Air Côte d’Ivoire : la BOAD mobilise 50 milliards FCFA pour l’achat de quatre Airbus A319

Air Côte d’Ivoire poursuit le renforcement de sa flotte grâce à un nouvel appui financier de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Réuni le 26 juin 2026 à Lomé, le Conseil d’administration de l’institution régionale a validé un financement de 50 milliards de FCFA destiné à l’acquisition de quatre Airbus A319.

Selon la BOAD, cet investissement permettra à la compagnie nationale ivoirienne d’accélérer le développement de son réseau régional, de lancer de nouvelles dessertes et de conforter sa position parmi les principaux transporteurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre. La décision a été entérinée lors de la 151ᵉ session ordinaire du Conseil d’administration présidée par Serge Ekue.

Au cours de cette réunion, les administrateurs ont approuvé onze opérations représentant un montant global provisoire de 344,577 milliards de FCFA. Depuis sa création en 1973, la BOAD affiche désormais un volume cumulé d’engagements de 10 834,1 milliards de FCFA.

 

Une flotte appelée à atteindre 18 appareils

L’acquisition de ces Airbus A319 s’inscrit dans le plan de développement de la compagnie ivoirienne. Adaptés aux liaisons régionales, ces avions monocouloirs viendront renforcer une flotte qu’Air Côte d’Ivoire prévoit de porter à 18 appareils d’ici 2031. À terme, le transporteur ambitionne d’étendre son réseau à 35 destinations, dont six intercontinentales, afin de soutenir sa stratégie d’expansion sur les marchés africains et internationaux.

Ce nouveau financement vient renforcer un partenariat déjà engagé entre la banque régionale et Air Côte d’Ivoire. En mars 2025, la BOAD avait accordé 30 milliards de FCFA pour l’acquisition de deux Airbus A330-900neo, destinés à l’ouverture des premières lignes long-courriers de la compagnie au départ d’Abidjan vers des destinations telles que Paris, Genève, Londres, Beyrouth, New York ou Washington.

L’institution a poursuivi cet accompagnement en mars 2026 avec un financement supplémentaire de 35 milliards de FCFA consacré à la construction d’un centre régional de maintenance, réparation et révision des aéronefs (MRO) à Abidjan. Cette infrastructure doit permettre d’assurer l’entretien de la flotte d‘Air Côte d’Ivoire ainsi que celui d’autres compagnies aériennes de la sous-région.

Avec cette nouvelle enveloppe, la BOAD confirme son rôle de partenaire stratégique dans le développement d’Air Côte d’Ivoire. En l’espace de deux ans, la banque a accompagné la compagnie dans le financement de ses avions long-courriers, la création d’un centre de maintenance et, désormais, l’extension de son réseau régional. Ces investissements soutiennent les ambitions du transporteur ivoirien, qui entend consolider sa rentabilité tout en renforçant son statut de plateforme aérienne de référence en Afrique de l’Ouest.

 

Air Côte d'Ivoire
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Mondial 2026 : la qualification des Éléphants rapporte déjà près de 9 milliards FCFA à la FIF

La brillante campagne de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026 a également des retombées financières importantes. En décrochant son billet pour les 16e de finale après sa victoire (2-0) contre Curaçao, le 20 juin dernier, les Éléphants ont permis à la Fédération ivoirienne de football (FIF) d’assurer une prime de 15,52 millions de dollars, soit environ 8,9 milliards de FCFA.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a confirmé ce montant, précisant qu’il intègre les différentes dotations accordées aux fédérations engagées dans cette édition historique du Mondial, disputée pour la première fois avec 48 équipes. Au total, l’instance mondiale a prévu une enveloppe record de 871 millions de dollars (plus de 501 milliards de FCFA) pour récompenser les sélections en fonction de leurs performances.

 

Des primes qui progressent à chaque tour

Toutes les fédérations qualifiées pour la phase finale bénéficient d’une dotation minimale de 12,5 millions de dollars (environ 7,1 milliards de FCFA). Cette somme comprend 2,5 millions de dollars destinés à la préparation du tournoi et 10 millions de dollars garantis pour la participation à la phase de groupes.

