Revue de presse du 4 septembre : l’orpaillage illégal domine les Unes, le cacao et la FIF au cœur des débats

La lutte contre l’orpaillage illégal s’impose comme le principal sujet à la Une des journaux ivoiriens parus ce vendredi 4 septembre 2026. Plusieurs quotidiens reviennent sur les actions engagées par le gouvernement, les enjeux liés aux communautés locales ainsi que les critiques politiques autour de ce phénomène.

 

L’orpaillage clandestin au centre de l’actualité

Fraternité Matin ouvre le bal avec le titre : « Lutte contre l’orpaillage illégal / Sud-Comoé : Sangafowa Coulibaly accentue le corps à corps avec les populations ». Le quotidien met également en avant les propos du ministre Bruno Koné sur le prix du kilogramme de cacao, résumés par la formule : « Nous avons fait le choix de la vérité et de la stabilité ».

De son côté, Le Mandat met l’accent sur le potentiel aurifère d’Aboisso. Sa Une annonce : « Exploitation aurifère : une mine d’or de classe mondiale de 100 tonnes découverte à Aboisso ». Le journal souligne parallèlement la campagne de Sangafowa Coulibaly contre l’orpaillage illégal et indique que les préfets et sous-préfets ont été mis à contribution.

Le quotidien consacre également un dossier à la politique nationale sous le titre : « Politique nationale/PDCI-PPA-CI : l’impossible cohabitation ! Le travail d’hercule. Le front commun à l’épreuve d’un divorce à bas bruit ».

 

Le débat politique s’invite dans la question de l’orpaillage

La question de l’orpaillage illégal est également abordée sous l’angle politique par plusieurs journaux. Générations Nouvelles revient sur l’extension du phénomène au cours des quinze dernières années avec le titre : « Extension désastreuse de l’orpaillage illégal depuis 15 ans : Koné Katinan met en cause le RHDP ».

Même tonalité dans Le Quotidien d’Abidjan, qui affiche : « Orpaillage illégal : Koné Katinan fait le procès de la gouvernance RHDP ». Le journal relaie également les accusations selon lesquelles le système en place serait à l’origine du phénomène et présente les solutions proposées par le PPA-CI pour y mettre fin.

Le Temps s’inscrit dans la même ligne avec une Une consacrée à l’orpaillage illégal : « C’est la conséquence du système mis en place par le RDR ».

Pour sa part, Dernière Heure Monde met l’accent sur la nécessité de cibler les réseaux qui alimentent le phénomène. Son titre est sans ambiguïté : « Lutte contre l’orpaillage illégal : le PPA-CI appelle à s’attaquer aux réseaux et aux financiers ».

L’@venir adopte un autre angle et évoque une « guerre déclarée à l’orpaillage illégal », en mettant en avant des villages qui résistent à ce qu’il présente comme « la tentation du diable ».

Le journal revient également sur les déclarations de Koné Katinan avec le titre : « Le PPA-CI et l’orpaillage : Koné Katinan se fourvoie ». Le Canard Enchaîné, de son côté, consacre un article au phénomène sous le titre : « Orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire : Koné Katinan, une économie parallèle enracinée ».

 

Le gouvernement veut renforcer la mobilisation sur le terrain

Le Matin s’intéresse lui aussi aux conséquences de l’orpaillage illégal sur l’environnement. Sa Une annonce : « Face aux ravages sur l’environnement/Orpaillage illégal : le grand conclave s’ouvre à Yamoussoukro ce matin ».

Le journal détaille également la mobilisation prévue autour de cette question, évoquant la participation de 134 personnes issues notamment des administrations centrales et déconcentrées, des autorités préfectorales, des forces de défense et de sécurité, des ministères concernés, des secteurs des mines, des eaux et forêts, des collectivités territoriales, des autorités traditionnelles, des communautés et des acteurs non étatiques.

Soir Info revient pour sa part sur la stratégie déployée dans le Sud-Comoé. Le quotidien titre : « Sud-Comoé/Stratégie de lutte contre l’orpaillage illégal : Sangafowa Coulibaly réaffirme l’importance des communautés locales ».

Le journal évoque également la clôture des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC) 2026 à travers un rapprochement entre la question du prix du cacao et celle de l’orpaillage : « Clôture des JNCC 2026/Prix du cacao contre l’orpaillage illégal : Sangafowa-Coulibaly, Bruno Koné appelle les acteurs à l’apaisement »

.

Le prix du cacao continue de faire débat

La filière café-cacao occupe également une place importante dans les Unes de ce vendredi. Le Matin relaie notamment les propos de Bruno Koné sur les orientations du secteur : « La Côte d’Ivoire mise sur la résilience et la transformation locale ». Le journal rapporte également l’appel du ministre à l’apaisement au sein de la filière et évoque la mobilisation de plusieurs organisations de producteurs pour accompagner les autorités ivoiriennes durant la campagne 2026-2027.

