Super Coupe de l’UEFA 2026 : l’arbitre somalien Omar Artan désigné pour officier PSG–Aston Villa

Quelques jours après avoir manqué la Coupe du monde 2026 en raison de restrictions liées à son entrée aux États-Unis, l’arbitre somalien Omar Artan a été désigné pour diriger la Super Coupe de l’UEFA 2026, prévue le 12 août à Salzbourg. L’UEFA a annoncé la nomination d’Omar Artan après des consultations avec la Confédération africaine de football (CAF).

Cette rencontre opposera le vainqueur de l’UEFA Champions League, Paris Saint-Germain, au lauréat de l’UEFA Europa League, Aston Villa FC.

 

Du Mondial manqué à la Super Coupe de l’UEFA

Âgé de seulement quelques années au plus haut niveau international, Omar Artan s’est progressivement imposé parmi les arbitres les plus réputés du continent africain. Inscrit sur la liste FIFA depuis 2018, il a notamment dirigé la manche retour de la finale de la Ligue des champions de la CAF 2025-2026. Les CAF Awards 2025 ont récompensé Omar Artan en le sacrant meilleur arbitre masculin de l’année.

Initialement retenu par la FIFA pour la Coupe du monde de la FIFA 2026, le officiel somalien n’a toutefois pas pu participer à la compétition en raison de difficultés liées à son entrée sur le territoire américain.

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Sa nomination à la Super Coupe de l’UEFA s’inscrit dans le cadre du protocole de coopération récemment signé entre l’UEFA et la CAF. Cet accord vise notamment à renforcer les échanges en matière d’arbitrage, de formation et de développement du football entre les deux confédérations.

Le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, a salué les qualités et le parcours de l’arbitre somalien. Il a estimé que cette désignation récompense un officiel qui a démontré sa valeur au plus haut niveau des compétitions africaines :

« Omar Artan est un excellent jeune arbitre, déjà expérimenté, qui a fait ses preuves au plus haut niveau des compétitions de la Confédération Africaine de Football. Le football est fait pour rapprocher les peuples, et l’UEFA souhaite témoigner son respect à Omar ainsi qu’à ses qualités exceptionnelles d’arbitre, qui lui ont valu une nomination aussi prestigieuse. Je suis reconnaissant envers mon ami, le président de la CAF, Patrice Motsepe, pour son soutien enthousiaste à notre initiative. ».

Même son de cloche du côté de la CAF. Son président, Patrice Motsepe, a souligné que cette nomination constitue une reconnaissance du professionnalisme d’Omar Artan et un motif de fierté pour l’ensemble de l’arbitrage africain. Selon lui, cette initiative illustre également la capacité du football à rapprocher les peuples et à renforcer les liens entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde,

« Omar Artan a rendu la Somalie et l’ensemble du continent africain extrêmement fiers. Le Prix de l’Arbitre masculin de l’année de la CAF 2025 qu’il a reçu, ainsi que sa nomination comme arbitre pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026, constituent une reconnaissance de ses compétences arbitrales de classe mondiale et du respect international dont il jouit. Je suis très reconnaissant envers mon ami Aleksander Čeferin d’avoir permis à Omar Artan d’officier lors de la Super Coupe de l’UEFA 2026. C’est un grand honneur pour Omar Artan et pour les arbitres africains, ainsi qu’un excellent exemple de la capacité du football à rassembler et à unir les peuples d’Afrique, d’Europe et du monde entier. ».

Mondial 2026 : privés de visas, les supporters ivoiriens empêchés de soutenir les Éléphants au USA

L’ambiance des tribunes risque de manquer aux Éléphants lors du Mondial 2026. Faute d’obtenir des visas pour les États-Unis, les supporters ivoiriens basés en Côte d’Ivoire ont dû renoncer à faire le déplacement pour soutenir leur sélection.

Selon le président du Comité national des supporters des Éléphants (CNSE), Julien Kouadio Adonis, les restrictions d’entrée imposées par les autorités américaines ont empêché de nombreux supporters de voyager.

« Les supporters ont renoncé au voyage parce que l’État américain ne veut pas voir des supporters de certains pays dont la Côte d’Ivoire, sur son sol. Les États-Unis ont été clairs avec nous en disant qu’ils ne voulaient pas voir nos supporters », a t’il déclaré.

