Côte d’Ivoire : Hervé Renard attendu comme nouveau sélectionneur des Éléphants après Emerse Faé

La Fédération ivoirienne de football (FIF) est sur le point de confier les rênes des Éléphants à un technicien qui connaît parfaitement la maison. Selon nos informations, Hervé Renard devrait être nommé sélectionneur de la Côte d’Ivoire dans les prochaines 48 heures. À 57 ans, le Français s’apprête ainsi à effectuer son retour à la tête de la sélection qu’il avait conduite au sacre continental en 2015.

Cette décision intervient après le départ d’Emerse Faé, dont le contrat n’a pas été renouvelé malgré un bilan largement salué. Arrivé en urgence en 2024, l’ancien international ivoirien avait offert au pays une troisième Coupe d’Afrique des nations avant de mener les Éléphants jusqu’aux seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, une première dans l’histoire du football ivoirien.

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Un retour porté par un passé victorieux

Pour les dirigeants de la FIF, le choix d’Hervé Renard s’appuie autant sur son expérience que sur son histoire avec la Côte d’Ivoire. En 2015, il avait permis aux Éléphants de mettre fin à 23 années d’attente en remportant la Coupe d’Afrique des nations, inscrivant durablement son nom dans l’histoire du football ivoirien. Son retour est perçu comme une garantie de stabilité à l’approche des prochaines échéances, notamment les éliminatoires et la phase finale de la CAN 2027.

Libre depuis son passage éclair à la tête de la Tunisie durant la Coupe du monde 2026, Hervé Renard figurait parmi les entraîneurs les plus recherchés ces dernières semaines. Plusieurs sélections, notamment en Afrique et en Asie, s’étaient renseignées sur sa disponibilité, parmi lesquelles le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Corée du Sud.

Sa réputation reste portée par un parcours exceptionnel, marqué notamment par la victoire historique de l’Arabie saoudite contre l’Argentine (2-1) lors du Mondial 2022, l’un des plus grands exploits de l’histoire récente de la compétition.

 

Une relation particulière avec l’Afrique

Avec deux titres de champion d’Afrique remportés avec la Zambie en 2012 puis la Côte d’Ivoire en 2015, Hervé Renard demeure l’un des sélectionneurs les plus titrés du continent. Depuis ses débuts sur le banc du Ghana en 2008, il s’est imposé comme une référence du football africain. Son parcours lui a valu d’être élu entraîneur africain de l’année à trois reprises (2012, 2015 et 2018), une distinction qui témoigne de son influence sur le continent.

Malgré des expériences plus contrastées dans plusieurs clubs français, Hervé Renard a construit l’essentiel de sa carrière à la tête de sélections nationales africaines. Dans son autobiographie publiée récemment, il revendique d’ailleurs ce lien privilégié avec le continent.

« Je me sens Africain dans mon âme, dans mon être. Je finirai ma vie au Sénégal. »

Une déclaration qui reflète son attachement à une région où il a forgé sa réputation internationale et obtenu ses plus grands succès. La FIF s’apprête à officialiser le retour d’Hervé Renard sur le banc des Éléphants. Le technicien français devra capitaliser sur l’héritage laissé par Emerse Faé et conduire la sélection ivoirienne vers la CAN 2027.

Yopougon : six pharmacies contraintes de fermer les 6 et 7 août pour la fête de l’Indépendance

À quelques jours de la célébration de la fête nationale, plusieurs pharmacies de Yopougon se préparent à suspendre temporairement leurs activités. Selon des informations recueillies par Linfodrome, six officines, dont les pharmacies Siporex et Keneya, ont reçu pour instruction de fermer leurs portes les 6 et 7 août, dans le cadre des mesures de sécurité liées aux festivités de l’Indépendance.

Contactés, les responsables des établissements concernés confirment avoir reçu cette consigne des autorités municipales. S’ils disent comprendre les impératifs sécuritaires entourant cet événement, ils reconnaissent que cette décision leur laisse peu de marge de manœuvre.

 

Une fermeture finalement limitée à deux jours

La mesure a d’abord suscité de vives inquiétudes après la diffusion d’une première note évoquant une fermeture de dix jours. Cette perspective avait alimenté les interrogations des pharmaciens comme des patients, inquiets des conséquences sur l’accès aux médicaments.

Face aux réactions, une nouvelle communication de la municipalité est venue réduire la durée de la fermeture aux seules journées des 6 et 7 août . Selon un responsable d’officine interrogé, cette révision est intervenue à l’issue d’échanges avec les autorités municipales.