En atteignant les huitièmes de finale, la Côte d’Ivoire a franchi un nouveau palier financier. La prime de la FIF atteint désormais 15,52 millions de dollars, soit près de 8,9 milliards de FCFA. L’aventure pourrait toutefois devenir encore plus lucrative. Une qualification pour les quarts de finale ferait grimper les gains à 24,72 millions de dollars (environ 14,2 milliards de FCFA).

La FIFA prévoit également 27 millions de dollars pour les équipes classées au pied du podium, 29 millions de dollars pour le troisième, 33 millions de dollars pour le finaliste et 50 millions de dollars (près de 28,7 milliards de FCFA) pour le futur champion du monde.

 

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Au-delà de la performance sportive, cette manne financière représente une opportunité importante pour la Fédération ivoirienne de football, dirigée par Idriss Diallo. Ces ressources pourraient être consacrées au développement du football national, notamment à la formation des jeunes joueurs, à la modernisation des infrastructures sportives, au renforcement des compétitions locales et à la professionnalisation de l’encadrement technique.

Toujours en lice dans la compétition, les hommes d’Emerse Faé continuent de viser un parcours historique. Chaque qualification leur permet non seulement de se rapprocher d’un premier sacre mondial, mais aussi d’accroître les ressources financières de la FIF, appelées à soutenir durablement le développement du football ivoirien.

Chaînes nationales cryptées après un abonnement Canal+ expiré : la Côte d’Ivoire face à un casse-tête réglementaire

En Côte d’Ivoire, la coupure des chaînes nationales sur les décodeurs Canal+ après l’expiration d’un abonnement continue de susciter l’incompréhension chez de nombreux téléspectateurs. Plusieurs consommateurs dénoncent une situation qu’ils jugent contraire au principe d’accès aux chaînes publiques et annoncent des actions de protestation contre l’opérateur.

À Yopougon, Mariam K., mère de trois enfants, fait partie des abonnés qui ne comprennent pas cette restriction. « Quand mon abonnement Canal+ finit, même les chaînes ivoiriennes disparaissent. Pourtant, ce sont nos chaînes nationales », déclare-t-elle, tout en pointant sa télécommande vers un écran devenu noir. Comme elle, plusieurs utilisateurs affirment ne plus pouvoir accéder aux chaînes publiques, notamment celles de la Radiodiffusion Télévision ivoirienne (RTI), une fois leur abonnement arrivé à expiration.

 

Une mobilisation annoncée contre Canal+ Côte d’Ivoire

La contestation a pris de l’ampleur ces dernières semaines avec l’annonce d’une marche de protestation portée par certains acteurs de la société civile. Cahié Kunta, président du mouvement des Chapeaux Rouges, accuse notamment Canal+ Côte d’Ivoire de remettre en cause la gratuité des chaînes nationales. Selon lui, les chaînes publiques étaient auparavant accessibles même lorsque l’abonnement n’était plus actif.

« Avant, Canal+ diffusait RTI 1, RTI 2 et RTI 3 même sur décodeur non réabonné. Aujourd’hui, même RTI 1 est cryptée si tu n’as pas rechargé », affirme-t-il.

Le responsable associatif invoque également l’article 15 du Code ivoirien de la communication et cite certains pays voisins, comme le Burkina Faso, où des dispositions permettent le maintien de l’accès aux chaînes publiques dans certaines conditions.

Face à la polémique, la Fédération des associations de consommateurs de Côte d’Ivoire (FAC-CI) a engagé des discussions avec les différents acteurs concernés. Elle a rencontré la direction générale de Canal+ Côte d’Ivoire le 4 juin, avant d’échanger avec la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) le 23 juin.

Pour Yves Aka, président de la FAC-CI, la situation repose sur l’interprétation du décret n°2020-643 du 19 août 2020 relatif aux conditions d’accès à la Télévision numérique terrestre (TNT). Selon Canal+, la gratuité des chaînes nationales concerne uniquement les abonnés disposant d’un abonnement actif. Une lecture qui alimente le désaccord avec certains consommateurs.

