Orpaillage illégal : la riposte du CNS s’impose comme l’une des grandes actualités du 7 septembre 2026

La lutte contre l’orpaillage illégal domine les Unes de plusieurs journaux ivoiriens ce lundi 7 septembre 2026. Après la rencontre organisée ce week-end à Yamoussoukro à l’initiative du Conseil national de sécurité (CNS), la presse nationale revient largement sur la nouvelle dynamique engagée par les autorités contre ce phénomène.

Avec des angles différents, les quotidiens mettent en avant la volonté des pouvoirs publics de renforcer la riposte et de franchir une nouvelle étape dans la lutte contre l’exploitation clandestine de l’or.

 

Fidèle Sarassoro au cœur de la nouvelle offensive

Plusieurs journaux placent Fidèle Sarassoro au premier plan de cette nouvelle stratégie. L’Essor Ivoirien le présente comme le « maître d’œuvre de la riposte » et évoque « la grande offensive du secrétaire exécutif du CNS ». Une lecture que partage Aujourd’hui, qui souligne également que Fidèle Sarassoro prend la tête de la lutte contre l’orpaillage illégal. Ces deux titres mettent ainsi en lumière le rôle central attribué au secrétaire exécutif du CNS dans cette nouvelle phase de la lutte.

Pour Le Rassemblement, le combat contre l’orpaillage illégal entre désormais dans sa « phase décisive ».

Le quotidien insiste particulièrement sur la nécessité de s’attaquer aux ressources qui alimentent les réseaux impliqués dans l’exploitation clandestine de l’or, en appelant à « assécher les financements » de ces organisations. Le journal relève également la mobilisation de plusieurs acteurs, notamment les préfets, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les syndicats, désormais engagés dans cette lutte.

Fraternité Matin privilégie, de son côté, l’approche collective. Le quotidien insiste sur l’importance d’une « synergie de tous les acteurs » pour parvenir à mettre fin à l’orpaillage illégal.

Cette orientation met en évidence la volonté des pouvoirs publics de renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes afin de rendre l’action contre le phénomène plus efficace.

 

Dix recommandations pour renforcer la riposte

De son côté, Le Matin revient sur l’atelier national consacré à la problématique de l’orpaillage illégal. Le journal met notamment en avant « 10 recommandations fortes pour éradiquer le fléau », soulignant les différentes pistes d’action retenues pour améliorer l’efficacité de la lutte.

Le Patriote se montre particulièrement précis sur le calendrier fixé dans le cadre de cette nouvelle offensive. Le quotidien barre sa Une du titre : « Lutte contre l’orpaillage illégal : 6 mois pour mettre fin au fléau ».

Le journal revient sur la rencontre du CNS organisée ce week-end à Yamoussoukro et présente cette période de six mois comme une échéance majeure de la nouvelle stratégie. Une orientation également mise en avant par L’Inter, qui titre : « Le plan pour mettre fin à l’orpaillage illégal en 6 mois ».

Le quotidien reprend lui aussi la formule de « maître d’œuvre » attribuée à Fidèle Sarassoro et rapporte les assurances du secrétaire exécutif du CNS concernant des mesures qui, selon lui, « vont faire la différence ».

 

Restaurer l’autorité de l’État dans les zones concernées
Enfin, Le Jour Plus met l’accent sur la question de l’autorité de l’État dans les espaces touchés par l’orpaillage illégal. Citant Fidèle Sarassoro, le quotidien rapporte cette déclaration : « aucune zone ne sera exclue de l’autorité de l’État ».

LIRE AUSSI : Orpaillage illégal : « Protégez notre environnement », le cardinal Bessi Dogbo interpelle l’État

 

En politique, « L’@venir » révèle que le RHDP porte plainte contre Katina Koné » pour dit-il, diffamation, injure et fausses nouvelles.

Terminons cette revue de presse par le sport. En football, l’Africa Sports d’Abidjan a fait match nul samedi contre l’As Divo (0-0) lors d’une rencontre amicale. Son éternel rival, l’Asec Mimosas a aussi fait match nul (1-1) lors du premier tour préliminaire de la ligue des Champions Africaine. « L’Asec et le COK rassurent / San Pedro et l’AFAD inquiètent » écrit SuperSport.

Entre Mobilisation des acteurs, assèchement des financements, recommandations issues de l’atelier national, restauration de l’autorité de l’État et échéance de six mois constituent les principaux axes mis en avant par la presse ce lundi 7 septembre 2026.

Affaire JP N’Da – Salimata : le séjour au Sénégal vire au conflit judiciaire

Ce qui devait être un séjour de vacances entre influenceurs et créateurs de contenu au Sénégal s’est transformé en une affaire judiciaire qui alimente depuis plusieurs jours les discussions sur les réseaux sociaux. Au centre de la polémique : l’influenceur ivoirien JP N’Da et l’influenceuse sénégalaise Salimata, connue en ligne sous le pseudonyme « Salimata.mbn ».