Il déplore une situation qui prive les fans ivoiriens de leur rôle traditionnel d’accompagnement de l’équipe nationale lors des grandes compétitions.

« Cette situation nous fait très mal car elle nous empêche d’accomplir notre devoir régalien, c’est-à-dire, supporter notre équipe. Nous aurions pu présenter notre culture, notre savoir-faire en matière de supporter dans les tribunes », ajoute le patron de cet organisme sous tutelle du ministère des Sports.

 

500 supporters attendus, seuls quelques officiels autorisés

Le CNSE espérait mobiliser près de 500 supporters pour cette Coupe du monde. Finalement, seule une petite délégation d’officiels a obtenu l’autorisation de se rendre aux États-Unis. Ces représentants auront pour mission d’encadrer les supporters ivoiriens déjà installés sur le territoire américain. Selon Julien Kouadio Adonis, même pour cette délégation restreinte, l’obtention des visas a nécessité de longues démarches.

La dizaine d’officiels du CNSE autorisés à se rendre aux États-Unis aura pour mission « d’encadrer les supporters ivoiriens basés aux États-Unis », précise Julien Kouadio qui ajoute également que, l’acquisition des visas de cette délégation « cela n’a pas du tout été facile pour obtenir les visas. Il a fallu discuter, négocier pour se faire entendre ».

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait d’ailleurs rappelé plus tôt dans l’année qu’un billet pour la Coupe du monde ne garantissait pas l’obtention d’un visa « Votre billet n’est pas un visa ».

Cette situation s’inscrit dans un contexte de durcissement des conditions d’entrée aux États-Unis. Plusieurs observateurs dénoncent l’impact de ces restrictions sur l’ambiance populaire du Mondial, tandis que le coût élevé des billets alimente aussi les critiques. La politique migratoire stricte de Donald Trump affecte également certains acteurs du tournoi, après un refoulement de l’arbitre somalien Omar Artan, le samedi malgré un visa en règle.

 

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La Côte d’Ivoire disputera deux de ses trois rencontres de groupe aux États-Unis, notamment à Philadelphie face à l’Équateur et Curaçao. Son deuxième match se jouera au Canada. En l’absence de nombreux supporters venus du pays, les Éléphants devront compter sur la diaspora ivoirienne pour faire entendre leur voix dans les tribunes.

 

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Abidjan : le District dément la liste des quartiers prétendument visés par des démolition

Massivement relayer sur Facebook, le District autonome d’Abidjan a formellement démenti, ce mercredi, l’authenticité d’un document largement diffusé sur les réseaux sociaux annonçant une prétendue liste des communes et quartiers concernés par des démolitions en 2026.

Depuis plusieurs jours, une infographie recensant différentes communes du Grand Abidjan et des secteurs supposément menacés par de futures opérations de déguerpissement circule abondamment sur internet. Le document a suscité inquiétudes et interrogations parmi les populations concernées.

 

Le District dénonce un faux document

Dans son communiqué, l’institution assure que ce document ne provient d’aucun de ses services.

« L’image intitulée “Liste des communes et secteurs à démolir en 2026”, actuellement diffusée sur les réseaux sociaux, est un faux document », précise le District autonome d’Abidjan.

L’administration rappelle qu’elle n’a publié aucune liste générale de communes ou de quartiers destinés à faire l’objet de démolitions. Elle rappelle que les opérations d’urbanisme suivent des procédures réglementaires précises. Il en est de même pour la libération des emprises publiques. La gestion des zones à risques obéit également à des règles définies.

Ce démenti intervient après plusieurs opérations de déguerpissement dans le District d’Abidjan. Ces opérations ont parfois alimenté des rumeurs sur les réseaux sociaux. Elles ont également favorisé la diffusion d’informations non vérifiées.

Le District invite ainsi les populations à vérifier les informations auprès des canaux officiels et à faire preuve de prudence face aux contenus relayés sur les réseaux sociaux. Selon l’institution, toute information non diffusée par les voies officielles doit être considérée avec réserve.