« Après l’annonce de la première période, nous avons rencontré l’autorité municipale. À l’issue des échanges, les dates des 6 et 7 août ont finalement été retenues. Nous n’avions pas vraiment le choix », confie-t-il.

 

Les travaux de voirie fragilisent déjà l’activité des pharmacies

Cette fermeture intervient alors que plusieurs officines de Yopougon subissent déjà les conséquences des importants travaux d’aménagement en cours dans la commune.

Depuis plusieurs semaines, les chantiers de voirie compliquent l’accès à certains établissements, entraînant une baisse de fréquentation selon plusieurs gérants. Les difficultés de circulation et les modifications des itinéraires ont réduit le flux de clients, affectant directement le chiffre d’affaires de ces commerces de proximité.

Pour les pharmaciens, cette interruption de deux jours vient s’ajouter à une période déjà délicate sur le plan économique, alors que les charges d’exploitation restent inchangées.

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Mairie de Yopougon
© Mairie de Yopougon

Succession d’Emerse Faé : Hervé Renard, Kolo Touré ou Didier Deschamps, qui pour entraîner les Éléphants ?

En décidant de tourner la page Emerse Faé, la Fédération ivoirienne de football ouvre un nouveau cycle pour les Éléphants. Le technicien de 42 ans, pourtant auteur d’un doublé historique avec un titre continental en 2024 et une qualification en seizièmes de finale du Mondial 2026, ne poursuivra pas l’aventure à la tête de la sélection nationale.

Sacré champion d’Afrique en 2024 quelques mois après sa nomination, le technicien ivoirien quitte son poste sans avoir obtenu de prolongation. Une décision qui a surpris l’intéressé, lequel a confié dans un entretien à L’Équipe ne pas avoir reçu d’explications de la part des dirigeants de la FIF.

« Je suis frustré parce qu’il y avait la possibilité, avec ce groupe et tout ce qu’on avait créé, d’emmener la Côte d’Ivoire encore plus loin », a-t-il déclaré.

À moins d’un an du début des qualifications pour la CAN 2027, la fédération, dirigée par Idriss Diallo, doit désormais désigner un nouveau sélectionneur capable de maintenir les Éléphants au plus haut niveau.

 

Hervé Renard, le retour qui séduit

Parmi les profils évoqués, celui d’Hervé Renard apparaît comme le plus crédible. L’ancien sélectionneur des Éléphants, vainqueur de la CAN 2015, connaît parfaitement le football ivoirien et africain. Libre depuis son passage sur le banc de la Tunisie durant la Coupe du monde 2026, le technicien français n’a jamais caché son souhait de relever un nouveau défi.

Son expérience, son palmarès continental et sa connaissance de l’environnement ivoirien en font une option privilégiée. Plusieurs médias indiquent d’ailleurs que son nom figure en tête des préférences de la FIF. La concurrence reste toutefois importante, plusieurs sélections nationales, notamment l’Algérie, l’Afrique du Sud et la Corée du Sud, suivant également son profil.

 

Kolo Touré, l’option locale

Si la piste Renard n’aboutit pas, la fédération pourrait se tourner vers une figure emblématique du football ivoirien. Ancien capitaine des Éléphants et membre du staff de Manchester City sous Pep Guardiola jusqu’à cet été, Kolo Touré incarne une solution locale susceptible de séduire une partie des supporters.

Son principal point faible demeure toutefois son manque d’expérience comme entraîneur principal. Son unique passage sur le banc de Wigan en 2022 s’était soldé par neuf rencontres sans victoire avant son départ.

Ce manque de références ne constitue cependant pas un obstacle insurmontable. Lorsqu’il avait été nommé en 2024, Emerse Faé ne disposait lui aussi que d’une expérience limitée au plus haut niveau, avant de conduire la Côte d’Ivoire vers un sacre continental puis un Mondial historique.

 

Didier Deschamps, une piste prestigieuse mais difficile

Un autre nom circule avec insistance, celui de Didier Deschamps. L’ancien sélectionneur de l’équipe de France, champion du monde en 2018, finaliste en 2022 et demi-finaliste du Mondial 2026, fait partie des entraîneurs les plus titrés encore disponibles sur le marché. Son arrivée sur le banc des Éléphants constituerait un véritable séisme dans le football africain.

Mais cette hypothèse apparaît complexe. Les exigences salariales de Didier Deschamps et de son encadrement technique dépasseraient largement les capacités financières habituelles de la FIF. À cela s’ajoute l’absence d’expérience de l’ancien capitaine des Bleus sur le continent africain, même si son fidèle adjoint, Guy Stéphan, a dirigé la sélection du Sénégal entre 2003 et 2005.