L’affaire trouve son origine dans des tensions survenues au sein d’un établissement hôtelier situé à Ouakam. Les protagonistes évoquent notamment des désaccords autour du règlement intérieur de l’établissement, avant qu’une altercation et des accusations de violences physiques ne viennent faire basculer le séjour.

À la suite d’une plainte, JP N’Da a été arrêté puis placé en détention. Mais les deux parties présentent des versions très différentes des événements.

 

Un séjour qui commence dans le calme

Selon le récit de Salimata, les premières difficultés seraient apparues dès le lendemain de l’arrivée du groupe, constitué d’une dizaine de personnes. Le séjour avait commencé la veille, aux alentours de 23h30, dans un établissement qu’elle décrit comme calme et propre. Les membres du groupe étaient répartis dans trois chambres, tandis que Salimata disposait d’une chambre individuelle.

Le lendemain matin, elle affirme avoir reçu un courriel de la direction de l’établissement l’informant d’un incident qui se serait produit pendant la nuit.

Le règlement de l’établissement au cœur des tensions

D’après la version de Salimata, certains membres du groupe auraient accédé au bar de l’hôtel malgré l’interdiction et y auraient consommé de l’alcool. Le bruit aurait également suscité le mécontentement de riverains. Face à cette situation, Salimata dit avoir rappelé aux participants les règles en vigueur dans l’établissement, notamment en raison du partenariat liant le groupe à celui-ci.

Selon son récit, les tensions auraient ensuite progressivement augmenté. À l’heure du déjeuner, plusieurs participantes auraient choisi de quitter les lieux. Un chauffeur aurait lui aussi quitté l’hôtel, après avoir déposé les clés de sa chambre à la réception sans en informer directement Salimata.

 

JP N’Da livre une version différente

De son côté, JP N’Da conteste cette lecture des événements. L’influenceur ivoirien affirme que les difficultés seraient plutôt liées au comportement de leur hôte et à une ambiance qu’il décrit comme tendue dès les premiers moments du séjour.Selon lui, plusieurs membres du groupe auraient rapidement rencontré des difficultés à cohabiter avec Salimata.

Pour JP N’Da, le conflit aurait atteint son point culminant à l’approche du départ. Il affirme qu’une altercation aurait éclaté après l’arrivée de proches de Salimata dans sa chambre, provoquant une dispute entre les différentes parties.

Des accusations de violences que JP N’Da réfute

JP N’Da affirme également que Salimata l’aurait filmé pendant la scène avant d’alerter les forces de l’ordre. Lorsque les policiers sont arrivés, selon son témoignage, l’influenceuse l’aurait accusé de violences physiques, notamment de coups et de gifles. Des accusations que l’influenceur ivoirien rejette catégoriquement.

JP N’Da détenu, l’affaire désormais entre les mains de la justice

Le différend a désormais pris une dimension judiciaire. Après le renvoi de son dossier à une audience ultérieure, les autorités ont placé JP N’Da en détention dans l’attente de la suite de la procédure. L’influenceur continue de nier les faits qui lui sont reprochés et affirme ne pas comprendre comment le séjour a pu prendre une telle tournure.

À ce stade, les deux récits restent profondément opposés. Salimata met notamment en avant les problèmes liés au respect des règles de l’établissement et les tensions qui auraient suivi. JP N’Da, lui, conteste cette version et affirme avoir été pris dans un conflit dont il estime être la victime.

Pour l’heure, les circonstances précises de l’altercation et les éventuelles responsabilités restent à établir. L’instruction de l’affaire et, le cas échéant, l’examen des différents éléments par la justice permettront de déterminer ce qui s’est réellement passé.  Cette affaire rappelle aussi la difficulté, dans un contexte largement relayé sur les réseaux sociaux, de distinguer les témoignages personnels, les accusations et les faits définitivement établis par la justice.

Miss World 2026 : Fatima Koné éliminée, la Côte d’Ivoire quitte la compétition dès le premier tour

Le parcours de Fatima Koné à Miss World 2026 s’est arrêté plus tôt qu’espéré. La représentante de la Côte d’Ivoire n’a pas réussi à intégrer le Top 40 de la compétition, à l’issue de la première étape de la grande finale disputée ce samedi 5 septembre 2026 au Vietnam.

Après plusieurs étapes de sélection, l’aventure internationale de la reine de beauté ivoirienne a pris fin dès le premier tour de la finale. Les membres du jury ont retenu 40 candidates parmi les participantes pour poursuivre la compétition et tenter de décrocher la couronne.
Fatima Koné ne figure malheureusement pas parmi ces finalistes. Une élimination qui met un terme à sa participation à cette édition de Miss World.

 

Des challenges qui n’auront pas permis de se démarquer

Depuis le début de la compétition, la candidate ivoirienne n’a remporté aucun des différents challenges organisés dans le cadre de Miss World 2026. Elle a notamment été éliminée du Head-to-Head Challenge.
Elle n’avait pas non plus obtenu de distinction dans les compétitions Top Model et Top Designer.

