Rupture diplomatique Burkina Faso-France : Paris réagit et dénonce une décision qu’il juge « hostile »

La France a réagi à la décision du Burkina Faso de mettre fin à leurs relations diplomatiques. Dans une déclaration officielle, les autorités françaises indiquent avoir pris acte de cette rupture décidée unilatéralement par Ouagadougou.

Le gouvernement français dit regretter une décision qu’il qualifie d’« hostile et sans fondement ». Selon Paris, cette rupture diplomatique traduit « la dérive préoccupante » des autorités burkinabè. Face à cette situation, les autorités françaises annoncent l’examen de mesures de réciprocité. Elles précisent que ces dispositions seront prises en réponse à la décision du Burkina Faso.

Malgré cette crise diplomatique, Paris assure maintenir sa solidarité avec la population du Burkina Faso. Les autorités françaises rappellent également l’importance des liens historiques, humains et culturels qui unissent les deux peuples. La France souligne ainsi que la rupture entre les États ne remet pas en cause les relations profondes établies entre les populations française et burkinabè.

Dans ce nouveau contexte, les autorités françaises indiquent suivre avec attention la situation sécuritaire de leurs personnels présents au Burkina Faso ainsi que celle de la communauté française résidant dans le pays. Elles appellent d’ailleurs les ressortissants français à renforcer leur vigilance et à rester attentifs face à l’évolution de la situation. La rupture diplomatique entre Paris et Ouagadougou ouvre ainsi une nouvelle phase dans les relations entre les deux pays, déjà marquées ces dernières années par de fortes tensions.

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PPA-CI : Laurent Gbagbo nomme Jean-Gervais Tchéidé coordonnateur national du Pacte social

Le président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, poursuit la mise en place de son dispositif politique. Dans une décision datée du 26 juin 2026, l’ancien chef de l’État a nommé Jean-Gervais Tchéidé premier vice-président exécutif chargé de la coordination nationale du Pacte social. Il portera également le titre de « commissaire général du Pacte social ».

Par cette nomination, Laurent Gbagbo confie une mission stratégique à l’ancien secrétaire général du PPA-CI. Jean-Gervais Tchéidé pilotera l’un des principaux chantiers politiques du parti. Cette décision dépasse une simple réorganisation interne. Elle vise à accélérer la promotion du Pacte social. Le PPA-CI présente ce projet comme le socle de son projet de société. À l’approche des élections locales de 2028 et de la présidentielle prévue en 2030, cette initiative s’inscrit dans la stratégie de mobilisation et d’implantation du PPA-CI sur l’ensemble du territoire.

 

Une mission placée sous Laurent Gbagbo

Dans la décision signée par le président du PPA-CI, le Pacte social est défini comme « l’expression des engagements du PPA-CI en faveur d’une Côte d’Ivoire plus juste, plus solidaire, plus prospère et plus souveraine ». Pour assurer la mise en œuvre de cette vision, Jean-Gervais Tchéidé exercera ses fonctions sous l’autorité directe de Laurent Gbagbo. Il aura pour mission de coordonner les ambassadeurs du Pacte social, d’élaborer le calendrier national des campagnes de vulgarisation, de présider les réunions de coordination et de veiller à l’exécution des programmes arrêtés par la direction du parti. Il devra également transmettre au président du PPA-CI des rapports réguliers sur l’évolution des activités et des actions engagées.

Laurent Gbagbo a choisi Jean-Gervais Tchéidé pour piloter le Pacte social. Il mise sur l’un de ses plus fidèles collaborateurs. Diplômé de l’École nationale d’administration (ENA), Jean-Gervais Tchéidé a exercé comme administrateur en chef des services financiers avant de faire valoir ses droits à la retraite. Ancien député de Bloléquin, il a effectué une grande partie de sa carrière dans l’administration publique. Il s’est ensuite imposé comme une figure de premier plan de l’opposition ivoirienne.

