Abobo-Ndotré : une femme poignarde mortellement son compagnon après une dispute et tente de maquiller le drame

Une dispute entre deux conjoints a pris une tournure tragique à Abobo-Ndotré. Un homme de 57 ans a été retrouvé mort à son domicile, avec plusieurs blessures sur le corps.

Sa compagne, âgée de 38 ans, a été interpellée dans le cadre de l’enquête. D’après les premiers éléments communiqués, elle aurait reconnu avoir porté plusieurs coups de couteau à son concubin au cours d’une dispute.

L’affaire ne s’arrête toutefois pas au décès de l’homme. Après le drame, plusieurs faits troublants auraient été constatés dans la maison, laissant entrevoir de présumées tentatives visant à orienter l’interprétation des circonstances de la mort. Les enquêteurs devront désormais déterminer avec précision le déroulement des événements et établir les responsabilités dans cette affaire.

Les circonstances exactes du drame restent donc à éclaircir. Que s’est-il réellement passé dans cette villa d’Abobo-Ndotré ?

Les dessous de cette affaire seront à découvrir dans la prochaine parution de la Police Secours.

Police Secours
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Ligue des champions CAF : la VAR pourrait arriver dès la phase de groupes à partir de novembre 2026

La Confédération africaine de football (CAF) envisage d’élargir l’utilisation de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) à la phase de groupes de ses deux principales compétitions interclubs. Le dispositif pourrait ainsi être utilisé dès la saison 2026-2027 en Ligue des champions CAF et en Coupe de la Confédération.

Selon Foot Afrique, dans une publication datée du 1er septembre 2026, le comité des arbitres et la direction de l’arbitrage vidéo de la CAF travaillent actuellement sur les modalités de cette éventuelle extension. Si le projet aboutit, la mesure pourrait entrer en vigueur dès novembre, au lancement de la phase de groupes.

 

Une technologie bientôt présente plus tôt dans les compétitions

Jusqu’à présent, la VAR intervient principalement à partir des quarts de finale de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération, jusqu’aux finales. La CAF étudie désormais la possibilité de faire intervenir l’assistance vidéo dès les phases de groupes. Cette perspective n’est toutefois pas nouvelle. L’idée d’étendre la VAR à cette étape des compétitions est évoquée depuis environ trois ans. Les discussions auraient cependant pris de l’ampleur ces derniers mois au sein de l’instance dirigeante du football africain.

Pour le moment, l’utilisation de la VAR en phase de groupes reste à l’étude. Le comité des arbitres et les responsables de l’arbitrage vidéo travaillent notamment sur les conditions techniques et opérationnelles nécessaires à sa mise en place. La CAF doit encore arrêter définitivement sa position avant toute annonce officielle. En cas de validation, le dispositif pourrait être opérationnel dès novembre 2026.

Le calendrier des compétitions prévoit actuellement les matchs aller du premier tour préliminaire les 4, 5 et 6 septembre, avant les manches retour programmées les 11, 12 et 13 septembre. Le deuxième tour préliminaire doit ensuite se jouer les 16, 17 et 18 octobre, avec les retours les 23, 24 et 25 octobre.

 

Une réforme qui intervient dans un contexte de remise en question

Cette réflexion sur la VAR intervient alors que la CAF cherche également à renforcer la confiance autour de son arbitrage. Après les controverses ayant marqué la CAN 2025 au Maroc, le président de l’instance, Patrice Motsepe, avait annoncé le 29 mars des réformes structurelles portant notamment sur les statuts et règlements de l’organisation.

L’objectif affiché consiste à renforcer la confiance envers les arbitres, les opérateurs VAR, les commissaires de match et les instances juridictionnelles de la CAF.

« La CAF met actuellement en œuvre des réformes structurelles importantes de ses Statuts et Règlements afin de renforcer la confiance envers les arbitres, les opérateurs VAR, les commissaires de match ainsi que les instances juridictionnelles de la CAF », avait déclaré Patrice Motsepe.