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Mondial 2026 : Mexique – Afrique du Sud lance le tournoi, l’Afrique arrive en force avec dix nations

Le Mondial 2026 débute ce jeudi 11 juin à l’Estadio Azteca avec une affiche symbolique entre le Mexique et l’Afrique du Sud à 19 h. Seize ans après leur confrontation d’ouverture en 2010, les deux sélections se retrouvent pour lancer la compétition dans un groupe A marqué par l’histoire et les ambitions de revanche sportive. Cette édition est également historique pour l’Afrique, représentée par dix nations, Afrique du Sud, Algérie, Égypte, Maroc, Tunisie, Cap-Vert, RDC, Côte d’Ivoire, Ghana et Sénégal.

Lors du match d’ouverture du 11 juin 2010 à Johannesburg, l’Afrique du Sud et le Mexique s’étaient quittés sur un score de parité (1-1). Cette rencontre reste associée au but de Siphiwe Tshabalala et à l’égalisation de Rafael Márquez, deux moments devenus emblématiques de cette Coupe du monde.

 

Une affiche devenue symbole à travers le temps

Seize ans plus tard, les deux équipes se retrouvent pour ouvrir un nouveau Mondial dans un contexte totalement différent. Malgré les évolutions sportives, cette opposition conserve une forte charge symbolique, nourrie par une histoire commune. La rencontre prévu à 19h se disputera dans l’enceinte mythique de l’Estadio Azteca, qui devient le premier stade à accueillir trois matchs d’ouverture de Coupe du monde (1970, 1986, 2026). Ce lieu reste associé aux exploits de légendes comme Pelé et Diego Maradona.

Sur le plan sportif, le Mexique aborde ce rendez-vous avec confiance. Sous la direction de Javier Aguirre, la sélection s’appuie sur un secteur offensif emmené par Raúl Jiménez, Julián Quiñones et Santiago Giménez, malgré quelques absences dans le groupe. Absente de la scène mondiale depuis 2010, l’Afrique du Sud effectue son retour avec de fortes ambitions. Dirigés par Hugo Broos, les Bafana Bafana ont reconstruit un collectif compétitif, déterminé à retrouver une place sur la scène internationale.

Au-delà de l’enjeu sportif, cette rencontre incarne un duel entre histoire et reconstruction. Mexique et Afrique du Sud ouvrent ce Mondial 2026 avec la volonté commune d’écrire un nouveau chapitre de leur trajectoire.

 

Afrique au Mondial  : une montée en puissance historique

Depuis la première participation de l’Égypte en 1934 jusqu’à l’arrivée du Cap-Vert en 2026, la présence africaine au Mondial s’est progressivement renforcée. Longtemps limitée à une seule place entre 1970 et 1978, elle passe à deux en 1982 avec l’Algérie et le Cameroun, puis à trois en 1994.

L’édition 1998 marque une avancée majeure avec l’attribution de cinq places à l’Afrique. Cette évolution résulte d’un long travail diplomatique mené au sein de la CAF sous la présidence d’Issa Hayatou. En 2010, l’Afrique franchit un cap symbolique avec l’organisation du tournoi en Afrique du Sud. Pour la première fois, la compétition se joue sur le continent, avec six représentants africains au total. Avec la présidence de Gianni Infantino, la Coupe du monde adopte un format élargi. L’Afrique bénéficie pleinement de cette réforme, portée également par son influence croissante au sein des instances de la FIFA.

 

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À partir de 2026, le continent africain dispose de neuf à dix places selon les barrages intercontinentaux. Cette configuration profite aussi bien aux habitués comme le Maroc, le Sénégal, le Nigeria et le Cameroun qu’aux nouveaux venus comme le Cap-Vert.

Avec dix représentants, l’Afrique espère franchir un nouveau palier dans la compétition. Si les chances d’atteindre les phases finales augmentent, peu de nations ont historiquement dépassé les quarts de finale. Pour le président de la CAF, Patrice Motsepe, cette évolution reflète la progression du football africain. Malgré l’optimisme affiché, l’objectif ultime reste inchangé : remporter un jour la Coupe du monde.

 

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Revue de presse du 11 juin : avis de recherche, drame humanitaire et offensive contre les capitaux criminels dominent l’actualité

La revue de presse de ce jeudi 11 juin 2026 revient largement sur l’affaire du déguerpissement de Koumassi Campement, marquée par un avis de recherche visant Alloui Brou Jacques, mais aussi sur les alertes liées à l’impact humanitaire des démolitions et le renforcement de la lutte contre le blanchiment de capitaux en Côte d’Ivoire.

