Idriss Diallo a livré une mise au point sans détour sur la sélection des joueurs évoluant dans le championnat ivoirien. Invité de l’émission Le Débat sur La 3, le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) estime que les joueurs locaux ne disposent pas, à ses yeux, du niveau requis pour intégrer actuellement l’équipe nationale.
« Les joueurs nationaux n’ont pas le niveau pour jouer en équipe nationale », a-t-il affirmé.
Pour justifier cette position, Idriss Diallo estime que le championnat ivoirien n’a pas encore atteint le niveau des compétitions européennes. « Notre championnat n’est pas assez développé comme ceux d’Europe afin de pouvoir sélectionner des joueurs », a-t-il expliqué.
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Le dirigeant s’est également exprimé sur sa présence auprès des Éléphants et sur son rôle dans les décisions sportives. Il revendique une méthode de gestion qui lui est propre, quitte à ce qu’elle ne fasse pas l’unanimité.
« Chaque manager gère selon sa méthode. Elle peut plaire comme ne pas plaire, mais c’est ma méthode », a-t-il déclaré.
Idriss Diallo assure par ailleurs ne pas intervenir directement dans le choix des joueurs convoqués en sélection. Selon lui, son rôle consiste plutôt à donner son avis lorsque le sélectionneur le sollicite.
« Je n’interviens pas dans le choix des joueurs. Si le coach demande mon avis, je lui donne mon avis », a-t-il précisé.
Interrogé sur ses relations avec Faé Emerse, Idriss Diallo affirme ne nourrir aucun problème particulier à l’égard du sélectionneur. Il rappelle surtout avoir joué un rôle dans l’arrivée de Faé au sein de l’encadrement technique des Éléphants. Selon ses propres déclarations, c’est lui qui serait allé le chercher à Clairefontaine afin qu’il devienne l’adjoint de Jean-Louis Gasset.
« La personne qui lui a donné sa chance avec son adjoint, c’est Idriss Diallo. C’est moi qui suis allé le chercher à Clairefontaine pour être l’adjoint de Gasset », a-t-il rappelé.
Le président de la FIF a également évoqué Guy Demel, dont il revendique là encore la nomination auprès de Faé Emerse. Selon Idriss Diallo, Demel était alors chroniqueur pendant la CAN avant d’être sollicité pour rejoindre l’encadrement des Éléphants.
« Deuxièmement, Guy Demel, c’est encore moi qui suis allé le chercher quand j’ai nommé Emerse. Il était chroniqueur pendant la CAN », a-t-il déclaré.
Avec ces rappels, Idriss Diallo entend démontrer qu’il n’existe pas de problème personnel avec les deux techniciens. « Si on n’aime pas quelqu’un, on peut aller le chercher ? », s’est-il interrogé.
Une défense assumée de Faé après la CAN
Idriss Diallo affirme également avoir régulièrement pris la défense de Faé Emerse, notamment après la CAN au Maroc, alors que des voix réclamaient son départ.
« Je veux quand même rappeler que celui qui l’a désigné, c’est moi, et on m’avait traité de fou », a-t-il déclaré.
Le président de la FIF assure avoir continué à soutenir le sélectionneur dans les moments difficiles. « À chaque fois, j’ai donné de ma personne pour défendre Faé Emerse, notamment après la CAN au Maroc où l’on demandait sa démission », a-t-il ajouté. Il revendique cependant le droit de revoir sa position sur le sélectionneur :
« De la façon dont je l’ai désigné, c’est de la même façon que je peux dire que je ne le veux plus ! »
Idriss Diallo s’est enfin exprimé sur les conditions qui, selon lui, doivent accompagner un éventuel remplacement de Faé Emerse. Pour le président de la FIF, un changement de sélectionneur nécessite de miser sur un technicien disposant d’un palmarès supérieur.
« Quand vous remplacez un coach comme Emerse Faé, il faut nommer un coach qui a un palmarès un peu au-dessus », a-t-il estimé.
Il assure finalement avoir confiance dans le choix effectué : « Je pense que le choix que j’ai fait est bon pour le football ivoirien. »
Regarder l’intégralité de l’émission via le lien suivant : Élection à la FIF – Débat avec le candidat Yacine Idriss Diallo