Dernière Heure Monde consacre également un volet à cette campagne. Le journal titre : « 10 OPA formelles : “le cacao ivoirien est en crise” ». Il rapporte les revendications des producteurs, qui demandent notamment la création d’un comité paritaire État-OPA afin de venir en aide au monde paysan, alors que les Journées nationales du cacao et du chocolat ont pris fin la veille.

Le Canard Enchaîné revient également sur le prix du cacao avec une Une particulièrement critique : « De 2 800 à 1 200 F le kilogramme : les paysans ivoiriens arnaqués jusqu’au bout ».

LIRE AUSSI : Prix du cacao à 1 200 FCFA : « Nous avons fait le choix de la responsabilité », affirme Bruno Koné

 

La FIF s’invite dans l’actualité sportive

Dans le domaine sportif, SuperSport consacre sa Une à l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Le quotidien titre : « FIF : candidat unique, Idriss Diallo lance sa campagne en fanfare. L’allégeance de Tohé à Idriss ». Le journal met également en avant les annonces relatives aux subventions accordées aux différentes divisions du football ivoirien : « Ligue 1, 140 millions, Ligue 2, 70 millions, D3, 40 millions ».

LIRE AUSSI : Élection à la FIF : Malick Tohé dévoile les raisons de son ralliement à Yacine Idriss Diallo

 

Élection à la FIF : Malick Tohé dévoile les raisons de son ralliement à Yacine Idriss Diallo

Après avoir nourri l’ambition de se présenter lui-même à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Malick Tohé a finalement fait le choix de rejoindre Yacine Idriss Diallo. Désormais coordinateur de la campagne du président sortant, il a expliqué, ce mercredi 3 septembre 2026, les raisons qui l’ont conduit à privilégier cette alliance à quelques jours de l’élection prévue le 12 septembre prochain.

À l’occasion du lancement de la campagne d’Idriss Diallo, baptisée « Transformer pour durer », Malick Tohé a expliqué que cette décision était le fruit de plusieurs échanges avec les acteurs du football ivoirien. Ces consultations lui auraient permis de mieux mesurer leurs attentes et, surtout, de prendre conscience de l’importance d’un rassemblement à l’approche de l’Assemblée générale élective.

« Ce que j’ai entendu, ce que j’ai vu, m’a convaincu d’une chose : le football ivoirien n’a pas besoin de guerres fratricides. Il a besoin d’une équipe », a-t-il déclaré.

 

Dépasser les désaccords pour privilégier l’essentiel

Le choix de Malick Tohé intervient malgré les divergences qui l’avaient opposé à Yacine Idriss Diallo. L’ancien prétendant à la présidence de la FIF a reconnu que les deux hommes n’avaient pas toujours partagé les mêmes positions. Des discussions directes avec le président sortant ont toutefois contribué à faire évoluer la situation.

Selon Malick Tohé, ces échanges leur ont permis de constater qu’au-delà de leurs différences, ils poursuivaient une ambition commune : contribuer au développement du football ivoirien.

« Avec Yacine Idriss Diallo, nous nous sommes assis. Nous avons parlé. Nous avons redécouvert ce que nous savions déjà. Nous aimons profondément le football ivoirien », a-t-il affirmé.

Pour lui, les désaccords passés ne doivent pas devenir un obstacle à une collaboration. « Oui, nous avons eu des désaccords. Oui, nous avons parfois eu des points de vue différents. Mais ce qui nous rassemble est infiniment plus grand que ce qui nous a parfois séparés », a-t-il souligné.

Malick Tohé refuse par ailleurs de présenter son ralliement comme un abandon de ses propres ambitions pour le football ivoirien. Il estime plutôt avoir choisi de les inscrire dans une démarche collective aux côtés d’Idriss Diallo.

« Je n’ai pas renoncé à mes ambitions pour le football ivoirien. Je les ai unies à celles d’un homme, à celles d’un homme avec qui je partage l’essentiel », a-t-il déclaré.

Dans cette nouvelle dynamique, les divergences pourraient même, selon lui, devenir un atout. La confrontation des points de vue serait susceptible de favoriser une meilleure compréhension des difficultés du football ivoirien et de permettre l’élaboration de réponses communes.

« Nos différences peuvent nous aider à mieux comprendre les problèmes, à confronter nos visions et à trouver les meilleures solutions pour notre football », a-t-il expliqué.

C’est dans cet esprit que les deux hommes ont décidé de mettre en commun leurs ressources, leurs idées et leurs ambitions, autour d’un projet porté par la candidature du président sortant.

 

Un prochain mandat placé sous le signe de l’inclusion

Au-delà de l’alliance électorale, Malick Tohé entend également peser sur les orientations du prochain mandat. Il souhaite une FIF plus inclusive et davantage à l’écoute des clubs, en particulier ceux de l’intérieur du pays.

Son projet met également l’accent sur le renforcement des moyens consacrés au football des clubs, avec une attention particulière accordée au football féminin. Il appelle aussi à une plus grande proximité avec les acteurs qui contribuent au développement de cette discipline dans les villes et les villages.

