Repos biologique 2026 en Côte d’Ivoire : fermeture des pêches dès le 1er juillet pour préserver les ressources

À compter du 1er juillet 2026, la Côte d’Ivoire met officiellement en œuvre son repos biologique annuel, une période de fermeture saisonnière de la pêche destinée à préserver les ressources halieutiques. À la veille de cette échéance, le gouvernement appelle les pêcheurs, les mareyeuses, les organisations professionnelles et l’ensemble des acteurs de la filière à respecter cette mesure qu’il présente comme essentielle pour garantir la durabilité des ressources marines, lagunaires et continentales.

Le gouvernement rappelle que le repos biologique ne constitue pas une simple décision administrative, mais un impératif écologique, économique et social. En suspendant ou en limitant temporairement certaines activités de pêche, les autorités entendent favoriser la reproduction des espèces, permettre la croissance des juvéniles et assurer la reconstitution naturelle des stocks halieutiques.

Introduite en 2023 dans les eaux marines, cette mesure a progressivement été étendue aux lagunes et aux eaux continentales. Selon les autorités, les résultats obtenus ces dernières années confirment la pertinence de cette stratégie. Les captures globales enregistrées dans les eaux sous juridiction ivoirienne sont ainsi passées de 85 727 tonnes en 2022 à 102 873 tonnes en 2025, soit une progression d’environ 20 %.

Pour le gouvernement, ces performances encouragent la poursuite du repos biologique, tout en adaptant son application aux réalités techniques, sociales et économiques propres à chaque type de pêche.

 

Le gouvernement maintient le cap de la gestion durable

Placée sous la haute autorité du président de la République, Alassane Ouattara, et sous la conduite du Premier ministre Robert Beugré Mambé, cette politique s’inscrit dans la stratégie nationale de gestion durable des ressources halieutiques. Pour l’édition 2026, les autorités ont retenu deux approches complémentaires : un repos biologique intégral dans les eaux marines et un repos biologique sélectif dans les eaux lagunaires et continentales.

Selon le gouvernement, cette distinction permet de mieux protéger les ressources tout en tenant compte des réalités économiques des communautés riveraines. Elle vise également à éviter une interruption totale des activités dans les zones où certaines méthodes de pêche sont jugées moins destructrices et conformes à la réglementation.

Dans les eaux marines, le calendrier est le suivant :

  • La pêche industrielle chalutière ainsi que la pêche des petits pélagiques (sardinières) seront totalement suspendues du 1er juillet au 31 août 2026.
  • La pêche semi-industrielle ne pourra capturer que le thon et les espèces apparentées durant cette même période, toutes les autres espèces étant interdites à la pêche.
  • La pêche artisanale maritime observera une fermeture totale du 1er au 31 juillet 2026.

 

Des restrictions spécifiques dans les lagunes et les eaux continentales :

  • Le gouvernement interdira l’utilisation des filets maillants et des nasses dans les lagunes Aby, Ébrié, Grand-Lahou, Fresco, Ébounou, Lauzoua ainsi que dans les lacs Ayamé et Faé, du 1er juillet au 31 août 2026.
  • Le filet Aly, également appelé senne tournante halée à bord, sera quant à lui interdit pendant une période plus longue, du 1er juillet au 31 octobre 2026.
  • Dans les lacs de Kossou, Buyo, Soubré, Taabo ainsi que dans les cours d’eau adjacents, les filets maillants et les nasses seront interdits du 1er septembre au 31 octobre 2026.

 

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Le gouvernement appelle à une mobilisation nationale

À l’approche de l’entrée en vigueur du repos biologique, le gouvernement invite l’ensemble des acteurs de la filière à faire preuve de civisme et de responsabilité. Le gouvernement appelle les pêcheurs à respecter scrupuleusement les périodes de fermeture. Il demande également aux autorités administratives et locales d’accompagner les services techniques dans l’application de cette mesure et encourage les organisations professionnelles à intensifier la sensibilisation auprès de leurs membres.

Les forces de défense et de sécurité poursuivront leurs opérations de surveillance afin d’assurer le respect des dispositions réglementaires. Le gouvernement appelle également les consommateurs à prendre conscience que la protection des ressources halieutiques aujourd’hui garantit l’approvisionnement alimentaire de demain.

