants dégâts matériels.

 

Des commerçants impuissants face au désastre

Sur place, la scène était marquée par la panique et la désolation. Plusieurs commerçants ont tenté de sauver une partie de leurs marchandises, transportant dans l’urgence quelques ballots et objets récupérés dans leurs magasins. Mais pour beaucoup, il était déjà trop tard. Impuissants devant l’avancée des flammes, certains ont assisté en larmes à la destruction de leurs stocks et à la disparition du fruit de plusieurs années d’efforts.

Face à l’ampleur du sinistre, les secours ont rapidement été mobilisés. Les sapeurs-pompiers civils, appuyés par des agents de l’Office national de l’eau potable (ONEP) et de l’entreprise PORTEO, ont uni leurs efforts pour maîtriser l’incendie. Après plusieurs heures de lutte, les secours ont finalement circonscrit le feu vers 23 heures. Cette intervention a permis de limiter la propagation des flammes à l’ensemble du marché et de préserver d’autres espaces commerciaux.

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Selon les premières informations recueillies, un court-circuit électrique pourrait avoir provoqué l’incendie. Les circonstances exactes restent toutefois à confirmer par les investigations qui devront déterminer l’origine précise du départ de feu. Ce nouvel incendie relance une nouvelle fois la question de la sécurité dans les marchés ivoiriens, régulièrement confrontés aux risques liés aux installations électriques, à la vétusté des infrastructures et aux difficultés d’accès pour les secours.

 

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Côte d’Ivoire : Ahoua Don-Mello et ses partisans lancent le processus de création d’un nouveau parti politique

À l’issue d’une rencontre tenue à Abidjan, les proches de Dr Ahoua Don-Mello ont acté le lancement du processus de création d’un parti qui veut s’imposer comme une force de rassemblement et de proposition.

Réunis le samedi 11 juillet 2026 à Abidjan, les sympathisants ainsi que les membres du comité d’organisation de sa campagne présidentielle ont adopté, à une très large majorité, une résolution lançant officiellement le processus de création d’un nouveau parti politique. Cette assemblée plénière, présidée par Ipou Ludovic, marque la transformation de l’équipe de campagne de l’ancien candidat à l’élection présidentielle en une organisation politique appelée à s’inscrire durablement dans le paysage politique ivoirien.

Cette décision intervient à l’issue des travaux d’une commission de réflexion mise en place pour définir l’avenir du mouvement. Composée de plusieurs proches collaborateurs de Dr Ahoua Don-Mello et présidée par Me Sery Zokou, cette commission a conclu à la nécessité de créer une véritable formation politique afin de structurer les actions engagées depuis la campagne présidentielle. Son rapport, présenté devant l’assemblée, a convaincu les participants qui ont approuvé la création du parti à une très large majorité.

 

Ahoua Don-Mello chargé de conduire le projet

Les participants ont confié à Dr Ahoua Don-Mello le mandat de piloter l’ensemble du processus de création de cette nouvelle formation politique. Il aura également la responsabilité d’organiser le « Congrès des Pionniers », présenté comme l’acte fondateur du futur parti. Les travaux préparatoires débuteront immédiatement, tandis que la date de ce congrès sera annoncée dans les prochains jours.

Le futur parti affirme vouloir promouvoir des valeurs fondées sur la démocratie, la justice sociale, la bonne gouvernance, la solidarité, le mérite, la souveraineté nationale et le développement économique. Ses responsables affichent également leur volonté de contribuer à la renaissance de la Côte d’Ivoire dans un contexte international qu’ils qualifient de « monde multipolaire ».

Prenant la parole après avoir reçu le mandat de conduire le projet, Dr Ahoua Don-Mello a remercié les participants pour la confiance placée en lui avant de présenter les grandes orientations de son futur programme politique. L’ancien candidat à la présidentielle a lancé un appel aux forces patriotiques, progressistes, démocratiques et souverainistes afin qu’elles rejoignent cette nouvelle initiative. Son ambition est de fédérer les acteurs partageant sa vision pour bâtir, selon ses propres termes, « une Côte d’Ivoire plus juste, plus prospère, plus unie et pleinement souveraine ».

 

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En attendant la tenue du « Congrès des Pionniers », qui officialisera la naissance du parti, Dr Ahoua Don-Mello et ses partisans entendent désormais transformer leur dynamique électorale en une organisation politique capable de peser dans les futurs débats et échéances politiques en Côte d’Ivoire.