 

Un conflit entre réglementation et réalités économiques

Les discussions avec la HACA auraient toutefois révélé une problématique plus complexe. « Nous avons compris en réalité la complexité que revêt l’application stricte du décret de 2020 signé par l’État de Côte d’Ivoire », explique Yves Aka.

D’après les éléments rapportés par la FAC-CI, une application stricte du texte pourrait remettre en cause l’autorisation accordée à Canal+ sur le territoire ivoirien. Une décision qui aurait des conséquences importantes, l’opérateur étant présent auprès de la majorité des ménages utilisant les services de télévision payante.

Les investissements publics dans la TNT constituent également un autre enjeu. L’État ivoirien a consacré plus de 35 milliards de FCFA au développement de cette infrastructure, dont l’utilisation reste encore limitée par une partie de la population.

 

Vers une révision du cadre réglementaire ?

Pour sortir de cette situation, la FAC-CI plaide pour une révision du décret afin d’en préciser les modalités d’application et d’éviter les interprétations divergentes.

La Côte d’Ivoire observe également les solutions mises en place dans d’autres pays. Selon Yves Aka, la HACA s’est notamment rapprochée du régulateur burkinabè afin d’étudier son modèle.

Au Burkina Faso, une convention avec Canal+ prévoit des mécanismes spécifiques, notamment des sanctions financières en cas de coupure des chaînes concernées. Une piste qui pourrait inspirer Abidjan dans sa recherche d’un équilibre entre protection des consommateurs, obligations réglementaires et enjeux économiques.

 

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Démolitions à Koumassi : Alloui Brou Jacques placé sous mandat de dépôt par la justice ivoirienne

L’affaire des démolitions de constructions survenues dans la commune de Koumassi connaît un nouveau développement judiciaire. Les services de la Police nationale ont déféré, ce lundi 29 juin 2026, Alloui Brou Jacques devant la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan. Le Procureur de la République précise que l’intéressé avait revendiqué les démolitions survenues à Koumassi.

Cette procédure intervient à la suite de l’enquête ouverte par le parquet le 10 juin 2026 après les démolitions intervenues le 3 juin dernier dans la commune de Koumassi. Les investigations menées par les services de la Police nationale ont conduit à l’interpellation du mis en cause.

À l’issue de son déferrement, le juge a ouvert une information judiciaire assortie d’un mandat de dépôt contre Alloui Brou Jacques.

La justice poursuit Alloui Brou Jacques pour troubles à l’ordre public, publication de fausses nouvelles de nature à porter atteinte au moral de la population ou à jeter le discrédit sur les institutions, destruction volontaire d’immeuble et dégâts volontaires à la propriété immobilière d’autrui.

Selon le communiqué du Procureur de la République, ces faits sont prévus et réprimés par les articles 179, 183, 190, 485, 486 et 495 du Code pénal ivoirien.

L’information judiciaire désormais ouverte devra permettre au magistrat instructeur de poursuivre les investigations afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ces démolitions et d’établir les éventuelles responsabilités dans cette affaire.

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Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme
© Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme

Pluies diluviennes à Abidjan : plusieurs morts après des inondations et un glissement de terrain à Attécoubé

Les fortes pluies qui s’abattent sur le district autonome d’Abidjan depuis le 27 juin 2026 ont causé leurs premiers drames humains. Les autorités ont signalé plus d’une dizaine de décès dans les communes d’Attécoubé et de Yopougon, dont neuf membres d’une même concession.

La ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, a confirmé ce bilan à travers une alerte publiée sur ses réseaux sociaux. Elle a indiqué que les conséquences des précipitations continues enregistrées depuis plusieurs jours commencent à se faire ressentir dans plusieurs zones du Grand Abidjan. Elle a également adressé ses condoléances aux familles endeuillées et appelé les populations à éviter les zones exposées aux risques d’inondation et d’éboulement, alors que la saison des pluies se poursuit.