Le gouvernement annonce une application stricte de la réglementation. Le ministère en charge des Ressources animales et halieutiques, en collaboration avec le Centre de surveillance des pêcheries, les forces de défense et de sécurité ainsi que les autorités préfectorales, déploiera un dispositif de contrôle sur l’ensemble du territoire national. Les autorités disent compter sur l’engagement collectif des communautés riveraines, des professionnels de la pêche et de tous les acteurs concernés pour faire du repos biologique 2026 un succès et contribuer ainsi à la préservation durable des ressources halieutiques de la Côte d’Ivoire.

 

Revue de presse du lundi 29 juin : Intempéries a Abidjan, les Éléphants déjà récompensés au Mondial, reformes de l’organe électoral au cœur du débat politique

L’actualité politique domine les Unes des quotidiens ivoiriens ce lundi 29 juin 2026. Les journaux reviennent largement sur le débat autour du futur organe électoral, dont les discussions devraient désormais se poursuivre au Parlement. Le parcours des Éléphants à la Coupe du monde 2026 et leur huitième de finale face à la Norvège figurent également parmi les principaux sujets de cette revue de presse.

 

Cette revue de presse propose un tour d’horizon des informations marquantes relayées par les principaux médias ivoiriens.

Plusieurs communes d’Abidjan affectées par les fortes pluies

De fortes pluies provoquent ce lundi 29 juin 2026 des inondations dans plusieurs communes du district autonome d’Abidjan, perturbant fortement la circulation sur des axes stratégiques tels que le corridor d’Adjamé, le carrefour 9 Kilos, Bonoumin, les Deux-Plateaux, Yopougon Wassakara, Songon et la Palmeraie.

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Face à cette situation, la Plateforme citoyenne Police Secours appelle les populations à la vigilance, les invite à signaler toute zone à risque afin de faciliter les interventions des secours et recommande aux usagers de limiter leurs déplacements. En cas d’urgence, les autorités demandent de contacter le Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) ou l’Office national de la protection civile (ONPC).

 

Les Éléphants rapportent déjà 9 milliards de FCFA à la FIF

À la veille du huitième de finale contre la Norvège, prévu ce mardi 30 juin, la presse sportive met en avant les performances de la sélection ivoirienne. Selon L’Inter, la qualification des Éléphants a déjà permis à la Fédération ivoirienne de football (FIF) d’empocher près de 9 milliards de FCFA de primes liées à la Coupe du monde disputée aux États-Unis.

De son côté, Le Direct présente cette rencontre face aux Vikings comme « le rendez-vous de la confirmation » pour les hommes du sélectionneur ivoirien.

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Le Nouveau Réveil se projette également sur cette affiche décisive avec le titre : « Coupe du monde Côte d’Ivoire – Norvège : Les Éléphants face à leur destin demain mardi ». Pour sa part, La Régionale relaie l’appel des autorités sportives à une mobilisation nationale derrière la sélection, en mettant en avant les propos d’Ousmane Gbané invitant les Ivoiriens à soutenir les Éléphants.

 

Le débat sur l’organe électoral se déplace au Parlement

Sur le front politique, L’Expression s’intéresse aux relations entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), sous le titre : « Comment Abidjan garde la main tendue ».

La question du futur organe électoral monopolise toutefois une grande partie des commentaires. Le Jour Plus évoque les divergences entre les partis d’opposition avec cette Une : « Le PDCI se déculotte, le PPA-CI fait du boudin ». De son côté, L’Essor estime que le PPA-CI est « totalement hors sujet », en référence à la demande formulée par le parti de Laurent Gbagbo concernant l’ordre du jour de la rencontre convoquée par le gouvernement.

Le PPA-CI boycotte la rencontre, le FPI critique le pouvoir

Faute d’avoir obtenu l’ordre du jour réclamé, le PPA-CI a choisi de ne pas prendre part à la réunion organisée à la Primature. Pour Le Matin, cette absence ne remet pas en cause la poursuite des discussions, puisque « le dialogue aura lieu, mais au Parlement ». Le quotidien ajoute que le futur organe électoral « ne sera otage d’aucune classe politique ».