Cette nomination consolide la place de Jean-Gervais Tchéidé au sein du PPA-CI. Il occupe un rôle central depuis la création du parti en octobre 2021. Ancien cadre du Front populaire ivoirien (FPI), il a participé à la fondation du PPA-CI. Cet engagement est intervenu après le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire.

 

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Le 24 octobre 2023, il avait été désigné secrétaire général du parti en remplacement de Damana Pickass. Depuis lors, il a ainsi supervisé l’administration du PPA-CI, tout en coordonnant les activités des structures du parti sur le terrain. Par ailleurs, il a accompagné Laurent Gbagbo dans les principales prises de position de l’opposition, notamment sur les questions électorales et institutionnelles.

Burkina Faso : le gouvernement annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec la France

Le Burkina Faso a annoncé, ce vendredi 26 juin 2026, la rupture de ses relations diplomatiques avec la France. Dans un communiqué officiel, le gouvernement burkinabè justifie cette décision par une dégradation profonde des relations bilatérales, qu’il attribue notamment à des divergences sur la souveraineté nationale, au respect mutuel entre les deux États et à ce qu’il qualifie d’« activisme » des autorités françaises contre les intérêts du pays.

Selon les autorités burkinabè, cette décision intervient à l’issue d’une évaluation approfondie de l’état des relations entre Ouagadougou et Paris. Le gouvernement estime que les conditions nécessaires à une coopération fondée sur « le respect mutuel, la confiance réciproque, le respect du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et de la souveraineté nationale » ne sont désormais plus réunies.

 

Le gouvernement accuse la France d’ingérence et de soutien à des réseaux subversifs

Dans son communiqué, l’exécutif burkinabè accuse le régime français de mener « un activisme incessant » contre les intérêts du Burkina Faso. Il dénonce également des « ambitions néocoloniales affichées », un « soutien actif à des réseaux subversifs et aux terroristes qui endeuillent notre pays et le Sahel », ainsi que « la perfidie et la partialité des discours et des opinions sur notre pays pour en faire un paria de la communauté internationale ».

Face à ce que les autorités présentent comme des « visées impérialistes de domination » et une volonté « d’asservissement » du peuple burkinabè, le gouvernement affirme avoir fait « le choix de la responsabilité et de la souveraineté ». Toutefois, Ouagadougou tient à préciser que cette rupture diplomatique ne remet pas en cause les liens historiques entre les peuples des deux pays.

« Le Gouvernement tient à souligner que cette décision ne remet nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux qui unissent les peuples burkinabè et français. Elle vise exclusivement le cadre institutionnel des relations entre les deux États au plan diplomatique », indique le communiqué.

Appel au calme et protection des ressortissants

Les autorités assurent également vouloir garantir la sécurité des ressortissants étrangers présents sur le territoire national. Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement à assurer la protection des ressortissants concernés et la préservation de leurs intérêts. Il appelle, dans le même temps, les citoyens burkinabè à faire preuve de responsabilité, de retenue et de civisme à l’égard des ressortissants français ainsi que de l’ensemble des expatriés vivant au Burkina Faso, dans le strict respect des lois de la République.

Enfin, le Burkina Faso affirme poursuivre une politique étrangère indépendante, axée sur la diversification de ses partenariats internationaux, le renforcement de la coopération Sud-Sud ainsi que le développement de relations équilibrées favorisant la paix, la sécurité et le développement durable.

Le gouvernement conclut en réaffirmant son ouverture au dialogue avec l’ensemble des États de la communauté internationale, à condition que celui-ci repose sur « le respect mutuel, la réciprocité, l’égalité souveraine et la défense des intérêts légitimes de chacun ». Il assure demeurer engagé à bâtir, avec toutes les nations attachées à la paix et à la justice, « un monde libre, plus juste et plus solidaire ».