Ces résultats ont-ils influencé la sélection finale du Top 40 ? Impossible de l’établir avec certitude. Ils n’auront toutefois pas offert à Fatima Koné l’opportunité de bénéficier d’un accès direct à la suite de la compétition ou de se démarquer davantage avant la grande finale.

Au terme de cette édition, aucune candidate africaine n’a réussi à intégrer le Top 3 de Miss World 2026. Le continent a néanmoins été représenté jusqu’au Top 5, grâce à la candidate de l’Afrique du Sud, qui signe ainsi la meilleure performance africaine de cette édition. Pour la Côte d’Ivoire, l’élimination de Fatima Koné dès le premier tour de la finale laisse une nouvelle fois le pays à la recherche de la prestigieuse couronne mondiale.

Marlene Kany, prochain espoir ivoirien

Si l’aventure de Fatima Koné s’achève, la Côte d’Ivoire aura bientôt une nouvelle carte à jouer sur la scène internationale. Marlene Kany, Miss Côte d’Ivoire 2022, doit en effet représenter prochainement le pays au Miss Grand International 2026, prévu en Thaïlande du 18 septembre au 10 octobre 2026.

Abidjan / incendie au dépôt 5 de la SOTRA à Koumassi : 55 autobus endommagés, dont 40 calcinés

Un incendie s’est déclaré aux environs de 2 heures du matin, ce dimanche 6 septembre 2026, au dépôt 5 de la Société des Transports Abidjanais (SOTRA), situé dans la commune de Koumassi. Le sinistre a causé d’importants dégâts matériels, avec 55 autobus endommagés, dont 40 entièrement calcinés. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer.

Selon les premiers constats communiqués par la SOTRA, l’incendie aurait pris naissance sur un autobus en stationnement pour des opérations de maintenance, avant de se propager à d’autres véhicules. Le bilan provisoire fait état de 55 autobus endommagés, parmi lesquels 40 ont été entièrement calcinés.

 

Malgré l’ampleur des dégâts matériels, la SOTRA précise que l’incendie n’a occasionné aucune perte en vie humaine. Dès la détection du sinistre, les agents de la SOTRA présents sur le site ont immédiatement donné l’alerte et mis en œuvre les premières mesures de sécurité.

Alerté, le Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM) s’est rapidement déployé sur les lieux afin de circonscrire le feu. La Direction Générale de la SOTRA a salué la promptitude et le professionnalisme de l’intervention des sapeurs-pompiers militaires.

Dans son communiqué, la SOTRA a également exprimé sa gratitude à la police et à la gendarmerie, qui ont assuré la sécurisation du périmètre du sinistre. La société publique de transport a par ailleurs adressé ses sincères remerciements à l’ensemble des acteurs mobilisés lors de cette intervention.

 

Une enquête ouverte pour déterminer les circonstances de l’incendie

Une enquête a été ouverte, en lien avec les services compétents, afin de déterminer avec précision les circonstances exactes de cet incendie. La SOTRA indique ainsi vouloir faire toute la lumière sur l’origine et le déroulement du sinistre. Après cet incendie, la SOTRA réaffirme que la sécurité de son personnel, de sa clientèle et de son patrimoine demeure sa priorité absolue. La société assure également la population que toutes les dispositions sont prises pour garantir la continuité du service.

ONU : 164 pays votent pour une nouvelle carte du monde qui redonne à l’Afrique sa taille réelle

L’Afrique vient de remporter une importante bataille symbolique à l’Assemblée générale des Nations Unies. Vendredi, 164 États ont voté en faveur d’une résolution encourageant l’utilisation de cartes représentant plus fidèlement la taille réelle des continents, notamment lorsque leurs superficies respectives sont un élément important.

Un seul pays s’est opposé au texte : les États-Unis. Six autres États, à savoir l’Estonie, la Géorgie, la Lituanie, la Moldavie, la Serbie et l’Ukraine, se sont abstenus.

Au cœur de cette initiative, la remise en question de la très répandue projection de Mercator, utilisée depuis le XVIe siècle et accusée de donner une représentation disproportionnée des territoires situés loin de l’équateur.

 

Mercator dans le viseur, sans interdiction

La résolution adoptée par l’Assemblée générale ne bannit pas la projection de Mercator et n’impose aucune carte de remplacement. Elle invite plutôt les gouvernements, les établissements scolaires, les organisations internationales et les entreprises technologiques à privilégier des projections dites à surface égale lorsque la comparaison des superficies est importante.

Parmi les modèles cités figure Equal Earth, une projection développée en 2018 qui vise à représenter plus précisément les proportions relatives des continents. Le texte appelle également à mieux enseigner les limites inhérentes à toute représentation plane d’une planète sphérique. Aucune carte ne peut en effet reproduire simultanément et parfaitement les surfaces, les formes, les distances et les directions.

