S/Leone : l’inflation a chuté à 10,87% en février

L’inflation annuelle en Sierra Leone s’est établie à 10,87% en février 2021, contre 11,50% en janvier dernier, rapporte ce lundi Statistics Sierra Leone.Les prix des vêtements et chaussures (2,43%), de la santé (11,63%) et des communications (5,38%) ont reculé en février.

Cependant, les prix des boissons alimentaires et non alcoolisées (0,71%), des boissons alcoolisées, du tabac et des stupéfiants (5,52%), du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et des autres combustibles (3,77%) ont augmenté. Il en est de même pour les meubles, les équipements ménagers (7,01%), les transports (3,54%), les loisirs et la culture (0,18%), la restauration et l’hôtellerie (3,03%) et les biens et services divers (3,12%).

Les frais dans le secteur de l’éducation sont restés stables.

Environnement et politique au menu des quotidiens marocains

Le patrimoine forestier marocain, la problématique des ressources hydriques et la question du Sahara, sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce lundi.+Aujourd’hui Le Maroc+ fait savoir que peu de Marocains savent que la plus grande forêt de chêne-liège au monde se trouve au Maroc, en l’occurrence la Maâmora, précisant que le Royaume compte près de 10 millions d’hectares de formations forestières, soit quelque 13% de sa superficie totale.

La forêt a été de tout temps au Maroc un véritable écosystème faisant vivre des millions de familles, constate le quotidien, notant que pour les forêts, 2020 a marqué le lancement officiel, pour la première fois au Maroc, d’une véritable stratégie à long terme pour protéger ce véritable et précieux patrimoine, pas seulement national mais mondial.

Au Maroc, la prise de conscience de l’importance de la forêt et de l’eau remonte à très longtemps au vu de leur centralité, en atteste le département dédié aux Eaux et Forêts qui figure parmi les administrations publiques les plus vieilles du Maroc, rappelle-t-il, estimant que ces raisons font que la nouvelle stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 » prend alors tout son sens.

+L’Economiste+, qui revient sur la problématique des ressources hydriques , se félicite de voir le Maroc « se remettre en selle » pour prévenir la crise de l’eau. « Le thermomètre a explosé puisque les niveaux actuels se situent à 650 m3 d’eau disponible par an et par habitant et devraient, selon les prévisions, descendre à 500 m3 en 2030! », alerte le journal.

Une fois les yeux ouverts sur cette réalité, des évidences s’imposent: dans la liste des leviers stratégiques à actionner pour la bonne gestion de l’eau, le rôle de la gouvernance revient en effet avec récurrence, suggère-t-il.

« Pour autant, l’on ne peut feindre d’ignorer les efforts menés par le Maroc car le pays affiche sans aucun doute la politique la plus volontariste de la région pour anticiper les tensions actuelles et futures », observe la publication. « Il ne faut surtout pas que cette flamme, la flamme de l’eau, s’éteigne », insiste-t-il.

+Maroc le Jour+ cite une déclaration de l’ambassadeur d’Eswatini à Rabat, Promise Msibi, qui a affirmé, depuis la ville de Laâyoune, que son pays « sera à jamais aux côtés » du Maroc dans la défense de sa souveraineté pleine et entière sur le Sahara, rejetant toute atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume.

« Personne n’a le droit de s’immiscer dans la question de l’intégrité territoriale du Maroc. Cette question doit être laissée aux mains de SM le Roi Mohammed VI et du peuple de ce grand Royaume », a déclaré à la Msibi, en marge d’une visite au Consulat général d’Eswatini dans la capitale du Sahara marocain.

L’ambassadeur, qui est également représentant permanent du Royaume d’Eswatini auprès de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, a salué les grands chantiers d’envergure réalisés dans les provinces du Sud du Royaume visant à améliorer la qualité de vie de la population locale.

Les corridors, un facteur d’industrialisation pour l’Afrique (experts)

L’Afrique peut s’appuyer sur les corridors pour accélérer son industrialisation, selon des experts africains.« Les corridors créent des opportunités d’industrialisation et sont des vecteurs de croissance du marché. La Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) offre une opportunité de promouvoir le bon fonctionnement des corridors pour une industrialisation durable et une diversification à l’ère de la Covid-19 », déclare Francis Ikome, Chef de la Section de l’intégration régionale, de la Division de l’intégration régionale et du commerce, de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Il s’exprimait, samedi dernier à Addis Abeba (Ethiopie), lors d’une table ronde sur les défis des pays africains sans littoral pendant cette période de pandémie de Covid-19.

Pour sa part, la Commissaire de l’Union africaine aux infrastructures et à l’énergie, Amina Abou-Zeid, souligne que l’UA accorde une attention particulière aux corridors afin de garantir que les pays en développement sans littoral soient connectés et que les échanges commerciaux circulent sans heurt.

« Les corridors ne fonctionnent pas seuls. Ils doivent être liés aux ports qui sont touchés par des défis tels que le harcèlement des contrôles aux frontières et les longues files d’attente aux frontières entraînant des retards », dit-elle.

Elle ajoute : « L’un des moyens de relever ces défis est la numérisation, qui offre la possibilité de faciliter la fluidité des services. La numérisation va au-delà des frontières dans le commerce électronique qui a quintuplé en 2020 ».

Mme Abou-Zeid note également que l’énergie, associée à la numérisation, offre d’immenses possibilités aux Pays en développement sans littoral d’Afrique.

La politique s’offre la Une des quotidiens sénégalais

Divers sujets liés à la politique dominent la Une de la presse sénégalaise reçue ce lundi à APA.Le Quotidien maintient l’affaire Ousmane Sonko, l’opposant accusé de viols par la masseuse Adji Sarr, et affiche l’« appel tonifiant de BBY (Benno Bokk Yakaar, majorité présidentielle)».

Selon le journal, Macky et Cie (sont) contre une « volonté de renverser le système démocratique ».

« Les leadeurs de BBY ont dénoncé l’appel à l’insurrection de Ousmane Sonko qui a causé une dizaine de morts. Macky et ses alliés appellent à se dresser contre un tel projet anti républicain, anti démocratique, anti national et anti pouvoir », rapporte Le Quotidien.

« Sonko-Les actes contre nature. La démarche actuelle du leader brouille le message originel de Pastef », titre L’Observateur, soulignant que mis sous contrôle judiciaire, l’opposant établit depuis des alliances politiques à coup de déplacements et de visites de courtoisie.

« Mais, poursuit le journal, les dernières rencontres avec des figures de la politique politicienne ont suscité beaucoup d’interrogations pour un parti qui ne veut faire aucune concession au système ».

A propos de l’affaire de viol dont est accusé Sonko, L’Observateur note un « silence troublant des organisations de femmes ».

Sur le duel Macky-Sonko, Walf Quotidien donne la parole à Jean Christophe Rufin, ancien ambassadeur de France au Sénégal qui affirme que « le bras de fer va continuer » car, le leader de Pastef s’est établi comme le principal opposant au chef de l’Etat et est légitime dans la rue et dans la jeunesse.

« S’ils veulent le faire disparaître, je pense qu’ils auront du mal », soutient le diplomate.

Pendant ce temps, Moussa Tine, leader de l’Alliance démocratique +Pencoo+ et membre de la coalition « Taxawu Sénégal », de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, fait la Une de Vox Populi.

Selon lui, « le pouvoir est dans une logique de +defaruwaat+ » et veut revenir à l’attaque.

« Branle-bas de combat politique-Un grand cadre d’unité d’action prend forme face au pouvoir », constate Voix Populi.

« Concertations tous azimuts de l’opposition-Vers la mise en place d’un grand cadre », renchérit L’As.

Nos confrères révèlent également de la détection au Sénégal d’un deuxième variant britannique de la Covid-19.

« Amadou Makhtar Mbow aux jeunes lors de la cérémonie d’hommage pour ses 100 ans-Soyez fidèles à votre pays et à l’Afrique », titre Le Soleil.

Dans ce quotidien national, l’ancien DG de l’Unesco a aussi invité les jeunes à avoir en bandoulière « la lutte contre l’injustice et les inégalités ».

En sport, Stades se focalise sur les 5e et 6e journées des éliminatoires de la Can 2022 et informe que le coach « Aliou Cissé opte pour 30 Lions ».

« Gana, Boulaye, Abdou Diallo, Sarr…Les Lions de la France libérés. La Fédération française de football répond favorablement à la Fédération sénégalaise de football », détaille Record à sa Une.