« Le prochain mandat doit être différent après l’élection du 12 septembre : plus inclusif, plus attentif aux clubs de l’intérieur, plus de moyens pour le football des clubs, notamment le football féminin, plus proche de ceux qui font vivre le football dans les villes et dans les villages », a-t-il indiqué.

Ces orientations doivent désormais s’intégrer au projet de campagne de Yacine Idriss Diallo. En rejoignant le président sortant, Malick Tohé affirme ainsi vouloir mettre son expérience, ses idées et ses ambitions au service d’une démarche commune.

LIRE AUSSI : Élection FIF : « Transformer pour durer », Yacine Idriss Diallo dévoile ses ambitions pour 2026-2030

Orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire : le PPA-CI dénonce une lutte « circonstancielle » du pouvoir

Les déclarations d’Amadou Coulibaly sur l’orpaillage clandestin ont suscité une réaction du PPA-CI. Le parti de Laurent Gbagbo conteste l’appel du porte-parole du gouvernement à une responsabilité collective face à l’ampleur du phénomène en Côte d’Ivoire.

Pour le parti d’opposition, l’orpaillage illégal ne peut être réduit à une responsabilité partagée entre les différents acteurs. Justin Katinan Koné, quatrième vice-président du PPA-CI et ancien ministre du Budget, estime que le phénomène trouve ses racines dans le système politique et économique issu du RDR, devenu RHDP.

 

Le PPA-CI remonte aux origines de l’orpaillage clandestin

Lors d’une tribune consacrée à l’orpaillage illégal, jeudi 3 septembre 2026 au siège du PPA-CI à Abidjan, Justin Katinan Koné a réfuté l’idée selon laquelle l’ampleur du phénomène résulterait uniquement de complicités à plusieurs niveaux. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, avait notamment souligné que la circulation d’excavatrices, de motopompes et d’autres équipements lourds impliquait nécessairement des complicités à différents échelons.

Une interprétation rejetée par le PPA-CI. Selon Justin Katinan Koné, l’orpaillage clandestin serait lié à la rébellion et à son implantation dans certaines zones du pays.

« L’orpaillage illégal […] est né de la rébellion, conduite par la branche armée du RDR », affirme-t-il, estimant que le phénomène s’est ensuite étendu après l’arrivée au pouvoir du RHDP en 2011.

Pour soutenir son analyse, le responsable du PPA-CI s’appuie sur plusieurs références historiques et documentaires. Il cite notamment des rapports des Nations unies couvrant la période 2002-2011, qui feraient état d’un trafic aurifère évalué entre 23 et 25 millions de dollars par an dans les zones contrôlées par la rébellion.

Le parti évoque également l’ouvrage du colonel français Georges Neyrac, Ivoire nue, publié en 2005, consacré notamment à la contrebande d’or vers le Mali et le Burkina Faso. Des études académiques sont aussi citées pour situer les premiers foyers de l’activité dans des localités frontalières alors administrées par l’ex-rébellion.

 

Des opérations de répression jugées insuffisantes

Le PPA-CI ne nie pas les opérations conduites par les autorités pour lutter contre l’orpaillage clandestin. Le parti reprend notamment les chiffres faisant état de plus de 8 500 sites démantelés, de 4 474 personnes déférées depuis 2021 et de plus de 960 millions de FCFA saisis. Pour Justin Katinan Koné, ces opérations ne s’attaquent toutefois pas suffisamment aux mécanismes économiques qui permettent au phénomène de perdurer.

« On ne combat pas efficacement un mauvais arbre en ne s’attaquant seulement qu’aux feuilles », affirme-t-il. Il ajoute : « Tant que l’orpaillage rapporte plus en un jour que l’école en dix ans, la répression échouera ».

 

Le PPA-CI propose de cibler les réseaux économiques
Face à cette situation, le parti préconise une approche davantage centrée sur les acteurs qui structurent et financent l’activité. Il propose notamment de cibler les organisateurs, les financiers, les fournisseurs d’équipements, les acheteurs et les bénéficiaires. Le PPA-CI plaide également pour un renforcement du renseignement économique, du contrôle des équipements lourds, des comptoirs et des flux financiers.

Parmi les autres mesures avancées figurent une cartographie nationale des sites d’orpaillage ainsi que la mise en place d’alternatives économiques pour les populations qui dépendent de cette activité.

 

Le GAFI au cœur des critiques du parti
Pour Justin Katinan Koné, l’intensification de la communication autour des opérations de lutte contre l’orpaillage clandestin répondrait principalement à un objectif : rassurer les évaluateurs du Groupe d’action financière (GAFI). La Côte d’Ivoire cherche à sortir de la « liste grise » de l’organisation lors de son assemblée prévue en octobre 2026 à Paris, selon le responsable du PPA-CI.

« La lutte n’est donc pas structurelle. Elle est circonstancielle », accuse-t-il, estimant que les actions engagées par les autorités ne s’attaquent pas suffisamment aux causes profondes du phénomène.

Basketball : la Côte d’Ivoire grimpe à la 35e place mondiale FIBA

Classée 35e au niveau mondial, la Côte d’Ivoire confirme sa progression dans le basketball international. Le nouveau classement publié en septembre 2026 par la FIBA fait ainsi gagner deux places aux Éléphants.