Selon le président de la CAF, ces ajustements doivent également permettre d’éviter la répétition des incidents survenus lors de la CAN 2025.

 

Vers une nouvelle étape pour l’arbitrage africain ?

Si elle se concrétise, l’extension de la VAR aux phases de groupes marquerait une évolution importante dans la gestion des compétitions interclubs africaines. Elle permettrait d’introduire l’assistance vidéo plus tôt dans le parcours des équipes et s’inscrirait dans la volonté affichée par la CAF de renforcer la transparence et la crédibilité de son arbitrage.

Pour l’heure, la décision n’est toutefois pas encore arrêtée. La CAF doit finaliser les modalités techniques et opérationnelles avant de confirmer officiellement l’entrée en vigueur de la mesure.

Le PDCI-RDA recadre les prises de parole de Dia Houphouët : « Nul ne peut s’exprimer au nom du Parti s’il n’est dûment mandaté »

La Direction du PDCI-RDA hausse le ton face à la multiplication des déclarations publiques attribuées au parti. Dans un communiqué, elle rappelle que les interventions de militants ou de responsables ne constituent pas automatiquement la position officielle de la formation politique.

Le parti réaffirme d’abord son attachement à la liberté d’expression, consacrée par la Constitution de la République de Côte d’Ivoire. Chaque militant ou responsable reste ainsi libre de s’exprimer en son nom propre et sous sa responsabilité. Mais la direction établit une distinction claire entre cette liberté individuelle et la capacité à engager officiellement le PDCI-RDA.

« La liberté d’expression individuelle ne saurait être confondue avec le pouvoir d’engager officiellement le Parti », souligne-t-elle.

 

Seuls certains responsables peuvent parler au nom du parti

Pour clarifier les règles, la Direction du PDCI-RDA s’appuie sur l’article 39 des Statuts, qui prévoit que seul « le Président représente le Parti dans tous les actes de la vie civile et politique ».

Le président peut toutefois déléguer cette responsabilité à certains responsables. Il s’agit notamment du Secrétaire Exécutif, Chef du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA, du Porte-parole du Président, du Porte-parole du Parti ou de toute autre personne expressément mandatée à cet effet.

La direction pose donc une règle claire, « nul ne peut, quels que soient son rang ou sa fonction au sein du Parti, s’exprimer au nom et pour le compte du Parti, s’il n’est dûment mandaté ». Elle précise que les déclarations personnelles n’engagent pas officiellement le PDCI-RDA.

 

Le logo et les attributs du PDCI-RDA sous contrôle

Le rappel concerne également l’utilisation des éléments d’identification du parti. La Direction précise que le logo, le sigle, les couleurs, le papier à en-tête ainsi que les autres attributs officiels du PDCI-RDA restent soumis à son autorisation préalable. Elle prévient par ailleurs que toute pratique visant à présenter une opinion personnelle comme une position officielle du parti sera considérée comme frauduleuse et pourra faire l’objet de poursuites.

Dans son communiqué, la Direction du PDCI-RDA adresse enfin un appel aux médias, aux militants, aux responsables des plateformes numériques ainsi qu’aux chaînes de radio et de télévision, publiques comme privées.

Elle les invite à ne considérer comme officielles que les communications provenant des autorités habilitées et diffusées à travers les canaux officiels du parti.

De l’Asec à Newcastle : « Quand tu sors de l’Asec, tu peux réussir partout » Bazoumana Touré rend hommage à l’académie

À peine arrivé à Newcastle United, Bazoumana Touré n’oublie pas ses premières années de formation. Dans une récente interview accordée à son nouveau club, le jeune international ivoirien a mis en avant le rôle joué par l’Académie de l’Asec Mimosas dans sa progression vers le haut niveau.