 

Mondial 2026 : Emerse Faé accuse Schweinsteiger de propos « racistes » après ses critiques sur le jeu ivoirien

Les commentaires de Bastian Schweinsteiger sur le football ivoirien continuent de faire débat. Après la rencontre entre la Côte d’Ivoire et l’Allemagne, l’ancien milieu de terrain allemand avait décrit le style des Éléphants comme un football « peu orthodoxe » et « un peu sauvage », estimant qu’il était moins tactique que celui des grandes nations européennes.

Des propos qui ont provoqué une vive réaction d’Emerse Faé. Le technicien ivoirien a dénoncé une analyse qu’il juge déplacée et a estimé qu’elle pouvait être qualifiée de « raciste ». La réaction du sélectionneur ivoirien est d’autant plus forte qu’il affirme avoir longtemps admiré l’ancien champion du monde allemand. Ancien milieu défensif comme Schweinsteiger, Emerse Faé a rappelé son respect pour le joueur qu’il considérait comme une référence.

« C’est triste parce que Bastian a été un très grand joueur », a déclaré le technicien ivoirien, avant d’exprimer sa déception face aux propos tenus par l’ex-joueur du Bayern Munich. « J’ai été déçu par l’homme quand j’ai entendu ces commentaires. Quand vous connaissez le foot comme lui, c’est bizarre d’avoir des propos de ce genre, qu’on peut qualifier sans langue de bois de racistes ».

Selon lui, un ancien footballeur de ce niveau devrait avoir une lecture plus nuancée du jeu africain. Il estime que ces déclarations ne correspondent pas à l’image qu’il avait de l’ancien international allemand.

 

Une polémique née après un match serré entre les deux sélections

La controverse est apparue après la défaite des Éléphants face à l’Allemagne (2-1). Malgré le revers, la Côte d’Ivoire avait livré une prestation solide face à une équipe quadruple championne du monde. Quelques jours plus tard, les Ivoiriens ont marqué l’histoire en décrochant leur qualification pour la phase à élimination directe du Mondial 2026 grâce à leur victoire contre Curaçao. C’est après cette qualification historique qu’Emerse Faé a choisi de répondre aux critiques.

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Le sélectionneur ivoirien n’a pas seulement contesté le fond des propos de Schweinsteiger. Il a également mis en cause leur motivation, estimant que certains consultants cherchent parfois à créer la polémique pour rester au centre de l’attention.

« Le foot est comme ça, il y a beaucoup de consultants qui cherchent à faire le buzz. Maintenant qu’il est un peu dans l’anonymat, il essaie de faire parler de lui », a-t-il lancé, reprochant à l’ancien international allemand de vouloir attirer les projecteurs.

Pour l’heure, Bastian Schweinsteiger n’a pas réagi aux accusations du sélectionneur ivoirien. La chaîne publique allemande ARD, pour laquelle il intervient comme consultant, n’a pas non plus communiqué sur cette polémique. Interrogé sur le sujet, Jürgen Klopp a préféré éviter la controverse, estimant qu’il s’agissait d’une question sensible qui nécessitait de la prudence.

« Et maintenant, vous voulez continuer sur ce sujet. Non, non, il n’y a aucune chance que je réponde à cette question. Tout le monde aime ça, alors vous me mettez dans cette situation. Ce n’est pas mon rôle de plaire à tout le monde, mais c’est un sujet sérieux et je ne sais même pas ce qu’il convient de dire. Pour les Africains, ce serait une chose, pour d’autres, ce serait autre chose ».

Alors que la Côte d’Ivoire poursuit son aventure historique au Mondial 2026, cette polémique rappelle les débats persistants autour de la perception du football africain sur la scène internationale.

 

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Mondial 2026 : la Côte d’Ivoire signe un record offensif historique avec 92,9 % de matches buteurs

La Côte d’Ivoire continue de marquer son empreinte dans l’histoire de la Coupe du monde. Avec 13 rencontres sur 14 disputées en phase finale ayant enregistré au moins un but ivoirien, les Éléphants détiennent désormais un record mondial de régularité offensive.