Ce faisant, Vox Populi précise que ces joueurs évoluant en France vont rejoindre la sélection nationale par vol spécial à cause de la Covid-19.

Maroc/Mutualité : La MGPAP augure d’une nouvelle ère dans la promotion de la protection sociale

Par Hicham Alaoui — La Mutuelle Générale du Personnel des Administrations Publiques du Maroc (MGPAP) tient à bras-le-corps le chantier de la généralisation de la protection sociale, un projet royal gigantesque qui s’inscrit dans la promotion de la justice sociale et spatiale et représente une révolution sociale réelle eu égard à ses incidences directes et concrètes sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens.Son Conseil d’Administration, tenu les 19, 20 et 21 mars à Rabat, s’est engagé expressément à mettre en œuvre ce projet prometteur qui définit les principes et objectifs relatifs à la réforme du système de la protection sociale au Maroc.

Fraichement élu, le président du Conseil d’Administration de la MGPAP, Moulay Brahim El Othmani, qui présidait la 1ère session du CA, a été on ne peut plus clair en insistant sur l’engagement total de la Mutuelle générale dans le projet royal relatif à la généralisation de la protection sociale pour tous les Marocains, compte tenu de son expérience solide dans ce domaine, aux côtés des autres mutuelles publiques et privées.

En effet, cet engagement tire son essence dans le fait que les mutuelles sont une des composantes de l’économie sociale et solidaire, en tant que troisième voie qui se dessine en matière de développement économique et social avec comme principes la suprématie de la redistribution, la non lucrativité et la solidarité agissante.

Pour rappel, ce projet permet, entre autres, la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), à fin 2022, au profit de 22 millions personnes supplémentaires qui bénéficieront d’une assurance couvrant les frais de traitement, de médicaments et d’hospitalisation.

Cette session a été, certes, une étape cruciale dans le fonctionnement de la MGPAP et sa volonté inébranlable de couper court avec les pratiques malsaines du passé, les dysfonctionnements, les irrégularités de gestion et les dommages causés aux droits et aux intérêts des adhérents au temps de l’ancienne équipe gouvernante.

Et pour cette finalité, le Conseil d’Administration a adopté à l’unanimité son plan stratégique quinquennal 2021-2025 et son budget 2021, ainsi que 13 autres points sur 38 inscrits à l’ordre du jour, tout en affirmant son engagement à mettre en œuvre le plan de mise à niveau de la Mutuelle générale.

Les actions seront focalisées sur la promotion de ses services, la valorisation de ses ressources humaines, en adoptant la politique de la régionalisation et de proximité, tout en renforçant la communication interne et externe et en consacrant une gouvernance en gestion financière et administrative afin de préserver les intérêts de la structure et de ses adhérents.

Le Conseil a également décidé de revoir l’étude actuarielle sur l’augmentation des allocations de retraite et de décès accordées par la Caisse complémentaire en cas de décès, en tenant compte des observations des autorités de tutelle.

Côté ressources humaines, le Conseil a décidé de procéder à la révision de la situation administrative et financière de certains employés de la MGPAP et de réintégrer les employés et agents révoqués de façon abusive.

En outre, dans le cadre de la régionalisation avancée, la Mutuelle générale s’est alignée officiellement au découpage administratif du Royaume.

Conscient de l’importance de la coopération interafricaine en matière de mutualité, le Conseil a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de la MGPAP sur la scène africaine à travers l’Union africaine de la Mutualité (UAM), dont le siège est basé à Rabat. L’UAM est une structure supranationale qui se veut un instrument de mise en réseau du mouvement mutualiste en Afrique pour défendre et représenter les intérêts communs des organisations membres et apporter une assistance technique de premier ordre en matière d’amélioration de couverture sociale et de facilitation d’accès aux soins de santé à travers la solidarité mutualiste.

Elle est une plateforme résolument engagée à intensifier la coopération Sud-sud à travers l’échange d’expériences et d’expertises en matière de mutualité pour hisser haut l’action de la sécurité sociale. Il est de ce fait un espace d’échange, de dialogue, de coordination et de plaidoyer du mouvement mutualiste africain auprès des gouvernements et des instances nationales et internationales.

Porté par une dynamique mutualiste positive et un engagement infaillible de promouvoir la protection sociale, le CA de la MGPAP a convenu de la création dans toutes les provinces du Royaume d’unités médico-sociales, notamment celles dédiées aux prestations dentaires, outre la mise en place d’unités médicales de diagnostic à travers des contrats avec des médecins spécialisés.

Des initiatives ambitieuses et des décisions audacieuses prises par les nouveaux responsables de ce mastodonte mutualiste, qui compte près de 450.000 adhérents et 1,5 million de bénéficiaires. Tout l’espoir que ces mesures et démarches soient concrétisées sur le terrain pour rehausser les niveaux de couverture sociale dans le pays, améliorer les prestations fournies et partant gagner la confiance des adhérents.

Côte d’Ivoire: prières et bénédictions pour Hamed Bakayoko à Abobo

La cérémonie du septième jour de feu Hamed Bakayoko, le premier ministre ivoirien, a été organisée dimanche à la mairie d’Abobo au Nord d’Abidjan en présence du couple présidentiel ivoirien et de plusieurs personnalités.

Le septième jour est un rituel traditionnel musulman où des prières et des bénédictions sont dites pour un défunt.

A cette occasion où la lecture intégrale du Saint coran a été faite trois fois,  des bénédictions, des prières et des invocations ont été faites par les guides religieux pour le repos de l’âme de feu Hamed Bakayoko.

Des témoignages et des dons en numéraire ont été également faits à la famille de l’illustre disparu  par les institutions de la République et par des personnalités. Dans une adresse au nom du sénat ivoirien, le sénateur Silué Kagnon Augustin, a soutenu que « restons forts et unis pour poursuivre la gigantesque œuvre» d’Hamed Bakayoko.

M. Bakayoko, le premier ministre ivoirien, par ailleurs maire d’Abobo (Nord d’Abidjan), qui est décédé le 10 mars dernier en Allemagne des suites d’un cancer fulgurant à l’âge de 56 ans, a été inhumé vendredi dernier sur la terre de ses ancêtres à Séguéla dans le nord-ouest ivoirien.

Feu Hamed Bakayoko dit Hambak ou encore le Golden Boy, qui était considéré comme  « l’ami des pauvres et des orphelins» était pressenti pour succéder au président ivoirien Alassane Ouattara dont il est l’un des fidèles depuis une trentaine d’années.

Congo: le principal opposant de Sassou Nguesso « se bat contre la mort »

Guy-Brice Parfait Kolelas a été testé positif à la Covid-19 et soutient dans un message vidéo diffusé samedi, « se battre contre la mort. »Dans son message, l’opposant de 60 ans, a invité ses partisans à se rendre massivement aux urnes. « Mes chers compatriotes, je me bats contre la mort, mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter pour le changement. Je ne me serais pas battu pour rien » affirme l’opposant, arrivé deuxième du dernier scrutin présidentiel de 2016.

Sous assistance respiratoire, le rival de Sassou Nguesso poursuit son combat sur « son lit de mort ». Testé positif vendredi, il avait mis fin prématurément à sa campagne électorale. Son évacuation vers Paris devrait intervenir ce dimanche matin selon son entourage.

Malgré la réception de 100 000 de doses de vaccin Sinopharm, le Congo n’a pas encore démarré sa campagne de vaccination. Le pays a enregistré à ce jour 9564 cas positifs pour 7514 guérisons et 134 morts.

Présidentielle congolaise : internet coupé avant le vote

Au Congo, 2,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche pour départager les 7 candidats en lice.Le taux de participation et la transparence sont les deux enjeux du scrutin. Ce dimanche, l’accès à internet et aux réseaux sociaux a été coupé a quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote. « Les données du réseau montrent un effondrement presque total de la connectivité nationale à partir de minuit heure locale »  , constatait l’ONG de surveillance d’Internet, NetBlocks.

L’église catholique s’est vu interdire aussi la supervision du déroulement du scrutin par les autorités. La conférence épiscopale du Congo a déjà émis des « sérieuses réserves » concernant la crédibilité de cette élection.

Pour beaucoup de Congolais, l’issue de cette présidentielle ne fait guère de doute. Dénis Sassou Nguessou, 77 ans dont 36 passés au pouvoir, sera réélu pour un sixième mandat de 5 ans.