Déguerpissement à Attécoubé : Voici les quartiers concernés par les démolitions dès ce lundi 13 juillet

À partir de ce lundi 13 juillet 2026, la commune d’Attécoubé lance une importante campagne de démolition des constructions jugées anarchiques sur des sites à haut risque. Présentée comme une mesure de prévention face aux dangers de la saison des pluies, l’opération suscite déjà de nombreuses interrogations chez les habitants concernés.

Après les sommations distribuées les 10 et 11 juillet, les autorités municipales d’Attécoubé donnent le coup d’envoi d’une vaste opération de déguerpissement. Dès ce lundi 13 juillet, les premiers engins de démolition investiront plusieurs quartiers de la commune afin de détruire les constructions implantées sur des sites considérés comme dangereux.

 

Cinq quartiers dans le viseur

Les secteurs de Nematoulaye, Djéné Écaré, Santé 3, Cité Fairmont et Attecoubé sont directement concernés par cette campagne. Ces quartiers, caractérisés par des habitations souvent précaires et construites sur des terrains instables, figurent parmi les zones les plus exposées aux glissements de terrain et aux effondrements pendant la saison des pluies.

Cette opération intervient dans un contexte encore marqué par le drame de Mossikro, où de violents éboulements avaient causé la mort de plus d’une vingtaine de personnes. Un souvenir douloureux qui renforce la volonté des autorités d’agir avant qu’un nouveau drame ne survienne.

Deux semaines d’interventions programmées

La mairie a établi un calendrier précis pour le déroulement des opérations. La mairie lancera les premières interventions les 13 et 14 juillet par des « petites casses » et des « décoiffements », qui consistent à retirer les parties les plus fragiles ou les plus exposées des bâtiments. À partir du 15 juillet, les bulldozers prendront progressivement le relais avec des interventions ciblées :

  • 15 juillet : Cité Fairmont ;
  • 16 et 17 juillet : Attécoubé 3 et Nematoulaye ;
  • 20 et 21 juillet : poursuite des opérations dans les mêmes secteurs ;
  • 22 au 24 juillet : Santé 3, où seront concentrés les principaux moyens de démolition.

La municipalité justifie cette campagne par la nécessité de réduire les risques liés aux fortes pluies. Chaque année, les intempéries fragilisent les pentes et les ravins d’Attécoubé, mettant en danger les habitants installés dans des zones non constructibles. Les autorités estiment que les constructions réalisées sans respect des normes aggravent considérablement les risques d’effondrement et d’éboulement.

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Des familles entre inquiétude et incertitude

Si les objectifs sécuritaires sont mis en avant par les autorités, la situation reste particulièrement préoccupante pour les habitants concernés. Nombre d’entre eux vivent dans des logements précaires en tôle ou en bois et ne disposent d’aucune solution de relogement immédiate. Pour ces familles, la démolition de leur habitation soulève une question essentielle :

où vivre après le passage des engins ?

Afin d’encadrer l’opération, la mairie affirme avoir mobilisé plusieurs services municipaux. La Direction socioculturelle, en collaboration avec les Directions technique et financière, assurera l’accompagnement des ménages affectés. Les Comités de restructuration des quartiers (CREQ) assureront également le suivi des opérations sur le terrain.

Toutefois, la question du relogement reste sans réponse claire. À ce stade, les autorités n’ont communiqué aucune information officielle sur d’éventuels sites d’accueil ni sur les mesures d’assistance prévues pour les familles déplacées.

Dès ce lundi, les bulldozers entreront en action. Pour les habitants concernés, une nouvelle page s’ouvre, entre impératif de sécurité et incertitudes sur l’avenir.

Côte d’Ivoire : « Ne décevez pas les Ivoiriens », lance Amadou Coulibaly au PPA-CI

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a appelé le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) à adopter un discours d’apaisement afin de préserver le climat de paix et de stabilité, qu’il considère comme indispensable au développement du pays. S’exprimant en réaction à une récente conférence de presse du parti de Laurent Gbagbo, il a également rejeté les accusations faisant état d’une instrumentalisation des institutions de l’État à des fins de répression.

Amadou Coulibaly a estimé que les déclarations du PPA-CI affirmant que les institutions ivoiriennes seraient devenues des instruments de répression ne résistent pas aux faits.