Pour l’attaquant ivoirien, le centre de formation constitue l’un des principaux socles de son parcours. Il estime notamment que « quand tu sors de l’Asec, tu peux réussir partout », mettant en avant l’exigence et la rigueur qui caractérisent, selon lui, la formation reçue au sein de l’académie.

Bazoumana Touré va plus loin en présentant l’établissement comme « la meilleure académie d’Afrique de l’Ouest ». Une reconnaissance qu’il associe avant tout à la difficulté du parcours proposé aux jeunes joueurs.

« Ils forment de bons joueurs et ça ne fait que continuer. La formation de là-bas est très difficile », a-t-il expliqué, estimant que cette exigence permet aux joueurs déterminés de se préparer à aller loin dans le football.

 

Une formation basée sur la liberté

Au-delà de l’aspect technique et de la rigueur, Bazoumana Touré retient également la liberté qui lui était accordée sur le terrain. L’académie lui aurait permis de développer son expression personnelle et sa confiance dans le jeu.

« À l’académie, on me donnait le ballon et on me disait de jouer comme je veux, sans avoir peur », raconte-t-il.

Une philosophie qu’il affirme avoir retrouvée dans les clubs qu’il a fréquentés depuis son départ de Côte d’Ivoire. Désormais à Newcastle, le jeune joueur espère continuer à évoluer dans un environnement qui lui permet de conserver cette liberté. Son arrivée chez les Magpies marque une nouvelle étape dans une carrière qui continue de prendre de l’ampleur. Lorsque Newcastle s’est manifesté, Bazoumana Touré assure avoir rapidement fait son choix.

« J’ai systématiquement décidé de venir à Newcastle dès que j’ai su qu’ils me voulaient », a-t-il confié.

L’annonce de son transfert a également été vécue comme un moment fort sur le plan familial. « J’étais très content quand j’ai appris que je devais signer à Newcastle. J’ai appelé la famille pour les informer et ils étaient aussi très contents », raconte le joueur. La découverte de la Premier League représente désormais un objectif majeur pour l’Ivoirien.

« J’étais content de découvrir la Premier League et de démarrer la saison avec eux », a-t-il ajouté.

 

« Une grande responsabilité » avec les Magpies

À Newcastle, Bazoumana Touré dit avoir rapidement trouvé ses marques grâce à l’accueil de ses nouveaux coéquipiers. « Tout le monde m’a accueilli comme un frère, comme un petit frère », souligne-t-il. Mais cette nouvelle aventure s’accompagne également d’attentes importantes. À seulement 20 ans, l’Ivoirien mesure la responsabilité liée à son arrivée dans un club de cette dimension.

« C’est une grande responsabilité d’être ici à mon âge. Je sais qu’il y en a beaucoup qui rêvent d’être à ma place », reconnaît-il.

Pour le jeune attaquant, cette situation implique surtout de continuer à travailler, à progresser et à montrer l’exemple. Avant Newcastle, Bazoumana Touré avait découvert le football allemand avec Hoffenheim. Une expérience qu’il considère comme positive, malgré des débuts compliqués.

« Quand je suis arrivé, c’était un peu compliqué au début, mais la saison d’après, nous avons fait une bonne saison », explique-t-il, estimant avoir réalisé « un bon parcours à Hoffenheim ».

Son passage en Bundesliga lui a surtout permis d’améliorer plusieurs aspects de son jeu. Il cite notamment la prise de décision, la technique et la qualité de ses dernières passes parmi les principaux enseignements tirés de cette expérience.

 

L’Asec, Hoffenheim, Newcastle : une ascension qui continue

De l’Académie de l’Asec Mimosas à Hoffenheim, puis désormais à Newcastle, Bazoumana Touré poursuit une progression marquée par plusieurs étapes importantes.  Avec son témoignage, le jeune international ivoirien met en avant trois éléments qui, selon lui, ont accompagné son évolution : la qualité de la formation, le travail et la détermination.