Maroc : Le CNDH insiste sur la protection des libertés publiques et du droit de manifestation pacifique

Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a souligné, samedi, l’importance de l’application de la loi en lien avec les principes de nécessité et de proportionnalité lors de la dispersion des manifestations, tout en insistant sur la protection des libertés publiques et du droit de manifestation pacifique.Dans un communiqué sur les protestations des enseignants contractuels, le conseil s’est félicité du communiqué du procureur Roi auprès du Tribunal de première instance de Rabat annonçant l’ouverture une enquête au sujet d’une personne en tenue civile qui a usé de la violence lors de la dispersion d’un rassemblement sur la voie publique.

Il a à cet égard appelé le parquet compétent à élargir le cercle des investigations pour englober les faits évoqués ou diffusés via les divers médias, tout en œuvrant à la publication des résultats des recherches.

Le CNDH a rappelé dans le même contexte sa recommandation contenue dans son rapport annuel 2019 et dans nombre de ses rapports thématiques, selon laquelle le recours à la force devrait être soumis au contrôle du ministère public.

Tenue en présentiel et par visioconférence, l’Assemblée générale du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a adopté un projet d’étude intitulé « les mouvements protestataires au Maroc », dans la perspective d’élaborer des recommandations traitant des moyens d’accompagner l’extension des garanties de manifestation pacifique, indique le conseil dans un communiqué.

Denis Sassou Nguesso, l’insubmersible

En République du Congo où l’âge moyen est de 19 ans, une bonne frange de la population n’a connu que Denis Sassou Nguesso au pouvoir.Du haut de ses 77 ans, Denis Sassou Nguesso a déjà passé 36 années à la tête du Congo. Le président sortant que l’on surnomme « empereur » sur le continent n’a visiblement pas étanché sa soif de pouvoir puisqu’il brigue un quatrième mandat.

Six candidats se dressent sur son chemin pour l’élection de ce dimanche 21 mars. Il s’agit de Guy-Brice Parfait Kolélas, Mathias Dzon, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Albert Oniangué, Anguios Nganguia Engambé et Dave Uphrem Mafoula.

Grâce à une modification de la Constitution intervenue en 2015, Sassou Nguesso pourrait encore diriger jusqu’en 2031 cette ancienne colonie française. Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, l’écrivain à succès, Alain Mabanckou, dresse un réquisitoire : « Le constat que j’ai fait de la politique de mon pays est malheureusement triste. Les mêmes personnes, les mêmes histoires, la jeunesse verrouillée, la liberté de presse inexistante… Ces grands chantiers n’ont jamais été entamés ».

Toutefois, l’auteur de « Lumières de Pointe-Noire » ou encore de « Petit piment » a exhorté ses concitoyens à exercer leur devoir civique en allant « voter dans le calme et la dignité parce que le Congo est plus fort que les personnes recherchant le pouvoir. Le Congo restera, les hommes passeront. La postérité reconnaîtra votre geste démocratique et se souviendra de ceux qui l’ont corrompu ».

En 2016, la réélection dès le premier tour du candidat du Parti congolais du Travail (PCT) a fait l’objet de contestations. En tout cas, les évêques du Congo ont fraîchement plaidé en faveur de « l’alternance au pouvoir (pour qu’elle) devienne une règle intangible et immuable ». En outre, les religieux ont appelé de leurs vœux l’instauration d’« un mandat renouvelable une seule fois ».

Le paradoxe congolais

Large de 342.000 km², le Congo est peuplé par 5 millions d’habitants. Le pétrole, première ressource naturelle de ce pays, représente 55 % du Produit Intérieur Brut (PIB), 85 % des exportations et 80 % des recettes budgétaires de l’Etat. Mais depuis 2014, cette nation est confrontée à une sévère crise économique ayant nécessité l’aide du Fonds Monétaire International (FMI).

Appelé « otchouembé », lutteur traditionnel musclé en langue mbochi, l’ethnie de Sassou Nguesso, l’ancien militaire, né en 1943 à Edou (Nord), doit une fière chandelle à l’institution de Bretton Woods qui a injecté dans son pays des centaines de millions de dollars au titre de la Facilité élargie de crédit (Fec).

L’objectif, à en croire le FMI, est d’aider le Congo à « relancer son économie ». En 2019, la dette de ce petit pays de l’Afrique centrale était estimée à 120 % de son PIB. Selon un récent rapport de l’African Economic Outlook, « la situation sociale (au Congo) est marquée par une pauvreté persistante (40,9 %) et des inégalités de revenu (avec un coefficient de Gini de 0,46 en 2011). De plus, la main d’œuvre locale est caractérisée par une inadéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi, qui s’explique par la faiblesse de l’offre de l’enseignement technique et professionnel ».

A lire aussi: Présidentielle congolaise : six prétendants face à Denis Sassou Nguesso

Malgré son bilan désastreux aux yeux de certains acteurs politiques, l’homme fort de Brazzaville ne supporte aucune voix discordante. Le général Jean-Marie Mokoko, ex-conseiller du tout-puissant président ainsi que André Okombi Salissa, ancien ministre et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016 l’ont appris à leurs dépens.

En effet, les deux opposants ont été condamnés à 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Le premier nommé, dont l’état de santé s’était dégradé en cachot, a été évacué fin juillet 2020 dans un hôpital militaire à Ankara, la capitale de la Turquie.

Les 100 ans d’Amadou Makhtar Mbow à la Une au Sénégal

Les quotidiens sénégalais parvenus samedi à APA traitent principalement du centième anniversaire d’Amadou Makhtar Mbow, l’ancien directeur général de l’Unesco.« Mbow, 100 vies », titre Le Quotidien avant de reprendre en sous-titre cette phrase du non moins ancien ministre socialiste à l’occasion de son centenaire : « Que les hommes politiques agissent en fonction des intérêts de leurs Peuples ». 

Dans ses réalisations, le journal rappelle que le Nomic (Nouvel ordre mondial de l’information et la communication), les Assises nationales et le CNRI (Commission nationale de réforme des institutions) sont « toujours actuels ».

Selon L’AS, les cent ans d’Amadou Makhtar Mbow consacrent « un siècle d’une vie remplie ». 

« Une vie de combats », précise de son côté EnQuête. Au service de son pays et de l’humain, il a été presque de tous les combats démocratiques, souligne le quotidien où l’ancien ministre de la Culture de Wade, Amadou Tidiane Wone, « lui souhaite de vivre encore longtemps ».

Le Soleil lui rend également hommage dans sa manchette et retient de lui « un éternel combattant ».

Sur un autre sujet, le quotidien national titre sur la base logistique pétrolière et le terminal gazier du port de Dakar. Le journal informe que « le privé national décroche les concessions » avant de souligner que cela est « une première en 150 ans d’existence du port ». Le président Macky Sall note d’ailleurs que « le contenu local est la voie royale pour créer des champions nationaux ».

Sur la Covid-19, Libération renseigne que le Sénégal vient de dépasser la barre des 1000 morts. Il s’agit de huit décès supplémentaires enregistrés hier qui ont porté le bilan à 1003 morts. Désormais, ce sont 2606 malades qui sont sous traitement dans le pays.

Par ailleurs, ajoute le journal, l’état de catastrophe sanitaire impliquant le couvre-feu est levé depuis hier soir, conformément à la déclaration du chef de l’Etat dans sa dernière adresse à la nation.

Selon L’Observateur, cet évènement devrait être vécu comme une « fête de la libération ce samedi à Dakar ». C’est le cas pour les gérants de boîtes de nuit qui sont « en petite joie », souligne le journal privé.

En football, Stades et Record titrent sur les « retrouvailles explosives » en quarts de finale de Ligue des Champions dont le tirage a été effectué hier. En plus de l’alléchant Manchester City / Dortmund, les affiches Bayern / PSG et Real / Liverpool rappellent quelque chose aux observateurs. Concernant le match des Parisiens et des Reds, Stades note qu’il y a une « revanche dans l’air pour Gana et Mané », des internationaux sénégalais.

Sur un autre sujet, Record informe que le champion de lutte sénégalaise, Bombardier, dispute ce soir son troisième combat en MMA face au Polonais Pudzianowski.

Ramadan, campagne de vaccination et aviation au menu de la presse marocaine

L’avènement du mois de Ramadan, la campagne de vaccination et la chute du trafic aérien à fin février, sont les principaux sujets abordés par les hebdomadaires et quotidiens marocains parus ce samedi.+La Nouvelle Tribune+ écrit que le mois de Ramadan approche et avec cette perspective, les questionnements et interrogations se font de plus en plus nombreux au sein de la population.