 

Walid Regragui également cité

Outre Hervé Renard et Didier Deschamps, plusieurs sources évoquent également Walid Regragui parmi les profils suivis. Le technicien marocain, qui a conduit les Lions de l’Atlas jusqu’aux demi-finales de la Coupe du monde 2022, possède une solide réputation sur le continent et pourrait répondre au profil recherché par la fédération. Aucune négociation officielle n’a toutefois été annoncée à ce stade.

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Le futur sélectionneur héritera d’une équipe en pleine confiance après ses performances récentes sur la scène internationale. L’enjeu pour la FIF sera de préserver cette dynamique tout en préparant les prochaines échéances continentales et mondiales. Entre l’expérience d’Hervé Renard, le pari de Kolo Touré, le prestige de Didier Deschamps ou la crédibilité de Walid Regragui, la fédération dispose de plusieurs options, mais devra rapidement trancher afin de lancer les Éléphants vers les qualifications de la CAN 2027.

Hausse des carburants : le RHDP justifie l’ajustement des prix et accuse le PPA-CI de « manipulation »

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) monte au créneau après les critiques du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) sur la hausse des prix des produits pétroliers entrée en vigueur le 1er août 2026. Dans une déclaration publiée le 2 août, le parti au pouvoir estime que le débat mérite « des faits exacts » et accuse l’opposition d’entretenir une confusion sur l’évolution réelle des prix à la pompe.

Le RHDP reconnaît que la hausse des prix de l’énergie suscite des inquiétudes chez les ménages, mais affirme que cette préoccupation ne doit pas être exploitée à des fins politiques.

 

Le RHDP conteste les chiffres avancés par le PPA-CI

Le parti présidentiel réfute les montants évoqués par le PPA-CI concernant l’augmentation des carburants. Selon le RHDP, l’ajustement appliqué le 1er août correspond à une hausse de 30 FCFA sur le litre de super, passé de 875 à 905 FCFA, et de 25 FCFA sur le gasoil, désormais vendu 725 FCFA contre 700 FCFA auparavant. Les 85 FCFA d’augmentation évoqués par le PPA-CI résulteraient, selon le RHDP, d’un cumul entre les révisions tarifaires intervenues en mai et en août 2026. Le parti affirme également que certains prix cités par l’opposition « n’ont jamais figuré dans une grille officielle ».

Pour expliquer cet ajustement, le RHDP met en avant la flambée des cours mondiaux du pétrole provoquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le parti rappelle que la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz depuis le 28 février 2026 a entraîné une forte hausse du prix du baril, passé de 71 dollars en février à 144 dollars en avril.

 

« L’État absorbe l’essentiel du choc », affirme le RHDP

Le RHDP insiste sur l’effort budgétaire consenti par les finances publiques pour contenir la hausse des prix à la pompe. Selon le parti, sans intervention de l’État, le litre de super atteindrait 1 120 FCFA et celui du gasoil 894 FCFA. Concrètement, pour chaque litre de super vendu, l’automobiliste ne supporterait qu’une hausse de 30 FCFA, tandis que l’État prendrait en charge 215 FCFA.

Le coût de ce mécanisme est estimé à près de 350 milliards de FCFA en 2026, portant à plus de 1 600 milliards de FCFA les subventions accordées depuis 2022. Le RHDP souligne également que le prix du gaz butane, largement utilisé par les ménages, est resté inchangé.

Le RHDP compare la stratégie ivoirienne à celle adoptée dans d’autres pays confrontés au même choc pétrolier. Selon lui, certains États ont laissé les hausses se répercuter intégralement sur les consommateurs, tandis que d’autres ayant supprimé brutalement les subventions ont connu une forte inflation.

À l’inverse, les pays ayant gelé artificiellement les prix auraient été confrontés à des pénuries et au développement d’un marché parallèle. Le parti estime que la Côte d’Ivoire a choisi une voie intermédiaire visant à protéger les ménages tout en préservant l’approvisionnement du marché.

 

Le RHDP dénonce un discours « populiste » de l’opposition

Dans sa déclaration, le RHDP rappelle également que plusieurs baisses des prix des carburants avaient été appliquées entre avril 2025 et février 2026, sans susciter, selon lui, les mêmes réactions de l’opposition. Le parti souligne que les prix réglementés sont publiés chaque mois et rappelle que les produits de première nécessité font déjà l’objet d’un encadrement des prix. Il cite également le lancement, le 30 juillet dernier, d’une opération nationale d’affichage des prix.