LIRE AUSSI : Réforme électorale : « Cette séance d’information a été unilatérale, en simplex » Pascal Affi N’Guessan (CAP-CI)

Enfin, Notre Voie rapporte les critiques formulées par le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan. Celui-ci estime que « Ouattara est dans un autre mandat avec un ancien vice-président », une déclaration qui alimente le débat politique à quelques mois des prochaines échéances électorales.

Intempéries à Abidjan : plusieurs axes inondés, les autorités appellent à la vigilance

De fortes précipitations s’abattent sur le district autonome d’Abidjan depuis ce lundi 29 juin 2026, entraînant des inondations dans plusieurs communes et de sérieuses perturbations de la circulation. Face à cette dégradation des conditions météorologiques, la Plateforme citoyenne Police Secours appelle les populations à la prudence et les invite à signaler toute situation à risque afin de faciliter les interventions des équipes de secours.

Les premières remontées de terrain font état d’importantes montées des eaux sur plusieurs axes stratégiques. Selon les informations recueillies par la Plateforme Police Secours auprès des usagers de la route, les inondations perturbent fortement la circulation sur la bretelle reliant le corridor d’Adjamé au pont de la 2e Traversée. Au carrefour 9 Kilos, les eaux ont rendu la chaussée impraticable.

 

Bonoumin et les Deux-Plateaux sous surveillance

D’autres secteurs restent également sous étroite surveillance. À Bonoumin, des risques d’inondation sont signalés, tandis que sur l’axe Paillet–Carrefour des Deux-Plateaux, des débris d²e mur et des troncs d’arbres encombrent la chaussée. Ces obstacles réduisent la largeur de la voie et compliquent considérablement la circulation des véhicules.

Les difficultés de déplacement s’étendent à plusieurs communes du district. À Yopougon Wassakara, notamment sur la rue Princesse, des riverains indiquent que la circulation est très difficile, voire impossible. À Songon, au carrefour Hévéa, les eaux ont également recouvert la chaussée. Une montée des eaux est par ailleurs observée au rond-point de la Palmeraie.

Face à cette situation, la Plateforme Police Secours encourage les habitants à signaler sans délai les zones inondées, les routes impraticables, les montées des eaux ainsi que tout incident lié aux intempéries. Ces signalements permettront aux services de secours d’intervenir plus rapidement dans les secteurs affectés.

En cas d’urgence, les autorités recommandent de joindre le Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) au 180 ou au 01 01 80 13 28, ainsi que l’Office national de la protection civile (ONPC) au 07 89 32 32 32. Les autorités appellent les usagers de la route à limiter leurs déplacements dans les zones déjà touchées par les inondations et à redoubler de vigilance, alors que les pluies continuent de s’abattre sur une grande partie du district autonome d’Abidjan.

 

Police secours
© Police secours

Mondial 2026 : Bastian Schweinsteiger répond aux accusations de racisme après ses propos sur les Éléphants

Au cœur d’une vive polémique depuis plusieurs jours, l’ancien international allemand Bastian Schweinsteiger est sorti de son silence. Critiqué pour des propos tenus après la rencontre entre l’Allemagne et la Côte d’Ivoire lors de la Coupe du monde 2026, l’ex-milieu de terrain de la Mannschaft assure que ses commentaires relevaient exclusivement de l’analyse sportive.

Interrogé par le média Onze Mondial, Bastian Schweinsteiger a rejeté toute intention discriminatoire. L’ancien champion du monde 2014 affirme que ses déclarations portaient uniquement sur le contenu du match.

« Je parlais de football, pas des personnes. C’est une analyse footballistique », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il n’avait « absolument pas l’intention d’offenser qui que ce soit ».

Cette prise de parole intervient quelques jours après la controverse provoquée par ses commentaires sur le style de jeu de la sélection ivoirienne, qualifié notamment de « peu orthodoxe » et de « sauvage ». Des propos qui ont suscité de nombreuses réactions, en particulier en Côte d’Ivoire.

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Une controverse largement relayée

Les explications de Bastian Schweinsteiger n’ont pas mis fin au débat. Sur les réseaux sociaux, les réactions continuent de se multiplier entre ceux qui estiment que ses propos relevaient d’une simple analyse technique et ceux qui y voient des stéréotypes à l’égard du football africain. La polémique a rapidement dépassé le cadre sportif pour alimenter un débat plus large sur le langage utilisé par les consultants sportifs lors des grandes compétitions internationales.