Selon une statistique publiée par Flashscore, la sélection ivoirienne affiche le meilleur taux de matches avec au moins un but inscrit parmi les équipes ayant participé à au moins trois rencontres dans la compétition. Un ratio exceptionnel de 92,9 %, jamais atteint par une autre nation.

Cette performance repose sur une constance offensive observée depuis la première participation ivoirienne au Mondial en 2006. En Allemagne, les Éléphants avaient trouvé le chemin des filets face à l’Argentine, aux Pays-Bas et à la Serbie-Monténégro. Quatre ans plus tard en Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire avait encore marqué contre la Corée du Nord et le Brésil. Seul le match nul contre le Portugal (0-0) reste l’unique rencontre mondiale où les Ivoiriens n’ont pas inscrit de but. Lors du Mondial 2014 au Brésil, les Éléphants avaient également conservé cette dynamique offensive avec des buts contre le Japon, la Colombie et la Grèce.

 

Le Mondial 2026 consacre une nouvelle ère pour les Éléphants

La campagne américaine a permis à la Côte d’Ivoire de renforcer cette statistique historique. Dans le groupe E, les hommes d’Emerse Faé ont inscrit un but face à l’Équateur, puis deux contre Curaçao, malgré une défaite contre l’Allemagne. Face à Curaçao à Philadelphie, Nicolas Pépé a offert la qualification historique aux siens grâce à un doublé, permettant aux Éléphants d’atteindre pour la première fois les seizièmes de finale d’une Coupe du monde.

LIRE AUSSI : Mondial 2026 : grâce au doublé de Nicolas Pépé, la Côte d’Ivoire bat Curaçao (2-0) et se qualifie pour les seizièmes de finale

Après trois éliminations au premier tour en 2006, 2010 et 2014, la Côte d’Ivoire a enfin franchi un nouveau cap dans son histoire mondiale. Deuxième du groupe E derrière l’Allemagne, la sélection ivoirienne disputera son premier match à élimination directe à Dallas. Les Éléphants attendent désormais de connaître leur adversaire, qui sera déterminé à l’issue du duel entre la France et la Norvège.

 

 

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Réforme électorale : « Cette séance d’information a été unilatérale, en simplex » Pascal Affi N’Guessan (CAP-CI)

La réforme du système électoral ivoirien continue de susciter de vives réactions dans l’opposition. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 25 juin 2026 au siège du Front populaire ivoirien (FPI), la Coalition pour une Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) a livré son analyse de la rencontre organisée quelques jours plus tôt par le gouvernement autour de la création d’un nouvel organe chargé de l’organisation des élections.

La CAP-CI a pris la parole après la réunion tenue le lundi 22 juin à la Primature, où le gouvernement a convié plusieurs partis politiques et organisations de la société civile à une séance d’information sur le projet de réforme visant à remplacer la Commission électorale indépendante (CEI).

Après avoir reçu le compte rendu de son président et examiné les orientations présentées par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, la conférence des présidents de la CAP-CI a dénoncé une rencontre qu’elle juge déséquilibrée. Selon la coalition, le gouvernement aurait davantage livré une présentation qu’engagé un véritable échange avec les parties prenantes.

« Cette séance d’information a été unilatérale, en simplex. Le gouvernement aurait pu nous éviter les contraintes du déplacement à la Primature en utilisant les canaux de la radio nationale ou de la télévision pour passer son message », a-t-il déclaré.

 

La CAP-CI critique le contenu de la réforme annoncée

Pour la coalition, la méthode adoptée par l’exécutif ne répond pas aux exigences d’une réforme électorale crédible. Elle estime que les discussions autour de l’avenir de l’organe électoral ne peuvent se limiter à une simple présentation des propositions gouvernementales. La CAP-CI rappelle que le Premier ministre a lui-même reconnu que la question électorale constitue un enjeu majeur, directement lié à la souveraineté nationale, à la légitimité des institutions et à la stabilité du pays.