Concernant les propositions du PPA-CI visant à suspendre la hausse, le RHDP estime qu’elles ne sont accompagnées d’aucune solution de financement.

« Réclamer une dépense sans dire où la prendre n’est pas une proposition : c’est du populisme », affirme le parti.

 

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En conclusion, le RHDP condamne ce qu’il qualifie de « tentatives de manipulation et de désinformation » autour de la hausse des carburants et réaffirme son soutien au gouvernement ainsi qu’au président de la République, Alassane Ouattara.

Le parti appelle enfin les acteurs politiques et les organisations de la société civile à privilégier « la responsabilité et la vérité » dans le débat public, estimant que la gestion des conséquences de la crise pétrolière mondiale exige une approche fondée sur les faits plutôt que sur la polémique.

 

Prix national d’Excellence 2026 : 87 lauréats récompensés après près de 4 000 candidatures

La Côte d’Ivoire met à l’honneur ses meilleurs talents ce lundi 3 août 2026. La 13ᵉ édition du Prix national d’Excellence ouvre ses portes au Palais de la Présidence, où 87 distinctions ont étés remises à des acteurs issus de différents secteurs d’activité.

Pour cette édition 2026, les distinctions couvrent un large éventail de domaines stratégiques pour l’économie et le développement du pays. Les lauréats seront issus notamment des secteurs de la santé, de l’éducation, des technologies, des finances, de l’énergie, des mines, des arts, de la culture, du sport ou encore de l’aménagement du territoire.

 

Près de 4 000 candidatures passées au crible

Le processus de sélection a mobilisé plusieurs mois de travail. Lancés le 5 février 2026, les travaux ont réuni 32 comités sectoriels composés des ministères concernés et de représentants de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI).

La phase de dépôt des candidatures, ouverte du 13 mars au 15 mai, a enregistré 3 977 dossiers, dont 2 434 candidatures déposées en ligne, soit plus de 61 % du total, contre 1 543 dossiers physiques. Si cette participation confirme l’intérêt croissant pour le Prix national d’Excellence, elle reste toutefois inférieure au record établi en 2025 avec 4 505 candidatures.

Après la clôture des inscriptions, les dossiers ont été examinés par les jurys sectoriels entre le 18 mai et le 15 juin. Les évaluations ont porté sur plusieurs critères : la qualité des réalisations, l’innovation, l’impact économique et social, la contribution au développement du secteur concerné ainsi que la pérennité des projets.

La sélection repose sur un dispositif impliquant trois niveaux de gouvernance : les comités sectoriels, le Comité technique et le Comité national, avec l’appui du Secrétariat permanent chargé de la coordination générale. Depuis la relance du Prix national d’Excellence en 2013, 886 lauréats ont déjà été distingués pour leurs performances et leur engagement dans le développement national.

 

Jusqu’à 10 millions de FCFA pour les meilleurs lauréats

Au-delà de la reconnaissance symbolique, les récompenses s’accompagnent d’une dotation financière. Dans chaque catégorie, le premier lauréat reçoit un trophée, un diplôme ainsi qu’une enveloppe de 10 millions de FCFA, remise par le Président de la République. Les deuxième et troisième bénéficiaires obtiennent respectivement une récompense de 1,5 million et 1 million de FCFA, accompagnée d’un trophée et d’un diplôme.

Les organisateurs annoncent déjà plusieurs ajustements pour les prochaines éditions. Parmi les pistes envisagées figurent le renforcement de la transparence dans la sélection des candidats, l’amélioration de la plateforme numérique, une implication accrue des régions et de la diaspora ainsi qu’une meilleure mise en valeur des projets innovants.

 

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Présidentielle 2025 : « Si mon nom est remis sur la liste électorale, je serai candidat », annonce Charles Blé Goudé

Charles Blé Goudé entretient ses ambitions pour la prochaine élection présidentielle. En déplacement à Krindjabo, dans le royaume du Sanwi, le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) a réaffirmé son intention de briguer la magistrature suprême, mais à une condition : retrouver son inscription sur la liste électorale.

L’annonce a été faite samedi 2 août 2026, à l’occasion de la 9ᵉ étape du « Café politique », une initiative lancée par l’ancien ministre de la Jeunesse pour favoriser des échanges directs avec les populations à travers le pays.