 

Un glissement de terrain meurtrier à Mossikro

À Attécoubé, le quartier Mossikro a été frappé par un glissement de terrain dans la matinée de ce lundi. Les secours ont annoncé un bilan provisoire d’au moins 12 morts et plusieurs blessés après l’effondrement provoqué par les importantes précipitations. Ce quartier précaire avait déjà connu des drames similaires par le passé. En 2023, un couple et ses trois enfants y avaient perdu la vie après de fortes pluies, tandis qu’un autre incident avait causé la mort de six personnes l’année précédente.

Les intempéries perturbent également la circulation dans plusieurs communes du district d’Abidjan. Les autorités et les usagers ont signalé des montées des eaux et des voies impraticables dans plusieurs secteurs, notamment au carrefour 9 Kilos, au carrefour Hévéa à Songon, à la rue des Cimenteries à Treichville, sur l’axe Paillet–Carrefour des Deux-Plateaux et au carrefour Zone à Yopougon. La montée rapide des eaux a fortement perturbé les déplacements de nombreux automobilistes et piétons dans plusieurs quartiers.

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Face à la persistance des pluies, la SODEXAM a placé plusieurs communes en vigilance orange, avec un risque élevé d’inondation. Cette alerte concerne notamment Cocody, Songon, Yopougon et Bingerville. Les autres communes du district autonome d’Abidjan restent placées en vigilance jaune. Les prévisions météorologiques annoncent encore de fortes précipitations pour ce lundi, maintenant la menace d’inondations dans plusieurs zones urbaines.

Pour rappel, les pluies diluviennes enregistrées en 2025 avaient causé 18 décès, inondé 79 habitations et affecté 47 infrastructures publiques, selon les données de l’Office national de la protection civile (ONPC).

« Nous nous inclinons devant la mémoire des disparus et présentons nos sincères condoléances aux familles endeuillées. C’est le lieu pour nous de rappeler que la saison des pluies est loin d’être terminée. Évitons les zones et comportements à risques en cette période », a insisté la ministre Myss Belmonde Dogo.

 

Myss Belmonde Dogo
© Myss Belmonde Dogo

Attentat du Fokker 100 à Bouaké : 19 ans après, le parcours controversé de Guillaume Soro au cœur des mémoires ivoiriennes

Le 29 juin 2007 reste une date marquante dans l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. Ce jour-là, un avion de type Fokker 100 transportant Guillaume Soro, alors chef politique des Forces nouvelles, était pris pour cible à Bouaké, ancien bastion de la rébellion ivoirienne. Dix-neuf ans après cet événement, l’épisode continue d’alimenter les débats sur les fractures politiques et militaires qui ont traversé le pays.

L’attaque, menée à l’aide de roquettes contre l’appareil, avait causé la mort de plusieurs personnes et plongé la scène politique ivoirienne dans une nouvelle zone de tensions. Guillaume Soro, lui, avait survécu à cette tentative d’attaque qui s’est déroulée dans une ville considérée à l’époque comme le cœur de son influence politique.

 

Un attentat survenu dans un contexte de rapprochement politique

Au moment des faits, Guillaume Soro venait d’accéder au poste de Premier ministre dans le cadre des accords politiques de Ouagadougou conclus avec le président Laurent Gbagbo. Cette nomination devait symboliser une étape vers la sortie de crise après plusieurs années de conflit politico-militaire. La communauté internationale avait alors salué cette évolution comme un signe d’apaisement. Mais derrière cette dynamique de réconciliation, les équilibres politiques restaient fragiles et les rivalités profondes.

L’attentat de Bouaké avait ainsi soulevé de nombreuses interrogations sur les tensions internes qui traversaient les différents camps impliqués dans la crise ivoirienne. Les circonstances exactes de l’attaque et les responsabilités demeurent encore au centre des discussions historiques et politiques.

 

Guillaume Soro, une figure incontournable mais devenue controversée

Ancien leader étudiant, secrétaire général des Forces nouvelles puis Premier ministre, Guillaume Soro a occupé une place centrale dans les événements politiques ivoiriens des années 2000 et 2010. Son rôle dans la crise ivoirienne reste cependant sujet à de nombreuses interprétations. Pour ses partisans, il demeure un acteur majeur du processus de paix et de transformation politique du pays. Pour ses détracteurs, son parcours reste associé aux événements liés à la rébellion armée qui a marqué la Côte d’Ivoire.

