Le Nigéria et le Maroc signent un accord pour développer une plate-forme de produits chimiques

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a annoncé ce jeudi, la signature entre son pays et le Maroc d’un accord pour développer une plate-forme de produits chimiques de base.D’un coût estimé à de 1,3 milliard de dollars, cette plateforme devra produire de l’ammoniac et divers engrais NPK et DAP, en utilisant les réserves de gaz du Nigéria, a indiqué le chef d’Etat nigérian dans un tweet.

« Nous sommes sur la bonne voie pour devenir une centrale électrique régionale et mondiale des engrais », explique le président nigérian, ajoutant que  « ce partenariat mutuellement avantageux entre nos deux pays est un véritable exemple de la manière dont le commerce et le partenariat intra-africains devraient fonctionner ».

M. Buhari n’a pas manqué cette occasion pour remercier, « au nom des Nigérians, mon frère et ami, Sa Majesté le Roi du Maroc, d’être avec nous au cours de ce voyage difficile mais passionnant ».

Une fois achevée, la nouvelle usine complétera les installations existantes de Dangote & Indorama Chemicals qui produisent de l’urée, de l’ammoniac et d’autres matières premières industrielles.

Covid-19 : la Côte d’Ivoire enregistre 5 nouveaux décès et 759 nouveaux cas

La Côte d’Ivoire où il a été détecté le variant anglais de la Covid-19, a enregistré jeudi 757 nouveaux cas de cette maladie, 477 guéris et cinq nouveaux décès, a appris APA auprès du ministère ivoirien de la santé et de l’hygiène publique.

Dans son rapport quotidien sur cette pandémie, le ministère de la santé a ajouté qu’à la date du 25 mars 2021, la Côte d’Ivoire compte 42 074 cas confirmés dont 37 797 personnes guéries, 229 décès et 4 048 cas actifs.  

« Le 24 mars, 1649 personnes ont été vaccinées avec un total de 29 535 personnes vaccinées contre la Covid-19 du 1er au 24 mars », a ajouté le ministre Eugène Aka Aouélé dans ce communiqué. 

Par ailleurs, il a exhorté le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité, les enseignants, les personnes âgées de plus de 50 ans et les personnes porteuses de maladies chroniques à se présenter au centre de vaccination au Parc des Sports de Treichville au sud d’Abidjan et les autres centres ouverts pour se faire vacciner gratuitement contre la Covid-19.

 Selon les autorités sanitaires ivoiriennes, le variant anglais de la Covid-19 a été détecté en Côte d’Ivoire et circule principalement à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Le 26 février dernier la Côte d’Ivoire a réceptionné 504.000 doses d’AstraZeneca ( vaccins contre la Covid-19) et au nom de l’amitié ivoiro-indienne, le pays a reçu le 05 mars dernier, 50.000 autres doses.

Covid-19: le variant anglais détecté en Côte d’Ivoire (ministère de la Santé)

Le variant anglais de la Covid-19 a été détecté en Côte d’Ivoire et circule principalement à Abidjan, a dit jeudi Dr Blaise Koné, directeur général adjoint de l’Hygiène publique, lors de la présentation de la campagne de vaccination contre la Covid-19 au Patronat ivoirien.

« Depuis le mois de février (2021), déjà, l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire indiquait la présence de ce variant dans notre pays; c’est sûr que de là jusqu’aujourd’hui, la maladie a certainement beaucoup progressé (…), ce qui explique le nombre de cas de regain », a soutenu Dr Blaise Koné.

Selon Dr Blaise Koné, le variant anglais détecté à Abidjan, connaît une circulation « active » et principalement à Abidjan, l’épicentre de la maladie dans le pays. C’est pourquoi il faut redoubler d’effort dans le respect des mesures barrières contre la Covid-19.

La Côte d’Ivoire a adhéré au mécanisme Covax, une initiative mondiale consistant à collaborer avec les fabriquants des vaccins contre la Covid-19. Le pays a reçu le 26 février 2021, 504.000 doses d’AstraZeneca et au nom de l’amitié ivoiro-indienne 50.000 autres doses le 5 mars. 

Le pays qui ambitionne de vacciner 58% de sa population, envisage de recourir à d’autres sources de financement en dehors du mécanisme Covax. Sur les populations à vacciner, le mécanisme Covax interviendra à hauteur de 20%, la Banque mondiale (19%) et l’Etat ivoirien (19%).

Le ministre ivoirien de la Santé et de l’Hygiène publique, Aouélé Aka, a exhorté les populations en Côte d’Ivoire à se faire vacciner, indiquant que pour l’heure il n’y a pas de solution, il n’y a que des mesures de prévention, entres autres les mesures barrières et les vaccins. 

Surtout, dira-t-il, « il faut faire confiance » au vaccin AstraZeneca,  utilisé aujourd’hui par une quinzaine de pays africains éligibles au mécanisme Covax à qui il a été alloué le vaccin et « dans aucun de ces pays on nous a signalé un décès dû à AstraZeneca ». 

Cette plate-forme de sensibilisation a été organisée par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire  (Cgeci,  Le Patronat ivoirien). La représentante du président du Patronat ivoirien, Martine Koffi Studer, vice-présidente de l’organisation a salué la mobilisation du secteur privé.  

Mme Martine Koffi Studer, également présidente de la Coalition des entreprises de Côte d’Ivoire, a souligné que cette structure a été créée pour veiller à la santé des travailleurs. La réunion a d’ailleurs regroupé plusieurs médecins d’entreprises et des employés. 

La Cgeci regroupe environ 3.500 entreprises de tous les secteurs d’activités. Ces entreprises contribuent à 80% des recettes fiscales de l’Etat de Côte d’Ivoire et emploient au total plus de 400.000 travailleurs. 

Maroc : Démantèlement d’une cellule terroriste

Les services sécuritaires marocains ont démantelé, jeudi, une cellule terroriste, composée de quatre individus, et qui s’activait dans la ville d’Oujda, à l’est du pays.l’interpellation des membres de cette cellule terroriste, affiliée à « l’Etat Islamique » (EI), s’est faite dans quatre opérations sécuritaires simultanées menées dans quatre quartiers à Oujda, durant lesquelles les éléments sécuritaires ont dû lancer des bombes sonores pour neutraliser le danger émanant du suspect principal, tandis que le deuxième suspect a été traqué et interpellé sur les toits des maisons voisines alors qu’il tentait de s’enfuir dans des circonstances mettant sa sécurité et celle des autres en danger, indique un communiqué du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ)

La perquisition du domicile du suspect principal a permis la saisie d’une importante somme d’argent en devise européenne, de quatre passeports appartenant aux membres de la cellule, qu’il gardait dans un endroit sûr à son domicile, de plusieurs armes blanches et du matériel informatique qui sera soumis à l’expertise technique nécessaire, ajoute la même source.

« Les recherches et investigations préliminaires menées ont révélé que les membres de cette cellule terroriste avait déclaré leur ‘loyauté’ à l’émir présumé de « l’état islamique » et s’apprêtaient à rejoindre les camps de cette organisation terroriste dans la région du Sahel pour mener des opérations de combat, avant d’être mobilisés et chargés par l’un des dirigeants de l »’état islamique » pour mener des plans terroristes au sein du Royaume contre des installations nationales vitales, des locaux sécuritaires et des bases militaires », précise le communiqué.

Selon le BCIJ, les suspects cherchaient à acquérir une expertise dans la fabrication des explosifs et des engins explosifs, outre leur coordination avec le leader susmentionné de l’EI en vue de leur fournir les ressources et le soutien logistique nécessaire pour financer leurs projets destructeurs.

Les mis en cause interpellés ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet chargé du terrorisme, en vue d’identifier les complices et les participants impliqués dans cette cellule terroriste, et déterminer les ramifications régionales et leurs liens éventuels aux projets terroristes au niveau mondial, conclut la même source.

Côte d’Ivoire/Massacre de Duékoué: «Je n’étais pas seul» (Amadé Ouérémi)

L’ex-chef de milice et ancien ‘’seigneur » du mont Péko dans l’extrême ouest ivoirien, accusé de crimes de guerre, de meurtres et de génocides à Duékoué (ouest ivoirien) pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011, a avoué jeudi , au deuxième jour de son procès devant le Tribunal de première instance d’Abidjan «qu’il n’était pas seul» lors ce massacre.