En 2020, confinement oblige du fait de la première vague de la pandémie, le mois de Ramadan avait été réduit à sa plus simple expression collective et les Marocains avaient été contraints à une observance de ses prescriptions vraiment minimale, rappelle le journal.

« Cela se reproduira-t-il cette année dans moins d’un mois ? », se demande l’hebdomadaire, notant que les responsables étatiques sont toujours soucieux de préserver la santé de tous les citoyens et de stopper l’éventuelle progression de variants dans le pays.

Abordant l’approvisionnement des vaccins contre l’épidémie de coronavirus, +Finances News Hebdo+ écrit qu’aujourd’hui, l’on ne s’inquiète plus seulement de la disponibilité des doses de vaccin, mais aussi de celle de tous les composants qui entrent dans la production des vaccins contre le coronavirus.

L’industrie pharmaceutique doit produire 10 milliards de doses de vaccins anti-Covid-19 pour cette année, c’est-à-dire le double de la capacité de fabrication de 2019, précise la publication. C’est dire que la tension déjà existante sur le marché des vaccins est davantage exacerbée, fait-il remarquer.

+L’Observateur du Maroc et d’Afrique+ souligne que le Maroc a surpris les Marocains eux-mêmes et les étrangers par sa bonne gestion de la campagne de vaccination lancée par le Roi Mohammed VI qui a donné l’exemple en se faisant vacciner le premier.

D’abord, le Royaume a su s’imposer dans la course folle aux vaccins qui a été lancé dans le monde et a pu acquérir les lots en nombre suffisants pour bien démarrer sa campagne.

Ensuite, les doses acquises auprès d’AstraZeneca et de Sinopharm ont fait l’objet d’une parfaite organisation. Au mardi 16 mars, le nombre des personnes vaccinées au Maroc (première dose) a atteint 4.236.386, alors que 1.960.996 ont reçu la deuxième dose du vaccin, selon le ministère de la Santé.

+Aujourd’hui le Maroc+ rapporte que les aéroports marocains ont accueilli 1.063.224 passagers au titre des deux premiers mois de cette année, en chute de 73,24% par rapport à fin février 2020.

Selon un communiqué de l’Office national des aéroports (ONDA), cité par le quotidien, l’aéroport Mohammed V a enregistré 520.613 passagers, en baisse de 67,25%, suivi de Marrakech (105.378), de Tanger (94.703) et de Nador (64.994).

Pour le seul mois de février, le trafic aérien a diminué de 78,47% à 420.384 passagers. Avec 102.899 passagers accueillis, le trafic aérien domestique a enregistré un recul de l’ordre de 55,98%, relève l’ONDA.

Côté international, le trafic, qui représente 75,52% du trafic global, a enregistré 317.485 passagers en février dernier. Ce résultat concerne tous les marchés, notamment celui de l’Europe qui représente plus de 77% environ du trafic aérien global, avec une régression de 82,74%.

Rabat et Conakry déterminés à concrétiser leurs accords bilatéraux

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita a reçu, vendredi à Rabat, son homologue guinéen Ibrahima Khalil Kaba, en visite au Maroc et porteur d’un message du président guinéen Alpha Condé au Roi Mohamed VI.Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue marocain, le chef de la diplomatie guinéenne a souligné l’excellence des relations historiques qui réunissent le Maroc et la Guinée, rappelant que le Royaume a toujours été aux côtés de la Guinée même durant les pires moments de la pandémie du Covid-19.

« Le Maroc était toujours là pour nous », a-t-il confié, exprimant les remerciements de son pays au Souverain marocain pour avoir maintenu l’ouverture des frontières pour le cheminement des aides humanitaires destinées à la lutte contre la Covid-19 ».

De son côté, le ministre marocain s’est félicité du niveau de la coopération entre les deux pays, précisant que les deux visites royales en 2014 et en 2017 ont créé une dynamique nouvelle dans les relations bilatérales, renforcée par les six visites du président de la Guinée au Maroc.

Lors de leur rencontre, les deux responsables ont convenu de travailler davantage pour la concrétisation d’un ensemble d’accords signés lors des visites royales en Guinée.

Ils ont également convenu d’accélérer le partenariat dans le domaine de la formation. Une volonté concrétisée par la signature d’un accord entre le Centre de formation diplomatique de Guinée et l’Académie Marocaine des études diplomatique (AMED). A cet égard, M. Bourita a rappelé qu’environ 5000 étudiants guinéens sont formés au Maroc, grâce aux bourses d’étude dont le nombre a augmenté à 270 bourses par an.

D’autres questions régionales ont été examinées par les deux ministres notamment la situation au Sahel, en Afrique de l’Ouest et au Sahara.

UA : Le Maroc « ne se sent ni concerné ni intéressé » par le communiqué du CPS sur la question du Sahara

Le Maroc « ne se sent ni concerné ni intéressé » par le communiqué qui a sanctionné la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA), tenue le 9 mars 2021 sur la question du Sahara, a affirmé, vendredi à Rabat, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.Il s’agit d’un « non-événement» pour le Maroc, qui continue à travailler au sein de l’UA dans le cadre de la décision 693 de l’Union, a précisé M. Bourita, lors d’un point de presse à l’issue d’entretiens avec son homologue guinéen, M. Ibrahim Khalil Kaba.

«Ce communiqué est le fruit de manœuvres et d’irrégularités qui ont entaché la procédure d’adoption», a souligné M. Bourita, qui a rappelé dans ce contexte que la réunion du CPS a eu lieu le 9 mars, alors que le document est sorti le 19 du mois.

« Pendant tous ces 10 jours, la majorité du Conseil avait rejeté par écrit ses conclusions. Il se peut que de force ou de fait accompli, le texte a été modifié », a-t-il dit.

Cette réunion du CPS a été déjà entachée de plusieurs irrégularités et suscite beaucoup d’interrogations sur son contexte, ses visées et ses arrière-pensées, a-t-il noté, soulignant que les débats ont montré que l’Afrique a une position claire, qui est celle de soutenir les efforts des Nations Unies pour trouver une solution à la question du Sahara.

Le ministre marocain a saisi cette occasion pour rappeler que le dossier du Sahara est soumis aux Nations-Unies, et que la Troïka est la seule habilitée à suivre la question du Sahara.

M. Bourita n’a pas manqué de souligner la satisfaction du Maroc que la majorité des Etats membres du CPS, ainsi que la Commission de l’UA soient restés fidèles à la légalité et à la légitimité, en défendant lors du Sommet du CPS du 9 mars la validité et la pertinence de la décision 693 de l’Union, en tant que seul cadre de l’UA pour suivre la question du Sahara.

La solution doit refléter la position nationale des deux tiers des pays africains qui ne reconnaissent pas l’entité fantoche autoproclamée par les séparatistes du polisario, a dit le ministre, rappelant que la plupart des pays africains soutiennent la marocanité du Sahara. « Donc pour nous c’est un non-événement », a-t-il martelé.

Pour rappel, la décision 693 du Sommet africain, tenu en juillet 2018 à Nouakchott, en Mauritanie, consacre l’exclusivité de l’ONU en tant que cadre pour la recherche d’une solution au conflit régional créé autour de la question du Sahara, tout en établissant le mécanisme de la Troïka pour appuyer les efforts des Nations unies pour le règlement de ce différend.

Côte d’Ivoire: Hamed Bakayoko inhumé dans l’intimité familiale à Séguéla

Le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko dit Hambak qui est décédé le 10 mars dernier en Allemagne, a été inhumé vendredi après-midi dans la stricte intimité familiale à Séguéla dans le Nord-ouest ivoirien, sur la terre de ses ancêtres.

Auparavant, une prière mortuaire a été faite à la grande mosquée de Séguéla pour le repos de l’âme de l’ancien chef du gouvernement ivoirien en présence du couple présidentiel ivoirien, de plusieurs membres du gouvernement, des cadres de cette région, des parents, amis et connaissances de l’illustre disparu.

Plus tôt dans la matinée de ce vendredi, les différentes régions et district de la Côte d’Ivoire ont rendu un vibrant hommage à feu Hamed Bakayoko lors d’une cérémonie au stade Losseni Soumahoro de Séguéla. Ces différentes délégations ont salué unanimement un homme généreux, loyal, humble et affable.

 « Dans sa vie de tous les jours, il a conquis beaucoup de cœurs dans nos régions. Il était un homme affable, intelligent et disponible », a témoigné le ministre-gouverneur du district d’Abidjan, Robert Beugré Mambé.