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Réforme électorale : Simone Gbagbo et l’opposition veulent « s’exprimer d’une seule voix »

Le siège du PPA-CI a accueilli, mardi 1er septembre 2026, une rencontre réunissant plusieurs composantes de l’opposition ivoirienne. Au cœur des discussions, la réforme électorale et la recherche d’un « cadre d’expression commune » entre des formations politiques aux trajectoires désormais différentes.

La présence de Simone Ehivet Gbagbo a particulièrement retenu l’attention. À la tête d’une délégation de quatre personnes, elle a pris part aux échanges aux côtés de Pascal Affi N’Guessan, lui aussi accompagné de trois autres membres et représentant la CAP-Côte d’Ivoire.

Assalé Tiémoko, maire de Tiassalé et président de l’ADCI, était également présent. Le PPA-CI avait pour sa part dépêché Assoa Adou, Dano Djédjé, Emmanuel Monnet et Hubert Oulaye. Une absence a cependant été relevée : celle du PDCI-RDA.

 

Des échanges à huis clos sur la réforme électorale

Les discussions se sont déroulées à huis clos et aucune déclaration n’a été faite à la sortie de la salle. L’atmosphère observée après la rencontre semblait néanmoins traduire une certaine détente entre les participants, les sourires et les plaisanteries ayant accompagné leur départ.

Derrière cette rencontre se trouve un sujet central, la réforme électorale attendue en Côte d’Ivoire. Les différents partis de l’opposition disposent de leurs propres propositions pour parvenir à des élections dont le caractère « paisible et transparent » serait garanti. La rencontre devait donc permettre aux différentes composantes de confronter leurs approches et de rechercher des convergences.

Chaque entité ayant élaboré sa propre proposition, les principaux responsables de l’opposition ont choisi de se retrouver afin d’harmoniser leurs positions. L’ambition est clairement affichée : parvenir à « s’exprimer d’une seule voix » sur la réforme électorale.

Cette volonté de convergence intervient alors que le gouvernement a déjà fait connaître son orientation. Il prévoit de privilégier la voie parlementaire pour traiter la question, plutôt que de passer par un dialogue national avec l’opposition. Les députés pourraient ainsi se saisir de la réforme lors de la prochaine rentrée parlementaire.

 

Un rapprochement encore à construire

La rencontre du PPA-CI ne signifie pas, à elle seule, la reconstitution d’une opposition unifiée. Elle constitue toutefois un espace de dialogue entre plusieurs responsables politiques qui portent aujourd’hui des positions et des trajectoires différentes.

L’enjeu immédiat reste donc de transformer ces premiers échanges en une position commune. Pour les participants, l’objectif consiste à rapprocher leurs propositions afin de défendre une vision partagée de la réforme électorale et de parler d’une seule voix sur les conditions d’élections « paisibles et transparentes ».

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Simone Ehivet Gbagbo
© Simone Ehivet Gbagbo

Revue de presse 2 septembre : le prix du cacao fait grincer des dents, l’opposition se cherche et l’Église s’attaque à l’orpaillage illégal

La presse ivoirienne de ce mercredi met en avant plusieurs sujets qui alimentent le débat national. La nouvelle fixation des prix du café et du cacao occupe une place importante, avec des réactions contrastées du côté des producteurs. En politique, la rencontre entre plusieurs anciens compagnons de Laurent Gbagbo autour de la question électorale suscite également l’attention, alors que le PDCI-RDA n’a pas pris part aux échanges.

L’orpaillage illégal figure aussi parmi les préoccupations relayées par les journaux, notamment après l’appel de responsables de l’Église catholique à mettre fin à cette pratique.

 

Café-cacao : des prix qui divisent

Le volet économique est largement dominé par les nouveaux prix du café et du cacao annoncés pour la campagne 2026-2027.

Fraternité Matin accorde une place importante à cette actualité, tandis que Le Sursaut met en avant le contraste entre la satisfaction des gestionnaires de la filière et la déception exprimée par certains planteurs.