Mais pour l’organisation politique, les conclusions tirées par le gouvernement comporteraient des contradictions. Elle partage notamment le constat selon lequel les crises électorales passées ont fragilisé la cohésion nationale, tout en contestant l’analyse selon laquelle les différents cycles électoraux auraient également démontré la maturité démocratique du pays.

Au cœur des critiques de la CAP-CI figure la question de la confiance dans le processus électoral. La coalition estime que la réforme doit d’abord répondre aux causes profondes de la défiance des acteurs politiques et des citoyens envers les institutions chargées des élections. Selon elle, le problème ne réside pas uniquement dans l’organisation matérielle des scrutins, mais dans la neutralité, l’impartialité et la crédibilité de l’ensemble du dispositif électoral.

« Le malheur de la défunte CEI a deux noms : sa caporalisation et son instrumentalisation par le gouvernement et le RHDP », a-t-il affirmé.

La CAP-CI conteste ainsi l’idée d’une architecture reposant sur trois piliers distincts, un organe chargé de l’organisation matérielle des élections, un autre dédié au recensement et au comptage des voix, et un troisième chargé de la supervision et du contrôle du processus. Pour la coalition, la séparation des missions ne suffira pas à garantir la confiance si les principes d’indépendance et d’équité ne sont pas pleinement assurés.

 

La CEI au centre des critiques de la coalition

Revenant sur le bilan de l’ancienne Commission électorale indépendante, la CAP-CI estime que ses difficultés étaient liées à son fonctionnement et à son manque d’autonomie. La coalition accuse notamment le pouvoir en place et le RHDP d’avoir exercé une influence excessive sur l’institution électorale, empêchant selon elle une représentation équilibrée de l’opposition et de la société civile.

Elle considère que toute nouvelle réforme doit tirer les leçons du passé afin d’éviter de reproduire les mêmes erreurs et de créer les conditions de futures contestations électorales. La coalition critique également les conditions d’organisation de la rencontre du 22 juin, notamment le choix des participants et l’absence de visibilité sur les prochaines étapes du processus.

« Cette séance d’information a été unilatérale, en simplex. Le gouvernement aurait pu nous éviter les contraintes du déplacement à la Primature en utilisant les canaux de la radio nationale ou de la télévision pour passer son message », a-t-il déclaré.

 

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Selon elle, certaines formations politiques régulièrement engagées dans les compétitions électorales n’auraient pas été associées aux échanges, tandis que d’autres acteurs auraient été privilégiés. Face à ces inquiétudes, la CAP-CI appelle à l’ouverture d’un véritable dialogue politique réunissant toutes les forces représentatives, les organisations de la société civile ainsi que les différentes parties prenantes.

Pour la coalition, la stabilité du pays dépendra de la capacité des acteurs politiques à construire un organe électoral accepté par tous. Elle estime que la confiance ne pourra naître que d’une démarche fondée sur la transparence, l’équilibre et le consensus national.

 

Sécurité routière : 34 chauffeurs sanctionnés après l’examen de 43 dossiers d’infractions à Abidjan

Quarante-trois dossiers d’infractions routières ont été passés en revue par la Commission technique de suspension et de retrait du permis de conduire, réunie jeudi 25 juin 2026 dans les locaux de la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC). Cette nouvelle session s’inscrit dans le cadre des actions engagées par les autorités ivoiriennes pour renforcer la sécurité routière et lutter contre les comportements dangereux sur les routes.

À l’issue des délibérations, 34 conducteurs ont écopé de sanctions allant de trois mois à dix ans de suspension ferme de leur permis. Un autre chauffeur a bénéficié d’une suspension de trois mois avec sursis, tandis que deux permis ont été restitués après analyse des dossiers concernés.

 

Deux affaires très commentées sur les réseaux sociaux sanctionnées

Parmi les dossiers étudiés figuraient deux cas particulièrement médiatisés. Le premier concernait une conductrice dont l’attitude au volant avait suscité de nombreuses réactions en ligne. Convoquée devant la Commission, elle a reconnu les faits, présenté ses excuses et demandé la clémence des membres.