 

Koumassi : un avis de recherche au cœur de la polémique

Selon plusieurs médias, le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan a ordonné, le 10 juin 2026, la recherche et l’interpellation d’Alloui Brou Jacques. Il est présenté comme l’auteur présumé des démolitions intervenues le 3 juin au quartier Campement.

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D’après les informations relayées, l’opérateur économique aurait présenté un document pour justifier son action dans une vidéo devenue virale. Cependant, le parquet précise que la décision de justice invoquée n’autorisait aucune démolition de constructions. Toujours selon le parquet, la demande de démolition introduite par l’intéressé avait été rejetée par le tribunal et ne portait initialement que sur cinq habitations. Les opérations réalisées auraient donc largement dépassé ce cadre.

La justice qualifie les faits de troubles à l’ordre public, de voies de fait et de destruction volontaire de biens d’autrui, des infractions sévèrement sanctionnées par le Code pénal. Cette affaire occupe une place importante dans l’actualité nationale.

 

Impact humanitaire : des familles sinistrées et des alertes

Sur le terrain, les conséquences sociales des démolitions suscitent une vive émotion. Plusieurs familles se retrouvent sans abri, tandis que les réactions se multiplient sur l’impact humanitaire de l’opération. Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) alerte sur la situation. Plusieurs titres de presse, dont L’Abidjanaise et La Tribune, relaient ses préoccupations concernant les conséquences sociales des déguerpissements à Abidjan.

 

Lutte contre les capitaux criminels : la justice durcit le ton

Par ailleurs, la presse revient sur une déclaration du procureur du pôle pénal et économique, qui a annoncé un renforcement de la lutte contre le blanchiment de capitaux. Selon les comptes rendus, il a affirmé que la Côte d’Ivoire ne saurait devenir un refuge pour les capitaux illicites, marquant ainsi une nouvelle offensive judiciaire contre les flux financiers criminels.

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Entre procédure judiciaire, crise humanitaire et lutte économique, cette revue de presse met en lumière des enjeux majeurs qui agitent l’opinion publique ivoirienne en ce moment.

BNI Côte d’Ivoire : résultats 2025, 2e banque du marché, performance record et croissance de 34 %

La Banque nationale d’investissement (BNI) a franchi un cap majeur en 2025 en portant son total bilan à 3 166 milliards FCFA, contre 2 358 milliards FCFA un an plus tôt, soit une progression de 34 %. Cette performance lui permet de s’installer à la deuxième place du secteur bancaire ivoirien, avec environ 10 % de parts de marché.

Réuni le mardi 10 juin à Abidjan pour sa conférence de presse annuelle, le directeur général Youssouf Fadiga a présenté les résultats de l’exercice 2025, qu’il décrit comme une année de consécration pour l’institution fondée en 1959.

 

Les dépôts, principal moteur de la performance

La dynamique de croissance repose largement sur la collecte de ressources. Les dépôts ont atteint 2 772 milliards FCFA en 2025, contre 1 842 milliards FCFA en 2024, soit une hausse de 51 %. Cette progression est portée par l’élargissement de la clientèle, la digitalisation et l’ouverture de nouvelles agences, permettant à la banque de détenir près de 13 % du marché des dépôts.

Le Produit net bancaire (PNB) s’élève à 118,2 milliards FCFA, en hausse de 17 % sur un an. Entre 2018 et 2025, il enregistre une progression cumulée de 269 %. Sa croissance annuelle moyenne atteint 20,5 %. Cela confirme la montée en puissance de la banque sur le marché. La BNI limite la hausse de ses frais généraux à 3 %.Son coefficient d’exploitation passe de 50,48 % à 45,71 %. Le résultat net atteint 46,8 milliards FCFA. Il progresse de 20 % sur un an. La banque poursuit une croissance annuelle moyenne de 28 % depuis 2019.

En 2025, la BNI a également remporté plusieurs distinctions, dont le 3ᵉ Prix de la performance économique et financière des entreprises publiques, le Prix de l’excellence en écoute client téléphonique et un prix en santé et sécurité au travail décerné par la CNPS.