« Ce n’était moi seul. Moi je n’étais qu’un simple élément. C’est le commandant Losseni Fofana ( ex-commandant de la zone de Man) qui a donné l’ordre d’aller démanteler les barrages des miliciens à Duékoué. Ce n’est pas moi qui étais le chef  »,  a soutenu M. Ouérémi acculé par les questions du juge Charles Bini.

Auparavant, les présumés victimes collatérales de ces tueries qui ont témoigné successivement à la barre, ont incriminé unanimement Amadé Ouérémi et ses hommes d’être les responsables de ce massacre.

 « Ceux qui ont tiré sur moi étaient des civils. J’ai appris après que ce sont les hommes de Amadé Ouéremi qui ont tiré ce jour-là », a accusé à la barre,  Bémoin Adeline, une jeune dame de 35 ans qui a perdu ses deux jambes pendant cette attaque.

 Après elle, Gbohouo Bruno qui dit avoir perdu son petit-frère Jean lors de ces attaques de Duékoué, a imputé la mort de ce dernier à Amadé Ouéremi et ses hommes.

  « J’étais avec mon petit-frère et des hommes en armes sont venus dans un véhicule et  l’ont enlevé et sont allés le tuer. Quand je suis allé les voir pour récupérer son corps, ils m’ont demandé de payer 10 000 FCFA », a expliqué M. Gbohouo.

 Selon lui, cette attaque du quartier carrefour de Duékoué était le fait de Ouéremi et ses hommes.  « Je compte me constituer partie civile. L’homme n’a pas de prix, mais au titre des réparations, je réclame la somme de 10 millions FCFA», a dit M. Gbohouo au Tribunal.

Quant à Yayé Edgar, un autre témoin de ces massacres qui dit avoir perdu son grand-frère mort calciné dans l’incendie de sa maison, il a accusé M. Ouérémi et sa troupe.  « Je suis sûr et certain que cette attaque a été perpétrée par Amadé et ses hommes. Il avait des hommes sous son commandement», a soutenu M. Yayé réclamant à son tour, la somme de 6 millions FCFA en guise de réparations des dommages.

De son côté, Yohou Julien, un jeune homme d’une trentaine d’années, qui dit être adjoint administratif, a imputé la responsabilité de ce massacre à Amadé Ouérémi. Il a dit lui-aussi son intention de se constituer partie civile et réclame la somme de 2 millions FCFA à titre de dommages et intérêts. 

En retour, M. Ouérémi a botté  d’abord en touche toutes ces accusations portées contre lui et ses hommes avant de se dédire sous la pression des questions du juge Bini Charles. Quatre-vingt-deux témoins ont été annoncés pour ce procès contre M. Ouérémi.

Mais pour l’heure, c’est une dizaine qui est présente  pour son témoignage.   Les tueries de Duékoué survenues pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 ont fait plus de 800 morts selon des organisations humanitaires. 

Agé de 57 ans et de nationalité burkinabè, l’ex-chef de milice Amadé Ouérémi qui était considéré comme un supplétif des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), a occupé pendant plusieurs années la forêt classée du Mont Péko dans l’ouest ivoirien. Il a été arrêté depuis mai 2013 par l’armée ivoirienne.

L’Erythrée au cœur de la tension frontalière entre l’Ethiopie et le Soudan

Des forces érythréennes sont signalées à l’intérieur du territoire disputé par l’Ethiopie et le Soudan a annoncé l’Organisation des Nations unies (Onu).Le déploiement dans cette zone dite du Triangle d’al-Fashqa intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Ethiopie et le Soudan pour le contrôle de terres agricoles fertiles.

« Les tensions sont toujours vives dans le conflit le long de la frontière soudano-éthiopienne. Elles impliquent les forces armées soudanaises et éthiopiennes – y compris les milices Amhara – et les forces érythréennes déployées autour de la colonie de Barkhat dans le Grand Fashaga. Des affrontements y sont signalés depuis début mars dernier », a déclaré l’Onu mardi dans son dernier rapport sur la situation en Ethiopie.

Le rapport sur le déploiement a été publié alors que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a admis pour la première fois que des troupes érythréennes soutenaient les forces de son gouvernement dans son conflit au Tigré. Répondant mardi aux questions des députés, Abiy a déclaré qu’il n’avait aucun intérêt à aggraver les tensions avec le Soudan.

« L’Ethiopie a également de nombreux problèmes et nous ne sommes pas prêts à nous battre. Nous n’avons pas besoin de guerre », a-t-il déclaré dans des remarques traduites en anglais pour une émission télévisée en direct. « Il vaut mieux régler cela de manière pacifique ».

L’Ethiopien et le Soudan ont déployé des armements, notamment des chars et des batteries antiaériennes, dans la région frontalière litigieuse. Le Soudan est aussi en train de construire de nouvelles routes vers la zone frontalière pour en améliorer l’accès pendant la saison des pluies qui commence en juin prochain, a indiqué l’Onu dans un communiqué.

Covid-19 : le Zimbabwe lance sa deuxième phase de vaccination

Le président Emmerson Mnangagwa a reçu mercredi son premier vaccin anti-Covid-19, à l’occasion du lancement de la deuxième phase du programme de vaccination du Zimbabwe.Le président de la république a ensuite imploré ses compatriotes à se vacciner pour s’assurer que le pays obtienne « l’immunité collective » d’au moins 60% de la population.

« Permettez-moi de réitérer l’appel mondial lancé par l’Organisation mondiale de la santé : « Personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’est pas en sécurité » a indique le Chef de l’Etat. Avant de poursuivre, « je mets donc au défi chacun d’entre nous dans nos communautés respectives d’accepter le programme de vaccination et d’éviter l’hésitation à la vaccination, la désinformation et les théories négatives du complot », a poursuivi Mnangagwa.

Le programme d’immunisation dont le coup d’envoi a été donné mi-février par le vice-président Constantino Chiwenga qui recevait ainsi la toute première dose du vaccin, a été perturbé par la méfiance des Zimbabwéens dans le processus, alimenté par les théories du complot.

« Se faire vacciner est une responsabilité personnelle et familiale et une obligation nationale », a déclaré Mnangagwa. La deuxième phase du programme de vaccination vise les enseignants, les marchands de tabac, les travailleurs de l’industrie hôtelière et les détaillants.

La première phase, qui a débuté le 18 février et qui ciblait les travailleurs de première ligne, tels que le personnel médical, les forces de sécurité, les responsables des points d’entrée et les médias, a permis la vaccination d’environ 43.000 personnes.

Can 2022 : qualification historique des Comores

Les Cœlacanthes ont composté, ce jeudi 25 mars, leur ticket pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations de football après leur match nul et vierge face au Togo.Affiliée à la Fifa depuis 2005, la Fédération de football des Comores apprend très vite. L’équipe nationale de cet archipel situé au large de la côte est de l’Afrique est sûre de participer, début 2022, à la grand-messe du foot continental. Une première !

Le point glané face aux Eperviers du Togo, au stade omnisports de Malouzini (au Sud de la capitale Moroni), assure au pays d’origine des chanteurs Soprano et Alonso l’une des deux places qualificatives de la poule G.

En effet, les Comores totalisent neuf points au compteur au terme de la 5e journée des éliminatoires. Les Cœlacanthes sont toujours invaincus puisqu’ils ont signé deux victoires et trois nuls dans un groupe où il y a notamment l’Egypte et le Kenya.

Déjà éliminés, les Harambee Stars accueillent aujourd’hui à Nairobi les Pharaons. Si le Kenya ne s’impose pas, l’Egypte sera officiellement qualifiée. Et l’ultime rencontre des coéquipiers de Mohamed Salah face aux Comores, le 29 mars prochain, déterminera le leader définitif de ce groupe.

Tchad : Saleh Kebzabo, figure de proue de la résistance

Le leader de l’opposition, du haut de ses 73 ans, se démultiplie pour barrer la route à Idriss Déby Itno qui brigue un 6e mandat présidentiel le 11 avril prochain.Faire tomber le maréchal du Tchad de son piédestal. C’est le rêve fou de Saleh Kebzabo. Au pouvoir depuis 31 ans, Idriss Déby Itno sera finalement confronté après plusieurs désistements à six adversaires. Il s’agit de Romadoungar Nialbé Félix, de Brice Mbaimon, de Pahimi Padacket Albert, de Lydie Beassemda, de Yombombé Théophile et d’Alladoum Baltazar.

