Une alerte environnementale a conduit les autorités ivoiriennes à réagir rapidement. Après la découverte, jeudi 18 juin 2026, d’une importante mortalité de poissons dans les eaux lagunaires de Songon-Kassemblé, les autorités ont immédiatement déployé des mesures d’urgence.
Le phénomène, qui touche principalement des alevins de sardinelle, a mobilisé une équipe mixte composée d’agents du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), des autorités administratives locales et des forces de sécurité. Une première mission a permis d’évaluer la situation et de mettre en place les premières actions de protection.
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Des prélèvements pour déterminer l’origine du phénomène
Les services techniques ont procédé à des prélèvements d’eau et de poissons morts afin de mener des analyses approfondies. Ces examens, réalisés avec l’appui du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) et d’autres structures spécialisées, portent notamment sur les aspects physico-chimiques, bactériologiques et toxicologiques. Parallèlement, les équipes mobilisées ont retiré, sécurisé puis détruit les poissons morts afin de prévenir tout risque sanitaire et de limiter les impacts sur l’environnement.
Les autorités ont également renforcé le dispositif de contrôle autour du site touché. Des équipes terrestres et nautiques suivent l’évolution de la situation, tandis que des enquêtes sont en cours pour rechercher d’éventuelles sources de pollution à proximité ou en amont de la zone concernée. Un cadre de coordination réunissant le MIRAH, le CIAPOL, les autorités locales et les collectivités territoriales a été instauré pour assurer le suivi des opérations.
En attendant les résultats des analyses, le MIRAH appelle les populations riveraines, les pêcheurs et les acteurs de la filière halieutique à la prudence. Le ministère rappelle l’interdiction de ramasser, vendre ou consommer les poissons retrouvés morts, en attendant l’identification des causes de cette mortalité inhabituelle.