Le second dossier portait sur un conducteur filmé sur l’Autoroute du Nord avec une plaque d’immatriculation volontairement dissimulée. Face aux membres de la Commission, il a tenté d’expliquer son comportement, sans toutefois convaincre les responsables chargés de statuer sur son cas. Compte tenu de la gravité des faits, les deux conducteurs ont reçu une suspension ferme d’un an de leur permis de conduire. Avant toute reprise du volant, ils devront également suivre une nouvelle formation obligatoire.

Au-delà de ces dossiers emblématiques, la Commission a également traité 31 autres cas ayant conduit à différentes sanctions. Sept conducteurs convoqués ne se sont toutefois pas présentés devant l’instance. À l’issue de la session, Coulibaly Kafona, au nom du président de la Commission, a appelé les usagers de la route à adopter davantage de prudence et de responsabilité.

« Derrière chaque accident de la circulation, ce sont des familles entières qui sont touchées, mobilisées et parfois endeuillées », a-t-il rappelé.

La Commission entend ainsi renforcer la prévention et rappeler que les comportements dangereux au volant peuvent avoir de lourdes conséquences humaines et judiciaires.

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Mondial 2026 / Qualification des Éléphants pour les 16es de finale : Tidjane Thiam salue une victoire qui « n’est que le début »

En s’imposant avec maîtrise face à Curaçao (2-0), jeudi 25 juin 2026 à Philadelphie, la sélection ivoirienne a décroché son billet pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde FIFA 2026. Une première dans l’histoire du pays, qui ouvre une nouvelle ère pour les Éléphants et déclenche une vague d’enthousiasme auprès de millions de supporters.

Après trois participations marquées par des éliminations au premier tour en 2006, 2010 et 2024, la Côte d’Ivoire franchit enfin un cap majeur sur la scène mondiale. Avec six points au compteur, les hommes d’Emerse Faé terminent deuxièmes du groupe E et poursuivent leur aventure dans la compétition.

 

Tidjane Thiam salue un exploit qui dépasse le football

La joie était immense au sein de la délégation ivoirienne après cette qualification historique. Parmi les personnalités présentes dans les tribunes figurait Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, qui a vécu avec émotion ce moment inédit.

« Je suis l’homme le plus heureux sur terre aujourd’hui », a-t-il déclaré après la rencontre.

L’ancien dirigeant international a ensuite replongé dans l’histoire du football africain, rappelant les difficultés rencontrées par les sélections du continent pour s’imposer au plus haut niveau. Évoquant les années 1970, il a notamment cité la défaite de la Côte d’Ivoire face au Maroc à Tétouan (4-1), une époque où les équipes africaines devaient encore prouver leur valeur sur la scène mondiale.

« On se battait tous pour notre place à la Coupe du Monde parce qu’on considérait que l’Afrique n’était pas un concurrent sérieux », a-t-il expliqué.

 

« Vive la Côte d’Ivoire, vive l’Afrique » : un message d’espoir

Pour Tidjane Thiam, le parcours actuel des Éléphants témoigne de la montée en puissance du football africain. Il a salué les performances de plusieurs nations du continent engagées dans cette Coupe du monde, notamment le Maroc, le Ghana, le Cap-Vert et le Congo.

« Aujourd’hui, nous, la Côte d’Ivoire, nous sommes qualifiés pour le second tour. Vous avez vu le Maroc, vous avez vu le Ghana, vous avez vu le Cap-Vert, vous avez vu le Congo… et ce n’est que le début. Vive la Côte d’Ivoire, vive l’Afrique ! », a-t-il lancé.

Sur le terrain, les Éléphants ont dû faire preuve de patience et de discipline pour venir à bout de Curaçao. La rencontre, disputée sous une chaleur importante avec 29 °C et un taux d’humidité de 42 %, a éprouvé les organismes ivoiriens. Après une première période convaincante, les joueurs d’Emerse Faé ont progressivement réduit leur intensité en seconde période. Moins explosifs dans leurs courses, ils ont néanmoins conservé leur organisation et leur avantage jusqu’au coup de sifflet final.