Candidat malheureux à quatre reprises, Saleh Kebzabo s’est résigné à retirer de la course au Palais rose suite aux évènements tragiques du 28 février 2021. Pour autant, le chef de file de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) ne rend pas les armes : « Aujourd’hui, je ferai un direct sur ma page pour lancer un appel à la marche pacifique le samedi 27 mars et donner quelques indications pratiques. Avec courage et détermination, la lutte continue », a-t-il posté sur le réseau social Twitter.

Plus que jamais, M. Kebzabo veut assumer ses responsabilités car « dans la situation que (le Tchad) traverse en ce moment, l’opposition démocratique a besoin d’un guide pour rassembler et traverser le chemin d’avenir ».

L’opposant historique à Idriss Déby est persuadé que ce dernier « n’acceptera jamais de quitter le pouvoir s’il n’y est pas contraint ». C’est pourquoi il envisage de rendre le Tchad ingouvernable en amplifiant « les tensions qui sont déjà en cours dans le pays ».

Et pour l’élection présidentielle prévue dans dix-sept jours, son objectif est d’empêcher purement et simplement sa tenue.  « Nous restons mobilisés sur notre objectif de faire de 2021 une année de changement. C’est possible avec le soutien de tous les enfants du Tchad victimes de l’oppression de Déby », a expliqué l’ancien journaliste.

Toujours introuvable, l’opposant Yaya Dillo a également juré de tout mettre en œuvre pour que le scrutin ne se tienne pas à date échue. Le samedi 20 mars 2021, une marche pacifique de l’opposition a été dispersée par les forces de l’ordre.  

Contre vents et marées, le président sortant poursuit sa campagne électorale lancée le 13 mars dernier. Le maréchal Idriss Déby affiche « sérénité et confiance » avant le vote qui se soldera, selon lui, par « une victoire au premier tour ».

Au sortir de son entretien avec l’opposant recalé Succès Masra (38 ans), le chef de l’Etat tchadien a déclaré que « l’intérêt supérieur de la nation doit transcender toute autre considération ».

Mozambique : vaste offensive contre les insurgés jihadistes

Les forces de sécurité du Mozambique ont expulsé les militants jihadistes de la province nord de Cabo Delgado, en proie à des conflits.Selon le porte-parole du ministère de la Défense, Omar Saranga, qui s’est confié aux journalistes, les Forces de défense et de sécurité (SDS) tentaient de récupérer la ville côtière de Palma qui a été envahie par les insurgés mercredi.

Il a expliqué que les troupes gouvernementales « poursuivaient le mouvement contre l’ennemi » et travaillaient « sans relâche pour rétablir la sécurité et l’ordre ».

« Les SDS feront tout pour assurer la sécurité et le bien-être de la population … tout en continuant à garantir la protection des projets économiques », a ajouté Saranga.

Les entrepreneurs étrangers travaillant sur le plus grand projet gazier d’Afrique sont pris au piège dans leur hôtel du nord du Mozambique, après que des militants affiliés à l’Etat islamique se sont emparés de la ville abritant le site.

Des militants jihadistes ont attaqué la ville côtière mercredi après-midi, forçant les habitants pris de panique à fuir dans la forêt.

L’attaque est intervenue peu de temps après que la grande société pétrolière française Total a annoncé son intention de reprendre la construction d’un projet gazier offshore de 20 milliards de dollars américains près de la ville.

L’insurrection, qui a débuté en 2017, s’est étendue à tout l’extrême nord du pays.  Il a fait plus de 2.600 morts au cours des quatre dernières années.

Foot : Congo-Sénégal, « un match à enjeu » (coach)

Malgré la différence de qualité sur le papier, le sélectionneur Aliou Cissé prend très au sérieux l’opposition des Lions, demain vendredi au stade Massamba-Débat de Brazzaville, face aux Diables rouges.Battue à l’aller à Thiès (70 kilomètres à l’Est de Dakar) sur le score de 2-0, le Congo cherche à se qualifier pour la Can 2022. Deuxième (7 points) du groupe J, il doit vaincre demain après-midi (15 heures GMT) le Sénégal pour maximiser ses chances ou finir au pire des cas « meilleur deuxième ».

Ce sera une tâche difficile pour les coéquipiers de Thievy Bifouma vu l’armada de l’adversaire, meilleure nation africaine au classement Fifa. Mais plusieurs observateurs pensent que le Sénégal, qualifié à deux journées de la fin des éliminatoires, pourrait baisser les armes vu qu’il « n’a rien à perdre » dans cette rencontre.

Le sélectionneur Aliou Cissé, présent en conférence de presse d’avant match, croit tout le contraire.  « J’entends certains dire que c’est un match sans enjeu pour le Sénégal. J’ai envie de dire que dans le sport de haut niveau, il n’y a pas de match sans enjeu. Nous venons au Congo qui a besoin de se qualifier. Ce sera un match très difficile », a-t-il noté d’entrée de jeu.

« On les a battus au match aller. On avait fait une très belle première mi-temps. Mais en seconde période, cette équipe congolaise nous a créés beaucoup de problèmes. On a énormément de respect pour cette équipe », a-t-il poursuivi.

Mondial 2022 en ligne de mire

Par ailleurs, l’autre enjeu des deux prochaines journées (Congo puis Eswatini) pour les Lions, selon Cissé, est qu’elles vont leur permettre de poursuivre la préparation en direction des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Dans cette compétition également, le Sénégal partage la poule H avec le Congo, en plus de la Namibie et du Togo.

« On n’a pas l’habitude de se voir tout le temps comme en club. Quand on a deux journées comme ça, le travail doit continuer », a-t-il justifié. L’ancien capitaine des Lions de 2002 entend mettre à profit ces matchs officiels pour « changer notre groupe, notre stratégie et donner beaucoup plus de chances aux joueurs qui n’ont pas l’habitude de venir jouer avec nous ».

A la base, Aliou Cissé, qui a fêté ses 45 ans hier mercredi, a revu de fond en comble la liste de 26 joueurs qu’il avait publiée pour les deux prochains matchs. « Les deux, trois semaines (passées) furent un marathon », a confié le technicien aux dreadlocks, le nez et la bouche couverts d’un masque chirurgical. 

Il s’est heurté, comme plusieurs sélectionneurs d’équipes nationales africaines, au refus de certains clubs européens, surtout en Europe, de libérer des internationaux. Vu le contexte de la pandémie, la Fifa avait sorti une circulaire leur donnant le pouvoir de retenir leurs salariés s’ils sont obligés de rester en quarantaine à leur retour de sélection.

Mais certaines fédérations africaines, comme celle du Sénégal, ont bataillé ferme pour faire revenir à la raison ces clubs et obtenir la venue de certains cadres sous certaines conditions. Ce fut le cas du capitaine des Lions, Kalidou Koulibaly, pensionnaire de Naples (élite italienne).

« Un groupe qui vit bien »

Le défenseur des Lions, arrivé mardi soir dans la capitale congolaise, est le dernier à rejoindre la tanière. « C’était compliqué le voyage, mais j’avais à cœur de venir au Congo. Même ne pouvant pas jouer ce match (suspendu), je voulais être avec le groupe. On ne se voit pas très souvent. Mais le groupe du Sénégal est très uni », a laissé entendre le défenseur central napolitain, convoité par plusieurs grandes écuries européennes.

« Il y a beaucoup de nouveaux joueurs. Il était important que tous les cadres de l’équipe soient présents », a-t-il poursuivi, assis à côté du sélectionneur qui salue l’état d’esprit de son groupe dans un tel contexte.

En effet, Aliou Cissé déclare avoir « pu voir le comportement de certains clubs vis-à-vis de nos sélections, mais aussi l’état d’esprit de nos joueurs dans cette période ». Ces derniers ont pour la plupart tenu à être là « malgré les interdictions. Cela prouve que l’équipe du Sénégal est en train de vivre », s’est-il félicité.