Avant cette mise au point, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Emerse Faé, avait vivement critiqué les déclarations de l’ancien joueur du Bayern Munich. Il les avait qualifiées de « racistes », se disant déçu par des propos tenus par un ancien joueur qu’il admirait. Interpellé à son tour, l’entraîneur allemand Jürgen Klopp avait refusé d’alimenter la polémique, estimant qu’il s’agissait d’un sujet sensible sur lequel il ne souhaitait pas s’exprimer publiquement.

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Cette affaire relance les discussions sur la responsabilité des consultants sportifs et le choix des mots utilisés à l’antenne. Dans un contexte où les compétitions internationales bénéficient d’une audience mondiale, chaque commentaire peut être interprété différemment selon les sensibilités culturelles et sportives.

Pour Bastian Schweinsteiger, cette polémique constitue l’une des plus importantes controverses depuis le début de sa carrière de consultant. Reste à savoir si cette mise au point suffira à apaiser les critiques suscitées par ses déclarations.

 

FIF
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Mondial 2026 : 9 sélections africaines qualifiées pour les 16es de finale, un record historique

Le football africain réalise une performance historique à la Coupe du monde 2026. À l’issue de la phase de groupes, neuf des dix sélections africaines engagées ont validé leur qualification pour les 16es de finale du tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Cette prouesse permet au continent de placer neuf représentants parmi les 32 équipes encore en course pour le titre mondial, une première dans l’histoire de la compétition.

 

Le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Cap-Vert montrent la voie

Premier représentant africain à décrocher son billet, le Maroc a confirmé ses ambitions dans un groupe C relevé. Les Lions de l’Atlas ont terminé deuxièmes avec sept points, après deux victoires face à l’Écosse et Haïti, ainsi qu’un nul obtenu contre le Brésil de Vinícius Júnior.

La Côte d’Ivoire a également assuré sa qualification en terminant deuxième de son groupe. Les Éléphants d’Emerse Faé ont enregistré deux succès face à l’Équateur (1-0) et Curaçao (2-0), malgré une courte défaite contre l’Allemagne (2-1). Le Cap-Vert a, de son côté, écrit une nouvelle page de son histoire. Les Requins bleus ont résisté à l’Espagne, à l’Uruguay et à l’Arabie Saoudite, en obtenant trois matches nuls synonymes de qualification pour le tour suivant.

Outre ces trois nations, six autres sélections africaines ont décroché leur place en 16es de finale. Il s’agit de l’Égypte de Mohamed Salah, du Ghana, de la République démocratique du Congo, de l’Algérie, de l’Afrique du Sud et du Sénégal.

L’Égypte a terminé deuxième de son groupe avec cinq points. Le Ghana, la RDC, l’Algérie et l’Afrique du Sud ont obtenu leur qualification en terminant troisièmes avec quatre points chacun. Le Sénégal a également arraché son billet avec trois points, notamment grâce à une large victoire 5-0 contre l’Irak. Seule la Tunisie n’a pas franchi cette première étape. Les Aigles de Carthage quittent la compétition après trois défaites en autant de rencontres.

 

L’Afrique deuxième continent le mieux représenté

Avec neuf équipes qualifiées sur dix participantes, l’Afrique s’installe à la deuxième place des confédérations les plus représentées en phase à élimination directe. L’Europe domine le classement avec 13 sélections encore en lice. Elle est suivie par l’Afrique (9 représentants), l’Amérique du Sud (5), l’Amérique du Nord (3) et l’Asie (2).

La phase à élimination directe débutera ce dimanche avec l’affiche entre le Canada et l’Afrique du Sud à Los Angeles. Les 16es de finale s’étaleront sur cinq jours et proposeront plusieurs chocs internationaux. Parmi les rencontres les plus attendues figurent notamment Allemagne-Paraguay, France-Suède, Pays-Bas-Maroc, Belgique-Sénégal, Argentine-Cap-Vert ou encore Suisse-Algérie.