Dans un cercueil paré des couleurs nationales, la dépouille de feu Hamed Bakayoko transportée dans un command-car de l’armée ivoirienne, a fait une procession dans des rues de Séguéla, à son arrivée dans la ville, jeudi en fin de soirée.   

 Mercredi dernier, la Côte d’Ivoire a rendu à feu Hamed Bakayoko, un hommage national au cours duquel il a été élevé à titre posthume à la Dignité de Grand-Croix de l’Ordre national. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un hommage artistique lui a été également rendu par des stars de la musique ivoirienne et africaine  lors d’un concert au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, au nord d’Abidjan.

Hamed Bakayoko appelé affectueusement par ses admirateurs Hambak, le Golden Boy, le grand Chegué, l’Etoile d’Etat ou encore demi-Dieu, avait été évacué en France le 18 février dernier avant d’être transféré en Allemagne dans un centre oncologique pour recevoir des soins.

 Il a finalement succombé le 10 mars dernier des suites d’un cancer fulgurant à l’âge de 56 ans. Considéré comme  « l’ami des pauvres et des orphelins » à cause de sa grande générosité, l’annonce du décès du Golden Boy a créé une onde de choc en Côte d’Ivoire.

Covid-19 : l’Afrique exhortée à une relance économique résiliente

La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) exhorte les pays africains à adopter des mesures politiques qui encouragent les investissements verts visant à accroître la productivité pour faciliter une relance durable à la suite de la crise de coronavirus et parvenir à une industrialisation durable.« Les pays doivent également soutenir les Petites et moyennes entreprises (PME) et renforcer les systèmes de protection sociale pour revitaliser les moyens de subsistance », affirme Hopestone Kayiska Chavula, qui assure l’intérim de la Section d’analyse macroéconomique, de la Division de la macroéconomie et de la gouvernance, de la CEA.

Il présentait son rapport axé sur les récents développements économiques et sociaux en Afrique présenté lors la 39ème réunion du Comité d’experts de la CEA dans le cadre de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique, ouvert depuis mercredi dernier à Addis-Abeba (Ethiopie).

« Le renforcement des systèmes de santé, notamment par la création de centres de santé régionaux à la pointe de la technologie, est également essentiel », dit-il, ajoutant que les pays doivent également renforcer les systèmes de suivi et d’évaluation et les systèmes statistiques existants pour évaluer et affiner en permanence les mesures d’atténuation et de relance.

Selon M. Chavula, il faut un soutien de la communauté internationale pour faire face aux contraintes de liquidités et promouvoir la relance. Ce qui peut se faire grâce à de nouvelles émissions et réaffectations de Droits de tirage spéciaux (DTS), à une baisse du coût du crédit, à une restructuration ordonnée de la dette et à la recapitalisation des banques multilatérales de développement (BMD).

« Une grande partie des progrès réalisés ces dernières années en matière d’éducation, de santé et d’éradication de la pauvreté a été stoppée ou annulée par la pandémie de Covid-19 », Hopestone Kayiska Chavula, soulignant que la CEA estime qu’entre 49 et 161 millions de personnes tomberont dans une pauvreté profonde en raison de la crise.

On estime que le PIB de l’Afrique s’est contracté en 2020 malgré une relance aux 3e et 4e trimestres mais les perspectives pour 2021 sont positives.

Les déficits budgétaires se sont creusés en raison de l’augmentation des dépenses publiques visant à enrayer la propagation de la pandémie, et de nombreux autres pays africains risquent en conséquence d’être surendettés.

Des politiques monétaires accommodantes ont été maintenues pour amortir les effets négatifs de la pandémie sur l’activité économique malgré les pressions inflationnistes dans certains pays, déclare M. Chavula.

Le commerce africain a diminué mais connaîtra une hausse avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

La croissance du PIB réel est restée modérée sur le continent, principalement en raison des risques de baisse associés à la deuxième vague d’infections, à la baisse des prix des produits de base et aux risques budgétaires importants ainsi qu’aux conflits dans certains pays.

L’année 2021 s’annonce positive, indique M. Chavula, en raison de la disponibilité des vaccins contre la COVID-19 et de l’amélioration de l’activité économique au 4ème trimestre 2020, des dépenses pour les fêtes et les frais de voyage.

Présidentielle congolaise : six prétendants face à Denis Sassou Nguesso

Au Congo, six candidats de l’opposition veulent déboulonner l’inamovible président pour l’élection du dimanche 21 mars prochain.A première vue, le rapport de force est déséquilibré. La balance semble pencher du côté de Denis Sassou Nguesso. Le 17 février dernier, la Cour constitutionnelle du Congo a validé sept candidatures dont celle du chef de l’Etat sortant.

A 77 ans, l’ancien officier parachutiste brigue un quatrième mandat après avoir cumulé 36 ans à la tête de ce pays de l’Afrique centrale. Surnommé « l’empereur » par certains de ses pairs en Afrique, notamment l’Ivoirien Alassane Ouattara et le Guinéen Alpha Condé, il est donné vainqueur par plusieurs observateurs.

Déjà président de la République populaire de 1979 à 1992, Sassou Nguesso avait perdu la première élection pluraliste organisée au Congo en 1992. Celle-ci  a été gagnée par Pascal Lissouba mais il a ensuite été évincé au terme d’une sanglante guerre civile en 1997.

Depuis 2002, l’actuel locataire du Palais du peuple a remporté toutes les élections même si le scrutin présidentiel de 2016 a été le plus contesté. L’épiscopat s’est récemment dit « inquiet » de la transparence de la présidentielle du 21 mars. Cependant, certains opposants continuent de croire en l’alternance.

Parmi ceux-ci, il y a Guy-Brice Parfait Kolélas âgé de 61 ans. Classé deuxième à la présidentielle de 2016, cet économiste et haut fonctionnaire à la retraite est considéré comme le principal opposant du pays. Au début de ce mois, il a accusé le pouvoir de l’empêcher de battre campagne.

Des retours

Denis Sassou Nguesso aura également devant lui son ancien ministre des Finances (1997-2002), Mathias Dzon, 74 ans. Investi par l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD), il est le premier candidat à se présenter officiellement à cette élection présidentielle après avoir boycotté celle de 2016.

Candidat pour la première fois en 2009, il a invoqué « l’intérêt supérieur de la patrie en danger » pour expliquer son come-back. « L’économie, les finances publiques et  les relations avec les créanciers sont mal gérées », dénonçait-il devant ses partisans.

Le chef de file du Parti congolais du Travail (PCT, mouvance présidentielle) sera également opposé au député Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, 68 ans, qui retente sa chance pour la quatrième fois, non sans craindre des élections « biaisées ».

L’ancien officier de l’armée Albert Oniangué, 66 ans, sera aussi de ceux qui brigueront les suffrages des Congolais. Ce pasteur évangélique fut aide de camp de Sassou Nguesso. Aujourd’hui, il veut sauver un pays qui vit « un naufrage collectif ». Candidat indépendant, M. Oniangué a constaté « la pauvreté » de ses concitoyens qui mènent « une vie de misère ».

Après son échec de 2009, Anguios Nganguia Engambé sera de la partie. L’ex-inspecteur des Douanes se proclame « candidat des idées neuves » et promet, s’il est élu, de nommer une femme au poste de Premier ministre. Après 32 ans passés dans l’administration publique, il s’est tourné vers les affaires avant d’atterrir en politique. Chef de file du Parti pour l’action de la République (Par), il est réputé proche du pouvoir.

Le benjamin des candidats pour la présidentielle de dimanche est Dave Uphrem Mafoula. A tout juste 39 ans, il a été investi par le parti Les Souverainistes. A ses compatriotes, ce novice propose un programme intitulé « Contrat présidentiel ». L’objectif est de « rompre avec les vieilles pratiques de gestion ». Dave Uphrem Mafoula envisage de le mettre en œuvre dans les 180 jours si les Congolais portent leur choix sur lui.

Ce dimanche 21 mars, environ 2,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes. Le taux de participation sera le grand défi de ce scrutin après que les populations ont été durement touchées par le nouveau coronavirus et la crise économique consécutive à la chute des cours du pétrole, principale source de revenus du Congo.

Af’Sud: l’ancien président Willem souffre d’un cancer

L’ancien président sud-africain, Frederik Willem de Klerk, souffre d’un cancer du poumon, a confirmé vendredi sa fondation.Agé de 85 ans, le président de Klerk a été diagnostiqué d’un mésothéliome, un type de cancer qui a affecté la paroi de ses poumons, a déclaré la Fondation FW de Klerk.