 

Le « Café politique », une plateforme de dialogue avec les citoyens

Après plusieurs étapes à Cocody, San Pedro, Bouaké et dans d’autres localités, Krindjabo a accueilli cette tribune présentée comme un espace de discussion libre entre Charles Blé Goudé et les citoyens. Avant sa rencontre avec les populations, Charles Blé Goudé a effectué des visites de courtoisie auprès du roi du Sanwi, Nanan Amon N’Douffou V, ainsi que du maire d’Aboisso, Jérémie Alfred N’Gouan, avant de rejoindre le foyer des jeunes où l’attendaient ses sympathisants.

Devant son auditoire, le président du COJEP a choisi de revenir sur une période marquante de son parcours politique. Il a projeté plusieurs vidéos retraçant son passage à la DST puis sa détention à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Selon lui, cette séquence visait à répondre aux personnes qui contestent encore la réalité de son incarcération.

« Quand le mensonge court, il faut pouvoir l’arrêter, sinon il finit par devenir la vérité. J’ai voulu vous montrer ces vidéos non pas pour vous révolter, mais pour vous montrer la vérité de ce que j’ai vécu. Respectez ceux qui ont vécu certaines épreuves », a-t-il déclaré.

Interrogé sur ses intentions pour la présidentielle, Charles Blé Goudé a été catégorique. Sa participation dépend, selon lui, d’une seule condition : sa réinscription sur la liste électorale.

« Si mon nom est remis sur la liste électorale, je serai candidat », a affirmé le leader du COJEP.

Cette position marque une évolution par rapport à ses déclarations antérieures. Il avait auparavant évoqué l’hypothèse de ne pas se présenter en cas de candidature de Laurent Gbagbo. Désormais, il présente son retour sur la liste électorale comme le principal préalable à son engagement dans la course présidentielle. Tout en affirmant ses ambitions, il insiste sur une méthode politique fondée sur la paix.

« Je veux porter la voix des pauvres de la Côte d’Ivoire dans la paix, jamais dans la violence », a-t-il déclaré.

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Charles Blé Goudé rejette les accusations de trahison

La question de ses relations avec Laurent Gbagbo a également occupé une partie des échanges. Accusé par certains de s’être éloigné de son ancien mentor, le président du COJEP a rejeté toute idée de trahison. Revenant sur leur détention commune à La Haye, il affirme avoir toujours œuvré pour la libération de l’ancien chef de l’État ivoirien.

« Nous n’étions que deux là-bas. En tant que prisonnier, je ne demandais pas ma propre libération. Je demandais celle du président Laurent Gbagbo. À La Haye, j’ai été plus son avocat que le mien, alors que j’étais moi aussi prisonnier. Je ne l’ai jamais trahi », a-t-il expliqué.

Toutefois, Charles Blé Goudé a indiqué vouloir désormais tourner cette page et ne plus commenter publiquement ses relations avec son ancien allié. Il privilégie une opposition politique basée sur les idées plutôt que sur les attaques personnelles.

« N’attendez plus de moi que j’insulte qui que ce soit. Désormais, ce seront des oppositions d’idées », a-t-il affirmé.

 

Jeunesse : Charles Blé Goudé mise sur la formation et l’agriculture

Au-delà des enjeux électoraux, le président du COJEP a consacré une partie de son intervention aux défis économiques et sociaux auxquels fait face la jeunesse ivoirienne. Il a notamment établi une distinction entre l’emploi et l’employabilité. Selon lui, la création d’emplois doit nécessairement s’accompagner d’une politique renforcée de formation afin de permettre aux jeunes de disposer des compétences adaptées au marché du travail.

Charles Blé Goudé a également insisté sur la nécessité de renforcer l’éducation civique.

« Je vais former les jeunes à ne pas voler l’argent de notre pays. Je vais leur apprendre à respecter les biens publics, à ne pas détourner les fonds publics et à défendre les valeurs de la République », a-t-il déclaré.

 

Agriculture et orpaillage illégal : les autres préoccupations du Sanwi

Le président du COJEP a également appelé les jeunes à considérer l’agriculture comme une opportunité économique durable. Il a regretté que certains associent encore la réussite uniquement à un départ vers l’Europe, notamment à travers les routes de la migration clandestine.

Prenant l’exemple de la culture du gingembre, qu’il considère comme une filière à fort potentiel, il a encouragé les jeunes à investir dans la production agricole. Il a rappelé exploiter lui-même des plantations familiales de cacao, de café et de bananes, estimant que la terre constitue un levier d’autonomisation économique.

Les échanges ont enfin porté sur les conséquences de l’orpaillage illégal dans le Sanwi. Charles Blé Goudé a exprimé ses préoccupations face aux impacts environnementaux et sociaux de cette activité sur les communautés locales.