L’Uemoa vise un taux de croissance de 5,8% en 2021 contre 0,9% en 2020

L’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa) vise un taux de croissance de 5,8% en 2021 contre 0,9% en 2020 et 5,8% en 2019, a indiqué jeudi Alassane Ouattara à l’ouverture de la 22e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, tenue en mode virtuel.

M. Ouattara, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa, a dressé un bilan, relevant qu' »au plan économique, le taux de croissance de l’Union a fortement fléchi du fait principalement des effets de la pandémie de la Covid-19 et est passé de 5,8% en 2019 à 0,9% en 2020″, dans un discours.  

Toutefois, rassurera-t-il, « les perspectives pour l’année 2021 laissent entrevoir une reprise de l’activité économique avec un taux de croissance estimé à 5,8% en lien avec la mise en oeuvre d’un plan de riposte et de relance (économique) dans tous les États membres ».  

« J’invite l’ensemble des partenaires techniques et financiers à se mobiliser pour appuyer les États membres dans la mise en oeuvre des plans de relance » tout en soutenant et accompagnant les efforts des États pour favoriser une croissance forte, a-t-il lancé.   

Malgré les efforts déployés, l’union demeure confrontée à une recrudescence des attaques terroristes, des enlèvements et autres crimes perpétrés par des groupes armés, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

« Pour lutter contre le terrorisme dans notre région, nous avons institué un Fonds régional de sécurité et dégagé 100 millions de dollars US (…) afin de ramener la quiétude nécessaire au développement des activités économiques sur toute l’étendue du territoire communautaire », a-t-il ajouté.   

Au regard de la menace de la crise sanitaire de Covid-19, il a déclaré « nous devons poursuivre et accélérer les initiatives visant à renforcer notre capacité de production de produits pharmaceutiques et la vaccination des populations en collaboration avec nos partenaires ».

Les États de l’espace Uemoa font toujours face aux impacts négatifs de la Covid-19. La pandémie a fait à la mi-mars 2021, 119.271 cas confirmés dont 1.663 décès. Le nombre de cas actifs est de 11.661 et le taux de létalité moyen de 1,77% allant de 0,56% en Côte d’Ivoire à 4% au Mali.

M. Ouattara a par ailleurs encouragé les États membres de l’Uemoa à poursuivre les efforts en vue de l’aboutissent du projet de la monnaie unique (Éco) de la Cedeao en vue de construire un espace commun plus vaste et de prospérité partagée qui bénéficiera aux futures générations.

Le chef de l’Etat ivoirien a félicité le président burkinabé pour sa réélection à la tête de son pays et Mohamed Bazoum, le nouveau président élu du Niger, qui succède à Mahamadou Issoufou qui passera le 2 avril 2021 le pouvoir à ce dernier.  

Lancement à Abidjan d’une campagne pour promouvoir l’alimentation de qualité

Inades Formation, une organisation panafricaine œuvrant pour la promotion sociale et économique des populations, a lancé jeudi à Abidjan, une campagne baptisée «Conscience AlimenTerre», qui vise à promouvoir une alimentation de qualité, saine et durable.

Cette campagne qui sera menée dans une dizaine de pays africains entend éveiller la conscience des différentes catégories socioprofessionnelles sur la problématique du droit à l’alimentation et l’impact du choix de nos aliments et à susciter l’engagement de tous pour le recours aux pratiques et intrants respectueux de l’environnement et de la santé humaine. 

Selon Digbeu Tetiali, l’administrateur délégué et président de Inades Formation Côte d’Ivoire, cette campagne a pour objectif de mobiliser toutes les énergies et les volontés en vue d’une participation massive et citoyenne en Afrique et en Côte d’Ivoire en particulier dans les initiatives de centralisation autour de la question de fertilisants chimiques. 

Il a ajouté qu’il s’agit également d’attirer l’attention des uns et des autres sur la relation intrinsèque entre la qualité de la terre et la qualité de la nourriture qu’elle produit.  « Une terre qui est intoxiquée produira sûrement des aliments intoxiqués», a estimé M. Digbeu. 

Poursuivant, il a fait savoir que cette campagne consacre la volonté de son institution à contribuer à la concrétisation dans les pays africains du droit des populations à une alimentation saine et durable. 

Avant lui, Sena Adessou, le secrétaire de Inades Formation a souligné dans le même élan que le droit à l’alimentation implique l’accès à une nourriture saine. Cependant, il a regretté que  parfois l’usage d’intrants chimiques, met en danger la santé des populations.  

« Cette campagne veut œuvrer pour des systèmes alimentaires durables », a-t-il indiqué, ajoutant « qu’il faut faire en sorte que ce qui nous nourrit ne nous détruise pas ». 

En sa qualité d’ambassadeur de cette campagne alimentaire, l’ex-footballeur international ivoirien Didier Drogba a dit être heureux de s’engager pour une  « cause   aussi forte  » que la conscience alimentaire.

« Il est important que nous nous impliquions tous pour avoir une alimentation saine et de qualité. C’est une campagne qui nous concerne tous  », a estimé M. Drogba.  

« Je prends l’engagement de soutenir ce combat pour le changement de mentalité», a-t-il promis. La campagne   « Conscience AlimenTerre» a pour ambition d’emmener les différents acteurs des systèmes alimentaires à prendre conscience des enjeux de la production durable de la nourriture et à agir pour une agriculture saine qui produit sans détruire, en privilégiant les intrants agroécologiques.

Finances, emploi et économie au menu des quotidiens marocains

La transformation digitale du secteur bancaire et financier, la problématique de l’emploi, la plus grande station de dessalement de l’eau de mer en Afrique et les prévisions de l’économie marocaine sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce jeudi.+Aujourd’hui Le Maroc+ écrit que dans sa dernière sortie, le wali de Bank Al-Maghrib a avancé d’un cran encore sur la voie de la révolution technologique et de la transformation digitale.

« Une crypto-monnaie, un dirham électronique, le mobile payment et le mobile banking, les Fintech…le secteur bancaire et financier marocain ne peut échapper à ces mutations », poursuit le journal, ajoutant que « comme semble le soutenir à juste titre le banquier en chef du pays, il vaut mieux s’y préparer dès maintenant et planifier que de subir avec impuissance dans quelques mois ou années ».

Il estime que dans cette marche forcée vers les transformations nécessaires et vitales, « qu’elles soient d’ordre économique ou social, l’exemple et le lead peuvent venir d’acteurs que l’on attend le moins, en l’occurrence le secteur public ».

Abordant la problématique de l’emploi, +L’Economiste+ écrit que depuis des années, ce sujet épineux est sur la table et vient de refaire surface dans une commission parlementaire, rappelant qu’au démarrage de la pandémie tout le monde s’est focalisé autour du changement des logiciels pour plus de résilience, de solidarité et de productivité.

« Alors, que faire, en attendant que la reprise ramène tout le monde vers la croissance ? », se demande le quotidien, soulignant que même si les moteurs des entreprises redémarrent, ce n’est pas certain que cela s’accompagne systématiquement de création d’emplois.

« Aujourd’hui, il faut sonner la mobilisation pour pouvoir repenser un modèle social rénové. S’armer de ténacité, voire d’opiniâtreté, se purger de ses handicaps et de ses lourdeurs », suggère-t-il.

+L’Opinion+ Bientôt la plus grande station africaine de dessalement d’eau de mer. Malgré le contexte sanitaire exceptionnel imposé par la pandémie, le Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation fera bénéficier la ville de Casablanca de la plus grande station de dessalement d’eau de mer, certainement en Afrique et dans le monde.

Le projet, dont le coût est estimé à 9,5 milliards de dirhams (1 euro = 10,7 DH), hors foncier, sera opérationnel d’ici 2027 et permettra la réalisation de 300 millions de mètres cubes par an en termes de dessalement d’eau de mer.

+Al Ahdath Al Maghribia+, qui cite les prévisions de la banque centrales, indique que l’économie marocaine devrait enregistrer une croissance de 5,3% au titre de l’année 2021, avant de s’établir à 3,2% en 2022.

« La valeur ajoutée des activités non agricoles progresserait en 2021 de 3,5% et, tenant compte d’une production céréalière estimée autour de 95 millions de quintaux, celle du secteur agricole rebondirait de 17,6%, portant ainsi la croissance de l’économie nationale à 5,3% », indique la banque centrale dans un communiqué sanctionnant les travaux de la première réunion trimestrielle de son conseil pour cette année.