Derrière ce qui pourrait apparaître comme un débat purement cartographique se joue une question plus large autour de la perception des territoires et de leur place dans l’imaginaire collectif.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, qui a défendu l’initiative avant le vote, a résumé l’enjeu ainsi : « Les cartes façonnent notre compréhension du monde ». Selon lui, elles interviennent dans l’éducation, nourrissent l’imagination et contribuent à façonner les perceptions collectives.

Pour les promoteurs de la résolution, l’utilisation prolongée de cartes présentant certaines régions du monde sous des proportions déformées aurait ainsi participé à une forme de « minimisation symbolique » de l’Afrique.

 

Pourquoi Mercator agrandit certaines régions

La projection de Mercator a été conçue en 1569 par le cartographe flamand Gerardus Mercator, principalement pour répondre aux besoins de la navigation maritime. Son avantage réside dans le fait que les lignes droites tracées sur la carte correspondent aux directions constantes d’une boussole, ce qui permet aux marins de déterminer leur trajectoire.

Cette propriété a cependant une conséquence importante : les superficies sont de plus en plus amplifiées à mesure que l’on s’éloigne de l’équateur.

L’exemple du Groenland est particulièrement parlant. Sur une carte utilisant la projection de Mercator, l’île peut sembler avoir une taille comparable à celle de l’Afrique, alors que l’Afrique est environ 14 fois plus grande. L’Europe du Nord et l’Amérique du Nord apparaissent également plus vastes par rapport aux régions situées autour de l’équateur.

 

Le Togo porte la campagne africaine

La démarche a été portée par le Togo, qui a conduit les négociations au nom du groupe africain, avec le soutien de l’Union africaine. Le texte présente la correction des distorsions cartographiques comme une démarche de « justice cognitive et de réparation commémorative ». Il cite notamment Equal Earth comme exemple de projection permettant de mieux respecter les proportions entre les différentes masses continentales.

Robert Dussey a toutefois tenu à préciser que l’objectif n’était ni de condamner la projection de Mercator, dont l’utilité pour la navigation est reconnue, ni d’imposer une carte unique.

« Une carte juste ne change pas la géographie du monde, elle change la façon dont nous voyons le monde », a-t-il déclaré.

 

Washington dénonce un « projet idéologique »

Les États-Unis ont été les seuls à voter contre la résolution. Pour leur représentant, l’initiative dépasse largement la question technique de la représentation cartographique. Il a dénoncé ce qu’il considère comme un « projet idéologique beaucoup plus vaste et radical », en s’appuyant notamment sur les références du texte aux réparations et à la « justice cognitive ». Washington estime ainsi que ce type d’initiative contribue à détourner l’institution de sa mission et à affaiblir sa crédibilité.

La France envisage de tourner la page de Mercator
À l’inverse, la France s’est rapprochée de la démarche défendue par l’Union africaine. Quelques heures avant le vote, son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé que Paris envisageait d’abandonner la projection de Mercator pour ses cartes du monde.

Un éventuel changement conduirait notamment à représenter la France, comme les États-Unis et la Russie, avec une superficie relative moins importante par rapport aux pays proches de l’équateur.  Cette évolution rappelle surtout que les projections à surface égale ne rendent pas l’Afrique artificiellement plus grande. Elles retirent simplement l’effet d’agrandissement produit par Mercator sur les territoires situés à des latitudes élevées.

L’Ukraine soulève la question des territoires contestés
L’Ukraine s’est abstenue, tout en déclarant soutenir les efforts visant à corriger les distorsions historiques affectant l’Afrique et d’autres régions du Sud. Kiev a toutefois exprimé des réserves sur la manière dont certaines cartes utilisant Equal Earth représentent les territoires ukrainiens occupés par la Russie. Son représentant a notamment mis en garde contre le risque de créer une ambiguïté autour des territoires contestés.

L’Union européenne, qui a soutenu la résolution, a également soulevé cette question. S’exprimant au nom du bloc, l’Irlande a précisé que le texte concernait uniquement la représentation de la taille relative des masses continentales et ne modifiait en rien les questions de souveraineté, de statut territorial ou de frontières internationalement reconnues.

L’Union européenne a par ailleurs indiqué que son soutien à la résolution ne constituait pas une approbation des cartes publiées sur le site d’Equal Earth.

 

Aucune carte ne peut être parfaite

Malgré l’ampleur du vote, la résolution reconnaît elle-même les limites fondamentales de toute représentation cartographique. Une surface sphérique ne peut être reproduite parfaitement sur un plan. Chaque projection doit nécessairement faire des compromis sur la superficie, la forme, la distance ou la direction. Le choix d’une carte dépend donc de l’usage auquel elle est destinée.

La résolution reste par ailleurs non contraignante et ne signifie pas la disparition de Mercator.

Mais avec 164 voix favorables, le vote de l’Assemblée générale apporte un soutien international massif à une revendication portée de plus en plus fortement par plusieurs gouvernements africains, la manière de représenter le monde peut aussi influencer la manière dont les générations futures le perçoivent.