La sélection ivoirienne gagne ainsi deux positions par rapport au précédent classement établi en juillet, où elle figurait au 37e rang. La Fédération ivoirienne de basketball (FIBB) a annoncé cette progression jeudi 3 septembre, dans une publication sur sa page Facebook, en la reliant notamment aux différentes compétitions internationales et aux éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2027.

 

Cette progression permet également aux Éléphants de conserver une place parmi les trois meilleures nations africaines. La sélection ivoirienne totalise désormais 413,8 points, contre 384,2 points lors du précédent classement de juillet.

Cette évolution s’appuie notamment sur son parcours dans les éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2027. Après neuf rencontres, les Ivoiriens comptent sept victoires pour deux défaites, un bilan qui leur permet de se maintenir dans une position favorable.

La quatrième fenêtre des éliminatoires, disputée à Dakar au Sénégal, a contribué à cette dynamique. Les Éléphants ont commencé par s’imposer face au Mali, sur le score de 83-77, avant de prendre le dessus sur l’Égypte, 72-66. La sélection ivoirienne a toutefois terminé cette fenêtre par une défaite contre l’Angola, qui l’a emporté 91-70. Malgré ce revers, les Éléphants restent bien placés dans la course à la qualification pour la Coupe du monde FIBA 2027.

 

Rendez-vous à Abidjan en février 2027
Au classement du groupe F, la Côte d’Ivoire occupe actuellement la deuxième place avec 16 points, derrière le Sénégal. La dernière fenêtre des éliminatoires africaines est programmée du 25 au 28 février 2027 à Abidjan. Pour cette ultime étape, les Éléphants évolueront à domicile au Palais des sports de Treichville, avec l’objectif de décrocher leur qualification pour le Mondial 2027.

Prix du cacao à 1 200 FCFA : « Nous avons fait le choix de la responsabilité », affirme Bruno Koné

Le prix de 1 200 FCFA le kilogramme de cacao pour la campagne 2026-2027 continue de susciter des réactions au sein de la filière. À la clôture des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), jeudi 3 septembre à Abidjan, le ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné, a défendu le niveau fixé par le gouvernement et appelé les producteurs à privilégier l’apaisement.

Trois jours après l’annonce du nouveau tarif, le ministre a reconnu que certains producteurs espéraient un prix plus élevé. Il a toutefois assumé le choix effectué par les autorités, au nom de la stabilité des revenus et de la pérennité de la filière.

« Certains auraient voulu des prix plus élevés, ce qui est tout à fait légitime. Mais nous avons fait le choix de la vérité. Nous avons fait le choix de la responsabilité », a déclaré Bruno Nabagné Koné lors de la cérémonie de clôture de la 10e édition des JNCC, au Parc des expositions d’Abidjan.

 

La contestation s’intensifie dans la filière

La fixation du prix à 1 200 FCFA intervient dans un contexte de tensions entre les producteurs et les autorités. Le Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) a notamment déposé, mercredi, un préavis de grève illimitée. Le syndicat réclame notamment une prise en charge des stocks résiduels de la précédente campagne ainsi qu’une révision de la gestion de la filière. En l’absence de réponse du gouvernement, il prévoit de suspendre la commercialisation du cacao à partir du 16 septembre.

Sans nommer directement le syndicat à l’origine de cette initiative, Bruno Koné a appelé les différents acteurs à éviter l’escalade et à privilégier le dialogue. Pour défendre le niveau de 1 200 FCFA, le ministre a expliqué que sa fixation tient compte de l’évolution du marché international ainsi que des ventes de cacao réalisées par anticipation par le Conseil du Café-Cacao.

Le nouveau tarif marque toutefois une nette baisse par rapport aux 2 800 FCFA le kilogramme fixés au début de la campagne principale 2025-2026. Ce niveau avait été suivi de difficultés de commercialisation lorsque les cours internationaux avaient changé de tendance, entraînant l’accumulation de stocks de fèves dans les entrepôts.

Bruno Koné a assuré que le prix annoncé pour la campagne 2026-2027 serait effectivement appliqué. Il a précisé que cette mise en œuvre passerait notamment par la carte du producteur.

 

Le gouvernement promet davantage de pédagogie

Face aux incompréhensions autour du mécanisme de fixation du prix, le ministre estime que celui-ci doit être davantage expliqué aux acteurs de la filière.

« Nous devrons, au niveau de la régulation et de l’administration, être plus pédagogues et surtout être plus transparents dans les informations et dans l’action qui est menée », a-t-il déclaré.

Cette volonté de renforcer la pédagogie et la transparence vise à améliorer la compréhension des mécanismes de régulation et des décisions prises au sein de la filière. Alors que les appels à la mobilisation se multiplient, le ministre a surtout insisté sur la nécessité de préserver un climat serein dans la filière.

« Notre secteur a besoin aussi d’apaisement. Notre secteur a besoin de sérénité pour se construire durablement et se fortifier pour être face aux chocs futurs », a-t-il lancé.