 

Un rôle accru dans le financement de l’économie

La banque a injecté environ 163 milliards FCFA dans l’industrie extractive. Elle a renforcé son accompagnement des acteurs locaux des secteurs minier et pétrolier. Elle consolide ainsi son rôle dans le financement de l’économie réelle. Après cinq ans de démarches, la BNI a obtenu son accréditation en juillet 2025 auprès du Fonds vert pour le climat (GCF). Elle rejoint un cercle restreint de 173 institutions mondiales habilitées à financer des projets climatiques.

Sur le plan infrastructurel, le nouveau siège de la banque, situé au Plateau, est en phase finale de construction. L’inauguration de cet immeuble de neuf étages est attendue avant la fin de l’année.

Pour 2026, la BNI veut consolider sa place dans le top 3. Elle entend accélérer sa transformation digitale. Elle prévoit aussi d’améliorer le traitement des crédits. La banque prépare également un nouveau plan stratégique.

« Notre ambition est de continuer à faire de la BNI une banque de référence », a indiqué Youssouf Fadiga.

 

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Déguerpissement « Koumassi Campement » : la Justice dément Alloui Brou et ordonne son interpellation

L’affaire des démolitions de Koumassi Campement prend une nouvelle tournure. Face à la vive polémique suscitée par la destruction de plusieurs habitations le 3 juin 2026, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme est sorti de son silence à travers un communiqué publié sur sa page officielle Facebook.

Dans ce document, les autorités judiciaires contestent les déclarations d’Alloui Brou Jacques, qui avait justifié les opérations de déguerpissement en s’appuyant sur une décision de justice. Après vérification, le ministère affirme que le jugement invoqué n’autorisait aucune démolition de constructions.

 

Une décision de justice « détournée »

Selon le communiqué, le tribunal avait expressément rejeté la demande de démolition formulée par Alloui Brou Jacques. Mieux, la procédure concernait uniquement cinq habitations et non l’ensemble des bâtiments détruits lors de l’opération menée à Koumassi Campement. Pour le ministère de la Justice, les destructions réalisées ne reposent donc sur aucun fondement judiciaire et pourraient constituer plusieurs infractions pénales selon les articles 179, 190, 382, 485 et 486 du Code Pénal.

Les autorités qualifient ces actes de troubles à l’ordre public, de voies de fait et de destruction volontaire de biens appartenant à autrui, des faits réprimés par le Code pénal ivoirien. Face à la gravité de la situation, le Procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête. Il a également instruit les services compétents de rechercher et d’interpeller Alloui Brou Jacques, qui demeure pour l’heure introuvable.

 

LIRE AUSSI : Affaire foncière à Koumassi : le PDCI-RDA s’interroge sur un patrimoine de 34 hectares

Le parquet assure que les investigations permettront d’établir les responsabilités dans cette affaire qui continue de susciter l’indignation de nombreuses familles sinistrées. Le Procureur de la République a assuré que les autorités feront toute la lumière sur ces événements et sanctionneront les auteurs des actes constatés.

 

Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme
© Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme

Affaire foncière à Koumassi : le PDCI-RDA s’interroge sur un patrimoine de 34 hectares

La controverse autour des 34 hectares revendiqués à Koumassi Campement continue de susciter de vives réactions. Au centre des discussions, l’ancien adjoint au maire Alloui Brou Jacques, qui affirme détenir ce vaste domaine à l’origine d’une importante opération de déguerpissement, fait désormais l’objet de questionnements du PDCI-RDA sur la légalité et les conditions d’acquisition de ce patrimoine.

Réuni en conférence de presse ce mardi 10 juin au siège du parti à Cocody, le porte-parole du PDCI-RDA, Bredoumy Soumaïla Traoré, a indiqué ne pas reconnaître clairement l’appartenance de l’intéressé aux instances du parti. Selon lui, même si un lien politique avait existé, celui-ci ne saurait en aucun cas constituer une protection face à d’éventuelles irrégularités.

 

Des interrogations sur la gestion du foncier

Le porte-parole du PDCI-RDA a exprimé son étonnement face à la taille du patrimoine revendiqué. Il s’interroge sur la possibilité, pour un ancien élu local, de disposer d’un domaine de 34 hectares en plein Abidjan, tout en soulignant la nécessité d’éclaircissements sur cette affaire.