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Peste porcine africaine : Charles Blé Goudé perd 500 porcs à Guiberoua et relance son élevage

La peste porcine africaine continue de provoquer d’importantes pertes dans la région du Gôh. Parmi les éleveurs touchés figure Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), dont l’exploitation située à Guiberoua a été frappée par les mesures d’abattage sanitaire décidées pour contenir la propagation du virus.

Dans une publication largement relayée depuis le samedi 1er août 2026, l’ancien ministre de la Jeunesse a annoncé la perte de près de 500 porcs de sa ferme, sacrifiés dans le cadre du dispositif de lutte contre cette épizootie qui menace les élevages porcins dans plusieurs localités de la région.

 

Un sacrifice sanitaire pour freiner la propagation du virus

L’abattage des animaux s’inscrit dans le cadre des mesures exceptionnelles prises par les autorités après la détection de foyers de peste porcine africaine dans le département de Gagnoa. L’arrêté préfectoral n°21/RG/PG/CAB du 2 juin 2026, portant déclaration d’infection par la peste porcine africaine, a été adopté après confirmation de la présence du virus par le Laboratoire central vétérinaire de Bingerville (LANADA).

Face au risque de propagation, la commune de Gagnoa a été classée zone infectée. Les autorités ont également renforcé les mesures de contrôle autour des foyers identifiés. Le protocole comprend la destruction sécurisée des carcasses, la désinfection des bâtiments d’élevage, la fermeture temporaire des marchés de porcs ainsi que l’intensification des inspections vétérinaires dans les zones de protection et de surveillance.

 

« Cette ferme renaîtra », assure Charles Blé Goudé

Malgré l’ampleur du préjudice subi, Charles Blé Goudé affiche une volonté de reconstruction. Dans son message, il refuse de céder au découragement et présente cette épreuve comme une nouvelle étape à surmonter.

« La vie m’a appris à recommencer à zéro. Cette ferme renaîtra », a-t-il déclaré, exprimant sa détermination à relancer son activité après cette importante perte.

Cette réaction a suscité de nombreuses marques de soutien sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes saluant son attitude face à une crise qui touche de nombreux éleveurs de la région.

La peste porcine africaine constitue l’une des principales menaces pour les élevages porcins à travers le monde. Cette maladie virale, qui touche uniquement les porcs domestiques et les sangliers, n’est pas transmissible à l’homme, mais peut entraîner une mortalité massive chez les animaux infectés.

En l’absence de traitement ou de vaccin efficace disponible, la stratégie repose essentiellement sur la prévention, la biosécurité, la surveillance sanitaire et l’abattage des animaux dans les foyers confirmés.  Pour les éleveurs, les conséquences dépassent la seule perte du cheptel. Elles affectent les revenus, les investissements réalisés et parfois plusieurs années d’efforts nécessaires pour développer une exploitation.

Les services vétérinaires poursuivent les opérations de surveillance et de contrôle dans le Gôh, l’objectif reste de limiter la circulation du virus et d’éviter l’apparition de nouveaux foyers.

LIRE AUSSI : Mort d’un gendarme sur le Bandama : Léandre Koffi interpelle l’État sur le manque d’équipements

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Mort d’un gendarme sur le Bandama : Léandre Koffi interpelle l’État sur le manque d’équipements

La disparition du maréchal des logis (MDL) Stéphane Tando Soumahoro lors d’une opération contre l’orpaillage clandestin sur le fleuve Bandama suscite une vive émotion et relance les interrogations sur les conditions d’intervention des forces de sécurité. À Yamoussoukro, le député Léandre Koffi estime que ce drame met en lumière les insuffisances matérielles auxquelles sont confrontés les agents déployés sur le terrain.

Pour l’élu de la circonscription de Yamoussoukro sous-préfecture, Kossou commune et sous-préfecture, cette tragédie doit conduire les autorités à renforcer les capacités opérationnelles des unités engagées dans la lutte contre l’exploitation illégale de l’or.

 

Emporté par le courant lors d’une mission sur le fleuve Bandama

Les faits remontent au jeudi 30 juillet 2026. Des éléments de la Gendarmerie nationale menaient une opération à Allaiyaokro, dans la zone de Kossou, afin de détruire trois dragues utilisées pour l‘orpaillage illégal sur le fleuve Bandama.

Au cours de cette intervention, le MDL Stéphane Tando Soumahoro, affecté à l’escadron de Divo, a été emporté par un violent courant avant de disparaître dans les eaux. Après plusieurs jours de recherches, sa dépouille a été retrouvée le samedi 1er août, en aval du fleuve, près du village d’Allé, dans le département de Bouaflé.