Bruno Koné a également invité les producteurs et leurs représentants à se rapprocher des instances de régulation et des organisations qui les représentent officiellement avant de prendre publiquement position. Pour le ministre, les difficultés peuvent être résolues à travers une démarche constructive. « Tout problème peut trouver solution », a-t-il affirmé, appelant les acteurs à privilégier « une attitude constructive qui privilégie l’intérêt général ».

 

LIRE AUSSI : Cacao en Côte d’Ivoire : 7 organisations jugent insuffisant le prix fixé à 1 200 FCFA et réclament des mesures d’urgence

Bruno Koné a enfin appelé les producteurs à se projeter vers la nouvelle campagne après les difficultés rencontrées lors de la précédente.

« Une campagne finie, elle a été difficile. Nous en sommes tous conscients. Mais en même temps, tournons cette page et engageons-nous pleinement dans la nouvelle campagne », a-t-il déclaré.

Cacao en Côte d’Ivoire : 7 organisations jugent insuffisant le prix fixé à 1 200 FCFA et réclament des mesures d’urgence

Le gouvernement ivoirien a fixé les prix du café et du cacao pour la campagne principale 2026-2027. À 1 200 FCFA le kilogramme pour le cacao et 1 300 FCFA pour le café, ces niveaux sont jugés insuffisants par sept organisations professionnelles de la filière.

Dans une déclaration publiée le 3 septembre, elles rappellent les difficultés de la campagne précédente, notamment les stocks encore détenus par les producteurs et les montants restant à reverser. Elles demandent désormais des mesures concrètes et durables pour soutenir les exploitants.

 

Déclaration des sept (07) Organisations professionnelles agricoles de la filière café-cacao relativement aux nouveaux prix officiels pour la campagne principale 2026-2027

Le mardi 1er septembre 2026, profitant des tribunes des Journées nationales du café-cacao (JNCC), le Ministre de l’Agriculture Koné Nabagne Bruno a annoncé les nouveaux prix d’achat bord champ des produits agricoles café et cacao pour la campagne principale 2026-2027 : 1200F/Kg pour le cacao et 1300 F/Kg pour le café.

 

Constat :

Cette annonce publique des nouveaux prix officiels du café et du cacao par l’autorité étatique appelle à un constat très décevant de notre part. Le nouveau prix de 1200F/Kg pour le cacao est la reconduction de l’ancien prix de la campagne intermédiaire 2025-2026. Et ce, après le prix record de 2800F/Kg de la campagne principale annoncée par le Président de la République qui n’a pu être respecté. La conclusion que les Organisations professionnelles agricoles tirent est que le cacao ivoirien est resté dans la même situation de crise que pendant la campagne 2025-2026. Rien n’a changé ! Les producteurs de café et de cacao, fers de lance de la croissance économique nationale, demeurent donc en situation de crise, voire de précarité. Que faire ?

Rappel :

Pour rappel, devant la grave crise du cacao de 2025-2026, 123000 tonnes ont été inventoriées par l’Etat pour solutionner la situation, dont 100000 tonnes subventionnées à hauteur de 291 milliards FCFA. À ce jour, 23000 tonnes de cacao inventoriées de la campagne 2025-2026 restent encore entre les mains des producteurs. Ce qui équivaut à 66,7 milliards FCFA. Au cours de l’opération d’exécution des 100000 tonnes, plus de 7000 tonnes constituent aujourd’hui l’écart non reversé aux producteurs d’une valeur de 20,300 milliards FCFA encore dans les caisses du Conseil café-cacao.

Propositions :

Au regard du nouveau prix annoncé de 1200F/Kg du cacao qui révèle, d’une part un statu quo du prix reconduit de la campagne intermédiaire 2025-2026, et de l’autre, une indication de la crise permanente que nous traversons, nous, Organisations professionnelles agricoles, relevons que ce prix reste insatisfaisant face aux charges que la baisse drastique a laissées dans l’exploitation des producteurs.

En considération de tout ce qui précède, les Organisations professionnelles agricoles font trois (3) propositions capitales:

  • 1/ Enlèvement de tous les stocks inventoriés de la campagne intermédiaire 2025-2026 toujours aux mains des producteurs.
  • 2/ Demande une audience aux autorités étatiques compétentes afin de mettre en place un Comité paritaire État-Organisations professionnelles agricoles pour étudier et trouver des palliatifs afin de permettre une bonne campagne.
  • 3/ Octroi d’une subvention aux producteurs et à leurs organisations pour éviter l’asphyxie du monde paysan face à ces nouveaux prix fixés.

Les Organisations professionnelles agricoles assurent les autorités étatiques de leur volonté de trouver une solution définitive à tous les problèmes afin de ramener le calme, la sérénité et la quiétude chez tous les producteurs.