Lutte contre la tuberculose : le Maroc lance l’extension de son plan stratégique de prévention 2021-2023

Par Hicham Alaoui — La tuberculose demeure un problème de santé fortement influencé par les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé, nécessitant une conjonction des efforts dans un cadre multisectoriel.C’est dans ce contexte que le ministère marocain de la santé, lance l’extension du plan stratégique national de prévention et de contrôle de la tuberculose 2021-2023, ayant pour but de « réduire le nombre de décès liés à la tuberculose de 60% en 2023 par rapport à l’année 2015 », indique mercredi un communiqué du ministère de la Santé à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose.

En parfaite cohérence avec la stratégie mondiale de l’OMS « pour mettre fin à la tuberculose », ce plan stratégique constitue le cadre idoine d’intensification de la lutte contre la tuberculose, selon une approche multisectorielle, ancrée au développement humain et prenant en compte les valeurs et principes de droits humains, souligne le ministère.

L’année 2020 a été témoin d’une convergence exceptionnelle des politiques publiques dans le cadre de la riposte à la pandémie Covid-19 ; cet élan constitue un levier pour renforcer les efforts nationaux afin d’atteindre les objectifs de développement durable, y compris celui de « mettre fin à la tuberculose à l’horizon de 2030 ».

Au Maroc et, en dépit de l’impact de cette pandémie sur le système de santé, un total de 29.018 cas de tuberculose a été détecté et mis sous traitement en 2020, fait savoir la même, source.

D’importantes mesures innovantes ont été entreprises pour maintenir les performances des services essentiels de lutte contre la tuberculose aux niveaux escomptés, en vue d’assurer la continuité des services et la disponibilité des médicaments antituberculeux.

Le programme national de lutte anti-tuberculeuse occupe, depuis plus de trente ans, une place prioritaire dans la politique de santé au Maroc, avec l’allocation croissante de ressources, la mobilisation de partenaires nationaux et internationaux et surtout le dévouement de l’ensemble des professionnels de santé impliqués.

Cela a permis de réaliser des avancées remarquables, reconnues à l’échelle mondiale, en termes d’amélioration des taux de couverture par les services de dépistage, de diagnostic et de prise en charge, de succès thérapeutique maintenu à plus de 85% depuis 1995 et, par conséquent, de réduction de la charge de morbidité et de mortalité de la maladie, précise la même source.

Placée cette année sous le thème « le temps presse », la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose réitère l’appel en faveur d’engagements plus forts de tous les partenaires, de ressources plus importantes et d’actions plus efficaces contre ce fléau mondial.

D’après les estimations de l’OMS, la tuberculose aurait touché près de 10 millions de personnes dans le monde en 2019 et causé plus de 1,4 million de décès, faisant partie des maladies infectieuses causant le plus de décès dans le monde.

En 2020, la pandémie de Covid-19 a représenté une véritable menace pour la lutte anti tuberculeuse à l’échelle mondiale. Les modélisations de l’OMS laissent entrevoir qu’il y aurait des centaines de milliers de décès supplémentaires dus à la tuberculose entre 2021 et 2025, en raison de la baisse des performances de détection et des difficultés d’accès aux soins antituberculeux.

La politique résume l’actualité sénégalaise

Les quotidiens sénégalais reçus, ce jeudi à APA, accordent un traitement de faveur aux sujets relatifs à la politique.« Organisation des (élections) locales-La majorité opte pour février 2022 », titre L’As.

Ce journal rapporte que la commission restreinte du dialogue politique a organisé hier une rencontre avec la Direction générale des élections (DGE) afin d’être édifiée sur les différentes étapes du processus devant mener aux élections locales et décider ensemble de la date du scrutin.

« Malheureusement, souligne L’As, faute d’accord entre les différents acteurs, il appartiendra désormais au Gouvernement (qui opte pour mars 2022) de trancher la question ».

« Les locales reportées, le Front de résistance nationale (FRN) dénonce une énième forfaiture…et met en garde le pouvoir contre d’éventuelles conséquences », informe Vox Populi.

A propos de ces élections locales et départementales, Le Quotidien note : « Encore un report ».

Nos confrères indiquent que le Conseil des ministres a prorogé le mandat des maires et présidents de Conseils départementaux.

Sud Quotidien revient sur le recours en annulation des poursuites contre le leader de Pastef et informe que « l’affaire Sonko retourne à l’Assemblée ».

« Le bureau de l’Assemblée nationale qui avait examiné et mis sur pied une commission ad hoc pour la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko (accusé de viols par une masseuse, Adji Sarr), vient d’être saisi à nouveau par des députés de l’opposition. Cette fois, c’est une question de requête en annulation de la même procédure enclenchée qui est déposée sur la table du bureau du président de l’Assemblée nationale », explique Sud Quotidien.

« Conséquences des manifestations-Sonko-Adji Sarr, les victimes collatérales. Plus de 2 mille emplois suspendus à Total. Les pertes estimées à plusieurs milliards Fcfa. Des travailleurs contractuels à Auchan licenciés », détaille L’Observateur.

Ce journal parle également de la liberté provisoire accordée à Guy Marius Sagna, Clédor Sène et Assane Diouf.

A la Une de Vox Populi, Amadou Guèye, membre du Mouvement pour la défense de la démocratie (M2D, opposition et société civile) affirme : « Impossible que Karim (Wade) et Khalifa (Sall) bénéficient d’une amnistie et…continuent de prétendre à la magistrature suprême ».

« C’est fini pour Karim », soutient l’ancien ministre libéral, Farba Senghor, dans Walf Quotidien qui, sur ce qu’il appelle « chasse aux Sénégalais de Gambie, titre : « Retour de bâton ! Effet boomerang de France dégage ».

« Artisanat-Macky Sall veut un projet spécial pour les jeunes », titre Le Soleil.

Côte d’Ivoire: un projet de loi sur le contenu local des activités pétrolières et gazières adopté

Un projet de loi sur le contenu local dans les activités pétrolières et gazières en Côte d’Ivoire a été adopté, mercredi, par le gouvernement au cours d’un Conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara.

Ce projet de loi présenté par le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé « vise à mettre en place un tissu industriel pétrolier et gazier national prenant appui sur des entreprises et des personnels locaux », rapporte le communiqué du Conseil des ministres.

Le texte fait obligation aux titulaires des contrats pétroliers d’accorder la priorité des emplois au personnel qualifié de nationalité ivoirienne, de prévoir des programmes de formation pour permettre à ce personnel d’acquérir le niveau de qualification requis afin d’accéder à tous les niveaux de responsabilité du secteur.

Il fait également obligation aux investisseurs du secteur pétrolier, aux compagnies pétrolières et gazières présentes en Côte d’Ivoire, dans tous les secteurs de la chaîne des valeurs, allant de l’exploration à l’exploitation.

Les investisseurs doivent en plus accorder la préférence aux entreprises ivoiriennes pour les activités de sous-traitance, de prestation de services et de fourniture de biens. Par ailleurs, le projet de loi leur enjoint d’exploiter les services financiers et d’assurances disponibles en Côte d’Ivoire.

«Cette loi permettra de créer des emplois pour nos jeunes et  favoriser la création de PME et champions nationaux dans ces secteurs » a expliqué le ministre Abdourahmane Cissé, soulignant la classification des activités en trois catégories.

Il s’agit de la catégorie A réservée aux entreprises ivoiriennes, de la catégorie B réservée aux entreprises ivoiriennes et les partenariats entre entreprises étrangères et ivoiriennes, et enfin de la catégorie C ouverte à toutes les entreprises.

En outre, ces sociétés sont soumises à l’obligation de promouvoir la recherche et le développement, et de faciliter le transfert de technologies en direction des entreprises locales.

Frontières ivoiro-burkinabé: les populations sensibilisées au vivre ensemble

Les populations des frontières ivoiro-burkinabé sont sensibilisées depuis quelques jours au vivre ensemble et à la cohabitation pacifique dans le cadre d’une campagne initiée par le Secrétariat exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNF CI) et le Secrétariat permanent de la Commission nationale des frontières du Burkina Faso (SP-CNF).