« Comment intervenir sur l’eau sans bateaux ? », s’interroge Léandre Koffi

Tout en présentant ses condoléances à la famille du gendarme disparu ainsi qu’à la Gendarmerie nationale, le député Léandre Koffi a interpellé les pouvoirs publics sur les moyens mis à la disposition des forces engagées contre l’orpaillage clandestin.

« Comment peuvent-ils intervenir sur l’eau sans bateaux et autres hors-bords ? Comment peuvent-ils traquer ces bandits qui détruisent nos eaux et nos forêts sans matériels d’interventions adéquats ? », s’est interrogé le parlementaire.

Selon lui, les efforts consentis par l’État dans la lutte contre l’exploitation illégale de l’or doivent désormais s’accompagner d’un renforcement des équipements adaptés aux réalités du terrain, notamment dans les zones fluviales.

Au-delà de l’action de l’État, Léandre Koffi invite les collectivités territoriales à participer à l’amélioration des capacités opérationnelles des forces de sécurité. L’élu propose que les districts autonomes, les conseils régionaux et les autres collectivités contribuent à l’acquisition d’équipements tels que des motos tout-terrain, des quads ou encore des hors-bords, afin de faciliter les interventions dans les zones difficiles d’accès.

Pour Léandre Koffi, l’efficacité des opérations ne peut être dissociée des moyens matériels mis à la disposition des forces engagées.

« La vie de nos populations que nous gérons en dépend. La sécurité est l’affaire de tous », a-t-il conclu, plaidant pour une mobilisation collective afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Revue de presse du 03 juillet : hausse du carburant, fête de l’Indépendance et recettes fiscales de la DGI à la une

La décision du gouvernement d’ajuster les prix des carburants domine largement les unes des quotidiens ivoiriens ce lundi 3 août. Si plusieurs journaux mettent en avant les efforts budgétaires consentis par l’État pour limiter l’impact sur les consommateurs, d’autres relaient les inquiétudes des transporteurs et des ménages face aux répercussions attendues sur le coût de la vie.

 

La hausse du carburant au cœur du débat politique et économique

La presse proche du pouvoir insiste sur les mesures d’atténuation adoptées par l’exécutif. Le Sursaut affirme que « l’État a évité une hausse de plus de 200 FCFA pour les ménages », estimant que près de 200 milliards FCFA ont été mobilisés pour amortir le choc. Le Patriote reprend cette analyse tout en soulignant que le RHDP « met à nu les incohérences du PPA-CI ».

Dans la même veine, L’Intelligent d’Abidjan évoque une subvention de 350 milliards FCFA, tandis que L’Expression explique les mécanismes mis en place par le gouvernement pour éviter « une hausse sévère pour les ménages » et rapporte que le RHDP « étale la mauvaise foi du PPA-CI ».

Même tonalité dans Le Matin, qui estime que le parti au pouvoir « dénonce le mensonge et le populisme du PPA-CI », et dans L’Avenir, selon lequel le RHDP accuse l’opposition de « manipulation ». Ce dernier précise que les automobilistes ne supporteraient qu’une hausse de 30 FCFA, l’État absorbant 215 FCFA par litre. Fraternité Matin insiste ainsi sur « les efforts d’atténuation du gouvernement ».

À l’inverse, L’Inter parle d’« un ajustement mesuré face à la crise pétrolière mondiale », tandis que L’Essor estime que le RHDP « rétablit la vérité » sur cette hausse.

Le ton est toutefois plus critique dans certains journaux. Le Rassemblement résume sobrement : « L’État augmente les prix à l’orientation et le RHDP réagit ». Le Canard Enchaîné révèle que « quatre organisations de conducteurs interpellent le gouvernement », alors que Générations Nouvelles annonce que « les transporteurs grognent et menacent ». Pour Notre Voie, la principale préoccupation reste la crainte d’une flambée du coût des transports, même si le journal relaie également les explications du gouvernement et les propositions de réforme avancées par un économiste.

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Le 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance s’invite dans les unes

À quelques jours des célébrations du 7 août, les préparatifs de la fête nationale occupent une place importante dans les quotidiens. L’Expression estime que le retour des fêtes tournantes de l’Indépendance montre qu’« Ouattara est sur les traces d’Houphouët-Boigny ». De son côté, L’Informateur décrit une « vague orange-blanc-vert » au terminus du bus 47 et souligne que le président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, est mobilisé « pour rendre hommage à ADO ».