 

Fait à Abidjan, le 03/09/2026

La CRCI – La CNMA-CI – Le SYNARFACI – Le SYPRODACI – Le SYNAPROCCACI – La UNAJEPACI – Le SYNEMACCI

LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : le cacao fixé à 1 200 FCFA et le café à 1 300 FCFA pour la campagne 2026-2027

Métro d’Abidjan : les personnes impactées réclament leurs indemnisations et exigent transparence et équité

Le projet de construction de la ligne 1 du Métro d’Abidjan suscite une nouvelle fois la mobilisation des populations affectées. Réunis devant la presse nationale mercredi 2 septembre 2026 au Plateau, des propriétaires, occupants et acteurs économiques concernés par les travaux ont réclamé le règlement de leurs indemnisations.

Porté par son porte-parole, Kouyaté Maliki, le collectif entend ainsi attirer l’attention des autorités sur la situation de plusieurs familles qui affirment attendre encore le paiement des compensations liées à leur déplacement ou à l’impact des travaux sur leurs activités.

 

Des familles toujours dans l’attente

Selon le collectif, certaines personnes concernées par l’emprise du futur métro n’auraient toujours pas reçu les indemnisations annoncées, malgré les engagements pris et les documents signés.

« Depuis des années, nous vivons dans l’attente d’une indemnisation juste, équitable et transparente », dénonce-t-il.

Pour les membres du collectif, la question foncière occupe une place particulière dans ce dossier. Kouyaté Maliki demande notamment que les indemnisations liées au foncier soient effectivement versées aux personnes concernées. Au-delà de l’aspect financier, le collectif réclame également une prise en compte de la situation humaine des familles et des acteurs économiques touchés par le projet.

 

Trois revendications au cœur de leur démarche

Face à cette situation, les personnes impactées formulent trois principales demandes. Elles réclament d’abord le paiement « immédiat et intégral » des indemnisations promises. Elles demandent ensuite une transparence complète sur les critères retenus pour déterminer les bénéficiaires ainsi que sur les montants attribués. Enfin, le collectif insiste sur le respect de la dignité des personnes concernées dans les échanges et les différentes procédures.

Il souhaite également que les questions liées au foncier fassent l’objet d’une attention particulière afin que les personnes qui estiment ne pas avoir encore obtenu leurs droits puissent recevoir des réponses.

La ligne 1 du Métro d’Abidjan constitue un projet majeur pour la mobilité dans la capitale économique ivoirienne. Longue d’environ 37 kilomètres, elle doit relier Anyama à Port-Bouët, jusqu’à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny. Le tracé prévoit notamment des dessertes à Abobo, Adjamé, Plateau, Treichville et Marcory, ainsi que 18 stations, plusieurs ouvrages d’art et des passerelles.

Mais la réalisation de cette infrastructure a également des conséquences pour les populations installées sur ou à proximité de son emprise. Certaines familles ont dû libérer leurs maisons ou leurs terrains, tandis que des activités économiques ont été affectées. C’est précisément cette situation qui alimente aujourd’hui la colère du collectif.

 

« Pas contre le progrès »

Malgré leur mécontentement, les personnes impactées assurent ne pas s’opposer au Métro d’Abidjan ni au développement de la capitale économique. Le collectif réclame surtout une meilleure prise en compte des personnes touchées par le projet.

« Nous ne sommes pas contre le progrès, mais pas au prix du sacrifice des plus vulnérables », soutient le collectif.

Pour ses membres, le développement de cette infrastructure doit donc s’accompagner du règlement des indemnisations et d’un traitement qu’ils souhaitent plus transparent et respectueux des personnes directement affectées.

LIRE AUSSI : 4ᵉ Pont d’Abidjan : l’État lance l’indemnisation des populations affectées par les travaux à Adjamé

Ajax Amsterdam : Simon Adingra, un pari offensif à option d’achat pour relancer sa carrière

L’Ajax Amsterdam mise sur Simon Adingra pour renforcer son secteur offensif. L’international ivoirien a officiellement rejoint le club néerlandais mercredi 2 septembre 2026 dans le cadre d’un prêt jusqu’à la fin de la saison, assorti d’une option d’achat.

Pour l’Ajax, cette opération répond à un besoin clairement identifié, remplacer Mika Godts, parti au Paris Saint-Germain, tout en apportant davantage de vitesse et de percussion sur les ailes.

Le choix de Simon Adingra repose avant tout sur son profil sportif. Jordi Cruijff, directeur technique de l’Ajax, met en avant les qualités de l’Ivoirien pour expliquer son arrivée à Amsterdam.

« Simon apporte de la vitesse, de la verticalité et un mental solide. C’est exactement le profil que nous recherchions », a expliqué le dirigeant.

L’Ajax attend ainsi du joueur qu’il apporte rapidement davantage de danger à son attaque. Capable d’évoluer sur les deux côtés, Adingra correspond au profil recherché par le club après le départ de Mika Godts.

 

Un prêt qui laisse ouverte la porte à un transfert définitif

Au-delà de l’aspect sportif, le montage de l’opération laisse également à l’Ajax la possibilité d’évaluer le joueur avant de décider d’un éventuel transfert définitif. Simon Adingra est prêté jusqu’à la fin de la saison avec une option d’achat. Sous contrat avec Sunderland jusqu’en 2030, l’ailier ivoirien sort d’un passage de six mois à Monaco.

