Au terme d’une finale longtemps verrouillée, les Espagnols ont dominé l’Argentine (1-0, après prolongation), dimanche 19 juillet, au MetLife Stadium. Un but de Ferran Torres à la 106e minute offre à l’Espagne sa deuxième Coupe du monde, seize ans après son sacre historique de 2010.
L’affiche faisait rêver. D’un côté, l’Argentine, championne du monde en titre. De l’autre, l’Espagne, championne d’Europe et portée par une nouvelle génération talentueuse. Mais le choc tant attendu a d’abord accouché d’une bataille tactique où les occasions se sont faites rares.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Les premières minutes ont pourtant laissé entrevoir un spectacle de haut niveau. Lamine Yamal a rapidement mis Emiliano Martinez à contribution, tandis que Lionel Messi a trouvé sur sa route un Unaï Simon vigilant. La suite a été beaucoup plus fermée, entre duels musclés, fautes répétées et prudence excessive des deux camps. Malgré une interruption de 27 minutes pour le spectacle de la mi-temps, le rythme n’a jamais véritablement décollé. L’Argentine s’est accrochée grâce à son gardien Emiliano Martinez, auteur de plusieurs arrêts décisifs, notamment sur un coup franc dangereux de Lamine Yamal dans les derniers instants du temps réglementaire.
Ferran Torres fait basculer la finale
Le tournant intervient juste avant la prolongation. Déjà sous pression, l’Argentine est réduite à dix après l’expulsion d’Enzo Fernandez pour un second avertissement. Profitant de sa supériorité numérique, l’Espagne accentue sa domination. À la 106e minute, Nico Williams réalise une déviation inspirée qui trouve Ferran Torres au second poteau. L’attaquant espagnol reprend parfaitement le ballon et trompe Emiliano Martinez d’une frappe imparable sous la barre. Ce but libère toute une nation et récompense une Roja qui aura constamment cherché à faire la différence.
Une domination totale des Espagnols
Au-delà du score, les statistiques illustrent l’emprise espagnole sur cette finale. La Roja a confisqué le ballon avec 65 % de possession, contre seulement 35 % pour l’Albiceleste. Les hommes de Luis de la Fuente ont également réussi 853 passes, contre 464 à leurs adversaires.
Plus révélateur encore, l’Espagne a cadré 12 tirs, alors que l’Argentine n’a pas réussi la moindre frappe cadrée en 120 minutes. Un chiffre exceptionnel à ce niveau de compétition qui résume parfaitement la maîtrise espagnole. Même un but de Nico Williams, finalement annulé pour une faute contestée, n’a fait que retarder une issue qui semblait inévitable.
La Roja ouvre un nouveau cycle doré
Ce deuxième sacre mondial confirme le retour de l’Espagne parmi les plus grandes nations du football. Seize ans après son unique titre mondial remporté en Afrique du Sud, la Roja retrouve le toit du monde. Portée par une génération brillante composée de Lamine Yamal, Pedri, Nico Williams et Ferran Torres, la sélection de Luis de la Fuente réussit un nouvel enchaînement historique après son sacre à l’Euro. Comme entre 2008 et 2010, l’Espagne enchaîne un titre continental puis une Coupe du monde.
Cette deuxième étoile vient désormais orner le maillot espagnol, symbole d’une équipe qui a dominé cette finale de bout en bout et qui semble bien partie pour régner durablement sur le football mondial.





