La capitale iranienne a accueilli, dimanche 5 juillet 2026, une affluence massive de fidèles et de hauts responsables politiques à l’occasion du deuxième jour des funérailles d’État de l’ayatollah Ali Khamenei. La Grande Mosalla de Téhéran, où repose temporairement la dépouille de l’ancien guide suprême, est devenue le centre névralgique d’un vaste dispositif de recueillement national.
Organisées quatre mois après la fin du conflit ayant opposé l’Iran à une coalition israélo-américaine, ces cérémonies interviennent à la suite d’un accord conclu entre Téhéran et Washington, scellant la fin des hostilités après la mort de l’ancien dirigeant.
Au cœur du dispositif protocolaire, une prière funéraire a rassemblé les principales figures de l’État iranien. Le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf ainsi que plusieurs responsables militaires et religieux ont pris part à l’hommage officiel. L’ayatollah Ja’far Sobhani, 97 ans et figure religieuse de premier plan, a dirigé la cérémonie et a conduit ce moment hautement symbolique pour la République islamique.
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Une famille présente, mais des absences remarquées
Sur le plan familial, plusieurs proches de l’ancien guide suprême ont assisté à la prière, notamment ses fils Massoud, Mostaga et Meysam. Leur présence s’inscrit dans le protocole religieux entourant ces funérailles d’État. En revanche, l’absence de Mojtaba Khamenei, pressenti pour succéder à son père et blessé durant le conflit, a été largement relevée. Son absence publique alimente les interrogations sur la recomposition interne du pouvoir religieux et politique.
Face à l’afflux attendu de pèlerins venus de l’ensemble du territoire, les autorités iraniennes ont déployé un important dispositif d’accueil et de sécurité. Plus de 400 tentes du Croissant-Rouge iranien ont été installées dans différents points de la capitale afin de soutenir les participants.
Les autorités ont également mis en place des dispositifs de rafraîchissement et de distribution d’eau pour faire face aux fortes chaleurs, tandis qu’un important périmètre sécuritaire encadre les zones de rassemblement.
Les médias officiels diffusent les cérémonies en direct et les autorités les présentent comme un moment de cohésion nationale. Les autorités exposent également au public plusieurs cercueils de membres de la famille de l’ancien guide suprême, morts lors des frappes de février. Les estimations officielles évoquent une participation pouvant atteindre entre 15 et 20 millions de personnes sur les trois jours de cérémonies organisées dans la capitale, un chiffre qui souligne l’ampleur de la mobilisation attendue.
Au-delà de Téhéran, le programme des obsèques s’étend sur plusieurs jours et plusieurs villes. Après une procession prévue lundi dans les rues de la capitale, le cortège funéraire rejoindra Qom, puis les villes saintes irakiennes de Nadjaf et Karbala. Le parcours s’achèvera en Iran, avec un retour du cercueil pour l’inhumation finale à Machhad, prévue jeudi, selon le calendrier officiel communiqué par les autorités.