 

« Vous savez, en matière de communication, le message est important, mais celui qui le porte ne l’est pas moins. Je ne veux pas revenir sur le passé douloureux de notre pays, mais certaines personnes sont, de notre point de vue, disqualifiées pour tenir certains propos », a-t-il déclaré. Selon lui, la liberté avec laquelle les responsables du PPA-CI s’expriment démontre au contraire que les libertés publiques sont garanties en Côte d’Ivoire.

« Affirmer que l’État de Côte d’Ivoire a instrumentalisé les institutions pour en faire des outils de répression peut surprendre, lorsqu’on constate la liberté d’expression avec laquelle ceux-là mêmes qui tiennent ces propos s’expriment. » Le porte-parole du gouvernement a ajouté que « les déclarations qu’ils font sont, à elles seules, la preuve qu’aucune institution n’a été transformée en instrument de répression ».

Pour Amadou Coulibaly, les critiques formulées par les responsables du PPA-CI illustrent précisément l’existence d’un espace démocratique.

« Si, comme ils le prétendent, les institutions avaient été transformées en instruments de répression, je ne pense pas qu’ils bénéficieraient d’une telle liberté de ton. Vous pouvez constater que, dans ce pays, la liberté d’expression est assurée et garantie, tout comme la liberté d’opinion. » Il poursuit : « Dans le cas contraire, je ne suis pas certain qu’avec de tels propos, ils seraient encore en liberté. C’est bien la démonstration que chacun peut s’exprimer librement. »

 

Le ministre a également estimé que certaines accusations relevaient d’une contradiction.

« Lorsque l’on a soi-même été hors-la-loi et que l’on accuse ensuite l’État de Côte d’Ivoire d’agir comme un État hors-la-loi, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité », a-t-il déclaré.

Au-delà de la polémique politique, Amadou Coulibaly a insisté sur la nécessité de préserver un climat apaisé, qu’il considère essentiel à la cohésion nationale et à la stabilité du pays. « La seule chose que je souhaite demander à nos frères du PPA-CI, puisque c’est d’eux qu’il s’agit et que ces propos ont été tenus lors de l’une de leurs conférences de presse, c’est d’adopter un discours apaisant. »

Le porte-parole du gouvernement a rappelé que la Côte d’Ivoire avait payé un lourd tribut aux crises politiques passées. « La Côte d’Ivoire a trop souffert des divisions. Nous savons tous ce que certains discours et certains actes ont provoqué dans notre pays en 2010 », a-t-il souligné.

« Ne donnez pas raison à ceux qui doutaient de vous »

Amadou Coulibaly est également revenu sur le retour en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, qu’il présente comme une démarche soutenue par le président de la République afin de renforcer la réconciliation nationale.

« De nombreux Ivoiriens épris de paix ont espéré que leur retour constituerait un gage de réconciliation. Beaucoup ont estimé que la paix ne pouvait se construire sans eux. Le Chef de l’État a tout mis en œuvre pour faciliter leur retour. Il s’est notamment engagé afin que le Président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé puissent revenir en Côte d’Ivoire, parce que beaucoup d’Ivoiriens considéraient qu’il était important qu’ils participent à la consolidation de la paix. »

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Le ministre a enfin lancé un appel aux dirigeants du PPA-CI.

« Je leur demande aujourd’hui de penser à tous ceux qui ont placé leurs espoirs en eux. Il a rappelé que certains Ivoiriens étaient convaincus que le retour des responsables du PPA-CI contribuerait au renforcement de la paix, tandis que d’autres restaient sceptiques, estimant qu’ils n’avaient pas changé et qu’ils ne changeraient pas.

Et de conclure par un message direct :

« Je leur demande de ne pas donner raison à ceux qui doutaient d’eux. Je leur demande de ne pas décevoir tous les Ivoiriens qui ont espéré que leur retour servirait à consolider durablement la paix dans notre pays. »

Égalité femmes-hommes : les normes de masculinité continuent de freiner l’économie ivoirienne, selon l’OCDE

En Côte d’Ivoire, les représentations traditionnelles de la masculinité continuent d’influencer profondément l’organisation économique et sociale des ménages. C’est le constat du rapport « Masculinité et égalité femmes-hommes : Perspectives de la Côte d’Ivoire et du Sénégal », publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Basée sur une enquête nationale réalisée auprès des ménages, l’étude analyse l’impact des normes sociales sur l’accès des femmes à l’emploi, la répartition des responsabilités économiques et les violences basées sur le genre.