Cependant, « il n’y a pas de menace immédiate et nous sommes confiants dans la réussite du traitement », a ajouté la fondation, soulignant que l’ancien dirigeant devait commencer l’immunothérapie la semaine prochaine.

Willem, son fils, est décédé d’un cancer à l’âge de 53 ans en octobre 2020, rappelle la fondation.

De Klerk a été le dernier président du gouvernement d’apartheid de l’Afrique du Sud et a servi entre 1989 et 1994, lorsque le pays est passé d’un régime de minorité blanche à un régime de majorité noire à la suite d’élections démocratiques nationales.

Il a toutefois servi pendant deux années supplémentaires en tant que vice-président de Nelson Mandela dans le cadre du programme de réconciliation du pays.

M. De Klerk et M. Mandela ont reçu le prix Nobel de la paix 1993 « pour leur action en faveur de la fin pacifique du régime d’apartheid et pour avoir jeté les bases d’une nouvelle Afrique du Sud démocratique », avait déclaré à l’époque le comité norvégien du prix Nobel.

Banjul invitée à freiner l’expansion des usines de farine de poisson

Greenpeace Afrique appelle le gouvernement gambien à mettre fin à l’accaparement des terres et à l’expansion des usines de farine et d’huile de poisson.L’ONG explique qu’une usine chinoise de production de farine de poisson basée à Gunjur, en Gambie, a récemment décidé d’élargir ses installations en accaparant les terres des femmes productrices de légumes.

Les militants de Greenpeace Afrique dans la région confirment que la communauté vivant à proximité des usines de farine et d’huile de poisson est exposée à une pollution atmosphérique constante depuis six ans.

« Le fait de priver les femmes gambiennes locales de leur emploi montre que le peuple gambien n’est pas une priorité pour le gouvernement. Les agricultrices paient les frais de scolarité de leurs enfants et nourrissent leurs familles. Si leurs moyens de subsistance sont affectés, beaucoup plus d’enfants souffriront », a expliqué Mustapha Manneh, rédacteur régional pour l’Afrique de l’Ouest de China Dialogue.

« Mon fils est étudiant, et grâce à cette petite ferme, je suis en mesure de payer les frais de scolarité de son université. L’année dernière, j’ai gagné 35 000 dalasis et cette année, le potager est encore plus important. Maintenant, ils veulent nous enlever d’ici et le donner aux Chinois », a déclaré Awa Darboe, une maraîchère de Gunjur.

Selon Ibrahim Cissé, Chargé de campagne à Greenpeace Afrique, « il est grand temps de faire la lumière sur l’impact social, économique et environnemental des usines de farine et d’huile de poisson sur les populations les plus vulnérables ».

L’Adieu de la presse ivoirienne à Hamed Bakayoko

Dans sa livraison de vendredi, la presse ivoirienne fait ses adieux au premier ministre Hamed Bakayoko (Hambak, contraction des prénom et nom) qui sera inhumé le même jour à Séguéla, sa ville natale dans le Nord-ouest ivoirien où sa dépouille est arrivée la veille.

« Adieu Hambak» barre en Une, le quotidien à capitaux publics, Fraternité Matin, ajoutant que « le chef du gouvernement sera inhumé aujourd’hui à Séguéla ».  « Papa est immortel, il vit en nous », estiment les enfants du défunt dans l’oraison funèbre qui a marqué la levée du corps jeudi à Abidjan pour Séguéla, rapporte Fraternité Matin, mettant en exergue les prières et bénédictions qui ont été dites pour le repos de l’âme d’Hambak.

Le confrère ne passe pas sous silence l’hommage des artistes à l’illustre disparu. A ce propos, le journal pro-gouvernemental explique que lors d’une veillée artistique au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama (Nord-Ouest d’Abidjan), la jeunesse et les artistes ont célébré le « Golden Boy » dans la nuit de mercredi à jusqu’au petit matin de jeudi.

Dans le même registre, le quotidien privé et indépendant, L’Inter souligne «l’ultime Adieu» en écrivant que Hamed Bakayoko était « notre héros », citant les enfants de ce dernier. Poursuivant, L’Inter informe son lectorat que Mme Henriette Konan Bédié a donné un « coup de fil » à la Première dame Dominique Ouattara, la marraine du défunt.

« Séguéla accueille son fils avec dignité et douleur », affiche en Une, le quotidien Le Patriote dont Hamed Bakayoko est le fondateur. « La Côte d’Ivoire perd l’un de ses grands serviteurs », affirme le président ivoirien Alassane Ouattara dans les colonnes de ce quotidien selon qui la journée de ce vendredi sera marquée par les condoléances des régions du pays et l’inhumation.

La cérémonie de septième jour est prévue le dimanche 21 mars 2021 à Abobo, la commune abidjanaise dont Hambak était le maire, conclut Le Patriote.

Le journal Le Jour Plus, proche du pouvoir, ouvre ses colonnes aux populations de Séguéla qui racontent leur douleur, là où le quotidien Le Nouveau Réveil, proche du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) révèle « toutes les faces cachées et visibles » du premier ministre Hamed Bakayoko.

« Dieu l’avait prêté et Dieu a jugé bon de le reprendre », affirme à la Une du quotidien indépendant L’Intelligent d’Abidjan, le fils aîné de Hambak, Karl Tidiane dans son oraison funèbre.

« L’ultime séparation aujourd’hui. Hamed Bakayoko rejoint la terre de ses ancêtres » écrit le journal Le Mandat, proche du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir).

« Arrivée de la dépouille du premier ministre Hamed Bakayoko. Séguéla s’effondre ! », constate pour sa part le journal L’Expression, également proche du RHDP. « Hambak est parti. Bon voyage l’Etoile d’Etat », renchérit Le Matin. Rapportant les propos du président Alassane Ouattara, cet autre quotidien proche du RHDP, soutient que la « Côte d’Ivoire perd un humaniste et un grand homme d’Etat ».

A ce propos, Notre Voie, le quotidien officiel du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), écrit qu’Hamed Bakayoko « était le visage humain du régime Ouattara ».

La cérémonie d’inhumation aura lieu vendredi sur la terre de ses ancêtres. Avant cela, Hamed Bakayoko, de confession musulmane, aura droit à une levée du corps à la Mosquée de Séguéla suivie de la prière mortuaire puis l’enterrement.

L’inhumation est prévue dans l’intimité familiale. Hamed Bakayoko s’était rendu le 18 février en France, avant d’être évacué dans un centre oncologique en Allemagne pour des soins, mais il succombera des suites d’un cancer fulgurant le 10 mars 2021.

Un hommage national lui été rendu mercredi sur l’esplanade du palais présidentiel de la République à Abidjan.

Tanzanie : la nouvelle présidente a prêté serment

Samia Suluhu Hassan, 61 ans, a prêté serment ce vendredi dans la capitale économique Dar es Salam, en tant que première femme présidente de la Tanzanie.Le successeur du défunt président John Magufili, décédé mercredi des suites d’une crise cardiaque, s’est engagée à respecter la Constitution lors d’une brève prestation de serment devant des dignitaires religieux.

« Moi, Samia Suluhu Hassan, promets d’être honnête et d’obéir et de protéger la Constitution tanzanienne », a juré celle qui va devenir l’une des deux femmes au pouvoir avec l’Éthiopienne Sahle-Work Zewde, dont les fonctions sont honorifiques.

Selon la Constitution tanzanienne, la nouvelle présidente va continuer le mandat en cours de son prédécesseur jusqu’en 2025.

Cette musulmane, qui fût la colistière de Magufuli lors des élections de 2015 et 2020, devra à son tour choisir un vice-président qui doit être approuvé lors d’un vote par le Parlement.

Buhari adresse ses condoléances au peuple tanzanien

Le président nigérian Muhammadu Buhari a présenté ses condoléances au gouvernement et au peuple de la République de Tanzanie suite au décès du président John Pombe Magufuli à l’âge de 61 ans.Le président Buhari a déclaré dans un message de condoléances publié par son assistant principal chargé des communications, M. Garba Shehu, à Abuja jeudi, qu’il était convaincu que l’héritage de patriotisme et de dévouement de Magufuli à l’égard de l’Afrique continuerait de résonner sur le continent.

Le dirigeant nigérian a déclaré que le courage et l’amour du défunt président tanzanien pour son pays ont inspiré diverses réformes que les générations continueront de célébrer.