Entre janvier et juin, il a disputé 17 rencontres et été impliqué sur cinq buts. L’AS Monaco n’a toutefois pas levé son option d’achat, fixée à 17 millions d’euros. Son arrivée à Amsterdam constitue donc une nouvelle étape dans sa carrière, mais aussi une opportunité pour l’Ajax de mesurer sa capacité à s’imposer avant de prendre une décision sur son avenir.

À 30 sélections avec les Éléphants, Simon Adingra dispose également d’une expérience internationale qui vient renforcer son profil. Le joueur connaît déjà les exigences du football européen après ses différentes expériences.

Pour l’Ajax, l’enjeu sera désormais de transformer ses qualités individuelles en impact collectif. Le club néerlandais espère notamment gagner en vitesse et en verticalité dans son animation offensive.

 

La saison 2026-2027 comme période d’évaluation

Le prêt constitue finalement un dispositif permettant aux deux parties de se donner du temps. Adingra cherche à relancer sa carrière après son passage à Monaco, tandis que l’Ajax veut renforcer son attaque sans s’engager immédiatement dans un transfert définitif. La saison 2026-2027 sera donc déterminante. Les performances de l’international ivoirien permettront de mesurer la pertinence de ce choix et, surtout, de déterminer si l’Ajax décidera d’activer son option d’achat à l’issue du prêt.

LIRE AUSSI : Mercato : Guéla Doué à Bayer Leverkusen pour 37,5 millions d’euros, un transfert record

Élection FIF : Yacine Idriss Diallo promet 140 millions FCFA de subvention par club de Ligue 1 s’il est réélu

À quelques jours de l’élection présidentielle de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue le 12 septembre 2026, Yacine Idriss Diallo donne le ton de sa campagne. Le candidat unique à sa succession a lancé sa campagne ce mercredi 2 septembre en annonçant une hausse des subventions accordées aux clubs pour les quatre prochaines années.

Dans le cadre de son projet « Transformer pour durer », le président sortant propose notamment de porter à 140 millions de FCFA l’aide annuelle destinée à chaque club de Ligue 1, contre 100 millions auparavant.

 

Des subventions revues à la hausse

Le financement du football ivoirien constitue l’un des axes majeurs du programme présenté par Yacine Idriss Diallo. Sa nouvelle grille prévoit une augmentation des aides accordées aux différentes catégories de clubs et aux autres acteurs du football national. En Ligue 1, chaque club bénéficierait ainsi de 140 millions de FCFA, soit 40 millions supplémentaires par rapport au montant actuel. En Ligue 2, la subvention passerait de 50 à 70 millions de FCFA.

Les clubs de Division 3 verraient également leur enveloppe progresser, de 30 à 40 millions de FCFA. Le football féminin n’est pas oublié : l’aide annoncée passerait de 10 à 15 millions de FCFA. Les groupements d’intérêt bénéficieraient, eux, d’une hausse de 15 à 20 millions de FCFA. Ces financements doivent permettre aux clubs et structures concernés de mieux prendre en charge leurs dépenses et de développer leurs activités. Ils ne constituent toutefois pas le budget global nécessaire au fonctionnement des compétitions.

 

Une réponse aux revendications du G-45

Cette annonce intervient alors que la question du financement des clubs occupe une place importante dans les débats autour de l’élection à la FIF. Le 17 août dernier, le G-45, collectif réunissant 45 clubs, avait demandé une augmentation beaucoup plus importante des subventions. Pour les formations de Ligue 1, le collectif réclamait notamment une enveloppe annuelle de 300 millions de FCFA par club, contre 100 millions jusque-là.

Le porte-parole du mouvement avait également brandi la menace d’un blocage de l’Assemblée générale élective du 12 septembre si cette revendication n’était pas satisfaite.

« Nous sommes 45 clubs qui voulons l’amélioration de la subvention. Nous pouvons bloquer l’AG du 12 septembre », avait-il déclaré, selon des propos rapportés par le journaliste Sanh Séverin. Il avait ajouté : « Pas d’argent, pas d’AG le 12 septembre 2026 ».

Avec cette nouvelle grille, Yacine Idriss Diallo affiche donc sa volonté d’accroître le soutien financier de la FIF aux clubs et aux différentes composantes du football ivoirien. Pour autant, le montant annoncé pour la Ligue 1 reste inférieur à la revendication portée par le G-45. Les clubs de l’élite se voient proposer 140 millions de FCFA, alors que le collectif en demande 300 millions par formation.

À neuf jours du scrutin, la question des subventions s’impose ainsi comme l’un des enjeux de la campagne du candidat unique à la présidence de la FIF.

LIRE AUSSI : Élection FIF : « Transformer pour durer », Yacine Idriss Diallo dévoile ses ambitions pour 2026-2030

Revue de presse du 03 septembre : le cacao à 1 200 FCFA, la colère des producteurs et l’orpaillage illégal dominent la Une

Les journaux ivoiriens accordent une large place, ce jeudi 3 septembre 2026, à la fixation du prix bord champ du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme. Les réactions des producteurs occupent une place centrale dans les Unes, aux côtés de la lutte contre l’orpaillage illégal dans le Cavally et des développements de l’actualité politique.