 

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Dans l’autre rencontre du groupe, l’Équateur a créé la surprise en battant l’Allemagne (2-1), obtenant également sa qualification pour les seizièmes de finale en terminant troisième. Les Éléphants connaissent désormais l’ampleur du prochain défi, ils affronteront la France ou la Norvège lors du tour suivant. Un adversaire de taille, mais que la sélection ivoirienne abordera avec une confiance renforcée par ses performances et par le soutien massif de tout un peuple.

Cette qualification dépasse largement le cadre sportif. Elle illustre la progression continue du football ivoirien, quelques années après le sacre continental, et confirme la place grandissante des nations africaines parmi les grandes puissances du football mondial. Avec cette génération d’Éléphants, la Côte d’Ivoire nourrit désormais une ambition nouvelle qui est de continuer à surprendre et écrire encore de belles pages de son histoire sur la scène internationale.

 

 

Réforme électorale : le PDCI-RDA met en garde le gouvernement contre toute démarche unilatérale

Face au projet gouvernemental de réforme du système électoral, le PDCI-RDA affiche son opposition. Dans un communiqué rendu public mercredi 24 juin 2026, le parti dirigé par Tidjane Thiam appelle à la prudence et refuse toute révision menée sans concertation, estimant que les règles électorales doivent résulter d’un consensus entre les différents acteurs politiques.

Cette réaction intervient au lendemain de la rencontre organisée le 22 juin à Abidjan entre le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, et les formations politiques dans le cadre du dialogue républicain. À cette occasion, le chef du gouvernement a présenté les grandes lignes de la réforme envisagée, notamment la création d’un nouvel organe de supervision électorale articulé autour de trois entités.

Le PDCI-RDA affirme toutefois être sorti de cette rencontre avec de fortes réserves. Selon le parti dirigé par Tidjane Thiam, le gouvernement aurait déjà arrêté les contours de la réforme en s’appuyant exclusivement sur ses propres experts, réduisant ainsi le dialogue à une simple formalité. Le vieux parti déplore également le déroulement de la réunion, présentée comme une séance de travail mais qui, selon lui, s’est limitée à un exposé du Premier ministre, sans véritable espace de discussion.

 

« Une réforme électorale ne peut être imposée »

Pour le PDCI-RDA, la réforme du système électoral dépasse le cadre d’une simple réorganisation administrative. Elle engage, souligne-t-il, les fondements mêmes de la démocratie ivoirienne.

« Le PDCI-RDA attire l’attention des Ivoiriennes et des Ivoiriens sur le fait qu’une réforme électorale n’est pas une réforme administrative ordinaire. Elle touche au fondement même du pacte démocratique. Elle concerne les règles qui permettront demain de désigner démocratiquement les gouvernants de notre pays. À ce titre, elle ne peut être élaborée unilatéralement par le seul pouvoir en place », indique le communiqué.

Le parti estime, en outre, qu’il existe une « incohérence démocratique » à laisser le RHDP, futur candidat aux élections, définir seul les règles du processus électoral. Selon lui, le parti au pouvoir ne peut être simultanément rédacteur des règles, organisateur du scrutin et concepteur du mécanisme chargé de son contrôle.

Face à cette situation, le PDCI-RDA plaide pour l’organisation d’une table ronde réunissant l’ensemble des acteurs concernés. Le parti propose que le RHDP, les partis de l’opposition, les organisations de la société civile ainsi que les autorités traditionnelles et religieuses participent à un cadre de concertation destiné à élaborer de manière consensuelle la réforme électorale.

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Le PDCI-RDA a également adressé un courrier officiel au gouvernement afin de formaliser cette demande, précise le communiqué. Pour le parti de Tidjane Thiam, les expériences passées démontrent que la stabilité du pays dépend d’un consensus politique construit avant les élections.