Parmi ces reformes : la décision difficile de réduire la taille et les frais du gouvernement, l’insistance sur un budget axé sur le peuple, avec des priorités claires en matière d’éducation et de santé et la lutte constante contre la prodigalité et les frivolités dans les dépenses publiques.

M. Buhari a affirmé que l’ancien dirigeant tanzanien a passé la majeure partie de sa vie à servir son pays et l’humanité avec son riche pedigree. Il a travaillé comme instituteur et a gravi les échelons de la fonction publique en tant que député, vice-ministre des Travaux publics et ministre des Travaux publics.

Le défunt président Magufuli a également été ministre des Terres et des Établissements humains et ministre de l’Élevage et de la Pêche.

Le président Buhari a présenté ses condoléances à la famille du défunt dirigeant visionnaire de la Tanzanie, à ses amis et associés, ainsi qu’à tous les citoyens du pays.

Covid-19, politique et société au menu de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA traitent des nouvelles observations sur le vaccin du laboratoire suédo-britannique AstraZaneca et de la situation sociopolitique nationale.« L’OMS invite les États à poursuivre la vaccination » avec AstraZaneca, titre Le Soleil. Hier jeudi, l’Agence européenne du médicament a conclu que le vaccin était « sûr ». Pendant ce temps, le Sénégal se rapproche de la barre symbolique des 1000 décès, renseigne le quotidien national.

Vox Populi et Le Quotidien rapportent également cette observation de l’agence européenne indiquant que le  vaccin produit par le laboratoire suédo-britannique est « sûr et efficace ».

Toutefois, des chercheurs norvégiens établissent un lien entre le vaccin et les thromboses, selon Vox Populi.

L’AS titre sur les insultes et menaces contre la liberté d’expression dirigées contre certains médias. « La presse en ordre de bataille », indique le journal qui souligne que l’association des professionnels de la presse en ligne (Appel) saisit le procureur de la République d’une plainte. Pour sa part, le Synpics dit « halte aux menaces ».

« Terreur sur les médias », titre de son côté Walf Quotidien qui liste, entre autres, la suspension de signaux de chaines de télévision, les attaques contre des groupes de presse et la panique chez les journalistes.

Sur l’affaire Adji Sarr-Sonko, Vox Populi se demande si le leader politique de l’opposition « refuse le corps à corps » avec la jeune masseuse qui l’a accusé de viol et menaces de mort. Si « elle le presse de jurer (de n’avoir jamais entretenu de rapports sexuels avec elle), le président de Pastef zappe ».

Le Quotidien dresse « le procès verbal » des sorties médiatiques de ces deux protagonistes d’une affaire pas encore tirée au clair mais qui a déjà mis le pays à feu et à sang.

Sur l’aspect politique, Sud Quotidien titre sur les « mille enjeux » d’un front de l’opposition en gestation. Si l’état de droit et la démocratie sont « en toile de fond » de la constitution de cette plateforme politique unitaire face à Macky Sall, les échéances électorales sont « en ligne de mire ».

L’Observateur rapporte des confidences sur les « horribles chants de mine ». Après la blessure du gendarme Mohamed Ka lors des dernières manifestations, occasionnant son amputation à la main, le quotidien a rencontré trois autres soldats « amputés suite à des missions sur le terrain ». 

Libération informe de l’arrestation de trois marins chinois. Ils sont suspectés d’avoir jeté en pleine mer de l’essence et de l’acide sur Maguette Mbaye, un pêcheur sénégalais vivant à Mbour, à 80 km de Dakar.

En football, note Record, le sélectionneur national Aliou Cissé « mise sur des minots » après que des clubs européens ont décidé de ne pas libérer leurs joueurs pour la fenêtre internationale de cette fin de mois. Sur cette affaire, la fédération sénégalaise a déjà saisi son homologue français « pour ses douze Lions ».

Divers sujets au menu des quotidiens marocains

Les terres agricoles au nord de l’Oued « El Arja » à Figuig, l’éthique dans les institutions publiques et l’utilisation du vaccin AstraZeneca, sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce vendredi.Abordant l’ultimatum posé par l’Algérie aux agriculteurs marocains de la localité d’El Arja, à proximité de Figuig, +L’Opinion+ regrette qu’une dizaine d’exploitants marocains ont dû évacuer des terres travaillées et valorisées par leurs ancêtres des siècles durant.

Aux yeux du quotidien, la démarche de l’Algérie n’est pas dénuée d’arrières-pensées puisqu’elle confirme la volonté d’un régime branlant de trouver ce fameux « coup de l’éventail » qui lui permette de détourner sa crise interne vers un conflit externe.

Même si le Maroc a décidé de favoriser la retenue dans ce dossier, il n’a pas dit son dernier mot et ne manquera pas de revenir sur cette affaire dans un cadre serein et civilisé, fait-il remarquer.

Sur un autre registre, +Aujourd’hui le Maroc+ écrit que les acteurs institutionnels au Royaume commencent à accorder de plus en plus d’importance à l’éthique, soulignant que la banque centrale vient d’actualiser le code de déontologie des membres de son conseil ainsi que celui applicable à la wilaya et aux agents de la banque.

Les changements ont touché des points très importants dans le monde des finances, notamment les conflits d’intérêts, les principes d’indépendance et de confidentialité, l’exemplarité éthique, l’excellence professionnelle et la protection des intérêts de la banque, poursuit le journal, relevant que le but est d’aller le plus possible vers une exemplarité dans le public et explorer de nouveaux domaines d’excellence.

« Il est grand temps aujourd’hui que les institutions publiques mais également les acteurs privés accordent plus d’intérêt à ce genre de questions », observe-t-il.

+Al Ahdath Al Maghribia+ rapporte que le ministère de la Santé a recommandé, de continuer à utiliser le vaccin AstraZeneca dans les campagnes de vaccination à l’échelle nationale, après une réunion à ce sujet de la Commission nationale consultative de pharmacovigilance.

La Commission s’est réunie ce mercredi pour étudier et évaluer les effets secondaires concernant les troubles de coagulation et les événements thromboemboliques chez les bénéficiaires du vaccin AstraZeneca utilisé pour développer l’immunité contre le virus Covid-19, a indiqué le ministère dans un communiqué, cité par la publication.

Maroc : Lancement du premier Cluster de l’Hydrogène Vert en Afrique

Le Maroc a lancé, jeudi, le premier Cluster de l’Hydrogène Vert « GreenH2 Maroc » en Afrique, dédié à la recherche appliquée avec pour objectif de contribuer à l’émergence d’un écosystème de l’Hydrogène Vert compétitif et innovant.La cérémonie de lancement de « Green H2 Maroc » a eu lieu en présence de représentants du ministère de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement ainsi que du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique en présence de représentants du secteur industriel, de la recherche et formation et d’organismes publics.

Premier du genre en Afrique, le Cluster GreenH2 se propose de contribuer à l’émergence d’un écosystème national de l’Hydrogène Vert compétitif et innovant afin de positionner le Royaume du Maroc comme un hub régional, leader dans la production et l’exportation de l’Hydrogène Vert et de ses dérivés.

Il permettra de fédérer l’écosystème national autour d’objectifs communs pour construire conjointement un environnement favorable afin de développer une filière industrielle verte à forte valeur ajoutée.

Cette initiative s’appuie sur les compétences et les infrastructures qu’offrent les membres du Cluster : industries, universités et centres de recherche, en particulier les plateformes technologiques incubées par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et l’Institut de Recherche en énergie solaire et énergies renouvelables (IRESEN).

Le Cluster GreenH2 aura pour mission de renforcer les capacités techniques et technologiques des acteurs nationaux à produire, à exploiter et à valoriser l’hydrogène vert et ses dérivés.

Il accompagnera également la commission nationale de l’hydrogène vert à la création d’un cadre réglementaire incitatif en faveur du développement de cette filière d’avenir et contribuera à la promotion de l’hydrogène vert marocain à l’échelle régionale et internationale.

Maroc : Lancement du premier Cluster de l’Hydrogène Vert en Afrique

Le Maroc a lancé, jeudi, le premier Cluster de l’Hydrogène Vert « GreenH2 Maroc » en Afrique, dédié à la recherche appliquée avec pour objectif de contribuer à l’émergence d’un écosystème de l’Hydrogène Vert compétitif et innovant.La cérémonie de lancement de « Green H2 Maroc » a eu lieu en présence de représentants du ministère de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement ainsi que du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique en présence de représentants du secteur industriel, de la recherche et formation et d’organismes publics.