Au fil des années, ses relations avec certains anciens alliés politiques se sont dégradées. Celui qui était autrefois présenté comme un partenaire essentiel du pouvoir est progressivement devenu une figure critique du système qu’il avait contribué à accompagner. Le parcours de Guillaume Soro illustre les changements rapides qui caractérisent souvent la vie politique ivoirienne. Les alliances nouées au temps des crises peuvent évoluer au gré des rapports de force et des ambitions politiques.

Son itinéraire rappelle également les débats persistants autour de la mémoire de la crise ivoirienne : le rôle des acteurs armés, les compromis politiques, l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara en 2011 et la place des différents protagonistes dans le récit national.

Près de deux décennies après les faits, l’attaque du Fokker 100 demeure un symbole des divisions qui ont marqué la Côte d’Ivoire. Elle rappelle une période où les rapports de force politiques et militaires pouvaient se jouer jusque dans les bastions des différents protagonistes. Au-delà du cas Guillaume Soro, cet épisode continue de poser la question de la mémoire politique nationale et de la manière dont un pays construit son récit autour des crises qui ont façonné son histoire.

L’attentat de Bouaké reste ainsi l’un des événements emblématiques d’une période où alliances, rivalités et luttes de pouvoir ont profondément influencé le destin politique ivoirien.

 

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© Dr

Sénégal : vives tensions au Parlement, un député de l’opposition évacué en plein débat sur la réforme constitutionnelle

L’Assemblée nationale du Sénégal a connu une séance particulièrement tendue ce lundi 29 juin 2026 lors de l’examen d’un projet de révision partielle de la Constitution. Les forces de l’ordre ont évacué de force de l’hémicycle le député de l’opposition Abdou Mbow, également vice-président de l’Assemblée nationale, après sa vive contestation du projet de révision constitutionnelle défendu par la majorité du PASTEF, le parti dirigé par Ousmane Sonko.

Face aux députés réunis pour examiner le projet, Abdou Mbow a accusé la majorité de vouloir modifier en profondeur l’équilibre des institutions sénégalaises.

« Vous n’êtes pas des démocrates, vous êtes des fascistes », a-t-il lancé à l’adresse des élus du PASTEF avant de dénoncer une réforme qui, selon lui, transférerait une part importante des pouvoirs du président de la République vers une majorité parlementaire dirigée par un « président illégitime », en référence à Ousmane Sonko.

À l’issue de son intervention, le député a refusé de quitter son pupitre. Après une première tentative de plusieurs élus de la majorité pour le faire sortir, les forces de l’ordre sont intervenues et l’ont évacué de l’hémicycle sous les protestations.

 

Une réforme qui renforce les pouvoirs du Parlement

Le projet de révision constitutionnelle s’appuie sur les recommandations issues des Assises de la Justice de 2024 et du Dialogue national sur le système politique organisé en 2025. Le texte prévoit plusieurs évolutions institutionnelles. Il encadre davantage la notion de haute trahison du chef de l’État, limite à une seule fois par mandat le pouvoir présidentiel de dissoudre l’Assemblée nationale et impose au président de déclarer son patrimoine aussi bien à son entrée qu’à la fin de ses fonctions.

La réforme accorde également davantage de prérogatives au Parlement. Les commissions d’enquête pourront auditionner toute personne jugée utile à leurs travaux, dans le respect des immunités constitutionnelles. Le gouvernement devra par ailleurs informer les députés de toute convention d’investissement portant sur les ressources naturelles.

Le projet renforce aussi le rôle du Premier ministre. Le président de la République et le chef du gouvernement définiront désormais conjointement la politique de la Nation, alors que le chef de l’État en assumait jusqu’ici l’essentiel de la responsabilité. Le texte prévoit en outre la création d’une Cour constitutionnelle composée de neuf membres. En revanche, les dispositions relatives au mode d’élection du président de la République et à la limitation du nombre de mandats restent inchangées.