L’étude révèle que 96 % des personnes interrogées estiment que l’homme doit être le principal pourvoyeur financier du ménage. Cette perception demeure l’un des principaux fondements de la définition de la masculinité en Côte d’Ivoire.

Cette responsabilité économique constitue également une importante source de pression. Plus de neuf hommes sur dix déclarent ressentir du stress lorsqu’ils craignent de ne plus être en mesure d’assurer les besoins financiers de leur famille. Selon l’OCDE, cette norme sociale enferme hommes et femmes dans des rôles prédéfinis qui limitent leur liberté de choix et leur potentiel économique.

 

Les normes sociales entretiennent les inégalités économiques entre les femmes et les hommes

Le rapport établit un lien direct entre ces représentations et les écarts observés sur le marché du travail. Les femmes participent moins à l’activité économique, avec un taux d’emploi inférieur d’environ 15 points à celui des hommes. Lorsqu’elles travaillent, elles occupent plus fréquemment des emplois vulnérables, disposent d’un pouvoir de décision plus limité sur les ressources du ménage et continuent d’assumer l’essentiel des tâches domestiques ainsi que des activités de soins non rémunérées.

Pour l’OCDE, ces inégalités ne résultent pas uniquement de facteurs économiques. Elles s’expliquent également par des normes sociales qui attribuent traditionnellement aux hommes l’autorité économique et aux femmes les responsabilités domestiques. Les normes de masculinité restrictive apparaissent plus fortement ancrées dans les zones rurales ainsi que dans le nord de la Côte d’Ivoire. À l’inverse, un niveau d’instruction plus élevé favorise des attitudes davantage orientées vers l’égalité entre les femmes et les hommes.

Les jeunes générations présentent également des différences marquées. Les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans expriment les opinions les plus favorables à l’égalité, tandis que les jeunes hommes de la même tranche d’âge restent davantage attachés aux modèles traditionnels de la masculinité.

 

Les Ivoiriens surestiment le conservatisme de leur entourage

L’OCDE observe que de nombreux Ivoiriens pensent que leur entourage adhère plus fortement qu’eux aux normes traditionnelles. Ce phénomène, qualifié d’« ignorance pluraliste », favorise le conformisme social. Des personnes favorables à davantage d’égalité préfèrent parfois taire leurs opinions parce qu’elles pensent, à tort, qu’elles sont minoritaires.

Le rapport souligne enfin que les hommes qui adhèrent fortement aux normes masculines restrictives présentent davantage de risques d’adopter des comportements liés aux violences basées sur le genre. Face à ce constat, l’OCDE invite les pouvoirs publics à promouvoir une « masculinité positive » en associant davantage les hommes aux politiques d’égalité.

L’organisation recommande également de favoriser un meilleur partage des responsabilités familiales et domestiques, tout en renforçant l’autonomisation économique des femmes. Pour l’OCDE, une évolution des normes sociales constituerait un levier important pour améliorer l’inclusion économique, accroître la participation des femmes au marché du travail et soutenir une croissance plus inclusive en Côte d’Ivoire.

Mondial 2026 : la FIF répond à la polémique sur l’alimentation des Éléphants après une vidéo virale

La Fédération ivoirienne de football (FIF) tente de clarifier la polémique née autour de l’alimentation des Éléphants pendant la Coupe du monde 2026. Dans une mise au point publiée samedi, l’instance assure que les plats traditionnels aperçus dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux ne correspondaient pas au régime alimentaire quotidien de la sélection.

À l’origine de la controverse, des images montrant les joueurs ivoiriens partageant des mets locaux après leur qualification pour les huitièmes de finale. On y aperçoit notamment de l’alloco, du foutou banane, du poisson frit ou encore de la sauce graine. Ces séquences ont rapidement suscité des réactions, certains observateurs estimant que ce type de repas ne répondait pas aux exigences nutritionnelles d’une compétition internationale de haut niveau.

Face aux critiques, la FIF affirme qu’il s’agissait d’une situation exceptionnelle, destinée à récompenser les joueurs après leur performance sportive.

 

La FIF évoque un « repas plaisir » encadré par le staff nutritionnel

Selon l’instance fédérale, ces plats traditionnels représentaient une parenthèse ponctuelle et non le menu habituel des Éléphants durant la compétition. Le nutritionniste de la sélection, Chef Bamba Aboubacar, qui accompagne l’équipe depuis la Coupe d’Afrique des nations 2025 sur les questions de performance nutritionnelle, explique que ce repas entrait dans un cadre précis.