Premier du genre en Afrique, le Cluster GreenH2 se propose de contribuer à l’émergence d’un écosystème national de l’Hydrogène Vert compétitif et innovant afin de positionner le Royaume du Maroc comme un hub régional, leader dans la production et l’exportation de l’Hydrogène Vert et de ses dérivés.

Il permettra de fédérer l’écosystème national autour d’objectifs communs pour construire conjointement un environnement favorable afin de développer une filière industrielle verte à forte valeur ajoutée.

Cette initiative s’appuie sur les compétences et les infrastructures qu’offrent les membres du Cluster : industries, universités et centres de recherche, en particulier les plateformes technologiques incubées par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et l’Institut de Recherche en énergie solaire et énergies renouvelables (IRESEN).

Le Cluster GreenH2 aura pour mission de renforcer les capacités techniques et technologiques des acteurs nationaux à produire, à exploiter et à valoriser l’hydrogène vert et ses dérivés.

Il accompagnera également la commission nationale de l’hydrogène vert à la création d’un cadre réglementaire incitatif en faveur du développement de cette filière d’avenir et contribuera à la promotion de l’hydrogène vert marocain à l’échelle régionale et internationale.

Arrivée du corps d’Hamed Bakayoko à Séguéla, dans le Nord-ouest ivoirien

La dépouille mortelle du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, a été transférée jeudi en début de soirée à Séguéla, sa ville d’origine, située dans le Nord-ouest du pays, où il devrait être inhumé vendredi.

Dans la matinée, a eu lieu la levée de corps du Premier ministre défunt, en présence du couple présidentiel,  des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des diplomates, des autorités administratives, politiques et coutumières.

Sa dépouille a été ensuite conduite au Gatl, la base militaire aérienne d’Abidjan dans l’après-midi avant le transfert de la dépouille mortelle à Séguéla. Le corps a été accueilli par les siens à l’aérodrome de cette ville.

La cérémonie d’inhumation aura lieu vendredi sur la terre de ses ancêtres. Avant cela, Hamed Bakayoko, de confession musulmane, aura droit à une levée du corps à la Mosquée de Séguéla suivie de la prière mortuaire puis l’enterrement.

L’inhumation est prévue dans l’intimité familiale. Hamed Bakayoko s’était rendu le 18 février en France, avant d’être évacué dans un centre oncologique en Allemagne pour des soins, mais il succombera des suites d’un cancer fulgurant le 10 mars 2021.

Un hommage national lui été rendu mercredi sur l’esplanade du palais présidentiel de la République à Abidjan. Dans la soirée, ce grand mécène a été loué par des artistes locaux et africains, parmi lesquels Alpha Blondy et Kofi Olomidé stade Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, dans le nord-ouest d’Abidjan. 

Arrivée du corps d’Hamed Bakayoko à Séguéla, dans le Nord-ouest ivoirien

La dépouille mortelle du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, a été transférée jeudi en début de soirée à Séguéla, sa ville d’origine, située dans le Nord-ouest du pays, où il devrait être inhumé vendredi.

Dans la matinée, a eu lieu la levée de corps du Premier ministre défunt, en présence du couple présidentiel,  des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des diplomates, des autorités administratives, politiques et coutumières.

Sa dépouille a été ensuite conduite au Gatl, la base militaire aérienne d’Abidjan dans l’après-midi avant le transfert de la dépouille mortelle à Séguéla. Le corps a été accueilli par les siens à l’aérodrome de cette ville.

La cérémonie d’inhumation aura lieu vendredi sur la terre de ses ancêtres. Avant cela, Hamed Bakayoko, de confession musulmane, aura droit à une levée du corps à la Mosquée de Séguéla suivie de la prière mortuaire puis l’enterrement.

L’inhumation est prévue dans l’intimité familiale. Hamed Bakayoko s’était rendu le 18 février en France, avant d’être évacué dans un centre oncologique en Allemagne pour des soins, mais il succombera des suites d’un cancer fulgurant le 10 mars 2021.

Un hommage national lui été rendu mercredi sur l’esplanade du palais présidentiel de la République à Abidjan. Dans la soirée, ce grand mécène a été loué par des artistes locaux et africains, parmi lesquels Alpha Blondy et Kofi Olomidé stade Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, dans le nord-ouest d’Abidjan. 

La Côte d’Ivoire accueille une réunion virtuelle de la FAO du 22 au 24 mars

La Côte d’Ivoire accueille la 12e réunion de l’équipe multidisciplinaire de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, prévue par visioconférence du 22 au 24 mars 2021, autour du thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux », selon une note transmise jeudi à APA.

Cette édition qui s’ouvre, lundi, verra la participation du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et les 15 représentations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de la sous-région.

La représentation de la FAO en Côte d’Ivoire en partenariat avec le ministère ivoirien de l’Agriculture et du développement rural accueillera cet  événement annuel qui a pour thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux ». 

Pendant trois jours, les représentations de la FAO se joindront aux organisations sous-régionales d’intégration économique et aux partenaires  au développement pour « définir la voie à suivre afin de sortir l’Afrique de l’Ouest et le Sahel de la dégradation actuelle de la sécurité alimentaire », souligne la note.

Cette 12e réunion de l’équipe multidisciplinaire pour l’Afrique de l’Ouest se penchera sur l’impact de la Covid-19, la sécurité alimentaire, la nutrition, et les moyens pour mettre en place des systèmes alimentaires durables et plus résilients dans cette région du continent.

L’Afrique de l’Ouest et le Sahel constituent une région où les défis et les opportunités sont sans cesse renouvelés. En 2020, la sous-région comptait près de 410 millions d’habitants, avec un âge médian de 18 ans.

Les participants tableront, par ailleurs, sur les conflits, le changement climatique, la rareté de l’eau, les inondations et les sécheresses, la dégradation des sols, le chômage, en particulier chez les jeunes et les femmes, et les personnes handicapées.

Ils évoqueront également les questions de maladies et les parasites transfrontaliers  qui continuent d’entraver les efforts déployés par les Etats pour atteindre leurs objectifs de développement, notamment le Programme de développement durable de 2030. 

Cette réunion, la deuxième depuis l’ouverture du bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar en 2019, vise à fournir un plan d’action pour les activités et les résultats à atteindre par la FAO en 2021.

Elle se veut une plateforme d’échanges entre la FAO, les gouvernements, les institutions régionales, les partenaires techniques et financiers, et les organisations de producteurs.

La Côte d’Ivoire accueille une réunion virtuelle de la FAO du 22 au 24 mars

La Côte d’Ivoire accueille la 12e réunion de l’équipe multidisciplinaire de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, prévue par visioconférence du 22 au 24 mars 2021, autour du thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux », selon une note transmise jeudi à APA.

Cette édition qui s’ouvre, lundi, verra la participation du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et les 15 représentations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de la sous-région.

La représentation de la FAO en Côte d’Ivoire en partenariat avec le ministère ivoirien de l’Agriculture et du développement rural accueillera cet  événement annuel qui a pour thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux ». 

Pendant trois jours, les représentations de la FAO se joindront aux organisations sous-régionales d’intégration économique et aux partenaires  au développement pour « définir la voie à suivre afin de sortir l’Afrique de l’Ouest et le Sahel de la dégradation actuelle de la sécurité alimentaire », souligne la note.

Cette 12e réunion de l’équipe multidisciplinaire pour l’Afrique de l’Ouest se penchera sur l’impact de la Covid-19, la sécurité alimentaire, la nutrition, et les moyens pour mettre en place des systèmes alimentaires durables et plus résilients dans cette région du continent.

L’Afrique de l’Ouest et le Sahel constituent une région où les défis et les opportunités sont sans cesse renouvelés. En 2020, la sous-région comptait près de 410 millions d’habitants, avec un âge médian de 18 ans.

Les participants tableront, par ailleurs, sur les conflits, le changement climatique, la rareté de l’eau, les inondations et les sécheresses, la dégradation des sols, le chômage, en particulier chez les jeunes et les femmes, et les personnes handicapées.

Ils évoqueront également les questions de maladies et les parasites transfrontaliers  qui continuent d’entraver les efforts déployés par les Etats pour atteindre leurs objectifs de développement, notamment le Programme de développement durable de 2030. 

Cette réunion, la deuxième depuis l’ouverture du bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar en 2019, vise à fournir un plan d’action pour les activités et les résultats à atteindre par la FAO en 2021.

Elle se veut une plateforme d’échanges entre la FAO, les gouvernements, les institutions régionales, les partenaires techniques et financiers, et les organisations de producteurs.