Selon une note d’information transmise à APA, mercredi, cette campagne  conjointe de sensibilisation qui s’est déroulée dans les localités frontalières des régions du sud-ouest du Burkina et du nord-est de la Côte d’Ivoire (Bounkani).

Elle a sillonné du 16 mars au 20 mars 2021 les villages frontaliers de Bahéldouo, Mossibougou, Naasar Tenga au Burkina Faso et Doropo et Kalamon en Côte d’Ivoire.

Ces villages frontaliers ont en partage les difficultés liées à l’insécurité, aux conflits fonciers, aux entraves à la libre circulation des personnes et des biens, à l’accès aux infrastructures socio-éducatives de base qui entament la qualité de la vie quotidienne de leurs habitants.

Les séances de sensibilisation ont été coprésidées par messsieurs Zongo Wendinmanegdé Emmanuel, Gouverneur de la région du sud-ouest du Faso et Kpan Droh Joseph, Préfet de la région du Bounkani.

Au cours des séances de sensibilisation, les deux autorités ont embouché la même trompette. Après avoir réitéré la volonté des deux pays d’œuvrer en faveur de la consolidation des liens fraternels entre les deux peuples aux frontières, elles ont, de façon commune, lancé des messages de paix, de solidarité et de cohabitation pacifique pour un vivre ensemble harmonieux aux populations.

 « En attendant la fin des activités de démarcation dans trois ans, nous  ne devons pas remettre en cause les liens fraternels entre les deux peuples. Vous devez vivre dans la cohésion et accueillir les projets de développement que les deux États pourraient réaliser conjointement en votre faveur. » a affirmé le gouverneur de la région du sud-ouest du Burkina Faso, Zongo Wendinmanegdé Emmanuel.

 « Vous êtes et vous restez des frères et des sœurs. Détournez-vous de la violence et usez régulièrement du dialogue, de la concertation et du recours à l’arbitrage des autorités administratives pour résoudre vos différends.  Si après la démarcation, votre village appartient à la Côte d’Ivoire ou au Burkina Faso, vous auriez au moins vécu paisiblement et bénéficié des actions de développement que chaque État aura posées » a-t-il conclu sur la question.

A sa suite, M. Kpan Droh Joseph, préfet de région du Bounkani a exhorté à son tour les populations à « s’impliquer véritablement dans la réalisation des projets qui viendront combler vos besoins socio-éducatifs de base » .

En outre, dans le village de Naasar Tenga, les deux autorités ont invité les orpailleurs à rendre légales leurs activités. Cela, « afin d’aider l’État à avoir les ressources nécessaires pour la construction des infrastructures socio- économiques de base dont vous avez besoin » a soutenu M. Kpan Droh Joseph sous le regard approbateur du gouverneur du sud-ouest.

Ces  séances de sensibilisation ont bénéficié de l’appui financier du projet d’appui au Programme Frontière de l’Union Africaine (GIZ/PFUA).

Dr. Moncef Slaoui, limogé par GSK pour des allégations d’harcèlement sexuel

Le Docteur marocain Moncef Slaoui, ex-chef de l’opération Warp Speed du gouvernement américain pour le développement de vaccins anti-Covid-19, sous l’administration Donald Trump, a été limogé de son poste de président du conseil d’administration de GlaxoSmithKline pour des allégations de harcèlement sexuel sur une femme.Le licenciement de Moncef Slaoui par le conseil d’administration de GlaxoSmithKline, actionnaire majoritaire de Galvani, est intervenu après la réception par GSK, en février 2021, d’une lettre « contenant des allégations de harcèlement sexuel et de conduite inappropriée envers une employée de GSK par le Dr Slaoui», a déclaré GSK dans un communiqué. Cette conduite «s’est produite il y a plusieurs années alors qu’il était un employé de GSK», indique la même source.

Avant son poste chez Galvani, Dr Moncef Slaoui a passé près de 30 ans chez GlaxoSmithKline, occupant divers postes de direction, notamment celui de chef de la R&D pharmaceutique et de président de sa division Vaccins.

L’ancien président américain Donald Trump l’avait nommé pour diriger les efforts de son administration pour produire et distribuer les vaccins anti-Covid-19 l’année dernière. Il a démissionné de son poste en janvier avant la mise en place de la nouvelle administration du président Joe Biden.

Corruption : Ramaphosa devant une commission d’enquête

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa va comparaitre devant la Commission d’enquête en avril pour corruption.Dans une note publiée mercredi, la présidence sud-africaine a indiqué que M. Ramaphosa témoignerait en sa qualité de dirigeant du Congrès national africain au pouvoir les 22 et 23 avril, et en tant que président de la république les 28 et 29 avril.

« Cette décision s’inscrit dans le droit fil des nombreuses déclarations publiques du président dans lesquelles il a exprimé sa volonté de témoigner devant la commission », a déclaré la présidence.

Au cours des deux dernières années, le président de la commission d’enquête, le juge en chef adjoint Raymond Zondo, a tenu des audiences sur la captation de l’État (corruption) pendant le règne de dix ans de l’ancien président Jacob Zuma, qui a pris fin en 2018.

Vers l’emprisonnement de Zuma ?

Au cours de cette période, M. Ramaphosa était à la fois le vice-président de l’État et du parti de M. Zuma, qui a été contraint de quitter ses fonctions par son parti à la suite d’allégations de corruption en février 2018.

Zuma, qui a autorisé la formation de la commission d’enquête lorsqu’il était encore en fonction, a comparu devant la commission l’année dernière, mais a depuis boycotté les audiences, affirmant que Zondo était partial à son égard.

Sa demande de dispense de participation à l’enquête n’a pas été prise en compte par la Cour constitutionnelle du pays, qui a ordonné à l’ancien président d’assister aux audiences. Cependant, l’ancien président a défié la décision de la Cour, ce qui a conduit la commission Zondo à recommander que Zuma soit enfermé pendant deux ans pour outrage à la Cour.

L’audience sur la recommandation de la commission d’emprisonner Zuma se tiendra jeudi devant la Cour constitutionnelle, a annoncé la Cour mercredi.

Ouverture à Abidjan du procès de l’ex-chef milicien Amadé Ouérémi pour crimes de guerre

Le procès de Amadé Ouérémi, un ex-chef de milice accusé de meurtres, d’assassinats, de crimes de guerre, de génocide, de tribalisme, de vol en réunion, de viols…commis sur des populations civiles à Duékoué dans l’ouest ivoirien pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011, s’est ouvert mercredi au Tribunal de première instance d’Abidjan, plus de sept ans après son arrestation , a constaté APA sur place.

M. Ouérémi qui dit avoir pris ses quartiers au mont Péko ( ouest ivoirien) depuis 2007, a rejeté devant le Tribunal son implication dans ces tueries de Duékoué qui ont fait 817 morts selon la Croix Rouge.  « J’étais à Bagouho ( non loin de Duékoué en mars 2011. Je suis allé à Duékoué avec le rebelle Coul de Kouibly. J’étais un simple élément. Et l’ordre de commandement venait du commandant Losseni Fofana. C’est lui qui a donné l’ordre d’aller chasser tous les miliciens de Duékoué », a expliqué M. Ouérémi au Tribunal.  

« Dieu même sait que je n’ai pas fait ça », a soutenu M. Ouéremi qui dit n’avoir pas été sur le théâtre des opérations à Duékoué avec  « ses hommes ». Poursuivant, il a indiqué qu’une fois à Duékoué le lendemain du massacre  « j’ai vu beaucoup de corps dans les rues ».  

« Les corps sont restés trois jours dans les rues de Duékoué avant d’être enlevés par l’Organisation des Nations-Unies en Côte ( ONUCI). Mais, il n’y a pas eu de cas de viols », a-t-il ajouté. Par ailleurs, M. Ouérémi a dénoncé un complot de certaines personnes pour lui faire porter la responsabilité de ces tueries de Duékoué.  

« Il est juste accusé, mais pas encore déclaré coupable. Je suis en train de chercher à réunir tous les moyens pour le défendre. Si les moyens sont bons, c’est possible qu’ il soit relaxé. Les charges sont nombreuses, j’ai recensé plus de 24 et ça s’apparente à un acharnement », a estimé Me Roseline Aka, l’avocate de l’accusé Amadé Ouérémi.  « Pour la nécessité de l’éclatement de la vérité, nous exigerons la comparution de toutes les personnes qu’il faut », a-t-elle souligné.