 

Cacao : la colère monte chez les producteurs

La nouvelle campagne de commercialisation du café et du cacao continue de susciter de nombreuses réactions dans la presse ivoirienne. Le Patriote s’intéresse aux raisons ayant conduit à la fixation du prix du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme avec le titre : « Campagne 2026-2027 : le prix bord champ du cacao fixé à 1 200 FCFA/Kg, les raisons profondes d’un choix ».

Le Nouveau Réveil adopte un ton plus critique et affiche : « Grande campagne de commercialisation : café 1 300 Fcfa/kg, y’a problème ! Et si on avait caché la vérité aux paysans ! Cacao 1 200 FCFA/kg : la grosse déception des planteurs ».

De son côté, Le Sursaut évoque un préavis de grève illimitée déposé par des producteurs et affirme que « la tête du DG du Conseil Café-Cacao est mise à prix ».

L’Écho de la République fait également état d’une menace de grève illimitée du SYNAP-CI. Le journal rapporte cette déclaration : « Face à l’échec criard de la gestion, nous demandons le départ sans condition du Directeur général du Conseil Café-Cacao ».

La Nouvelle Alliance souligne, pour sa part, la grogne qui gagne les producteurs avec : « Prix du kilogramme de cacao fixé à 1 200 F CFA, ça grogne chez les producteurs ». Le journal s’interroge également : « Pourquoi ça pleure dans les villages ? », tout en relayant les justifications de Bruno Koné.

Liberté consacre également un sujet à la filière avec le titre : « Café-cacao : Yves Brahima trace de nouveaux sillons ».

LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : le cacao fixé à 1 200 FCFA et le café à 1 300 FCFA pour la campagne 2026-2027

 

Cavally : la lutte contre l’orpaillage illégal s’intensifie

La lutte contre l’orpaillage illégal constitue l’autre grand sujet de cette revue de presse. Plusieurs journaux reviennent sur la visite de cinq jours entamée dans le Cavally par la ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana.

Abidjan 24 titre : « Toulepleu / Lutte contre l’orpaillage illégal : la Ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana engage le combat ». Le journal indique qu’elle appelle les populations à abandonner cette pratique clandestine.

Fraternité Matin reprend également l’appel de la ministre d’État avec cette déclaration : « Toute la nation doit se mobiliser contre cette gangrène ».

La Régionale met l’accent sur la fermeté affichée face aux sites clandestins et titre : « Orpaillage illégal dans le Cavally : Anne Ouloto-Lamizana déclare la guerre aux sites clandestins ».

Le Matin revient notamment sur plusieurs déclarations de la ministre d’État, dont : « Je suis fière du nouveau visage du Cavally… ! » et « Notre région a changé grâce à la vision et aux actions du Président Ouattara ». Le journal rapporte aussi cette autre déclaration : « Le RHDP est arrivé au pouvoir pour montrer aux autres comment gérer un État ».

L’Essor Ivoirien privilégie quant à lui la question de la modernisation administrative à travers le titre : « Anne Désirée Ouloto : le pari d’une administration moderne ».

L’orpaillage illégal retient également l’attention de L’Inter, qui relaie les propos du cardinal Ignace Bessi Dogbo. Le journal titre : « Orpaillage clandestin : “L’or qui tue n’est pas de l’or” ». Le quotidien rapporte également l’appel du prélat : « Enlevons ce poison de notre pays par tous les moyens ».

LIRE AUSSI : Indénié-Djuablin : plus de 100 dragues détruites dans une opération contre l’orpaillage illégal

 

Politique : le PDCI-RDA maintient sa ligne

L’actualité politique complète les principaux sujets abordés par les journaux ivoiriens. Le Bélier revient sur les critiques visant le PDCI-RDA et titre : « Après la multiplication des critiques, le PDCI-RDA refuse de céder à la pression et réaffirme sa ligne ». Le quotidien indique également que le parti réclame une autre place pour les producteurs de café-cacao.

La Tribune s’intéresse, elle, aux difficultés de rapprochement entre les différentes composantes de l’opposition et titre : « Le front commun a du mal à accorder son violon, le PDCI-RDA isolé ! ».

Le Quotidien d’Abidjan revient pour sa part sur la visite de la présidente du Conseil national des droits de l’homme au siège du PPA-CI. Le journal place la question des prisonniers au centre de son titre : « Visite de la présidente du CNDH au siège du PPA-CI : la question des prisonniers au cœur des échanges ».

Enfin, Dernière Heure s’intéresse à l’activité politique dans le Centre-Ouest. Le journal titre : « Après la forte mobilisation à Daloa, Yapo Calice en tournée dans le Lôh-Djiboua ».

LIRE AUSSI : Le PDCI-RDA recadre les prises de parole de Dia Houphouët : « Nul ne peut s’exprimer au nom du Parti s’il n’est dûment mandaté »

DR
© DR