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Mercato : l’AS Roma et les Young Boys intéressés par Wilfried Zaha

Libre depuis son départ de Charlotte FC, Wilfried Zaha figure parmi les pistes étudiées par l’AS Roma. À l’approche de la fin du mercato, le club italien serait à la recherche d’un renfort offensif immédiatement disponible et aurait ainsi jeté son dévolu sur l’international ivoirien.

Selon les informations d’Africafoot publiées ce jeudi 3 septembre 2026, le club italien aurait inscrit le nom de l’attaquant de 33 ans sur sa liste de cibles. Les Giallorossi étudieraient ainsi la possibilité de miser sur un joueur immédiatement disponible sur le marché des agents libres.

 

Un profil expérimenté pour le couloir gauche

À 33 ans, Wilfried Zaha possède une expérience importante du haut niveau. L’international ivoirien a notamment évolué sous les couleurs de Crystal Palace, Galatasaray et Charlotte FC. Son profil correspondrait aux besoins de la formation romaine. Capable d’évoluer sur les côtés, Zaha est notamment réputé pour sa capacité à provoquer les défenses et à apporter de la percussion dans le dernier tiers du terrain.

La Roma verrait ainsi en lui une solution susceptible d’apporter davantage de dynamisme à son animation offensive, particulièrement sur le flanc gauche.

L’intérêt romain pour Wilfried Zaha ne serait pas totalement nouveau. Le joueur avait déjà été proche de rejoindre l’AS Roma en 2023, mais les discussions n’avaient finalement pas abouti à un accord. Trois ans plus tard, les conditions pourraient être différentes. Désormais libre, l’Ivoirien peut être recruté sans que le club italien ait à verser d’indemnité de transfert.

Cette piste intervient après l’échec du dossier Jamie Leweling, qui évolue à Stuttgart. La Roma doit donc trouver une autre solution pour renforcer son secteur offensif et apporter davantage de percussion à son équipe.

 

Les Young Boys entrent aussi dans la course

L’AS Roma ne serait cependant pas seule sur le dossier. Toujours selon Africafoot, les Young Boys de Berne souhaiteraient également attirer Wilfried Zaha. Le club suisse pourrait ainsi concurrencer la formation italienne pour s’attacher les services de l’ancien joueur de Crystal Palace. Le statut d’agent libre de l’Ivoirien lui offre donc plusieurs possibilités alors que le mercato arrive dans sa dernière ligne droite.

Après son passage à Charlotte FC, Wilfried Zaha se retrouve libre et dispose d’un profil particulièrement intéressant pour les clubs à la recherche d’un renfort offensif immédiatement disponible.

Son expérience du haut niveau, sa polyvalence sur les côtés et l’absence d’indemnité de transfert pourraient peser dans les discussions. Pour l’AS Roma, l’international ivoirien représente en tout cas une option pour renforcer son effectif tout en évitant un coût de transfert.

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Orpaillage illégal : « Protégez notre environnement », le cardinal Bessi Dogbo interpelle l’État

À la cathédrale Saint-Paul d’Abidjan, le cardinal Ignace Bessi Dogbo a livré une sévère mise en garde contre les conséquences de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire. À l’occasion de la messe consacrée à la Création, célébrée mardi 1er septembre 2026, l’archevêque métropolitain d’Abidjan a dénoncé les atteintes causées par cette activité aux populations et aux ressources naturelles.

Face aux fidèles, le prélat a surtout appelé l’État à assumer pleinement sa responsabilité dans la protection de l’homme et de l’environnement et à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à l’orpaillage illégal.

 

Dans son intervention, le cardinal Bessi Dogbo a présenté l’orpaillage clandestin comme un phénomène dont les conséquences dépassent largement le non-respect des règles encadrant l’activité minière. Il a notamment insisté sur ses effets sur les populations et les ressources naturelles.

« L’orpaillage qui tue l’homme est pire que l’idolâtrie. C’est inqualifiable », a-t-il lancé, dénonçant une recherche effrénée de l’or qu’il juge dangereuse pour l’homme et son environnement.

Le prélat s’est particulièrement inquiété de l’état des fleuves et des cours d’eau. « Nos fleuves, nos cours d’eau déteignent… Ce fléau est un désastre proche de nous », a-t-il déploré.

Au-delà des conséquences environnementales, le cardinal a également mis en cause la place accordée à la recherche de richesse dans la société. Selon lui, la quête de l’argent, lorsqu’elle se développe sans encadrement, peut favoriser des pratiques susceptibles de mettre en péril l’homme et son environnement.

« Enlevons ce poison par tous les moyens de notre pays en tuant en nous l’idolâtrie de l’argent », a-t-il exhorté.

Le cardinal Bessi Dogbo a ensuite directement interpellé les pouvoirs publics sur leur responsabilité face au phénomène. Pour lui, la protection des populations et de l’environnement relève pleinement de la mission de l’État.