 Ce procès de l’ex-chef milicien où près d’une vingtaine de témoins ont été présentés à la juridiction, a été suspendu aux environs de 18h ( heure locale et GMT) et reprendra jeudi après-midi.  

gé de 57 ans et de nationalité burkinabè, l’ex-chef de milice Amadé Ouérémi qui était considéré comme un supplétif des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), a occupé pendant plusieurs années la forêt classée du Mont Péko dans l’ouest ivoirien. Il a été arrêté depuis mai 2013 par l’armée ivoirienne.

Libye : Benghazi se soumet au nouveau régime

La Libye semble se rapprocher de la normalité politique après que les rebelles basés dans l’est du pays ont remis mardi le pouvoir à la nouvelle administration basée dans la capitale Tripoli.Lors d’une cérémonie solennelle, Benghazi, qui était le quartier général de ceux qui combattent le gouvernement soutenu par l’Organisation des Nations unies (Onu) à Tripoli, a été officiellement remis au nouveau régime dirigé par Abdul Hamid Dbeibah.

La Libye a été secouée par une violente guerre civile après le renversement par un soulèvement armé de l’homme fort Mouammar Kadhafi en octobre 2011.

Ce pays d’Afrique du Nord a été divisé alors que des gouvernements rivaux basés à Tripoli et Benghazi se disputaient le contrôle du territoire, avec des conséquences sociales et politiques dévastatrices.

Toutefois, après la prestation de serment d’un nouveau gouvernement la semaine dernière, l’optimisme commence à renaître dans les différents camps antagonistes.

Foot/Elim CAN 2022: les matchs contre le Niger et l’Ethiopie, « un défi » pour les Éléphants

La présidente du Comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Mariam Dao Gabala, a invité dans la soirée de mardi les Éléphants à regarder les matches contre le Niger et l’Ethiopie comme « un défi », dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2022. »Vous devez regarder ces deux matches comme un défi », a déclaré Mme Mariam Dao Gabala devant les Eléphants, regroupés dans un hôtel au Sud d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne, avant leurs matchs contre le Niger et l’Ethiopie.   

A la tête d’une délégation, Mme Dao Gabala a dit être venue avec son staff pour « rassurer » les pachydermes et leur apporter la « bénédiction » et le « soutien » du Comité de normalisation de la FIF avant leur déplacement à Niamey.  

« Nous pensons que vous nous ramenez » la victoire, a laissé entendre Mme Mariam Dao Gabala dont ce premier contact avec les Éléphants intervient à quelques jours de l’expédition à Niamey pour la cinquième journée des éliminatoires de la CAN 2022.

Elle a fait savoir aux Éléphants que ces deux matchs qu’ils vont disputer face au Mena du Niger, le 26 mars avant de boucler ces échéances devant l’Éthiopie à Abidjan, le 30 mars, abordent une phase décisive de la qualification à la prochaine CAN.

A’Salfo, le leader vocal du groupe Magic Système, était aux côtés de Mme Dao Gabala pour encourager les joueurs. S’adressant aux Eléphants il a lancé « vous avez été choisis parmi de nombreux Ivoiriens pour représenter le pays. Battez-vous avec l’idée que toute la Côte d’Ivoire compte sur vous et attend beaucoup ».

Suite à ces deux messages forts à l’endroit des pachydermes, le porte-parole des Eléphants, Serey Dié, a exprimé le bonheur de ses camarades pour cette visite du Comité de normalisation, assurant qu’ils feront tout pour honorer le drapeau national à Niamey.  

Sahara : Le vice-président kényan soutient le plan marocain d’autonomie

Le vice-président kényan, William Ruto a exprimé son soutien au plan marocain d’autonomie pour le Sahara, affirmant qu’il constitue « la meilleure solution à la question du Sahara ».M. William Ruto, qui a été reçu mardi par l’ambassadeur du Maroc au Kenya, El Mokhtar Ghambou, a également estimé que « la représentation du polisario à Nairobi n’a aucun sens ».

« Le conflit autour du Sahara n’est qu’une excuse pour permettre à l’Algérie de continuer de dilapider les richesses de son peuple sur des causes perdues », a-t-il encore dit.

Selon lui, « la création d’un Etat séparatiste au Sud du Maroc n’est qu’un fantasme nourrit par ceux qui n’aiment ni la paix, ni l’unité, ni la prospérité pour les pays africains ».

Et de trancher que le Kenya « ne doit jamais se défaire de sa neutralité et doit, au contraire, travailler directement avec l’ONU pour appuyer le processus de paix concernant la question du Sahara ».

Evoquant le rôle du Conseil de paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), le vice-président a indiqué qu’ « au lieu de provoquer des conflits et divisions inutiles au sein de l’UA, cette instance panafricaine doit veiller à ce que l’intégrité territoriale des 54 membres soit respectée selon la charte de l’UA qui interdit l’ingérence dans les affaires internes des pays souverains ».

Le Maroc « est un modèle économique en Afrique et que tous les pays africains

sont appelés à s’en inspirer », a-t-il mis en avant, appelant les investisseurs et hommes d’affaires du Maroc à venir investir au Kenya.

Législatives ivoiriennes: la victoire de Bictogo confirmée à Agboville

Le Conseil constitutionnel ivoirien a rejeté la requête en appel de la candidate de Ensemble pour la souveraineté et la démocratie (EDS, opposition) à Agboville (Sud ivoirien), Esther Fleur Aké M’bo qui dénonçait une fraude électorale dans cette circonscription pendant le scrutin législatif ivoirien confirmant ainsi la victoire de son adversaire Adama Bictogo issu du Rassemblement des Houphoüetistes pour la démocratie et la paix ( RHDP).

Selon une source proche de M. Bictogo contactée mercredi par APA, la victoire de ce dernier a été confirmée par le Conseil constitutionnel conformément aux résultats de ce scrutin donnée auparavant par la Commission électorale indépendante (CEI, organe électoral).

A Port-Bouët, commune située dans le sud d’Abidjan, la victoire de Dr Sylvestre Emmou du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) a été entérinée par le juge constitutionnel ivoirien rejetant la requête en appel de  Siandou Fofana, son adversaire du RHDP (pouvoir).

Le  RHDP, le parti présidentiel ivoirien a remporté la majorité des sièges à l’issue des élections législatives du 06 mars dernier avec 137 élus, devant l’opposition qui recueille 91 sièges et les candidats indépendants 26 sièges, selon les résultats de la CEI.

Egypte : embouteillage de navires au canal de Suez

Le canal de Suez a été bloqué à cause du porte-conteneurs « Ever Given » qui s’était retrouvé en travers du canal reliant la mer Rouge à la Méditerranée.Selon la SCA, l’incident serait effectivement dû à un vent de sable, phénomène courant en Egypte en cette période de l’année, qui aurait créé un problème de visibilité.

Le canal est l’une des voies de navigation les plus fréquentées au monde. Mai le trafic y a été temporairement interrompu après qu’un très gros cargo de près 219 000 tonnes, l’EverGreen, s’est échoué en traversant le détroit au nord du port de Suez.

Après plusieurs heures, plusieurs bateaux ont été envoyés sur les lieux dans une tentative de remorquer l’EverGreen (400 m de long et 59 m de large) qui se poursuit toujours. Le navire battant pavillon panaméen faisait route de la Chine vers le port de Rotterdam (Pays-Bas), lorsque des vents forts l’ont fait dévier de sa route.

Le canal de Suez, une voie navigable artificielle reliant la mer Méditerranée et la mer Rouge mais divisant l’Afrique et l’Asie, est l’une des voies de navigation les plus fréquentées au monde.

Rien qu’en 2012, plus de 17.000 navires l’ont emprunté, avec une moyenne de 47 navires par jour. Il a été officiellement ouvert le 17 novembre 1869.