Cette perception se retrouve également à la Une de Liberté, qui titre simplement « Déception », traduisant le sentiment suscité par ces nouveaux prix chez une partie des producteurs.

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Gbagbo, Simone, Affi et Blé Goudé réunis autour de la question électorale

Sur le terrain politique, la rencontre organisée mardi 1er septembre au siège du PPA-CI retient particulièrement l’attention des journaux. « Nouvel organe électoral, Gbagbo, Affi, Simone, Blé, Assalé… l’Union sacrée de l’Opposition se dessine », titre Notre Voie, mettant en avant le rapprochement de plusieurs figures et formations de l’opposition autour de la réflexion sur un nouvel organe électoral.

L’Inter relève, pour sa part, l’absence du PDCI-RDA à cette rencontre. De son côté, Le Temps revient sur les raisons qui auraient motivé cette réunion entre plusieurs acteurs issus de l’ancien camp de Laurent Gbagbo.

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La guerre des oppositions au centre des interrogations

Les tensions entre les différentes composantes de l’opposition restent également au cœur des commentaires. Le Nouveau Réveil pose ainsi la question : « Que gagnent le PDCI-RDA et le PPA-CI dans une guéguerre ? » Le quotidien estime que la reconquête du pouvoir d’État devrait constituer la priorité des formations concernées.

L’Expression, de son côté, consacre sa Une à Laurent Gbagbo, estimant que l’ancien président « roule toujours ses alliés dans la farine ».

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Vie chère et orpaillage illégal : les autres sujets de société

La question du coût de la vie figure également dans les pages consacrées à l’économie et à la société. Le Canard Déchaîné, à travers son titre « Classement vie chère en Afrique de l’Ouest / La Côte d’Ivoire accrochée solidement à la première place », met l’accent sur cette problématique.

L’orpaillage illégal complète cette revue de presse. Après les prises de position de guides religieux musulmans, Notre Voie rapporte que le cardinal Bessi, de l’Église catholique, appelle à son tour l’État à mettre fin à cette pratique en Côte d’Ivoire.

 

L’Africa Sports et une pépite de l’Asec à l’honneur

Notre revue de presse se termine sur le sport. L’Africa Sports d’Abidjan doit affronter l’AS Divo en match amical, vendredi 4 septembre, au stade de Divo.

Autre actualité sportive mise en avant, le jeune Souleymane Fofana, présenté comme une pépite de l’Asec Mimosas, quitte la Côte d’Ivoire pour la France. Il s’est engagé avec Annecy FC, pensionnaire de la Ligue 2 française.

Entre prix agricoles, tensions politiques, préoccupations sociales et lutte contre l’orpaillage illégal, les journaux ivoiriens dressent ainsi ce mercredi le portrait d’une actualité dominée par les enjeux économiques, politiques et sociaux.

Élection FIF : « Transformer pour durer », Yacine Idriss Diallo dévoile ses ambitions pour 2026-2030

À quelques jours de l’élection à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), Yacine Idriss Diallo a dévoilé les grandes lignes de son programme pour la période 2026-2030. Candidat unique à sa propre succession, le président sortant a présenté, mardi 1er septembre 2026, son projet baptisé « Transformer pour durer » à travers une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux.

Avec ce programme, Idriss Diallo entend consolider les acquis de ses quatre années à la tête de la FIF et franchir une nouvelle étape dans la modernisation du football ivoirien. Son projet s’articule autour de six grands piliers.

 

Des clubs plus structurés et autonomes

Le premier axe concerne la professionnalisation des clubs. Le candidat souhaite favoriser l’émergence d’équipes plus fortes, mieux organisées et davantage autonomes sur le plan financier. Son ambition est notamment de permettre aux clubs de développer leurs propres ressources, de renforcer leurs partenariats, de fidéliser leurs supporters et d’investir davantage dans leurs infrastructures et leurs joueurs. À terme, il veut faire des clubs de véritables « entreprises sportives ».