 

L’opposition réclame un référendum

Les partis d’opposition contestent cette réforme. La coalition Diomaye Président, composée de plusieurs anciens alliés du pouvoir, estime que ces modifications modifient profondément le régime politique sénégalais. Sa superviseure générale, Aminata Touré, plaide pour l’organisation d’un référendum afin que les citoyens puissent se prononcer directement sur cette révision constitutionnelle.

La majorité rejette cette demande. Le président du groupe parlementaire PASTEF, Mohamed Ayib Daffé, estime que les conclusions des concertations nationales doivent désormais être traduites dans les institutions. Selon lui, le pays doit passer du dialogue à l’action.

Ce débat intervient alors que les relations entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye alimentent les discussions sur la scène politique sénégalaise. Le président Bassirou Diomaye Faye a écarté Ousmane Sonko de la Primature le 22 mai dernier, avant que les députés ne l’élisent à la présidence de l’Assemblée nationale. Récemment, Ousmane Sonko a reconnu l’existence de divergences avec le chef de l’État sur plusieurs orientations politiques, notamment la gestion de la dette publique et certaines réformes sociétales.

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S’il a toutefois écarté l’hypothèse d’une rupture avec le président Bassirou Diomaye Faye, ces différences de vues interviennent au moment où le Parlement examine l’une des réformes institutionnelles les plus importantes du début du nouveau pouvoir.

Abidjan – Agboville en 19 minutes : la DGTTC interpelle l’influenceur Lo Père Daloa après sa vidéo

Une vidéo de l’influenceur Lo Père Daloa suscite une vive réaction des autorités ivoiriennes en charge de la sécurité routière. Dans une séquence diffusée sur les réseaux sociaux, il affirme avoir parcouru le trajet Abidjan–Agboville en seulement 19 minutes, une déclaration qui a conduit la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC) à intervenir.

Au cours d’un échange avec Yacouba Touré, adjoint au maire d’Agboville, Lo Père Daloa soutient que le trajet entre Abidjan et Agboville peut être réalisé en une trentaine de minutes, voire en 19 minutes si le véhicule est en bon état.

« C’est trente minutes Abidjan-Agboville si ta voiture n’est pas en bon état. Je parcours la distance en dix-neuf minutes. Je dois bien profiter de ma vie », affirme-t-il dans la vidéo.

Face à ces propos, son interlocuteur tente de le ramener à plus de prudence. Il lui rappelle l’importance de respecter les limitations de vitesse afin de préserver sa sécurité et son permis de conduire.

Les déclarations de l’influenceur n’ont pas laissé les autorités indifférentes. La DGTTC estime que ce type de contenu est susceptible d’encourager des comportements dangereux chez les usagers de la route, en particulier auprès des nombreux abonnés de Lo Père Daloa. L’administration a ainsi invité l’influenceur à transmettre, via WhatsApp, le numéro d’immatriculation du véhicule utilisé ainsi qu’une copie de son permis de conduire afin de procéder aux vérifications nécessaires.

Selon la DGTTC, les propos tenus dans cette vidéo sont de nature à banaliser les excès de vitesse et pourraient influencer négativement une partie de son audience. Avec cette réaction, les services chargés des transports entendent rappeler que le respect du Code de la route demeure une priorité. Les autorités poursuivent leurs actions de sensibilisation contre les excès de vitesse, l’une des principales causes d’accidents sur les routes ivoiriennes.

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Les vérifications annoncées par la DGTTC devraient permettre d’établir les circonstances de cette affaire, tandis que les autorités invitent les conducteurs à adopter une conduite responsable, quel que soit le contenu diffusé sur les réseaux sociaux.

Saison de pluies et inondations à Abidjan : voici le point de la situation de ce lundi 29 juin

Depuis plus de 24 heures, Abidjan fait face à d’importantes précipitations qui provoquent des inondations dans plusieurs communes du district autonome. Les pluies diluviennes, tombées sans interruption depuis dimanche 28 juin 2026, ont affecté de nombreux quartiers et perturbé la circulation sur plusieurs grands axes. Le Journal d’Abidjan fait le point des zones touchées à partir des signalements du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) et de la plateforme citoyenne Police Secours.