Côte d’Ivoire: plus de 24 600 personnes vaccinées contre la Covid-19

Plus de 24 600 personnes ont été vaccinées contre la Covid-19 en Côte d’Ivoire, sur la période du 1er au 20 mars 2021, grâce au mécanisme Covax, a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré, à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Au total, à la date du 20 mars 2021, 24 639 personnes ont été vaccinées contre la Covid-19 », a dit M. Sidi Touré, indiquant que la deuxième phase ciblera les personnes dont l’âge est compris entre 18 et 49 ans pour atteindre toutes les populations. 

La vaccination contre la Covid-19 apparaît à ce jour plus que nécessaire afin de prévenir et de réduire la transmission de la maladie, c’est pourquoi « notre pays a adhéré au mécanisme Covax en vue de bénéficier de vaccin de qualité grâce à cette dynamique mondiale », a-t-il ajouté. 

La Côte d’Ivoire a reçu le 26 février 2021, 504 000 doses de vaccin AstraZeneca. En outre, au nom de l’amitié ivoiro-indienne, l’ambassade de l’Inde en Côte d’Ivoire a offert à l’Etat ivoirien 50 000 doses de vaccin AstraZeneca le 5 mars 2021.

La Côte d’Ivoire dispose actuellement pour sa campagne de vaccination de 554 000 doses de vaccin AstraZeneca validé par l’OMS qui d’ailleurs recommande la poursuite de ce vaccin qui avait été suspendu par certains pays à la suite de certains effets secondaires. 

La campagne qui a démarré le 1er mars prend en compte pour sa première phase les personnes en première ligne: le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité, les enseignants, les personnes âgées d’au moins 50 ans et les personnes porteuses de maladies chroniques.

A ce jour, 51 centres de vaccination contre la Covid-19 sont ouverts et opérationnels dans le District sanitaire d’Abidjan, y compris dans les casernes, les établissements sanitaires militaires et les hôpitaux de police. 

L’ouverture de sites de vaccination est prévue dans plusieurs autres villes de l’intérieur du pays, à l’occurrence à Bouaké, Yamoussoukro, San-Pedro, Daloa, Man, Korhogo. Et ce, pour étendre et intensifier la campagne de vaccination. 

Le point de la situation Covid-19 en Côte d’Ivoire ressort à la date du 23 mars 2021, 40 868 cas confirmés, 36 944 personnes guéries, 3702 cas actifs et 222 décès, selon les données du ministère de la Santé et de l’-hygiène publique.  

Af’Sud : un « plan de rattrapage » pour la tuberculose

Malgré l’apparition de la pandémie mondiale de coronavirus, le ministre de la Santé sud-africain, Zweli Mkhize, a annoncé un « plan de rattrapage » pour s’attaquer au traitement de la tuberculose (TB) dans le pays.Mkhize s’exprimait aujourd’hui à Mbombela (nord) à l’occasion de la Journée mondiale de la tuberculose. Il était accompagné du vice-président David Mabuza.

Le ministre a admis que l’immense attention accordée à la lutte contre la Covid-19 au cours de l’année écoulée avait fait dérailler le traitement de maladies telles que la tuberculose et le VIH/SIDA en raison des mesures de confinement mises en place dans les établissements de santé pour ralentir la propagation de ce virus mortel.

« Nous allons discuter avec la Campagne d’accès au traitement (TAC), mais je pense qu’il est important que nous reconnaissions tous que la situation de la Covid-19 a perturbé le traitement de la tuberculose », a déclaré le ministre aux journalistes.

Il a ajouté : « nous avons un plan de rattrapage pour essayer d’augmenter le nombre de personnes qui viennent chaque mois pour un traitement contre la tuberculose et celles qui sont suivies pour un traitement et celles qui terminent le traitement ».

Le ministre s’est exprimé après que son patron, Mabuza, se soit vu remettre une pétition de la part d’activistes du traitement de la tuberculose et du VIH/sida, qui affirmaient que le gouvernement avait négligé son rôle dans le traitement de ces maladies anciennes mais mortelles.

L’Afrique du Sud compte quelque 154.000 personnes qui doivent être diagnostiquées pour commencer à recevoir leur traitement contre la tuberculose dans le pays, a déclaré Anele Yawa, secrétaire général de la TAC, en remettant le mémorandum à Mabuza. « Tout le monde devrait être dépisté et traité pour la tuberculose », a déclaré Yawa.

Mkhize, qui s’est adressé aux médias en marge de la commémoration, a déclaré que le gouvernement veillerait désormais à ce que les patients tuberculeux soient traités en priorité, comme c’était le cas avant que la pandémie ne bouleverse le traitement médical général dans les établissements de santé du pays.

Les militants de la TAC ont organisé une manifestation à l’extérieur du lieu de commémoration, demandant que le traitement de la tuberculose et du VIH/SIDA soit pris aussi au sérieux que l’a été la campagne de traitement contre le coronavirus.

Côte d’Ivoire: un nouveau Premier ministre connu en avril 2021 (Officiel)

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Touré, a annoncé mercredi qu’un nouveau Premier ministre sera connu probablement après le 1er avril 2021, à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Dans le calendrier institutionnel à partir du mois d’avril, a lieu la première session du Parlement et une grande majorité des membres du gouvernement a été élue en tant que député, ils ont obligation déjà de siéger une première fois avant de vaquer à d’autres occupations », a indiqué M. Sidi Touré.  

De ce fait, expliquera-t-il, « il faut qu’ils soient libres de tout engagement au niveau de l’exécutif, ce qui permet déjà de mettre en congé les membres du gouvernement, donc probablement après le 1er avril le Premier ministre sera connu s’il n’est pas déjà désigné ». 

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara a annoncé ce mercredi « le dernier Conseil des ministres Hamed Bakayoko ». Selon M. Sidi Touré, après le décès du Premier ministre Hamed Bakayoko, « le gouvernement était plus ou moins en suspend ».

« Je procéderai dans les prochains jours à la nomination d’un nouveau Premier Ministre qui sera chargé de me proposer un nouveau Gouvernement », a déclaré sur son compte tweeter, le président ivoirien Alassane Ouattara. 

Covid-19 : le Botswana renforce les mesures de restrictions

Ces mesures ont pour but de freiner la propagation du virus dans le pays selon le porte-parole du gouvernement.Dans une note, Andrew Sesinyi, a déclaré que le président Mokgweetsi Masisi, conformément au règlement sur les pouvoirs d’urgence (Covid-19) de 2020 et « sur la base des preuves qui lui ont été soumises par le directeur des services de santé que les risques posés par la Covid-19 ont augmenté au Botswana, a modifié la restriction de mouvement du 23 mars 2021 au 31 mars 2021 ».

« La restriction de la circulation des personnes continuera à s’appliquer de 20 heures (18H GMT) à 04 heures tous les jours », a déclaré Sesinyi. Au début du mois, Masisi avait assoupli les conditions du couvre-feu afin qu’il s’applique de 22 heures à 4 heures le lendemain matin.

Selon Sesinyi, toute personne souhaitant se déplacer pendant les heures de couvre-feu devra être munie d’un permis de circulation prouvant qu’elle travaille dans des secteurs désignés comme fournissant des services essentiels.

Il a précisé que tous les rassemblements sont suspendus du 23 au 31 mars, à l’exception des réunions du gouvernement, de l’Assemblée nationale et du Groupe de travail national sur la Covid-19.

Les funérailles sont limitées à un total de 50 personnes et ne doivent pas dépasser deux heures, tandis que les rassemblements religieux « peuvent être organisés deux jours quelconques de la semaine, pendant moins de deux heures et le nombre de personnes assistant à un service ne doit pas dépasser 50 ».

Les célébrations de mariage sont suspendues, tandis que les restaurants ne sont autorisés à fonctionner qu’à la moitié de leur capacité pour les repas sur place, avec un maximum de 50 personnes (hors personnel) à tout moment.

Les activités sportives et récréatives sont suspendues, sauf lorsqu’il s’agit d’une activité sportive de l’équipe nationale, auquel cas les matchs seront joués dans des stades vides, a précisé le responsable.

Avec une population d’un peu plus de deux millions d’habitants, le Botswana a enregistré jusqu’à présent plus de 37.500 cas de Covid-19 et 485 décès depuis avril de l’année dernière.

Comme dans la plupart des autres pays d’Afrique australe, on craint un pic des infections dans les semaines à venir, alors que la région entre dans les mois d’hiver.