La Côte d’Ivoire retrouvera, pour sa part, la Norvège d’Erling Haaland. Les Éléphants, portés par Franck Kessié et forts d’une qualification historique, tenteront de poursuivre leur aventure mondiale face à une formation norvégienne redoutable sur le plan offensif. Le dernier match des 16es opposera l’Argentine, championne du monde en titre, au Cap-Vert, l’une des grandes surprises de cette édition 2026.

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UNARTCI : la justice tranche, Aimond Williams reconnu comme unique président légitime

La crise de gouvernance qui secouait depuis plusieurs mois l’Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire (UNARTCI) connaît un dénouement judiciaire. Dans une décision rendue le vendredi 26 juin 2026, le tribunal a reconnu Aimond Williams comme le seul président statutaire de l’organisation, mettant ainsi fin au conflit de légitimité qui divisait la principale faîtière des artistes ivoiriens.

Saisie pour statuer sur la direction de l’UNARTCI, la juridiction a estimé qu’Aimond Williams est le représentant légal de l’organisation. En conséquence, elle a ordonné à Ken Adamo de cesser immédiatement toute utilisation du nom, des attributs et de l’identité de l’Union.

Le jugement lui enjoint également de restituer l’ensemble des documents administratifs ainsi que le patrimoine appartenant à l’organisation. Il devra, en outre, présenter un compte rendu de sa gestion. La décision interdit aussi toute communication ou publication jugée diffamatoire ou susceptible d’induire le public en erreur sur la gouvernance de l’UNARTCI.

 

Des mois de tensions internes

Cette décision intervient après une longue période de dissensions entre plusieurs responsables de l’organisation. Chaque camp revendiquait la légitimité de diriger l’UNARTCI, provoquant une paralysie partielle de ses activités et alimentant de nombreuses polémiques dans le milieu culturel ivoirien. Face à cette impasse, le recours à la justice est apparu comme le seul moyen de clarifier la situation institutionnelle de la faîtière des artistes.

Fort de cette reconnaissance judiciaire, Aimond Williams entend désormais engager une nouvelle étape pour l’UNARTCI. Il appelle l’ensemble des artistes à privilégier l’unité et l’apaisement afin de restaurer la crédibilité de l’organisation. Le nouveau président statutaire affiche également sa volonté de relancer les projets en faveur des créateurs et de redynamiser les activités de l’Union dans un climat plus serein.

Au-delà du cas de l’UNARTCI, cette décision rappelle le rôle de la justice dans le règlement des différends au sein des organisations professionnelles. Elle souligne également l’importance du respect des statuts et des règles de gouvernance pour prévenir les crises de légitimité. Plusieurs observateurs estiment que cette ordonnance pourrait constituer un précédent pour d’autres structures culturelles confrontées à des conflits similaires.

 

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Dans le milieu artistique, la décision suscite à la fois soulagement et appels à la réconciliation. De nombreux acteurs espèrent qu’elle permettra de refermer définitivement ce chapitre de divisions. Ils insistent désormais sur la nécessité de reconstruire une organisation unie, capable de défendre efficacement les intérêts des artistes ivoiriens et d’accompagner le développement du secteur culturel.

 

UNARTCI
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Miss Côte d’Ivoire 2026 : Cadic N’Guessan décroche la couronne après un échec

La persévérance a fini par payer pour N’Guessan Affoué Cadic Louisette. Éliminée lors de l’édition 2021 de Miss Côte d’Ivoire, la jeune femme de 26 ans, mesurant 1,75 m, a été sacrée Miss Côte d’Ivoire 2026 à l’issue de la 30ᵉ édition du concours, organisée dans la nuit du samedi 27 juin 2026 au Parc des Expositions de Port-Bouët. Elle succède à Fatima Koné, Miss Côte d’Ivoire 2025, et devient la 30ᵉ reine de beauté de l’histoire du concours.

Le sacre de Cadic N’Guessan récompense plusieurs années de persévérance. Elle s’était révélée au grand public en 2021 en remportant le titre de Miss Aboisso, avant de figurer parmi les 12 finalistes nationales de Miss Côte d’Ivoire. L’année suivante, elle décroche le titre de Miss Supranational Côte d’Ivoire 2022. Cette victoire lui permet de représenter la Côte d’Ivoire en Pologne, lors du concours international Miss Supranational.