« Un ancien adjoint au maire PDCI de Koumassi ? Je ne sais pas s’il est encore membre des instances du parti. Moi, je ne l’ai jamais vu ici »; « Ce n’est pas parce que tu es adjoint au maire au titre du PDCI-RDA que si tu as fait quelque chose de mauvais, nous, on ne va pas critiquer », a-t-il déclaré.

Pour le responsable politique, le dossier dépasse le cadre individuel et pose plus largement la question de la gouvernance et de la transparence dans la gestion du foncier urbain. Au-delà du cas d’Alloui Brou Jacques, le PDCI-RDA estime que tous les éléments de l’affaire ne sont pas encore révélés. Le parti évoque la possibilité de responsables ou bénéficiaires non identifiés derrière cette opération foncière. Selon son porte-parole, plusieurs zones d’ombre persistent et pourraient être levées au fil des investigations.

« Ça ressemble un peu à un film où on a caché le visage de la vraie personne. (…) Ceux qui sont derrière, qui poussent là, ça va sortir », a-t-il soutenu.

 

Une opération de déguerpissement aux lourdes conséquences sociales

Le 3 juin dernier, une opération d’expulsion a conduit à la démolition de plusieurs habitations de la cité Houphouët-Boigny, dite Grand Campement, à la suite d’une décision de justice favorable à Alloui Brou Jacques. Depuis ces destructions, de nombreuses familles se retrouvent sans abri. Certains habitants affirment avoir perdu tous leurs biens, tandis que d’autres contestent la légitimité de l’opération malgré la détention de documents administratifs.

 

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Le chef suprême de la cité Grand Campement, Nanan Marcellin Koffi, a dénoncé un manque de concertation avec les autorités traditionnelles. Selon lui, certaines zones détruites ne relèvent pas du périmètre concerné par le litige foncier.  Alors que les autorités gouvernementales ont suspendu temporairement les démolitions en raison de la saison des pluies et des examens scolaires, la situation reste marquée par de nombreuses incertitudes et tensions locales.

PPA-CI : des ex-cadres de Gbagbo rejoignent le projet politique d’Ahoua Don Mello

Quelques semaines après un vaste remaniement au PPA-CI, Plusieurs cadres, exclus ou écartés du parti de Laurent Gbagbo, ont rejoint le projet de création d’une nouvelle formation politique initiée par Ahoua Don Mello.

Alors que le PPA-CI poursuit sa restructuration marquée par des exclusions et suspensions, l’ancien ministre accélère, de son côté, la mise en place de son propre instrument politique. Selon plusieurs sources, dont Jeune Afrique, d’anciens responsables du parti de Laurent Gbagbo ont intégré le projet d’Ahoua Don Mello.

Parmi eux figure notamment Mesmin Comoé, ex-secrétaire général adjoint chargé des relations syndicales et ancien président de la MUGEF-CI. Il est accompagné de Mathieu N’Gatta, chargé de mobiliser des syndicalistes, des leaders communautaires et des cadres issus de diverses sensibilités politiques.

 

Des profils issus de la direction du PPA-CI

D’autres anciens responsables du PPA-CI ont également rejoint cette initiative. Il s’agit notamment de Marie-Noëlle Lago, ex-secrétaire nationale chargée des exilés et réfugiés, et de Sery Sarah Soko, ancienne responsable du Haut-Sassandra. Sanctionnées en octobre dernier pour leur soutien à Ahoua Don Mello lors de la présidentielle de 2025, elles assurent désormais la mobilisation des femmes issues d’autres formations politiques.

Parmi les proches collaborateurs mobilisés figure également Fernand Ahilé, dit Léo Côte d’Ivoire, ancien responsable de la communication du PPA-CI, désormais chargé de l’organisation du congrès constitutif du futur parti. Deux collaborateurs proches de Don Mello rédigent les textes fondateurs et les statuts, tout en assurant les démarches administratives liées à la création de la formation politique.