À J-4, Le Sursaut évoque « une vaste offensive des leaders proches d’Alassane Ouattara » et relaie l’appel de Kader Fofana invitant les militants à assurer « une mobilisation historique ». Pour Abidjan 24, Yopougon fait peau neuve grâce aux opérations lancées par la municipalité dirigée par Adama Bictogo. Le média annonce également la projection d’une vidéo institutionnelle consacrée au rôle de la commune dans l’histoire de la Côte d’Ivoire.

Le Matin et RHDP 24 reviennent quant à eux sur l’ouverture officielle du Village de l’Indépendance, tandis que L’Inter explique pourquoi le traditionnel message à la Nation du président Alassane Ouattara est particulièrement attendu cette année.

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Les performances de la DGI saluées par la presse économique

Le séminaire-bilan de la Direction générale des Impôts (DGI) figure également parmi les sujets phares. L’Héritage met en avant les 2 992,2 milliards FCFA mobilisés au premier semestre et estime que le directeur général Ouattara Abou Sié « bat tous les records ».

Pour sa part, La Tribune Ivoire souligne que les recettes fiscales dépassent les objectifs de 7,9 milliards FCFA, preuve du redressement enregistré après un premier trimestre plus difficile.

Enfin, Le Rassemblement revient sur les déclarations du directeur général dans l’affaire du présumé détournement de fonds. Le journal rapporte ses propos : « Il n’y a pas de détournement », tout en indiquant que la DGI entend renforcer les mesures contre les contribuables mauvais payeurs.

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La FIF et Henri Konan Bédié également à la une

L’actualité sportive reste dominée par l’Assemblée générale de la Fédération ivoirienne de football (FIF). L’Intelligent d’Abidjan s’interroge sur la position des « héros de Sénégal 92 », tandis que Super Sport titre : « Diallo a gagné, Tohé n’a pas perdu », avant d’ouvrir le débat sur le futur sélectionneur des Éléphants.

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Enfin, plusieurs quotidiens rendent hommage à l’ancien président Henri Konan Bédié, trois ans après son décès. Dernière Heure, Le Bélier Intrépide, Le Nouveau Réveil et Le Bélier reviennent sur les cérémonies organisées à Daoukro et saluent l’héritage politique de l’ancien chef de l’État, toujours au cœur des réflexions du PDCI-RDA.

Prix des carburants en Côte d’Ivoire : le super passe à 905 FCFA et le gasoil à 725 FCFA dès le 1er août

Les prix des produits pétroliers repartent à la hausse en Côte d’Ivoire. Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, à travers la Direction générale des hydrocarbures, a publié ce vendredi 31 juillet 2026 les nouveaux prix maxima de détail applicables du 1er au 30 août sur l’ensemble du territoire national.

À compter du 1er août, le litre de super sans plomb passe de 875 FCFA à 905 FCFA, soit une hausse de 30 FCFA. Le gasoil moteur suit la même tendance avec un prix porté de 700 FCFA à 725 FCFA le litre.

Le pétrole lampant connaît également une augmentation. Son prix progresse de 735 FCFA à 780 FCFA le litre, une évolution qui concerne directement de nombreux ménages qui utilisent encore ce combustible pour leurs besoins domestiques. Cette nouvelle hausse prolonge la tendance observée depuis plusieurs mois sur les produits pétroliers.

 

Le gaz butane conserve sa grille tarifaire par format

Le ministère a également publié les prix du gaz butane, un produit essentiel pour les ménages ivoiriens. La bouteille de 6 kg est maintenue à 2 000 FCFA, celle de 12,5 kg à 5 200 FCFA, la 15 kg à 6 965 FCFA, la 17,5 kg à 8 125 FCFA, la 25 kg à 11 610 FCFA et la 28 kg à 13 000 FCFA.

Le District autonome d’Abidjan applique également des prix distincts pour certains produits destinés aux usages industriels et au transport. Le Distillat Diesel Oil (DDO) est fixé à 850 FCFA/kg, contre 776 FCFA/kg pour le DDO exonéré. Le Fuel Oil 180 est commercialisé à 487 FCFA/kg, tandis que le butane vrac industriel et les bouteilles de plus de 28 kg sont vendus à 547,037 FCFA/kg.

Une hausse qui peut s’expliquer par la flambée persistante des cours mondiaux du pétrole, alimentée par les tensions entre les États-Unis et l’Iran. Fortement dépendante des importations de produits pétroliers raffinés, la Côte d’Ivoire répercute progressivement ces variations sur les prix à la pompe. Cette augmentation risque d’alourdir les coûts du transport, de la logistique, de l’agriculture et de plusieurs autres secteurs de l’économie.