Le deuxième pilier porte sur les compétitions. Yacine Idriss Diallo souhaite rendre les championnats et les coupes ivoiriens plus attractifs, mieux structurés et plus professionnels.

Le numérique au service des supporters

Pour améliorer l’expérience dans les stades, le programme prévoit notamment le développement de la billetterie numérique et le renforcement de la sécurité. Le projet prévoit également le lancement de FIFTV, présentée comme une nouvelle vitrine digitale destinée à valoriser le football ivoirien.

Miser davantage sur les jeunes talents

La formation constitue le troisième pilier du programme. Idriss Diallo entend renforcer le rôle de la Direction Technique Nationale dans les régions, multiplier les compétitions de jeunes et améliorer leur prise en charge médicale et sociale. L’objectif affiché consiste à mieux identifier et accompagner les jeunes talents issus des quartiers, des villages, des établissements scolaires et des centres de formation.

Le football féminin parmi les priorités

Le quatrième axe accorde une place importante au football féminin. Le programme prévoit de renforcer les compétitions féminines, de développer les catégories de jeunes et d’accompagner davantage les centres de formation. À terme, Yacine Idriss Diallo envisage également la création d’une ligue professionnelle féminine, avec l’ambition de faire du football féminin ivoirien « une référence en Afrique ».

Une FIF plus moderne et plus transparente

Le cinquième pilier concerne directement le fonctionnement de la Fédération. Le candidat veut bâtir une institution « plus moderne, plus transparente, plus dynamique et plus performante ». Il prévoit notamment de renforcer les mécanismes de contrôle et de reddition de comptes afin d’améliorer la gouvernance de l’instance.

Rehausser les performances des sélections et des clubs

Dernier volet du programme, la performance vise à améliorer les résultats des sélections nationales et à renforcer la compétitivité des clubs ivoiriens sur la scène africaine.

« Nous voulons faire de l’excellence une culture et de la victoire une exigence », a déclaré Yacine Idriss Diallo en présentant cette ambition.

L’élection présidentielle de la FIF est prévue samedi 12 septembre 2026 à Yamoussoukro. Seul candidat en lice, Yacine Idriss Diallo sollicitera ainsi un nouveau mandat pour mettre en œuvre son projet « Transformer pour durer » sur la période 2026-2030.

Simone Gbagbo, Affi N’Guessan et Blé Goudé se retrouvent chez Gbagbo autour du Haut Conseil électoral

Plusieurs figures issues de l’ancien camp de Laurent Gbagbo se sont retrouvées mardi au siège du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) pour échanger sur la création du Haut Conseil électoral. Simone Ehivet Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan et des représentants du COJEP de Charles Blé Goudé ont notamment participé à cette rencontre consacrée à la mise en place de ce nouvel organe.

La réunion intervient dans un contexte marqué par l’éclatement de l’ancien camp Gbagbo depuis 2021. La création de formations concurrentes et le choix d’alliances différentes ont depuis profondément modifié le paysage de la gauche ivoirienne.

 

Vers une vision commune de l’organe électoral

Autour de Simone Gbagbo, Affi N’Guessan et Yavo Martial, représentant le COJEP de Charles Blé Goudé, plusieurs responsables politiques ont pris part aux échanges. Eric Kahé de l’AIRD, Paul Hervé Agoubli d’Objectif République, Assalé Tiémoko de l’ADCI, ainsi que Dinignako Coulibaly, Gbamenin Tra Bi et Abizi Tanoh de la CAP-CI figuraient également parmi les participants.

Les discussions ont porté sur les contours du nouvel organe appelé à organiser les élections en Côte d’Ivoire. Les différents responsables ont convenu de poursuivre leur réflexion afin de préparer un document commun présentant leur vision de cette future institution. D’autres séances de travail sont également annoncées pour approfondir les échanges.