Dans la commune de Cocody, plusieurs quartiers restent fortement impactés par les montées des eaux. Les secteurs de la Riviera 3 et de la Palmeraie connaissent, comme lors de précédents épisodes pluvieux, d’importantes accumulations d’eau. La zone de la Riviera 9 Kilos figure parmi les points les plus critiques. Des véhicules et des usagers se retrouvent bloqués par les eaux, rendant la circulation particulièrement difficile. Sur le boulevard Coffi Gadeau, en direction de Bingerville, les déplacements sont quasiment impossibles.

D’autres secteurs de Cocody subissent également les conséquences des intempéries. La Rue Ministre, le Grand Carrefour et le rond-point de la Palmeraie sont fortement touchés. Le dispensaire de Cocody M’Badon se retrouve sous les eaux, tandis que le quartier de M’Pouto fait également face à une importante montée des eaux.

 

Songon et Yopougon parmi les zones les plus affectées

À Songon, la situation demeure préoccupante. À Kassemblé, notamment dans la Cité Safari et le quartier Arc-en-Ciel, les eaux montent fortement. Plusieurs habitants signalent qu’ils restent bloqués à leur domicile en raison des inondations. Les logements sociaux de Songon, situés près de la nouvelle mairie et sur la route de Godoumé, connaissent également de fortes inondations. Selon les relevés opérationnels de Police Secours, l’eau a pénétré dans plusieurs habitations, notamment au niveau des rez-de-chaussée, depuis les premières heures de la matinée.

À Yopougon, la Zone industrielle connaît une circulation très difficile. Le débordement d’un caniveau a rendu impraticable la voie située au niveau du CHU, du Groupe scolaire Divine Grâce et du garage SBTA. Les eaux continuent de monter dans ce secteur fortement touché par les intempéries. Le carrefour Zone à Yopougon enregistre également une importante montée des eaux accompagnée de gros embouteillages.

 

Plusieurs axes routiers sous surveillance

Les intempéries compliquent fortement les déplacements sur plusieurs axes du Grand Abidjan. Sur la voie reliant Paillet au Carrefour des Deux-Plateaux, des débris de mur et des troncs d’arbres encombrent la chaussée, réduisant la largeur de circulation. Les usagers sont invités à faire preuve d’une grande prudence.

Sur l’axe 2.0 – Carrefour Paillet, les automobilistes doivent également redoubler de vigilance. Les précédentes pluies ont provoqué un éboulement que les services compétents n’ont pas encore traité, augmentant le risque d’un nouveau glissement de terrain. La voie reliant le Plateau Dokui au commissariat du 22e arrondissement connaît aussi une importante montée des eaux, perturbant fortement la circulation.

 

Koumassi et Treichville également touchés

Les fortes pluies touchent également les communes du sud d’Abidjan. À Koumassi, notamment dans le secteur d’Aklomiabla, les eaux montent et provoquent des inondations. À Treichville, la Rue des Cimenteries fait face à une forte inondation, rendant les déplacements difficiles dans ce secteur. Du côté du carrefour Pharmacie Ebenezer, à proximité de l’ancien camp d’Akouédo, les eaux ont également envahi la chaussée. Les automobilistes empruntent le sens inverse pour contourner la zone inondée.

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Face à cette situation, les services de secours et les plateformes d’alerte recommandent aux populations de limiter les déplacements dans les zones déjà affectées, d’éviter les voies inondées et de signaler rapidement toute situation dangereuse. Avec la poursuite annoncée des pluies, les autorités maintiennent leur vigilance sur l’ensemble du district autonome d’Abidjan afin de prévenir les risques liés aux inondations.

 

Police Secours
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Yan Diomandé au PSG : l’Ivoirien privilégie Paris face à Liverpool, un transfert XXL se prépare

Après une saison remarquée sous les couleurs du RB Leipzig et des performances convaincantes avec la sélection ivoirienne, Yan Diomandé attire les convoitises des plus grands clubs européens. À seulement 19 ans, l’ailier ivoirien s’est imposé comme l’un des jeunes talents les plus suivis du continent.