Il s’agissait, selon lui, d’un « repas plaisir », autorisé exceptionnellement après une rencontre afin de permettre aux joueurs de profiter d’un moment de convivialité tout en respectant les exigences du programme alimentaire établi.

« Une séquence isolée ne peut résumer plusieurs semaines d’un accompagnement nutritionnel rigoureux », a indiqué le spécialiste dans une vidéo publiée par la Fédération ivoirienne de football.

La FIF insiste ainsi sur le fait que l’alimentation des joueurs durant le Mondial reposait sur un suivi professionnel, adapté aux contraintes physiques d’une compétition internationale.

Cette clarification intervient dans un climat marqué par de nombreuses interrogations autour de la participation ivoirienne au Mondial 2026. Après l’élimination des Éléphants en huitièmes de finale, plusieurs critiques ont visé l’encadrement technique et organisationnel de la sélection. Des consultants sportifs et des internautes ont estimé que certains choix de l’encadrement ne correspondaient pas aux standards attendus d’une sélection engagée dans une compétition mondiale.

 

La gestion médicale au centre des interrogations

Les débats ont également ravivé d’anciens dossiers liés au suivi médical des internationaux ivoiriens. Parmi eux, figure notamment le cas du gardien Sylvain Gbohouo, dont la suspension pour dopage avait déjà suscité de nombreuses discussions sur l’organisation médicale autour de l’équipe nationale.

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Ces différentes critiques alimentent un débat plus large sur la professionnalisation de la gestion des Éléphants, alors que la sélection ivoirienne cherche à renforcer son positionnement parmi les grandes nations du football africain. Avec cette mise au point, la FIF entend donc rétablir les faits et rappeler que la préparation nutritionnelle de l’équipe repose sur un cadre structuré, malgré les polémiques nées autour d’une simple séquence diffusée sur les réseaux sociaux.

Indépendance 2026 à Yopougon : six pharmacies fermées du 28 juillet au 7 août pour des raisons sécuritaires

À l’approche des festivités du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, la commune de Yopougon renforce son dispositif organisationnel. Dans une note circulaire datée du 8 juillet 2026, le Député-Maire a demandé à six officines de pharmacie de maintenir leurs établissements fermés du 28 juillet au 7 août 2026 inclus.

Les pharmacies concernées sont : la Pharmacie Siporex, la Pharmacie Principale, la Pharmacie Keneya, la Pharmacie Wakouboue, la Pharmacie de l’Antenne et la Pharmacie Kouté (Terminus 40). Durant ces dix jours, les populations devront se tourner vers d’autres structures sanitaires pour leurs besoins en médicaments et produits de santé.

 

La sécurité au cœur du dispositif d’organisation

Le choix de la municipalité s’inscrit dans une logique de gestion des grands rassemblements publics. L’organisation d’une célébration nationale implique d’importants enjeux logistiques, notamment en matière de circulation, de contrôle des flux et de protection des personnes et des biens. À Yopougon, commune densément peuplée et retenue pour accueillir les festivités nationales, les autorités veulent limiter les risques liés aux mouvements importants de populations autour des zones d’activités.

Les pharmacies occupent une place stratégique dans le système de santé de proximité. Elles constituent souvent le premier recours pour les habitants confrontés à des besoins médicaux urgents, notamment les personnes âgées, les patients souffrant de maladies chroniques ou les familles nécessitant un accès rapide aux traitements.

La fermeture temporaire de plusieurs officines pourrait donc avoir un impact sur l’accès aux médicaments dans certains quartiers. Pour limiter ces conséquences, les autorités pourraient envisager des solutions alternatives, comme le renforcement des pharmacies de garde ou une meilleure orientation des populations vers les structures sanitaires disponibles.

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Depuis sa diffusion, la note circulaire suscite des réactions partagées dans l’espace public. Certains habitants considèrent cette mesure comme une précaution nécessaire face aux exigences sécuritaires liées à un événement national d’envergure. D’autres estiment toutefois que la fermeture de plusieurs points de distribution de médicaments pendant une période aussi longue pourrait compliquer le quotidien des populations, particulièrement dans une commune où les besoins sanitaires restent importants.

Les pharmaciens concernés devront appliquer cette mesure, tandis que les habitants sont invités à prendre leurs dispositions afin d’éviter toute difficulté d’approvisionnement pendant les festivités de l’indépendance.

 

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