Simone Gbagbo, Affi N’Guessan et Blé Goudé, des trajectoires désormais distinctes

La présence de ces différentes personnalités donne une dimension particulière à cette initiative. Toutes ont, à des périodes différentes, occupé des positions importantes aux côtés de Laurent Gbagbo. Simone Ehivet Gbagbo, ancienne Première dame et figure historique du FPI, a poursuivi sa propre trajectoire politique après la création du PPA-CI en 2021. Elle a notamment fondé le MGC et s’est présentée à la présidentielle de 2025.

Charles Blé Goudé, ancien leader des Jeunes patriotes et proche de Laurent Gbagbo durant la crise ivoirienne, dirige aujourd’hui le COJEP. Rentré en Côte d’Ivoire en 2022 après son acquittement par la CPI, il avait apporté son soutien à Simone Gbagbo lors de la présidentielle de 2025.

De son côté, Pascal Affi N’Guessan, ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo et ancien responsable du FPI, dirige aujourd’hui cette formation et préside la CAP-CI. Avant la présidentielle de 2025, il avait plaidé pour un rapprochement avec Laurent Gbagbo, sans qu’une alliance politique ne voie finalement le jour.

Un rapprochement limité à la question électorale

La réunion au siège du PPA-CI ne marque pas pour autant la reconstitution de l’ancien camp Gbagbo. Elle ne traduit pas davantage une réconciliation entre Simone Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, Charles Blé Goudé et Laurent Gbagbo.

Elle illustre toutefois la capacité de ces différentes composantes de l’opposition à se retrouver autour d’un enjeu institutionnel commun. La création du Haut Conseil électoral apparaît ainsi comme un terrain de discussion entre des responsables désormais engagés dans des formations et des coalitions distinctes.

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Rentrée scolaire 2026 : les soldes prolongés jusqu’au 10 septembre en Côte d’Ivoire

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026, les familles ivoiriennes disposent désormais d’un peu plus de temps pour préparer leurs achats à prix réduits. Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a annoncé la prolongation des soldes jusqu’au 10 septembre 2026.

Cette mesure permet aux parents et aux élèves de poursuivre leurs achats en profitant des offres proposées par les commerçants. Fournitures scolaires, vêtements, chaussures, sacs et autres équipements nécessaires à la rentrée sont concernés par cette période de promotions.

 

La prolongation des soldes offre aux ménages la possibilité de comparer les prix et les différentes offres disponibles avant de finaliser leurs achats. Un délai supplémentaire qui peut permettre aux familles d’adapter leurs dépenses à leurs besoins et à leur budget. Alors que la préparation de la rentrée représente une dépense importante pour de nombreux ménages, ces réductions peuvent ainsi contribuer à alléger la facture, à condition de privilégier les achats réellement nécessaires.

Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat invite toutefois les consommateurs à rester attentifs aux prix affichés et aux conditions associées aux différentes offres.

Le ministère encourage notamment les familles à comparer les prix avant tout achat et à vérifier la pertinence des articles proposés. Il demande également aux commerçants de poursuivre les opérations de soldes dans le strict respect de la réglementation en vigueur. Ils doivent notamment assurer un affichage clair des prix et garantir la transparence des offres proposées aux consommateurs.

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Avec cette prolongation, le ministère entend accompagner les familles dans la préparation de la rentrée scolaire 2026 tout en renforçant la protection des consommateurs. Les ménages disposent ainsi de quelques jours supplémentaires pour effectuer leurs achats et profiter des offres disponibles avant la fin des soldes, fixée au 10 septembre 2026.

Mort de Tupac Shakur : Duane « Keffe D » Davis reconnu coupable 30 ans après le meurtre

Trente ans après la mort par balle de Tupac Shakur à Las Vegas, la justice a finalement rendu son verdict. Duane « Keffe D » Davis, ancien chef de gang de rue, a été reconnu coupable lundi de meurtre pour son rôle dans la mort de la star du hip-hop.