Malgré ces expériences, la couronne nationale lui échappe encore. Loin de renoncer, elle poursuit sa préparation et travaille sa prestance, son éloquence ainsi que sa confiance en elle. Le parcours de Cadic N’Guessan illustre une véritable résilience. Après avoir échoué à décrocher le titre national en 2021, elle transforme cette déception en motivation. Pendant plusieurs années, elle affine son profil et accumule de nouvelles expériences avant de revenir plus forte.

Le 9 mai 2026, elle remporte le titre de Miss San Pedro avec 135 points sur 180, décrochant ainsi son billet pour représenter la région du Bas-Sassandra lors de la finale nationale.

Lors de sa présélection, elle affichait déjà clairement son ambition : « C’est un rêve d’enfance que je veux réaliser », avait-elle confié au jury.

Au-delà des concours de beauté, Cadic N’Guessan s’est également imposée dans l’univers du divertissement. Le grand public la connaît notamment pour son rôle d’Aïcha dans la série « Footeuses de Troubles », diffusée en 2024. Très active sur les réseaux sociaux, elle rassemble également une importante communauté de plus de 3 millions d’abonnés sur TikTok, où elle partage régulièrement des contenus autour de la mode, du lifestyle et de son quotidien.

 

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Plus expérimentée et plus sereine, Cadic N’Guessan a convaincu le jury tout au long de cette 30ᵉ édition. Son assurance et son parcours ont fait la différence face aux autres candidates venues de plusieurs régions du pays.

En remportant la couronne de Miss Côte d’Ivoire 2026, elle inscrit définitivement son nom au palmarès du plus prestigieux concours de beauté du pays. Son parcours, marqué par la persévérance, fait désormais d’elle une source d’inspiration pour de nombreuses jeunes Ivoiriennes.

 

Abidjan / Cocody : le carrefour La Vie fermé pendant quatre mois pour les travaux du BRT

Dans le cadre de la réalisation de la ligne du Bus Rapid Transit (BRT) reliant Yopougon à Bingerville, le ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier annonce le démarrage de nouveaux travaux sur le boulevard Germain Coffi Gadeau (ex-boulevard François Mitterrand).

Les travaux débuteront le vendredi 26 juin 2026 à 22 heures. Ils s’étendront sur une durée prévisionnelle de quatre mois et concerneront le tronçon situé dans le sens Carrefour La Vie – École de Gendarmerie.

Le ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier interrompra temporairement la circulation dans le sens Carrefour La Vie–École de Gendarmerie. Les automobilistes emprunteront une déviation par l’Avenue de l’Université, via le Rond-Point de la RTI, selon le plan de circulation établi.

Le ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier présente ses excuses aux usagers pour les désagréments que pourraient occasionner ces travaux. Ces aménagements s’inscrivent dans la réalisation du projet BRT Yopougon–Bingerville, destiné à moderniser le transport urbain à Abidjan et à améliorer la mobilité des populations. Le ministère appelle les conducteurs à respecter les déviations, la signalisation de chantier et toutes les mesures de sécurité mises en œuvre durant les travaux.

 

Ministère des Infrastructures et de l’Entretien Routier
© Ministère des Infrastructures et de l’Entretien Routier

Koumassi Campement : Blé Goudé exige des sanctions après les démolitions et réclame justice pour les victimes

Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), Charles Blé Goudé, est monté au créneau sur l’affaire des démolitions survenues à Koumassi Campement le 3 juin 2026. Lors d’une conférence de presse tenue vendredi 26 juin, il a dénoncé un « drame humain » et appelé à faire toute la lumière sur les responsabilités dans cette opération.

L’ancien ministre a demandé l’ouverture d’une enquête complète afin d’identifier tous les acteurs impliqués dans cette affaire. Il réclame également une indemnisation des familles touchées par les destructions.

Les démolitions du 3 juin dernier ont bouleversé la vie de plusieurs centaines de familles à Koumassi Campement. En pleine saison des pluies, des femmes, des enfants, des personnes âgées et des élèves en période d’examens se sont retrouvés sans habitation.

Si l’opérateur Brou Jacques, présenté comme l’auteur présumé des démolitions, a été interpellé par la justice pour absence de base légale, Charles Blé Goudé estime que les responsabilités doivent dépasser le seul exécutant. Le président du COJEP s’interroge notamment sur le rôle joué par certaines administrations et forces de sécurité dans le déroulement de l’opération.