« Il faut rappeler à l’État ce qu’il sait : sa mission régalienne de protection de l’environnement et de l’homme », a-t-il insisté.

L’archevêque métropolitain d’Abidjan a également rappelé que l’Église catholique ivoirienne avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur la question, notamment à travers la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (CECI). Face à la persistance du phénomène, il estime que ces alertes conservent toute leur pertinence.

« Il faut écouter les évêques quand ils parlent », a-t-il affirmé.

En conclusion de son intervention, le cardinal a renouvelé son appel aux autorités afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour faire reculer l’orpaillage clandestin et préserver les ressources naturelles du pays.

« Que l’État sorte l’orpaillage illégal de notre pays et protège notre environnement. C’est notre prière », a-t-il déclaré.

À travers cette interpellation, Ignace Bessi Dogbo place ainsi la lutte contre l’orpaillage clandestin au cœur des enjeux liés à la protection des populations et de l’environnement en Côte d’Ivoire.

Cacao à 1 200 FCFA : Ahoua Don Mello critique le modèle ivoirien et appelle à « changer de modèle »

La polémique autour du prix bord champ du cacao fixé à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne principale 2026-2027 prend une nouvelle dimension politique. Dans une récente publication faite sur Facebook, l’opposant ivoirien Ahoua Don Mello critique vivement la décision du gouvernement et élargit le débat aux faiblesses structurelles du système de commercialisation du cacao en Côte d’Ivoire.

Pour le technocrate, la controverse ne se limite pas au niveau de rémunération annoncé pour les producteurs. Elle pose également la question de l’efficacité des mécanismes mis en place pour protéger la filière contre les fluctuations du marché international.

 

De 2 800 à 1 200 FCFA, une baisse qui fait débat

Ahoua Don Mello estime que le niveau retenu pour la campagne 2026-2027 est particulièrement difficile à accepter après le prix record de 2 800 FCFA le kilogramme fixé pour la campagne principale 2025-2026. L’opposant souligne ainsi le contraste entre les deux niveaux de rémunération, dans un contexte marqué par d’importantes fluctuations des cours internationaux du cacao.

Alors que des producteurs dénoncent « un prix honteux » pour la Côte d’Ivoire, l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) défend de son côté un prix qui tient compte, selon elle, des « contingences internationales ». Mais pour Ahoua Don Mello, l’évolution des cours mondiaux ne suffit pas à expliquer la situation actuelle. Le débat doit également porter, selon lui, sur le fonctionnement du mécanisme de stabilisation destiné à protéger les producteurs lorsque le marché se retourne.

L’opposant s’interroge notamment sur le fonds de réserve, conçu pour contribuer à amortir les effets de la volatilité des cours. Selon lui, les ressources accumulées durant les périodes plus favorables auraient dû permettre de mieux accompagner les producteurs confrontés à la baisse actuelle du prix.

Dans sa contribution, il réclame davantage de transparence sur la gestion de ce fonds et appelle à la réalisation d’un audit. Il questionne notamment la destination des ressources constituées ainsi que leur capacité à soutenir concrètement les planteurs.

Cette demande intervient alors que la filière est également confrontée à des difficultés d’écoulement. Depuis le début de l’année 2026, des producteurs et des coopératives, notamment dans l’Est du pays, ont fait état de stocks de fèves difficiles à vendre.

 

Le risque d’une progression de la contrebande

Pour Ahoua Don Mello, ces difficultés pourraient également favoriser le développement de la contrebande transfrontalière. L’écart de rémunération avec le Ghana pourrait, selon lui, encourager certains opérateurs à détourner les fèves des circuits officiels.

L’opposant y voit la manifestation d’un déséquilibre que les mécanismes actuels de régulation ne parviennent plus à contenir. Il préconise notamment d’utiliser les ressources disponibles pour améliorer la rémunération des producteurs et limiter ainsi les incitations à faire sortir clandestinement les fèves du pays.

Au-delà de la controverse suscitée par le prix de 1 200 FCFA, Ahoua Don Mello plaide pour une évolution plus profonde du modèle économique de la filière. Son constat repose sur une réalité : la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, tandis qu’une part importante de la valeur ajoutée est créée en dehors du pays.

Dans cette perspective, la transformation locale constitue à ses yeux un levier majeur. Les autorités ivoiriennes affichent l’ambition de parvenir à transformer 100 % de la production nationale d’ici à 2030.

 

Vers un nouveau statut pour les planteurs

Pour l’opposant, cette ambition doit toutefois s’accompagner d’une évolution de la place accordée aux producteurs dans la chaîne de valeur. Les planteurs ne devraient plus être considérés uniquement comme des producteurs de fèves. Ahoua Don Mello souhaite qu’ils puissent être reconnus comme de véritables entrepreneurs agricoles, avec une participation plus importante à la création et au partage de la valeur générée par la filière cacao.