Âgé de 63 ans, Davis a été déclaré coupable par un jury du comté de Clark, dans le Nevada, d’un chef de meurtre au premier degré avec une arme mortelle. Les jurés ont délibéré pendant près de trois heures, au terme d’un procès de 11 jours qui s’est tenu dans une salle d’audience du centre-ville de Las Vegas.

La condamnation de Davis est prévue le 13 octobre. Il encourt la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle.

 

Davis annonce son intention de faire appel

Après l’annonce du verdict, Duane Davis a indiqué au juge qu’il comptait faire appel de la décision. Dans la salle d’audience, plusieurs personnes présentes dans le public ont essuyé leurs larmes et se sont prises dans les bras à l’issue de l’audience. Les représentants du bureau du procureur du comté de Clark et l’avocat de Davis n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

L’accusation évoque une vengeance liée aux gangs

Pour le procureur Binu Palal, le meurtre de Tupac Shakur trouve son origine dans les règles et les rivalités propres aux gangs de rue. Selon lui, Davis ne pouvait pas rester sans réagir après le passage à tabac de son neveu par Shakur et son entourage. L’accusation affirme ainsi que Davis aurait obtenu une arme à feu, réuni plusieurs membres de son groupe avant de partir à la recherche du rappeur.

La police soupçonnait depuis longtemps Davis, mais ne disposait pas, selon les éléments présentés au procès, de preuves suffisantes pour l’inculper. Son témoignage public dans les médias, ses mémoires ainsi que des enregistrements de discussions avec les enquêteurs ont ensuite constitué une grande partie du dossier de l’accusation.

 

La défense dénonce un récit impossible à corroborer

De son côté, l’avocat de Davis, Michael Sanft, a demandé aux jurés de ne pas considérer les déclarations de son client comme une confession fiable. Lors de sa plaidoirie finale, il a estimé que le récit de Davis ne pouvait pas être confirmé par les preuves disponibles. La défense a également évoqué des problèmes liés à la corruption policière, à la mauvaise gestion de l’enquête et à des dossiers manquants.

Michael Sanft s’est notamment appuyé sur les mémoires publiées par Davis en 2019, « Compton Street Legend », pour contester la version retenue par l’accusation.

Une traque après le passage à tabac de Tupac

Durant le procès, les procureurs ont diffusé plusieurs heures d’enregistrements dans lesquels Davis explique avoir été furieux après que Tupac Shakur et son entourage eurent agressé son neveu. Selon les déclarations de Davis, lui-même, son neveu et deux autres hommes auraient pris place dans une Cadillac blanche afin de rechercher Tupac Shakur et Marion « Suge » Knight, alors responsable de son label Death Row Records.

Davis a également déclaré aux enquêteurs qu’une arme avait été placée sur la banquette arrière du véhicule. Lorsque le groupe a retrouvé la voiture dans laquelle se trouvaient Knight et Shakur, l’un des deux hommes installés à l’arrière aurait ouvert le feu.

 

Davis condamné même sans avoir tiré

Les procureurs n’ont pas identifié le tireur. Les trois autres hommes présents dans le véhicule sont par ailleurs décédés depuis. Dans le Nevada, la responsabilité pénale pour meurtre peut toutefois être retenue contre une personne même lorsqu’elle n’est pas celle qui a directement appuyé sur la gâchette.

Davis était présenté comme l’un des dirigeants des South Side Compton Crips, un gang de la région de Los Angeles opposé au Mob Piru, groupe associé à Tupac Shakur et à Death Row Records.

Un meurtre devenu un symbole du rap

La mort de Tupac Shakur, survenue en 1996, a profondément marqué l’histoire du hip-hop. Elle est devenue l’un des événements emblématiques d’une période dominée par le rap « gangsta » et les rivalités entre artistes de la côte Est et de la côte Ouest des États-Unis.

Trente ans après les faits, la condamnation de Duane « Keffe D » Davis marque ainsi une nouvelle étape judiciaire dans une affaire qui a longtemps alimenté les interrogations autour de la disparition de l’une des figures les plus influentes du rap.