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Une extension au-delà du cercle PPA-CI

Le recrutement ne se limite pas aux anciens cadres du PPA-CI. Le projet s’étend également à d’anciens membres de l’ex-“galaxie patriotique”, mouvement de soutien à Laurent Gbagbo durant la crise de 2010-2011. Plusieurs figures issues de cet espace politique ont rejoint l’initiative et prennent en charge la mobilisation en Côte d’Ivoire ainsi qu’à l’international, notamment en Europe et aux États-Unis.

Cette dynamique intervient dans un climat de tensions internes au PPA-CI. Ahoua Don Mello et d’autres cadres ont brigué la présidentielle de 2025, contrairement à la ligne du parti qui avait opté pour le boycott, ce qui a entraîné leur exclusion. D’autres responsables ont écopé de suspensions allant de 12 à 18 mois, tandis que certains cadres ont accepté les sanctions décidées par la direction. Les initiateurs du projet n’ont pas encore arrêté le nom du futur parti. Ils étudient actuellement deux options : « La Côte d’Ivoire souveraine » et « Union des souverainistes africains de Côte d’Ivoire ».

Dans un paysage politique en recomposition, l’enjeu reste désormais de savoir si cette nouvelle formation parviendra à s’imposer et à élargir sa base au sein de l’opposition ivoirienne.

Affaires maritimes : reprise du travail après une grève qui a paralysé l’administration

Après les tensions survenues le lundi 8 juin 2026 entre agents des Affaires maritimes et forces de l’ordre, les agents de la Direction générale des Affaires maritimes (DGAM) ont repris le travail le mardi 9 juin 2026. Cette reprise intervient après un appel au retour à l’ordre lancé par la hiérarchie, à la suite du mouvement de grève observé la veille.

Le lundi 8 juin, le Syndicat Agir pour le Bien-être du Personnel des Affaires Maritimes (SYNABEPAM) a paralysé les services de la DGAM en lançant un arrêt de travail. Dès le début de la journée, des agents s’étaient rassemblés devant le siège situé aux Deux-Plateaux Aghien pour dénoncer la lenteur dans la prise en compte de leurs revendications sociales et professionnelles.

 

Neuf revendications au cœur du mouvement

À l’origine de la mobilisation, un préavis de grève déposé depuis le 20 avril 2026 auprès de plusieurs autorités, dont la Primature et les ministères de tutelle. Le document contient neuf principales revendications portant sur les conditions de travail, la gestion administrative et les avantages du personnel. Parmi les points évoqués figurent la revalorisation des primes, le paiement de l’indemnité de logement, le renforcement des équipements, la construction de locaux adaptés ainsi que la mise en place d’un mécanisme indépendant de contrôle des recettes.

Selon des sources administratives, plusieurs rencontres ont été organisées depuis février 2026 entre la direction générale, les autorités de tutelle et les représentants syndicaux. Le Directeur général des Affaires maritimes, le Colonel-Major Julien Yao Kouassi, avait notamment engagé des discussions avec les syndicats dès le 6 février.

Entre avril et mai, d’autres séances de travail ont eu lieu à la DGAM, à l’Inspection générale du ministère des Transports et des Affaires maritimes ainsi qu’au cabinet du ministre délégué chargé des Affaires maritimes.

 

Des avancées jugées insuffisantes par le syndicat

Si l’administration assure que plusieurs préoccupations ont trouvé des réponses, certaines mesures nécessitent encore des procédures administratives plus longues ou l’implication d’autres structures étatiques. Pour le SYNABEPAM, les résultats restent toutefois en deçà des attentes, notamment sur la question de l’indemnité contributive au logement annoncée depuis 2022. Le syndicat réclame une mise en œuvre effective et rapide de cette mesure sociale.

Face à la mobilisation du 8 juin, la direction de la DGAM a sollicité le déploiement des forces de sécurité afin de sécuriser les installations et garantir un service minimum. Des unités de la Gendarmerie et de la Police nationale ont sécurisé le site administratif en se déployant autour des installations. Cette intervention a conduit à l’interpellation de plusieurs manifestants, conduits pour audition à la Préfecture de police d’Abidjan et au camp d’Agban. Malgré ces incidents, les activités administratives ont été maintenues.

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Avec la reprise effective du travail le 9 juin, le climat social semble s’être stabilisé au sein de la DGAM. Toutefois, les revendications du SYNABEPAM restent d’actualité et devraient continuer d’alimenter les discussions entre les parties dans les prochains jours.

 

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