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Affaire « repos » : la Ligue ivoirienne des droits des femmes appelle au retrait des publications sexistes

Un appel à la responsabilité est lancé aux entreprises, marques, institutions publiques, communautés ecclésiastiques et personnalités publiques qui reprennent sur leurs réseaux sociaux une tendance considérée comme sexiste. À travers ce message, ses auteurs dénoncent des contenus qui, sous couvert d’humour et de recherche d’engagement, banaliseraient des représentations liées à la sexualité et au consentement.

Le message est sans équivoque : « Et non, ce n’est pas “juste une blague”. » Selon ses auteurs, certaines expressions véhiculées par cette tendance installent l’idée qu’une dépense, une invitation ou un cadeau pourrait créer une forme de « dette sexuelle », allant jusqu’à laisser entendre qu’accepter une invitation impliquerait nécessairement une relation sexuelle en retour.

 

Quand l’humour banalise la culture du viol

Pour les auteurs de l’appel, le problème dépasse le simple registre de l’humour. Ils estiment que ce type de discours participe à la construction de la culture du viol, non seulement à travers le passage à l’acte, mais aussi par des représentations qui rendent le refus des femmes négociable, suspect ou illégitime. Les auteurs de l’appel mettent directement en cause les organisations et personnalités qui reprennent ces contenus pour gagner en visibilité.

« Vous ne faites pas que suivre une trend. Vous alimentez la culture du viol », dénoncent-ils.

Le message refuse notamment de considérer comme anodine une tendance qui banaliserait l’idée qu’une femme pourrait « devoir son corps » à un homme au motif que celui-ci aurait payé son repas. Une mise au point est également faite sur la notion de consentement : « Une invitation n’est jamais un consentement implicite. »

L’appel intervient quelques mois après les engagements pris, le 13 juin 2026, par des ministères, des entreprises, des communautés religieuses et traditionnelles ainsi que des personnalités publiques pour lutter contre les violences basées sur le genre. Pour les auteurs du message, ces engagements doivent conserver leur portée lorsque des tendances deviennent virales sur les réseaux sociaux. La lutte contre les violences basées sur le genre ne saurait, selon eux, s’interrompre face à la popularité d’un contenu.

Ils invitent ainsi les entreprises, marques, institutions et personnalités qui participent à cette tendance à prendre le temps d’analyser leur position et leur impact dans la propagation de ces contenus.

 

Retirer les publications et assumer ses responsabilités

L’appel demande désormais une réaction concrète : reconnaître le problème et retirer les publications concernées. Les auteurs dénoncent notamment le paradoxe qui consisterait, pour une organisation ou une personnalité, à revendiquer une démarche éthique tout en contribuant, « pour quelques likes », à banaliser des discours qu’ils estiment susceptibles de favoriser la culture du viol.

Ils saluent toutefois la démarche de plusieurs personnes et marques qui ont déjà supprimé leurs publications après avoir pris conscience de la portée de leurs contenus.

À travers cet appel, le message adressé aux acteurs qui participent à la tendance est donc clair, la recherche d’engagement sur les réseaux sociaux ne doit pas prendre le pas sur la responsabilité et les engagements affichés dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

 

La ligue
© La ligue

Aboisso : Sangafowa-Coulibaly durcit le front contre l’orpaillage illégal et annonce plus de 100 tonnes d’or à Afema

À Aboisso, dans le Sud-Comoé, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a appelé les autorités administratives et traditionnelles à intensifier la sensibilisation contre l’orpaillage illégal. Lors de la cinquième phase de la campagne nationale dédiée à cette problématique, le ministre a également annoncé une progression spectaculaire des ressources aurifères du permis d’Afema, désormais évaluées à plus de 100 tonnes.

Cette nouvelle estimation fait d’Afema un projet présenté comme une future exploitation de classe mondiale. Pour le gouvernement, le développement de l’activité minière industrielle doit aller de pair avec les efforts engagés contre l’exploitation clandestine des ressources minières.

La campagne nationale de sensibilisation, initiée par le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, a été officiellement lancée en décembre 2023 à Yamoussoukro auprès du Directoire de la Chambre nationale des rois et des chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT). Elle se poursuit depuis dans plusieurs régions du pays. La cinquième étape s’est déroulée le 3 septembre 2026 à Aboisso, en présence notamment de Sa Majesté Amon Tanoé Paul Désiré, président de la CNRCT, et du Dr Eugène Aka Aouélé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC).

 

Les autorités locales appelées à maintenir la pression

Pour Mamadou Sangafowa-Coulibaly, la lutte contre l’orpaillage illégal passe nécessairement par une implication accrue des populations. Le ministre estime que la sensibilisation doit permettre aux communautés de comprendre les conséquences de cette activité, mais aussi de connaître les alternatives existantes.

« Cette tournée que nous avons initiée depuis décembre 2023 a pour objet principal de sensibiliser les communautés locales et de les intégrer dans la solution. Surtout de leur dire qu’il y a une alternative à la pratique illégale de l’orpaillage », a-t-il expliqué.