« En Côte d’Ivoire, la paix doit impérativement se construire avant les élections, et non après », conclut le document.

 

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Revue de presse du 26 juin : qualification historique des Éléphants, la réforme électorale et le « pacte social » du PPA-CI au cœur de l’actualité

Entre la qualification historique de la Côte d’Ivoire pour les 16es de finale de la Coupe du monde 2026 et les tensions politiques suscitées par le projet de réforme de l’organe électoral, les quotidiens ivoiriens consacrent leurs principales Unes à ces deux dossiers ce vendredi 26 juin 2026.

 

L’exploit des Éléphants au Mondial 2026 s’impose comme le principal sujet des journaux ivoiriens . Grâce à leur victoire maîtrisée (2-0) contre Curaçao, jeudi, les hommes d’Emerse Faé se sont qualifiés pour les 16es de finale de la Coupe du monde, une première dans l’histoire du football ivoirien.

LIRE AUSSI : Mondial 2026 : grâce au doublé de Nicolas Pépé, la Côte d’Ivoire bat Curaçao (2-0) et se qualifie pour les seizièmes de finale

Après des éliminations dès le premier tour lors de leurs précédentes participations en 2006, 2010 et 2024, les Ivoiriens franchissent enfin un cap historique. Avec six points, ils terminent deuxièmes du groupe E et décrochent leur billet pour la phase à élimination directe.

Cette performance est largement saluée par la presse nationale. « Les Éléphants en 16es de finale », affiche L’Essor, tandis que Le Jour Plus célèbre une qualification « historique ». L’Inter met, quant à lui, en avant la prestation de Nicolas Pépé, auteur d’un doublé décisif, en titrant : « Nicolas Pépé propulse les Éléphants en 16es de finale du Mondial 2026 ».

 

La réforme de l’organe électoral suscite une vive contestation

Au-delà du football, les débats politiques occupent également une place importante dans les colonnes des quotidiens. L’annonce par le gouvernement de la création d’un nouvel organe électoral « à trois têtes » continue de provoquer de nombreuses réactions au sein de l’opposition.

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La CAP-CI, à travers la voix de Pascal Affi N’Guessan, exprime ses inquiétudes face au processus engagé. Selon L’Inter, la coalition redoute « un passage en force du gouvernement ». Notre Voie souligne pour sa part que l’ancien Premier ministre appelle à « l’ouverture d’un dialogue politique » afin de parvenir à un consensus.

Le Nouveau Réveil relaie également la position du PDCI-RDA, qui invite les autorités à privilégier un dialogue « sincère et inclusif » autour de la réforme électorale. Plus virulent, Le Quotidien d’Abidjan s’interroge : « Comment le RHDP veut ramener la Côte d’Ivoire aux réflexes moyenâgeux des partis politiques… ».

Les journaux favorables au pouvoir répondent aux critiques de l’opposition en défendant la démarche du gouvernement. Dans ses colonnes, L’Expression estime que « l’opposition étale déjà sa mauvaise foi », rejetant les accusations formulées contre le projet de réforme de l’organe électoral.

 

Le « nouveau pacte social » de Laurent Gbagbo divise les quotidiens

Le lancement du « nouveau pacte social » proposé par Laurent Gbagbo constitue le troisième grand sujet de l’actualité de ce vendredi. L’initiative de l’ancien président est interprétée différemment selon les sensibilités des médias.

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Le Quotidien d’Abidjan souligne que Laurent Gbagbo « lance un pacte social et redéfinit son combat politique ». De son côté, Générations Nouvelles insiste sur les critiques formulées par l’ex-chef de l’État contre le régime RHDP, notamment sur la cherté de la vie, les opérations de déguerpissement et les atteintes aux libertés.

À l’opposé, les journaux proches du pouvoir rejettent vivement cette initiative. L’Avenir qualifie ainsi ce projet de « pacte de la honte », illustrant une nouvelle fois la profonde fracture qui caractérise le traitement de l’actualité politique dans la presse ivoirienne.