 

Le COJEP demande une enquête sur la chaîne de décision

S’appuyant sur les déclarations du Procureur de la République indiquant que l’opérateur ne disposait d’aucune décision judiciaire autorisant une telle intervention, Charles Blé Goudé réclame des explications sur l’implication des autorités publiques.

« Comment monsieur Brou Jacques a-t-il pu bénéficier du concours de la force publique ? Sur quel fondement l’assistance de plusieurs dizaines d’agents des forces de l’ordre a-t-elle été autorisée ? Qui a pris ces décisions ? », a-t-il interrogé.

Pour le leader du COJEP, l’enquête doit remonter toute la chaîne de commandement afin d’établir les responsabilités de ceux qui auraient autorisé ou facilité cette opération jugée illégale.

Face aux pertes subies par les habitants, le COJEP appelle l’État à mettre en place un dispositif exceptionnel d’aide. L’organisation politique demande la création d’un fonds d’urgence destiné au relogement et au dédommagement des propriétaires et locataires concernés. Le parti annonce également la mise en place d’un collectif d’avocats pour accompagner les victimes dans leurs démarches judiciaires et leurs demandes de réparation.

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Revenant sur d’autres affaires restées sans réponse, notamment le dossier Komé Bakary, Charles Blé Goudé a appelé à une réflexion sur la protection des populations face aux abus.

« Qui sont ces intouchables qui se cachent derrière ces individus qui exproprient les pauvres populations ? », a-t-il lancé, estimant qu’un État fort doit avant tout garantir la sécurité et les droits des citoyens les plus vulnérables.

Mondial 2026 : Côte d’Ivoire – Norvège, les Éléphants défient Haaland pour une place en huitièmes

Après avoir décroché pour la première fois une qualification pour les phases à élimination directe, les Éléphants défieront la Norvège en 16es de finale, mardi 30 juin à 17 heures, à l’AT&T Stadium d’Arlington, au Texas.

Deuxièmes du groupe E avec six points, à égalité avec l’Allemagne, les hommes d’Emerse Faé retrouveront une sélection norvégienne également classée deuxième de son groupe I, derrière la France. Cette confrontation sera une première entre les deux nations. Les deux équipes joueront donc un match à enjeu majeur, avec une qualification historique pour les huitièmes de finale en perspective.

La Norvège a validé son billet après une phase de groupes marquée par une lourde défaite face à la France (4-1) lors de la troisième journée. De son côté, la Côte d’Ivoire arrive avec une dynamique positive après avoir franchi un cap inédit dans son histoire mondiale.

 

Haaland, principale menace pour la défense ivoirienne

Les regards seront forcément tournés vers Erling Haaland. L’attaquant de la Norvège représente le principal danger offensif avec quatre buts inscrits depuis le début du tournoi. Il occupe actuellement la deuxième place du classement des buteurs, derrière Lionel Messi auteur de cinq réalisations. Mais la sélection scandinave dispose d’autres armes offensives. Martin Ødegaard, capitaine d’Arsenal, et Alexander Sørloth, attaquant de l’Atlético de Madrid, font également partie des joueurs capables de faire la différence.

Toutefois, la défense norvégienne a montré des signes de fragilité. Elle a encaissé six buts en trois rencontres, dont quatre face à la France et deux contre le Sénégal. Une situation que les Éléphants pourraient exploiter.

Emerse Faé pourra compter sur un groupe confiant et équilibré. La force offensive ivoirienne repose notamment sur plusieurs buteurs : Nicolas Pépé a inscrit deux buts, tandis que Franck Kessié et Amad Diallo ont chacun trouvé le chemin des filets. Les Éléphants ont affiché leur solidité lors de leurs dernières sorties. Après une victoire maîtrisée contre Curaçao (2-0), ils avaient déjà démontré leurs qualités défensives face à l’Équateur (1-0), dans un match marqué par une forte intensité.

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Avec une qualification historique déjà acquise, la Côte d’Ivoire aborde ce rendez-vous avec ambition. Face à une Norvège dangereuse mais prenable, les Éléphants disposent d’arguments pour poursuivre leur parcours exceptionnel au Mondial 2026.

 

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