Dans cette perspective, le ministre a demandé au corps préfectoral de maintenir le dialogue avec les populations. Il préconise des rencontres régulières dans les chefs-lieux de départements, tandis que les sous-préfets sont appelés à poursuivre les actions de sensibilisation jusque dans les hameaux.

Mamadou Sangafowa-Coulibaly souhaite également instaurer un suivi régulier de l’activité minière. Les préfets sont ainsi invités à évaluer périodiquement la situation dans leurs circonscriptions, sans attendre qu’un incident survienne. Des réunions pourraient être organisées à différents niveaux de l’administration afin de suivre l’évolution des activités industrielles, semi-industrielles, artisanales et de recherche.

 

Une prise de conscience considérée comme « une grande victoire »

Le ministre a par ailleurs salué ce qu’il considère comme une évolution importante dans la perception du phénomène par la population. Il s’est notamment félicité d’une prise de conscience collective concernant les conséquences de l’orpaillage illégal sur l’environnement et la santé.

« La prise de conscience collective qui nous a été donnée de voir ces dernières semaines est, en soi, une victoire. Tous les Ivoiriens, sans exception, ont dit que cette pratique est dommageable pour l’environnement et pour la santé », a-t-il relevé.

Pour le ministre, cette mobilisation constitue une première avancée dans le combat contre l’orpaillage clandestin. Il estime néanmoins que cette dynamique doit être maintenue afin d’empêcher une implantation durable du phénomène dans certaines zones.

L’enjeu est également économique. Mamadou Sangafowa-Coulibaly veut éviter que les réseaux liés à l’exploitation clandestine des ressources minières ne prennent une place telle qu’ils puissent devenir plus puissants que l’économie formelle.

Le ministre a également alerté sur les risques liés à une installation durable de l’orpaillage illégal. Selon lui, les réseaux qui gravitent autour de cette activité peuvent, dans certains contextes, accumuler progressivement des ressources financières considérables et finir par fragiliser l’autorité des structures administratives et traditionnelles.

Pour illustrer cette menace, il a évoqué la situation de certains pays où les intérêts liés à l’exploitation clandestine des ressources minières ont contribué à alimenter des conflits. La Côte d’Ivoire doit donc, selon lui, agir suffisamment tôt pour éviter d’atteindre ce qu’il appelle le « point de non-retour ». C’est dans cette logique que l’orpaillage illégal a été placé au rang des questions de sécurité nationale.

 

Afema passe de 43 à plus de 100 tonnes

Autre annonce majeure faite à Aboisso, le potentiel aurifère du permis d’Afema a considérablement progressé. Les ressources, auparavant estimées à 43 tonnes, dépassent désormais les 100 tonnes, selon le ministre.

« En 2022, nous l’avons attribué à un nouveau repreneur. Et je suis heureux de vous dire que les ressources trouvées sont passées de 43 tonnes à plus de 100 tonnes, faisant d’Afema une mine de classe mondiale », a annoncé Mamadou Sangafowa-Coulibaly.

Pour le gouvernement, cette progression du potentiel aurifère représente une opportunité à la fois économique et stratégique. Le développement d’une exploitation industrielle doit notamment contribuer à offrir une alternative à l’orpaillage clandestin. L’ambition affichée par le gouvernement ne se limite toutefois pas à l’exploitation de l’or. Il s’agit également de faire des projets miniers des moteurs du développement des territoires qui les accueillent.

« Le principe fondateur de la politique intégrée, c’est de nous assurer que les richesses du sous-sol vont bénéficier au plus grand nombre, et non à quelques-uns », a insisté le ministre.

Dans cette vision, les grandes exploitations minières devront contribuer au développement au-delà de leurs seuls sites d’activité. L’éducation, la formation, les infrastructures économiques et les infrastructures sociales figurent notamment parmi les domaines ciblés. L’objectif est de permettre aux territoires concernés de disposer d’une économie locale suffisamment solide pour poursuivre leur développement même après la fermeture de la mine.

 

Le Botswana comme modèle

Pour illustrer cette orientation, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a cité l’expérience du Botswana, où l’exploitation des ressources minières s’est accompagnée d’investissements structurants dans les territoires concernés.

La Côte d’Ivoire entend s’inspirer de cette approche afin que les communautés accueillant les projets miniers puissent bénéficier non seulement des retombées immédiates de l’exploitation, mais aussi d’infrastructures et de compétences capables de soutenir leur développement dans la durée.

Avec l’évolution de son potentiel aurifère, Afema apparaît ainsi comme un projet appelé à occuper une place importante dans cette stratégie pour le Sud-Comoé. À travers cette sensibilisation des populations, le suivi administratif des activités minières et la promotion d’une exploitation industrielle responsable, le gouvernement entend inscrire la lutte contre l’orpaillage illégal dans une approche plus globale.