Alors que Liverpool FC figurait parmi les prétendants sérieux, le joueur aurait finalement choisi de donner sa priorité au Paris Saint-Germain FC. Une décision qui pousse désormais le club parisien à entamer des discussions avec Leipzig pour tenter de conclure l’opération.

 

Un accord contractuel déjà trouvé avec Paris

Le dossier Yan Diomandé au PSG semble avoir franchi une étape importante. Selon les informations rapportées par RMC Sport, l’ailier ivoirien figurait depuis plusieurs semaines sur les tablettes du double vainqueur de la Ligue des champions de l’UEFA. La direction parisienne attendait toutefois un signal clair du joueur avant d’accélérer les négociations. Ce dernier aurait finalement exprimé sa préférence pour Paris plutôt que Liverpool. Un accord aurait même été trouvé sur les bases d’une arrivée après la Coupe du monde de football 2026, avec un contrat de cinq ans à la clé.

La prochaine étape concerne désormais les discussions entre le PSG et Leipzig autour de l’indemnité de transfert. Le club de la capitale souhaite trouver un accord raisonnable et rester fidèle à sa nouvelle politique sportive : investir au juste prix sans réaliser de dépenses excessives. En Allemagne, certaines sources évoquent une demande pouvant atteindre environ 130 millions d’euros pour libérer Yan Diomandé. Une somme que Paris ne souhaiterait pas débourser sans négociation.

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Pourquoi Diomandé représente un profil idéal pour le PSG

Au-delà de son potentiel, Yan Diomandé correspond au projet sportif parisien. Son arrivée apporterait une nouvelle dimension à l’effectif dirigé par Luis Enrique, qui disposerait d’une solution offensive supplémentaire capable de concurrencer directement les titulaires.

Depuis plusieurs saisons, le PSG cherche à renforcer la profondeur de son groupe afin de disposer d’un effectif compétitif sur toutes les compétitions. Avec Diomandé, Paris ne recruterait pas seulement un joueur d’avenir, mais un élément capable de prétendre rapidement à une place importante dans la rotation. Le profil du jeune Ivoirien séduit par sa capacité à faire des différences. Explosif sur les premiers appuis, efficace dans les duels individuels et capable d’évoluer aussi bien sur les côtés que dans l’axe, Diomandé possède les caractéristiques d’un ailier moderne.

Ses performances en Bundesliga et son impact lors de la Coupe du monde ont renforcé l’intérêt qu’il suscite. Ses accélérations, sa percussion et sa capacité à éliminer ses adversaires en font une menace permanente pour les défenses.

 

Une possible succession à Bradley Barcola

L’arrivée de Yan Diomandé pourrait également répondre à une éventuelle évolution de l’effectif parisien. En cas de départ de Bradley Barcola, annoncé suivi notamment par Liverpool, le PSG disposerait déjà d’un profil capable d’assurer la relève. Même si Barcola reste au club, la concurrence offensive deviendrait particulièrement relevée avec des joueurs comme Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia, Désiré Doué, Barcola et désormais Diomandé dans le même secteur.

Cette stratégie rappelle celle adoptée par le PSG lors du recrutement de Kvaratskhelia en 2025. L’objectif était alors de créer une concurrence saine au sein du groupe afin d’élever le niveau général de l’équipe. Avec Yan Diomandé, Paris chercherait à poursuivre cette logique : disposer de plusieurs joueurs capables d’être décisifs dans les grands rendez-vous. À 19 ans, l’Ivoirien possède encore une importante marge de progression, mais il affiche déjà un niveau suffisant pour intégrer immédiatement un effectif ambitieux.

Le football moderne impose désormais aux grands clubs de pouvoir compter sur un groupe large et performant. Avec des saisons pouvant dépasser les soixante rencontres, les trophées se gagnent autant grâce aux titulaires qu’à la qualité des remplaçants.

Si le transfert se concrétise, le PSG ne réaliserait donc pas uniquement un pari sur l’avenir. Le club parisien ajouterait une nouvelle arme offensive à son arsenal, avec l’ambition de maintenir une concurrence élevée et de continuer à jouer les premiers rôles sur la scène européenne.